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Nouvelles

Fintech et services financiers numériques dans l’Uemoa : La Bceao met en place un bureau de suivi
Un cadre d’échange avec le Régulateur est mis en place au profit des entreprises de technologies financières dans la zone Uemoa. Dénommé Bureau de connaissance et de suivi des Fintech (Bcsf), il émane de la Bceao qui entend promouvoir la transformation digitale, la stabilité et l’inclusion financières. La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a mis en place un Bureau de connaissance et de suivi des Fintech (Bcsf) pour accompagner les professionnels du secteur bancaire et financier dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ils sont appelés à exploiter ce cadre d’échange à travers l’adresse électronique courrier.zbcsf@bceao.int, précise un communiqué de l’institut d’émission. Le Bcsf s’inscrit dans le cadre des initiatives de la Banque centrale visant à promouvoir les innovations financières dans la zone. Il organisera des échanges entre le Régulateur et les sociétés travaillant sur des solutions financières innovantes (Fintech). Il est notamment chargé de recueillir et de traiter toute demande d’information ou d’entretien avec le Régulateur ainsi que tout sujet d’intérêt commun, en rapport avec les innovations technologiques et la régulation du secteur financier. Pour rappel, la Bceao a décidé d’accompagner ces initiatives par la mise en place d’un Comité Fintech pour promouvoir le développement harmonieux des Fintech dans l’Uemoa. Ainsi, il a été relevé la nécessité de créer un site internet afin d’établir avec les Fintech de l’Union un canal d’information et d’échange. L’appel d’offres pour la réalisation du site a été lancé en août 2021. Il devrait également servir d’outil de communication privilégié pour la diffusion d’information à destination des professionnels des Fintech, des secteurs bancaire, financier et de la microfinance, des administrations publiques, des chercheurs/universitaires, des partenaires externes et du grand public. En effet, les Fintech sont devenues incontournables dans la transformation digitale et la promotion de l’inclusion financière. Elles interviennent principalement dans la fourniture de moyens et services de paiement, tels que la distribution de monnaie électronique, le transfert d’argent et l’agrégation de paiement. Elles proposent également des plateformes numériques pour le commerce électronique, la gestion de données et de flux financiers. Outre l’ouverture du Bcsf, la Bceao met l’accent sur l’émission de la monnaie électronique par les trésors publics nationaux (Tpn) ainsi que la création d’un Laboratoire d’innovation financière (Lif). Il est question de faire face aux défis auxquels est confrontée la finance digitale, tels que l’adéquation du cadre réglementaire et de surveillance, le cloisonnement de l’écosystème de paiement électronique et la multiplication d’initiatives nationales et privées d’interopérabilité, l’identification et la protection des usagers, la sécurité des transactions. Face aux risques Quelque 42 initiatives d’émission de monnaie via la téléphonie mobile ont été enregistrées dans l’Union en 2020, avec notamment l’entrée de cinq nouveaux établissements et le développement de partenariats entre les banques, les Fintech et les entreprises de télécommunication. Les banques détiennent la majorité des offres avec 29 initiatives, suivies des établissements de monnaie électronique avec 12 initiatives. Les demandes auprès de la Banque centrale pour l’émission de la monnaie électronique ne cessent de croître, tout comme la demande des services financiers numériques. Le nombre de comptes de monnaie électronique est estimé à 94,23 millions en 2020 contre 76,9 millions en 2019, soit une augmentation de 22,43 %, selon le Rapport annuel 2020 sur la situation des services financiers numériques dans l’Uemoa de la Bceao. Les établissements de monnaie électronique (Eme) détiennent 60,14 % du nombre total de comptes de monnaie électronique ouverts. Cette progression témoigne du dynamisme de ce secteur qui a contribué à hauteur de 48,61 % au taux d’inclusion financière de l’Union établi à 63,8 % en 2020. Des risques subsistent en termes de protection des détenteurs de compte de monnaie électronique (en cas de défaillance des émetteurs ou de la banque de domiciliation du compte de cantonnement des fonds), d’exercice illégal de l’activité de monnaie électronique, de la complexité des modèles de multi-partenariats développés par les banques avec des prestataires techniques. D’où, il importe de bâtir un écosystème harmonisé, inclusif et innovant, basé sur une concurrence équitable et des partenariats bénéfiques pour tous les acteurs. Cela permettra de poursuivre l’interopérabilité des services financiers numériques et la révision du cadre réglementaire régissant les activités en la matière afin de pallier le phénomène de multibancarité et renforcer le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux. Economie 27 avr. 2022


Mise en œuvre de la réforme de la décentralisation : le secrétaire exécutif de Parakou prend fonction
Tiré au sort pour occuper le poste de secrétaire exécutif de la municipalité de Parakou, dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation au Bénin, Hyacinthe Elégbédé a été installé dans ses fonctions ce mardi 26 avril. C’est le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé qui a présidé la cérémonie qui a eu pour cadre la salle des fêtes de l’hôtel de ville. La ville de Parakou a rejoint, ce mardi 26 avril, le lot des communes et autres municipalités du Bénin dont les secrétaires exécutifs ont déjà été installés dans leurs fonctions. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. En effet, tiré au sort pour être le secrétaire exécutif de la municipalité de Parakou, Hyacinthe Elégbédé a désormais une idée des défis qui l’attendent dans l’accomplissement de sa mission. Pour les relever, il aura besoin de la franche collaboration avec le maire Inoussa Zimé Chabi, puis du soutien du personnel. Telle est la conviction du préfet, Djibril Mama Cissé, qui a procédé à son installation. Selon lui, la commune de Parakou s’illustre depuis quelques années comme un bon élève de la décentralisation et doit rester dans la même dynamique. Se réjouissant de la réforme du secteur de la décentralisation, le maire de Parakou a, quant à lui, fait observer que c’est l’heure de la séparation du pouvoir politique de celui administratif et technique. Il a alors souhaité la bienvenue au secrétaire exécutif, avant de l’inviter à se mettre à la tâche pour relever les nombreux défis qui vont se présenter à lui. A sa suite, le secrétaire exécutif s’est montré très imprégné des défis qui l’attendent, puis a exhorté les cadres de l’administration municipale à œuvrer pour l’atteinte des objectifs. Il compte sur le personnel pour faire de Parakou l’une des grandes villes du Bénin. Dans ce cadre, un état des lieux de l’administration municipale et du budget sera fait afin d’identifier les difficultés qui entravent le développement de la ville et travailler à apporter les solutions idoines à travers la mobilisation des ressources externes. Le respect strict des textes qui régissent la décentralisation, a également rassuré Hyacinthe Elégbédé, sera de mise. Par ailleurs, un vibrant hommage a été rendu au secrétaire général sortant, Félix N’potcha. « Vous avez bien rempli votre devoir et vous pouvez partir la tête bien haute», a laissé entendre à son égard le préfet. « Plus qu’un collaborateur, Félix N’potcha a été un conseiller qui a mis toute sa connaissance et son savoir-faire à notre service », a soutenu le maire. Actualités 27 avr. 2022


Augmentation des salaires dans l’administration : Les premières orientations convenues entre gouvernement et syndicats
Le gouvernement est déterminé à offrir de meilleures conditions aux travailleurs aussi bien du secteur privé que de l’administration publique. En tout cas, le président Patrice Talon l’a encore martelé dans la matinée de ce mardi où s’est tenue la session de la Commission permanente de concertation et de négociation, cette instance qui regroupe les employeurs, les syndicalistes et le gouvernement. En dehors du secteur privé où la hausse substantielle du Salaire minimum interprofessionnel garanti est envisagée, des débats ont été aussi menés au sujet de la rémunération des agents de l’administration publique. Ceci à bâtons rompus et sans langue de bois, sous la présidence du chef de l’Etat. 
Au terme de longues discussions, il a été retenu qu’une cagnotte globale sera mise à disposition pour l’augmentation des salaires et pour la poursuite des recrutements dans l’administration. 
Cette augmentation des salaires sera alors réalisée à deux niveaux. Dans un premier temps, ce sera au niveau du point indiciaire. Ensuite, les salaires seront catégorisés pour affecter de manière décroissante des pourcentages de revalorisation. Autrement dit, les salaires les plus petits connaîtront une hausse plus forte que celle des rémunérations salariales les plus élevées. 
Ainsi, les agents ayant moins de 100 000 F comme salaires seront les privilégiés. Leurs rémunérations devront être ponctuées d’un plus fort taux de pourcentage. Suivront ensuite les catégories de 100 à 200 000 F, puis de 200 à 500 000 F et enfin les gros salaires de plus de 500 000 F. 
Les taux exacts de relèvement de ces différents salaires seront retenus par le gouvernement puisque les syndicalistes ont demandé et obtenu que les agents admis à la retraite bénéficient aussi de cet acte « hautement social » du gouvernement.
Actualités 26 avr. 2022


Développement de l’Intelligence artificielle : Vers l’élaboration d’une stratégie nationale
Le Bénin entend être le leader dans le domaine de l’Intelligence artificielle (Ia). Dans ce cadre, un atelier technique pour l’élaboration d’une stratégie nationale qui a regroupé des experts, universitaires et chefs d’entreprise, s’est tenu, vendredi 22 avril dernier à Cotonou. Grâce à l’Intelligence artificielle, il est aujourd’hui possible d’automatiser avec une meilleure précision les tâches pour, d’une part, soutenir le développement dans plusieurs domaines tels que l’éducation, la formation professionnelle, la santé, les transports, la formation éducative et, d’autre part, contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable. Avec l’appui du cabinet Antah sollicité en 2021 pour faire l’état des lieux de l’Intelligence artificielle, le Bénin a décidé d’investir dans ce domaine en commençant par l’élaboration d’une stratégie nationale. « Depuis 2016, le Bénin s’est engagé dans une révolution numérique qui impacte tous les secteurs de la vie socioéconomique. Cette révolution s’est caractérisée par la mise en place progressive des éléments nécessaires au développement de l’économie numérique nationale », a rappelé Gaspard Datondji, président du Comité de pilotage de l’élaboration de la stratégie nationale de l’Intelligence artificielle. Il cite, entre autres, l’adoption d’un cadre juridique réglementaire solide, le déploiement de plus de 2500 km de fibres à travers tout le territoire national, la mise en place d’une infrastructure d’accueil public pour renforcer la confiance numérique, la construction d’un data center national et d’un réseau national de l’administration qui intègre aujourd’hui 187 sites et la mise en œuvre de l’administration intelligente. Ces réalisations, à l’en croire, offrent un terreau favorable pour le développement des usages. « Il nous reste encore du chemin pour finaliser cette stratégie qui devra refléter nos réalités et ambitions afin de faire du Bénin un pays prêt pour saisir les opportunités liées à l’intelligence artificielle », déclare-t-il. A h m e d S a c c a Ya r o u , directeur de cabinet du ministre du Numérique et de la Digitalisation, a noté, pour sa part, qu’au cours de ces dernières années, le monde a été marqué par plusieurs mutations numériques qui se sont traduites par un développement des technologies comme l’intelligence artificielle et la robotique. L’intelligence artificielle, souligne-t-il, repose en effet sur la création d’algorithme exécuté dans un environnement informatique dynamique. Ahmed Sacca Yarou martèle que la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’Intelligence artificielle permettra assurément de gérer, de mettre en valeur, voire de monétiser les données massives issues de plusieurs projets du secteur du numérique, du data center et autres. Le directeur de cabinet du ministre en charge du Numérique n’a pas manqué de rassurer les participants à cet atelier de la disponibilité de l’autorité de tutelle à travailler avec eux en vue de doter le Bénin d’une stratégie d’Intelligence artificielle qui tienne compte des préoccupations d’aujourd’hui et de demain. Société 26 avr. 2022


Art contemporain et environnement : Le plus grand globe en matières recyclables trône au Bénin
La ville de Cotonou abrite depuis jeudi 21 avril dernier l’exposition du plus grand globe au monde en matières recyclables. Œuvre de l’artiste libanaise Caroline Chaptini, cette installation visible dans l’enceinte de l’hôtel Golden Tulip est tout un symbole. Plus de 500 000 bouchons de bouteilles et déchets plastiques, soit environ 5 tonnes pour une œuvre gigantesque. Le tout porté par un globe terrestre de 10 mètres de diamètre en acier autour duquel gravitent une soixantaine de drapeaux de pays issus de tous les continents. Une belle performance de l’artiste libanaise Caroline Chaptini. Il n’en fallait pas plus pour séduire le ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola, présent au vernissage de l’œuvre, jeudi dernier. Il voit à travers cette création une œuvre « audacieuse et singulière qui, d’où que l’on vienne, saisit le regard ». Toutes choses dont il s’imagine tout le sens. «Imaginons justement une terre colorée aux emblèmes des différents pays qui la composent. Imaginons un globe merveilleusement drapé et enveloppé de matériels recyclés. C’est la métaphore d’un bien commun, la terre, qu’on propose d’arracher à l’effet de serre, aux tortures qu’on lui inflige, aux désastres écologiques, qui nous est ainsi offerte à voir. C’est surtout une œuvre d’art gigantesque au volume impressionnant réalisée par une des artistes les plus engagées dans le mouvement écologique, Caroline Chaptini », souligne-t-il. Pour Jean Michel Abimbola, Caroline Chaptini porte, depuis bien des années, un discours avant-gardiste qui tente d’éveiller la conscience du monde sur le destin de la planète. L’artiste n’a de cesse d’interpeler les habitants de la planète sur les défis modernes de l’humanité, la responsabilité de l’homme dans la préservation de son environnement, selon le ministre. L’artiste réputée pour son engagement a vu concrétiser son ambition avec l’aide des mécènes tel Tony Chagoury décédé il y a peu et qui a cru défendre, à l’instar de la créatrice, la terre dans toute sa dimension. Mais sans avoir vu l’aboutissement du projet. Les matériaux ayant servi à la réalisation de l’œuvre, reconnaît l’artiste, ne sont que le fruit d’une collecte de quelques mois, à petite échelle. « Imaginez-vous, l’impact des déchets à plus grande échelle. Chacun de nous peut faire un petit effort dans l’intérêt de la planète », exhorte-t-elle. Sans pour autant occulter l’engagement des agents de santé à faire face au coronavirus au péril de leurs vies. « Je dédie ce projet à tout le corps médical et personnel de santé en première ligne durant la pandémie de Covid-19. Aussi bien au Bénin que dans le monde, et les remercie pour leurs efforts et courage dans les moments difficiles », indique-t-elle. Le grand globe réalisé en matières recyclables figure d’ores et déjà dans le prestigieux « Livre Guinness des records ». Le certificat l’attestant a été présenté par visioconférence à l’occasion du vernissage qui a mobilisé la crème des artistes contemporains ainsi que le gotha d’hommes d’affaires et de défenseurs de l’environnement. Les recettes générées par la vente des déchets matérialisant le globe iront aux organisations caritatives luttant contre le cancer infantile. Culture 26 avr. 2022


Département de l’Atlantique : La coupe des palétuviers interdite
Face aux menaces persistantes sur les écosystèmes de mangroves, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, a interdit, à travers un arrêté en date du 13 avril 2022, l’exploitation des forêts côtières sur son territoire. Les populations riveraines des zones de mangroves sont averties. Elles vont subir la rigueur des lois sur la faune, la flore et le littoral, en cas d’exploitation illégale de ces écosystèmes. En effet, à travers un arrêté en date du 13 avril 2022, le préfet Jean-Claude Codjia interdit, sous peine des sanctions prévues par les textes en vigueur, l’exploitation des écosystèmes de mangroves. Il s’agit notamment de l’abattage, de l’ébranchage, de l’arrachage et de la mutilation des essences forestières protégées, principalement des palétuviers. Sont aussi concernés par cette mesure, tout défrichement de bois et de broussaille à moins de 25 mètres de part et d’autre le long des rives des cours et plans d’eau et l’utilisation des pesticides dans les abords des mangroves. «L’interdiction concerne aussi bien les domaines publics que privés. L’exploitation de ces écosystèmes est subordonnée, en cas de nécessité, à une autorisation spéciale délivrée par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable», avertit le préfet dans son arrêté. Malgré les sensibilisations, les pressions sur ces forêts côtières restent perceptibles. Les études publiées récemment par le Laboratoire de biomathématique et d’estimations forestières de l’Uac indiquent que la superficie que couvrait la mangrove sur le site Ramsar 1017 a baissé de 62,07 % entre 1988 et 2001. Abomey-Calavi et Ouidah dans le département de l’Atlantique ont été les communes les plus dégradées le long de la côte. Cette tendance régressive est la résultante des pressions anthropiques avec les coupes de bois de palétuviers. Mais entre 2001 et 2019, il y a eu un gain de 18,84 %, perceptible notamment à Grand-Popo. Et si les pressions identifiées dans le premier scénario sont maintenues, les forêts de mangrove perdront 50 % de leur superficie actuelle d’ici à 2050. Déjà en 2016, le gouvernement a pris des mesures d’interdiction de la destruction des palétuviers dans les écosystèmes humides et d’abattage des cocotiers dans le littoral. Mais les menaces persistent. Ainsi, après l’avis en date du 11 avril 2022 de la Cellule d’analyse des arrêtés ministériels et préfectoraux, le préfet Jean-Claude Codjia a décidé d’agir. Les contrevenants à cet arrêté seront punis conformément aux dispositions de la loi 93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts et de la loi 2018-10 du 2 juillet 2018 portant protection, aménagement et mise en valeur de la Zone littorale en République du Bénin. Environnement 26 avr. 2022


Installation des secrétaires exécutifs des mairies : neuf entrées en fonction dans l’Ouémé/Plateau
Sur les quatorze Secrétaires exécutifs de mairies des communes des départements de l’Ouémé et du Plateau, neuf sont déjà entrés en fonction hier lundi 25 avril. La boucle sera bouclée ce mardi avec les cinq mairies restantes. Les Secrétaires exécutifs (Se) des mairies d’Adjohoun, Sèmè-Podji, Avrankou, Akpro-Missérété et Bonou dans le département de l’Ouémé ainsi que Kétou, Adja-Ouèrè, Ifangni et Sakété dans le Plateau sont déjà entrés en fonction. Ils ont été installés à la tête des administrations communales respectives ce lundi 25 avril sous la supervision des autorités préfectorales compétentes. A Adjohoun, le maire François Zannouagbo a partiellement déchargé ses attributions à Jéronime Bokovou conformément aux dispositions du Code de l’administration territoriale. Gafarou Tchonibarè et Patrice Lafia ont pris service respectivement des mains des maires d’Avrankou, Gabriel Ganhoutodé et de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto. Le maire d’Akpro-Missérété, Joseph Hounkanrin, a fait de même en remettant les clés du secrétariat exécutif de sa mairie à Latyfatou Bio Ourè. La Se Yazizou Idrissou a pris le témoin des mains du maire de Bonou, Julien Tolègbè. Les cinq secrétaires exécutifs ont été investis, à tour de rôle, par le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. L’autorité préfectorale s’est déplacée pour présider en personne les différentes cérémonies d’installation. L’exercice a été le même dans le département du Plateau. Le préfet Valère Sètonougbo a installé Richard Aho Tossou dans ses fonctions de secrétaire exécutif de la mairie de Kétou. Celui-ci a pris les commandes des mains du maire Lucie Sessinou. Après Kétou, le préfet s’est rendu à Sakété où il a supervisé la passation de charges entre le maire Nestor Idohou et le Se Edmond Kosso. A Adja-Ouèrè, le maire Cyrille Adégbola s’est partiellement déchargé de ses attributions au profit de Kpémayou Bona. Pendant que Chantal Ayosso prenait les rênes du secrétariat exécutif de la mairie d’Ifangni des mains du maire Franck Okpéïcha. Ces deux dernières passations de charges ont été présidées par le secrétaire général de la préfecture de Pobé, Rodrigue Kotounou. Rester collés à la loi Tous les Se installés ont pris l’engagement d’être à la hauteur de la tâche en tant que techniciens. Ils promettent de combler les attentes pour mériter le choix porté sur eux par les maires qui les ont tirés au tort. Les maires déchargés ainsi d’une grande partie de leurs pouvoirs au profit des Se désormais patrons du secrétariat exécutif de la mairie ont salué cette réforme qui leur permettra d’être beaucoup plus libres sur le terrain et davantage aux côtés de leurs mandants. Les cérémonies de passation de charges seront bouclées ce mardi avec les mairies en instance à savoir : Porto-Novo, Aguégués, Dangbo et Adjarra dans l’Ouémé et Pobé dans le Plateau. Actualités 26 avr. 2022


Installation des secrétaires exécutifs des mairies : Yérima Djamilatou entre en fonction à Natitingou
  La cérémonie de passation de service consacrant l’entrée en fonction de la secrétaire exécutive de la mairie de Natitingou s’est déroulée, hier lundi 25 avril à la salle de réunion de l’ex-Cpr, sous la supervision de Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora. Yérima Djamilatou, secrétaire exécutive de la mairie de Natitingou, est entrée dans ses fonctions. C’est au cours d’une cérémonie ce lundi 25 avril, en présence du conseil communal de Natitingou, des Organisations de la société civile, des forces de sécurité, des sages et notables, sous la supervision du préfet du département. « Je m’engage à exécuter avec abnégation la tâche qui m’a été confiée. Je sollicite en un premier temps les services de la tutelle, le conseil communal et celui de la supervision à nous accompagner…», a fait savoir Yérima Djamilatou lors de sa prise de fonction. Elle a la charge d’organiser et d’exécuter les services communaux, de gérer les ressources humaines, financières et matérielles de la commune, de gérer l’information et la communication de la commune, de représenter la commune sans empiéter sur les prérogatives du maire, d’exercer les pouvoirs délégués par le maire, conformément à la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin. Taté Ouidéyama, maire de la commune de Natitingou, se réjouit de l’aboutissement du processus qui consacre l’entrée en fonction de la secrétaire exécutive. « Aucun secteur de l’Etat ne sera épargné par les réformes structurelles et courageuses prometteuses», confirme-t-il en invitant le personnel administratif de la mairie à s’inscrire résolument dans la nouvelle dynamique de la réforme sur la décentralisation. Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora, a fait observer que le développement à la base a été compromis malgré la bonne volonté de certains acteurs, par un management tributaire des pesanteurs sociopolitiques, un personnel inadapté, un système de gestion locale des marchés publics non exempt d’irrégularités, une gouvernance administrative peu rigoureuse, une gestion budgétaire peu satisfaisante. La loi 2021-14 vient, selon ses dires, corriger cette situation en séparant la fonction technique de celle politique pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité … Le préfet exhorte les nouveaux acteurs institutionnels notamment les membres du conseil communal, du conseil de supervision, le maire et la secrétaire exécutive à une collaboration sincère dans l’intérêt du service public. Elle en appelle au respect des règles définissant le champ de compétences des différents acteurs. Quant à la Se, le préfet lui recommande de se distinguer par sa qualité managériale, sa capacité à s’intégrer très rapidement et à faire travailler toutes les compétences mises à la disposition de la commune. Actualités 26 avr. 2022


Formation des jeunes aux valeurs de leadership : Le programme iTransform Africa lancé au Bénin
Le Bénin a été choisi pour bénéficier en premier du programme iTransform Africa. C’est une initiative citoyenne de la fondation Focus dont l’objectif est de transformer la jeunesse, lui faire prendre conscience afin de construire une Afrique forte, prospère et durable. Le programme a été exposé lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 25 avril conjointement sur les sites de la fondation Focus à Abidjan et Cotonou, et suivie sur les plateformes digitales de la Fondation. Initié par la fondation Focus, le programme iTransform Africa Bénin a démarré. C’est un programme qui vise à construire une Afrique forte, prospère et durable. La phase d’enquête sera lancée sur toute l’étendue du territoire national le vendredi 29 avril et se poursuivra jusqu’au 15 mai 2022. Les jeunes âgés entre 16 et 25 ans, auront la possibilité de répondre au questionnaire en moins de dix minutes en cliquant sur un lien qu’ils recevront soit par Sms, par WhatsApp ou sur leurs comptes Facebook. Les campagnes de formation qui se dérouleront en trois temps pendant la durée du projet, vont commencer avec une première mission de transformation du 12 au 20 août. Pendant cette période, plus de 200 coaches et formateurs toutes nationalités confondues, seront déployés dans les douze départements du Bénin pour animer des séminaires de formation destinés aux jeunes de 10 à 14 ans, de 15 à 18 ans et de 19 à 25 ans. « Le programme entend former d’ici fin 2022, deux cent mille (200 000) jeunes aux valeurs de leadership et installer deux mille (2000) clubs de leadership dans les écoles et universités. Il est attendu que d’ici à 2023, la mise en œuvre de ce programme permette d’atteindre un million (1 000 000) de jeunes formés aux valeurs de leadership et cent mille (100 000) clubs de leadership dans les écoles et universités », fait savoir Raphael Tchomnou Ngantchop, président de la Fondation Focus et expert certifié des projets de transformation culturelle et organisationnelle. Le Bénin est le premier pays pilote de ce projet transformationnel. Suivront ensuite les autres pays notamment la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Cameroun… Le choix du Bénin pour accueillir la phase pilote est justifié non seulement par le dynamisme de la population mais surtout le courant de réformes en cours. « Le vaste programme de reconstruction engagé par Patrice Talon, président de la République du Bénin, a besoin d’être accompagné avec une transformation qui induit un changement de mentalités, une déconstruction de paradigmes et la mise en place d’une nouvelle échelle de valeurs pour une croissance durable », a soutenu Raphael Tchomnou Ngantchop, président de la Fondation Focus. Ce programme a d’ailleurs reçu l’accord de principe du ministre des Sports Oswald Homéky qui entend suivre de près sa mise en œuvre. Pour Adjaratou Lawani, vice-présidente en charge de la communication de la Fondation Focus et responsable communication du programme iTransform Africa Bénin, il s‘agit d’une aubaine que la jeunesse béninoise doit saisir. Faire de l’Afrique un continent de rêve iTransform Africa se déploie à travers des projets-pays dont la finalité est d’inculquer à la population jeune des valeurs fondamentales de réussite et de développement. Les objectifs du programme se déclinent comme suit : former au moins 20 % de la population jeune aux valeurs de leadership sur 2 ans ; installer et accompagner l’animation permanente des clubs de leadership dans au moins 80% d’établissements d’enseignement secondaire et universitaire ; accompagner les pouvoirs publics dans la formulation des priorités de développement des jeunes, ainsi que des plans d’actions associés. Il est question, à travers iTransform Africa, de bâtir en Afrique une nouvelle génération de leaders avec des valeurs fortes ; de développer chez chaque jeune l’état d’esprit d’entrepreneur ; de faire de chaque jeune un leader, un agent de transformation au service de sa famille, de sa communauté, avec une seule ambition: impacter positivement son environnement. Dans chaque pays, le projet va être déroulé en six phases que sont : l’analyse, le développement, la production, la première mission de déploiement, l’évaluation puis la deuxième mission de déploiement. Société 26 avr. 2022


Francis Kossi sur les opportunités de la crise économique : « Le Bénin peut devenir une plateforme de business »
Chaque crise est une opportunité. C’est ce que pense Francis Kossi, président du comité de développement industriel du Bénin. Tout en saluant les diligences accomplies par le gouvernement pour amortir les chocs, le directeur général du groupe Homintec fait des suggestions. La Nation : La crise économique engendrée par la Covid-19 ne fait que s’accentuer avec la guerre en Ukraine. Comment appréciez-vous les mesures prises par le gouvernement pour amortir les chocs ? Il faut d’abord comprendre la nature de cette crise qui nous a projeté une trappe inflationniste poussée. Il y a plusieurs événements géostratégiques et économiques à prendre en compte. Il faut remonter à 2007 à la crise des subprimes qui a engendré l’éclatement de la bulle immobilière. Une régulation a été tentée par la banque centrale, mais on n’avait pas fini de résoudre cette crise quand soudain en 2019, nous avons connu cette pandémie de Covid-19. Cette crise a une particularité. Non seulement elle a touché l’offre, mais aussi la demande. C’est une crise qui a non seulement bouleversé le secteur industriel dans sa productivité mais qui a touché au même moment le consommateur qui a du mal à trouver les ressources. Quand on arrive réellement à ce couple, on assiste à une crise aux conséquences très graves sur l’économie. Pour revenir à votre question, il faut comprendre que le gouvernement est en train de faire un travail énorme depuis 2016. Nous sommes en train de le voir à travers plusieurs réformes qui nous ont permis d’arriver à ce résultat. Il y a eu cet appui, ce dopage du secteur par le gouvernement. Je peux représenter cela comme une femme qui lors de son accouchement, reçoit 100 000 F Cfa d’un bonhomme qui entre dans la salle, pendant que la famille cherche les moyens pour régler la facture. C’est la même chose que le gouvernement est en train de faire pour que nous ne puissions pas trop sentir les effets. Il s’agit de doper l’économie réelle. Le gouvernement n’a pas un rôle régalien de frapper de la monnaie. Mais, il a fait un effort sur la base de notre contribution à l’économie. C’est un soulagement, mais on va toujours sentir cette crise. C’est une façon de nous aider à ne pas trop sentir les douleurs de l’enfantement. Une fois l’enfantement a eu lieu, on pourra se souvenir qu’un monsieur est passé et nous a aidés. Du coup, plusieurs pays n’ont pas su doper l’économie réelle. Mais le Bénin l’a fait de façon manifeste. Nous apprécions cette action du gouvernement pour nous aider dans cette crise profonde. Comment pensez-vous qu’on peut faire face à la crise dans la durée ? Il revient plutôt à l’économie réelle de pouvoir prendre un départ. L’économie réelle, c’est ce que nous vendons, c’est la transformation de ce que la nature nous donne. Il faut faire remarquer que nous sommes à la phase initiale de cette crise qui sera plus frappante dans les années à venir. Nous devons serrer doublement nos ceintures. Ce sera difficile pour la population mondiale. Avec ses réformes, le Bénin va peut-être dandiner pendant que les autres seront pratiquement à l’agonie. Au niveau des opérateurs économiques, ce sera difficile. Parce qu’il faut d’abord produire pour que ça soit consommé. Mais si la population n’a pas les moyens, nous aussi nous sommes ratatinés par les banques. Pour que les industries puissent rebondir autrement, il faut nécessairement qu’on puisse avoir un allègement bancaire, au niveau de la Fintech, au niveau des banques institutionnelles, les banques classiques d’épargne et de prêt pour ouvrir le marché afin que nous puissions continuer à répondre aux besoins en consommation. Il faut que les populations puissent avoir les moyens de payer du gari. Mais il nous faut aussi pour en produire. Il nous faut de l’énergie dont les prix flambent. Il faut nécessairement trouver le juste moyen pour que le consommateur ne soit pas en agonie et que ce que nous produisons à un coût élevé soit aussi consommé. Comment trouver le juste moyen que vous appelez de tous vos vœux ? Aujourd’hui, il ne revient pas seulement au gouvernement de dire que nous voulons aller là. C’est une directive qu’il donne, met les moyens et les plateformes nécessaires en place pour l’émergence économique. Mais quand vous avez un décrochage entre les actifs financiers, qui ont été tellement si hauts ces derniers temps, et l’économie réelle, vous êtes en pleine crise. Le gouvernement ne pourra qu’activer davantage le secteur privé qui crée de la richesse, lui permettre de sortir les leaders pour soutenir l’économie réelle. Pour aller vers l’industrialisation, ça ne se fait pas à un coup de baguette. Il faut une préparation d’avance. Il faut comprendre la révolution industrielle qui a commencé dans les années 75, qui sera dédoublée par un microprocesseur qui fera mariage avec la téléphonie mobile pour donner l’internet. C’est un outil exceptionnel pour la jeunesse qui doit booster l’économie. C’est la jeunesse qui doit porter l’économie dans plusieurs secteurs, dont le secteur agricole. Il y a énormément des possibilités pour que nous puissions doper ce secteur. Mais en le faisant, nous avons encore un autre défi majeur à relever. Lequel ? Nous devons produire assez. Et pour cela, il faut l’énergie pour augmenter le rendement. Mais il se peut que, selon le rapport du Giec, en augmentant l’énergie fossile pour produire, nous détruisions en même temps l’écosystème et les conséquences du dérèglement climatique se retournent contre nous. C’est comme l’animal qui mord la queue. Il faut à un moment donné, une politique consciencieuse, écologique et réfléchie. On réfléchit en tenant compte de notre environnement pour voir quel type d’énergie utiliser pour pouvoir booster notre industrialisation. D’où la nécessité d’aller vers cette transition écologique. Mais ce ne sera pas facile. Le Bénin seul n’y pourra pas. Nous ne sommes qu’une infime partie dans ce maillon, ceux-là qui sont à l’origine de la dégradation de notre écosystème. Il faut que ce soit dans une dynamique mondiale. Pour finir, cette crise n’est-elle pas une opportunité ? Chaque crise a toujours généré des opportunités. Toutes les crises ont fait des multimilliardaires. Il y a toujours ceux qui en profitent. La pandémie de Covid-19 a permis une augmentation gigantesque des actifs financiers. On aura toujours ce scénario et finalement, vous aurez une classe qui va s’enrichir, celle qui sera éveillée. Nous devons faire du Bénin cette classe qui va profiter de cette crise qui est indéniable. Nous pouvons booster notre économie autrement à travers l’innovation, les technologies. Nous pouvons faire de Cotonou, une plateforme de business. Dans des crises pareilles, vous trouvez les moyens pour que les autres puissent ramener leurs ressources chez vous. Ça, c’est de l’intelligence économique. Ce sont des choses qu’il faut étudier. Notre situation géostratégique permet de le faire, à côté du Nigeria, le géant africain. Le Bénin peut devenir une plateforme business pendant cette crise. Nous avons la chance que notre président, Patrice Talon, préside l’Uemoa. Je pense qu’avec son intelligence, il va générer ce potentiel économique pour que notre pays puisse bénéficier de cette crise et qu’après nous puissions rebondir autrement. Economie 26 avr. 2022


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