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Nouvelles

Elections législatives: Quel mode de scrutin pour une meilleure représentation de nos localités ?

Après vingt-neuf ans de démocratie, où en est le Bénin sur les plans politique et socioéconomique ? Nous nous limiterons à un seul aspect dans notre contribution à la réflexion. Après sept législatures, notre Parlement a accueilli de nombreux députés élus sur listes. Nous partons de l’hypothèse que ce mode d’élection de nos représentants à l’Assemblée nationale a fait ses preuves, sans que le Bénin ne connaisse une réelle représentation de chacune de nos communes au Parlement. Nous confronterons le mode actuel d’élection de nos députés au mode uninominal d’élection.

Nous aimerions partager avec vous notre analyse concernant le mode d’élection de nos députés au Bénin et les conséquences qui en découlent. Prenons, au hasard bien sûr, la quatrième circonscription (Kérou, Kouandé, Pehunco, Toucountouna et Natitingou) pour illustrer notre analyse ; cette analyse est valable pour les circonscriptions constituées de plusieurs communes. Dans la quatrième circonscription, nous avons quatre députés pour cinq communes ; ces députés sont élus à la proportionnelle sur des listes concurrentes. Précisons que chaque député est le représentant de la nation tout entière ; mais il est important de noter que le député a aussi pour mission de relayer au niveau national les problèmes de sa base électorale, comme c’est le cas dans la plupart des démocraties.
Le premier constat, dans le meilleur des cas, est qu’une commune est de fait dépourvue d’un député, d’un homme ou d’une femme qui connaît bien les problèmes de cette commune. Il est évident que le débat national n’est efficace que si chaque localité se sent concernée par les problématiques abordées ; raison pour laquelle, chaque localité doit être représentée à l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, il existe un risque possible, l’élection de quatre députés qui, appartiennent à différentes listes qui avec le concours du sort, ont tous, ou presque, leur base électorale dans une seule et même commune. Les autres communes sont de fait privées de porte-parole au Parlement. La taille des circonscriptions est aussi une difficulté non moins importante ; l’étendue des circonscriptions électorales rend quasi impossible leur couverture par un seul député, dans le cas où les quatre députés sont issus de listes concurrentes. Il en résulte qu’après les élections législatives, beaucoup de communes ne reçoivent pas du tout, ou très peu, de visites de députés élus dans leurs localités.
Enfin, une autre limite du mode de scrutin sur listes est que nous votons, peut-être, pour un candidat d’une liste et par conséquent pour tous les autres sur la même liste, quel que soit notre manque d’intérêt pour eux.
Il serait plutôt bénéfique à nos populations de procéder autrement. En effet, des élections uninominales, avec ou pas une dose de proportionnelle, ce qui implique à terme la suppression de l’élection sur listes, contribueront à améliorer les rapports entre les députés et leurs bases électorales ; l’électeur votera, désormais, pour une personne et sa vision, et non pour une liste.
Le but, c’est de pourvoir un député, ou plusieurs, par commune selon la démographie et la superficie. Les communes très peu peuplées et voisines pourront constituer une seule circonscription électorale. L’avantage est que le député élu par cette commune sera obligé d’y être présent, s’il veut assurer sa réélection future ; par conséquent, les députés se feront l’écho des problèmes de leurs communes à l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, les résultats des élections traduiront les aspirations de chaque commune; les visions plébiscitées, ou désavouées, donneront une lisibilité claire des attentes de nos localités, et en général des Béninois. De plus, il faut fixer un cadre légal rigoureux permettant à chaque député d’avoir une permanence locale dans la commune où il (elle) a été élu(e) ; il en résultera la création d’emplois locaux, car ces permanences seront tenues par des hommes et femmes des localités.
Enfin, avec ce mode de scrutin, les priorités nationales ne se fonderont plus que sur les seules grognes des grandes villes ; même le plus petit village du Bénin s’identifiera dans les orientations nationales.
En définitive, nous relevons les insuffisances du mode de scrutin sur listes. Nous proposons que nos futurs législateurs, de concert avec l’Exécutif, réfléchissent sur de nouveaux modes d’élections de nos députés autres que le scrutin sur listes. Quant à nous, nous proposons une piste de réflexion : le scrutin uninominal aux législatives comme moyen de promotion de nos localités. Cerise sur le gâteau, si ce mode de scrutin fait évoluer nos mentalités, en matière d’élection de nos dirigeants et représentants politiques.

Par Justin AGLIN ANATOLE

Docteur ès Lettres – Université de Bretagne - Occidentale – France

Société 15 févr. 2019


Cour suprême: Le dossier de Léhady Soglo renvoyé au 21 février prochain

L’affaire de révocation de l’ex-maire de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo, a été abordée, ce jeudi 14 février, par la chambre administrative de la Cour suprême. Mais la haute juridiction a décidé de renvoyer le dossier à huitaine pour communication de pièces à l’avocat du requérant.

L’ex-maire révoqué de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo, devra patienter jusqu’au jeudi 21 février prochain pour connaître éventuellement le sort que la chambre administrative de la Cour suprême réserve à son recours contre le gouvernement qui a pris la décision de sa révocation. La haute juridiction a statué sur l’affaire ce jeudi, mais n’a pu aller loin.
En effet, à l’évocation du dossier enregistré sous le numéro 2017-77, il a été relevé que l’avocat de Léhady Vinagnon Soglo n’a pas reçu notification du mémoire explicatif complémentaire en date du 18 août 2018 produit par les conseils de l’Etat béninois représenté par l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt) contre qui l’ex-maire révoqué de Cotonou est en procès. Or, cette pièce procédurale devrait être communiquée à l’avocat du requérant, Me Alfred Bocovo, pour que ce dernier fasse ses observations et répliques éventuelles. Me Alfred Bocovo a dit hier à la cour de céans qu’il n’a jamais reçu copie de cette note complémentaire. Il y a donc problème, puisque la procédure devant la Cour suprême est essentiellement écrite.
La haute juridiction, ne pouvant alors évoluer, a décidé de renvoyer l’examen du dossier au jeudi 21 février prochain. Le temps que Me Alfred Bocovo puisse prendre possession dudit mémoire versé au dossier par les cabinets de Mes Olga Anassidé et Romain Dossou, assurant les intérêts de l’Etat béninois à travers l’Ajt. Ainsi, si tout marche bien, le rendez-vous du jeudi 21 février prochain pourrait être utile. Les débats de fond pourraient être menés pour permettre à la haute juridiction d’avoir de la matière nécessaire pour vider éventuellement l’affaire ou la mettre en délibéré.
Pour rappel, signalons que l’ex-maire de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo a été révoqué pour un certain nombre de manquements par le Conseil des ministres en date du 2 août 2017, à la suite de sa suspension par le ministre en charge de la Décentralisation, Barnabé Dassigli. Non contente de cette décision, l’ex-autorité municipale a décidé de porter le contentieux devant la chambre administrative de la Cour suprême.

Le contentieux fait donc son petit bonhomme de chemin devant le juge administratif. D’ici le 21 février prochain, le dossier pourrait évoluer. Mais pendant ce temps, le premier adjoint au maire de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun, nommé maire intérimaire, reste dans son fauteuil jusqu’à la décision de la haute juridiction qui situera les uns et les autres. Car, sans que le contentieux ne soit vidé, il ne saurait y avoir élection d’un autre maire. L’article 60 de la loi 97-029 portant organisation des communes en République du Bénin est bien clair là-dessus. Ledit article stipule qu’«En cas de décès, de démission, de suspension ou de révocation, le maire est remplacé provisoirement par le premier adjoint selon les modalités définies par le règlement intérieur du conseil communal. Le délai de ce remplacement peut excéder les 15 jours prévus à l’article 43 ci-dessus pour l’élection du nouveau maire, sauf les cas de suspension ou de révocation qui sont soumis aux délais contentieux». Les regards sont donc tournés vers l’audience du 21 février prochain de la Cour suprême pour la suite de cette affaire.

Actualités 15 févr. 2019


Projet régional de gestion durable des déchets: Les parties prenantes finalisent le document

Face aux conséquences de l’insalubrité en Afrique de l’Ouest, la Banque ouest-africaine de développement et ses partenaires soutiennent les pays membres dans la mise en œuvre d’un projet régional de gestion durable des déchets. Réunies en atelier hier jeudi 14 février à Cotonou, les parties prenantes ont procédé à l’ultime relecture du document-projet avant sa soumission au Fonds pour l’environnement mondial (Fem).

Institutions régionales, internationales et financières, organisations nationales et internationales, autorités aux niveaux local et central, partenaires techniques et financiers, opérateurs du secteur privé, société civile… toutes les parties prenantes du projet régional de gestion durable des déchets étaient représentées hier à l’atelier de validation du document de ce projet dont bénéficient six pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Il s’agit en l’occurrence du Bénin, du Niger, du Sénégal, du Togo, du Mali et du Burkina Faso.
D’un coût global de 94,35 millions de dollars US, ce projet vise la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il entend appuyer la mise en place de politiques et normes efficaces pour promouvoir une bonne gestion des déchets et les meilleures techniques. Pour la mise en œuvre de ce projet, le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) octroie un financement de 17,35 millions de dollars sous forme de don; les pays-parties mobilisent 12 millions de dollars US sous forme de taxes ou en nature et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et ses partenaires mobilisent le reste du financement, soit environ 65 millions de dollars US.
A en croire le coordonnateur Afrique du Fonds pour l’environnement mondial (Fem) Ibrahima Sow, le Fem accorde un grand intérêt à ce projet. Il faudra donc que le document-projet soit ficelé de manière à répondre aux exigences de l’institution. « Le travail est déjà fait à 80 ?, mais le document qui sera soumis au secrétariat du Fem doit satisfaire à certains critères. Le document final doit être en conformité avec le concept approuvé par le Fem », a-t-il insisté. Il a alors appelé les participants à un esprit critique, à des échanges conséquents sur des aspects tels l’ancrage institutionnel, l’assistance technique en faveur des pays, la contribution des pays bénéficiaires, la prise en compte de la question du Genre, puisque la gestion des déchets domestiques implique les femmes, surtout en Afrique… Il s’est également réjoui de l’approche participative et inclusive mise en place par la Boad dans la conception de ce projet.
Portant la voix du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, la directrice de cabinet, Jeanne Josette Akoha Akacha, a remercié la Boad pour son dévouement à accompagner les pays de l’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre l’insalubrité, et le Fem pour son appui aux initiatives allant dans le sens de la protection de l’environnement.

Conjuguer les efforts pour endiguer l’insalubrité

Représentant le président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad),Yacoubou Bio Sawé indique que la problématique de la gestion des déchets menace presque tous les pays et présente des enjeux d’ordre économique, social, environnemental et surtout sanitaire. Mais l’insalubrité dans les pays de l’Afrique de l’Ouest est de plus en plus manifeste et ses conséquences désastreuses. Cela est dû, à l’en croire, à la croissance démographique rapide, à la forte urbanisation, à l’activité économique en pleine expansion, aux mauvaises pratiques en matière de gestion des déchets…
La conjugaison de tous ces facteurs engendre de grandes difficultés dans la collecte, entraîne l’insalubrité dont les conséquences se traduisent par des problèmes de santé. « L’enfouissement ne règle pas les problèmes. Au contraire, il les déplace et entraine la pollution de la nappe phréatique et, par conséquent, la dégradation de l’environnement et la vulnérabilité des populations », souligne le représentant du président de la Boad. La directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Akoha Akacha, l’atteste : « L’enfouissement des ordures entraîne la pollution des eaux de surface et des eaux souterraines ». Il y a donc urgence à agir et à agir promptement. « Cette situation risque de compromettre les efforts de développement des pays de l’Uemoa, si rien n’est fait.
C’est pourquoi la Boad s’est engagée à accompagner les pays-parties à faire face à ces défis environnementaux. La Boad entend être le leader de la sous-région en matière de lutte contre l’insalubrité et de mobilisation des ressources pour faire face à la collecte et à la gestion durable des déchets », fait savoir Yacoubou Bio Sawé. Le Bénin n’est d’ailleurs pas en marge des actions de salubrité. La directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable rappelle que l’aménagement du cadre de vie est inscrit au pilier 3, Axe stratégique 7 du Programme d’actions du gouvernement. Dans ce sens, le Bénin a déjà entrepris plusieurs actions dont la plus récente est le lancement du Projet de gestion des déchets dans le Grand Nokoué qui permettra de régler les problèmes d’insalubrité urbaine dans les villes de Cotonou, Porto-Novo et Ouidah. Le projet régional en finalisation vient donc renforcer les actions du gouvernement.

Société 15 févr. 2019


16e journée du championnat de football de ligue 1: Premier test pour Luc René Messanh

Nommé le mardi dernier, avec pour objectif d'amener l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, à jouer des compétitions africaines au terme de la saison, le nouvel entraîneur, Luc Réné Messanh, effectue ce samedi 16 février son premier match face à l’Université polytechnique Obiang Mbassogo (Upi-Onm) à Cotonou.

Les Portuaires ont la faveur des pronostics face à Upi-Onm, deuxième relégable et orpheline du coach Janvier Enama après sa défaite (4-0) face aux Dragons. 7e avec 23 points +1, l’Aspac joue le titre et doit remporter cette confrontation pour remonter dans le classement.

Ch. H.

Sports 15 févr. 2019


16e journée du championnat de football de ligue 1: Déplacements périlleux pour Dragons, Jsp et Panthères

Neuf matchs sont prévus pour le compte de la 16e journée du championnat national de football de ligue 1 qui s’ouvre ce vendredi 15 février à Cotonou. Les déplacements des Dragons, de la Jeunesse sportive de Pobè et des Panthères pour affronter respectivement les Buffles du Borgou, Energie et Association sportive Oussou Saka sur leurs installations, constituent les affiches phares de cette journée.

Revigorés par leur victoire (4-0) sur l’Université polytechnique Obiang Mbassogo (Upi-Onm), les Dragons vont effectuer une sortie difficile ce dimanche 17 février au stade municipal de Parakou à la faveur de la 16e journée de la ligue 1. Tombeurs des Panthères lors de la 15e journée du tournoi, Nabil Yarou et ses coéquipiers attendent de pied ferme les Dragons de l’Ouémé. Une rencontre qui s’annonce épique, vu l’enjeu pour les deux formations. Invaincus depuis le début de cette compétition, l’entraîneur Bruno Goudjo Adoula et ses poulains vont chercher une fois encore à confirmer leur place de leader, tandis que les Dragons de l’Ouémé, club le plus titré du Bénin, vont tenter de battre leurs adversaires pour se relancer dans la compétition.
A trois longueurs du premier relégable, les Dragons de l’Ouémé, 11e avec 19 points +2, devront éviter la septième défaite de la saison pour s’éloigner de la zone rouge. Les protégés de Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football, devront également gérer le public sportif de Parakou qui fait preuve de détermination pour accompagner son équipe à la victoire. L’entraîneur des Buffles du Borgou, Bruno Goudjo, compte d’ailleurs sur cet atout majeur pour faire plier le match à domicile : « Les Dragons ne pourront pas tenir devant notre public. Ce sera un match très difficile pour eux», a-t-il confié, lundi dernier.
A la même heure, au stade René Pleven de Cotonou, Energie Football club, avec une obligation de résultat, devra enchaîner face à la Jeunesse sportive de Pobè. Après leur victoire étriquée 1-0 contre Ayema, les poulains de Mathias Deguénon doivent l’emporter pour ne pas tomber dans la zone rouge. 13e au classement avec 17 points à un point du premier relégable, les Électriciens n’ont pas droit à l’erreur. Auréolée par sa victoire (3-0) sur l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, la Jeunesse sportive de Pobè, 2e avec 26 points +7, invaincue depuis 5 journées, tentera de continuer sur la même lancée face à Energie Football club sur ses installations. Une équation sans doute difficile !
Contrainte au partage des points (1-1) par l’Union sportive de Sèmè-Kraké la journée précédente, l’Association sportive Oussou Saka (Asos) va recevoir demain, samedi 16 février, les Panthères de Djougou au stade René Pleven de Cotonou. Un déplacement périlleux pour les Panthères 6e, avec 24 points +4, car les protégés de Oussou Saka, 8e avec 22 points +4 voudront regagner la confiance de leurs supporters déçus du nul de la 15è journée.

Sports 15 févr. 2019


Quitus fiscal: Les premiers bénéficiaires du précieux sésame

Sésame pour valider sa candidature aux prochaines législatives, le quitus fiscal a ses premiers (heureux) bénéficiaires. Ils sont une centaine, en effet, toutes obédiences politiques confondues, à pouvoir se réjouir d’avoir ce sauf-conduit qui serait la hantise des prétendants à siéger au Palais des Gouverneurs. Ces cent premiers veinards peuvent bomber le torse et se vanter d’avoir déjà retiré leurs quitus !

Au niveau des services des Impôts, on met d’ailleurs, comme qui dirait, les petits plats dans les grands pour satisfaire aux attentes des requérants. Ainsi, suivant un smart dispositif, plusieurs «guichets » sont mis à disposition pour le traitement des dossiers estampillés « quitus fiscal », afin de faciliter le service qui se veut diligent au profit de ces usagers spéciaux qui sont reçus tels des princes. Il suffit en effet de décliner son identité, pour être orienté vers le «guichet » idoine, afin de ne pas avoir à trainer inutilement dans les couloirs des services des Impôts.
Quant aux requérants dont les dossiers ne sont pas à jour, ils ont reçu des sms et des mails leur notifiant les pièces nécessaires pour l’être. De leur diligence dépendra le sort qui sera réservé à leurs dossiers. A noter que les demandes relatives au quitus fiscal sont, selon les informations, haussières, allant de 1600 à 2000 demandeurs. Il faut croire donc que le quitus fiscal, stigmatisé comme un épouvantail pour les ambitions à la députation, n’émousse pas pour autant les ardeurs des aspirants au titre «d’honorable ».

Paul AMOUSSOU

Actualités 15 févr. 2019


Enregistrement de 10 partis politiques au Bénin: D’importantes irrégularités relevées et notifiées à leurs responsables

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a rendu publics, ce jeudi 14 février à Cotonou, les résultats de l’étude des dossiers de 10 partis politiques reçus, tel que prévu par la charte des partis au Bénin. Ces résultats révèlent qu’aucun parti politique n’est à jour parce que leurs dossiers sont truffés d’irrégularités déjà notifiées aux responsables des partis concernés.

Conformément aux dispositions des articles 19, 20, 21, 24, 27 et 48 de la loi n° 2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin, 10 partis politiques ont officiellement déposé leurs dossiers au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Plusieurs irrégularités ont été relevées et notifiées aux responsables desdits partis, a expliqué hier le ministre de l’Intérieur Sacca Lafia, en présence d’un parterre de journalistes.

Les irrégularités constatées, poursuit-il, sont entre autres : la participation des mineurs à la réunion constitutive ou de mise en conformité de certains partis politiques ; le défaut de certaines pièces parmi les 12 déclarées obligatoires par les dispositions de l’article 18 de la charte des partis politiques ; la production de casiers judiciaires non valides car datant de plus de 3 mois ; et le défaut de déclaration de certains partis politiques par 3 membres fondateurs mandatés à cet effet. Il a été aussi noté la signature de certaines attestations de résidence par des autorités non habilitées ; le défaut de signature ou de date sur certaines attestations de résidence ; la production dans les dossiers de certains membres fondateurs des attestations de résidence provisoires en lieu et place d’attestation de résidence ; et la non conformité de l’identité de certains membres fondateurs sur les attestations de résidence, certificats de nationalité ou casiers judiciaires.

Il a été également constaté le défaut de légalisation de l’acte de naissance ou jugement supplétif d’acte de naissance de certains membres fondateurs et le défaut de précision de certaines mentions obligatoires de l’adresse complète du siège, notamment le département, la commune, l’arrondissement, le village ou quartier de ville, les références de l’immeuble, la boîte postale, le numéro téléphonique. Ces diverses irrégularités ont été notifiées aux responsables des partis qui disposent de quelques semaines pour se mettre en règle.
Selon la loi, clarifie Sacca Lafia, le ministre de l’Intérieur juge de la conformité des dossiers de déclaration administrative de constitution des partis politiques à la loi. A ce titre, il délivre un récépissé provisoire aux mandataires du parti politique en cas de conformité du dossier de déclaration administrative de constitution à la loi ; et un récépissé définitif après avoir reçu la preuve de l’insertion du parti au journal officiel à partir du récépissé provisoire par le parti concerné. Il procède également à la notification de la non-conformité du dossier de déclaration administrative de constitution aux mandataires du parti politique lorsque ledit dossier n’est pas conforme à la loi. Au-delà de ces notifications, le ministre de l’Intérieur prend et publie au journal officiel de la République du Bénin, la décision de retrait de l’enregistrement d’un parti lorsque ce dernier ne présente pas de candidats à deux élections législatives consécutives. Il peut dénoncer, en cas de violation des dispositions de la charte par un parti politique les faits au procureur de la République aux fins de la suspension ou de la dissolution du parti concerné?
Liste des partis politiques ayant déposé leurs dossiers

Les partis politiques ayant déposé leurs dossiers au 31 janvier 2019.
Il s’agit de :
-L’Union démocratique pour un Bénin nouveau (UDBN) dont le dossier est reçu, pour une première fois le 31 octobre 2018, une deuxième fois le 14 décembre 2018 et une troisième fois, le 15 janvier 2019 ;
-Dynamique unitaire pour la démocratie et le développement (DUD) dont le dossier est reçu le 13 décembre 2018 ;
-Restaurer l’Espoir (RE) dont le dossier est reçu le 14 décembre 2018 ;
Union progressiste (UP) dont le dossier est reçu le 14 décembre 2018 ;
-Union sociale Libérale (USL) dont le dossier est reçu le 21 décembre 2018 ;
-Bloc républicain (BR) dont le dossier est reçu le 26 décembre 2018 ;
-Mouvement des Elites engagées pour l’émancipation du Bénin (MOELE-Bénin) dont le dossier est reçu le 28 décembre 2018 ;
-Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) dont le dossier est reçu le 31 décembre 2018 ;
-Parti du renouveau démocratique (PRD) dont le dossier est reçu le 18 janvier 2019 ; et
-Force Cauris pour le Développement du Bénin (FCDE) dont le dossier est reçu le 31 janvier 2019.

Actualités 15 févr. 2019


Accès universel à l’électricité: L’outil OnSSET pour une meilleure planification

L’accès universel à l’électricité d’ici 2030, conformément aux Objectifs de développement durable (Odd), nécessite la densification du réseau et le déploiement de solutions hors-réseau. Consciente de ce défi, l’Organisation Néerlandaise de Développement (Snv), en collaboration avec Royal Institute of Technology (Kth) et la Direction générale des ressources énergétiques du ministère de l’Energie , a identifié plusieurs options d’électrification pour l’accès universel à l’électricité au Bénin à l’horizon 2030. Intitulée Voies d’électrification pour le Bénin, l’étude est une analyse géospatiale aux fins d’électrification, basée sur l’outil Open Source Spatial Electrification Tool (OnSSET) qui vise à promouvoir un nouveau paradigme en matière de planification énergétique au Bénin.

L’atteinte de l’accès universel à l’électricité d’ici 2030 requiert la combinaison de technologies relatives à l’extension du réseau conventionnel et à l’électrification hors-réseau. C’est la conclusion du rapport de l’étude intitulée Voies d’électrification pour le Bénin, publié par la Snv et le Kth en partenariat avec la Direction générale des ressources énergétiques du ministère de l’Energie qui porte sur l’outil OnSSET.
Selon le rapport, OnSSET est un outil basé sur le Système d’information géo-spatiale (Qgis), développé pour identifier les voies optimales d’électrification pour une région dans des délais déterminés. En tant qu’outil de planification énergétique, il permet de calculer la répartition optimale des solutions de connexion au réseau, des systèmes autonomes et des mini-réseaux pour l’électrification. Dans la présente étude, ce logiciel a été utilisé pour analyser les options d’électrification pour le Bénin. L’outil exploite des informations géo-spatiales et utilise des données disponibles gratuitement sur les sites dédiés à cet effet pour identifier la solution d’électrification la plus rentable dans chaque localité.
L’analyse des modèles s’est basée sur trois scénarios de base qui traduisent des niveaux de consommation faible, moyen ou élevé. Dans la plupart des scénarios, les mini-réseaux photovoltaïques se positionnent comme l’alternative la moins coûteuse en milieu rural. Cependant, le principal défi de l’électrification rurale reste la maîtrise de la demande et des besoins en électricité. Selon le scénario le moins coûteux, pour atteindre l’accès universel à l’électricité au Bénin, 10 à 50% des nouveaux abonnés devront être alimentés par des technologies décentralisées d’électrification hors-réseau, notamment basées sur l’énergie solaire photovoltaïque.
Pour permettre aux acteurs du secteur de l’énergie de s’approprier l’outil OnSset, il a été organisé en faveur des représentants du ministère de l’Energie et structures sous-
tutelle, de l’Autorité de régulation de l’électricité, de l’Uc-Pder, des Partenaires techniques et financiers, des universités et du secteur privé, une formation au Centre de formation professionnelle et de perfectionnement de la Communauté électrique du Bénin(Cfpp-Ceb) à Abomey-Calavi, en octobre 2018. Les participants ont été initiés à l’utilisation de ce logiciel. Selon le représentant de la Dgre, ils sont en mesure d’adapter la planification énergétique aux nouveaux besoins identifiés ou aux changements observés.

Société 14 févr. 2019


Drame sur le fleuve Niger: Plus de 40 personnes disparues et 62 rescapées au cours d’un naufrage

Une barque transportant des commerçants a chaviré hier, mercredi 13 février, sur le fleuve Niger. Sur plus de 100 personnes qui étaient à son bord, on a dénombré une soixantaine de rescapés.

Le transport par voie fluviale a fait des victimes hier, mercredi 13 février, sur le fleuve Niger. Partie du village de Gorou Béri, dans la commune de Karimama, pour le marché de Ouna, une localité nigérienne, une barque motorisée ayant à son bord plus d’une centaine de commerçants béninois et transportant également des marchandises a chaviré. C’était peu avant la mi-journée.
Selon les témoins, d’une capacité de 100 places, la barque était très surchargée. C’est en entamant les manœuvres d’accostage qui l’obligeaient à aller contre le courant, qu’elle s’est renversée sous l’effet des vents violents qui soufflent par ces temps sur le fleuve.
Aux premières heures du drame, seulement 62 personnes ont eu la chance d’être repêchées. Quant aux autres passagers estimés à une quarantaine, les équipes de la marine nationale et celle du Niger arrivées sur les lieux, s’activent pour les retrouver. Au total, il y a 42 paires de chaussures repêchées qui attendent toujours leurs propriétaires.
C’est conjointement sous la supervision des autorités de Karimama et celles des localités nigériennes qui, informées, ont aussitôt accouru sur les lieux où le drame est survenu, que les recherches sont en cours. Sur leurs instructions, les rescapés ont été pris en charge, pour des soins intensifs. Une équipe de la Croix rouge béninoise avait accompagné la délégation de la commune de Karimama conduite par son premier adjoint au maire, Dourhaman Igouma.
Dans les familles des passagers qui ont pris place à bord de la barque motorisée, c’est la panique. Elles restent inconsolables dans l’attente des nouvelles de leurs proches.

Société 14 févr. 2019


Compte rendu du Conseil des ministres: La réforme de l'enseignement technique et professionnelle engagée

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 13 février 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, Chef du Gouvernement.

Les décisions ci-après ont été prises.

I- Mesures normatives

Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l'accord de financement signé avec le Fonds international de Développement agricole (Fida) dans le cadre du Projet d'Appui au Développement agricole et à l'Accès aux Marchés (Padaam).
L'objectif global du projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté rurale à travers la promotion de trois filières agricoles conventionnelles porteuses de croissance : le riz, le maïs et le manioc.
A cet effet, il permettra d'améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus des petits agriculteurs, notamment les femmes et les jeunes de la zone d'intervention.
De façon spécifique, il favorisera :

i- l'accès des petits exploitants aux intrants et aux services de conseil de qualité ;

ii- le développement des infrastructures d'irrigation et l'installation de marchés ;

iii- l'appui aux investissements de transformation et de commercialisation ; et

iv- le renforcement de la capacité des organisations professionnelles à fournir des services efficaces à leurs membres.
Le coût total du projet est de 104,4 millions de dollars, soit 60 milliards de F Cfa environ.
Le présent accord de financement soumis à ratification porte sur un montant de 17,475 milliards de F Cfa dont une moitié en prêt et l'autre en don. Le reste du financement est pris en charge notamment par le Fonds Opep pour le Développement international, d'autres institutions financières, le budget national et les bénéficiaires.

II- Communications

II-1. Mise en place d'un Système intégré de Gestion des Ressources humaines et de la Paie (Sigrhp) au Bénin.

Le Gouvernement a engagé, en octobre 2017, avec le soutien de l'Union européenne, l'étude de faisabilité pour la conception de cet outil en vue du renforcement du système des finances publiques.
L'étude, déclinée en cinq volets, vise à appréhender la gestion des ressources humaines de l'Etat et des finances publiques dans leur globalité, et à proposer des options de mise en place d'un système intégré.
Les résultats de son volet 1, relatif à la gestion des ressources humaines et de la paie, révèlent que l'informatisation de ce système de gestion s'appuie sur des logiciels sans une coordination et une intégration des services concernés.
Aussi est-il recommandé, dans un souci d'optimisation, l'acquisition d'un progiciel avec une option de déconcentration de la gestion des ressources humaines au profit des services centraux des ministères sectoriels. Elle offre également l'avantage de passer à une réforme globale de la gestion des ressources humaines, pour accélérer le processus de sa modernisation afin de renforcer la transparence et l'efficacité.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de poursuivre les négociations avec l'Union européenne, dans le cadre du 11e Fed, en vue de la mise en place effective d'un Système intégré de Gestion des Ressources humaines et de la Paie.

II-2. Compte rendu d'étape de la réforme du secteur de l'Enseignement et de la Formation techniques et professionnels.

Le Gouvernement a décidé d'engager la restructuration profonde du secteur de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, pour en faire un levier de développement et de création d'emplois. Conformément au cahier des charges du Comité mis en place à cet effet, diverses activités ont été déjà menées. Elles ont permis d'obtenir :

- un consensus avec les parties prenantes sur l'orientation politique et technique de la conduite de la réforme ;

- un consensus sur les modalités de prise en compte des exigences du Gouvernement ;

- des projets de documents de base ;

- la formulation d'une nouvelle proposition d'appui de la part des partenaires techniques et financiers ; et

- le principe d'organisation dans les tout prochains jours, d'un atelier de haut niveau sur le processus.

Cet atelier donnera lieu à des débats stratégiques relativement aux repères des politiques de développement, aux repères indicatifs de la stratégie nationale de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Il portera également sur les points d'attention de la loi-cadre qui régit le secteur, les articulations de la nouvelle stratégie avec la structure économique du Bénin ainsi que les enjeux des secteurs clés de la relance économique.
Il favorisera, enfin, la tenue de la Table ronde technique, la finalisation de la stratégie nationale et de son plan d'actions budgétisé, puis l'opérationnalisation de la nouvelle stratégie dès la rentrée académique 2019-2020.

II-3. Prestations de contrôle et de surveillance des travaux de réaménagement du Boulevard de la Marina entre le giratoire Erevan et le carrefour de la Loterie nationale du Bénin.

Le Boulevard de la Marina, long de 5,7 Km, sera entièrement réaménagé, ainsi que l'a voulu le Gouvernement. Compte tenu de sa position stratégique et en raison de ce qu'il dessert plusieurs administrations publiques, des missions étrangères, des établissements publics et privés, les travaux seront exécutés sans interrompre la circulation.
Par ailleurs, pendant l'exécution de ces travaux, des projets d'aménagements urbains tout aussi importants sont envisagés sur des espaces publics attenants audit boulevard. Ils nécessiteront des adaptations ponctuelles et une coordination encadrée de tous les intervenants.
C'est pourquoi le Conseil a décidé de confier au consultant Egis International, qui justifie de solides références techniques en la matière, les prestations de contrôle et de surveillance des travaux.

II-4. Renforcement des mesures d'apurement de la dette salariale de l'Etat.

Le Conseil a examiné la situation de la dette salariale de l'Etat liée au défaut de paiement, jusqu'en 2016, de l'incidence financière des divers actes d'avancement et de promotion des travailleurs.
A ce propos, dans le respect des engagements pris par le Chef de l'Etat en décembre 2018, devant les organisations syndicales, et dans le cadre de la poursuite des actions sociales déjà engagées en faveur des agents encore en activité et ceux a la retraite, le Conseil a décidé d'allouer une enveloppe financière supplémentaire au paiement, au titre du mois de février 2019, des arriérés dus aux fonctionnaires.
A cet effet, en plus du milliard de F Cfa mensuellement destiné à éponger cette dette, un montant supplémentaire de deux (2) milliards de FCfa sera débloqué, portant ainsi à trois (3) milliards de F Cfa, le total des arriérés de salaire à payer au titre de ce mois.
Le Conseil saisit cette occasion pour rassurer l'ensemble des agents de l'Etat que ces efforts vont se poursuivre au fur et à mesure que le Gouvernement dégagera des marges sur la trésorerie.

III- Rencontres et manifestations internationales.

Le Conseil a autorisé la participation du Bénin à la Conférence sur la Coopération des Energies de l'Afrique de l'Ouest (Wapecc), à Abidjan, en Côte d'ivoire.

Fait à Cotonou, le 13 février 2019.

Le secrétaire général du gouvernement


Edouard Ouin-Ouro

Actualités 14 févr. 2019


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