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Nouvelles

30 ans de la justice constitutionnelle du Bénin : les activités démarrent ce jour
La Cour constitutionnelle va célébrer, ce mardi 7 juin au Palais des congrès à Cotonou, les 30 ans de la justice constitutionnelle du Bénin. Plusieurs activités sont prévues dans ce cadre. Puis du 8 au 9 juin se tiennent les premières rencontres des juridictions ouest-africaines en charge du contentieux électoral. Le contenu de ces deux événements a été dévoilé, vendredi 3 juin dernier, lors d’une conférence de presse.
Trois activités majeures pour célébrer les 30 ans de la justice constitutionnelle du Bénin. La première activité, c’est une table ronde autour du thème : «Les relations entre les cours constitutionnelles et les juridictions communautaires». Cette table ronde sera introduite par la professeure Dandi Gnamou.
« Il s’agit parfois de mésentente entre les hautes juridictions que sont les cours constitutionnelles et les hautes juridictions que sont les cours de justice de la Cedeao ou de l’Uemoa. On se demande parfois les décisions de quelle juridiction vont l’emporter sur telle autre et par rapport à quoi, dans quel domaine ou sur quel sujet ! Si on n’essaie pas de faire un dialogue des juges, cela peut conduire à des impasses qui seront préjudiciables aux justiciables », a expliqué Gilles Badet, secrétaire général de la Cour constitutionnelle du Bénin.
Les contributions de plusieurs professeurs de diverses nationalités ; des émissaires des juridictions communautaires dont la Cour de justice de la Cedeao, la cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada et des différentes hautes juridictions constitutionnelles, sont attendues sur le sujet.
La deuxième activité prévue dans le cadre de la célébration des trente ans de la justice constitutionnelle du Bénin est la remise des études en hommage aux mandatures présidées par Conception Ouinsou.
« Vous savez qu’elle a dirigé deux mandatures : de 1998 à 2008. Elle a dirigé des mandatures qui ont réglé un certain nombre de problèmes liés au fonctionnement de nos institutions, qui ont protégé des droits fondamentaux dans notre pays. Nous avons un devoir de mémoire », précise le secrétaire général de la Cour constitutionnelle.
La sixième mandature a, en effet, décidé de célébrer toutes les mandatures qui ont précédé. La première mandature a déjà été honorée à travers la remise des études en hommage à la présidente Elisabeth Pognon. La troisième activité entrant dans le cadre du trentenaire de la justice constitutionnelle du Bénin est la remise du prix de thèse «Maurice Glèlè Ahanhanzo». Les prix de thèse sont des récompenses que l’on donne à des doctorants, à des chercheurs qui ont choisi de réfléchir sur un thème qui va impacter le travail de la justice constitutionnelle notamment le bon fonctionnement des institutions et les droits de l’homme.
Un jury international a été mis en place pour sélectionner les meilleures thèses pour l’édition 2020 et 2022... Cette distinction qui sera attribuée tous les deux ans, est une initiative de la Cour constitutionnelle pour immortaliser Maurice Glèlè Ahanhanzo, le père de la Constitution béninoise. Toutes ces activités se dérouleront le 7 juin au Palais des congrès de Cotonou... Puis du 8 au 9 juin, suivront les premières rencontres des juridictions ouest-africaines en charge du contentieux électoral.
Pour rappel, la Cour telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, a été mise en place en 1993. Mais avant sa mise en place, il y a eu le Haut Conseil de la République qui a joué le rôle de la Cour constitutionnelle de 1991 à 1993. En 2021, le Bénin a donc eu 30 ans de justice constitutionnelle.

Un forum ouest-africain d’échanges

Cotonou accueille la première édition des rencontres des juridictions ouest-africaines en charge du contentieux électoral. Organisées par la Division Assistance électorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en collaboration avec la Cour constitutionnelle du Bénin, ces assises offrent un cadre d’échanges et de partage de bonnes pratiques entre les différentes juridictions de la sous-région. Il y a en effet, trois différents types de juridictions, notamment les juridictions de pratique lusophone, francophone et anglophone. Ce qui donne lieu à diverses pratiques...
«Les contentieux électoraux deviennent de  plus en plus sources de débats ou même de conflits dans nos États… Pour permettre d’avoir une plateforme d’échanges, nous avons réfléchi avec la Cour constitutionnelle afin que ces rencontres aboutissent à la mise en place d’un réseau ouest-africain des juridictions en charge des contentieux électoraux », explique Francis Oke, responsable de la Division Assistance électorale de la Cedeao. Il relève notamment les incompréhensions qui surviennent, parfois des écarts entre les résultats donnés par les commissions électorales et les juridictions en charge des contentieux électoraux, ainsi que les différences dans les procédures et la gestion des contentieux...
Prendront part à cette rencontre les présidents des juridictions électorales avec leurs secrétaires généraux ainsi que les présidents de commissions électorales ... Ce sera la première fois que ces deux organes vont s’asseoir pour discuter... Sur les douze États membres actuellement actifs de la Cedeao, dix ont déjà confirmé leur présence parmi lesquels : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Sierra Leone...
Société 07 juin 2022


Bilan de l’an 1 de Talon 2 : la coproduction de la sécurité, l’arme contre l’insécurité 
Si la sécurité règne sur le territoire national, c’est, entre autres, grâce à l’implication permanente de la population. Sur l’émission « Le gouvernement en action», vendredi 3 juin dernier, le ministre Alassane Séidou a expliqué les contours de cette nouvelle stratégie qu’est la coproduction de la sécurité.
Même s’il se refuse tout triomphalisme, Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a bien des raisons de se réjouir. Douze mois après la formation du premier gouvernement du second mandat de Patrice Talon, il a à son actif un bilan élogieux avec comme pierre angulaire la coproduction de la sécurité.
En clair, grâce au dispositif déployé sur tout le territoire national, la sécurité est une réalité avec la collaboration entre les forces de sécurité et la population. Certes, ici comme ailleurs, l’insécurité zéro est irréalisable, mais la satisfaction provient du fait que les actes attentatoires à la quiétude des citoyens sont suffisamment réduits. Les braquages, cambriolages et rançonnements ne sont plus monnaie courante. C’est l’une des retombées de la réforme menée par le gouvernement, en l’occurrence la création de la Police républicaine avec la fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales.
« Le gouvernement a initié la réforme parce qu’il pense qu’il faut une police réellement intégrée, au service de la population et communautaire. Il doit y avoir une complicité entre la population et la police », indique Alassane Séidou. Pour lui, la police traditionnelle n’avait plus aucune chance d’efficacité. La population doit jouer un rôle prééminent dans la production de la sécurité pour des résultats intéressants, surtout dans un contexte sécuritaire marqué par le terrorisme. « La réforme est venue à point nommé surtout avec le terrorisme où la partition des populations est très importante. C’est une guerre asymétrique, et si vous n’avez pas la complicité de la population, vous ne pouvez pas la gagner », martèle-t-il.
Pour le ministre, les résultats de cette option stratégique se laissent déjà constater. Il cite en exemple les difficultés des terroristes à s’installer en terre béninoise pour développer leurs activités malsaines. « Si les terroristes n’ont pas pu s’installer, c’est parce que nous avons l’information en temps réel. Ils sont en train de tester notre vulnérabilité. Leur intention est de s’installer dans le pays, car ils veulent créer des couloirs mais ils ne parviennent pas à le faire», se réjouit Alassane Séidou. Il énumère aussi d’autres actions du gouvernement pour renforcer la sécurité des personnes et des biens.
A partir de cette année, annonce le ministre, un effectif de 2 000 policiers sera recruté, formé et déployé sur quatre années. Une manière pour le gouvernement de marquer son attachement à la qualité des ressources humaines et au renforcement du maillage du territoire national.

Des actes forts

Le gouvernement déploie aussi une politique particulière d’implication des populations situées dans les zones frontalières dans la production de la sécurité. En dehors de la construction des commissariats, l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief) développe plusieurs programmes avec les résidents de ces zones où des unités de surveillance des frontières ont été également créées et dotées de matériel roulant.
La création de la base fluviale de Karimama constitue aussi une innovation majeure pour enrayer l’insécurité aux frontières avec la collaboration des populations locales. Agents de la coproduction de la sécurité, autorités communales et populations saluent ce changement de paradigme et les résultats obtenus. « La peur du policier n’existe plus. Les populations collaborent bien avec la police », confirme Malick Séidou Gomina, maire de la commune de Djougou. Il est soutenu par son collègue Daouda Saka-Méré, maire de N’Dali, qui précise le rôle de la population. « Nous devons être vigilants et signaler les mouvements suspects à la police. C’est la meilleure manière pour contribuer à la sécurité », a-t-il insisté.
De leur côté, les forces de sécurité se disent toujours ouvertes à la collaboration. « Le ministre a donné des instructions. Nous allons nous unir davantage avec les populations pour un maillage du territoire national », a fait savoir le commissaire Jean-Gabin Gbèwa.  Les questions d’insécurité et de terrorisme n’étant pas propres à un pays, le ministre Alassane Séidou compte aussi sur la convergence des actions sur le plan régional. Allusion faite surtout à l’Initiative d’Accra qui permet à six pays de la sous-régionde fédérer leurs énergies. « On doit vaincre le terrorisme. Nous n’avons pas le choix », rassure le ministre.
La stratégie du gouvernement pour l’instauration de la paix et de la sécurité est bien appréciée sur le plan continental. Pour preuve, en 2019, le Bénin a reçu le prix de la sécurisation et de la fluidité des corridors.
Actualités 07 juin 2022


Investir dans l’éducation préscolaire est indispensable pour développer le capital humain du Bénin
L’éducation en tant que droit fondamental permet à une personne de développer sa personnalité et son identité, ainsi que ses capacités physiques et intellectuelles. Elle offre aux jeunes enfants une variété de programmes qui contribue à l’éveil moteur, socioaffectif et intellectuel, permettant ainsi à chaque enfant de développer son autonomie. Plus spécifiquement, l’éducation préscolaire joue un rôle important dans le développement de l’enfant, car elle détermine les caractéristiques de la personne en devenir. Des travaux de recherche ont mis en évidence les bienfaits de services préscolaires de qualité dans le développement des capacités cognitives, linguistiques, arithmétiques et motrices, quelles que soient les conditions de vie de l’enfant. Des programmes d’enseignement préscolaire de qualité permettent de rendre les systèmes éducatifs plus efficaces et efficients, parce que les enfants participant à ces programmes préscolaires sont bien préparés pour les enseignements dispensés dans les premières années du cycle primaire. Dans les pays où un grand nombre d’enfants participent aux programmes préscolaires, ils sont considérablement plus nombreux à avoir acquis les compétences minimales à la fois en lecture et en mathématiques à la fin de leurs études primaires. Etat de l’offre préscolaire au Bénin L’éducation préscolaire reste sujette à de nombreux défis au Bénin. Ce sous-ordre du secteur de l’éducation est caractérisé aujourd’hui par une offre insuffisante malgré les efforts engagés par le gouvernement. Par ailleurs, les enfants sont exposés à une éducation de moindre qualité par manque d’enseignants, d’infrastructures scolaires et de matériels pédagogiques et ludiques, ce qui n’est pas de nature à faciliter la réalisation de l’ODD4. L’offre préscolaire provient non seulement du public mais aussi du secteur privé ainsi que des communautés. Les enfants qui en bénéficient sont peu nombreux, le plus souvent issus de zones urbaines et de milieux sociaux favorisés. Cinq (5) départements sur 12 ont des Taux Bruts de Pré-Scolarisation (TBPS) inférieurs à la moyenne nationale. La différence entre les extrêmes est considérable, notamment de 21 points de pourcentage entre la Donga (27 %) et l’Alibori (6 %). Entre 2020 et 2021, le secteur de l’enseignement maternel a amorcé une amélioration de ses performances en matière d’offre. Le nombre d’écoles maternelles publiques et privées est passé de 2 829 en 2020 à 3044 en 2021 contre 2866 en 2019. Le privé contribue à la dynamique de ce niveau d’enseignement. En 2021, 46 % des écoles maternelles ouvertes relèvent du privé avec 30 % des effectifs contre respectivement 42% et 34 % en 2019. Le TBPS a évolué en dents de scie entre 2017 et 2021 passant de 16,1 % à 15,9 % malgré l’engagement national de porter le Taux Brut de Préscolarisation (TBPS) à 25 % en 2021 et à 33 % à l’horizon 2030. Evolution des allocations du préscolaire En 2021, il est alloué au MEMP un budget de 126,2 milliards FCFA contre 118,9 milliards FCFA en 2020. Sur la base des estimations faites, le préscolaire bénéficie de 11,0 milliards FCFA en 2021 contre 10,7 milliards F CFA en 2020. Les allocations budgétaires au profit du préscolaire croissent moins vite que celles du MEMP. En effet, entre 2020 et 2021, le budget du MEMP a connu un accroissement de 6 % alors que celui du préscolaire s’est accru de 3 %. Il est à noter que depuis 2019, les allocations au préscolaire ont amorcé une hausse correspondant à un taux d’accroissement de 3,3 % entre 2019 et 2021 contre une baisse de 0,03 % précédemment observée entre 2017 et 2019. La part du budget du préscolaire dans le Budget général connaît une baisse depuis 2020 passant de 0,67% à 0,66% en 2021 pour s’afficher à 0,61 % en 2022. La même tendance s’observe pour la part du budget du préscolaire dans le PIB qui passe de 0,12 % en 2020 à 0,11 % en 2021 et 2022. Les allocations budgétaires au préscolaire nécessaires pour atteindre les objectifs du Plan Sectoriel de l’Education n’ont pas été mobilisées. De même, les actions prévues dans ce document n’ont été ni planifiées ni budgétisées pour être mises en œuvre. En effet, les PTA 2020 et 2021 du MEMP n’ont prévu que des sensibilisations des collectivités et communautés locales sur les questions de préscolarisation démarrées en 2020 pour se poursuivre en 2021. Aucune action spéciale de construction de salles de classe notamment dans les communes à faible taux brut de préscolarisation n’a été remarquée dans les budgets alloués à la maternelle. Les dépenses d’investissements à la maternelle qui devraient passer de 3701 millions FCFA en 2018 à 3848 millions FCFA en 2021, selon les prévisions du PSE, n’ont été que de 342 millions FCFA en 2018 contre 913,2 millions F CFA en 2017. Pour l’exercice 2021, le MEMP a été doté de 126, 2 milliards FCFA avec 11,7 milliards FCFA de dépenses en capital, mais il n’a été identifié que 216 millions FCFA d’investissement dans le préscolaire. Le volume des crédits alloués au préscolaire dépend de l’importance du budget du MEMP puis de celui de l’Etat tiré du Produit Intérieur Brut (PIB) et du degré de priorité qui lui est accordé. En 2021, le préscolaire a reçu une allocation budgétaire de 11,0 milliards FCFA sur les 126, 2 milliards F CFA du budget du MEMP et de 216 millions F CFA de dépenses en investissement provenant entièrement de ressources extérieures. Sur les 2625 millions F CFA de dotations extérieures des dépenses en capital du MEMP, il n’est alloué au préscolaire que les 8,23 %. Sur le financement intérieur des dépenses d’investissement du MEMP, le préscolaire est laissé pour compte, le FADEC étant entièrement absorbé par le primaire. Décentralisation et éducation préscolaire La dotation de 4320 millions FCFA de Fonds d’Appui pour le Développement des Communes (FADEC) prévue pour être transférée aux communes sur la base de leurs besoins exprimés en salles de classe ne donne aucune précision sur le nombre de salles destiné au préscolaire. Un examen des dotations allouées au préscolaire révèle des disparités régionales. Pour exemple, le département du Zou couvre beaucoup plus d’écoles que le Littoral (262 contre 42 dans le Littoral) mais reçoit moins de transfert que le littoral (281 mille FCFA contre 368 mille FCFA pour le Littoral). Il en de même entre la Donga et l’Atlantique, entre les Collines et le Mono. Pistes de plaidoyer pour une amélioration de l’éducation préscolaire Au regard de l’immensité des défis à relever en vue d’assurer le développement du sous-secteur, il est recommandé que : - le gouvernement œuvre à l’accroissement de la part du préscolaire dans le Budget de l’Etat pour atteindre au moins 1% ; - le Comité de la Réforme Budgétaire du MEMP accorde plus de priorité aux investissements dans le préscolaire conformément aux ressources planifiées dans le Plan Sectoriel de l’Education ; - la réalisation d’une recherche-action pour comprendre les facteurs expliquant les meilleurs résultats de la Donga afin de partager les leçons apprises et les bonnes pratiques avec les communes des autres départements ; - la Direction de la Planification, de l’Administration et des Finances du MEMP et les responsables de programmes facilitent la traçabilité des ressources allouées au préscolaire lors de l’élaboration des Plans de Travail Annuel ; - le MEMP accorde plus de priorité à la mise à disposition des écoles maternelles de matériels ludiques et à la formation continue des animateurs et éducateurs ; - plus de priorité à la création et au fonctionnement des Centres Préscolaires Communautaires dans les communes en retard par rapport à l’accès au préscolaire ; - plus d’ équité et d’efficience dans la gestion de la préscolarisation au niveau des communes. TELECHARGER ET LIRE L’INTEGRALITE DE LA NOTE BUDGETAIRE SUR :
https://bit.ly/3MGZJhv Société 07 juin 2022


An 1 Talon 2/ Enseignements maternel et primaire : une extension de 75 % des cantines scolaires réalisée
Accès, équité et rétention. Le Bénin a réalisé des progrès au niveau de chacun de ces trois axes dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire, selon le ministre Salimane Karimou intervenant sur le bilan de l’an 1 Talon 2, ce dimanche 5 juin sur la Télévision nationale.
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, s’est prêté à l’exercice de reddition de comptes dans son sous-secteur, un an après le démarrage du second quinquennat de Patrice Talon. Sur l’émission « Le gouvernement en action » sur la Télévision nationale, son intervention a porté sur trois axes à savoir la facilité d’accès au système scolaire, l’équité et la rétention notamment des filles. Il indique que l’amélioration des performances ces dernières années est essentiellement liée aux progrès réalisés à chaque niveau.
En relevant que les résultats scolaires se stabilisent autour de 75 % de taux de réussite, il fait focus sur les cantines scolaires qui ont connu également une extension à hauteur de 75 % du taux de couverture en 2022, soit un élargissement de 25 %, avec une incidence financière passant de 6 milliards à 15 milliards F Cfa. Ainsi, les 1 802 nouvelles écoles sélectionnées, en plus des 3 500 bénéficiaires actuelles, seront fonctionnelles dès la rentrée prochaine.
« Parce que les vivres sont déjà en place dans la plupart de ces écoles. Ça participe de la politique d’accélération de la scolarisation et de la qualité dans les écoles. L’objectif du gouvernement, c’est un taux de couverture de 100 %...», a déclaré le ministre. Il explique que le gouvernement a promis de réduire ou d’annuler totalement le déficit en infrastructures scolaires.
Dans ce cadre, plus de 6 000 salles de classe ont été construites durant le premier quinquennat, grâce à l’Etat qui a joué sa partition, en mettant à la disposition des collectivités territoriales, à travers le Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), les ressources nécessaires passées d’environ 3 milliards à 7 milliards F Cfa. « Nous avons prévu la réfection de 15 000 salles de classe. A ce niveau également, c’est totalement réalisé aujourd’hui.

Effecience

En termes d’accès, nous pouvons vous dire que nous avons plus de 3 000 salles de classes inoccupées », souligne Salimane Karimou. Cela est dû au fait que des fusions ont été faites au niveau des complexes scolaires situés généralement au niveau des chefs-lieux d’arrondissement, afin de respecter les normes du ratio 50 apprenants pour un enseignant, et fermer les classes de 10 élèves. Le déficit en enseignants a donc été réduit et de plus de 12 000 en 2017, le pays est passé à 4 000 environ avec le recrutement de 3 601 en 2021. Et le programme des aspirants a permis de combler entièrement le vide.
En termes de qualification, le ministre fait observer que ce sont des professionnels rompus à la tâche qui sont envoyés devant les élèves. Dans les rangs des aspirants, le baccalauréat reste le plus bas niveau pour la sélection en attendant un recrutement formel.  « Nous avons satisfait aux exigences en termes de construction d’infrastructures scolaires, mais cela ne veut pas dire que la totalité est comblée.
Il y a encore des disparités par régions ou par endroits. Par exemple dans certains établissements à Cotonou, vous verrez des salles de classe à effectif normal ou pléthorique et des salles de classe sans grand effectif », a déclaré le ministre avant d’ajouter : « Vous verrez des salles de classe en matériaux précaires. Nous avons essayé de répertorier tout cela. C’est pour cela que le gouvernement a fait l’option de transférer aux collectivités territoriales les ressources pour la réalisation des infrastructures scolaires, parce qu’elles sont censées savoir quels sont les besoins réels ».
A l’en croire, malgré les efforts fournis par le gouvernement en matière de financement de l’éducation à travers les diverses subventions, les cantines scolaires, la distribution des kits scolaires, les effectifs notamment au niveau des filles sont en chute. D’où l’organisation, en mars dernier, d’un forum national sur la scolarisation des filles pour recenser les maux et trouver les solutions qui conviennent.
Pour ce quinquennat donc, le gouvernement maintient le cap en termes de réalisation d’infrastructures, de réfection des salles, de défi de l’éducation des filles, de la scolarisation universelle.
Actualités 07 juin 2022


Cep session de juin 2022 : 226 676 candidats planchent dans 775 centres dès ce mardi
L’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2022 démarre, ce mardi  7 juin, sur l’ensemble du territoire national. La première épreuve sera officiellement lancée par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, au Collège d’enseignement général de Tchatchou qui sert également de centre d’examen dans la commune de Tchaourou.
226 676 candidats dont 107 129 filles répartis dans 775 centres composent, dès ce mardi 7 juin, dans les épreuves écrites, pratiques, orales et sportives du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2022 sur l’ensemble du territoire national. Cette évaluation consacre la fin de l’enseignement primaire et donne droit au premier diplôme scolaire.
Le taux d’inscription cette année est en baisse de 6,36 % par rapport à celui de 2021 où l’on notait un effectif de 242 066 inscrits. Les candidats à besoin spécifique, notamment les sourds-muets et autres sont au nombre de 100. L’examen sera officiellement lancé par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, au Collège d’enseignement général de Tchatchou qui sert également de centre dans la commune de Tchaourou dans le département du Borgou.
A la veille de ce lancement officiel et comme de coutume, le ministre a délivré un message pour souhaiter du courage et du succès aux candidats. Il les a rassurés que les dispositions sont prises pour que l’examen se déroule normalement. Salimane Karimou a invité les candidats à être sereins, décontractés et à ne pas céder à la panique. Car, selon lui, l’examen du Cep n’est pas différent des évaluations en classe et il ne leur sera demandé que ce qui leur a été enseigné. «Vous avez affaire à une évaluation de vos connaissances comme vous en avez l’habitude avec vos enseignants. Certes, le contexte est légèrement différent mais il n’est pas hideux.
Toutes les dispositions sont prises pour que vous ne soyez pas dépaysés. N’ayez pas peur », rassure le ministre. Il conseille aux candidats de lire attentivement et sérieusement le contexte et la consigne et de commencer par la question qui leur paraît la plus abordable en prenant soin de reporter leurs numéros sur leurs feuilles de composition.

Des conseils et avertissements 

Salimane Karimou exhorte les parents d’élèves à ne pas baisser la garde. Il faut qu’ils assistent les candidats en veillant à ce que rien ne leur manque durant les quatre jours que dureront les épreuves, notamment apprêter les fournitures nécessaires surtout leurs cartes d’identité et  prévoir des tenues convenables contre d’éventuelles pluies.
Poursuivant son message, le ministre invite les enseignants, les agents de sécurité, les forces de l’ordre, les représentants des collectivités territoriales et autres acteurs impliqués dans l’organisation de l’examen à s’acquitter, chacun, de sa mission comme cela se doit. Il faut qu’ils veillent au déroulement sans faille de l’examen dans le strict respect des règles d’éthique et de déontologie. « Aucune insuffisance ne sera tolérée, car c’est de l’avenir de notre pays qu’il s’agit », prévient Salimane Karimou.
Les équipes de supervision sont déployées, en tout état de cause,  sur le territoire national et sont instruites à l’effet d’apporter les appuis logistiques et techniques partout où le besoin se fera sentir, rassure le ministre.
Actualités 07 juin 2022


Impacts de la Covid-19 et de la crise russo-ukrainienne : les mesures préconisées face à la poussée inflationniste
L’inflation engendrée par la pandémie de Covid-19 et aggravée par la guerre russo-ukrainienne fait craindre des conséquences désastreuses sur l’économie. La crise appelle à des mesures idoines pour atténuer les impacts sur la croissance, le niveau d’insécurité alimentaire et la pauvreté.
Outre les conséquences macroéconomiques, la guerre en Ukraine pourrait accroître le niveau d’insécurité alimentaire, la pauvreté et l’extrême pauvreté au Bénin, a alerté la direction de la Recherche et des Etudes stratégiques (Dres) du ministère de l’Economie et des Finances.
A travers une étude intitulée « Crise russo-ukrainienne : enjeux et effets potentiels sur l’économie béninoise » (mars 2022), elle a annoncé « une flambée historique des prix des matières premières », notamment des produits vivriers et pétroliers, qui fragiliserait davantage le pouvoir d’achat des populations.
En fait, précise le document, le Bénin importe beaucoup de pétrole russe, soit 134,4 milliards de francs Cfa sur la période 2016-2021 et affiche une dépendance vis-à-vis de certains produits dont le blé (95 %), les houilles (37,7 %) et les engrais (20 %), d’après l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad, 2022).
Le pays est relativement dépendant de l’Ukraine pour certains produits : 25,1 % des importations en « fil machine, en fer ou en aciers non alliés » pour 26,3 milliards F Cfa, 16 % des « Barres en fer ou en aciers non alliés » pour 5,5 milliards F Cfa, près de 11 % des engrais minéraux ou chimiques azotés sur la même période.
La Russie ne constitue pas un débouché prépondérant pour les produits béninois ; en revanche l’Ukraine compte pour 2 % dans les exportations du Bénin (coton, or, etc.) pour un montant de 56 milliards F Cfa entre 2016 et 2021.
Malgré une résilience avérée de l’économie nationale, le Bénin n’échappe pas aux conséquences fâcheuses de la crise. « Le conflit induit une amplification des pressions inflationnistes au Bénin,
bien qu’éloigné du théâtre de la guerre », constate la Dres.
« Outre les produits pétroliers, la hausse des prix des produits alimentaires fait redouter une inflation domestique forte et potentiellement durable », ajoute-t-elle. Les simulations indiquent une hausse de l’inflation comprise entre 1,2 à 2,6 points en 2022, et qui se ressentirait davantage dans les zones urbaines (entre 1,4 et 3,1 points).

Incertitudes et précarité

L’envolée des prix aggrave la précarité sociale ambiante, laquelle pourrait être marquée par une insécurité alimentaire, anéantissant les progrès notés ces dernières années dans la lutte contre la pauvreté et l’extrême pauvreté. De ce fait, les ménages subiraient une perte significative de leur pouvoir en raison de l’augmentation des prix. Les simulations au plan national projettent une baisse des revenus disponibles de 1,9 à 5,6 % pour les ménages ruraux et de 2,04 à 5,8 %
pour les ménages urbains.
Par conséquent, leur consommation réelle régresserait dans des proportions comprises entre 2,3 à 5,85 % pour les ménages ruraux contre 2,6 à 6,3 % pour les ménages urbains. Il en est de même pour leur épargne qui baisserait également. Le Fonds monétaire international (Fmi) a annoncé la révision à la baisse des perspectives de croissance pour 2022. L’Organisation de Coopération et de Développement économiques (Ocde) se fait plus précise, tablant sur une baisse de la croissance mondiale d’environ 1 point et une hausse de l’inflation de 2,5 points de pourcentage au niveau mondial. Au Bénin, le déficit extérieur devrait se creuser davantage.
La croissance sera impactée avec le renchérissement des taux d’intérêt sur les marchés financiers, ce qui constituerait un obstacle pour le financement des investissements. Les hypothèses simulent une perte de croissance économique en 2022 de l’ordre de 0,4 à 1,2 point, avec la diminution de la valeur ajoutée ainsi que des taxes sur la production.

Mesures 

Dans le but de limiter l’effet dépressif du pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres, de prévenir les pénuries de produits de dépendance identifiés et de limiter l’impact de la crise sur la croissance économique, les économistes ont préconisé, entre autres, la réduction voire la suppression de droits de Douanes sur les importations de produits de grande consommation. Selon eux, le blocage des prix de l’énergie (essence, gaz), en particulier le prix de l’électricité à partir d’un seuil jugé de rupture, permettra de limiter l’impact de la hausse des prix mondiaux du pétrole et du gaz sur le pouvoir d’achat d’une grande majorité de Béninois.
Une diminution temporaire des taxes sur le pétrole pour les petites entreprises fortement dépendantes des produits pétroliers permettrait de baisser les coûts de production et de préserver l’emploi et l’activité dans ces sociétés qui pourraient autrement faire faillite. Des facilités devraient être envisagées en faveur des importateurs de blé russe, notamment dans la recherche immédiate de fournisseurs de substitution. Dans le même temps, il est préconisé de maintenir, voire d’amplifier les restrictions à l’exportation des produits vivriers afin de « confiner » l’offre locale et assurer la sécurité alimentaire. La subvention des coûts des intrants agricoles (engrais, pesticides, provendes, vaccins, etc.) favorisera également le maintien et le développement de la production agricole.
A moyen et long termes, l’accent devra être mis sur les mécanismes d’amélioration de la productivité et de la production des cultures vivrières avec des superficies emblavées plus conséquentes. Pour ce faire, il est suggéré la mise en place d’un accompagnement technique, matériel et financier en faveur des producteurs mais aussi des jeunes diplômés des filières agricoles afin de faciliter leur installation effective y compris dans des zones agricoles de l’Etat. Il convient aussi d’investir massivement dans les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance du pays à l’importation de produits pétroliers.

-------------------- Effet domino ! ----------------------------

Quand deux éléphants se battent, ce sont les herbes ou les fourmis qui en souffrent, dit le proverbe. Les conséquences de la guerre russo-ukrainienne sont perceptibles, d’autant plus que la Russie reste le premier producteur mondial de combustibles, assurant 10 % de l’approvisionnement mondial dont 11 % du pétrole et ses produits dérivés et 13 % des houilles, cokes et briquettes (des produits de charbons et de gaz). Elle contribue également à 5,23 % à l’approvisionnement mondial de céréales, notamment le blé, l’orge, le maïs moulu.
Par ailleurs, le pays de Vladimir Poutine occupe une place prépondérante dans l’exportation des métaux non ferreux, du fer et de l’acier, des engrais bruts et spécifiques ainsi que des huiles, graisses et cires d’origine animale ou végétale. Quant à l’Ukraine, elle tient le 7e rang avec 4,7 % de l’approvisionnement mondial de céréales et la 5e place des exportateurs d’huiles, graisses et cires d’origine animale ou végétale, etc.
Eu égard au poids et au rôle majeur des deux pays en guerre, les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement dues au conflit devaient logiquement faire grimper les prix des hydrocarbures et des matières agricoles. Il est craint que le prix du baril du pétrole qui frôle déjà les 120 dollars ne grimpe pour atteindre le record de 147,5 dollars de 2008, si la mésintelligence perdure n
C. U. P.
Economie 07 juin 2022


Cherté du la vie : « Le gouvernement mène un combat corps-à-corps », selon Wilfrid Djidonou
Dans la présente interview, Arnaud Wilfrid Djidonou, ancien directeur de cabinet du ministre de la Communication et de la Poste et acteur politique, se prononce sur la récurrente question de la cherté de la vie qui défraye la chronique.

La Nation : La cherté de la vie défraye aujourd’hui la chronique. Qu’en dites-vous ?

La cherté de la vie ! C’est regrettable. Hier, la Covid-19, aujourd’hui la guerre qui fait rage en Ukraine. Deux malheureux événements qui compliquent la vie à tout le monde, en Afrique comme en Europe, en Amérique, en Asie, en Océanie, sur tous les continents, partout. Faisant suite à la pandémie de la Covid-19, la guerre en Ukraine vient encore plus hypothéquer le fonctionnement des grandes usines de production du gaz, du pétrole...
C’est le lieu d’indiquer que le grand problème du Bénin, c’est la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. C’est pourquoi le président de la République travaille avec acharnement à réduire cette dépendance. Dans le Pag I, il a pris des options pour asseoir et renforcer les bases de l’économie nationale. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, on note les mesures prises pour la sécurisation des terres, la promotion des cultures à haute valeur ajoutée, la transformation locale, la mise en place de grands magasins et de grands marchés.
Dans le Pag II, on note les mesures fortes pour la facilitation de l’accès aux semences, intrants et marchés, les mesures fiscales et non fiscales incitatives en faveur de l’importation, des intrants agricoles et de l’exportation des produits agricoles. Le même Pag II mentionne également l’appui au développement des filières lait et viande, etc. Il faut encourager les populations qui ont aujourd’hui la vie dure. Dans le même temps, il faut les apaiser et les rassurer, car le gouvernement ne baisse pas les bras.

Les populations partout s’en inquiètent pourtant, on ne peut nier cette évidence…

On ne peut la nier. Personne ne peut la nier. Le panier de la ménagère a pris un coup. Les prix ont flambé de façon vertigineuse sur le marché. Une inflation galopante est observée. Les produits de première nécessité coûtent les yeux de la tête. Personne ne le nie. Mais le gouvernement est tous les jours en guerre contre ce phénomène.
Ça aussi, c’est une réalité. Il est à pied d’œuvre et livre un combat sans merci pour protéger les populations et atténuer ses effets. Et ce gouvernement que nous connaissons déjà, ne reculera pas tant que les populations ne seront pas soulagées dans leur quotidien et ne se sentiront pas mieux.

Les critiques cependant ne manquent pas quant aux initiatives gouvernementales. Qu’en dites-vous ?

Je dois d’abord rappeler  l’engagement pris par le chef de l’Etat, au cours de la prestation de serment, pour un mandat hautement social. Ce hautement social est quotidiennement traduit dans les faits. Je saisis l’occasion pour saluer le génie du président de la République qui a su prendre, avec le gouvernement, de fortes mesures pour faire face à la cherté de la vie.
Ainsi, pour contenir l’inflation, il a pris des mesures pour soutenir les populations en fixant les prix de vente de certains produits et denrées alimentaires. Notamment, la farine de blé importée de 50 kg qui passe de 25 000 F Cfa à 20 000 F Cfa. Celle produite localement de 23 500 F Cfa à 19 915 F Cfa. Le riz importé de 50 kg (ordinaire) passe de 20 500 F Cfa à 18 450 F Cfa ; L’huile végétale importée est plafonnée à 1 300 F Cfa, le litre.
Des mesures d’exception ont été donc prises pour contrôler les prix des denrées de première nécessité, comme le riz, le blé, les produits manufacturés importés (le lait, le sucre, la tomate en boîte). Des mesures ont été également prises pour supprimer les redevances, pour exonérer la Tva sur les produits importés et réduire de 80 % les taxes sur le riz importé, tout ceci, sans occulter les 68 millions de dollars injectés dans les produits de grande consommation et toutes les autres mesures pour sécuriser l’approvisionnement. Ce n’est pas fini. Le gouvernement a revu les impôts. Le nombre d’impôts a été sensiblement revu à la baisse. De 52, le gouvernement a passé le nombre à 34, soit 18 impôts mis en suspension.
En outre, de façon ciblée, le gouvernement a procédé à la répartition d’une enveloppe de vingt milliards de F Cfa aux entreprises formelles et informelles en guise de soutien face aux effets de la crise sanitaire engendrée par la Covid-19, je n’omets pas la constitution d’un stock de gasoil et le maintien de son prix de cession à la pompe à 600 F Cfa ; au maintien des prix de sortie d’usine du ciment.
Mais les esprits malveillants, les commerçants véreux sont décidés à profiter de la situation. La flambée des prix aujourd’hui est le fait des chocs ou facteurs exogènes et de la spéculation artificielle. Nos denrées produites localement font objet d’approvisionnement par les pays voisins. Par exemple, le Niger et le Nigeria viennent surpayer ces produits ici. Ainsi, les nôtres préfèrent écouler leurs produits dans ces pays ou font des transactions en direction de ces zones.
Certains travaillent même pour et réussissent à créer une fausse pénurie en gardant les produits afin de les vendre par d’autres canaux savamment mis en place aux voisins limitrophes. Heureusement, le gouvernement est en train de traquer ces commerçants véreux. Aussi, régulièrement, les forces de l’ordre et les douaniers arraisonnent des tonnes et des tonnes de produits subventionnés ou alimentaires destinés à l’exportation. Preuve que les initiatives gouvernementales portent leurs fruits.
Actualités 07 juin 2022


Non respect du prix de cession de l'huile végétale : Attention, la répression enclenchée !
Le ministère du Commerce procède actuellement à des contrôles inopinés du prix de cession de l'huile végétale au consommateur final dans les grandes surfaces.

Plusieurs supermarchés ont reçu la visite inopinée des contrôleurs du ministère du Commerce, le vendredi 3 juin 2022  et le samedi 4 juin 2022. Les contrôles qui ont eu lieu à Cotonou et Abomey-Calavi ont conduit à la délivrance de convocation à plusieurs commerçants pour "majoration illicite des prix de vente de l'huile végétale". Les agents du ministère du Commerce  n'ont pas eu d'autre choix, étant donné que dans la grande majorité des boutiques sillonnées, les prix étaient largement au-dessus du plafond fixé par le gouvernement qui est 1300 FCFA. Aussi les contrôleurs ont-ils procédé à la "saisie fictive" de plusieurs dizaines de bidons d'huile. Les constats font aussi état de la non délivrance par endroits de facture aux clients. La Nation, le journal de référence, vous réserve plus de détails dans sa prochaine parution. Les "commerçants indélicats" sont avertis, puisque pouvant recevoir la visite des contrôleurs à tout moment.

  Pour rappel, à compter du 19 mai 2022, le prix de vente de l’huile ne doit pas excéder 1300 francs. « Le prix de vente au détail au consommateur final de l’huile végétale raffinée est plafonné à mille trois cents (1300) F CFA », renseigne l’arrêté interministériel 2022/090 portant plafonnement du prix de l’huile végétale raffinée en République du Bénin. L’arrêté signé de la ministre du Commerce Alimatou Shadiya Assouma et du ministre de l’Économie et des Finances intérimaire José Didier Tonato précise que les prix de vente s’entendenti ''prix de vente Tva collectée incluse. Les prix de vente des distributeurs sont des prix finaux sans Tva.'' La chaîne de Tva s’arrête au niveau des producteurs locaux, précise cet arrêté qui s’appuie sur les dispositions de la loi 2016-25 du 4 novembre 2016 portant organisation de la concurrence.
Société 05 juin 2022


Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques : des chèques de compensation aux populations affectées de Comé 
Des chèques de compensation sont remis, mercredi 1er juin dernier, aux personnes affectées, à Comé, par le Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques. En marge de ce geste, les bénéficiaires ayant répondu présents au siège de l’arrondissement central ont été invités par le coordonnateur du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc), Abraham Avakoudjo et le maire Bernard Adanhokpe à jouer leur partition.
D’un montant global de 56 823 750 francs Cfa, des chèques sont remis, à Comé, aux personnes affectées par le Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc). Quelque cent personnes sont concernées par ce geste du Pavicc qui encourage ainsi à libérer les emprises de ses projets destinés à améliorer les conditions de vie à Comé. Précisément à Kandé, Hongodé, Azannou, Nongo et à Djacoté, cinq localités d’où sont issus les bénéficiaires.
Les montants inscrits sur les différents chèques représentent l’intégralité de ce qui est retenu, au titre de compensation, entre chacune des personnes affectées par le Pavicc et les parties prenantes de sa mise en œuvre, explique le coordonnateur Abraham Avakoudjo. Comé étant la première des quatre communes ciblées par le Pavicc, où la remise de chèque est devenue réalité, le coordonnateur a tenu à saluer l’adhésion des populations aux actions de développement de leurs localités. Ses mots de gratitude sont allés aussi au maire et aux élus pour leur implication dans les négociations.
La remise des chèques fera place à l’exécution physique des projets du Pavicc dans la cité des Waci. A cet effet, le coordonnateur invite à procéder à la libération effective des emprises. Il souligne que «La prochaine étape consiste en ce que l’entreprise adjudicataire des chantiers entame la construction des ouvrages d’assainissement, le pavage des voies sélectionnées, suivi de l’aménagement paysager et la pose des lampadaires». Font également partie des projets, l’aménagement des placettes traditionnelles ainsi que la construction de salles de classe et de bloc administratif au Ceg4.
Bernard Adanhokpe, maire de Comé et le secrétaire exécutif de la mairie, Touré Djaloud Boni Tessi, soulignent que la réception des chèques marque l’accord définitif des bénéficiaires à dégager les emprises. Ils les ont exhortés, à tour de rôle, à jouer leur partition, celle de sauvegarder ce qui peut l’être au risque de faire face à la pression des engins de l’entreprise en charge de l’exécution des travaux. Pour eux, il est question de faire en sorte que Comé demeure dans le même élan. Celui d’une commune disciplinée, modèle d’engagement pour la vision de développement du gouvernement, allusion faite au premier rang qu’occupe la commune dans la facilitation du paiement des compensations.
Environnement 03 juin 2022


L’Esprit saint au cœur de la Trinité : « Rien de ce qui est, n’est sans lui »
Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint : trois Personnes, et pourtant un seul et vrai Dieu. C’est la foi de l’Eglise catholique qui célèbre ce dimanche 5 juin la solennité de la Pentecôte, la descente de l’Esprit Saint. Quelle est sa place au sein de la Trinité ? Y a-t-il une hiérarchie entre les trois Personnes ?
« Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint ne sont pas les mêmes Personnes. Ce sont des Personnes bien distinctes. Et ce n’est pas du trithéisme parce qu’on se retrouverait devant trois Dieux. Non ! Il s’agit d’une seule et même nature divine en trois Personnes bien distinctes. Le Père ne se confond pas au Fils, et le Fils ne se confond pas non plus à l’Esprit Saint », fait observer le père Irenée Tigo, fidei donum dans le diocèse de N’Dali.
A l’en croire, il y a souvent deux hérésies qui guettent les personnes qui tentent d’expliquer la Trinité. Il s’agit du modalisme et du subordinationisme. « Le modalisme ou la conception modaliste consiste à considérer l’Esprit Saint comme un mode de manifestation, c’est-à-dire une manière pour Dieu le Père ou Dieu le Fils de se manifester. Donc l’Esprit Saint ne serait au fond que Dieu le Père ou le Fils qui se manifesteraient autrement sous le nom de l’Esprit Saint. Le subordinationisme ou la conception subordinationiste consiste à subordonner l’Esprit Saint au Fils et le Fils au Père.
Et comme tel, le Fils et l’Esprit Saint seraient inférieurs à Dieu le Père, autrement dit, ils ne partageraient pas la pleine nature divine avec le Père ! », relève le père Irenée Tigo. Des conceptions erronées qui peuvent conduire à des hérésies. C’est pourquoi le clerc conseille : « Quand nous voulons parler du Saint Esprit, il nous faut bien faire attention à ce que nous disons pour ne pas faire des hérésies et être littéralement dans l’erreur. Notre bonne volonté d’expliquer la Trinité et notamment le Saint Esprit aux gens ne suffit pas, il faut encore maitriser ce dont il est question ».

Qui est l’Esprit Saint ?

De l’Esprit Saint, il convient de retenir qu’Il est la troisième hypostase de la Trinité et partage la même nature divine que Dieu le Père et Dieu le Fils. « L’Esprit Saint est Dieu. A la création du monde, il planait sur les eaux pour faire advenir la vie et rien de ce qui est, n’est sans lui.
Le Saint Esprit est désigné dans l’Ancien Testament par le terme hébreu « Rouah » qui signifie l’air en mouvement, le souffle, le vent, le dynamisme, une force, la respiration, l’haleine. Ce terme Rouah est traduit dans le Nouveau Testament par le terme grec «pneuma» qui signifie le vent (Jn 3, 8), le souffle, la respiration (Lc 23, 46), l’intelligence (Mc 2, 8) », explique le père Irenée Tigo. Il fait remarquer que Jésus-Christ désigne l’Esprit Saint sous les vocables de : «le Défenseur, le Paraclet, le Consolateur, l’Esprit de Vérité».
C’est pourquoi en recevant le Saint Esprit, les Apôtres ont été libérés de la peur et ont porté avec courage la bonne nouvelle aux extrémités de la Terre. « La figure du Saint Esprit a été plus mise en exergue au Concile de Constantinople (381). En effet, si Jésus-Christ est consubstantiel au Père, l’Esprit Saint, quant à lui, procède du Père et du Fils. Et comme le disent les Pères conciliaires à Constantinople : Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire, il a parlé par les prophètes », précise le clerc.
Société 03 juin 2022


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