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Nouvelles

Film « La Canne du roi » du réalisateur Reilinght Tchobo: 97 minutes de voyage au cœur des intrigues de la royauté
La trame du film se joue autour d’une canne royale, objet de mille convoitises. Son détenteur, un défunt roi parti brutalement, ouvre la voie à une difficile succession et à une série d’intrigues que seule la fameuse canne peut arrêter. Reilinght Tchobo, réalisateur du film, fait voyager le cinéphile dans un monde mi-réel, mi-imaginaire avec en toile de fond, l’essentiel des guerres fratricides du Danhomey de ces années-là. Si on doit en juger par les effets spéciaux qui inondent la production, on ne croirait pas qu’il s’agit d’un film béninois. Pourtant, c’est sur les terres d’ici que Reilinght Tchobo et son équipe ont tourné « La Canne du roi». Un film de 97 minutes qui parcourt maintes péripéties liées à la succession dans l’ancien royaume du Danhomey. Le tournage a pris fin en début d’année dernière et révèle, après la post-production, un long métrage de belle facture dont les seuls péchés sont quelques déchets techniques liés au son, des textes mal assimilés par endroits et quelques raccords mal ficelés. Mais dans l’ensemble, le film séduit par sa trame et la touche professionnelle de l’équipe de tournage. Une équipe dont la jeunesse a séduit l’ensemble des cinéphiles qui ont effectué le déplacement il y a quelques jours à l’espace culturel « Le Centre » de Lobozounkpa pour se délecter de ce que certains ont qualifié de chef-d’œuvre. Dans leur randonnée pour la pitance quotidienne, Ola et Tagla, deux jeunes gens, retrouvent la récade du roi requin. Le précieux artefact, symbole de pouvoir royal, vient d’échouer dans les mains de deux inconnus alors que le roi vient de rendre l’âme dans une lutte fratricide. S’ensuit un combat sans pitié au royaume entre l’oncle du roi défunt et sa sœur qui, elle, jure de venger la mort de son frère. La lutte est âpre. Tous les coups y passent. Trahisons, combats mortels, luttes mystiques, rien n’a été omis par le réalisateur pour faire voyager le cinéphile au cœur de la royauté. Nul lieu ou place n’a été omis ni épargné pour retrouver la récade royale dont le retour aux mains de la reine légitime devrait calmer les ardeurs et faire taire les divergences. Ce que révèle surtout le film, c’est le pouvoir sacré de la récade qui reste un objet de puissance et de pouvoir largement démontré tout au long du film. « La Canne du roi » rend également hommage à la femme en tant que princesse et reine, mais surtout aux amazones dont la bravoure a été repeinte par le réalisateur. Ce film d’action et d’aventure fantastique made in Benin a déjà raflé plusieurs distinctions internationales, notamment le grand prix du cinéma Off du 75e festival de Cannes. Plus de 250 cinéphiles l’ont suivi dans le cadre du projet « WàCinéma » et en ont profité pour échanger avec le réalisateur Reilinght Tchobo et les autres acteurs comme Kenneth Boko, Wilette Kanlinsou, Grâce-Mariane Hinnilo, Rogatien Ayato, Bienvenu Adjevi, Narcisse Agossou… A la fin de la projection, l’équipe a fait don de la récade sacrée utilisée dans le film pour enrichir la collection du petit musée de la Récade. Culture 08 juil. 2022


Maladie à virus Marburg : Deux cas suspects détectés au Ghana
  Le Ghana a signalé ce vendredi 8 juillet avoir détecté deux cas suspects de la maladie à virus Marburg. Ce seraient les premières infections de ce type enregistrées dans le pays si ces cas sont confirmés . Le Noguchi Memorial Institute for Medical Research du Ghana a effectué une analyse préliminaire des échantillons prélevés sur deux patients du pays. Le résultat s'est révélé positif au Marburg. Pour avoir une confirmation, les échantillons ont été envoyés à l'Institut Pasteur du Sénégal, un centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les deux patients sont de la région d'Ashanti, dans le sud du pays mais ne sont pas de la même famille. Ils sont tous morts. Les suspects étaient fiévreux. Ils avaient la nausée, vomissaient et faisaient la diarrhée. Si ces cas sont confirmés, en plus de la Guinée, le Ghana sera le deuxième pays touché par ce virus en Afrique de l'Ouest. Sur le continent africain de manière général, des cas de Marburg ont été enregistrés en Angola, en République démocratique du Congo, au Kenya, en Afrique du Sud et en Ouganda. « Les autorités sanitaires sont sur le terrain pour enquêter sur la situation et mettre en place une riposte rapide à l'épidémie. Nous travaillons en étroite collaboration avec le pays pour suivre le virus, contrôler sa propagation et arrêter la flambée le plus rapidement possible », a expliqué le représentant de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Ghana, le Dr Francis Kasolo. Les symptômes Marburg est une fièvre hémorragique virale très infectieuse. Elle appartient à la même famille que la maladie à virus Ebola. Cette maladie se transmet aux hommes par les chauves-souris frugivores et se propage parmi les humains par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, les surfaces et les matériaux souillés. La maladie de Marburg débute par une forte fièvre, des maux de tête sévères et des malaises. Nombreux sont les patients qui développent des signes hémorragiques graves dans les sept premiers jours. Il n'existe pas encore de vaccins ou de traitements antiviraux certifiés pour traiter le virus. La réhydratation par des liquides oraux ou intraveineux et le traitement des symptômes spécifiques, sont des soins de soutien utilisés afin de rendre meilleure la survie des patients. « Une série de traitements potentiels, notamment des produits sanguins, des thérapies immunitaires et des traitements médicamenteux, sont en cours d'évaluation » rassure l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Actualités 08 juil. 2022


Championnat national de tennis: les phases départementales lancées
  En prélude au prochain championnat national de tennis aura lieu, du 18 au 23 juillet prochain à Cotonou, les tennismen béninois participent, depuis mercredi 6 juillet dernier, aux phases départementales de la compétition. Dans le département du Littoral, la compétition se déroule au Tennis club de l’Amitié à Cotonou tandis que dans le Mono, elle se joue à l’Eni de Lokossa. Dans le Zou, les athlètes sont regroupés à Pergola à Abomey. En ce qui concerne les tennismen de l’Ouémé, ils rivalisent d’ardeur au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo pour faire partie des meilleurs de leur département. Dans le Borgou et l’Atacora, les championnats départementaux se déroulent à Natitingou et à Parakou. L’objectif de ces compétitions au niveau des départements est de permettre aux ligues de dégager leurs représentants au prochain championnat national.   Sports 08 juil. 2022


Célébration de la fête de l’indépendance: les premières innovations dévoilées
La célébration du 62e anniversaire de l’indépendance du Bénin le 1er août prochain se fera sur fond de nouveautés. Les premières, faites d’inaugurations et de changement de cadre de déroulement de cette activité majeure, ont été présentées, hier mercredi 6 juillet, par le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. Des innovations qui annoncent non seulement une belle fête mais aussi de nouvelles infrastructures touristiques. Pour une reprise de la célébration de la fête de l’indépendance après les restrictions imposées par la survenue du coronavirus, le menu s’annonce attrayant avec de nombreuses innovations. Les premières nouveautés qui redonneront le goût des festivités aux Béninois ont été dévoilées, hier mercredi 6 juin, par Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement lors de son traditionnel point de presse. Elles seront marquées d’inaugurations d’infrastructures routières et touristiques et changement de lieu du défilé. D’abord, le lieu du défilé. Ce ne sera plus la place de l’Etoile rouge qui a eu à abriter l’événement pendant plusieurs années. Pour cette 62e édition de la commémoration de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale, le tout nouveau boulevard de la Marina accueillera les manifestations officielles. Très spacieux, il est minutieusement tracé avec des signalisations horizontales à l’image de celles des grands boulevards. Bordé d’immeubles qui rivalisent de charme en attendant l’achèvement de l’imposant hôtel cinq étoiles, des bâtiments de la cité ministérielle et autres, cet axe routier qui joint l’aéroport de Cotonou au siège de la Loterie nationale du Bénin en passant l’entrée principale Sud de la présidence de la République constitue une véritable attraction architecturale. Il offrira le 1er août prochain son majestueux décor aux dizaines d’agents des Douanes, des Eaux et Forêts, de la Police républicaine et des différents compartiments des Forces armées béninoises pour le défilé militaire et paramilitaire. « Vous pouvez déjà constater une restriction de la circulation dans la zone », informe Wilfried Léandre Houngbédji. La réalité sur les lieux ne montre pas le contraire. Des policiers régulent la circulation au moment où de grosses machines s’attellent au loin, sur le lieu même du défilé, à installer le podium officiel et autres dispositifs devant accueillir les invités. Ce changement de lieu de célébration, en dehors des agréables couleurs qu’il apporte à la fête, constitue un véritable motif de soulagement pour les usagers de la ville de Cotonou autrefois victimes de nombreux désagréments à cause des réaménagements et installations nécessaires. Plusieurs axes routiers étaient ainsi fermés, contraignants à des embouteillages sur de longues distances et pour plusieurs heures. Inaugurations Dans la fièvre de la commémoration de l’indépendance proclamée par le président Hubert Koutoukou Maga, le 1er août 1960 à Porto-Novo, une série d’inaugurations d’infrastructures sera faite par le gouvernement. Objet de toutes les attractions, depuis quelques jours, le monument de l’Amazone et son esplanade seront ouverts au public. Forte de ses 30 mètres et trônant sur un grand espace non loin du palais de la Marina, cette statue est un symbole de la combativité de la femme. C’est aussi une infrastructure qui fait partie intégrante du nouvel arsenal touristique prévu par le gouvernement pour renforcer l’attrait de la destination Bénin. «Le monument de l’Amazone vise à instituer un symbole identitaire fort pour notre pays », indiquait le conseil des ministres du 17 juillet 2019. L’autre attraction touristique qui se laissera contempler, dans les tout prochains jours, par les Cotonois d’abord et de manière exceptionnelle par les usagers de l’aéroport cardinal Bernardin Gantin, c’est le monument de Bio Guéra. Encore voilée jusque-là, cette statue de Gbaasi N’Guerra, de son vrai nom, prince guerrier wassangari sur son cheval cabré, constitue un autre symbole identitaire qui donne un coup de pouce à l’unité nationale. Source de polémique à ses débuts, « le jardin de Mathieu» dont le projet de construction a été adopté en conseil des ministres, le 3 novembre dernier, est aussi achevé. L’ancienne résidence de feu général Mathieu Kérékou cède place donc à un endroit verdoyant paré de mille et une fleurs de diverses espèces autour desquelles sont érigés des sièges et autres équipements favorisant la distraction et les loisirs. Installé dans les encablures du boulevard de la Marina, cette infrastructure recevra certainement, dès son inauguration en prélude à la célébration de la fête de l’indépendance, les amoureux des beaux espaces aérés. C’est aussi une autre manière d’immortaliser l’ancien président de la République décédé, le 14 octobre 2015, expliquait le gouvernement. C’est avec ce cocktail d’inaugurations et bien d’autres programmes qui ne sont pas encore annoncés que les Béninois passeront un nouveau premier août avec l’espoir ou la quête d’un plus grand épanouissement et d’un meilleur développement. Actualités 07 juil. 2022


Etat civil: le requiem de la carte nationale d’identité non biométrique prononcé
L’établissement des anciennes cartes nationales d’identité est désormais proscrit. Seules les cartes biométriques ont droit de cité. C’est ce qu’a décidé le gouvernement hier, respectant strictement le cadre légal qui régit ce domaine. Il n’est plus possible de se faire établir les cartes nationales d’identité au format ancien dans les mairies et préfectures. Ainsi en a décidé le gouvernement lors du conseil des ministres d’hier, mercredi 6 juillet. En lieu et place de cette pièce désormais caduque, c’est la carte nationale biométrique qui sera établie. Une décision qui a des fondements juridiques et règlementaires clairs dont la finalité est la sécurité des personnes. En premier, il y a la loi 2017 – 08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin qui crée l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) et fixe l’ensemble des éléments d’identification des personnes physiques à inscrire sur le registre national et sur les registres communaux d’identification de la population. Elle organise le traitement de ces éléments et en garantit la protection. De fait, l’essence de l’Anip, c’est de faire établir les actes de naissance sécurisés, la carte d’identification personnelle et la carte d’identité biométrique. La décision du gouvernement de généraliser la carte biométrique intègre aussi la mise en œuvre de l’article 2 du décret 2020 – 396 du 29 juillet 2020 définissant les modalités de mise en vigueur de la carte nationale d’identité biométrique en République du Bénin. « Il est institué une carte nationale d’identité biométrique certifiant titulaire, sur la base de son numéro personnel d’identification. La carte nationale d’identité biométrique est multifonctionnelle», stipule cet article. Cet outil règlementaire fixe également les personnes concernées, les conditions pour l’obtenir, le modèle physique et la structure qui a la responsabilité de sa réalisation. « La carte nationale d’identité biométrique est établie en République du Bénin par l’Agence nationale d’identification des personnes », précise par exemple l’article 9. Le décret organise aussi l’organisation et le fonctionnement de l’Anip. En matière de production de la carte, tout est concocté de sorte à ce que les populations, potentielles bénéficiaires des cartes d’identité biométriques, ne soient pas pénalisées. Pour cette raison, deux cas de production sont prévus. « L’Anip dispose d’un centre de personnalisation et de production de titres d’identification. Toutefois, elle peut également en commander à des prestataires qu’elle a agréés dans le respect des conditions fixées par la loi », fait savoir le décret. Même dans le cas d’un recours à des prestataires, les actions de l’Anip sont encadrées. Ainsi, lorsqu’ils sont commis à Ia production de la carte nationale d’identité biométrique, les prestataires concernés doivent fournir les preuves qu’ils disposent de connaissances et de qualifications nécessaires pour assurer une sécurité et une qualité élevées dans la production des documents d’identification et garantir le respect des délais et des spécifications, garantir le respect de Ia protection des données et de moyens financiers suffisants. Au service de tous En réalité, méthode et recherche d’efficacité ont guidé tout le processus ayant conduit à la généralisation de la carte d’identité nationale biométrique. Tout est parti de la réalisation du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Cette opération de grande envergure a permis de collecter les données biométriques des citoyens en respectant les exigences juridiques. D’ailleurs, jusqu’à présent, des facilités sont toujours faites à ceux qui n’ont pas pu participer à cette étape de s’insérer en remplissant les formalités nécessaires. Ensuite, alors que la généralisation de la carte biométrique devrait être opérationnelle de facto depuis deux ans, soit dès la fin de l’année 2020, il a fallu attendre que tout le dispositif technique soit disponible pour éviter de pénaliser les populations qui en sont les bénéficiaires. Mieux, informe-t-on, une sorte d’expérimentation est faite sur les bénéficiaires du volet assurance maladie de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Ce qui a permis de confirmer l’efficacité de la technique mise en place. D’ailleurs, l’engouement suscité au sein des populations semblent bien une preuve a priori suffisante qu’il soit possible de réussir la généralisation de la carte biométrique. De toutes les manières, à cette ère de dématérialisation de l’administration publique, l’ancienne carte d’identité nationale qui ne respectait même plus les normes communautaires, n’avait plus beaucoup de chance de continuer à exister. Il fallait donc rester dans l’ère du temps et c’est ce qui est fait. Il reste à espérer la célérité au niveau de l’Anip et ses partenaires. Actualités 07 juil. 2022


Belén Teresa Orsini Pic, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la république Bolivarienne du Venezuela près le Bénin : « Le président Patrice Talon a conduit des changements majeurs… »
  A l’heure du bilan, après 31 ans de coopération diplomatique entre le Bénin et le Venezuela, Belén Teresa Orsini Pic, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République Bolivarienne du Venezuela près le Bénin, se confie à La Nation. Elle ne manque pas de se prononcer sur la gouvernance sous le régime de la Rupture. Selon la diplomate qui se révèle une fine observatrice de la vie institutionnelle au Bénin, cette gouvernance se manifeste par une nouvelle orientation qui s’appuie sur le développement de toutes les potentialités du Bénin. La Nation : Il y a 31 ans, le Bénin et le Venezuela ont noué des relations diplomatiques. Quel a été l'élément déclencheur de cette coopération ? Belén Teresa Orsini Pic : Comme vous l'avez dit, les relations entre les deux pays en sont à leur 31e année. Mais le déclic s'est produit en 2006 avec l'ouverture de l'ambassade à Cotonou, dans le cadre de l'impulsion donnée par le président Hugo Chávez aux relations Sud-Sud et à l'expansion de la présence vénézuélienne sur le continent africain, dans le cadre de la reconnaissance historique des contributions de l'Afrique à la formation de notre société nationale. Quelles sont les principales réalisations générées par cette relation? Faisant un bilan sommaire, nous sommes heureux de dire que nous avons travaillé dans des domaines que nous considérons comme prioritaires pour le bien-être et le développement de la population. Au cours des 16 dernières années, nous avons eu l'occasion de construire des infrastructures scolaires et universitaires, de former des professionnels de la santé qui servent aujourd'hui dans différentes communautés du pays et de fournir des logements sociaux. Nous avons également coopéré dans le domaine de l'agriculture en partenariat avec l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), dans le cadre d'un projet sur les systèmes de riziculture durable qui a très bien réussi à intégrer les femmes impliquées dans toute la chaîne de valeur de ce secteur, en plus des femmes béninoises qui sont devenues une référence de bonnes pratiques pour les femmes de Côte d'Ivoire venues à Glazoué pour apprendre les processus d'étuvage et de conditionnement du riz. Un autre domaine d'importance vitale est la sensibilisation et la formation sur les droits humains. A cet égard, de janvier à juin, le Bureau du Défenseur du peuple vénézuélien, conjointement avec le Médiateur de la République, a réalisé diverses expériences de formation auxquelles ont déjà participé plus de 600 citoyens béninois, dans le cadre du Mémorandum d’entente signé entre les deux institutions à Caracas le 7 janvier de cette année. Au cours de ces années, nous avons également encouragé les échanges culturels et éducatifs, importants pour la construction d'une humanité émergente entre les mains des jeunes. Je fais référence aux échanges d'appréciation du cinéma à travers les Semaines du cinéma vénézuélien organisées conjointement avec l'Université d'Abomey-Calavi, ainsi qu'aux cours de photographie, de percussion, de traditions vénézuélienne et béninoise, de visions connectées des artisans, sans oublier le cours d'espagnol que l'ambassade ouvre chaque année gratuitement et auquel, depuis 2007, plus de 3 000 Béninois ont participé et ont bénéficié de l'apprentissage de la langue espagnole, qui se distingue comme l'une des plus parlées au monde. Au fil du temps, les relations se sont certainement renforcées. Aujourd'hui, quels sont les domaines de coopération entre le Bénin et votre pays ? L’éducation, la sensibilisation et la formation sur les droits humains, la culture et le tourisme sont désormais entre autres nos principaux axes de coopération. Peut-on conclure que les relations diplomatiques sont bénéfiques pour les deux Etats ? Oui, absolument. Nos relations sont très bonnes parce que nous nous voyons et nous traitons d'égal à égal. Nous partageons les mêmes valeurs de défense du droit international, de multilatéralisme, de respect de la souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures, et surtout, le privilège du dialogue comme mécanisme de résolution pacifique des conflits. La consolidation d'un monde multicentrique et pluri polaire, libre de tutelles et d'impositions sont des valeurs intrinsèques de la diplomatie bolivarienne pour la paix. Et c'est à partir de ces valeurs que nous nous rapprochons du Bénin. Le Venezuela est toujours sous embargo. Quelles sont les nouvelles mesures prises par le président de la République vénézuélienne pour une coopération étroite avec les autres pays du monde ? Le Venezuela continue de subir l'effet dévastateur des mesures coercitives unilatérales imposées par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, un embargo qui a été atroce pour l'économie du Venezuela. A cet égard, le gouvernement bolivarien a pris des mesures fermes pour promouvoir le dialogue pour la paix. Nous avons réitéré à l'opposition vénézuélienne l'importance de développer les questions sociales qui sont d'un intérêt primordial pour notre peuple. Simultanément, le président Nicolás Maduro a développé un agenda de gestion visant la diversification économique, la consolidation de la croissance et la stabilité, en réorientant les priorités et les lignes stratégiques pour poursuivre l'étape de reprise que nous connaissons depuis 2021. Un signe de cette reprise est la récente tournée des pays Eurasiatiques et d'Afrique effectuée par le président Maduro pour renforcer les liens de coopération, notamment dans le domaine énergétique, avec des pays alliés tels que la Turquie, l'Algérie, le Qatar, l'Iran, le Koweït et l'Azerbaïdjan. En ce qui concerne la coopération avec d'autres pays dans le monde, il est important de souligner que le Venezuela a plus de 100 missions diplomatiques dans les 5 continents, et en Afrique, nous avons déjà atteint 18 missions. Avec chaque pays, nous maintenons des schémas ouverts qui vont au-delà de l'aspect financier, permettant une coopération technique pour l'échange et le soutien de projets dans des domaines prioritaires, le transfert de ressources techniques, la mobilisation de talents humains, les alliances interinstitutionnelles, ainsi que le dynamisme et la participation de la République bolivarienne du Venezuela dans les différents organismes multilatéraux. Le Venezuela continuera à promouvoir sans relâche un dialogue fructueux au niveau national et international, ainsi que la fraternité entre les nations. Cette année, le gouvernement américain a autorisé les compagnies pétrolières américaines et européennes à négocier et à reprendre leurs activités au Venezuela. Nous réitérons que nous sommes un pays de paix. Aussi, nous espérons que ces actions marquent le début du chemin vers la levée définitive et absolue de ces sanctions qui affectent notre peuple. Globalement, quelle appréciation faites-vous de la gouvernance du président Patrice Talon ? Le président Patrice Talon a conduit des changements majeurs pour le Bénin et s'est engagé à développer le potentiel de sa nation. Cela se manifeste dans les domaines des infrastructures, des services publics, du tourisme, de la culture, de la promotion de l'industrie, du commerce et de l'économie numérique, entre autres. Mais son gouvernement a également eu pour objectif de relever la fierté des Béninoises et des Béninois à l'égard de leur patrie, comme en témoigne l'exposition réussie de trésors royaux avec des artistes contemporains, révélant la grandeur de son peuple et ouvrant les portes aux transformations qui s'opèrent aujourd'hui pour poursuivre sa bonne marche?   Actualités 05 juil. 2022


Reboisement de la forêt de mangroves de Togbin-Adounko: Bolloré Transport & Logistics Bénin se mobilise
Le 29 juin 2022, une délégation de Bolloré Transport & Logistics Bénin s’est rendue dans la localité de Togbin-Adounko, située à proximité directe des installations de Bénin Terminal, et a offert 3 000 plants de palétuviers qui contribueront au reboisement d’un hectare de terrain dans cette zone qui abrite une végétation importante avec une forêt de mangroves dense. L’opération de reboisement de la forêt de mangrove de Togbin-Adounko a été menée en partenariat avec les Ong Ajcve (Association des Jeunes pour la Conservation et la Valorisation de l’Environnement) et Accb (Aire Communautaire de la Conservation de la Biodiversité) sous la supervision de l’adjudant-chef Boris-Arnaud Agonkpo, des Eaux et Forêts de la commune d’Abomey-Calavi. Elle contribuera à réduire le déficit des 69 hectares de forêt de mangroves à l’échelle nationale. Cette action favorisera également la régénérescence de l’écosystème de la mangrove et la sauvegarde de certaines espèces animales en voie d’extinction. À terme, elle permettra à la mangrove de pleinement jouer son rôle d’usine naturelle d’épuration de l’air et de lutte contre les gaz à effet de serre. « Au Bénin, des études ont montré qu’un hectare de mangroves capte par jour 100 kg de dioxyde de carbone. Cette donnée importante montre que les mangroves sont capitales pour la régulation de l’environnement. Il est donc primordial d’engager des actions pour les préserver avec le soutien de partenaires publics et privés. », a précisé Maixent Ogou, directeur exécutif de l’Ong Actions Plus. « Bolloré Transport & Logistics Bénin met en œuvre une politique active et engagée en faveur de la préservation de l’environnement et de la protection de la biodiversité. Celle-ci se décline à travers diverses initiatives que nous menons avec chacune de nos filiales au sein de nos territoires d’implantation. Nous suivons avec attention le déploiement des actions que nous mettons en place pour nous assurer de leur impact et des bienfaits sur l’environnement. » a souligné Venance Gnigla, président exécutif de Bolloré Transport & Logistics Bénin. À propos de Bolloré Transport & Logistics au Bénin Bolloré Transport & Logistics Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Transport & Logistics multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300 personnes à travers 5 filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs ferroviaire, logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Transport & Logistics investit sur le long terme au Bénin. Education 04 juil. 2022


Professionnalisation du secteur de la microfinance : Des techniciens des Sfd aguerris reçoivent leurs parchemins
Des chefs d’agence et des agents de crédit des systèmes financiers décentralisés ont reçu, ce jeudi 30 juin à Cotonou, des diplômes professionnels et certificats de qualification, au terme de plusieurs mois de formation. Initiés par le Consortium Alafia avec l’appui des partenaires, ces cursus visent à professionnaliser le secteur de la microfinance. L’engagement de l’Associa-tion professionnelle des Systèmes financiers décentralisés (Apsfd-Bénin/ Consortium Alafia) à renforcer les capacités des acteurs et la résilience de ses membres porte ses fruits. Les bénéficiaires des deux premiers cursus de formation ont reçu, hier à Cotonou, leurs diplômes professionnels et certificats de qualification, témoins de leur aptitude désormais à exercer le métier de manière plus rigoureuse et performante. Fruit d’un partenariat avec l’ex-Centre de formation de la profession bancaire (Cfpb) de Paris, le premier cursus a abouti à l’élaboration de deux programmes de formation : l’un pour les agents de crédit et l’autre pour les chefs d’agence des Sfd, rappelle Ignace C. Dovi, directeur général de l’Apsfd-Bénin. Au total, 149 agents de crédit ont été outillés à l’instruction et à la gestion des demandes de crédit, à travers l’analyse des risques inhérents à l’activité, indique-t-il. Au nombre de ceux-ci, 139 sont reçus aux examens de fin de formation, soit un taux de succès de 89,51 %, après quatre séminaires de 4 jours de formation en présentiel répartis sur trois mois. Les chefs d’agence, au nombre de 44, sont formés au pilotage et au développement d’une agence, à la supervision des opérations et au management de l’équipe de l’agence. Parmi eux, 36 sont admis, soit un taux de réussite de 81,8 %, après une formation de 14 jours en salle, étalée sur une période de trois mois. Outre ces deux programmes, l’offre de formation a été enrichie par un programme en ligne dénommé « Alafia microfinance e-learning » (Ame-L) lancé en novembre 2021, avec le concours de Développement international Desjardins (Did) et de la Coopération canadienne, à travers le projet d’Appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la microfinance (Adapami). Déjà, plus de 100 personnes sont formées sur le niveau 1 qui a permis d’améliorer leurs connaissances sur les principaux systèmes fonctionnels d’une institution de microfinance et leurs interrelations à travers des activités pédagogiques de 64 heures réparties sur deux mois. Le taux de réussite à ce niveau est de 89 %, souligne M. Dovi. Exhortations Le niveau 2 qui a vu la participation de 20 personnes, a permis d’améliorer les performances des apprenants en termes de planification et de coordination des activités au bout de 96 heures de cours sur deux mois. Tout en les félicitant pour avoir tenu bon durant la formation malgré les contraintes, Maurille Maurice Couthon, directeur du projet Adapami, a exhorté les récipiendaires à faire preuve des connaissances acquises et à être des porte-flambeaux de ces programmes adaptés aux besoins du secteur. Tout en réitérant le soutien du Développement international Desjardins, il espère que d’autres partenaires se manifesteront pour accompagner l’Apsfd qui est « en train de jouer sa partition dans la professionnalisation du secteur de la microfinance ». Le vice-président de l’Apsfd-Bénin entend, pour sa part, prendre au mot les récipiendaires qui, par la voix de leur porte-parole, Emmanuel Bada, disent non seulement être aptes à mieux accomplir leurs tâches professionnelles avec éthique et introspection, mais aussi à proposer des solutions innovantes pour le développement de leurs structures respectives. « En microfinance, les risques majeurs sont de nature endogène et c’est à l’homme de bien gérer ces risques afin de garantir la continuité des services », leur a lancé Désiré Dossou Gogan. Comme lui, le directeur général adjoint de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd) a invité chacun à défendre son parchemin à travers l’amélioration de ses performances. Société 01 juil. 2022


« La Maîtresse du président » de Toussaint Adjati : Une histoire de vengeance au sommet de l’Etat
C’est un récit de vie (fiction) de Eva Noting qui venge la mort de son mari en évinçant le président de la République qui est son amant. Au finish, le peuple lui confie le pouvoir d’Etat. Née de parents pauvres, sans moyen et habitant dans un quartier miséreux, la sublimissime Eva Noting était loin d’imaginer qu’elle allait occuper, un jour, la plus haute fonction politique de son pays, le Latain. Son destin s’est accompli dans « La Maîtresse du président », un roman de fiction écrit par Toussaint Adjati, Béninois vivant en France. Dans ce livre de 125 pages réparties en 16 chapitres, la serveuse et caissière de restaurant Eva Noting rencontre son tout premier amour, le docteur Gabin Lon, sur son lieu de travail. Les deux tourtereaux ont fini par se passer la bague aux doigts avant que l’homme ne décède brutalement, renversé par une voiture dans la circulation. Le chauffard à l’origine de sa mort qui à l'air d’un coup monté, prend la clé des champs et n’a jamais été retrouvé par les services de police. Des mois après, Eva Noting rencontre un nouvel amour : maître Guy Vaine, avocat à la Cour et membre d’un groupe très fermé qui conseille le chef de l’Etat, Jean Durire, sur les grands sujets de la République. Mais l’avocat va tomber en disgrâce au sein du groupe. Un tract sanglant publié contre le président de la République lui est attribué. Jean Durire ordonne alors une vaste opération pour non seulement retirer tous les exemplaires du tract du pays mais aussi retrouver Me Guy Vaine qui, entre-temps, a trouvé refuge dans la cathédrale de la ville. Cet ancien séminariste y officie en qualité de Père Pierre pour dissimuler son identité réelle et échapper de ce fait à son arrestation. Sa compagne lui rend visite à plusieurs reprises après qu’il lui a envoyé une note signalant sa position géographique. Comme l’on peut l’imaginer, Eva Noting a fait les frais de la fouille musclée ordonnée par le président, avant d’être demandée sans délai par ce dernier. C’était un soir. Les hommes du président l’embarquent manu militari dans sa robe de nuit ; direction, le palais présidentiel 2.0 où tout y est orné avec du diamant. Elle passe une nuit érotique avec Jean Durire et devient ainsi la maîtresse du chef de l’Etat. Eva Noting se retrouve dès lors au milieu de deux hommes. Sur proposition de madame, le président nomme Père Pierre comme son conseiller aux affaires occultes. Me Guy Vaine qui est activement recherché dans le pays, travaille à la présidence sans se faire démasquer et ce, jusqu’au jour où il fait appel à sa compagne pour lui annoncer sa mort imminente. Et comme si cela ne suffisait pas, il révèle à sa compagne qu’il a été violemment agressé par (le fantôme de) son ex-mari qu’il avait tué sur instruction du président, car Dr Gabin Lon était sur le point de révéler au public l’opération secrète que Jean Durire a subie à la verge. Après le décès de Père Pierre, Eva Noting offre une nouvelle nuit torride à son amant dans le but de venger la mort de son mari. Elle profite donc de ces moments nuptiaux pour éjecter le président. Après plusieurs heures de détention, Jean Durire est conduit sur la place publique pour être fouetté par le peuple en guise de punition à sa mauvaise gestion du pays. Mais le président déchu va disparaître mystérieusement sous une grosse tempête de vent au moment même où le peuple s’apprête à passer à l’acte. Ce dernier remet, par la suite, le pouvoir d’Etat à Eva Noting qui va diriger le pays pendant cinq ans avec un gouvernement constitué uniquement de femmes, et ayant obtenu des résultats très satisfaisants. Mais l’ex-amante de Jean Durire refuse de rempiler et cède le fauteuil présidentiel. Proche de la réalité Le roman est paru en décembre 2019 aux éditions Saint Honoré à Paris. Il est apprécié du public, se réjouit Toussaint Adjati lors d’une interview à son domicile à Abomey-Calavi. « Il y a une lectrice qui m’a interpellé parce qu’elle estime que la fiction est tellement proche de la réalité... », témoigne-t-il en rappelant qu’il s’agit d’une pure fiction. Au Latain, la présidence de la République est un lieu de grand luxe notamment la chambre personnelle du président. Par exemple, pour y prendre son bain, il fallait que Jean Durire appuie sur un bouton afin que la porte de la douche s’ouvre et pour dormir, il lui faut appuyer sur un autre bouton pour que le lit sorte du sol de la chambre. A travers cette image, l’auteur du livre dit vouloir interpeller le lecteur sur le contraste qu’il y a entre les hommes d’Etat et le peuple. « On voit un peuple misérabiliste d’un côté et de l’autre côté, on voit une minorité au pouvoir qui est immensément riche… », regrette Toussaint Adjati qui fait remarquer que cet état de chose est notoire dans certains pays africains. « Quand vous regardez le luxe qu’il y a dans certaines présidences africaines, et les bidonvilles qui sont à côté (rires), vous ne pouvez pas ne pas être frappés par le contraste. Et c’est aussi mon devoir de souligner cela, pour dire : attention, il y a quelque chose qui se passe et qui n’est pas bien. », explique-t-il. Après avoir pris le maquis, Me Guy Vaine est devenu Père Pierre. L’auteur dit vouloir montrer par-là « comment nous les hommes, nous ne reconnaissons Dieu que quand nous sommes en difficulté ». Autre fait remarquable dans le livre, c’est le séjour incognito de Père Pierre au palais de la République en qualité de conseiller du président alors même que les services de sécurité sont activement à sa recherche. Comment a-t-il pu servir Jean Durire sans être démasqué ni par ce dernier, ni par les services de sécurité ? « Là aussi, j’y ai mis de la fiction pour dire que cela peut être possible parce qu’aujourd’hui il y a plein de moyens par lesquels on peut se transformer pour se rendre là où on veut, pour faire ce que l’on veut faire à un endroit précis. Et c’est la partie vraiment fiction du roman. », répond l’écrivain-journaliste. Il dit avoir intégré cette idée pour montrer comment l’on peut arriver à rentrer dans les cercles les plus fermés grâce au pouvoir de la femme. « Les femmes ont le sens des relations, des négociations, elles peuvent faire profiter les hommes à des moments précis et surtout quand il s’agit de sortir les hommes de l’ombre », estime-t-il. Le choix de Eva Noting comme successeur de Jean Durire, s’est fait par le peuple, sur la place publique, et les membres de son gouvernement ont été désignés par tirage au sort. A travers cette image, l’auteur du livre remet en cause le système de démocratie notamment celui pratiqué dans les pays africains. « Il faudrait que pour des représentations du peuple à un certain niveau dans la haute sphère politique, qu’on revoit le mode de désignation ou de choix pour qu’il n’y pas de contestation demain, des groupes de pressions, etc. », explique Toussaint Adjati. L’autre détail frappant du livre, c’est le refus de Eva Noting de briguer un nouveau mandat, au terme du premier. Ici, le message que véhicule l’auteur du livre est celui de l’humilité du politique. « Ce n’est pas courant en Afrique. On a vu des gens qui n’ont plus la tête mais qui se sont accrochés au pouvoir comme des bigorneaux. Des gens qui dormaient même pendant que le peuple était devant eux… Voyez l’exemple de Mugabé, de l’Algérie avant que le peuple ne se soulève… », illustre-t-il. Toussaint Adjati souhaite donc que les dirigeants africains aient l’humilité et le courage de quitter le pouvoir par la grande porte. Qui est Toussaint Adjati ? [caption id="attachment_84437" align="alignnone" width="330"] Toussaint Adjati[/caption]   Docteur en histoire contemporaine, Toussaint Adjati est aussi enseignant, journaliste free-lance, artiste, poète et écrivain. Il est avant tout un artiste polyvalent qui se passionne pour la prose, la poésie, le théâtre, la peinture, la musique et la danse. Il a plusieurs publications à son actif, dans ces différents genres littéraires. « La Maitresse du président » est son premier roman. En tant que journaliste free-lance, il est membre de l’Union de la presse francophone (Upf), section France, de la Ligue des auteurs professionnels et du Pen club français après avoir fait partie de la Société des poètes français de Courbevoie. Culture 30 juin 2022


En visite d’affaires au Benin: des investisseurs britanniques au contact du PAG
  Sous le leadership du ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances, une délégation de UK Export Finance, l’Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni, a effectué une descente prospective au Bénin. Au cours d’un business forum organisé hier mardi 28 juin à Cotonou, la partie béninoise représentée par plusieurs directeurs d’agences et experts, a présenté à la délégation anglaise et aux partenaires d’affaires, le Programme d’action du gouvernement et les opportunités d’investissement. Le Bénin et ses innombrables opportunités d’affaires ont réussi à attirer l’attention de l’avaliseur des exportateurs britanniques. Conduite par son directeur exécutif, une délégation de UK Export Finance a effectué une visite sur Cotonou. Lors de la rencontre d’affaires tenue à l’occasion, Adidjatou Assan Zanouvi, directrice adjointe du cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, a exprimé l’opportunité pour le Bénin de recevoir la prestigieuse Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni ; dans l’espoir que cette rencontre d’affaires ouvre la voie à un réseautage et à des investissements. Pour Louis Taylor, directeur exécutif de UK Export Finance, c’est le Bénin qui, par ses prouesses, attire de plus en plus les investisseurs. « C’est une opportunité pour nous aussi d’être au Bénin. « Le Bénin est un pays en plein essor et nous sommes venus découvrir les nombreuses ambitions et opportunités d’affaires que le Bénin porte », a-t-il précisé. A l’en croire, l’Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni est disposée à travailler avec le gouvernement béninois pour connaître ses priorités et lui proposer des opportunités avantageuses. Le directeur exécutif de UK Export Finance ajoute que le contenu de l’accompagnement de l’Agence peut être en biens ou en services. UK Export Finance a d’ailleurs soutenu l’investissement et les affaires dans plusieurs pays notamment dans la construction d’infrastructures, d’hôpitaux, de routes, et dans les installations électriques. Pour cette rencontre d’affaires, UK Export Finance a fait venir des représentants d’entreprises qui ont eu à bénéficier de l’accompagnement de l’Agence et qui veulent aujourd’hui connaître les opportunités d’investissements qu’offre le Bénin. « C’est donc un forum de grand enjeu », a reconnu Louis Taylor. Représentée par plusieurs directeurs d’agences et experts, la partie béninoise a présenté à la délégation anglaise et aux partenaires d’affaires le Programme d’action du gouvernement et plus spécifiquement les projets phares en cours. Le Bénin a une position stratégique en Afrique de l’Ouest et il faut montrer à ces entreprises anglophones qu’elles peuvent venir s’installer au Bénin, qu’elles peuvent exploiter les opportunités d’investissement qu’il y a surtout, avec le PAG et tous les bons projets qui sont en cours », va renchérir Mireille d’Oliveira-Richards, Ceo Benin Connect, membre de la délégation. Native du Bénin, cette cheffe d’entreprise exerçant en Angleterre compte sur sa fine connaissance du marché britannique et du marché béninois pour accompagner les entreprises qui souhaitent s’installer et qui ont besoin d’assistance. UK Export Finance est l’Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni dont la mission est de veiller à ce qu’aucune exportation britannique viable n’échoue par manque de financement ou d’assurance, tout en fonctionnant sans coût net pour le contribuable. C’est un département gouvernemental qui fait partie intégrante de la stratégie et des opérations du Département du commerce international. UK Export Finance travaille avec plus d’une centaine d’assureurs-crédit et prêteurs privés pour aider les entreprises britanniques à accéder au financement à l’exportation. «Nous aidons les entreprises britanniques à remporter des contrats à l’export en offrant des conditions de financement attractives à leurs acheteurs ; à remplir les contrats en soutenant les prêts de fonds de roulement», renseigne la plateforme de l’agence. Actualités 29 juin 2022


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