La Nation Bénin...
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A la faveur d’un point de presse animé, mercredi 20 mars dernier à Cotonou, les partis politiques de l’opposition condamnent le caractère actuel de la démarche parlementaire en vue de l’organisation de législatives inclusives. Pour eux, les travaux du comité paritaire divulgués sur les réseaux sociaux ne constituent en rien un acte de consensus retrouvé avec la classe politique. Ils disent également non à toute idée de révision de la Constitution et réitère, de ce fait, leurs propositions.
Malgré sa participation aux discussions en vue de solutions parlementaires pour des législatives inclusives en avril prochain, l’opposition béninoise n’approuve pas le caractère actuel de la démarche prônée. Encore moins le document divulgué sur les sociaux faisant état de consensus retrouvé avec la classe politique et qui propose, entre autres, la révision de la Constitution du 11 février 1990 pour sortir de l’impasse politique.
Les ténors de l’opposition politique, tous en courroux et vent debout, pensent que le chemin parlementaire choisi en vue de parvenir au consensus n’est pas le meilleur. Théophile Yarou a fait remarquer que l’opposition, le 19 février dernier, a déjà indiqué le chemin à suivre, c’est-à-dire la convocation de toute la classe politique béninoise autour d’une table. «Le 6 mars 2019, le chef de l’Etat a donné l’impression de revenir sur la proposition de l’opposition en confiant la recherche de ce consensus au président de l’Assemblée nationale… », déclare Théophile Yarou. Mais ce n’est toujours pas la meilleure voie même si elle s’y rapproche.
En fait, les partis de l’opposition souhaitent une « concertation de l’ensemble de la classe politique sous la facilitation d’une personnalité indépendante, la traduction du consensus en actes législatifs par la saisine de l’Assemblée nationale pour la prise de nouvelles lois dans le strict respect du consensus préalablement obtenu et la prise d’actes réglementaires pour la mise en œuvre ». Ce chemin ainsi décliné devrait induire, selon eux, la suspension du processus électoral. Aussi, souhaitent-ils que le président de la République «instruise le ministre de l’Intérieur à l’effet de libérer les documents de formalisation et de mise en conformité aux partis politiques dont les dossiers de déclaration de constitution ont déjà été étudiés » pour ne citer que ces propositions.
Sur la proposition de révision de la Constitution comme solution de sortie de crise, l’opposition politique dit « non » tout en insistant sur la tenue à bonne date des législatives. Et tout ceci, dans les délais prévus et décrits dans la loi fondamentale.

La Fondation Tony Elumelu (Tef), la principale organisation philanthropique africaine engagée pour l’autonomisation des entrepreneurs, dévoile le 22 mars prochain, les noms des candidats sélectionnés pour l’édition 2019 de son programme d’entrepreneuriat à Abuja. L’officialisation de la liste desdits candidats permet aux pays en lice, dont le Bénin, d’avoir une idée des porteurs de projets bénéficiaires de l’appui des partenaires de la Fondation Elumelu.
Les préparatifs de l’édition 2019 du forum des jeunes entrepreneurs du continent africain sous la houlette de la Fondation Tony Elumelu (Tef) vont bon train. Plus qu’une question de jours, pour découvrir la liste des porteurs de projets retenus. A travers un communiqué de presse en date du 18 mars, la fondation a annoncé que le 22 mars prochain dans les locaux de l’hôtel Transcorp Hilton à Abuja, elle rendra publique la liste des 1000 heureux bénéficiaires, provenant de 54 pays sur le continent. L’instant est très attendu par les soumissionnaires à ce programme unique qui permet d’encadrer et d’appuyer de jeunes porteurs de projets africains, afin de les aider à donner corps à leur rêve entrepreneurial, à créer leur propre réseau et à bénéficier de subventions. La Fondation Tony Elumelu (Tef) est une organisation philanthropique africaine engagée pour l’autonomisation des entrepreneurs africains. Elle organise, depuis cinq ans déjà au Nigeria, un forum qui réunit décideurs, entrepreneurs, créateurs de richesses et jeunes promoteurs pour des moments d’échanges, de partage, de coaching…
« Afin de faire bénéficier sa trousse d’outils d’entrepreneuriat éprouvée au grand nombre d’entrepreneurs, la fondation a lancé en 2018 TEFConnect, la plateforme de réseau numérique pour les entrepreneurs africains ». Cette plateforme compte actuellement plus de 400.000 utilisateurs et offre aux entrepreneurs la possibilité de se mettre en réseau, de suivre des formations et de nouer des partenariats d’affaires afin de développer leurs activités au-delà des frontières physiques. « Au cours des quatre premières années depuis le lancement de son programme d’entrepreneuriat, la Tef a autonomisé directement 4000 entrepreneurs africains et indirectement 470 autres entrepreneurs avec l’appui de ses partenaires de la fondation. « Chaque année, nous constatons une augmentation significative du nombre de candidatures », souligne la nouvelle directrice générale de la fondation, Ifeyinwa Ugochukwu.
Un projet d’envergure
Plus de 215.000 entrepreneurs de 54 pays africains ont postulé pour la présente édition, contre 151.000 l’année dernière, avec une augmentation de la participation des femmes de 62.000 en 2018 à 90.000 en 2019. « Ces chiffres croissants témoignent du désir brûlant de l’entrepreneur africain à développer notre continent, et nous devons convertir de toute urgence cette passion en entreprises viables pour assurer le développement de notre continent », soutient-on du côté de la fondation face à cette croissance des demandes. « Notre programme a développé un mécanisme robuste pour orienter les capitaux de manière efficace et effective vers ceux qui peuvent les déployer dans les communautés locales avec le plus grand impact », explique Ifeyinwa Ugochukwu. « Nous sommes disposés à travailler avec des partenaires afin de faire évoluer la plateforme et les processus que nous avons créés. L’autonomisation des entrepreneurs africains doit être une responsabilité partagée pour créer une prospérité économique pour tous », a-t-elle déclaré.
Chaque année, la Fondation Tony Elumelu ouvre son portail de candidatures aux entrepreneurs africains avec des projets d’entreprises et des entreprises embryonnaires de moins de trois ans. Dans le cadre de son programme d’entrepreneuriat de 100 millions de dollars, elle autonomise chaque année 1000 entrepreneurs qui bénéficient d’un capital d’amorçage non remboursable de 5000 dollars, d’un accès à des mentors, d’un programme de formation de douze semaines et des possibilités de promouvoir leurs entreprises auprès d’un public international. Tous les candidats ont accès à Tef Connect, le hub numérique de l’entrepreneuriat en Afrique, qui offre un accès aux réseaux, à la formation, à d’autres sources de financement et à des opportunités d’affaires.

Un marché de produits agricoles et dérivés s’est installé dans la rue pavée jouxtant le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à Cotonou. Du 19 au 22 mars, l’Union du personnel féminin dudit ministère y organise une foire agroalimentaire ouverte, ce mardi, par le ministre Gaston Dossouhoui.
Rue pavée allant de la Poste de Cadjèhoun au portail arrière du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) à Cotonou, une attraction hors du commun. Soixante stands installés de part et d’autre de la voie forcent l’admiration du visiteur qui découvre des produits agricoles frais ou dérivés de toutes sortes. Maïs ; riz ; manioc ; soja ; viande et poissons frais et grillés ; noix d’anacarde, de karité, d’arachide; lait; biscuits et autres amuse-gueules ; jus (d’orange, pomme de cajou, souchet, carotte, gingembre, tamarin, baobab, ananas) ; whisky, thé, vin local ; miel; purée de tomate, de piment de table…, sont les produits de ce marché particulier qui bat son plein depuis ce mardi 19 mars et se tiendra pendant quatre jours.
Toutes les chaînes de valeur agricoles s’exaltent à travers cette foire agroalimentaire initiée par l’Union du personnel féminin du Maep (Upf/Maep) et qui est à sa deuxième édition. Elle s’inscrit dans le cadre des manifestations prévues pour la célébration en différé de la Journée internationale de la femme (Jif) au niveau de ce ministère. Par cette activité, l’Upf/Maep entend « assurer une visibilité certaine aux filières promues par le Maep à travers les projets et programmes », selon Gertrude Egounléty, présidente de l’Union. « Ce faisant, ajoute-t-elle, nous avons voulu montrer au peuple béninois combien les femmes interviennent dans la création de la richesse dans notre pays. »
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a invité toute la population et surtout les femmes qui sont dans les ministères et institutions voisins à faire un tour à la foire pour s’approvisionner en produits sains. Avant de procéder à la coupure du ruban symbolique de l’ouverture des stands et souhaiter aux forains de faire de bonnes affaires, il a exhorté les uns et les autres à rivaliser d’ardeur, dans une saine émulation, pour démontrer le génie de la production de qualité. « Les projets et programmes qui mettent en œuvre un certain nombre d’instruments pour atteindre cet objectif doivent également les prouver ici », indique-t-il. Aussi, Gaston Dossouhoui espère qu’il n’y aura pas de rupture de stock, promettant que la sécurité sur le site est assurée.
Au-delà du potentiel agricole diversifié, cette exposition révèle l’immensité et la richesse de l’art culinaire béninois ainsi que le génie créateur des transformateurs béninois. Par exemple, plus de soixante produits sont dérivés du maïs dont quelques-uns sont exposés. Le visiteur a la possibilité de goûter sur place les mets abla, kom, klaklou, bokoun, et même du whisky de maïs sans additif et donc 100 % naturel.
Spécialistes en intrants agricoles et partenaires financiers du secteur sont également de la partie. La foire est organisée avec l’appui du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad) à travers le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada), la coopération technique allemande Giz, le Programme cadre des interventions du Fonds international de développement agricole (Fida) en milieu rural, la Coopération technique belge (Enabel), pour ne citer que ces structures.

Le processus d’élaboration du rapport de l’état de l’environnement marin et de la mise en œuvre de la planification spatiale marine mobilise les parties prenantes à Cotonou du 19 au 20 mars. Il s’agira, au cours des deux jours de travaux, d’aborder les thématiques relatives à la gestion intégrée de la zone marine et côtière, l’état de l’environnement marin et la planification spatiale marine.
La préservation de l’écosystème marin et côtier fait l’objet d’un atelier qui mobilise les parties prenantes à Cotonou. Du 19 au 20 mars, ces dernières vont échanger sur le processus d’élaboration du rapport de l’état de l’environnement marin et de la mise en œuvre de la planification spatiale marine.
Le directeur général de l’environnement et du climat, le professeur Martin Aïna Pépin, représentant le ministre du Cadre de vie et du développement durable, a précisé que l’atelier vise comme objectif d’informer les cadres des différentes structures sur les processus conduisant à l’élaboration du rapport de l’environnement marin et à la mise en œuvre de la planification spatiale marine ; identifier et mettre en place les groupes thématiques pour la collecte des données ; renseigner la matrice d’utilisation des côtes…
Le professeur Martin Aïna Pépin a fait remarquer que les côtes béninoises sont très riches et très productives avec des ressources halieutiques relativement riches et un potentiel de tourisme côtier élevé. Selon ses explications, les écosystèmes et habitats de ces zones fournissent les services d’approvisionnement, de soutien, de régulation et culturel au Bénin, et les ressources contribuent aussi à la croissance économique ainsi qu’à la résilience aux changements climatiques.
Cette productivité des écosystèmes côtiers est menacée, poursuit-il, du fait du développement d’infrastructures non durables, la mauvaise gestion des ressources et des habitats naturels, la surexploitation par la pêche, la pollution par les déchets solides ménagers et par le déversement d’hydrocarbures…Une situation qui entraîne la dégradation de ces écosystèmes côtiers et marins et la réduction des différents services que ces écosystèmes fournissent à la population, selon Fostine Sinzogan Coovi, point focal de la Convention d’Abidjan sur la préservation des écosystèmes marins et côtiers. Face à ce tableau affectant les ressources marines et côtières du Bénin qui jouent pourtant un rôle clé dans le processus écologique et biologique, le Bénin a décidé de passer à l’action et de s’unir autour d’une stratégie régionale qui permettra de préserver ses écosystèmes marins et côtiers au profit des générations futures, d’après le directeur général de l’Environnement et du Climat.
Au titre des actions mises en place, Martin Aïna Pépin a cité la sécurisation et le nettoyage permanent des plages, l’élaboration du plan d’aménagement opérationnel des plages, et celui d’aménagement opérationnel résilient de la bande côtière. A cette liste s’ajoute l’adoption de la loi n°2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction, de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin, l’adoption de la loi relative à la protection, l’aménagement et la mise en valeur de la zone littorale votée en avril 2018, la protection du littoral contre l’érosion côtière et le projet d’investissements de la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Resip-Bénin). « Ces différentes actions prouvent que la préservation des écosystèmes marins et côtiers fait partie des priorités du Programme d’action du gouvernement à travers le troisième pilier », a affirmé Fostine Sinzogan.
Rappelons que l’atelier qui prend fin ce mercredi fait suite à la mise en œuvre des groupes thématiques pour l’identification et la description des zones marines d’importance écologique et biologique et entre dans le cadre de la création des Aires marines protégées (Amp).

Le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, était dans la soirée d’hier mardi, au domicile de l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo, à Cotonou. Les deux personnalités ont échangé sur des pistes de solutions à mettre en œuvre en vue de l’organisation sans remous des législatives du 28 avril prochain.
Adrien Houngbédji chez Nicéphore Soglo. L’image est rare pour qui connait ces deux personnalités politiques du Bénin. Mais, il y avait urgence compte tenu de la situation politique actuelle du Bénin. « Vous savez que je suis chargé de trouver une solution à la crise préélectorale qui sévit dans le pays. Parmi les actions à mener pour le succès de cette mission, il y a la rencontre avec les principales personnalités politiques du pays. Le président Soglo est le plus ancien des anciens chefs d’Etat. Il était normal que je vienne prendre son avis, connaitre sa vision par rapport à notre démocratie, par rapport à son évolution actuelle. Et, j’ai été heureux et satisfait de l’avoir rencontré… », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, au terme de sa rencontre avec l’ancien chef l’Etat béninois.
A l’en croire, Nicéphore Soglo s’est adressé à lui dans « un langage de sage ». Il lui a également prodigué « des conseils avisés ». En fait, le conseil principal que Me Adrien Houngbédji dit avoir reçu de l’ancien président de la République, « c’est de faire en sorte que le Bénin aille à des élections inclusives en créant moins de frustrations possibles et en respectant autant que possible les textes fondamentaux du pays». Et d’ores et déjà, le président du Parlement béninois a promis de tenir compte, dans les jours à venir, des conseils à lui prodigués par Nicéphore Soglo.
« …Il a donné quelques pistes que j’essaierai d’exploiter… », a-t-il laissé entendre.
Par ailleurs, Me Adrien
Houngbédji rappelle que les travaux du comité paritaire à l’Assemblée, sont le fruit d’un consensus. «C’est-à-dire qu’il y a des compromis que nous avons obtenus entre les deux députés qui représentent la majorité et les deux députés qui représentent l’opposition… », explique l’hôte de Nicéphore Soglo. Il pense que le travail abattu par ledit comité est appréciable. Le président du Parlement avoue toutefois
qu’« il reste des problèmes qu’il faut régler». Mais lesquels? Là-dessus, il préfère garder le silence.
Outre Nicéphore Soglo, le président de l’Assemblée nationale envisage également de rendre visite à Boni Yayi, probablement demain jeudi. Le problème c’est qu’Adrien Houngbédji dit n’avoir pas encore réussi à le joindre.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, était devant la presse au palais des Gouverneurs à Porto-Novo ce mardi 19 mars. A l'occasion, il a fait le point de la mission à lui confiée par le chef de l’Etat en vue des législatives sans exclusion en 2019 à travers l’initiative des propositions de lois électorales dérogatoires prévues pour être examinées en plénière demain.
L’on en sait un peu plus officiellement sur les conclusions du comité paritaire parlementaire mis sur pied par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale dans le cadre des propositions de solutions en vue des élections législatives inclusives tel que souhaité par le chef de l’Etat, Patrice Talon. Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, et président de ce comité paritaire mouvance-opposition, a animé à cet effet un point de presse hier mardi. A l'occasion, il a dévoilé le contenu des conclusions ayant sanctionné les travaux. Il ressort de ses propos que trois propositions de lois dont deux dérogatoires ont été initiées par le comité. La première est intitulée : proposition de loi dérogatoire, modificative et complétive de la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant Charte des partis politiques.
Et la deuxième est titrée : Proposition de loi dérogatoire modificative et complétive de la loi n°2018-31 d’octobre 2018 portant Code électoral. La troisième proposition de loi proposée a trait à la modification de l’article 80 de la Constitution du 11 décembre 1990. Le président de l’Assemblée nationale est revenu avec force détails sur les grandes lignes de chacun des textes électoraux visant le même objectif, à savoir l’organisation d’élections législatives sans exclusion en 2019. Selon lui, les propositions de lois dérogatoires initiées tendent à alléger les difficultés actuelles autour notamment des questions de délivrance de certificat de conformité aux partis politiques ; du quitus fiscal et de lever l’impossibilité qui était faite aux listes de candidatures de compléter leurs dossiers une fois déposés à la Commission électorale nationale autonome.
De nouveaux délais ont été proposés dans le cadre de l’ouverture d’un nouveau processus électoral afin de permettre à tous les partis politiques désireux de prendre part aux élections législatives de 2019 d'y postuler. Ainsi, il a été proposé une rallonge de 45 jours du mandat des députés de la mandature actuelle pour permettre le bon déroulement du scrutin et l’installation des députés de la huitième législature dans la deuxième quinzième du mois de juin 2019, souligne Me Adrien Houngbédji. Cette prorogation de mandat sera constitutionalisée par la modification de l’article 80 de la loi fondamentale béninoise. Il s’agit d’une révision circonstancielle d’opportunité qui n’a uniquement d’effet que sur le mandat des députés de la septième législature pour répondre aux impératifs du moment. Les trois propositions de lois ont été finalisées et adoptées par consensus, dans l’après-midi du lundi dernier, par l’ensemble des cinq membres du comité paritaire. Le président de l’Assemblée nationale se réjouit des fruits de leurs travaux et espère que le consensus qui a commencé va se poursuivre jusqu’à l’adoption de chacun des textes par la plénière.
Cette plénière est prévue pour demain jeudi 21 mars où seront affectés les trois dossiers à examiner en procédure d’urgence. C’est dire que si tout marche bien, le sort des propositions de lois en vue des législatives inclusives sera connu ce jeudi. En cas de rejet des trois dossiers surtout la révision de l’article 80 de la Constitution, le président Adrien Houngbédji dit avoir prévu le schéma B. Lequel consiste en un texte de loi ordinaire qui raccourcit les délais afin que les élections législatives se tiennent bon an mal an en tenant compte de la date de la fin de législature pour permettre aux députés de la huitième législature d’être installés dans le délai constitutionnel du 15 mai. Me Adrien Houngbédji révèle avoir bénéficié de beaucoup du soutien du chef de l’Etat qui l’a mandaté pour cette mission. Patrice Talon n’a de cesse de l’encourager pour une bonne réussite des travaux pour permettre au Bénin de sortir des difficultés qui émaillent actuellement le processus électoral.
Actualités 20 mars 2019

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, était, hier mardi 19 mars 2019 au cabinet du président de la Cour constitutionnelle. L’organisation des législatives inclusives en avril prochain était l’objet principal du tête-à-tête entre Joseph Djogbénou et son hôte.
Comment aider le Bénin à avancer vers des législatives inclusives au regard de la crise sociopolitique actuelle? Telle est l’intention de l’Organisation des Nations Unies (Onu) dont le représentant spécial en Afrique de l’Ouest et au Sahel, a été reçu en audience, hier mardi, par le président de la Cour Constitutionnelle. Pendant près d’une heure d’horloge, Joseph Djogbénou et Mohamed Ibn Chambas ont exploré des pistes de solutions afin de permettre au Bénin d’organiser les législatives du 28 avril 2019 sans mécontentement.
« …Nous avons trouvé le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, vraiment ouvert. Nous avons recommandé que le dialogue (en cours) soit poursuivi avec toutes les parties prenantes surtout avec les partis politiques, afin de les encourager à participer aux discussions qui vont renforcer la démocratie béninoise… », a déclaré Mohamed Ibn Chambas, à sa sortie d’audience. L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies dévoile également la démarche prônée par son institution dans la crise actuelle. « …Comme vous le savez, il y a quelques jours une mission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) était ici (pour le même objectif). Les Nations Unies appuient toujours les efforts de la Cedeao dans la sous-région. Nous sommes en train d’échanger avec toutes les parties prenantes en encourageant le dialogue et une approche qui va aboutir à des solutions consensuelles qui aideront à assurer des législatives inclusives et participatives… », informe-t-il.
Mohamed Ibn Chambas estime que le Bénin est un bon exemple en matière de démocratie en Afrique et croit, de ce fait, à une sortie de crise. « …Nous sommes confiants qu’on va s’en sortir… », se réjouit-il d’avance.

Chef-lieu du département du Mono, Lokossa a été impactée en 2009 par le Programme national intitulé 10 000 logements économiques dont la gestion est confiée à l’Agence foncière de l’habitat (Afh). Des 100 villas qui y ont été construites, une seule a pu trouver d’acquéreur jusqu’à l’adoption du mécanisme de la vente aux enchères qui suscite enfin l’engouement espéré depuis environ 10 ans.
Les logements économiques reçoivent de fréquentes visites à Fongba et à Agnivèdji, deux quartiers de l’arrondissement central de Lokossa. Les mouvements individuels ou de groupes de personnes qui s’observent sur les deux sites n’ont pas été observés depuis une dizaine d’années. Il s’agit bel et bien des visites subséquentes à la mesure gouvernementale visant à céder les villas à travers le mécanisme de la vente aux enchères, indique-t-on à la direction départementale en charge du Cadre de vie.
En effet, dans le cadre du Programme national 10 000 logements économiques, 100 villas ont été érigées en 2009 à Lokossa pour loger décemment et à un coût abordable des citoyens à travers un contrat-location. Mais depuis lors, un seul logement sur les 100 a trouvé de preneur qui l’occupe effectivement à Fongba. Il s’agit d’une villa de type F3 dotée des commodités tels un séjour, deux chambres à coucher, une salle d’eau, une cuisine et une terrasse, le tout construit sur une superficie de 300 m2. La villa F3 est un modèle intermédiaire entre les logements F2 (250 m2) et F4 (350 m2) qui sont les deux autres types construits à Lokossa dans le cadre du programme. Au décompte, 99 villas attendent des acquéreurs depuis environ 10 ans où elles subissent toutes sortes d’actes de vandalisme et des dégradations dues aux intempéries.
Pour inverser cette tendance qui s’observe également sur les sites d’Abomey-Calavi, de Parakou et d’Adjarra, le régime en place a décidé de soumettre les logements en souffrance à la vente aux enchères. C’est donc à la faveur de cette mesure que de potentiels acquéreurs affluent désormais vers les villas économiques de Lokossa. Sur les deux sites, ils effectuent des visites guidées sous la houlette du directeur départemental en charge du Cadre de vie et ses collaborateurs. Gabin Aclombessi et son équipe amènent les visiteurs qui se veulent discrets, pour toucher du doigt l’état actuel des infrastructures outre les renseignements dont ils sont gratifiés.
Le samedi 16 mars 2019, cet exercice a été fait pour la deuxième fois depuis l’annonce de la vente aux enchères. Trois visites guidées formelles sont prévues dans le cahier des charges de l’opération. La première ayant eu lieu le 9 mars dernier, la troisième et dernière visite est prévue pour le samedi 23 mars prochain. En parallèle à cette disposition, d’autres personnes s’organisent elles-mêmes pour aller se faire leur idée sur les sites. Le nombre de potentiels acquéreurs enregistrés déjà au niveau de la direction départementale en charge du Cadre de vie avoisine 50, confirmant un regain d’intérêt pour les logements économiques. Les dossiers d’offres de prix (formulé hors taxe) sont attendus au niveau de la structure jusqu’au mercredi 27 mars prochain. La vente aux enchères pour le compte de Lokossa porte sur 53 logements de type F3, 26 de type F4, puis 20 de type F2. Au titre des modalités de la vente, le cahier des charges prévoit, entre autres, l’obligation pour les acquéreurs de réhabiliter les logements dans un délai de 12 mois et l’interdiction de modifier le plan architectural sans avoir requis au préalable une autorisation du ministère.
Vivement qu’à la suite de cette opération, le gouvernement se penche également sur la gestion des logements sociaux de la Caisse nationale de la sécurité sociale (Cnss) érigés, eux-aussi, à Lokossa où ils ont l’air d’un éléphant blanc.

Le recensement national des artisans du Bénin démarré 27 février 2018 a pris fin le 17 mars 2019, après une prorogation du délai, avec l’espoir que deux cent cinquante mille artisans se feront recenser. C’est une initiative du gouvernement qui s’engage ainsi à accompagner et à mieux assister les artisans du Bénin.
Au moins deux cent cinquante mille artisans du Bénin sont attendus après le recensement national des artisans lancé par le gouvernement depuis le 27 février dernier et qui a pris fin le samedi 17 mars après une prorogation du délai.
Le président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin, une institution consulaire de tous les artisans du Bénin qui joue le rôle d’interface entre les acteurs et le pouvoir public, Soufyanou Imorou, se réjouit de cette initiative du gouvernement qui entre dans le cadre des préparatifs des élections consulaires, version rupture et qui a conduit à la prorogation du mandat des membres de la Chambre jusqu’à l’installation de la nouvelle chambre. Une décision issue du Conseil des ministres du 30 janvier dernier. Le processus a démarré et il fallait recenser les artisans afin d’évaluer leurs besoins, renseigne Soufyanou Imorou. C’est dans cette perspective que le gouvernement a retenu de procéder au recensement national des artisans du Bénin en sollicitant l’expertise de l’Agence nationale du traitement qui a fait ses preuves dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). La particularité du processus a été le recrutement des relais artisans qui s’ajoutent, dans chacun des cinq cent quarante-cinq arrondissements du Bénin où l’opération se déroule, aux opérateurs kit et agents formulaires.
Importance de l’opération
Le développement du secteur et l’amélioration des conditions de vie et de travail des artisans sont ainsi amorcés. Selon les explications du président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin, ce recensement vient à point nommé, pour plusieurs raisons. En effet, le secteur de l’artisanat contribue à hauteur de 12 % au Produit intérieur brut, selon les données de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). Il emploie beaucoup de jeunes et forme ceux qui sont déscolarisés. Ce qui justifie les attentes des acteurs, lesquelles ont été énumérées en termes de renforcement de capacités, d’appui au financement des entreprises, d’assurance…
« Le gouvernement, avec le volet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) a retenu comme cibles, les artisans. Pour sa mise en œuvre, il faut les dénombrer, évaluer leurs besoins en terme de formation, d’appui au financement et également en terme d’assurance maladie et retraite »,
a affirmé Soufyanou Imorou qui estime, par ailleurs, que ce faisant, le gouvernement va moderniser le secteur et professionnaliser les métiers. « Au terme du recensement, ceux qui ont pu se faire recenser auront leurs noms dans le registre biométrique des artisans, une première dans la sous-région. Ils vont obtenir leur carte professionnelle biométrique, une carte à tout faire pour l’artisan, c’est-à-dire qui lui servirait de carte nationale d’identité, si les autorités accèdent à notre doléance »,
a indiqué le président de l’Ucimb. Après le traitement des données, la liste électorale des artisans sera publiée en vue de l’élection des élus consulaires qui seront au nombre de quatre-vingt, pour constituer la nouvelle Chambre des métiers.
Le président des élus consulaires laisse entendre qu’un effort a été fait et aujourd’hui, le secteur de l’artisanat est bien organisé et structuré.
« Il y a une nomenclature des métiers qui a répertorié les métiers à 311 au Bénin. Ceux-ci sont classés en quarante corps de métiers avec huit branches d’activités »,
a expliqué Soufyanou Imorou. Rappelons qu’à la date du 11 mars dernier, cent soixante mille artisans ont été recensés.

(La révision de l’article 80 de la Constitution au menu)
La quatrième session extraordinaire de l’année 2019 s’est ouverte, ce lundi 18 mars, à l’Assemblée nationale avec un quorum de 43 députés. Les travaux n’ont pas permis aux députés d’entrer hier dans le vif du sujet à savoir l’examen des propositions de lois dérogatoires à la Charte des partis politiques et au Code électoral avec en sous-main la modification de l’article 80 de la Constitution pour des élections législatives inclusives et apaisées de 2019.
C’est finalement le jeudi 21 mars prochain que les députés examinent les propositions de lois dérogatoires à la Charte des partis politiques et au Code électoral pour des élections législatives inclusives. La séance plénière de ce lundi s’est ouverte à 18 h 40 min alors que les députés ont été convoqués pour l’ouverture de la session extraordinaire décisive à 10h. Le rendez-vous d’hier a surtout permis au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji d’ouvrir les travaux. Et d’annoncer à ses collègues la fin des travaux relatifs aux propositions de lois dérogatoires à la loi n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République et à la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. Les textes ont été proposés par le comité paritaire de cinq députés dont deux du côté de la minorité parlementaire à savoir Eric Houndété et Garba Yaya et deux du camp de la majorité parlementaire représentée par les députés Barthélémy Kassa et Antoine Kolawolé Idji. Le cinquième membre est Me Adrien Houngbédji, lui-même présidant d’ailleurs ledit comité mis sur pied par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale, suite à la recommandation du chef de l’Etat qui a missionné le Parlement pour trouver des solutions en vue d’élections législatives inclusives et apaisées.
Me Adrien Houngbédji, à l’ouverture de la session extraordinaire hier, a informé la plénière de ce que le comité parlementaire paritaire a poursuivi ses travaux ce lundi. Il les a finalisés et transmis à l’appréciation de la Conférence des présidents qui l’a mandaté. Celle-ci a pris connaissance des conclusions du comité. Ce sont d’ailleurs les échanges qui ont retardé l’ouverture à temps de la session extraordinaire, révèle le président de l’Assemblée nationale.
Les textes de lois proposés ont été distribués ce lundi aux députés afin qu’ils prennent connaissance du contenu des propositions et fassent aussi leurs observations avant l’examen des textes lors de la séance plénière du jeudi 21 mars prochain. Selon des indiscrétions, plusieurs articles de la Charte des partis ont été proposés. Ils assouplissent notamment les conditions de délivrance du certificat de conformité aux partis politiques ; du quitus fiscal aux candidats et autres. Des modifications ont été introduites dans cinq articles dérogatoires à la Charte des partis politiques.
De nouveaux délais prévus
De façon plus précise, il est proposé par exemple que, nonobstant l’article 56 de la Charte des partis politiques, les partis politiques disposent d’un délai de 10 jours à compter de la promulgation de la présente loi dérogatoire modificative et de la charte des partis politiques pour leur mise en conformité avec la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018. Il est donné un délai de huit jours au ministère chargé de l’Intérieur pour faire procéder à toute étude utile, à toute recherche et à toute enquête nécessaire au contrôle de conformité à la loi portant charte des partis politiques, du dossier de déclaration administrative de constitution de tout parti politique. Dans le cas où le dossier de déclaration administrative de constitution n’est pas conforme à la loi, le ministre chargé de l’Intérieur notifie par écrit ses observations en une seule fois au parti politique concerné. Il est tenu d’assister le parti concerné sur sa demande en vue de la régularisation dans un délai qui ne peut excéder cinq jours.
Pour les partis politiques ayant fait objet de notification de non-conformité, aucune observation nouvelle ne peut leur être notifiée. Aux termes du délai de cinq jours, le ministère chargé de l’Intérieur est tenu de délivrer au parti concerné un récépissé de conformité qui lui permet de se présenter aux élections législatives de 2019.
S’agissant du Code électoral, dix articles dérogatoires modificatifs et complétifs ont été proposés ici. L’article premier de la loi dérogatoire au Code électoral prévoit l’ouverture d’un nouveau processus électoral complémentaire du précédent en vue de permettre à tous les partis politiques remplissant les conditions fixées dans la loi dérogatoire, modificative et complétive du Code électoral de présenter des candidats auxdites listes. Un délai de cinq jours a été proposé à la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour qu’elle procède à un nouvel enregistrement des listes de candidatures des partis pour des élections législatives de 2019. L’article 3 de la proposition de loi dérogatoire au Code électoral maintient le quitus fiscal. Tirant certainement leçon des failles de l’opération de délivrance écoulée, la loi fait obligation désormais au directeur général des Impôts de délivrer le précieux sésame à tout candidat dont la situation fiscale présente un solde égal à zéro ; le refus de délivrance du quitus fiscal doit être motivé et indiqué le détail des impôts non payés. L’article 4 proposé veut obliger le chef de l’Etat à convoquer à nouveau le corps électoral en repoussant la date du 28 avril. Il dispose que pour les élections législatives de 2019, le corps électoral doit être convoqué par le président de la République huit jours suivant la promulgation de cette loi dérogatoire. Le décret de convocation du corps électoral fixe la date des élections, lesquelles ont lieu dans les 45 jours qui suivent la fin du mandat de la 7e législature prévue au 15 mai prochain.
45 jours de plus sur le mandat de la 7e législature ?
En d’autres termes, si cette disposition est adoptée par la plénière, les législatives auront lieu vers fin juin 2019. Il a été constaté que l’article 242 du Code électoral relatif au mode d’attribution des siège et à la répartition des sièges qui fait objet de toutes controverses n’a pas été pour autant modifié ou complété. Cette disposition est maintenue avec la condition de 10 % de taux de suffrage national valablement exprimé pour être éligible à l’attribution des sièges au cas où il y a au moins quatre partis politiques en lice. Le comité paritaire a modifié l’article 77 du Code électoral qui traite de la transparence des élections. Il est en effet prévu pour des élections législatives de 2019, que le poste de vote soit tenu par cinq agents électoraux au lieu de trois retenus dans le Code électoral actuellement en vigueur. Les membres du poste seront composés d’un président, de deux assesseurs, d’un représentant d’opposition et d’un représentant des partis de la mouvance tous inscrits sur la liste électorale de la commune. Les représentants de la mouvance et de l’opposition (la nouveauté de la loi) doivent s’assurer du déroulement du scrutin dans les conditions de transparence. Plusieurs autres dérogations aux articles du Code électoral ont été proposées.
La Constitution du 11 décembre 1990 n’a pas été épargnée des textes à modifier en vue des élections législatives sans exclusion et apaisées. Il est envisagé la révision technique de l’article 80 de la loi fondamentale afin d’atteindre l’ambition de prorogation du mandat actuel des députés de la septième législature. Un second aliéna est proposé à cet article 80. Lequel alinéa stipule que : « Lorsque le renouvellement à bonne date de l’Assemblée nationale est compromis par des menaces graves à la paix sociale, l’Assemblée nationale peut proroger le mandat en cours d’un délai qui ne peut excéder 45 jours par un vote aux 5/6 des députés composant l’Assemblée nationale ». Cette disposition, si elle est adoptée, permettra aux députés de la septième législature de rester légalement en fonction jusqu’à fin juin prochain. Mais, tout ceci n’est que des propositions. Il revient à la commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale d’étudier toutes ces propositions de lois dérogatoires et révision de l’article 80 de la Constitution initiées par le comité parlementaire et entérinées ce lundi par la Conférence des présidents. Ce n’est qu’après tout cela que la plénière des députés déjà programmée pour jeudi prochain va décider éventuellement d’amender, pour ensuite voter ou rejeter les différents textes électoraux proposés.