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Nouvelles

Dans les couloirs de la dialyse au Cnhu : la bataille de la prise en charge
L’insuffisance rénale est un supplice pour les victimes. La majorité d’entre elles ne lésine pas sur les moyens pour l’affronter. Toutefois, la dialyse, solution médicale visant à soulager un tant soit peu les malades, impose une bataille à laquelle patients et donneurs de soins doivent faire face. L’insuffisance rénale fait vivre des misères aux patients. Douleurs, contraintes financières et de temps, espérance de vie réduite en cas de manque de soins, stress, soucis…Les victimes parlent d’ennemie la plus redoutable en matière de santé. Selon les spécialistes, la dialyse « permet d’épurer le sang des déchets produits par l’organisme. Autrement, l’espérance de vie se trouve totalement réduite ». Il faut une hygiène de vie rigoureuse pour se mettre à l’abri de la maladie. Cela passe par l’adoption d’un régime peu salé, peu gras et peu sucré et la consommation de fruits et légumes tous les jours. Le sport n’est pas à banaliser. Les causes sont multiples. « Les causes de l’insuffisance rénale chronique sont liées à l’hypertension artérielle, au diabète sucré, à la glomérulonéphrite chronique (Vih, Vhb, Vhc, drépanocytose), la Polykystose rénale, l’hypertrophie bénigne de la prostate », développe Jacques Vigan, néphrologue, chef de l’Unité de dialyse du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou. On distingue l’insuffisance rénale aiguë et l’insuffisance rénale chronique. Le néphrologue lie l’insuffisance rénale aiguë à plusieurs autres facteurs et maladies dont la liste n’est pas limitative : paludisme, déshydratation extracellulaire, hémolyse intravasculaire, hémorragie (de la délivrance, …), syndrome hémolytique et urémique, l’adénome de la prostate, le cancer de la prostate, le choc cardiogénique, les lithiases urinaires, la tumeur de la vessie…. Tous de potentiels indigents Dès lors, personne n’est à l’abri du mal. Tout le monde est un potentiel indigent face à cette maladie, quels que soient les moyens financiers dont nous disposons, car elle éprouve les ressources financières. « Une séance de dialyse coûte environ 70 000 F Cfa. Un patient doit subir au minimum deux séances par semaine, soit 140 000 F Cfa. Certains patients peuvent aller à trois ou à quatre par semaine. Même si on est milliardaire, on risque de manquer de ressources avec le temps pour faire face à la maladie», conçoit Dieudonné Gnonlonfoun, directeur général du Cnhu. Face à ces difficultés, la qualité de la prise en charge prend un coup chez les patients en manque de moyens financiers. Les témoignages de certains patients renseignent sur leurs misères. Tous sont obligés de céder des biens pour rallonger leur vie. « Depuis que j’ai commencé ce traitement, je suis totalement à vide. Grâce à Dieu, je vis. Au départ, j’ai vendu plusieurs parcelles afin de commencer le traitement. Plus tard, j’ai pu bénéficier de la prise en charge de l’Etat. Mais le rythme des soins fait qu’il arrive parfois que je manque d’argent pour effectuer le déplacement du Cnhu », confie une patiente sous anonymat. Elle compte sur l’Etat et la miséricorde divine pour bénéficier encore pendant longtemps du souffle de vie. En face de son lit, un homme se bat aussi contre la mort. Il confie avoir cédé trois parcelles avant de démarrer les soins. Sans quoi, il serait déjà mort. Face à la dialyse, ceux qui ne possèdent pas de biens ou encore de grands moyens financiers trépassent, car la prise en charge est onéreuse et les patients ne bénéficient plus des mêmes chances aujourd’hui de la part de l’Etat en la matière. Autrefois, la dialyse était entièrement prise en charge par l’Etat pour tous les types de fonctionnaires. Mais depuis 2019, la donne a changé. Le portefeuille de la prise en charge concerne seulement les fonctionnaires de l’Etat. Les moins chanceux trépassent incognito. « Pour les fonctionnaires de l’Etat qui bénéficient de la prise en charge, elle couvre les séances d’hémodialyse, les médicaments d’hémodialyse, les examens paracliniques (biologiques, radiologiques …). La prise en charge de l’Etat ne couvre pas le transport des patients au Bénin », explique le néphrologue. Ce minimum n’est pas négligeable selon les patients qui font le chemin de la croix régulièrement dans le cadre des soins. Difficultés Tout comme les patients, les donneurs de soins connaissent également leur lot de difficultés. Au Cnhu, la non prise en charge diligente de certains besoins vitaux constitue un casse-tête. Bien que des suppresseurs soient installés pour pomper l’eau afin de remplir les réservoirs, les coupures d’eau potable de longue durée plombent les efforts. « La pression d’eau est insuffisante pour remplir nos réservoirs afin de réaliser aisément les séances de dialyse », se désole le directeur général de l’hôpital. Une situation qui perturbe le calendrier de traitement. « Parfois, nous sommes obligés de reporter des séances ou de les réduire », poursuit-il. Le bout du tunnel semble encore loin. Des solutions définitives peinent à être trouvées. Pour le moment, l’équipe médicale sollicite l’aide des sapeurs-pompiers moyennant le payement de leurs frais de déplacement. L’autre gros souci est la disponibilité des kits de dialyse. «Nous avons connu également des périodes de rupture de kits de dialyse. Ce sont des périodes de stress parce que sans kit, on ne peut pas dialyser. Ce problème s’est posé notamment avec l’avènement de la Covid-19 », se souvient-il. La dialyse, c’est aussi la disponibilité des appareils de dialyse (générateurs). « Chaque patient utilise un appareil pendant un temps. Notre capacité actuelle est de vingt-deux générateurs. On ne peut que prendre vingt-deux patients simultanément. Or, la demande augmente. Mais je puis vous rassurer que le gouvernement s’emploie à démultiplier les unités de dialyse », assure-t-il. L’Unité de dialyse du Cnhu évolue progressivement. Mais elle a besoin d’augmenter sa capacité de prise en charge. L’espace pouvant l’abriter n’est pas encore disponible. Toutefois, les responsables du centre rassurent des diligences entreprises dans ce sens. Par ailleurs, la pléthore de malades contraint le corps soignant à des gymnastiques. « Le centre est obligé de réduire ses séances à deux (sauf exception à trois) par patient par semaine, contrairement aux centres en Europe où les séances peuvent pratiquement doubler », souligne Dr Jacques Vigan. L’équipe médicale du Cnhu donnerait davantage le meilleur d’elle-même si certaines conditions sont réunies. En attendant l’extension du centre, l’ouverture de nouveaux centres dans le pays, l’informatisation des données du service, la formation et le recrutement de nouveaux néphrologues et des infirmiers spécialisés peuvent soulager aussi bien les soignants que les patients? L’Unité de dialyse du Cnhu Créée en 1998, l’Unité de dialyse du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutougou Maga (Cnhu-Hkm) est la plus grande du Bénin. Elle reçoit pratiquement les malades de tout le sud du pays y compris une partie des Collines et compte actuellement plus de deux cent cinquante malades à dialyser. Cette unité est compartimentée en des salles de trois, de quatre, voire de sept lits. Toutefois, les donneurs de soins rêvent plus grand. Leur souhait est de disposer de grandes salles afin de mieux suivre les patients. « Cela permet d’optimiser la surveillance », assure Dr Jacques Vigan. Santé 31 mars 2022


8e législature : l’avant-dernière session ordinaire s’ouvre le 14 avril prochain
La conférence des présidents de l’Assemblée nationale a retenu, ce mercredi, l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2022 pour le 14 avril prochain. Cette rentrée parlementaire est une exigence des dispositions de l’article 87 de la Constitution béninoise. Lequel dispose que: « L’Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». La particularité de cette session qui s’ouvre le 14 avril prochain est qu’elle est l’avant-dernière pour le compte de la huitième législature. Elle intervient après la décision Dcc 2022-65 du 24 février 2022 de la Cour constitutionnelle fixant les élections législatives et l’installation des députés de la 9e législature respectivement au 8 janvier et au 12 février 2023. Une décision qui écourte de facto le mandat de la huitième législature installée le 16 mai 2019 pour une durée de quatre ans. Les députés de la huitième législature devront donc s’apprêter pour amorcer le dernier virage de leur mandat. Ils doivent commencer à orienter, au cours de cette première session ordinaire de l’année 2022, leurs priorités vers les travaux de fin de mandat. Les mêmes priorités devront guider le choix des dossiers à examiner pour donner plus de contenu à leur bilan. Partagés entre le terrain et l’hémicycle Il ne leur restera plus que la deuxième session ordinaire de l’année 2022 encore appelée session budgétaire pour boucler la boucle de leur législature. Cette dernière session qui s’ouvre courant la seconde quinzaine du mois d’octobre sera principalement consacrée, comme d’habitude, à l’examen du projet de loi de finances 2023. Elle va coïncider avec la constitution des listes de candidature et l’ouverture de la campagne électorale en vue des législatives du 8 janvier 2023. Les députés risquent d’avoir le cœur partagé entre les travaux budgétaires et les défis liés au renouvellement de leur mandat. C’est vrai, ils ont la possibilité aussi de tenir des sessions extraordinaires entre les deux sessions ordinaires. C’est dire que c’est une période charnière qui s’ouvre pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, et ses collègues à partir du 14 avril prochain jusqu’à l’élection et à l’installation de la neuvième législature. Ils n’auront plus de repos et seront davantage partagés entre le terrain et les travaux à l’hémicycle.   Actualités 31 mars 2022


« Le Roi Mohammed VI a des relations particulières avec le président Patrice Talon », dixit Aurélien Agbénonci
En marge de la 21e session ordinaire du Conseil exécutif de la Cen-Sad, le chef de la diplomatie marocaine a reçu, en tête-à-tête, ses homologues membres de l'espace. Le Béninois Aurélien Agbénonci n'est pas du reste. Outre sa contribution substantielle aux travaux dudit conseil, il a eu un entretien avec Nasser Bourita, au terme duquel il a fait une déclaration à la presse dont voici in extenso la teneur : « Je viens de conclure un entretien sur la coopération entre les deux pays. Comme vous le savez, Sa Majesté le roi Mohammed VI a une affection particulière pour le Bénin, des relations privilégiées avec le président Patrice Talon. Nous avons profité de notre tête-à-tête pour passer en revue les divers dossiers qui sont au cœur de cette coopération. Nous nous sommes félicités de l’excellente qualité de cette relation. Le Maroc et le Bénin sont confrontés à certains défis des temps modernes. Ces défis sont liés aux situations économique et sécuritaire et nous avons passé en revue les actions que nous pouvons mener ensemble pour ouvrir de nouvelles perspectives à cette coopération. J’ai eu le privilège de partager les progrès que nous sommes en train de faire dans divers domaines au Bénin. J’ai profité pour lui dire que l’ambassade est l'une des plus en vue et que nous avons un ambassadeur qui a du plaisir à travailler. J’ai remercié le Royaume du Maroc pour les appuis multiformes que nous avons reçus, particulièrement pendant la pandémie de Covid-19 mais aussi toutes ces facilités qui sont accordées à notre jeunesse. Vous savez que nous avons plusieurs étudiants qui viennent étudier dans les institutions marocaines. Les relations entre le Royaume du Maroc et le Bénin sont de très bonne qualité et le ministre des Affaires étrangères que je suis est satisfait. J’ai été très heureux de cet entretien que j’ai eu avec mon frère et ami le ministre d’Etat ». Actualités 31 mars 2022


Clôture de la 21e session du Conseil exécutif de la Cen-Sad : l'amorce d'un espace communautaire au service des populations
La Cen-Sad retrouve graduellement son dynamisme. Et le Maroc qui acte ce regain de vitalité entend transformer cet essai pour l'édification d'un espace communautaire au service des peuples. Les conclusions des travaux de la 21e session ordinaire de son Conseil exécutif en témoignent avec éloquence. « La Cen-Sad doit se doter de moyens d'intervention pour relever un ensemble de défis ». C’est le vœu de Brigi Rafini, secrétaire exécutif de la Cen-Sad. Au nombre de ces défis épineux, figure le phénomène de terrorisme qui préoccupe. Aussi, l'organisation s'est-elle dotée d'un plan quinquennal d'action et s'en auréole. Conçu en application des résolutions du sommet extraordinaire d'avril 2019, il a la particularité d'être multisectoriel et se veut l'instrument de régénération de l'institution communautaire. Avec, en sus, un budget-programme auquel s'adosse la Cen-Sad pour, soutient Brigi Rafini, réaffirmer l'engagement d'être présente aux côtés des populations de l'espace. En pleine restructuration, pour mieux atteindre ses objectifs, notamment être le catalyseur de stabilité et de croissance partagée, la Cen-Sad est actuellement en deçà de ses potentialités. Mais s'organise pour se projeter de l'avant. La 21e session ordinaire de son Conseil exécutif en est une preuve palpable. Pragmatisme Aussi, le Maroc, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, propose-t-il la création d'un Forum économique des pays membres, qui viendrait compléter l'architecture de l'organisation en matière de développement. Et surtout servirait de plateforme d'échanges et de coopération entre les opérateurs économiques de l'espace. Cette idée s'inscrit dans la droite ligne de la vision du Roi Mohammed VI, misant davantage sur les investissements, le commerce, la co-construction de partenariat favorable à la prospérité et à la stabilité. En somme, un co-développement fondé sur la coopération intra-africaine. « Le Maroc croit en la complémentarité économique, la solidarité active et la mutualisation des efforts et des moyens», a affirmé Nasser Bourita, lors de la 21e session ordinaire du Conseil exécutif de la Cen-Sad. « Nos efforts doivent tendre à faire émerger notre communauté comme un creuset de nos efforts collectifs, en faisant avancer notre groupement vers une intégration régionale réelle», a-t-il insisté. Partant, la mise en place des différentes structures institutionnelles préoccupe, notamment celles prévues par le traité révisé de la Cen-Sad comme le Conseil permanent du Développement durable. De même, au cœur des enjeux, se trouvent l'élaboration d'une stratégie dédiée au développement humain dans l'espace et des programmes destinés à l'insertion des jeunes ainsi que l'opérationnalisation de la stratégie de sécurité et de développement de la Cen-Sad. Adoptés à Rabat, ce 30 mars, le budget 2022 de l'institution, ainsi que les résolutions qui ont clôturé les travaux, dénotent de bonnes dispositions à avancer. C'est donc tout naturellement que le communiqué final desdits travaux salue le Maroc, qui a contribué à ce regain de vitalité, et dont la candidature à la présidence de la Cen-Sad apparaît d'autant plus légitime, que Sa Majesté le Roi Mohammed VI est le prestigieux artisan du renouveau salué par tous.   Actualités 31 mars 2022


Lutte contre la cherté de la vie : Un numéro vert disponible pour les dénonciations
C’est fait. Très attendu des consommateurs, le gouvernement du Bénin à travers le ministère de l'Industrie et du Commerce vient de lancer un numéro vert pour dénoncer les commerçants qui ne respectent pas les mesures prises pour maîtriser la flambée des prix des produits de grande consommation. Il s’agit du 113, une ligne gratuite et fonctionnelle du lundi au vendredi de 08 h à 19 h, le samedi de 09 h à 15 h. Cette disposition intervient une semaine après, la prise d’une série de mesures hardies, évaluées à plus de 80 milliards F Cfa, pour soulager les consommateurs frappés de plein fouet par les conséquences de la crise du Covid-19 et de la crise ukrainienne. En plus de la ligne verte, les services du ministère du Commerce sont appelés à renforcer les contrôles et faire appliquer aux contrevenants la rigueur de la loi. Actualités 30 mars 2022


Gestion des communes : les secrétaires exécutifs des mairies sélectionnés demain
Les maires sont attendus demain jeudi 31 mars à Cotonou, pour la sélection des secrétaires exécutifs de leurs mairies respectives. Cette opération annonce la mise en vigueur imminente de la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin. Une nouvelle ère de gouvernance s’ouvre au niveau des administrations communales. Le gouvernement s’active pour la mise en vigueur à bonne date, c’est-à-dire dès le vendredi 1er avril prochain, de la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin. Les dispositions transitoires prévues par le texte expirent demain jeudi 31 mars. A cet effet, apprend-on, les maires sont attendus demain jeudi 31 mars au palais des Congrès de Cotonou, pour la sélection des secrétaires exécutifs (Se) de leurs mairies respectives. Cette opération va consacrer la fin de la constitution du fichier national des principales fonctions administratives des mairies dont le processus a commencé il y a quelques semaines sous l’égide du ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. Puisque le secrétaire exécutif, aux termes de la loi, est nommé par le maire après tirage au sort, parmi les cadres sélectionnés et inscrits au fichier national des principales fonctions administratives des mairies. Le maire ne peut décliner plus de deux propositions. Le secrétaire exécutif signe avec le maire un contrat de travail avant sa prise de fonction. Il est nommé pour une durée de cinq ans à compter de la date de sa prise de fonction. Le mandat est renouvelable une seule fois pour la même commune. Il est révocable en cas de faute lourde. La loi confère au secrétaire exécutif la plus haute fonction administrative et technique au sein des mairies. Il est le responsable de l'administration de la commune qui s’entend de la gestion des ressources humaines, financières et matérielles affectées à l'exécution des activités relevant des projets et programmes de la commune ainsi que celles de gestion courante. Il est le principal ordonnateur des services administratifs et techniques communaux dont il veille au bon fonctionnement. Ces activités incluent la communication ou nom de la commune. Le secrétaire exécutif est institutionnellement placé sous le maire qui a d’ailleurs signé son contrat, sans aucun préjudice à ses attributions propres. Il entretient une relation hiérarchique ou fonctionnelle avec ce dernier, selon qu’il s’agisse respectivement d’attributions propres du maire ou d’attributions propres du secrétaire exécutif. Une réforme justifiée L’avènement du Code de l’administration territoriale vient ainsi abroger les dispositions des lois n° 97 -028 du 15 janvier 1999 portant organisation territoriale en République du Bénin ; la loi n° 97 -029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin ; la loi n°98-005 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes à statut particulier en République du Bénin ; la loi n°98-007 du l5 janvier 1999 portant régime financier des communes en République du Bénin ; la loi n°2009-17 du 13 août 2009 portant modalités de l’intercommunalité en République du Bénin ; la loi n°2013-005 du 27 mai modifiée par la loi n°2015-01 du 06 mars 2015 portant création, organisation , attributions et fonctionnement des unités administratives locales en République du Bénin, à l'exception des dispositions fixant les unités administratives, ainsi que toutes les dispositions antérieures contraires. La nouvelle loi, faut-il le rappeler, fixe le cadre général de l'administration territoriale en République du Bénin et détermine notamment les catégories de collectivités territoriales, la répartition des compétences entre ces collectivités et l'Etat, la répartition des ressources publiques, les conditions d'exercice de la tutelle par le représentant de l'Etat. Elle vise à sonner le glas de certaines mauvaises pratiques déplorées dans les mairies, pendant presque vingt années d’expérimentation de la décentralisation, telles que la politisation, les copinages dans la passation des marchés publics, les recrutements par népotisme, par complaisance et parfois même sous pression politique, précisait le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, lors du vote de cette loi par les députés en leur séance plénière du 21 octobre 2021 au Parlement. La réforme initiée par le gouvernement vise, justifiait-il, la séparation des fonctions politiques de celles techniques pour promouvoir la bonne gestion des collectivités locales, le développement accéléré à la base, la dépolitisation de l’administration locale sans remettre en cause les options fondamentales de la Constitution béninoise. Actualités 30 mars 2022


Fédération béninoise de Roller Sports : La saison lancée, plus de 600 athlètes évalués
La Fédération béninoise de Roller Sports (Fbrs) a lancé, le week-end dernier, sa saison sportive 2021-2022 par les tests de niveaux pour les athlètes à Cotonou. Pendant deux jours, plus de 600 athlètes confirmés ou non, venus des clubs de la zone méridionale, ont été évalués par la direction technique de cette fédération. Evaluer tous les athlètes afin de leur attribuer la licence pour la nouvelle saison 2021-2022. C’est l’objectif des tests de niveaux organisés par la Fédération béninoise de Rollers Sports, le week-end dernier à Cotonou. Plus de 600 athlètes ont pris part à cette évaluation sur l’esplanade du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Kouhounou. « Ces tests de niveau prennent en compte les grades liés à la roue jaune, la roue verte, la roue bleue, la roue rouge et la roue noire», explique Marius Tchibozo, président de la Fédération béninoise de Rollers, heureux de la mobilisation des jeunes athlètes et de leurs parents autour de cette première activité de la saison. Pour lui, la saison est ainsi lancée pour de belles perspectives. Selon Frank Enock Hossou, directeur technique national, les tests de niveaux sont des examens de passage de grade comme dans toute discipline. «Cela suppose une réussite ou un échec », a-t-il fait remarquer avant d’inviter les parents et coaches à accepter les résultats de leurs enfants en cas d’échec. Pour lui, un travail doit être fait en amont au niveau des enfants avant les tests. «Les encadreurs ne doivent pas attendre la date du test de niveau pour préparer leurs athlètes », a-t-il conseillé. A l’en croire, les patineurs doivent acquérir à un certain niveau de leur formation des aptitudes afin d’être physiquement et techniquement aptes. Le directeur technique national estime que les résultats de l’étape de Cotonou sont satisfaisants et ont permis d’attribuer des licences et attestations de réussite aux meilleurs. En dépit de ces performances, il exhorte les coaches à davantage travailler avec les athlètes afin qu’ils soient techniquement au point. « J’encourage les entraineurs à travailler sur les techniques et à faire avec les patineurs les exercices qui leur serviront quand ils seront en face de certaines difficultés pratiques, car les athlètes doivent être capables de faire les petits sauts, les slaloms sur quatre à six plots et autres.» a-t-il confié. Selon lui, le comité exécutif de la Fédération béninoise de Roller Sports et la direction technique nationale travaillent la main dans la main pour offrir des formations aux encadreurs pour le bonheur des athlètes et de leurs parents. Sports 30 mars 2022


7e journée de la Super Ligue Pro de Football : Loto-Popo Fc enchaine et fait un bond
Les Loto-boys ont fait le plus difficile en allant s’imposer à Béké Football Club sur ses installations, le week-end dernier, à Bèmbèrèkè. Avec cette deuxième victoire d’affilée, le club champion en titre du Bénin réalise un bond de quatre places et devient 7e au classement avec 9 points. Champion en titre, Loto-Popo Football Club a remporté, le week-end dernier, son premier match du tournoi dans le septentrion. Le club de la Loterie nationale du Bénin a réussi à se débarrasser de Béké Fc sous le chaud soleil de Bembèrèkè par le score de 1-0. Revigorés par leur victoire sur Coton Fc lors de la 6e journée, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers ont fait le plus dur en enchaînant avec leur troisième victoire dans le tournoi. Les protégés du président Gaston Zossou, avec une occupation rationnelle du terrain, vont ouvrir le score à la 22e minute. Le capitaine Patrick Sèdjamè retrouve Séibou Zoulkaneri sur le flanc gauche de la défense adverse. L’ailier maîtrise deux défenseurs de Béké Fc, frappe au but et trompe le gardien de Béké Fc. A 1-0, les visiteurs enchaînent les occasions mais ne parviendront pas à aggraver le score. C’est alors que le juge central de la partie va renvoyer les deux formations aux vestiaires. A la reprise, les occasions les plus franches seront encore à l’actif de Loto-Popo Fc. Malheureusement, les joueurs vont pécher par manque d’efficacité. Les locaux en profitent pour réchauffer le public avec quelques actions offensives qui sont restées sans danger pour les Verts. Le club de la cité balnéaire va conserver son avance jusqu’à arracher sa première victoire dans le septentrion. «Ce n’est pas facile de gagner dans le septentrion, on vient de vaincre un signe indien», a laissé entendre Patrick Sèdjamè, capitaine de Loto-Popo Fc. Poursuivre sur cette lancée Avec ce succès, les Verts font un bond de quatre places. Ils passent de la 11e à la 7e place. Avant la 8e journée prévue pour le week-end prochain à Grand-Popo, Loto-Popo Fc totalise 9 points. Toutes choses qui font l’affaire du manager, Abdeslam Ouaddou qui souhaite enchaîner avec une quatrième victoire à domicile. Pour lui, c’est la volonté de gagner après la victoire contre Coton Fc, leader provisoire, qui a conduit à cette prestation : « J’ai retrouvé une équipe impeccable même s’il y a encore quelques failles à travailler notamment la finition.», a-t-il fait remarquer. A noter que vainqueur de l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo) par le score de 2-1, Coton Fc reprend son fauteuil de leader avec 13 points +4 tandis que Adjidja Fc est toujours lanterne rouge avec 2 points-7. Sports 30 mars 2022


Visite conjointe des agences du Système des Nations Unies dans l’Atacora : au contact des bénéficiaires des programmes
La commune de Natitingou dans l’Atacora a accueilli une délégation des agences du Système des Nations Unies, mardi 22 mars dernier. Au détour de cette visite conjointe, les membres de la délégation de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), du Programme alimentaire mondial (Pam), du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), de l’Unicef… ont été entretenus par les acteurs sur la mise en œuvre des projets et programmes financés par les Nations Unies au profit des populations de l’Atacora. Une délégation du Système des Nations Unies a pris langue avec les acteurs chargés de la mise en œuvre des projets et programmes de l’institution au profit des populations de l’Atacora et des bénéficiaires desdits programmes. L’objectif de cette visite conjointe de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), de l’Unicef, du Programme alimentaire mondial (Pam) est de toucher du doigt les résultats du travail qui se fait par les agences des Nations Unies au profit des populations, à en croire les propos de Salvator Niyonzima, coordonnateur résident du système des Nations Unies. C’est dans ce cadre que la délégation a souhaité s’entretenir avec les autorités avant de rencontrer les populations bénéficiaires des actions. A l’occasion, les agents des forces de sécurité, les directeurs départementaux des enseignements maternel, primaire, secondaire, celui de la santé ainsi que les partenaires des Organisations non gouvernementales dont Educo Bénin, chargées de la mise en œuvre des programmes des Nations Unies dans l’Atacora, ont pris part à la séance de travail tenue à la salle de conférence de la préfecture, puis à la mairie de Natitingou et à la visite de terrain sur plusieurs sites suivie d’échanges avec les bénéficiaires. Satisfaction Conduite par Salvator Niyonzima, coordonnateur résident du Système des Nations Unies, la délégation a été accueillie par Abdoulaye Affo, secrétaire général du département de l’Atacora et les chargés de mission du préfet. Au détour d’une rencontre avec les acteurs et bénéficiaires des programmes et projets du système des Nations Unies, les membres de la délégation ont touché du doigt l’impact des activités au profit des populations de l’Atacora. Abdoulaye Affo, secrétaire général représentant le préfet a exprimé toute sa reconnaissance aux agences du système des Nations Unies pour le financement de divers programmes au profit des populations. « Les agences du Système des Nations Unies installées au Bénin œuvrent au quotidien pour le bien-être des populations », précise le secrétaire général représentant le préfet de l’Atacora. « Nous sommes ici dans le département de l’Atacora pour travailler avec vous », a expliqué Salvator Niyonzima. Pour lui, la visite conjointe donne l’occasion aux agences de voir les problèmes auxquels les partenaires sont confrontés dans leur travail au quotidien. «Il est important de s’asseoir et de voir quels sont les résultats, les défis et solutions. C’est une excellente occasion d’aller rencontrer les populations du Bénin...», a expliqué le coordonnateur résident du Système des Nations Unies. Impacts multiples des programmes Les acteurs chargés de la mise en œuvre des programmes ont présenté respectivement les projets, ce qui est fait, les défis et les perspectives dans plusieurs secteurs. Dans le domaine de la santé, la direction départementale met en œuvre plusieurs activités. C’est le cas de la réalisation de la semaine santé au profit des adolescents et jeunes, de la mise en œuvre de l’éducation à la santé sexuelle en milieu extrascolaire, de l’appui à l’amélioration des services de santé maternelle et infantile, de l’appui à la mise en œuvre de la vaccination de routine, vaccination de masse et des activités techniques dans les structures sanitaires… Le Projet de renforcement des compétences de vie des enfants et adolescents, de réintégration socioéconomique des jeunes et de promotion de la paix et la cohésion sociale dans le département de l’Atacora (Precov) financé par l’Unicef et mis en œuvre par Educo a permis de recenser 252 adolescents et jeunes porteurs d’activités génératrices de revenus et 70 bénéficient d’un appui financier de 80 000 francs chacun. 150 jeunes diplômés sélectionnés ont bénéficié aussi d’un kit d’installation professionnelle et 90 enfants en situation de haute vulnérabilité et hors du système éducatif formel ont été appuyés en frais d’apprentissage, en kits d’outils de formation… Le secteur éducatif envisage de travailler davantage pour la rétention des enfants au niveau des écoles primaires et secondaires au regard du décrochage massif des élèves et de la recrudescence de l’absentéisme. C’est pour l’accompagnement des communes de Kérou et Matéri en vue de la mise en œuvre des Plans d’atténuation des risques prioritaires avec l’extension aux autres communes pour réduire la mobilité clandestine des enfants. L’appui du Pam aux cantines scolaires et ses impacts ne sont pas du reste. Tant d’impacts salués par la délégation qui par ailleurs a appelé à une synergie des interventions et à une coordination des actions. Société 30 mars 2022


Situation des droits humains dans le monde : le rapport annuel 2021-2022 publié
Le rapport annuel sur la situation des droits humains dans le monde est désormais disponible. Ce rapport présenté, hier mardi 29 mars, par Amnesty international Bénin, attire l’attention de l’opinion publique aussi bien sur les atteintes aux droits humains constatées que sur les succès remportés tout au long de l’année 2021. L’année 2021 a été celle de l’espoir et des promesses. L’espoir nourri par chacun et chacune que les vaccins mettent un terme aux effets dévastateurs de la pandémie de Covid-19 et les promesses faites par les Etats et des groupes comme le G 7 et le G 20 de reconstruire en mieux. Cependant, souligne Amnesty international, ces promesses n’ont pas souvent été respectées. Emmanuel Adjanon, président du Conseil d’administration de Amnesty international Bénin, a évoqué le rôle de l’organisation. Il rappelle que Amnesty international est un mouvement qui regroupe des hommes et des femmes qui font de la lutte contre l’injustice et donc pour le respect des droits pour tous, leur affaire personnelle. Sa vision est de fonder un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et dans d’autres textes internationaux. Dans cette optique, il milite pour que les dirigeants tiennent leurs promesses, respectent le droit international et rendent des comptes. A sa suite, Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif de Amnesty international Bénin, précise qu’en 2021, les gouvernements ont préféré choisir des politiques et des voies qui éloignaient un nombre croissant de population de la dignité et des droits fondamentaux. Les inégalités systémiques qui ont aggravé la pandémie, loin d’être réduites méthodiquement, se sont encore creusées. Il souligne qu’en Afrique subsaharienne, l’année 2021 a été marquée par un manque cruel d’accès aux vaccins, un accroissement des inégalités et de nombreuses souffrances liées aux conflits. « Au lieu de nous proposer une gouvernance mondiale authentique et riche de sens, les dirigeants de la planète se sont retranchés chacun et chacune dans leur caverne, au nom de l’intérêt national. Au lieu d’apporter plus de sécurité à davantage de gens, ils nous ont rapprochés du précipice de l’insécurité et même de la guerre dans certains cas. Au lieu de faire disparaître les pratiques et les stratégies qui nous divisent, ils ont jeté nos nations dans une compétition vouée à l’échec pour les richesses et les ressources de la planète, les poussant au conflit », se désole Dieudonné Dagbéto. Toutefois, le directeur exécutif de Amnesty international Bénin reconnaît que l’année 2021 n’a pas été totalement négative. A la faveur d’un travail constant pour les libertés, il constate des avancées en matière des droits humains en Afrique subsaharienne. Recommandations Afin de tenir les promesses, le directeur exécutif de Amnesty international Bénin émet plusieurs recommandations. A cet effet, les Etats et les institutions doivent ancrer fermement leurs mesures de redressement pour l’après-pandémie et leurs interventions destinées à faire face à la crise dans un cadre axé sur les droits humains, et favoriser un véritable dialogue avec la société civile, dont ils doivent faire un partenaire dans la recherche de solutions. Il préconise également que les Etats doivent remplir leur obligation de protéger les personnes sollicitant une protection internationale, respecter et préserver les droits de celles-ci et leur permettre de rester sur le territoire, dans des conditions décentes, jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée. « Si les Etats se contentent en 2022 de vouloir recoller les morceaux, nous n’avons guère le choix. Nous devons combattre toutes leurs tentatives de nous faire taire et résister face à chacune de leurs trahisons », a fait savoir Dieudonné Dagbéto qui annonce que, les semaines à venir, sera lancée une campagne mondiale de solidarité avec les mouvements populaires qui revendiquera le respect du droit de manifester. Société 30 mars 2022


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