La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Présentation des vœux du nouvel an: Joseph Djogbénou pour une collaboration plus étroite avec les médias

Le président de la Cour constitutionnelle a invité, vendredi 1er février dernier, les journalistes pour échanger avec eux, ses vœux pour cette nouvelle année. Cet exercice innovant, sobre, mais rempli de symboles, augure de rapports plus intimes entre le juge constitutionnel et le quatrième pouvoir.

A écouter le mot introductif du secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, vendredi 1er février dernier, à l’occasion de la cérémonie d’échanges de vœux entre le président de l’institution et les journalistes, on dira sans risques de se tromper que la plus haute juridiction de droit au Bénin vit l’ère des réformes. « Elle a grandi en crédibilité et est devenue plus accessible », soutient-il. Quoiqu’incomprise sur certaines de ses innovations, elle est dans une « approche innovante ». Approche pour laquelle elle a besoin de rapports plus profonds et plus intimes avec les acteurs des médias. Le président Joseph Djogbénou y tient tout particulièrement. Cette cérémonie initiée par lui n’en est que le prélude. Mais, il veut bien aller au-delà et introduire dans les relations de la Cour constitutionnelle un lien plus étroit avec la presse. « Nous avons manqué par le passé de tirer le meilleur de nous-mêmes », reconnaît modestement le secrétaire général de la Cour constitutionnelle.
Adieu cette Cour constitutionnelle qui ne s’ouvre que le temps de rares activités, renfermée sur les mythes qu’on lui colle sans grande possibilité d’accès. L’ère Djogbénou se veut douce et ouverte, surtout qu’elle met un point d’honneur à « l’égalité entre les citoyens ». Laquelle se traduit déjà, explique Gilles Badet, par la possibilité qui leur est offerte de défendre publiquement devant l’institution, leurs postures et droits.
Le pari du meilleur. C’est bien là l’engagement que prend le président Joseph Djogbénou avec les hommes des médias. Lui qui entend « rapprocher l’institution des citoyens », en prenant appui sur le quatrième pouvoir. « Que la maison Cour constitutionnelle soit une maison pour eux (les citoyens) » s’engage-t-il.
Il faut donc voir 2019 sous un nouveau jour. Celui où l’institution constitutionnelle est en constante lune de miel avec les médias sans que, de part et d’autre, l’essentiel ne soit perdu de vue.

Actualités 04 févr. 2019


Première édition de la journée du contribuable: Le civisme fiscal honoré et distingué

La direction générale des Impôts célèbre le civisme fiscal. Elle a distingué, jeudi 31 janvier dernier, une vingtaine d’entreprises et de personnes physiques qui manifestent une spontanéité dans le paiement des impôts, une courtoisie vis-à-vis des agents de recouvrement et un respect des engagements pris.

C’est la première fois, dans son histoire, que la direction générale des Impôts organise « la journée du contribuable (Jnc) ». Cette initiative a été pensée et voulue pour reconnaître le mérite des citoyens et structures qui participent à l’édification de la nation à travers le paiement régulier de leurs impôts, mais aussi leur comportement exemplaire. La Jnc, plus qu’une simple fête, est une occasion de récompense des meilleurs contribuables et contributions, selon le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi. Il faut y voir aussi, selon lui, « un grand intérêt pour la promotion du civisme fiscal», appuie-t-il. Si tout le monde a l’obligation de contribuer aux dépenses de l’Etat, ceux qui s’acquittent volontairement et à bonne date de cette obligation doivent être vus comme des modèles et célébrés comme tels, soutient Nicolas Yènoussi pour exalter les heureux du jour. Herman Orou Tako, directeur de cabinet du ministère en charge des Finances, fera observer pour sa part, au nom du ministre, que valoriser et récompenser ceux qui sont soucieux d’une meilleure contribution permet de mobiliser plus de ressources pour financer le développement. La formule «Je déclare et je paye mes impôts pour construire mon pays » doit donc prendre tout son sens, insiste-t-il.
Pour parvenir à dégager les meilleurs contribuables, plusieurs critères cumulatifs ont été établis. Il faut, entre autres, avoir un meilleur ratio impôts payés sur le chiffre d’affaires, n’avoir jamais fait l’objet d’un redressement fiscal pour mauvaise foi, avoir un bon comportement déclaratif, n’avoir pas recours au contentieux inutile dans ses rapports avec l’administration fiscale, avoir un comportement irréprochable en matière de paiements…

24 trophées distribués

La Dgi a ajouté à ces critères, pour ce qui concerne les personnes physiques, le fait de se présenter au service des impôts dès le premier jour ouvré du mois de janvier pour le paiement.
Au terme de l’exercice, trois personnes physiques, propriétaires de maisons et un bon payeur de taxe sur les véhicules à moteur, ont été identifiés et récompensés, devenant ainsi des modèles pour le reste des contribuables. Dans la catégorie des personnes morales, cinq grandes entreprises, à savoir Spacetel Bénin, la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), la Société des ciments du Bénin Bouclier, la société Atral SA et la Sodeco, ont été distinguées. Trois autres entreprises relevant du centre des impôts des moyennes entreprises ont été primées, tout comme trois meilleurs contribuables relevant de la Taxe professionnelle synthétique (Tps).
La banque Uba, le Port autonome de Cotonou et la Société béninoise de manutentions portuaires (Sobemap) ont été distingués comme meilleurs utilisateurs des télé-procédures. Trois meilleurs utilisateurs des Machines électroniques certifiées de facturation (Mecef), à savoir Abc entreprise, hôtel du Lac et Nepco Sarl, ont également reçu des distinctions. Trois structures identifiées comme partenaires de la Dgi ont été récompensées à l’occasion de la Journée du contribuable. Il s’agit de l’Union des professionnels des médias du Bénin, la Police républicaine et l’état-major général des Armées.
Le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi, a profité de cette occasion pour reconnaître le mérite de deux acteurs dont l’engagement et la détermination aux côtés des services fiscaux sont totaux. Il s’agit du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni et de son ancien directeur de cabinet, Servais Adjovi. Au total, 24 trophées ont été distribués, lors de cette première journée du contribuable pour porter au pinacle ceux qui, sans pression ni contrainte, apportent leur part à l’édification du Bénin.

Actualités 04 févr. 2019


Colloque international sur « Religions, politique et développement »: Mgr Isidore de Souza : un paradigme de foi et d’humanisme

« Religions, politique et développement : le paradigme de Mgr Isidore de Souza », c’est le thème d’un colloque international qui s’est déroulé, du 1er au 3 février dernier à Cotonou. Ouvert vendredi dernier par l’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji, il s’inscrit dans le cadre du premier anniversaire de l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp).

« L’argent ne peut plus être notre maître. Le pouvoir ne peut plus être confisqué par quelques-uns pour l’écrasement des autres. Tout pouvoir livré à lui-même devient fou (…) un Etat de droit dans lequel le pouvoir est service ; (…) un Etat de droit où le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire soient clairement séparés (…) ; une presse libre et responsable ; que les hommes et les femmes de ce pays aient le droit absolu et inaliénable à mettre l’intelligence au centre de leur vie ; les libertés fondamentales (…) garanties pour tous et que nul ne s’arroge le droit de chosifier l’autre et de le mettre à genoux. » C’est par ces quelques florilèges à travers lesquels Mgr Isidore de Souza rappelait aux autorités politico-administratives les modalités du vrai pouvoir arrimé à l’éthique, que le père Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp), a annoncé les couleurs du colloque international Mgr Isidore de Souza et qui s’est déroulé le week-end dernier à Cotonou.
Placée sous le thème « Religions, politique et développement : le paradigme de Mgr Isidore de Souza », cette rencontre d’échanges intellectuels ouverte, vendredi dernier, par l’archevêque de Cotonou et grand chancelier de l’Eitp, Mgr Roger Houngbédji, s’inscrit dans le cadre du premier anniversaire de cette école. L’objectif est de « dégager de la vie et des œuvres de cet illustre prélat, serviteur de Dieu et ami des hommes, les grandes dynamiques qui l’inspiraient et au regard des enjeux de notre temps et de l’odyssée de nos histoires ecclésiales et nationales, déterminer les modalités pour les incarner aujourd’hui », précise le père Gbédjinou, auteur de plusieurs ouvrages dédiés à l’ancien archevêque de Cotonou.
L’homme, qui a tiré sa révérence le 13 mars 1999, a eu le privilège et la grâce de diriger avec tact et diplomatie l’historique Conférence des forces vives de la nation de février 1990 qui a ouvert la voie de la démocratie au Bénin et sur le continent africain. Il deviendra peu après président du Haut Conseil de la République, l’ancêtre de la Cour constitutionnelle actuelle. Il a également accompli de nombreuses œuvres sociales dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la lutte contre les vulnérabilités.Toutes choses qui font dire à Mgr Roger Houngbédji que « Sa mémoire ravive notre espérance et nous interpelle comme église et comme nation sur des modalités de l’exercice du pouvoir dont la grandeur ne s’exprime que par le service».

Modèle

Les qualités de fin diplomate, d’homme de conviction, de fermeté, mais aussi d’écoute et de concession de cette figure nationale et ecclésiale sont saluées à travers un témoignage fait par Théodore Holo, ancien ministre et ancien président de la Cour constitutionnelle.
Le colloque s’est décliné en dix conférences et six ateliers animés autour des thèmes relatifs à la vie politique en Afrique en général et au Bénin en particulier depuis 1990, à la pensée théologique et pastorale du prélat, à la culture d’engagement et de la mémoire, aux pathologies religieuses et culturelles en Afrique. La similitude de la vie de l’homme de Dieu avec certaines figures emblématiques dans la Bible telles que le prophète Jérémie dans le règlement de crise dans le Royaume de Juda ou le patriarche Moïse dans l’épître aux Hébreux, ont été évoquées. Il est question d’œuvrer à ce « que les acquis jusqu’ici capitalisés dans tous les domaines continuent à présenter l’image d’une véritable évanescence qui, si l’on n’y prend garde, nous conduira à un éternel recommencement », souligne Marcelline Gbèha Afouda, présidente du comité scientifique du colloque.
A l’issue des travaux, au regard de la stature politique et éthique de Mgr Isidore de Souza, un manifeste dont les recommandations seront un vade-mecum pour chacun des participants, a été adopté.

Actualités 04 févr. 2019


Enseignement supérieur: Regain d’intérêt pour les mathématiques et leurs applications

La mise en place du projet de Centre d’excellence africain en mathématiques et applications suscite un regain d’intérêt des étudiants africains pour les mathématiques, formant ainsi un solide capital humain pour le futur.

Dans la quiétude de la vallée de l’Ouémé, l’Institut de Mathématiques et des Sciences physiques (Imsp) de Dangbo opère doucement sa mue pour devenir la référence dans l’enseignement des mathématiques et leurs applications sur le continent africain. Ce défi que s’est lancée l’institution est porté par le Centre d’excellence africain en Sciences mathématiques et Applications (Cea-Sma), un des centres du projet régional Centre d’excellence africain (Cea) financé par la Banque mondiale. Ce centre qui pilote des formations postuniversitaires suscite aujourd’hui au sein des jeunes Béninois et Africains un regain d’intérêt pour les mathématiques appliquées. Depuis la mise en place du projet en 2014, plus de 400 étudiants africains y ont été formés dans diverses disciplines dérivées des mathématiques. Il s’agit notamment de la recherche opérationnelle, des réseaux et télécommunications, des systèmes d’information, de la didactique des mathématiques, de la statistique et des probabilités.
Le centre rapproche aussi les recherches du monde de l’entreprise en facilitant le séjour des enseignants dans des industries locales et en mettant en place des formations spécifiques à l’endroit des industries. Himdat Iqbal Bayusuf, chef de projet des Centres d’excellence africains à la Banque mondiale soutient : « L'enseignement supérieur dans les domaines de la science et de la technologie, est l’une des clés pour relever le défi du capital humain en Afrique. Le choix du Bénin de promouvoir l’excellence en mathématiques sera sans aucun doute bénéfique pour sa croissance et son développement dans le futur ».

Une formation continue très prisée

Le centre exécute également un programme de formation continue. Pour l’année 2018, 217 auditeurs ont été formés dans des filières telles que la Data Science, la didactique des Mathématiques ou encore les techniques et les applications de la recherche opérationnelle. En 2018, 60 étudiants nigérians ont bénéficié d’une formation de courte durée au centre, grâce à un partenariat avec les Universités de Lagos et d’Ilorin. Ce partenariat devra se poursuivre cette année.
Au Bénin, le centre finance aussi la construction d’un Centre de calcul (deuxième en Afrique de l’Ouest, après la Côte d’Ivoire), une unité inédite de service, de recherche et de stockage de données, une sorte de Data Center pour les mathématiques.
Le projet de Centres d’excellence africains vise à renforcer les programmes d'études supérieures à l'intention des étudiants du continent, offrir des cours spécialisés pour les professionnels de l'industrie, à améliorer son corps professoral et attirer d'autres professeurs de haut niveau. Il s’emploie par ailleurs à fournir des ressources d'apprentissage, des laboratoires aux institutions et établir des liens avec les entreprises, les agences gouvernementales et les centres de recherche afin d'intégrer l'apprentissage en milieu de travail dans les programmes d'études, les consultations et la recherche conjointe.
Le projet appuie 22 institutions en Afrique de l'Ouest et du Centre pour un investissement d'environ 8 millions de dollars par institution, soit environ 4 milliards F Cfa.

Société 01 févr. 2019


Consultations prénatales au Chu-Mel: Le ministre de la Santé prête main forte à ses ‘’collègues’’

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, est allé renforcer, ce jeudi 31 janvier, ses anciens collègues de la gynécologie du Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel), dans le cadre des consultations prénatales. Une démarche très saluée.

Sévérine Koliko visiblement à terme sort de la salle de consultation prénatale, le visage dégagé avec un sourire qui marque à la fois son soulagement, sa joie et son étonnement d’être reçue par la première autorité en charge de la santé. Elle n’en revenait pas ! A en croire les gestantes, la consultation était plutôt moins stressante et a offert un cadre convivial et chaleureux.
En fait, ce jeudi 31 janvier était un jour de consultation prénatale peu ordinaire au Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel). En lieu et place des paraphes et des documents administratifs qui pouvaient constituer son lot quotidien à son cabinet ministériel, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a préféré mettre sa blouse blanche pour prêter main-forte à ses collègues de la gynécologie.
Au-delà de la proximité que ce geste crée entre autorités et patientes, la démarche reflète avant tout de l’humanisme. « Ce matin, j’ai consulté une femme qui a déjà presque dépassé le terme de sa grossesse qui devrait subir une césarienne depuis deux semaines, mais qui fuyait parce qu’elle craignait le coût de l’opération; j’ai pu discuter avec elle, je l’ai rassurée et orientée vers le service social pour la continuité de la prise en charge parce que la césarienne est couverte en partie par une subvention de l’Etat. Cette discussion avec cette dame va permettre de la sauver elle et son enfant », se réjouit le ministre.
Les gestantes reçues par le premier responsable en charge du secteur étaient à l’honneur. Pour Murielle Fantodji, c’est une chance de se faire consulter par le ministre de la santé. « C’est avant tout une personne avertie du domaine; il a une grande expérience dans le domaine de la gynécologie et en santé de reproduction », se convainc-t-elle.
Ce contact avec les patientes vise à rapprocher les décisions du gouvernement des réalités que vivent les populations. Mais il a surtout permis au ministre de constater de visu la réalité sur le terrain relativement aux efforts du gouvernement au profit du social. « Ma visite m’a permis de me rendre compte de façon cruciale que les lignes directrices que nous avons eu à prendre au ministère de la Santé sont importantes ; les initiatives du gouvernement sont capitales et je voudrais juste prendre pour preuve le volet social à travers le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch) », souligne-t-il.

Mieux s’occuper du secteur

La descente du ministre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une recommandation de la commission chargée des réformes gouvernementales et d’une initiative de l’équipe ministérielle. « Nous avons pris l’initiative de faire en sorte que tout le personnel médical et paramédical au niveau du ministère, des directions départementales de la Santé, et des équipes des zones sanitaires puissent dégager au moins une matinée dans une semaine pour aller dans les services de santé périphériques pour prêter main forte aux équipes en place », annonce-t-il.
Une manière pour eux de s’occuper davantage du secteur. «Cela permettra non seulement de renforcer l’effectif au niveau du personnel, mais aussi à ceux qui sont au niveau décisionnel de rendre compte des réalités que vivent les acteurs de terrain au niveau des formations sanitaires ».
« En tant que première autorité en charge du ministère de la Santé, nous avons jugé utile de donner l’exemple nous-même à travers cette première descente en venant consulter les femmes au Chu-Mel », poursuit-il.
Ces descentes feront désormais partie du cahier de charges des agents. « C’est une initiative régulière qui s’inscrira dans la durabilité. Chaque agent qualifié a déjà fait le choix de la structure sanitaire où il se rendra chaque semaine et du jour où il sera disponible pour aller renforcer ses confrères », assure-t-il.
Les responsables de l’hôpital apprécient la démarche à sa juste valeur. « C’est une initiative heureuse. Ça permet au personnel technique qui travaille dans l’administration d’être toujours au contact des réalités de terrain. Cela les amène à ne pas perdre la main et à prendre conscience des problèmes que nous rencontrons dans la pratique quotidienne afin de pouvoir mieux traiter les dossiers », souligne le professeur René Perrin, directeur des Affaires médicales du Chu-Mel.
En plus de la régularité qui est fortement souhaitée par les femmes enceintes, les gynécologues du Chu-Mel seraient davantage soulagés si par moments, leurs collègues administratifs venaient les renforcer aux heures de garde.

Santé 01 févr. 2019


Edito: La dîme !

Si l’on en croit bien le cours des choses, au rythme des réformes et de la volonté inébranlable du président Patrice Talon à faire rompre d’avec les mauvaises habitudes et faire prendre un Nouveau départ aux Béninois, il faut croire que les chenapans de la République, pour ainsi dire, n’ont que de sales temps devant eux. En tout cas, les bidouilleurs des feuilles d’impôt n’ont plus de beaux jours devant eux, eux et leurs complices qui avaient la main malheureuse de se sucrer aux dépens des caisses de l’Etat, notamment ces agents frappés de cupidité aiguë, car ils prendraient leurs bagues aux morts, et qui, pour une peccadille à leur profit, se souciaient ainsi comme d’une guigne du mal qu’ils pouvaient faire au Trésor public.

Il va falloir en tout cas, désormais, montrer pattes blanches et noircir sa feuille d’impôt avec les vrais chiffres! Cela n’a rien de prosaïque, avec l’Identifiant fiscal unique qui fait de tout Béninois un contributeur digne de son pays, chacun dans la juste mesure de ce qui lui est imputable.
C’est du moins ce que recèlent les réformes diligentes menées au niveau des services des impôts ainsi que les nouvelles inclinations décidées par l’Exécutif béninois depuis 2016, amenant, voire contraignant tous les contribuables à abouler le pognon qu’ils doivent donner pour le service de la République. Toutes choses qui disposent les citoyens que nous sommes, plus que jamais, à sacrifier à nos devoirs civiques tel que recommandé par l’article 33 de la Constitution. Tous ceux qui ont pris l’habitude de tricher avec le fisc et de s’asseoir sur les Tva qu’ils sont censés reverser au Trésor public, les indélicats, savent à quoi s’en tenir désormais. Car, indélicats ils le sont du fait de leur comportement incivique. Etant entendu que l’on soit voleur ou spéculateur, ou même à voler des bisous aux filles, qu’on n’est pas moins dans le cambriolage.
Que l’on soit Arsène Lupin ou entrepreneur col blanc donc, vient le moment de se faire poisser si l’on a pris goût à ses vilaines habitudes. C’est le cas, de nos jours au Bénin où un vieil adage bien à propos dit : « Tous les jours pour le voleur, un jour pour la victime ». Il est par conséquent indiqué, conformément au leitmotiv d’un Nouveau départ, de filer droit d’avec les déclarations fiscales, pour être quitte avec le fisc, et aux commerçants de faire reddition des Tva par une traçabilité électronique avec laquelle il n’y a plus de possibilité d’organiser des évasions comme par le passé.
Dans la droite ligne de la discipline fiscale ainsi impulsée, il ne serait pas superflu que chacun justifie de ses biens et paye en conséquent la dîme nécessaire pour répondre aux attentes sociales, pour l’édification nationale, l’œuvre de développement. Une telle dynamique aura surtout le chic d’assagir ceux-là qui se persuadent de pouvoir faire fortune par la prévarication, en volant si nécessaire leur corde aux pendus, qu’ils ne pourront plus faire profit du bien mal acquis. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) étant, par ailleurs, une épée de Damoclès assez dissuasive, suffisamment pour convaincre même les indélicats les plus endurcis, ceux qui, le jour de leur enterrement, seront capables de voler les portefeuilles de la famille en deuil ! Il existe, en effet, une passerelle très étroite entre lutte contre crime économique et lutte contre terrorisme, en raison de ce que le premier est grand contributeur du deuxième et vice versa, avec son corollaire de blanchiment d’argent. Pour la sécurité des personnes et pour la sûreté économique, il n’est pas superflu pour les pouvoirs publics de savoir quelle est la nature des biens des uns et des autres et ce qui justifie leur consistance….

Société 01 févr. 2019


Payement du rappel de la revalorisation du point indiciaire: Chose promise, chose payée aux retraités !

Suite aux diligences accomplies par le ministre Romuald Wadagni, la promesse, faite par le chef de l’Etat de solder les rappels découlant de la revalorisation du point indiciaire, est tenue. A la joie des retraités à qui du beurre est ainsi mis dans les épinards.

Chose promise, chose due, selon un vieil adage. Mais, que dit la sagesse populaire lorsque chose promise est faite ? Pour le savoir, il faut avoir vu le sourire large chez les retraités bénéficiaires desdits rappels, objet de règlement effectif pour la plupart des 23.000 retraités depuis ce 30 janvier 2019.
Le gouvernement a, en effet, tenu parole, faisant suite à l’engagement du chef de l’Etat, lors de ses vœux à la nation le 31 décembre dernier. Le président Patrice Talon avait indiqué que les rappels découlant de la revalorisation du point indiciaire à payer aux retraités, pour le compte des années 2011 et 2012, seraient payés. Joignant l’acte à la parole du chef, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, n’a pas tardé à confirmer une telle dynamique, soulignant que l’année 2019 est placée sous un sceau hautement social.
Selon les informations recueillies, il convient de préciser que certaines banques n’avaient pas encore positionné jusqu'à hier les ressources liées à ces rappels, quand bien même le Trésor public a accompli les diligences nécessaires à cet effet. De même, les ayants droit qui n’ont pu accomplir les formalités de contrôles physiques des services du Trésor public, devront y souscrire obligatoirement avant de pouvoir bénéficier desdits rappels. Auquel cas, dès le mois de février, ils pourront afficher le même sourire que leurs pairs, car les rappels leur seront aussitôt après virés.

Actualités 01 févr. 2019


Appui aux universités thématiques de Porto-Novo et d’Abomey: La Badea annonce un financement de 23 milliards F Cfa

La mission d’évaluation de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) sur le projet d’appui aux universités thématiques de Porto-Novo et d’Abomey a pris fin, ce mercredi 30 janvier. Au terme de cette revue de coopération, un aide-mémoire faisant état d’un financement annoncé de 40 millions de dollars a été signé hier à Cotonou, en attendant d’être soumis aux instances dirigeantes de l’institution financière.

Une délégation de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) composée de Mounir Benseddik (chef de mission), Yahya Khattar et Ben Adelaziz, a séjourné, du 21 au 30 janvier à Cotonou, dans le cadre de l’évaluation du projet d’appui à l’Université nationale d’agriculture (Una) de Porto-Novo et l’Université des sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (Unstim) d’Abomey. Les travaux de cette mission coordonnés par le chargé de mission du président de la République, Zul-Kifl Salami, ont été marqués par des rencontres avec des responsables de la Caisse autonome d’amortissement, des cadres des ministères en charge de l’Enseignement supérieur, du Plan et du Développement, de l’Economie et des Finances et une visite des sites.
Au terme des échanges, une réunion de synthèse a eu lieu mardi 29 janvier dernier au ministère du Plan et du Développement. Elle a porté sur la finalisation de l’aide-mémoire d’évaluation. Selon ce document, qui résume les principales conclusions de la mission à soumettre à l’approbation des instances dirigeantes de la Badea en vue du financement, le coût global du projet est estimé à 46,03 millions de dollars US y compris les imprévus physiques et financiers (5 %). La Badea devrait prendre en charge le financement sous forme de prêt à hauteur de 40 millions de dollars (86,89 %) soit près de 23 milliards F Cfa contre 6,03 millions de dollars pour le gouvernement du Bénin (13,11 %).
Le prêt sera scindé en deux tranches de 20 millions de dollars chacune. La première sera concédée à un taux d’intérêt de 1,75 % par an pour la durée de 26 ans avec un délai de grâce de cinq ans. La seconde tranche du prêt sera conclue pour une durée de 20 ans avec un délai de grâce de cinq ans, au taux de 2,5 % par an. La signature de l’accord de prêt est prévue pour avril 2019, après approbation de la Banque arabe.
Le projet d’appui aux deux universités thématiques, d’une durée de 48 mois, s’inscrit dans le cadre du Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021) et vise l’atteinte de l’objectif global du Plan stratégique de développement de l’enseignement supérieur à savoir : fournir à l’économie béninoise des ressources humaines de qualité et des résultats de recherches adaptées pour le développement de l’économie, précise Zul-Kifl Salami. De manière spécifique, il contribuera à augmenter la capacité d’accueil des étudiants au niveau des deux universités thématiques, en dotant l’Una d’une nouvelle faculté d’Agronomie d’une capacité initiale de 500 étudiants, à raison de 100 étudiants par promotion, et l’Unstim, d’un nouveau rectorat et d’un Institut des classes préparatoires d’ingénieurs d’une capacité initiale de 200 étudiants à raison de 100 étudiants par promotion. Outre les infrastructures (blocs administratifs, amphithéâtres, laboratoires, magasins de stockage, restaurants, infirmeries, etc.), le projet prévoit la fourniture de mobiliers et d’équipements.
Il est question d’améliorer la qualité de l’enseignement de façon à augmenter les taux de réussite des étudiants et à faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi, d’améliorer les conditions de vie des étudiants et de promouvoir les recherches scientifiques dans les domaines de l’ingénierie et de l’agronomie.

Opportunités de coopération future

Construction de 7600 logements, aménagement de la Cité internationale de l’innovation et du savoir, aménagement de la route Kola-Kouandé-Pehunco (85 km), appui à l’accès compétitif à l’énergie électrique, sont quelques priorités soumises à la Badea pour financement. La banque dit être prédisposée à examiner les requêtes d’assistance technique liées à l’élaboration d’études techniques de faisabilité technico-économique, tout en suggérant l’érection d’une stèle sur le pont du fleuve Mono.
La mission a tenu plusieurs séances de travail avec les coordonnateurs de projets actifs financés par la Badea. Il s’agit du projet de construction et d’équipement de l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique de Lokossa, de la phase 2 du projet de construction et d’équipement de l’Institut de mathématiques et des sciences physiques de Dangbo, du projet de construction de la route Kandi-Ségbana-Frontière Nigeria, du projet de protection de la côte à l’Est de l’épi de Siafato ; de la ligne de crédit par le Fonds national de microfinance. Si certains de ces projets sont achevés et font la fierté des bailleurs et de la partie béninoise, d’autres ont connu un retard dans le démarrage et leurs délais sont prorogés.
La Badea suggère que la partie béninoise réalise un documentaire sur les projets qu’elle a financés dans le pays.

Actualités 31 janv. 2019


Site cimentier d’Onigbolo: Le processus de dédommagement des sinistrés relancé

Le directeur général de l’Agence nationale du Domaine et du Foncier (Andf), Victorin Kougblénou, est descendu ce mercredi 30 janvier, sur le site du complexe cimentier d’Onigbolo dans la commune de Pobé, dans le cadre de la relance du processus de dédommagement des présumés propriétaires terriens du domaine exproprié datant de plus de 29 ans.

Bonne nouvelle pour les présumés propriétaires terriens du domaine abritant le complexe cimentier d’Onigbolo à Pobé. Le site abrite à la fois l’outil industriel, c’est-à-dire l’usine ainsi que la carrière, d’une superficie avoisinant 2000 hectares. Le processus de dédommagement des sinistrés resté sans suite depuis plus de 29 ans est désormais relancé grâce au président de la République, Patrice Talon, qui a pris le dossier en main. La détermination du gouvernement a été matérialisée ce mercredi par la descente sur le terrain du directeur général de l’Agence nationale du Domaine et du Foncier (Andf), Victorin Kougblénou. Celui-ci dit avoir été instruit par le chef de l’Etat pour évacuer dans les règles de l’art ce dossier sur lequel ont capitulé et reculé les gouvernements antérieurs.
Tout a commencé ce mercredi par une séance d’échanges à la mairie de Pobé. La rencontre a mobilisé le préfet du département du Plateau, Valère Sètonougbo, le maire de la commune, Paul Odjo et les représentants des propriétaires terriens. Le directeur général de l’Andf a expliqué de long en large les modalités organisationnelles et pratiques devant conduire dans l’effectivité au désintéressement et au dédommagement des populations affectées par l’érection de cette unité industrielle. Lesquelles tournent à près de 500 personnes, selon un recensement de 2012. Aux dires de Victorien Kougbénou, la question tient à cœur au gouvernement parce qu’il s’agit d’un site de haute sensibilité économique. C’est pourquoi il a décidé de s’attaquer à ce dossier pour le vider une fois pour de bon. C’est ainsi qu’après la séance de travail, la délégation s’est ensuite portée sur le terrain pour faire notamment la reconnaissance du site, la configuration du périmètre et l’identification des limites de balisage. Ce tour de terrain a été fait sur les installations de la Société des ciments du Bénin Lafarge (Scb-Lafarge) qui gère aujourd’hui le vaste périmètre. Le périple a permis au Dg de l’Andf et toute sa suite non seulement de toucher du doigt l’étendue du domaine et surtout sa portée économique, sociale et environnementale mais, aussi de juger de la pertinence de la décision du gouvernement de s’attaquer à la sécurisation du site pour le soustraire à toutes menaces de litige foncier. Le directeur général de l’Andf annonce dans les tout prochains jours le déploiement sur le terrain de ses techniciens pour faire les opérations d’enquêtes commodo et incommodo devant permettre l’actualisation et l’officialisation de la liste des personnes recensées pour passer au payement. Tout cela devra se faire dans un délai de six mois, souligne Victorien Kougblénou. Cette action a été fortement applaudie par le préfet du Plateau, Valère Sètonougbo. Selon lui,  la relance de ce dossier est la preuve que Patrice Talon est un homme de méthode, de justice sociale et de paix. Il rappelle que pour ce dossier, beaucoup de propriétaires terriens ont décidé de s’exiler au Nigeria faute de terre à cultiver et d’autres sont déjà décédés. Le préfet se réjouit donc que le président Patrice Talon puisse faire de cette question de dédommagement une de ses priorités. Le maire de Pobé, Paul Odjo, le chef d’arrondissement d’Issaba, Lassisi Ogoumondji, abritant le site concerné et le porte-parole des sinistrés, Bouraïma Olougbèdé, partagent la même joie que l’autorité préfectorale. Ils souhaitent tous que ce processus relancé puisse aller jusqu’au bout pour que soit conjuguée définitivement au passé la question de dédommagement des sinistrés du complexe cimentier d’Onigbolo.

Société 31 janv. 2019


Evacuation sanitaire d’Atao Hinnouho: « L’aboutissement d’un combat », selon Me Baparapé

Le député Mohamed Atao Hinnouho sera évacué pour poursuivre ses soins en France. La justice béninoise a fini par accéder à la demande d’évacuation sanitaire du député écroué et dont la santé s’est dernièrement dégradée. Une décision que l’un des conseils de l’intéressé, Me Aboubacar Baparapé, apprécie comme étant le fruit d’une bataille de longue haleine.

« C’est l’aboutissement d’un combat, de toute la bataille que nous avons menée pour qu’on puisse au moins lui permettre d’aller se soigner, même si c’est à ses frais. Nous nous sommes en effet battus pour l’évacuation de l’honorable. Plusieurs fois, nous avons demandé une évacuation sanitaire, à défaut de la prise en charge des frais par l’Etat tout au moins l’autorisation d’évacuation pour qu’il aille se soigner à ses propres frais. Aujourd’hui, c’est chose faite. Cette décision vient à point nommé », a martelé l’un des conseils du député Mohamed Atao
Hinnouho, Me Baparape sans vouloir donner de détails sur l’état de santé du député. « Je n’ai pas été mandaté pour ça. Ce sont des informations personnelles », a-t-il précisé. Me Baparapé dénote tout de même l’évidence de l’état de santé fragile de son client. « Les médecins qui l’ont ausculté n’ont jamais dit qu’il n’est pas malade », a-t-il fait observer. Ainsi, le député Mohamed Atao Hinnouho pourra, dans les jours à venir, se faire soigner dans de meilleures conditions. La décision de justice autorisant son évacuation a un effet immédiat.
Rappelons que le député Atao Hinnouho a été admis courant semaine dernière au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga en raison de la détérioration de son état de santé selon des sources concordantes. Cette décision viendrait alors pour soulager le député condamné en novembre 2018 à 6 ans d’emprisonnement pour outrage aux forces de l’ordre et fraude douanière.

Actualités 31 janv. 2019


1070 - 1568