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Nouvelles

15e journée du Championnat féminin de football : Naja Fc contraint de se relancer
Le championnat d’élite du Football féminin va aborder, ce week-end, sa 15e journée, dans le groupe B. Battues (1-2) par Gazelles lors de la journée précédente à domicile, les joueuses de Naja Fc effectueront, dimanche 1er mai prochain, le déplacement de Djeffa où elles sont attendues par l’Umsa. 5e au classement avec 14 points-7, elles ont besoin d’une victoire pour se relancer. Dauphin du leader provisoire, Sam Nelly, 33 pts +29 va en découdre avec Black stones à Missérété tandis que les Tigresses vont affronter Aïnonvi au stade René Pleven de Cotonou. Avant ces confrontations, vainqueur de Tigresses Fc par le score de 3-1, Dynamique Football Club, leader avec 34 pts +37, sera aux prises avec la lanterne rouge, Flèche Noire, demain samedi 30 avril, sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi. Ch.H. ----------------------------------------------------------------------------------------------------- Programme des matchs Samedi 30 avril 2022 14H Flèche noire # Dynamique Fc à Calavi Dimanche 1er mai 2022 14 H Tigresses # Ainonvi à Cotonou 2 16H Usma # Naja à Cifas 14 H Sam Nelly # Black Stones à Missérété Classements provisoires Poule B 1er Dynamique Fc 34 pts +37 2e Sam Nelly 33 pts +29 3e Aïnonvi Fc 27 pts +20 4e Tigresse Fc 17 pts -08 5e Naja Fc 14 pts -07 6e Gazelles Fc 13 pts -05 7e As Umsa 11 pts -20 8e Black Stones 10 pts -15 9e Flèche Noire 02 pts -27 pts Sports 29 avr. 2022


Droit à la santé infantile : a ‘’Mahou’’, le trésor est oublié
Les enfants du village Mahou dans la commune de Dassa (environ 200 km de Cotonou) sont privés de soins. Faute d’infrastructures sanitaires adéquates, beaucoup n’achèvent pas leur cycle de vie. Par Maryse ASSOGBADJO Mahou n’avait pas encore fini de faire son deuil ce mardi 12 avril 2022. Le décès prématuré de l’un de ses fils, la veille, bouleverse encore les esprits. Ce village situé à 12 km de Dassa est habitué à ces genres de situations en raison du manque d’infrastructures sanitaires. A ce jour, la localité ne dispose d’aucun centre de santé. Pour faire bénéficier des soins de santé à leurs enfants, les parents doivent arpenter plusieurs kilomètres sur une piste rurale déserte avant de rallier Dassa ou Savalou. Ce qui frappe à Mahou, c’est le grand désespoir qui habite les populations privées de soins. Beaucoup d’enfants y périssent,selon les témoignages d’Enock Houngnibo, chef du village et de ses administrés. Le paludisme sévit beaucoup dans la localité et hypothèque la santé des enfants. « Nos enfants tombent fréquemment malades. Très souvent, nous sommes impuissants pour les soulager, car nous ne disposons pas de centre de santé ici », se plaint le chef de village (Cv). Nicaise Fagnon, maire de la commune de Dassa, ne partage pas ces plaintes. « Il y a un centre confessionnel non loin d’ici, qu’ils (ndlr : les habitants) embranchent pour retrouver la route inter-Etats allant vers Savalou, où ils bénéficient des soins de santé », se défend-il. Au bord du désarroi, les populations signent et persistent que les soins de santé relèvent plutôt d’un luxe à Mahou. « Les enfants qui ont la chance d’être conduits tôt à l’hôpital sont guéris. Autrement, c’est le coup fatal », se lamente le Cv. La mortalité infantile et néonatale est une autre équation dans le village. La vie de Gisèle Ogbokotan, habitante de la localité, a failli basculer, il y a deux ans. « N’eût été une bonne volonté qui m’a secourue en chemin et m’a transportée dans un centre de santé à Dassa, je serais déjà morte en couches ». Cette femme, la quarantaine, a été le témoin du décès de plusieurs enfants. « Beaucoup d’enfants meurent dans notre village, faute de soins. Nous dépensons au moins 1 500 F Cfa pour les frais de déplacement pour rallier le centre de santé le plus proche », explique-t-elle. Discriminations Par ailleurs, le manque de sang crée beaucoup de tort aux enfants », souligne Médard Kamadé, secrétaire de la Mutuelle de santé et de nutrition de Mahou. A ce propos, il garde encore en mémoire le souvenir douloureux d’un enfant de six ans, passé de vie à trépas, il y a quelques mois, parce que n’ayant pas bénéficié des soins adéquats à temps. La discrimination des enfants du village Mahou par rapport à ceux du centre urbain est palpable. La population infantile encaisse doublement le coup pendant la saison pluvieuse. « Beaucoup d’enfants sont anémiés du fait du paludisme en période de pluie. La majorité d’entre eux ne bénéficie pas de soins adéquats », argumente le chef du village. Ici, les problèmes de santé sont liés au manque de dispositifs d’hygiène et d’assainissement. Les latrines publiques sont rares et la défécation à l’air libre n’est pas encore bannie. S’ensuivent les infections, les maladies diarrhéiques, la malnutrition…. Selon le Rapport d’évaluation du genre au Bénin de la Banque mondiale, « ces affections sont considérées comme des maladies associées à un haut risque de décès chez les enfants de moins de 5 ans. Au regard des conséquences connexes, en plus des pertes en vie humaine, le paludisme et autres pathologies mobilisent beaucoup de ressources en matière de santé publique ». Lorsqu’on sait qu’une bonne hygiène participe également de la santé, il y a lieu pour les pouvoirs publics de se pencher sur le cas de Mahou. Le stress des mères augmente lorsqu’elles doivent supporter le poids de la maladie de leurs enfants, sans être sûres de les amener au centre de santé dans les délais. Conséquence, leur productivité en pâtit, se plaint Gisèle Ogbokotan. « Nos forces productives s’épuisent parfois face à la misère de nos enfants. Leur santé dépend de notre bien-être », argumente-t-elle. Au centre de plusieurs autres villages, Mahou voit s’accroître sa population au jour le jour, passant de 867 habitants, selon le Rgph4 à plus de 1500 habitants aujourd’hui. Toutefois, la croissance démographique ne suffit pas à mettre la pression sur les décideurs. Pour l’heure, les responsables communaux semblent être en quête d’équilibre pour définir clairement des lignes budgétaires pour les soins de santé infantile au profit des populations de Mahou. Sur la question, Nicaise Fagnon tente de convaincre : « Ils ont le bénéfice d’un programme de piste rurale de la part du gouvernement via les ressources de la mairie. Lorsqu’il y a un problème lié aux ouvrages d’assainissement, nous nous attelons à travers les ressources du Fadec afin d’amoindrir leurs difficultés ». Selon lui, le programme de développement communal déployé par la mairie tient compte des grands indicateurs et repères à travers les objectifs de développement durable, la lutte contre les changements climatiques, l’approche genre et la promotion de la productivité féminine. Il y met tout de même un bémol. « Nous avons l’impression que les populations ne sont pas suffisamment impliquées dans les programmes de développement. Nous les associons, mais nous ne faisons pas de leur implication une activité majeure. Nos ressources propres ont commencé par s’améliorer il y a deux ans », nuance le maire de Dassa. La population, elle, se soucie peu des questions de redevabilité. Cette léthargie n’accroit pas non plus ses chances de bénéficier d’une infrastructure sanitaire digne du nom. Mettre la main à la pâte Face à leur misère, les populations de Mahou pensent qu’en prêtant une main forte à l’Etat, elles pourront bénéficier de sa bienveillance. C’est pourquoi, elles lui proposent l’octroi de terres, en vue de la construction d’un centre de santé à son profit. Nicaise Fagnon pointe du doigt la discrimination des enfants de ce village par rapport à ceux de Cotonou, capitale économique du Bénin. Faisant référence à l’Enquête démographique et de santé de 2017-2018, le document de Profil genre au Bénin confirme ce déséquilibre : « L’accès aux établissements de santé dans les zones rurales est plus difficile que dans les zones urbaines en raison de la distance, de l’inaccessibilité et du manque d’installations appropriées ». La Note d’analyse du budget général de l’Etat, gestion 2022 sous l’angle du genre relève que « les nombreuses disparités en matière de santé au Bénin conduisent souvent à de graves problèmes de santé qui compromettent la réalisation de l’accès universel aux soins de santé et l’atteinte des Objectifs de développement durable ». Médard Kamadé, secrétaire exécutif de la Mutuelle de santé et de nutrition de Mahou, analyse la situation de son village sous le prisme du sous-développement. « Le manque d’infrastructures sanitaires engendre non seulement des pertes en vie humaine mais aussi des maladies qui constituent un facteur d’aggravation de la pauvreté, une cause d’inégalité et un frein au développement du capital humain », relève-t-il. L’Objectif de développement durable N°3 promeut la « bonne santé et le bien-être de tous à tout âge », conditions essentielles au développement durable. En prenant à bras-le corps la situation de Mahou, l’Etat préserverait ses ressources dans la localité. De ce fait, il investirait plus dans le capital humain chaque année, car une population malade, de surcroit privée de soins, ne peut contribuer efficacement au développement. L’enjeu, c’est de s’assurer que chaque enfant, quel que soit son milieu jouisse d’une bonne santé pour contribuer au développement, car plus la relève bénéficie d’une bonne santé, mieux le pays se porte et le développement est réel. Il urge d’installer des infrastructures de soins au profit de Mahou afin de rectifier le tir. En attendant, les habitants de ce village lancent un cri de cœur aux pouvoirs exécutif et législatif en vue de l’allocation des ressources budgétaires pour la construction de centre de santé et de dispositif d’hygiène et d’assainissement à leur profit. Dans tous les cas, l’Etat gagnerait à doter ‘’Mahou’’ de ses vrais attributs afin de lui conférer ce qui lui reste de sacré, ses enfants, qui ne constituent pas moins la relève que ceux des milieux urbains. Santé 29 avr. 2022


Vulgarisation du Teqball : L’Association Racine de Bohicon dotée de matériel
Le comité exécutif de la Fédération béninoise de Teqball dirigé par Vincent Francis Kpohihoun a procédé, le week-end dernier, à la remise de matériel à l’Association Omnisports Racine de Bohicon. Cette action qui s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation de la discipline dans les communes du Bénin a été suivie d’une séance de démonstration et d’explication à la mairie de Bohicon. Membres fondateurs de la Fédération béninoise de Teqball (Fébéteq), les responsables de l’Association Omnisports Racine de Bohicon ont été dotés de matériel, le week-end dernier à Bohicon. Thierry Sessi, président de l’Association Omnisports Racine de Bohicon, s’est dit heureux de ce geste de la fédération qui va permettre la pratique de cette discipline dans cette commune. « C’est un nouveau jour qui se lève pour notre association et pour cette belle discipline qu’est le Teqball», a-t-il déclaré. C’est le lieu pour lui de remercier le président de la Fédération béninoise de Teqball (Fébéteq), Vincent Francis Kpohihoun, et toute son équipe pour la confiance placée en cette association. Il prend l’engagement de faire bon usage de ce matériel. Vincent Francis Kpohihoun, président de la FébéTeq, se félicite de la mobilisation autour de cette cérémonie de remise de matériel de Teqball. Rappelant les précédentes activités de vulgarisation à Cotonou, Tanguiéta et ailleurs, il pense que le Teqball est une discipline qui fait son petit bonhomme de chemin au Bénin. « Chose promise, chose due. C’est un grand jour pour Racine de Bohicon de recevoir les deux tables de Teqball. Le but est d’accompagner cette association à impacter le plus grand nombre de jeunes », a-t-il confié. Pour lui, l’avenir du pays, ce sont d’abord les jeunes pratiquants de ce sport. « A travers ce sport, il y a un certain nombre de valeurs que nous communiquons aux jeunes : la détermination, l’esprit d’équipe et surtout le respect de l’autre », a-t-il poursuivi. C’est alors qu’il invite la jeunesse à pratiquer ce sport qui contribue à la bonne santé. « Quand vous avez une bonne santé, je suis sûr que vous aborderez des choses de façon exemplaire et les résultats suivent », souligne-t-il. C’est pourquoi, il encourage la jeunesse de Bohicon à pratiquer le Teqball et à en faire une discipline phare. Pour sa part, Ruffino d’Almeida, maire de la ville de Bohicon, salue le comité exécutif de la Fébéteq pour avoir pensé à la ville carrefour pour cette démonstration de Teqball. «Je ne connaissais pas ce sport mais je viens de découvrir l’essentiel à partir de cette démonstration », a-t-il indiqué avant de souhaiter que ce sport se développe à Bohicon. « Je souhaite que le championnat national qui se profile à l’horizon se tienne à Bohicon », a-t-il déclaré. A l’instar du maire de Bohicon, Aimé Firmin Kouton, préfet du département du Zou, s’engage également à faire la promotion de cette discipline dans tout le département du Zou. « Tel que j’ai vu ce jeu se pratiquer, je pense qu’il occupera beaucoup notre jeunesse », fait-il remarquer. Pour lui, d’ici quelques années, la commune de Bohicon et le département du Zou auront de bons pratiquants de Teqball. «Je voudrais vous rassurer de notre soutien afin que ce sport se développe dans chacune des communes du département du Zou. Bel avenir au Teqball», a-t-il conclu. Sports 29 avr. 2022


1re journée des play-offs de la Ligue de basket-ball : Des remakes à l’allure de revanche en vue
Les rencontres de la première journée des play-offs de la Ligue professionnelle de Basket-ball du Bénin auront lieu, ce week-end, à Cotonou et à Parakou. Au nombre des six matches au programme, il est attendu dans les deux catégories, des retrouvailles entre Energie Bbc et Renaissance Bbc d’une part puis entre Aspac Bbc et Elan Coton d’autre part. Les retrouvailles s’annoncent alléchantes entre les formations d’Energie Basket-ball club et de Renaissance Bbc lors de la première journée des play-offs de la Ligue professionnelle de Basket-ball du Bénin, ce samedi 30 avril à Cotonou. Chez les dames, leader lors de la première phase du tournoi, Énergie Bbc aura à cœur de confirmer sa suprématie sur Renaissance Bbc au Hall des arts. Battue à l’aller 111-15 et au retour 106-29, l’équipe de Renaissance tentera de prendre sa revanche lors de ce troisième match entre les deux formations. Chez les hommes, vaincue à l’aller (61-62) comme au retour (91-73), Renaissance Bbc va vouloir prendre sa revanche. En dehors de ces confrontations, les matches entre Aspac Bbc et Elan Coton Bbc dans les deux catégories constituent également des remakes. Au niveau des dames, battu 36-44 lors de leur dernière confrontation, Elan Coton Bbc devra laver l’affront subi face aux portuaires à domicile tandis que chez les hommes, c’est la réaction contraire qui est attendue. Battu par le score de 72-77 lors du dernier match entre les deux clubs, l’Aspac Bbc, leader de la Conférence Sud devra prendre sa revanche sur son dauphin. Dans la Conférence Nord, Aspal Bbc sera aux prises avec Real Sports à Parakou. Vainqueurs à l’aller ( 80-48 ) comme au retour ( 77-45 ), les poulains de Jean M’po voudront gagner cette partie afin de prendre une sérieuse option pour la suite du tournoi. Le dernier match de cette journée dans la Conférence Nord mettra aux prises Teams Bs et Panthères Bbc dans la cité des Kobourou. Faut-il le rappeler, selon le règlement du tournoi, dans la catégorie des hommes, cette phase des play-offs se dispute au niveau de chaque conférence en linéaire et en aller-retour. A l’issue des face-à-face, les deux meilleures équipes au classement de chaque conférence disputeront la phase finale nationale. A ce niveau, le premier de la Conférence Nord va affronter le deuxième de la Conférence Sud pour le compte de la 1re demi-finale alors qu’en seconde demi-finale, le premier de la Conférence Sud va en découdre avec le deuxième de la Conférence Nord. Chez les dames, le règlement spécial stipule qu’Énergie Bbc qui a terminé leader au terme de la phase régulière va jouer Renaissance Bbc classée 4e pour la première demi-finale tandis qu’Aspac Bbc et Élan Coton Bbc respectivement 2e et 3e vont s’affronter pour la deuxième demi-finale.   -------------------- Programme du samedi 30/04/2022 --------------------------- 9H Energie Bbc ≠ Renaissance Bbc au Hall des arts (D) 11H Aspac Bbc ≠ Elan Coton Bbc au Hall des arts (D) 15H Aspal Bbc ≠ Real Sport Bbc à Parakou (H) 17H Aspac Bbc ≠ Elan Coton Bbc à Eya (H) 17H Teams Bs ≠ Panthère Bbc à Parakou (H) 19H Renaissance Bbc ≠ Energie Bbc à Eya (H) Sports 29 avr. 2022


Assemblée nationale : Le gouvernement rassure sur la cherté de la vie
Trois membres du gouvernement dont Romuald Wadagni en charge de l’Economie et des Finances ont planché, jeudi 28 avril, devant l’Assemblée nationale sur la cherté de la vie, notamment les raisons de cette crise et surtout les mesures prises pour l’atténuer et soulager les populations. L’espoir est permis par rapport à la cherté de la vie qui n’épargne aucun pays au monde. Le gouvernement a donné l’assurance, ce jeudi, à l’Assemblée nationale. Le sujet était au cœur des débats à l’hémicycle dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. Il s’agit d’une question d’actualité transformée en question orale avec débat au regard de son importance, conformément aux dispositions du Règlement intérieur du Parlement. La question a été posée par les députés Barthélémy Kassa, Orden Alladatin et Gérard Gbénonchi. Les éléments de réponse ont été fournis par le gouvernement représenté par le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouma et le garde des Sceaux, Séverin Quenum. Il ressort de leurs explications que la flambée des prix observée aujourd’hui sur le marché n’est pas du fait d’une quelconque mauvaise gestion du gouvernement. Elle est plutôt la conséquence des chocs exogènes dont le Bénin n’est malheureusement pas responsable. Il s’agit notamment de la crise liée à la pandémie de la Covid-19 et surtout de la guerre qui oppose depuis février 2022 la Russie et l’Ukraine, deux pays qui sont respectivement de gros exportateurs d’hydrocarbures et producteurs et exportateurs au monde des céréales et intrants agricoles. Face à cette situation qui est loin d’être apocalyptique même si elle est assez difficile avec des incertitudes pour tous les Etats au monde, le gouvernement béninois n’est pas resté sans réaction, a insisté le ministre d’Etat. Il a très tôt anticipé avec de nombreuses mesures urgentes. Entre autres, l’argentier national cite la subvention de plus de 50 milliards F Cfa allouée au secteur agricole pour soutenir l’achat d’intrants agricoles notamment pour le coton ; le plafonnement des prix des produits pétroliers; l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) notamment sur des produits comme le riz, le lait, le blé et l’huile. Il y a aussi l’abattement de 50 % sur les frais des transports des marchandises qui passent par le Port de Cotonou... Bien d’autres mesures ont été prises par l’Exécutif sur le plan structurel avec par exemple l’arrêt à court terme de l’importation de la volaille et des produits du bois; la poursuite de la diversification de l’économie, la création des conditions attractives pour les investisseurs et le renforcement de l’initiative du « consommons local ». La ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouma, s’est surtout inquiétée de la disponibilité en grande quantité et en qualité des produits locaux pour faciliter leur consommation par les populations. L’espoir est permis Sinon, explique-t-elle, le gouvernement a fait de son mieux pour contenir la crise qui n’épargne malheureusement aucun pays au monde. Le ministre en charge de la Justice a abondé dans le même sens que ses collègues pour appeler tous les acteurs intervenant dans la chaîne de distribution des produits de première nécessité à faire preuve de responsabilité. Ceci, pour ne pas saboter les efforts faits par le gouvernement pour maîtriser cette crise. Séverin Quenum avertit que tous ceux qui outrepasseraient les recommandations du gouvernement s’exposent à la rigueur de la loi. D’ailleurs, il est prévu bientôt une tournée des ministres sur le terrain pour sensibiliser les populations à tout ce qui est fait. Plusieurs députés dont les auteurs de la question d’actualité muée en question orale avec débat sont intervenus, après les explications du gouvernement. Ils ont tous salué les différentes actions visant à soulager les citoyens face à la flambée des prix. Ils ont trouvé pertinente l’initiative de la tournée nationale de sensibilisation qu’envisage le gouvernement. Les parlementaires ont souhaité être associés à cette mission pour plus d’efficacité. Ils n’ont pas manqué de faire quelques recommandations dont la nécessité pour le gouvernement d’utiliser le langage de vérité en ce qui concerne le coût des produits comme le riz et autres afin que cela n’alimente pas le commerce illicite ; de renforcer le contrôle des prix sur les marchés et la limitation des mesures d’exonération de la Tva et autres sur certains produits qui risquent d’handicaper la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Actualités 29 avr. 2022


Célébration de la fête nationale de l’Afrique du Sud : Renforcer davantage les liens de coopération avec le Bénin
La République d’Afrique du Sud a célébré, mercredi 27 avril dernier, sa fête nationale. Partenaire stratégique, elle entretient d’excellentes relations avec le Bénin dans de nombreux secteurs de développement. « La consolidation de nos acquis démocratiques », c’est autour de ce thème que la République d’Afrique du Sud a célébré, mercredi 27 avril dernier, sa fête nationale. En présence de diverses personnalités et d’invités, la nation arc-en-ciel a marqué d’un sceau spécial ce qui représente pour elle le Freedom Day (le jour de la liberté). Le Freedom Day célèbre en effet les premières élections libres qui ont eu lieu après la fin de l’apartheid, le 27 avril 1994. Cette fête aujourd’hui, plus qu’une simple célébration de la liberté est la célébration d’une Afrique du Sud libre, non raciale, démocratique et unie. «Aujourd’hui, l’Afrique du Sud et le peuple sud-africain se portent mieux que sous le régime de l’apartheid il y a de cela 28 ans», a déclaré Robina Marks, ambassadeur de la République d’Afrique du Sud près le Bénin. Tout en évoquant les nombreux efforts consentis par l’Afrique du Sud dans presque tous les domaines pour se hisser parmi les grandes nations, elle dit être fière de représenter un pays dont l’essence de la démocratie est non seulement intacte mais s’exerce avec rigueur, enthousiasme, dans le calme et avec équité. L’Afrique du Sud entretient d’excellentes relations avec le Bénin. Robina Marks souligne que lors des récentes discussions entre les deux pays, l’Afrique du Sud a réaffirmé son intention de renforcer les relations économiques, tout en identifiant de nouvelles opportunités dans les domaines des énergies renouvelables et de l’agro-industrie. Elle se réjouit d’avoir pu décrocher de financement à travers le fonds Ibas pour soutenir le projet de production du sel local qui permettra à 4 000 salicultrices de produire du bon sel iodé pour la consommation locale. «Grâce à notre partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) nous espérons voir bientôt un produit fièrement fabriqué au Bénin sur le marché local et régional », a-t-elle fait savoir. L’arrivée à Cotonou de l’ambassadeur Robina Marks a ouvert une nouvelle ère de la coopération entre le Bénin et l’Afrique du Sud. Éric Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, n’a pas manqué de saluer ce dynamisme. Il a aussi adressé les félicitations du président Patrice Talon au gouvernement sud-africain et à son peuple tout en confirmant que les deux pays entretiennent d’excellentes relations de coopération dans divers domaines. Le souhait du gouvernement du Bénin, à l’en croire, est que les deux pays élargissent leur coopération à plusieurs autres secteurs. « Le gouvernement du Bénin est disposé à renforcer la coopération avec l’Afrique du Sud et à favoriser un dialogue constant entre les Exécutifs des deux pays », a-t-il ajouté. Éric Zinsou a tenu à remercier l’ambassadeur pour sa contribution en faveur de la production du sel iodé de Djègbadji, symbole du renouveau de la coopération bénino-sud-africaine. Actualités 29 avr. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Claudine Prudencio prend conseil de Joseph Djogbénou
Claudine Afiavi Prudencio, présidente de l’Institut national de la femme, a été reçue en audience, lundi 25 avril dernier, par le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou. Elle était venue recevoir de son hôte des conseils afin de mener à bien la mission à elle assignée. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Lundi 25 avril dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience Claudine Afiavi Prudencio, présidente de l’Institut national de la femme (Inf). Nommée à la tête de l’institut, en septembre dernier, elle était venue recueillir auprès du président de la haute juridiction des conseils pour mieux accomplir la mission qui lui a été confiée. « Le président de la Cour constitutionnelle étant un activiste des droits de la femme, on ne peut réussir notre mission sans le consulter. Il nous a prodigué énormément de conseils », a-t-elle déclaré à la presse au sortir de l’audience. A l’en croire, c’est une chance pour les femmes du Bénin d’avoir comme président de la Cour constitutionnelle un activiste inconditionnel de leurs droits. Elle a également fait savoir que le président Joseph Djogbénou et son institution sont deux partenaires très importants pour l’Institut national de la femme. « Nous ne pouvons pas réussir notre mission sans ce soutien », a-t-elle martelé. Une mission de taille Revenant sur la mission de son institut, Claudine Afiavi Prudencio a précisé qu’elle consiste à œuvrer pour la promotion de la femme aux plans économique, juridique, culturel et social. L’Inf lutte également contre toutes les formes de discriminations et de violences à l’égard de la femme aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. A l’en croire, l’Institut national de la femme est très rigoureux aujourd’hui sur la répression des cas de violence. Elle en a profité pour faire des mises en garde aux auteurs de violences basées sur le genre. « Je lance un appel à partir d’ici pour dire à ceux qui violentent les femmes et les filles en République du Bénin de faire attention, car l’Institut national de la femme sera plus que la Criet dans notre pays », a-t-elle averti. Actualités 28 avr. 2022


Dr Jean-Roitinos Aïssi au sujet du scoutisme : « C’est un chemin de développement durable »
Le scoutisme est une organisation mondiale qui prône un monde meilleur. Il est appelé à œuvrer pour un monde durable. Environnementaliste et commissaire général de l’Association des Scouts catholiques du Bénin, Dr Jean-Roitinos Aïssi en dévoile les enjeux. La Nation : Dr Jean-Roitinos Aïssi, la communauté internationale célèbre, chaque 22 avril, la journée internationale de la Terre. Comment se porte, selon vous, notre planète ? Dr Jean-Roitinos Aïssi : La Terre, notre maison commune n’est pas au mieux de sa forme. Nous nous dirigeons vers des tendances critiques, surtout avec le changement climatique et ses effets catastrophiques. Nous sommes à un stade où la pression monte. Les catastrophes deviennent récurrentes. Selon les experts climat de l’organisation des Nations unies (Onu), sans un renforcement des politiques actuelles, le monde se dirige vers un réchauffement de +3,2 °C d’ici la fin du siècle. Alors que chaque dixième de degré ne fait que nous plonger dans des catastrophes climatiques. L’Afrique du Sud continue de compter ses morts du fait des inondations. Mais nous avons encore une chance d’éviter le pire, en œuvrant pour la transition énergétique, en renforçant les capacités d’adaptation, en mettant surtout les jeunes au cœur des engagements. C’est connu que nous laissons à nos enfants une terre souffrante. Mais il faut commencer aussi à penser à quels enfants nous laisserons la Terre et qui soient capables de la protéger et de la défendre. On le sait, le scoutisme est assez proche de la nature. Pourquoi mettez-vous les jeunes au cœur de l’écologie ? D’abord, le scoutisme a pour but de contribuer au développement des jeunes en leur permettant d’atteindre leur plein potentiel physique, intellectuel, émotionnel, social et spirituel en tant qu’individus, citoyens responsables et membres de leurs communautés. Pour revenir à votre question, l’une des choses les plus importantes dans cette organisation, c’est le vivre-ensemble et la découverte de la nature. La méthode scoute nous amène à être confrontés aux réalités de la nature et à œuvrer à sa protection. Vous ne pouvez pas imaginer combien c’est passionnant et pédagogique de vous retrouver dans les bois pour relever ensemble des défis. Vous apprenez du monde qui vous entoure, de vos coéquipiers, de la biodiversité, de la vie tout simplement. Ces aventures aident les jeunes à retrouver l’équilibre de vie. On prend conscience de soi, des autres et de la nature, créature divine. Alors, oui, l’écologie est au cœur de nos actions. C’est dans notre mission de sensibiliser les jeunes à la protection de l’environnement. Le scoutisme forme dans l’espoir que les jeunes deviennent des ambassadeurs de l’écocitoyenneté auprès de leurs familles et amis, dans leurs écoles et partout où ils se retrouvent. C’est, pourquoi pas, une manière de susciter des vocations dans le domaine de la défense de l’environnement. Le monde durable ne dépend pas que de l’écologie. Comment travaillez-vous à contribuer à l’atteinte de l’agenda 2030 ? Pour que les Objectifs de développement durable soient atteints, vous convenez avec moi que chacun doit jouer sa partition : les gouvernements, la société civile, les entreprises, la jeunesse, etc. Et en œuvrant, dans leurs communautés, selon l’idée du fondateur Baden-Powell de « laisser ce monde un peu meilleur que vous ne l’avez trouvé», les scouts sont engagés pour l’atteinte des Odd. Ils donnent la preuve que la jeunesse a un rôle déterminant à jouer dans l’Agenda 2030. Plusieurs expériences nous en donnent raison, puisque dans plusieurs de nos localités, ils ont su faire en sorte que les communautés locales acceptent le changement dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la gestion des ressources naturelles. Nous savons que tous les objectifs sont liés les uns aux autres. Raison de plus pour ne pas mettre les jeunes de côté dans la construction d’un monde durable. Au-delà du scoutisme, les organisations de jeunes doivent se mobiliser pour susciter une prise de conscience autour des Odd. C’est une bataille commune pour un monde meilleur, un monde durable. Environnement 28 avr. 2022


Mairie de Porto-Novo : La Se Isabelle Essou prend service
Isabelle Essou Dahito est désormais aux commandes du secrétariat exécutif de la mairie de Porto-Novo. Echange de parapheurs et discours ont été les temps forts, mardi 26 avril dernier, de la cérémonie de passation de charges entre le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty et la Secrétaire exécutive, Isabelle Essou Dahito. Celle-ci s’est vue attribuer une partie des pouvoirs de l’autorité municipale conformément à la loi sur la décentralisation. « A l’aune de la réforme de l’administration territoriale, il est désormais mentionné conformément à l’article 101 de la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin que le maire est la première autorité politico-administrative de la commune. Mais il doit, du reste, se faire assister par un organe exécutif et technique disposant de ses attributions propres », a précisé Charlemagne Yankoty. Selon lui, la secrétaire exécutive doit travailler en synergie avec le conseil de supervision qu’il préside, pour un meilleur rayonnement de la ville capitale. Le maire rassure la Se de sa totale disponibilité, de celle de son conseil municipal ainsi que du personnel de l’administration municipale pour la réussite de leur mission commune. Pour y parvenir, Charlemagne Yankoty a exhorté Isabelle Essou Dahito à faire preuve d’une bonne capacité managériale pour gérer au mieux ce personnel administratif qui regorge de beaucoup de compétences. L’édile de Porto-Novo dit vouloir compter aussi sur la disponibilité et l’accompagnement de tous les jours du préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, l’autorité de tutelle, pour faciliter les premiers pas au nouvel organe exécutif et technique de la mairie. « Je reste persuadé que lorsque chaque organe jouera pleinement sa partition, le développement de nos différents territoires sera une réalité qui justifiera la pertinence des réformes », souligne Charlemagne Yankoty. Très contente de prendre service, Isabelle Essou Dahito a surtout remercié le maire d’avoir accepté qu’elle travaille à ses côtés après l’avoir tirée au sort. L’ancienne cadre de la mairie de Ouidah rassure les uns et les autres de son engagement à oeuvrer harmonieusement et dans le respect des principes de bonne gouvernance et du Code de l’administration territoriale au Bénin. Le préfet de l’Ouémé a prodigué de sages conseils à la Se avant de rassurer de son soutien qui ne lui fera pas défaut pour la réussite de sa mission. Marie Akpotrossou a invité tout le Conseil municipal et le personnel administratif à divers niveaux à accompagner Isabelle Essou Dahito pour l’atteinte des objectifs. L’autorité préfectorale n’a pas manqué de vanter la pertinence de la réforme du secteur de la décentralisation visant désormais à séparer les fonctions politiques de celles techniques au niveau de l’administration communale. Les Se de Pobé, Dangbo, Adjarra et des Aguégués installés Les secrétaires exécutifs des quatorze communes des départements de l’Ouémé et du Plateau sont déjà installés. Après l’installation des neuf premiers, lundi 25 avril, c’était le tour, mardi dernier, des cinq dont la secrétaire exécutive de la mairie de Porto-Novo, de prendre service. Le maire des Aguégués, Marc Gandonou, a transmis une partie de ses attributions au Se Elisée Jean de Dieu Koudjo. Idem pour les édiles des communes de Dangbo, Djossou Maoudro et d’Adjarra, Germain Wanvoègbé. Ils ont respectivement passé le témoin aux Se Franck Avimadjè Mèvo et Farida Babawé Boukari. Les cérémonies de ces différentes installations ont été supervisées par le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. Du côté de Pobé dans le département du Plateau, le maire Simon Dinan a remis les clés du secrétariat exécutif de la mairie à Iréné Akakpo. La passation de charges a été présidée par le préfet Valère Sètonougbo. Les différents secrétaires exécutifs ont chacun un mandat de cinq ans pour prouver ce dont ils sont capables en lien avec la réforme initiée par le président de la République, Patrice Talon, qui veut désormais que les fonctions techniques soient séparées de celles politiques au niveau des collectivités territoriales du Bénin.   Société 28 avr. 2022


Crise alimentaire mondiale : Les pays africains à l’épreuve de la conjoncture
Déjà en proie aux conflits persistants, à la crise climatique et aux affres de la pandémie de Covid-19, l’Afrique doit faire face inévitablement à une crise alimentaire mondiale. Dans un contexte d’inflation généralisée des denrées et engrais, il est urgent de transformer les systèmes agroalimentaires et de protéger les populations vulnérables. Mais avec quels moyens ? « L’Afrique doit se préparer à l’inéluctabilité d’une crise alimentaire mondiale », selon Dr Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), parlant des priorités de l’Afrique. A l’en croire, les pays les plus vulnérables du continent ont été durement touchés par les conflits, le changement climatique et la pandémie de Covid-19, qui ont bouleversé les progrès économiques enregistrés ces deux dernières décennies. Quelque 30 millions d’emplois ont été perdus à cause de la pandémie, rappelle-t-il. Si nombre d’économies font montre de résilience, le plus dur reste à craindre avec la cherté de la vie et surtout la crise alimentaire qui se profile à l’horizon. En effet, la guerre russo-ukrainienne a comme répercussions une flambée des prix de certaines denrées, notamment des céréales, la Russie et l’Ukraine fournissant une grande partie des exportations mondiales de blé, d’engrais azotés et d’engrais potassiques et phosphorés. Les prix des engrais avaient triplé avec les perturbations des chaînes d’approvisionnement engendrées par les restrictions et fermetures des frontières liées à la lutte contre la pandémie. Les prix de l’énergie ont également augmenté, avec les sanctions prises contre la Russie, premier producteur et premier exportateur mondial de gaz naturel. Comme si cela ne suffisait pas, une grave sécheresse sévit en Afrique de l’Est. Quelque 282 millions de personnes sur le continent, soit plus d’un cinquième de la population, n’ont pas assez à manger. C’est dans ce contexte que s’est tenue la trente-deuxième session de la Conférence régionale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) pour l’Afrique, du 11 au 14 avril dernier à Malabo en Guinée équatoriale. Elle a mis l’accent sur le Cadre stratégique de la Fao et sur les « quatre bétons » à savoir une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure vie pour tous, en ne laissant personne de côté. Relever les multiples défis de l’Afrique et réaliser son énorme potentiel exigent des efforts extraordinaires et de nouvelles façons de travailler ensemble, soulignait Qu Dongyu, directeur général de la Fao, à cette occasion. « L’objectif du continent d’éliminer la faim d’ici à 2025, et les efforts de la Fao aidant les membres à atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030, rencontrent un écheveau d’obstacles sans précédent», a-t-il déclaré. Casse-tête ! Dans un contexte où le niveau d’endettement a bondi avec les affres de la crise économique et sanitaire, l’équation s’avère difficile à résoudre pour les pays du continent qui disposent d’une marge de manœuvre budgétaire très réduite face aux défis. Il apparaît urgent et opportun de reconstituer le Fonds africain de développement - le bras de prêt concessionnel du Groupe de la Banque qui soutient les pays africains à faible revenu, préconise Dr Adesina, tout en précisant qu’il n’est pas question pour l’Afrique de «mendier». Auparavant, rappelle-t-il, ce Fonds avait connecté 15,5 millions de personnes à l’électricité et soutenu 74 millions de personnes grâce à une agriculture améliorée. Aussi, a-t-il permis à 50 millions de personnes d’accéder aux transports, de construire 8 700 kilomètres de routes et de fournir à 42 millions de personnes des installations d’eau et d’assainissement améliorées. Pour sa part, la Fao mise sur ses initiatives phares telles que «Main dans la main» qui implique déjà 27 pays africains, «Un pays – un produit prioritaire» qui aide chaque pays à développer la chaîne de valeur d’un produit agricole particulier au regard de l’environnement et le projet «1 000 Digital villages » engagé dans sept pays africains (phase expérimentale) et qui met le numérique au cœur de la transformation rurale et de la prospérité. En attendant, le Fonds monétaire international (Fmi) recommande des « politiques budgétaires souples » favorisant la protection des plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Il est question d’éviter une crise alimentaire mondiale et ses corollaires de malnutrition et de maladies, tout en préservant la cohésion sociale. Les regards sont tournés vers le colloque sur l’état de l’Afrique, un événement phare de la Banque mondiale consacré au développement du continent lors des Assemblées de printemps et des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fmi, qui se tient ce mercredi 27 avril. David R. Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale, Samia Suluhu Hassan, présidente de la République unie de Tanzanie, Malala Yousafzai, cofondatrice de Malala Fund et autres experts se pencheront sur la conjoncture macroéconomique, l’impact des récentes fluctuations des prix des matières premières et des denrées alimentaires ainsi que sur le rôle des systèmes de protection sociale pour atténuer ces chocs économiques, maintenir ou créer des emplois et renforcer la résilience des ménages. Il s’agira d’identifier les difficultés rencontrées actuellement par les pays africains pour déployer des mécanismes efficaces et durables de protection sociale et de proposer des solutions pour y remédier afin de développer le capital humain et créer davantage d’emplois. Economie 28 avr. 2022


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