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Le parti Bloc républicain (Br) ne cautionnera pas des manœuvres visant à fouler aux pieds les amendements faits par le comité paritaire parlementaire en vue de législatives inclusives et apaisées. Les membres de cette formation politique l’ont martelé, vendredi dernier, à la faveur d’une conférence de presse animée à Cotonou.
Pas de manœuvres de substitution «des amendements retenus de façon unanime » au sein du comité paritaire parlementaire, comme il est actuellement constaté à l’hémicycle. Adam Bagoudou, porte-parole des conférenciers, Barthélémy Kassa, Nassirou Arifari Bako, Abdoulaye Gounou, Robert Gbian, pour ne citer que ces députés membres du Bloc républicain (Br), présents vendredi dernier à la conférence de presse, sont formels là-dessus. Ils exigent que les conclusions des travaux du comité paritaire mis en place, soient fidèlement restituées et traduites en propositions de loi pour répondre à la démarche de sortie d’impasse prônée par le chef de l’Etat, Patrice Talon.
D’après les conférenciers, la substitution des amendements du comité paritaire par un autre texte, relève simplement d’une « rupture », d'un « sabotage » du consensus en cours visant à « repêcher » certains partis politiques en porte-à-faux avec les lois électorales en vigueur. Les membres du Br s’en indignent et invitent la société civile béninoise de même que la communauté internationale à s’interroger sur « les réelles motivations » des auteurs de la substitution des amendements du comité paritaire. Mieux, les membres du Br les appellent à barrer la voie à cette entreprise visant à transformer les lois de la République en serpillières.
Nonobstant ces agissements qu’il n’approuve guère, le Br n'entend pas rester insensible à la tension préélectorale actuelle. C’est pourquoi, le parti s’engage à jouer pleinement sa partition dans le processus en cours au parlement, tout en espérant que les autres partis politiques joueront également la leur en toute sincérité «pour des élections législatives inclusives», a fait savoir Adam Bagoudou dans sa déclaration liminaire.
La pomme de discorde
« …Jeudi dernier à l’Assemblée nationale, il y a eu une proposition de loi qui a fait l’objet de grandes discussions à propos de sa procédure. Procédure d’urgence ou procédure normale ? Mais en réalité, ce que les députés du Br reprochent à l'initiative, c’est qu’il y a eu un travail qui a été abattu par un comité paritaire. Ce travail avait été validé par la conférence des présidents, et devrait faire l’objet d’exposé de motifs et de présentation sous forme de proposition de loi à l’Assemblée nationale », a expliqué Nassirou Bako. Mais au final, la proposition faite à l’endroit des députés n’était pas conforme à celle formulée par le comité paritaire. D’où, les échanges houleux constatés jeudi dernier à l’hémicycle. Très remonté, l’ancien ministre des Affaires étrangères a fait noter qu’en de pareille circonstance de tension politique, lorsque les parties conviennent d’un minimum consensuel, qu’il n’est pas bienséant que ce qui a été retenu de commun accord soit modifié et introduit.
Pas de crise préélectorale…
Circulez ! Tout va bien. C’est ce que semblent affirmer les députés du Br. Actuellement, le Bénin ne traverse aucune crise préélectorale, estiment-ils. « …C’est vous qui parlez de crise. C’est pourquoi, je souligne le mot crise quatre fois sur mon papier…», a lancé Barthélémy Kassa à l’endroit des journalistes qui ont manifesté le désir de poser des questions au terme de la déclaration liminaire du porte-parole du Br. « Honnêtement », poursuit-il, « il n’y a pas de crise parce qu’il y a des partis qui vont aux élections. Tous les recours déposés auprès de la Cour constitutionnelle sont vidés et tous les recours déposés contre le ministère de l’intérieur pour non délivrance de certificat de conformité sont également vidés »... « La crise est où ? », s’interroge Barthélémy Kassa. Bien avant lui, Adam Bagoudou, porte-parole du parti, toujours pour justifier la non constatation de « crise» par le Br, souligne que le pays n’est pas bloqué et toutes les institutions fonctionnent normalement.
Sur le supposé traitement de faveur dont a bénéficié le Br de la part de la Commission électorale nationale autonome (Céna),
Barthélémy Kassa et ses collègues soulignent que leur formation politique ne saurait admettre un tel traitement de faveur compte tenu de tout son sérieux. A cet effet, les membres du Br ont expliqué qu’avant l’étape de la Céna, un comité interne du parti a scruté « un par un » avec rigueur et précision, les 166 dossiers de candidatures contenant chacun 12 pièces. Il était donc logique que la liste du Br passe comme une lettre à la poste, ont laissé croire les conférenciers. Pour eux, le Br fait simplement l’objet d’une « calomnie ».
Dans tous les cas, les membres du Br se disent prêts pour les législatives du 28 avril prochain. Ils sont disposés à aller au charbon, que le match soit entre eux et l’Union progressiste qui est un adversaire du Br et non un allié, ou entre eux et les partis recalés par la Céna. Le député Abdoulaye Gounou fait savoir pour sa part que la volonté du Br de voir tous les autres partis aller aux élections est manifeste et inébranlable?

Ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo, Maixent Accrombessi vient de succéder à son défunt père à la cour royale. Les cérémonies marquant l’intronisation du notable ont pris fin ce dimanche 24 mars 2019 en présence de personnalités politico-administratives, et de dignitaires religieux. Celui qui est désormais prénommé Dah Houndji Hounnon prend les rênes de la collectivité Hountondji.
Trois ans après le décès de son père, Maixent Accrombessi lui succède à la cour royale d’Abomey sous le nom de Dah Houndji Hounnon.
L’ancien directeur de cabinet du président du Gabon a été élevé au rang de notable à Abomey au cours d’une cérémonie fort symbolique.
L’intronisation du prince Maixent Accrombessi a démarré à Cana, dans la commune de Zogbodomè, berceau de la branche royale Kpahessou à laquelle il appartient. Après avoir été fortifié à l’issue d’un conclave des initiés, le prince a été porté sur le trône à Cana devant tous les dignitaires du Royaume. Des rites qui seront poursuivis par la suite par l’impétrant lui-même qui désignera par la suite les membres de son cercle dirigeant.
Revêtu d’une tunique blanche parée d’une écharpe, un foulard blanc couvrant sa tête, la taille ornée de plusieurs mètres d’un pagne brodé, les poignets, le cou et les chevilles recouverts d’ornements précieux et tenant dans sa main droite le spectre de commandement, le nouveau chef de la collectivité Hountondji s’est ensuite rendu sur la tombe de son père au niveau du mausolée construit en sa mémoire pour un long moment de recueillement. Un acte symbolique qui consacre la renaissance d’un homme dorénavant auréolé de l’onction paternelle pour régenter sa communauté.
Suivra, par la suite, sa sortie officielle à Abomey sous les acclamations et louanges d’une foule d’admirateurs et son retrait au palais royal, sa maison familiale, situé à Sehounsa, place « Houndji Kandji », du nom de règne de son feu père.
Il n’a pas manqué de reconnaître à la communauté l’estime qu’elle lui porte et a promis de travailler pour le bien-être de la collectivité. Les membres de la cour royale d’Abomey et les royaumes alliés ont marqué par leur présence la cérémonie en offrant des présents au régent. Il donnera en guise de reconnaissance un dîner où ont été conviés plus de 600 personnes.
La famille Accrombessi est de la lignée dynastique directe de Kpahessou, fils d’Adjomanakou, frère aîné du roi Houégbadja (de 1645 à 1685) considéré comme le fondateur du royaume du Dahomey.

Le Bénin a célébré, vendredi 22 mars dernier à Cotonou, la 24e édition de la Journée mondiale contre la tuberculose. Les manifestations se sont déroulées autour du thème: «Il est temps » au siège du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt).
La célébration de la Journée mondiale contre la tuberculose au Bénin a été une occasion pour les acteurs de faire le point de la lutte contre ce fléau. Selon le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé, Jean-Pierre Baptiste, le thème de cette édition : « Il est temps » offre l’occasion non seulement de réfléchir sur les avancées enregistrées au cours de ces dernières années, mais également de voir ce qui sera fait pour éradiquer effectivement la tuberculose en Afrique et dans le monde. Il s’agira, dit-il, d’agir afin de mettre fin à la tuberculose à travers une action mondiale et urgente nécessaire pour y faire face. Car, poursuit-il, dans la région africaine, la tuberculose constitue un problème majeur pour le développement et risque d’entraver les efforts qui sont faits et qui permettent de mener à bien le programme de développement durable à l’horizon 2020. S’il est vrai que l’épidémie de la tuberculose diminue dans le monde, il n’est pas aussi vrai qu’elle se fait de façon rapide, fait-il remarquer. C’est pourquoi des efforts doivent être faits pour, d’une part recenser les problèmes qui ralentissent le progrès, et d’autre part adopter des notions d’interventions stratégiques rapides qui offrent le meilleur rapport pour l’efficacité. Ceci avec l’implication des organisations de société civile et les diverses institutions. Après avoir salué les résultats encourageants obtenus par le Bénin contre la tuberculose, il a exhorté le Programme national de lutte contre la tuberculose à poursuivre sur cette lancée. Car des progrès sont encore possibles.
Un lourd tribut malgré les stratégies de lutte
Quant au ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, il a situé l’opinion publique sur la lutte contre la tuberculose au Bénin. Le ministère s’est fixé trois objectifs principaux définis dans le Plan national stratégique pour la période 2017-2019. Il s’agit, selon lui, d’optimiser le dépistage de la tuberculose notamment parmi les personnes vivant avec le Vih, les diabétiques, les personnes privées de liberté, les enfants et les femmes enceintes, de réduire le taux de décès notamment parmi les patients tuberculeux co-infectés par le Vih, afin de mobiliser des ressources pérennes aussi bien du gouvernement que des partenaires au développement pour des actions durables contre le fléau tuberculeux. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs activités ont déjà été menées et ont permis de dépister 4 096 cas de tuberculose toutes formes confondues en 2018 et d’enregistrer un succès thérapeutique de 87% pour la cohorte des malades traités en 2017.
Par ailleurs, 99% des patients tuberculeux ont été testés pour le Vih et la séroprévalence du Vih était de 14% parmi eux. Au total, 96% des malades infectés ont été mis sous antirétroviraux. Toutefois, le taux de décès reste élevé et est de 7% parmi les tuberculeux et de 18% parmi les patients tuberculeux co-infectés par le Vih, posant le problème de l’insuffisance de la prise en charge des comorbidités. Trois actions majeures, explique-t-il, ont été menées en 2018 et ont permis une augmentation de 12% du nombre de cas dépistés par rapport à l’année précédente. Il s’agit du dépistage de la maladie avec l’utilisation intensive de technologie moderne de diagnostic de même que la formation du personnel médical sur la radiographie du thorax et de l’amélioration de l’accès au service par la création de 8 nouveaux centres de dépistage et de traitement de la tuberculose. Il a promis que ces actions seront poursuivies et renforcées dans les années à venir.
Néanmoins, des défis importants restent à relever. Il s’agit notamment de la nécessité d’améliorer les structures de prise en charge de cette maladie dans une approche globale de santé respiratoire et de la mobilisation des ressources durables aussi bien financières qu’humaines et matérielles pour assurer la continuité et la pérennité des résultats. En marge de cette célébration, Martin
Gninafon, ancien coordonnateur et pionnier du Pnt, est honoré pour avoir été une source d’inspiration et un exemple pour tous les acteurs de la lutte contre la tuberculose dans la région africaine.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a eu, samedi 23 mars dernier, une séance de travail avec le chef du gouvernement marocain. Les deux personnalités ont longuement échangé sur les liens entre le Bénin et le Royaume chérifien et convenu de la nécessité de booster la coopération et de définir de nouveaux chantiers.
En attendant la tenue, mardi 26 mars prochain, de la sixième grande commission mixte de la Coopération bénino-marocaine, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien
Agbénonci a été reçu par le chef du gouvernement marocain Saad Eddine El Otmani à sa résidence officielle. Les deux personnalités ont échangé sur les liens qui unissent leurs deux nations avec un bref aperçu sur les enjeux majeurs qui leur tiennent réciproquement à cœur. Côté marocain, les rapports entretenus avec le Bénin sont très bien appréciés, mais doivent aller se consolidant. « Je suis très heureux de vous accueillir », a fait savoir au ministre et à sa délégation, le chef du gouvernement marocain. Saad Eddine El Otmani voit à travers le Bénin, un partenaire avec qui il faut intensifier la coopération. « Nos relations sont déjà excellentes. Mais nous devons consolider ces relations, évaluer ce qui est déjà fait et ce qui reste à faire», a déclaré le chef du gouvernement marocain. Il faut, fait-il savoir au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, «explorer et diversifier davantage les programmes entre les deux pays ». Sur les nouveaux chantiers de la coopération, Saad Eddine El Otmani entrevoit déjà des actions concernant les énergies renouvelables et propose « d’ouvrir de nouveaux chantiers au niveau économique et d’inciter des investissements au niveau des entreprises ». La forte présence d’étudiants béninois au Maroc n’a pas échappé au chef du gouvernement du Royaume chérifien. Il y décèle un autre indice de la bonne marche des relations entre le Royaume du Maroc et le Bénin. « Nous voulons ouvrir notre pays à des investissements marocains et permettre à nos entrepreneurs de capter les opportunités qui s’offrent à eux », dira plus tard le ministre des Affaires étrangères.
Nouveaux chantiers decoopération
La rencontre entre les deux personnalités à la veille de la tenue de la grande Commission mixte entre les deux pays, a été l’occasion pour les deux hommes d’examiner l’état de la coopération. Là-dessus, Saad Eddine El Otmani s’est félicité de « la qualité des liens entre le Royaume du Maroc et le Bénin». Lesquels méritent d’être renforcés à la lumière des derniers développements sur les plans régional et international. Ce qui le réjouit particulièrement, c’est que les deux pays poseront un pas de géant dans cette bonne coopération à travers la signature demain de certains accords dont la genèse remonte à 2013, alors que l’actuel chef du gouvernement marocain assurait les fonctions de ministre des Affaires étrangères.
Face à cette ouverture du Royaume chérifien, le patron de la diplomatie béninoise a eu en premier lieu des mots de gratitude pour la sollicitude de sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc. Le ministre Aurélien Agbénonci s’est voulu particulièrement reconnaissant pour l’appui et l’apport du Maroc à la demande du Bénin qui recherchait alors des vaccins contre la typhoïde et la méningite. La disponibilité de l’Agence marocaine de la Coopération internationale qui a facilité l’insertion de plusieurs étudiants béninois, a été également reconnue par le ministre Aurélien Agbénonci. Au plan universitaire, l’appui du Royaume du Maroc pour l’érection des infrastructures est constant. Cela retient l’attention des autorités béninoises et le ministre s’est voulu reconnaissant à ce propos.
Tout en remerciant au nom du chef de l’Etat, le Royaume chérifien pour avoir ouvert une ambassade à Cotonou, le ministre Aurélien Agbénonci indique la disponibilité d’un domaine pour sa construction et formule le souhait que le Bénin puisse aussi bénéficier d’une mesure réciproque. Les ambitions du gouvernement pour la formation professionnelle, l’auto-emploi et l’insertion des jeunes bénéficient d’une grande attention de la part du Maroc. Le royaume veut appuyer ce projet et compte instaurer un partenariat fructueux dans ce cadre. Il offre des possibilités de formation aux formateurs béninois au Maroc.
En somme, Aurélien Agbénonci et Saad Eddine El Otmani, au nom des deux Etats veulent inaugurer l’ère d’une coopération plus active. Une option à laquelle tient particulièrement le chef du gouvernement marocain qui a souhaité que les contacts se multiplient entre les autorités des deux pays pour trouver des solutions aux défis des temps actuels. Avant de prendre congé de son hôte avec qui il a eu une longue séance de travail, le ministre Aurélien Agbénonci lui a offert un présent pour « matérialiser la présence du Bénin dans ses locaux ».
La matérialisation de la coopération entre le Bénin remonte au 7 mars 1991, date de la signature de l’accord de coopération économique, scientifique, technique et culturelle et de l’accord portant création de la grande Commission mixte de coopération dont la première session s’est tenue à Rabat, les 6 et 7 mars 1991?

Le groupe philippin « Penson&Company, Inc. » (Pci) s’implante dans les prochaines semaines au Bénin. Le manager général de la société, Ricardo Penson, et le directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex), Laurent Gangbès, ont procédé à la signature du protocole d’accord, vendredi 22 mars dernier à Cotonou.
Le groupe « Penson&Company, Inc. » (Pci) investira au Bénin dans des usines de transformation de fibres d’ananas en textile, dans la construction et la gestion de cliniques. Le directeur général de la firme philippine, Ricardo Penson, l’a annoncé, vendredi 22 mars dernier à Cotonou, à la faveur de la signature d’un protocole d’accord avec l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex).
Spécialisée dans la conception, la construction, le financement, l’exploitation et la maintenance d’infrastructures de transport, d’énergie, d’eau et de services hospitaliers, la société entend développer ses activités au Bénin pour créer de la richesse et des emplois. Comme aux Philippines, il sera question de combiner les fibres d’ananas et de coton, deux productions en pleine croissance au Bénin, pour fabriquer des vêtements. Le groupe entend aussi contribuer à renforcer au Bénin la couverture sanitaire comme dans son pays d’origine où il a participé au programme de dotation de 47 000 villages en centres de santé bien équipés, en un temps record. L’accent sera de même mis sur le développement de la formation technique et professionnelle qui a permis aux Philippines d’engranger 36 milliards de dollars US par an, selon M. Penson.
Le choix du Bénin pour répliquer ces succès n’est pas un hasard, à l’en croire. Le Bénin est certes un petit pays, mais il occupe une position stratégique faisant de lui une puissance en devenir en Afrique de l’Ouest, fort de sa stabilité politique, de la paix sociale qui y règne et des réformes engagées depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon pour améliorer le climat des affaires et le bien-être, justifie-t-il. Le manager général du groupe Pci, également président directeur général de la société Ausphil Tollways Corporation, note des similitudes entre son pays et le Bénin.
A 65 ans, le dirigeant d’entreprise et activiste social philippin dit avoir pris sa retraite, il y a deux semaines, et compte partager toute son expérience au Bénin ; lui qui, en dix ans, à travers son groupe et avec le concours de San Miguel Corporation (Smc), a pu mobiliser plus de 1 milliard de dollars US pour des projets d’infrastructures sans avoir recours à l’aide étrangère ou à des prêts.
Le directeur général de l’Apiex, Laurent Gangbès, se réjouit de l’intérêt porté au Bénin par le groupe philippin qui s’annonce après le groupe français Vipp-Interstis, spécialisé dans la relation client et installé au Bénin le 1er octobre et Engie Fénix Bénin spécialisé dans la vente de kits solaires et installé dans le pays en novembre 2018. Les deux sociétés ont déjà recruté respectivement 500 et 300 jeunes béninois en quelques mois, en attendant des milliers d’autres dans les prochains mois. Tout cela est le fruit des efforts déployés par le gouvernement en général et l’Apiex en particulier, souligne Laurent Gangbès. L’Agence continuera son travail de promotion du Bénin, assure-t-il, annonçant par la même occasion plusieurs manifestations dans les jours à venir, notamment l’organisation d’un forum Bénin-Belgique le mercredi 27 mars prochain, d’une rencontre de l’Apiex avec les investisseurs turcs le 3 avril et du Nordic-Bénin Business forum, les 4 et 5 avril prochains.

Du mercredi 20 au jeudi 21 mars s’est tenue à Bohicon une rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la 2e session du comité de suivi du Programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin-phase 2 (Acma 2). A l’occasion, le Comité de suivi a pris connaissance du Plan de travail des objectifs.
Les membres du comité de suivi du Programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin-phase 2 (Acma 2) en savent désormais un peu plus sur les résultats 2018 du Programme Acma2 et de son Plan de travail 2019 présentés par Constant Dangbégnon, le chef dudit programme.
Selon lui, le programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin-phase 2 est un projet financé par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Bénin. Il vise l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales dans 28 communes des départements de l’Ouémé, du Plateau du Zou et des Collines. L’approche du programme consiste à consolider les acquis de la phase I et faciliter l’accès aux marchés locaux et internationaux pour les acteurs économiques (producteurs, transformateurs, commerçants, etc.) des Pôles d’entreprise agricole (Pea). Ceci à travers des actions ciblées sur les chaînes de valeurs des produits (accès aux intrants et innovations, accès au financement, et commercialisation et professionnalisation) et des dynamiques multi-acteurs prenant en compte des ressources et potentialités disponibles au sein des communes. Le programme est mis en œuvre par un consortium dirigé par le Centre international pour le développement des engrais (Ifdc). Ce consortium est composé de Ifdc, de Care international Bénin/Togo et de l’Institut royal des tropiques (Kit) des Pays-Bas. Le pilotage du programme incombe à deux comités. Le comité de pilotage qui est restreint aux membres du consortium et à l’Ambassade des Pays-Bas près du Bénin. Puis, le comité de suivi élargi aux principaux partenaires locaux et nationaux. Et c'est ce comité de suivi qui s’est retrouvé à Bohicon durant ces deux jours.
Après la présentation, le terrain
Après une matinée bien remplie pour le compte de cette première journée, les membres du comité de suivi sont allés dans l’après-midi de ce mercredi sur les sites du programme dans les localités de Ouinhi et de Dasso. A Ouinhi, ils ont pu visiter l’infrastructure de 133 628 668 millions F Cfa dont 5% de la part de la mairie. Elle est destinée au stockage de maïs. Elle est constituée d’un magasin de stockage de 500 tonnes, d’un hangar de vente, d’une aire de séchage, d’un bureau pour le gestionnaire et équipée d’une balance pour la pesée des sacs, d’une égreneuse, des bâches et de deux moto-tricycles.
Présentant l’expérience en cours à Ouinhi, la responsable des bénéficiaires, Rassidatou Moustafa, a indiqué que 72 acteurs dont 42 femmes et 34 jeunes prennent part à ce mécanisme pilote de warrantage. Les acteurs de ce mécanisme de warrantage proviennent de quatre coopératives qui se sont associées et c’est l’Union communale des producteurs de maïs (Ucpm) qui porte la gestion du warrantage. Ces femmes de Ouinhi ont rassuré le comité de suivi que dès les prochains mois, « l’opération du warrantage sera dénouée, ce qui fera suite à un bilan et la distribution des ristournes aux adhérents ».
La délégation a noté que cette expérience pilote de warrantage a débuté avec une quantité de maïs stockée de 74 tonnes.
A Dasso, c’est un groupement de femmes transformatrices de manioc en gari qui a reçu la délégation. Grâce au programme, ce groupement appelé "Mèdjro" s’est doté d’une infrastructure moderne de 28 millions F Cfa. Grâce à cette unité, le groupement Médjro est devenu un centre de référence à Dasso, où des formations sont données à d’autres groupements constitués en réseau. Ce centre de stockage est aussi devenu un grand centre de mobilisation de l’offre.
Le programme a appuyé le groupement Mèdjro d’une paillote pour l’épluchage du manioc, d’un bassin de lavage, d’un forage pour faire face au besoin d’eau, de trois foyers améliorés pour la torréfaction du gari et du tapioca, d’une paillasse pour la vente.
Il faut noter que le comité de suivi a fait des recommandations à l’endroit du Programme Acma 2 pour la suite de ses activités et l’atteinte des résultats.

Pour le personnel féminin du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, la célébration de la Journée internationale de la femme n’est pas une occasion pour festoyer, mais un moment de réflexion pour changer la situation de la femme et l’impliquer davantage dans les réformes au niveau des filières agricoles. Elles l’ont démontré de fort belle manière au cours d’une célébration, hier jeudi 21 mars à Cotonou.
Le thème de la célébration de l’édition 2019 de la Journée internationale de la femme (Jif) au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche est évocateur. Il est intitulé « L’égalité genre pour ligne de pensée du secteur agricole ». Il est inspiré par le thème de ladite journée sur le plan international « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement » et de celui retenu par le Bénin « Leadership féminin en politique et l’égalité genre pour ligne de pensée », explique Gertrude Egounlety Ahivodji, présidente de l’Union du personnel féminin dudit ministère. A travers ce thème, il est question, indique la présidente, de célébrer les femmes du secteur agricole et de leur offrir, à l’instar de leurs sœurs, l’opportunité de dresser le bilan des actions menées en vue de l’émancipation de la femme, de célébrer les actes accomplis en direction des femmes et d’opérer des réformes pour corriger ce qui doit l’être. Mais, la Jif n’est pas que synonyme de luttes et de bilan. C’est pourquoi, pour la deuxième année consécutive, le personnel féminin du Maep et des structures sous-tutelle lui a donné une connotation singulière à travers une foire agricole. L’objectif ici, selon Gertrude Egounlety Ahivodji, c’est de donner une visibilité aux filières promues dans le cadre des réformes introduites dans le secteur, et de susciter la réflexion pour l’implication des femmes dans l’aboutissement de ces réformes. Pour elle, tout indique à l’heure actuelle que des progrès ont été accomplis. La femme du secteur agricole se porte mieux que par le passé, tranche-t-elle. Seulement sa participation aux instances de prise de décision demeure faible et cette tendance devra être inversée, plaide-t-elle.
Le représentant du ministère en charge des Affaires sociales, Etienne Noukpo, salue, en ce qui le concerne, la mobilisation de ces femmes. Le choix d’un tel thème et des activités connexes est bien apprécié par ce dernier qui y voit, « une volonté évidente de faire avancer l’autonomisation des femmes ». Bachtiar Lorot, porte-parole des partenaires techniques et financiers du secteur congratule plutôt l’Union du personnel féminin du Maep pour son engagement qui libère l’initiative féminine et donne plus de pouvoir à la femme. L’allocution du ministre Gaston Dossouhoui, lue en sa présence par Françoise Komlan Assogba, secrétaire générale du ministère, se voudra aussi évocatrice.
Valoriser le potentiel de la femme du secteur agricole
« La commémoration de cette journée a pour objectif de mener des réflexions sur le niveau d'implication, les rôles et responsabilités de la femme tant rurale que cadre dans l’émergence du secteur. Ce sera l’occasion d’analyser la place à elle accordée pour le développement de la gouvernance, dans un contexte de réformes pour la promotion des filières agricoles », indique-t-elle. Loin d’être une journée de réjouissances simplement, elle est plutôt une occasion de plus pour des réflexions pertinentes sur la condition de la femme béninoise, mais surtout de celle intervenant dans l’économie agricole. L’occasion offerte à la population béninoise de découvrir l’effort déployé par les femmes du secteur agricole pour assurer la sécurité alimentaire au cours d’une foire de quatre jours de produits agricoles et agro-alimentaires avec un accent particulier sur les innovations faites dans la filière maïs, a été particulièrement appréciée.
Place a été également faite à la réflexion au cours de cette journée à travers deux communications. Mais la visite et la découverte des stands de la foire ont été le plus appréciées par le ministre Gaston Dossouhoui qui a pu, une fois encore, toucher du doigt les efforts accomplis par les femmes des secteurs sous sa tutelle.

Sous la férule du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, le Bénin vient de frapper encore un grand coup, avec à la clé une consistante levée de fonds pour financer le développement national.
Diversifier les sources de financement du développement du Bénin, tout en réduisant le coût moyen de la dette de marché du pays.Tel est le credo du gouvernement, sous la diligence du ministre de l’Economie et des Finances. Dans cette perspective, le gouvernement vient de frapper encore un grand coup en levant avec succès, le 19 mars dernier, 500 millions d’euros, soit 328 milliards de F Cfa, pour une maturité finale de 7 ans sur les places financières européennes, renseigne la note faisant le point de l’opération, inédite. Il s’agit là de la première émission obligataire inaugurale en euros de l’histoire des émissions internationales africaines ! Les fonds ainsi levés s’ajouteront à la cagnotte destinée au financement des projets phares du Programme d’action du gouvernement.
Cagnotte à 250%
Fruit d’un périple entrepris du 12 au 18 mars dernier par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, et visant à rencontrer des investisseurs internationaux en Europe et aux Etats-Unis, cette levée de fonds est également due à la crédibilité, l’attractivité de la signature du Bénin avec à la clé des réformes structurelles, en sus d’une croissance économique forte et d’un déficit budgétaire réduit et sous contrôle.
La solidité des fondamentaux du Bénin, de même que la pertinence du Programme d’action du gouvernement aura plus que motivé les investisseurs qui ont souscrit fortement à l’émission internationale. De sorte que le livre d’ordres de l’opération a dépassé un milliard d’euros en moins de deux heures et atteint un pic d’environ 1,25 milliard d’euros dans la journée, soit une souscription de 250%. Un record !
Cette première émission obligataire internationale de l’histoire du Bénin, une réussite du fait du sérieux des réformes mises en œuvre depuis 2016, pour une maturité finale de 7 ans, jouit d’un profil de remboursement avantageux. Car elle est amortissable sur les trois dernières années (2024, 2025, 2026), afin de réduire le risque de refinancement, conformément à la stratégie, responsable, du gouvernement de gestion prudente de la dette publique. Cette émission obligataire internationale inaugurale offre également l’avantage d’avoir été faite en Euros, une devise qui ne présente aujourd’hui aucun risque de change pour le bilan du gouvernement, apprend-on.
A noter que le Bénin est le premier émetteur d’Afrique subsaharienne à solliciter ce marché cette année, faisant donc preuve d’une rapidité d’exécution exceptionnelle qui a permis de saisir une fenêtre de marché favorable. Le Sénégal par exemple n’a pu avoir le résultat connu par le Bénin sur ce marché.
Cette opération financière, inédite pour le Bénin, est sanctionnée par un succès éclatant, gage de ce qu’il y a encore de bonnes marges pour la mobilisation de ressources pour le financement du Pag, voire plus encore. Des fenêtres d’opportunités que les bonnes performances du ministre Romuald Wadagni permettent de capitaliser. En témoigne la percée remarquable du Bénin sur le marché financier international, avec 328 milliards de F Cfa mobilisés, soit en définitive des ressources substantielles pour des actions de développement….

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a eu une journée marathon ce mercredi. Avant son audience à 10 h avec l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, Mohamed Ibn Chambas, il s’était rendu à 8 h au domicile de l’ancien président de la République, Boni Yayi à Cotonou. Le tête-à-tête entre les deux personnalités a surtout tourné autour de l’impasse liée aux élections législatives inclusives de 2019 et pour laquelle le chef de l’Etat, Patrice Talon, a mandaté le président de l’Assemblée nationale aux fins de trouver des solutions consensuelles qui rassurent les uns et les autres. Me Adrien
Houngbédji a donc échangé de la situation avec Boni Yayi comme c’était d’ailleurs le cas la veille avec l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo, toujours à Cotonou. Après quoi, il a également rencontré les dix partis politiques qui se sont manifestés pour aller aux élections législatives. Il leur a certainement rendu compte des conclusions du Comité parlementaire paritaire mis sur pied par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale en vue de faire des propositions de lois devant permettre au Bénin de sortir de l’impasse que traverse le processus électoral législatif. Le Parti communiste du Bénin (Pcb) et la Société civile dont le Front souverain ont reçu également la visite du président de l’Assemblée nationale dans le cadre de sa mission de médiation pour des élections législatives inclusives et pacifiques.
Th. C. N.

Le président de l’Assemblée nationale a reçu, à son cabinet ce mercredi 20 mars en audience, Mohamed Ibn Chambas, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies en mission au Bénin. Les difficultés autour du processus électoral pour les législatives de 2019 étaient au menu des échanges.
Discuter avec le président de l’Assemblée nationale et voir comment aider à traverser les difficultés dans le cadre de la mise en application des réformes politiques importantes en cours au Bénin et intéressantes d’ailleurs pour la région ouest-africaine. C’est l’objectif de la visite de Mohamed Ibn Chambas, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies en mission au Bénin au président Me Adrien
Houngbédji ce mercredi 20 mars. Selon lui, il est évident que la mise en application de ces réformes pose quelques difficultés sur le terrain dans le cadre des élections législatives de 2019. Il en veut d’ailleurs pour preuve la visite au Bénin d’une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) venue au Bénin pour essayer d’encourager les discussions entre les parties prenantes, à savoir les partis politiques et la Société civile béninoise pour avancer dans les réformes en question afin d’aboutir à des élections législatives pacifiques, inclusives et participatives. Mohamed Ibn Chambas salue cette initiative de l’organisation sous-régionale avant d’assurer que les Nations Unies vont continuer de travailler étroitement avec la Cedeao puis avec tous les partis politiques pour une bonne évolution dans la situation. « Le Béninois doit être conscient que le Bénin est la vitrine de la démocratie en Afrique de l’Ouest et même en Afrique. Donc, ces réformes nous intéressent, mais il faut essayer d’avancer de manière consensuelle pour qu’encore une fois, nous puissions avoir au Bénin des élections législatives exemplaires et en faire un acquis pour la consolidation de la démocratie dans ce pays et en Afrique de l’Ouest », souligne l’émissaire du secrétaire général de l’Onu au Bénin. Il dit se sentir très encouragé après les discussions avec le président de l’Assemblée nationale. « Nous avons eu d’autres échanges qui rassurent. Nous avions été reçus hier (mardi dernier, ndlr) par le président de la République, Patrice Talon lui-même, ensuite par les anciens chefs d’Etat Boni Yayi et Nicéphore Soglo. Nous sommes dans un esprit de travail d’ensemble pour traverser les difficultés actuelles », ajoute Mohamed Ibn Chambas au sortir du cabinet du président de l’Assemblée nationale au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Pour lui, l’essentiel, c’est d’élargir le consensus et d’essayer d’avancer d’une manière un peu plus inclusive pour que les élections législatives se déroulent dans des conditions apaisées et sans exclusion.