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Nouvelles

Lancement Jogbé: Une revue sur les réalités locales sans caution extérieure
[caption id="attachment_31750" align="alignnone" width="1024"]Jogbé, pour penser et enseigner les humanités dans une perspective africaine[/caption]

Le Laboratoire d'Etudes africaines et de Recherche sur le Fâ (Larefâ) a procédé, mercredi 12 décembre dernier, à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) au lancement du premier numéro de la revue Jogbé. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre en charge de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, directeur de publication de cette revue et des autorités de l’Uac.

Suggérer des voies et démarches pour penser et enseigner les humanités dans une perspective africaine. C’est l’objectif de la revue Jogbé dont le premier numéro a été lancé, mercredi 12 décembre dernier, à l’Université d’Abomey-Calavi par le Laboratoire d'Etudes africaines et de Recherche sur le Fâ (Larefâ). Il est dirigé par le ministre en charge de l’Enseignement secondaire,
Mahougnon Kakpo, professeur titulaire des universités du Cames et directeur scientifique du Larefâ. Publié aux éditions des Diasporas, ce premier numéro de la revue Jogbé est un outil de la reconquête du monde, selon son directeur de publication, le ministre Mahougnon Kakpo. C’est ainsi qu’il a exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce rêve. Selon lui, c’est dans le but d’amener les chercheurs à approfondir les recherches sur la culture africaine que cette initiative a été prise le 1er février 2015. A l’en croire, il s’agira de montrer que le vodun est un patrimoine authentique au-delà de toute conviction religieuse. Pour lui, il importe aujourd'hui de faire le point des connaissances et, avec une conscience épistémologique, de séparer le bon grain de l'ivraie. « Telle est la mission que se donne Jogbé, la revue des humanités », a-t-il précisé.
Présentant cette revue qui aborde plusieurs thématiques liées au vodun, le professeur Olabiyi Yayi pense que cette publication réhabilite le vodun en contre-attaquant les préjugés sur lui. Selon lui, c’est une revue qui entreprend un assainissement très important et établit une volonté d'apporter une réplique à tous les préjugés dont fait objet le vodun.
A cette occasion, le professeur Flavien Gbéto, doyen de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (Fllac) a exprimé sa satisfaction face au travail qu’abattent les enseignants-chercheurs, les doctorants et les jeunes chercheurs depuis la création du Larefâ. Selon lui, ceux-ci mettent en évidence leur savoir-faire pour nourrir la science et renforcer les contenus éducatifs tout en participant au développement global de la société. Pour lui, les articles publiés dans ce numéro, venant d'obédiences scientifiques et de courants de pensées divers, témoignent de la qualité des membres du laboratoire et de la richesse intellectuelle des auteurs. « Avec ce premier numéro de la revue Jogbé, la voie est ouverte. Vous pouvez continuer sans craindre le moindre trébuchement dans la recherche et l'encadrement des jeunes qui sont sous votre responsabilité » a-t-il déclaré.
Abondant dans le même sens, le recteur de l’Université d'Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, a félicité le Larefâ pour ses actions au service de la communauté scientifique sous le leadership du ministre Mahougnon Kakpo qui, malgré ses charges actuelles, s'évertue à rehausser l’image de l’Uac. Selon lui, la grandeur d’une université réside dans la publication des documents de grande valeur. C’est pourquoi il pense que cette parution révèle le Larefâ et ses acteurs au monde entier. « Cette revue est un foisonnement intellectuel qui fait la fierté de notre université et de notre pays », a-t-il reconnu.
Convaincu de l’importance de cette publication, le Larefâ prend date pour rééditer un deuxième numéro intitulé « Noms de peuples, de personnes ou de lieux comme vecteurs de connaissances en Afrique » l’année prochaine.

Culture 14 déc. 2018


Forum sur la coopération économique entre le Bénin et Yunnan (Chine): Les opportunités d’investissement passées au peigne fin
[caption id="attachment_31745" align="alignnone" width="1024"]Les offi ciels lors du lancement du forum Bénin-Yunnan[/caption]

Un forum s’est tenu, ce jeudi 13 décembre à Cotonou, sur la coopération économique et commerciale entre le département du Commerce de la province de Yunnan en Chine et le Bénin. A l'occasion, les facilités d’investissement au Bénin ont été présentées aux entrepreneurs chinois qui ont exposé les opportunités d’échanges qu’offrent leurs structures.

Le département du Commerce de la Province de Yunnan s’engage dans une coopération dynamique avec le Bénin. Suite à la signature d’un mémorandum stratégique d’entente entre le gouvernement et les autorités chinoises lors de la visite en Chine, en septembre dernier, du président Patrice Talon, les deux parties se sont retrouvées hier à Cotonou pour échanger sur les opportunités d’investissement qu’offrent les deux pays afin de concrétiser les intentions de coopération économique et commerciale. C’est à la faveur d’un forum qui a connu la participation d’une délégation de vingt investisseurs provenant de onze entreprises de Yunnan, conduite par la directrice adjointe du département du commerce de cette province, Yan Sun.
Au nombre des entrepreneurs chinois qui séjournent au Bénin, il y a : Lujun Qiu, manager général adjoint du groupe provincial d’investissement en Energie ; Qingpan Guan, directeur général adjoint de Cgcoc Road and Bridge spécialisée dans la construction des routes et des ponts ; Wei Wang, président de l’Association de développement de l’agriculture de Yunnan; Yunrui Li, chef de l’inspection du marché ouest-africain de Kpc Pharmaceuticals.Tour à tour, ils ont présenté leurs domaines d’intervention et les opportunités de coopération qu’offrent leurs entreprises, après un exposé du directeur général de l'Agence dea promotion des investissements et des exportations (Apiex), Laurent Gangbes, sur les facilités offertes aux entreprises de s’installer au Bénin.
« La présence de ces investisseurs est le témoignage de l’engagement de la Chine à accompagner le Bénin dans ses efforts pour le développement du pays», affirme le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien A. Agbénonci. « Nous avons beaucoup d’ambitions dans cette coopération avec la province de Yunnan parce que nous avons été impressionnés par le chemin parcouru et les efforts qui y ont été déployés pour en faire, en moins de vingt ans, une puissance économique», poursuit-il. « Seul l’effort, seul le travail acharné, seule la résolution ferme, seule la détermination à conduire les réformes et à aller de l’avant paient », retient-il.
« Yunnan possède de fortes complémentarités dans la coopération avec le Bénin… Elle est prête à partager ses expériences de développement du tourisme avec le Bénin tout comme d’autres sociétés qui montrent leur intérêt à y investir dans d’autres domaines », assure Jingtao Peng, ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin. Il indique que Yunnan reste la plus grande province touristique chinoise qui abrite des sites naturels et humains variés.
Outre le ministre des Affaires étrangères, le forum a connu la participation des ministres Jean-Claude Houssou de l’Energie, Modeste Tihounté Kérékou des Petites et moyennes Entreprises, et de plusieurs cadres de l’Administration.Les échanges ont été marqués par la remise de l’enseigne à la succursale du groupe Yunnan Construction and Investment (Ycih) Group, en tant que bureau de représentation économique et commerciale de la province de Yunnan au Bénin.

Facilités d’investissement

Soulignant les facilités de création et de développement des entreprises au Bénin, le directeur général de l’Apiex, insiste sur le climat des affaires amélioré grâce aux réformes. A en croire, Laurent Gangbes, le cadre juridique et judiciaire est renforcé pour sécuriser les investissements à travers la loi sur les marchés publics, le Code foncier, la numérisation du cadastre, l’opérationnalisation des tribunaux de commerce, la réforme du Code d’investissement rendu plus attractif, la loi sur la promotion des micro, petites et moyennes entreprises, la révision des conventions fiscales internationales et des lois régissant le commerce. L’Apiex offre un cadre d’accueil et d’accompagnement des investissements par l’accélération et la facilitation des procédures de création des entreprises dans un délai de trois heures, l’assistance aux entreprises et la promotion des exportations dans la sous-région et à l’international, indique-t-il.
La partie la plus attrayante de l’exposé du directeur général de l’Apiex aura été les opportunités d’investissement au Bénin. Laurent Gangbes signale quatre domaines prioritaires à savoir l’énergie, le tourisme, l’agrobusiness à travers les filières à forte valeur ajoutée telles que l’ananas et l’anacarde et le bois. Entre autres, il évoque la possibilité d’investissement dans les énergies renouvelables, les projets de construction d’hôtels de grand standing, de réhabilitation du parc Pendjari et de la cité lacustre de Ganvié et ceux de construction ou de réhabilitation des musées d’Abomey, d’Allada, de Ouidah, de Porto-Novo.

Actualités 14 déc. 2018


6e rencontre trimestrielle judiciaire: Les recommandations des acteurs de la Justice

Portes closes sur la sixième rencontre trimestrielle de la Cour suprême avec les juridictions de fond et le barreau national. Après deux jours de travaux portant sur des problématiques d’actualité, les participants se sont quittés hier jeudi 13 décembre sur de bonnes notes, des résolutions mais aussi des recommandations pour une justice de qualité.

Rapprocher les tribunaux de commerce des justiciables et ouvrir dans les meilleurs délais les cours d’appel de commerce pour leur permettre d’exercer facilement leur droit à l’appel ; veiller au respect des textes de droit, des droits de la défense et des principes de droit dans le fonctionnement des juridictions, notamment la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) ; formaliser les principes devant régir les rapports entre les présidents de juridiction (ordonnateurs) et les comptables, pour éviter les achoppements et les divergences de procédure... Ce sont les grandes lignes qui se dégagent des recommandations formulées par les participants à la sixième rencontre trimestrielle de la Cour suprême avec les juridictions de fond et le barreau national.
Les travaux ont en effet abordé cinq thèmes, notamment la problématique de la détention provisoire, la présomption d’innocence et la notion de représentation, les relations entre les présidents de juridiction (ordonnateurs) et les comptables, la nouvelle architecture de l’organisation judiciaire du Bénin et la création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet)... Pour le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, ces travaux s’achèvent sous d’heureuses perspectives et témoignent une fois encore de l’opportunité des rencontres trimestrielles. «La Cour suprême vient, une fois encore, de donner la preuve de sa détermination à accompagner les juridictions de fond dans leurs missions sacerdotales», a-t-il affirmé. Il est, selon lui, à espérer que chacun retourne dans sa juridiction plus aguerri avec l’engagement de poursuivre sa mission pour garantir aux justiciables une justice de qualité. «Servir avec encore plus de dignité et avec plus de professionnalisme notre maison commune Justice», a-t-il ajouté. «Je crois, pour ma part, que nous sommes tous satisfaits de ces échanges. Cette rencontre, à travers les thèmes qui ont été développés, nous a outillés dans le sens de l’amélioration des pratiques au sein des juridictions, d’avoir une meilleure compréhension de certains textes et de meilleures informations. Vous savez, nous sommes des hommes de droit, mais les interprétations peuvent ne pas être uniformes. Ces genres de rencontres permettent justement d’harmoniser les compréhensions. Il y a eu des débats houleux, mais très intéressants. En fin de compte, nous nous sommes entendus sur les bonnes pratiques à avoir dans la maison Justice pour une meilleure démocratie et pour le bonheur des citoyens», fait savoir Eudoxie Akakpo, juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de première instance d’Abomey-Calavi.
Ont pris part à ces assises, des conseillers et avocats généraux de la Cour suprême et des cours d’appel, des magistrats de juridictions de fond, des greffiers et des représentants de l’ordre national des avocats sans oublier le ministre de la Justice et de la Législation qui a contribué au débat.

Actualités 14 déc. 2018


7e journée du championnat de football de ligue 1: Le leader Béké et son dauphin en déplacement

Le championnat national de football de ligue 1 aborde, ce week-end, sa septième journée. Au nombre des neuf rencontres au programme, les déplacements des deux premiers au classement, Béké et Buffles du Borgou respectivement face à l’Association sportive Oussou Saka (Assos) et l’Association sportive de la Police (As Police) vont focaliser les attentions.

En tête du classement avec 14 points chacun, le leader provisoire, Béké de Bembèrèkè et son dauphin, les Buffles du Borgou seront en déplacement ce samedi 15 décembre lors de la 7e journée du championnat national de ligue 1. Vainqueurs de l’Association sportive Oussou Saka (Asos), la journée précédente, les Buffles du Borgou sont attendus à Cotonou par l’Association sportive de la Police (As police), forfait lors de la 6e journée. Derniers au classement à ce niveau de la compétition, les Policiers n’avaient pas effectué le déplacement de Bembèrèkè. Invaincus depuis le démarrage de ce championnat, les poulains de Bruno Goudjo Adoula partent favoris dans ce duel entre les deux extrémités du classement. Après avoir bénéficié de six points sur tapis vert respectivement face à Ayema et l’As Police, Béké Fc, leader provisoire de la ligue 1 sera ce samedi au Centre d’excellence Issa Hayatou de Missérété pour jouer l’Association sportive Oussa Saka (Asos).
Battue (2-0) par Energie Football club lors de la sixième journée, l’Union sportive de Sèmè-Kraké, 9e au classement, joue à domicile l’Ecole supérieure d’Administration, d’Economie, du Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (Esae), 14e et premier relégable. Les protégés de Clément Adéchian ont besoin d’une victoire pour quitter la zone rouge. A la même heure, victorieuse des Dragons de l’Ouémé, au stade Atchoukouma de Djougou, le week-end dernier, l’équipe des Panthères, 7e avec 9 points, se déplace à Abomey pour rencontrer Dynamo de la localité, 17è avec 5 points.
Avant ces matchs déterminants dans le classement, l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, 11e, contrainte au partage des points par Avrankou Omnisports (0-0), le week-end dernier, accueille Ayéma, 10e, ce vendredi 14 décembre au stade René Pleven de Cotonou. Sur les mêmes installations, il est attendu dimanche, le choc des relégables entre l’équipe de l’Université polytechnique Obiang Nguéma Mbasogo (Upi-Onm), 18e au classement avec 4 points et la Jeunesse athlétique de Cotonou, 16e avec 5 points. A Bohicon, l’Association Tonnerre de la localité, 12e, sera aux prises avec la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp), 4e  au classement avec 10 points+1. Avec trois matchs nuls, une défaite et une victoire, les joueurs de Tonnerre tenteront de s’offrir une victoire à domicile. Vainqueur de Dynamo d’Abomey (3-0), lors de la sixième journée, Soleil Football club va défier les Dragons de l’Ouémé au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. A la même heure, Avrankou Omnisports, 8e au classement, avec 8 points, va recevoir l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo), 13e (6 points -2) dans le derby du département de l’Ouémé. Comme quoi, plusieurs chocs sont en perspective.

Sports 14 déc. 2018


Accès au Fonds d’innovation pour les accélérateurs d’écosystèmes: Le Bénin se révèle au monde par le numérique

Kea Médicals, une application web pour assurer la traçabilité du circuit médical des patients, est le produit d’une start-up béninoise retenue par le Fonds d'innovation pour les accélérateurs d'écosystèmes numériques, un fonds détenu par la Gsma, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile qui fait chaque année un casting rigoureux pour retenir les meilleures solutions numériques.

Managée par Dr Arielle Ahouansou, Kea Médicals, une application qui révolutionne le système de santé en Afrique, est du lot très sélect de 11 nouvelles entreprises, la troisième cohorte, retenues en décembre 2018, suite à un casting très rigoureux. Médecin, sa créatrice a mis au point une application révolutionnaire via une plateforme internet qui intègre parfaitement la dynamique e-santé. Elle permet en effet de centraliser les informations médicales d’un patient sur une base de données en ligne, de sorte à les rendre accessibles aux hôpitaux et aux médecins, où qu’ils soient de par le monde. Celui qui y souscrit dispose d’un compte qui renseigne sur son groupe sanguin, ses antécédents médicaux, ses allergies, les affections dont il souffre couramment, et les personnes à contacter en cas d’urgence. Ces bases de données centralisées permettent de retracer le dossier d’un patient facilement et rapidement.
Génial, ne peut-on s’empêcher d’exulter, lorsqu’on prend connaissance d’une telle plateforme qui, depuis son lancement, compte déjà 50 000 personnes enregistrées, dont 7 000 patients actifs et 1 700 médecins, basés au Bénin et dans plusieurs autres pays d’Afrique de l’Ouest. Ce n’est pas pour rien donc que la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, s’est particulièrement intéressée à cette start-up.

Innovant !

Et pour cause, elle est le modèle-type de l’innovation recherchée en la matière, mais, aussi son caractère fonctionnel et accessible séduit. Car, «À partir des informations fournies, on attribue au souscripteur une identité médicale universelle sous la forme d’un QR, code imprimé sur un bracelet ou sur un patch à coller sur son smartphone, que celui-ci peut emmener partout», renseigne Dr Arielle Ahouansou. Ceci étant, les médecins n’ont plus qu’à scanner le code pour accéder au dossier médical du patient pris en charge.
Kea Médicals permet également de consulter un médecin à distance ou de prendre rendez-vous avec le praticien le plus proche de chez soi via la plateforme. C’est l’un des must de l’écosystème numérique du Bénin qui, sous la dynamique d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, révèle le génie béninois au plan international. C’est la preuve que sous sa férule, le ministère de l’Economie numérique et de la Communication mène une noble bataille en s’investissant dans la promotion des start-ups dont le potentiel économique n’est plus à démontrer.

Actualités 14 déc. 2018


Alain Tossounon, journaliste spécialiste Eau et environnement : « Il faut relever le positionnement institutionnel du secteur d’hygiène et d’assainissement »
[caption id="attachment_31737" align="alignnone" width="1024"]Alain Tossounon, journaliste spécialiste Eau et environnement[/caption]

La communauté internationale a célébré la journée mondiale des Toilettes le 19 novembre dernier. Cette journée dont l’objectif est de sensibiliser le grand public sur les questions d’hygiène et d’assainissement appelle à des actions, d’après Alain Tossounon, journaliste spécialiste Eau et environnement, coordonnateur régional de West Africa Wash journalist Network. Il revient dans cet entretien sur le rôle des pouvoirs publics et de la communauté sur les questions d’hygiène et d’assainissement.

La Nation : Quel est l’état des lieux parlant des toilettes et l’assainissement de base ?

Alain Tossounon : Si l’on s’en tient à la dernière enquête démographique de santé que le ministère de la Santé a menée, 87 % des populations au Bénin ne disposent pas de toilettes adéquates. Ça veut dire qu’il y a des toilettes de fortune et autres, mais on ne considère pas cela. On sait très bien qu’en milieu rural, c’est près de 70 à 80 % qui défèquent à l’air libre dans un contexte où notre pays s’est engagé pour les Objectifs du développement durable et l’objectif 6-2 dit qu’en 2030, on doit avoir fini avec la défécation à l’air libre. Quand on fait face à une situation pareille, on doit se demander si en termes de politique publique, la question d’hygiène et d’assainissement est une priorité. On dit souvent que c’est un sous-secteur qui est un parent pauvre par rapport à l’eau potable. Aujourd’hui, je dirai que ce sous-secteur est orphelin. En ce sens qu'il n’y a pas encore eu de réforme par rapport à ce sous-secteur. Jusqu’à présent, ce sous-secteur est logé au ministère de la Santé et on s’est bien rendu compte que d’une direction de l’assainissement de base, on est passé à deux services sous le président Boni Yayi et aujourd’hui, nous sommes à un service.

Pensez-vous qu’il y a un effort à faire par les autorités ?

En termes de positionnement institutionnel, il y a un problème. Parce qu’on s’est rendu compte aussi que pour les efforts demandés à notre pays pour relever la part du budget qui doit être consacrée à l’hygiène et l’assainissement dans le budget du ministère de la Santé, les engagements n’ont pas été respectés. En dehors du positionnement institutionnel, il y a aussi les ressources qui doivent être allouées à ce sous-secteur-là. Vous suivez avec nous que dans le sous-secteur de l’eau potable, il y a des investissements, et les décideurs actuels se sont engagés à réaliser l’accès universel à l’eau potable d’ici 2021 alors que l’agenda 2030 dit que c’est en 2030. Donc, il y a beaucoup d’investissements qui sont faits pour l’accès à l’eau potable mais pas pour l’hygiène et l’assainissement de base. Or, les deux sous-secteurs vont de pair parce qu’il y a des rapports qui ont montré que si on donne de l’eau potable, si l’eau est potable à la source et qu'à la consommation au niveau des ménages, cette eau n’est pas propre, on ne va pas avoir les résultats escomptés. Nous aujourd’hui, nous disons qu’il faut relever le positionnement institutionnel de ce sous-secteur. Ensuite, il faut allouer un minimum de ressources pour permettre aux spécialistes d’aller développer les approches qui marchent. Vous avez l’Unicef qui travaille, vous avez le Fonds mondial pour l’assainissement.

Quel est l’impact de ces programmes appuyés par les partenaires ?

Il faut noter que ces différents programmes développés par ces partenaires ne couvrent pas tout le pays. Donc, si nous voulons atteindre les Objectifs du développement durable, il faut que notre gouvernement fasse un effort en termes de ressources propres mais aussi en termes de mobilisation de ressources au niveau des partenaires et autres pour que nous puissions couvrir tout le territoire et faire en sorte qu'effectivement, les populations progressivement sortent de ce cercle vicieux. Parce que même en matière de lavage de mains, trois personnes sur dix se lavent les mains. Au niveau des écoles, il y a encore de défis. Toutes les écoles ne possèdent pas encore de dispositif de lave-mains. Au niveau des marchés, même au niveau des centres de santé, les toilettes ne sont pas bien entretenues. Tout ça a de liens avec la santé, l’éducation, les femmes. Donc nous pensons que notre gouvernement doit faire un effort pour pouvoir rehausser le positionnement de ce sous-secteur. Et aussi allouer les ressources qu’il faut pour que nous puissions améliorer le rythme et s’assurer que, effectivement, d’ici 2030, on va atteindre les Objectifs du développement durable.

La communauté a-t-elle une part de responsabilité ?

Il y a un effort à faire au niveau des communautés parce que la question d’hygiène et d’assainissement de base est avant tout une question de comportement. Et c’est là où les médias ont un rôle à jouer en termes d’engagement pour contribuer à éduquer la population. Nous pensons que les populations, ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas été à l’école qu’elles sont bêtes. Mais il faut absolument les amener progressivement à travers l’information, le partage de connaissance, à travers donc la communication pour un changement de comportement. Elles doivent aussi prendre leurs responsabilités pour qu'elles puissent approprier le lavage des mains qui est un geste simple, pour que progressivement, elles-mêmes, puissent faire des économies. Au lieu de dépenser régulièrement dans les maladies, je crois qu’on peut les prévenir.

Environnement 13 déc. 2018


Activisme pour la sauvegarde des Biens publics mondiaux : Les acteurs des Osc outillés

Les acteurs de la société civile renforcent leurs capacités sur la notion d’activisme dans le cadre du programme Ressources partagées, solutions communes que met en œuvre l’Ong Eco-Bénin. Du 4 au 6 décembre, ils vont être entretenus sur la protection des Biens publics mondiaux dont dépendent les écosystèmes. La rencontre se tient à Adjatokpa, au bord du lac Ahémé.

Le programme Shared ressources, joint solutions entendez Ressources partagées, solutions communes, met l’accent sur le rôle des Organisations de la société civile en matière de la sauvegarde des Biens publics mondiaux (Bpm) dont dépendent les écosystèmes à savoir l’eau, la sécurité alimentaire, la biodiversité et la résilience aux changements climatiques. C’est dans ce cadre que l’Ong Eco-Bénin mobilise plusieurs acteurs de la société civile pour une formation sur l’activisme. A travers le programme Srjs, l’Ong Eco-Bénin appuie le renforcement des capacités des acteurs à tous les niveaux pour une meilleure connaissance des textes de lois environnementales. Elle initie la présente formation qui permet également d’asseoir une base de gestion concertée des ressources naturelles de l’aire communautaire de conservation de la biodiversité (Accb) Bouche du Roy.
L’objectif de cette formation de trois jours est d’informer les leaders et membres des groupes de pression, des associations et des organisations non gouvernementales du paysage du Delta du Mono sur les principes de l’activisme et surtout de l’activisme environnemental, les démarches, moyens et techniques de déploiement des actions d’activisme, les sujets environnementaux et les problématiques en matière de la sauvegarde des Biens publics mondiaux. Elle vise également à mettre en place un programme d’actions de pression dans le paysage du Delta du Mono. De la définition à la catégorisation des biens publics mondiaux en passant par les problèmes environnementaux en République du Bénin, rien n’a manqué aux explications de Thierry Azonhè, enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi, assisté de Martial Dossou. Parlant des Biens publics mondiaux : « Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier », a indiqué l’enseignant, rapportant ainsi une citation de Victor Hugo.
Ainsi, les Biens publics mondiaux, poursuit-il, sont des choses auxquelles les gens et les peuples ont droit, et qui sont produites et réparties dans les conditions d’équité et de liberté qui sont la définition même du service public, quels que soient les statuts des entreprises qui assurent cette mission. L’eau, l’environnement, la santé, l’éducation, la justice font partie de ces biens que tout citoyen est appelé à défendre.

Société 13 déc. 2018


Entrepreneuriat innovant à fort impact : Un dispositif d'accompagnement et de financement disponible

Promouvoir le savoir, l'innovation et l'entrepreneuriat au service du développement durable et inclusif. C’est fort de cela que le gouvernement a décidé de la création d’un comité interministériel pour l’accompagnement et le financement de l’entrepreneuriat de croissance.

Afin d'atteindre les objectifs qu'il s'est fixés, notamment en matière d’entrepreneuriat, le gouvernement, au cours du Conseil des ministres du mercredi 12 décembre, a décidé de la mise en place d’un dispositif d'accompagnement et de financement de l'entrepreneuriat innovant à fort impact social. Ce dispositif prend en compte les initiatives déjà en cours pour la promotion de l'entrepreneuriat. « C'est pourquoi un Comité interministériel est créé, dont la mission sera de proposer et de superviser la mise en œuvre rapide et efficace de la stratégie du gouvernement, pour l'accompagnement et le financement de l'entrepreneuriat de croissance », a indiqué le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, présentant le point de la séance.
Pour y parvenir, trois axes stratégiques implémentés sont prévus. Le premier, c’est d’offrir des formations de qualité adaptées aux besoins du Bénin et de la sous-région, en vue de fournir une main-d'œuvre qualifiée et caractérisée par un esprit d'entreprise. Le deuxième axe prévoit de « stimuler la recherche et l'innovation orientées vers les problématiques spécifiques du continent en créant un écosystème qui inclut le monde universitaire et le secteur privé ». Au niveau du troisième et dernier axe, il est prévu de soutenir et d’accélérer l'émergence de start-up innovantes, futures locomotives pour la création d'emploi, de richesse et de croissance.
Pour atteindre ces objectifs, il est créé un Comité interministériel pour l'accompagnement et le financement de l'entrepreneuriat de croissance. « A la différence de l'entreprise de subsistance, l'entreprise de croissance offre l'avantage de stimuler la productivité, de créer des emplois et d'apporter des solutions à des problèmes majeurs, que ce soit dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'agriculture, de la finance, des technologies émergentes, de l'environnement ou encore de l'énergie », indique le compte-rendu du Conseil des ministres. Dans cette perspective, le gouvernement a pris l'option de s'engager pour le développement de l'entrepreneuriat de croissance en vue d'apporter une solution à la préoccupation que constitue l'emploi des jeunes. C'est ce qui justifie entre autres, la création de la Cité internationale de l’innovation et du savoir Sèmè City ».

Actualités 13 déc. 2018


Violences faites aux hommes : Démystifier le phénomène pour encourager les victimes à la dénonciation

 

Sujet complexe et d’actualité, les violences faites aux hommes ne sont pas souvent évoquées dans des discours sur les droits de l’Homme. Le phénomène détruit silencieusement les victimes qui se résignent, résistent à s’exposer sur la place publique.

C’est un sujet presque tabou au Bénin. Pourtant, le phénomène existe et ronge silencieusement les victimes. Souvent occultées dans les discours, les violences à l’égard des hommes contraignent leurs victimes à la loi de l’omerta. Au cours d’une conférence thématique sur les violences faites aux femmes, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), lundi 10 décembre dernier, Michel Mèhinto a tenté de développer le sujet.
Si le féminisme a permis aux défenseurs d’ouvrir les yeux sur la violence conjugale, ils n’ont ouvert qu’un œil. « Le second œil que les féministes ont fermé, représente les violences faites aux hommes », tranche d’emblée le communicateur qui pointe d’un doigt accusateur des femmes comme auteures de violences exercées sur les mâles.
« Tous les discours sont focalisés sur les femmes. Les défenseurs de la cause féminine ont fait des violences faites aux femmes un sujet politique au point où l’homme est perçu comme l’abuseur et la femme, la victime », fustige-t-il.
Il explique qu’en matière de violence, l’action appelle la réaction. « La violence de l’homme peut entraîner celle de la femme en termes de vengeance, et celle de la femme peut entraîner celle de l’homme en termes de réplique », souligne-t-il.
S’appuyant sur les données de la Police, il relève que les hommes autant que les femmes sont victimes de violences et que les violences subies par les hommes s’observent surtout dans les ménages intellectuels.
S’agissant des formes de violences que subissent les hommes, le communicateur se montre plutôt prolixe. « Les hommes subissent les violences psychologiques, verbales, économiques, sexuelles et physiques ». Entre autres manifestations de ce phénomène, il relève la spoliation des revenus économiques du conjoint, les menaces, les mots blessants, le harcèlement moral, l’accusation du conjoint par des chansons satiriques, les injures, les ordres, les interdictions de visites, la dilapidation de l’argent du conjoint et sa mise en dette.
Quant à la question relative aux raisons qui justifient le silence des hommes, victimes de violences, Michel Mèhinto esquisse une réponse à deux niveaux. Il évoque d’abord les raisons institutionnelles pour tenter de justifier leur comportement. « Les violences faites aux hommes se passent dans un contexte d’incompréhension, il y a le procès de l’homme tout le temps comme auteur des violences, la minimisation de sa situation, la banalisation de la violence…», dénonce-t-il. Ces raisons institutionnelles déclenchent la honte chez l’homme.
Ensuite, il fait cas des préceptes culturels pour souligner la stigmatisation des hommes. « Les commandements traditionnels font que les hommes n’arrivent pas à dire sur la place publique qu’ils sont victimes de violences ; ces préceptes culturels obligent les hommes à se dénigrer », soulève-t-il.
Les hommes peinent tellement à dénoncer leurs bourreaux que le Bénin manque aussi de statistiques pour renseigner sur leurs cas. Les données de l’Oms en 2012 révèlent que « 35% des femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part d’un homme ». Celles de l’Onu-femme renseignent qu’ « une femme sur deux est victime de violence tous les trois jours dans le monde contre un homme sur vingt ». Au Bénin, en 2009, 69% des femmes ont déclaré avoir été victimes de violence de la part d’un homme. Toutefois, à ce jour, aucune statistique n’est disponible dans le pays sur les violences faites aux hommes.
Les hommes sont d’autant oubliés qu’aucune mesure législative n’existe encore pour les protéger contre les violences contrairement aux femmes qui bénéficient de plusieurs dispositions législatives en la matière. « Il n’existe à ce jour aucun instrument juridique qui protège les hommes, victimes de violences», déplore le communicateur.
En attendant que ces initiatives ne portent, il importe que les hommes acceptent de briser le silence pour dénoncer leurs bourreaux. Attendra-t-on encore peut-être longtemps au vu de leur ego à affronter le regard social.

Société 13 déc. 2018


Promotion de la gent féminine : Fifa 2018 pour révéler la femme par les arts

Du vendredi 7 au dimanche 9 décembre dernier, les femmes étaient à l’honneur grâce à leurs talents dans les domaines de la musique, du théâtre et de l’art culinaire. C’est à la faveur de la 9e édition du Festival international de la femme artiste (Fifa) tenue sur l’esplanade du Centre de loisirs de Guéma, à Parakou.

Œuvrer pour l’émancipation et le mieux-être des femmes par l’art. Tel est l’objectif que vise le Fifa. Venues de la Belgique, du Burkina Faso, du Niger, du Bénin, du Mali et du Congo, elles ont eu l’occasion de mesurer leurs talents dans les domaines de la musique, du théâtre et de l’art culinaire. Il s’agit également de contribuer à la consolidation de l’intégration et de l’unité culturelle des peuples de leurs pays de provenance à travers leurs différentes prestations.
L’évènement qui est à sa 9e édition cette année, a été initié par l’association culturelle « Atelié Nonsinon ». Pendant 72 heures, ces femmes ont eu à rivaliser, en montrant leur savoir-faire. Le directeur de l’association culturelle « AteliéNonsinan » et promoteur du festival, Aboubacar Sanni, a témoigné sa gratitude à ceux qui ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à la tenue de la présente édition. Il s’agit du ministère en charge du tourisme, de la Wallonie Bruxelles, de la mairie de Parakou, de la mairie de Pèrèrè. Il a ensuite exhorté les jeunes filles de la ville de Parakou à s’inspirer de l’expérience de leurs homologues des autres pays.
Procédant au lancement officiel des manifestations, le directeur départemental du tourisme du Borgou, Adam Soulé, a loué les efforts du promoteur qui ne cesse de travailler à révéler la femme à travers l’art. Selon lui, il fait œuvre utile dans la promotion de la gent féminine. Le public a ensuite eu droit à un concert animé par l’orchestre féminin Kabiyéssi de « l’AteliéNonsinan ».

Culture 13 déc. 2018


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