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Nouvelles

5e édition du programme Best Models of Punctuality : Patrice Talon reconnu modèle d’exactitude et de ponctualité
[caption id="attachment_31713" align="alignnone" width="1024"]Ninon Ahoudjinou remet le trophée de Patrice Talon à Urbain Amégbédji[/caption]

Comme annoncée, la grande finale de la 5e édition des meilleurs modèles de ponctualité a effectivement eu lieu, samedi 8 décembre, à Blue zone de Cotonou. Elle a permis de distinguer nombre de personnalités dont le président de la République.

Au total, 19 personnes réparties dans sept catégories ont été nominées pour prendre part à la 5e édition du programme Best Models of Punctuality 2018 qui a eu lieu samedi dernier. L’édition de cette année revêt un caractère spécial, car les meilleurs ont été récompensés au cours d’un dîner de gala. Le programme Best Models of Punctuality (Bmp) se veut être la contribution de l’Ong Be the Best à la promotion au Bénin de la bonne gestion du temps et de la ponctualité qui sont des facteurs de développement.
Dans son allocution, le président de l’Ong Be the Best (Soyons les Meilleurs), Ninon Ahoudjinou, n’a pas manqué de préciser que tout a été fait sur des bases transparentes. Mieux, poursuit-il, les nominés disposent de valeurs positives et agissent en adéquation avec les quatre valeurs fondamentales de l’Ong Be the Best (Ponctualité, Innovation, Professionnalisme, Excellence). Au cours de la soirée, les 19 nominés ont été dévoilés. Pour Ninon Ahoudjinou, la vision de l’Ong est de faire de la ponctualité chez chaque Béninois un réflexe. Pour lui, le temps est un facteur de développement, d’où la lutte que mène son Ong.
Sur les 19 nominés, on compte 7 lauréats. Il s’agit de Louise Colette Aguey-Houessou, chef d’Agence Libercom dans la catégorie ‘’Agents Responsables, etc.’’, de Gislain Agossou Hossou, président du Consortium des juristes leaders progressistes dans la catégorie ‘’société civile’’ ; de Diane Gandonou Oboube, secrétaire générale de l’Université de Parakou dans la catégorie ‘’Education’’ ; de Guy Kpakpo, directeur général de Radio Tokpa dans la catégorie ‘’société privée’’ ; d’Eric Houndété dans la catégorie ‘’parlement’’ ; d’Urbain Amégbédji, Dg Anpe dans la catégorie ‘’société d’Etat’’ et de Patrice Talon dans la catégorie ‘’administration publique et institutions de la République’’. A ces sept lauréats, s’ajoutent trois autres qui ont reçu des prix spéciaux. Il s’agit de Joseph Djogbénou, de Noukpo Agossou et de Stanislas Sossou Amoussou. Les nominés et les lauréats repartent chez eux avec des trophées et des lots offerts par les partenaires. Ces derniers n’ont pas manqué de remercier les responsables de l’Ong pour cette initiative qui va changer les mauvaises habitudes. La soirée a été marquée par des prestations artistiques et la coupure du gâteau des cinq ans d’existence du programme.

Société 12 déc. 2018


Service de la main-d’œuvre dans le Borgou-Alibori : La direction départementale dans un nouveau bâtiment
[caption id="attachment_31711" align="alignnone" width="1024"]Le ministre procédant à la coupure du ruban symbolique[/caption]

Les nouveaux bureaux de la direction départementale du Travail et de la Fonction publique du Borgou ont été inaugurés, vendredi 7 décembre dernier, à Parakou. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys.

Comme inscrit dans le Programme d’actions du gouvernement, un certain nombre d’activités ont été prévues pour être réalisées au ministère du Travail et de la Fonction publique. Il s’agit notamment du renforcement des capacités et de l’amélioration des conditions de travail des agents qui y sont en service. La mise en service, à Parakou, du nouveau bâtiment de la direction départementale du Travail et de la Fonction publique du Borgou-Alibori participe de cette volonté.
Procédant à sa remise, le ministre du Travail et la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a rappelé que l’amélioration du cadre de travail est une des conditions d’un bon rendement des agents d’une administration. « A la direction départementale du Travail et de la Fonction publique du Borgou-Alibori en cours de réhabilitation, au moins une bonne partie des travaux est achevée. Dans le Zou-Collines, les bâtiments sont également livrés. Les travaux sont arrivés à leur terme dans l’Atlantique-Littoral et l’Atacora-Donga », a précisé le ministre.
En dehors de ses nouveaux bureaux qui ont été inaugurés, la cour de la direction a été aménagée et son ancien bâtiment réfectionné. A cela, il faut également ajouter son équipement en mobiliers. Ces réalisations font partie d’un ensemble de travaux à réaliser de 2018 à 2019 et dont le montant global est estimé à 350 millions de francs Cfa. « La phase de 2018 dont la mise en service vient d’être effectuée, est d’un coût de 252 millions de francs Cfa », a fait observer le directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère, Abdoulaziz Malick. En 2019, le R+1 du bâtiment inauguré sera achevé. Outre un véhicule qui lui sera affecté, la dotation en équipements de la direction va se poursuivre, sans oublier le renforcement de l’effectif du personnel. Ce sera dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de déconcentration et de décentralisation (Pdd).
« Tout ceci force l’admiration », s’est réjoui le directeur départemental du Travail et de la Fonction publique du Borgou, Ramanou Arouna. « Avec vous et surtout, le changement du visage de notre direction, nous avons désormais acquis la fierté de nous considérer comme ses agents», a-t-il souligné.

Société 12 déc. 2018


Contre le populisme: Patrice Talon toujours égal à lui-même

Le communiqué ci-dessous, signé du ministre d’Etat Pascal I. Koupaki, renseigne sur des initiatives (isolées) de célébration publique du chef de l’Etat. Preuve sans doute que le président Patrice Talon dispose de nombreux fans à travers le pays qui n’ont pas trouvé meilleure façon que celle-là de le lui faire savoir. Mais autre temps, autres mœurs, ils le feront à leurs risque et péril, car en dépit de leur flamme déclarée pour le chantre du Nouveau départ, ils devront en répondre, et pas de la façon qui leur plairait. C’est du moins le sens dudit communiqué qui met en garde contre toute expression populiste mettant en relief le président Talon, hors les périodes électorales l’impliquant. Du reste, c’est un engagement fort de Patrice Talon pendant la dernière présidentielle qui est ainsi honoré, lui qui a clamé haut et fort son dédain pour « la politique spectacle », et « le culte de la personnalité ». Il est, à l’évidence, resté égal à lui-même.


---------------------- COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE---------------------


Il a été constaté ce jour, mardi 11 décembre 2018, que des affiches propagandistes à l’effigie du Président de la République ont été posées à divers carrefours de la ville de Cotonou et environs.
Une telle initiative, assimilable au culte de la personnalité, est contraire à la démarche du Président de la République qui s’emploie à exercer ses fonctions avec humilité depuis son investiture le 6 avril 2016.
Aussi, la Présidence de la République demande-t-elle instamment aux initiateurs de retirer sans délai lesdites affiches et leur rappelle-t-elle qu’il est formellement interdit d’utiliser l’effigie du président de la République à ces fins, hors les périodes de campagne électorale l’impliquant, sur toute l’étendue du territoire national.
En tout état de cause, tout contrevenant à cette interdiction sera appelé à répondre de ses actes.

Cotonou, le 11 décembre 2018


Pascal Koupaki

Actualités 12 déc. 2018


Festival Fidjros-graff: Peindre les murs de son école pour préserver l’environnement

Des apprenants de l’Ecole primaire publique Fidjrossè Kpota, soldats pour la préservation de leur cadre de vie. Grâce à l’action de Pamoja, ils sont instruits et même outillés pour protéger leur environnement. L’innovation ici, c’est qu’ils utilisent les graffitis comme moyens d’expression et de sensibilisation.

Un samedi soir pas comme les autres tout autour de l’Ecole primaire publique Fidjrossè-Kpota à Cotonou. Les passants n’y comprennent pas grand-chose. Mais pour la plupart, ils marquent un arrêt. Le spectacle qu’offre une quinzaine d’écoliers, pinceaux et rouleaux à peindre en main, ne manque pas d’attention. C’est plutôt inédit. A peine dix minutes, et la clôture de l’école est passée de son ancien décor à un nouveau fait de multiples couleurs. Du jaune au vert en passant par le rose, les jeunes apprenants ne se sont pas fait prier pour faire parler leur génie. On aurait dit des apprentis peintres sur un chantier de construction. Mais il n’en est rien. S’ils se sont retrouvés là, c’est pour trois raisons essentielles. La première, c’est que le collectif des associations Pamoja (qui signifie Ensemble en Swahili) et « Africa one crew» l’a voulu. La deuxième, c’est leur passion pour le dessin et la dernière, c’est leur intérêt pour la protection de l’environnement.
Le projet qui les réunit a nom «La planète, ma maison ». Il est porté par « Africa one crew » à travers un duo de graffitistes dont Maurice Zèhounkpè dit l’Africain. Le projet en est à sa deuxième édition et vise à agir sur ces apprenants pour en faire des protecteurs de l’environnement. Ce qui passe par un cadre de vie sain et ensuite par les bonnes habitudes à travers le Festival Fidjros-graff.
La particularité de cette édition, c’est l’apport de Pamoja à travers son trio de filles Rebecca Osei-Baidoo, franco-ghanéenne, Coralie Rose, Britannique et Sadiath Aminou, Bénino-française. Le projet a intéressé leur association qui, à travers une collecte de fonds, a travaillé à mobiliser plus de moyens pour sa réalisation. « Pamoja est un collectif qui promeut des associations sur le terrain. On a commencé par le Bénin à cause de Sadiath. L’idée, c’est de travailler avec des associations locales qui ont déjà du vécu, qui sont implantées sur le terrain et qui travaillent déjà », explique Coralie Rose. Le choix porté sur Fidjrossè n’est pas anodin non plus. Le quartier est au cœur des activités de «Africa one crew ».

Préserver l’environnement par le graffiti

Les écoliers ont suivi une formation théorique et un stage pratique de dessins et de graffitis. Sur ce petit festival pour enfants, ils sont heureux à l’idée de pouvoir réaliser des portraits et des lettrages. Gratien Gankpè, élève au cours moyen première année, jubile tout particulièrement parce que tout seul, il peut faire des graffitis désormais. Il est surtout content d’être de l’effectif et assure que son école sera belle au terme du festival.
Sans doute. Mais l’objectif va au-delà, rappelle Rebecca Osei-Baidoo. Le festival veut inculquer à ces jeunes enfants les notions de base pour la protection de l’environnement. « Ce que nous recherchons, nous autres, ce sont les talents sur le continent, des personnes qui font des choses extraordinaires. Nous voulons faire partie de leur histoire et nous voulons également montrer une autre image de l’Afrique, celle que nous connaissons, pas celle que les autres veulent montrer », appuie Sadiath Aminou. Ce qui fascine surtout Coralie Rose, c’est la détermination des enfants à partager les notions acquises avec leurs camarades, mais aussi avec leurs parents. Pour elle, c’est un avantage inestimable, surtout qu’il y a plus de filles que de garçons dans le lot des écoliers-stagiaires.
Pour réussir ce festival, les organisateurs se sont appuyés sur un réseau d’artistes engagés pour diverses causes comme Yanick Folly, Marius Dansou Sessy to… La plateforme panafricaine d’informations culturelles Dekartcom.net y a joué aussi un rôle majeur. Facilitateur entre les associations au départ, elle a fini par se retrouver dans la peau de coordinatrice en raison de sa notoriété auprès des acteurs culturels.

Culture 12 déc. 2018


Coopération bénino-norvégienne: Le Bénin éligible au programme Oil of developement

Après son audience avec le chef de l’Etat, l’ambassadeur plénipotentiaire de la Norvège près le Bénin avec résidence à Abuja, Jens-Peter Kjemprud, et le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, ont co-animé, ce mardi au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, une conférence de presse. A cette occasion, il a été révélé que le Bénin est retenu pour bénéficier du programme Oil of developement.

La coopération entre la Norvège et le Bénin amorce un nouveau tournant. L’ambassadeur plénipotentiaire de la Norvège près le Bénin avec résidence à Abuja, Jens-Peter Kjemprud, porteur d’un message pour le président Patrice Talon l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse co-animée avec le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci.
Dans son exposé, le diplomate norvégien, Jens-Peter Kjemprud, a précisé qu’il est porteur d’un message de son Premier ministre pour le chef de l’Etat béninois après son passage à Oslo du 7 au 9 novembre dernier. Selon lui, au regard de la nouvelle dynamique de coopération, son pays a décidé de rendre éligible le Bénin au programme Oil of development (Pétrole pour le développement). Dans ce cadre, des compagnies norvégiennes pourront s’intéresser au Bénin. A ce sujet, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a ajouté que, grâce à ce programme auquel le Bénin a été admis, seulement jeudi dernier, la Norvège offre son assistance dans les domaines de la gestion des ressources pétrolières de manière durable, de l’exploration, de l’accompagnement technique, de l’approche écologique. « Cela permettra de démanteler les installations du site pétrolifère de Sèmè », a annoncé Aurélien Agbénonci. Le ministre a fait savoir que le président de la République a répondu favorablement à la Norvège pour soutenir sa candidature au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu pour la période 2021-2022.
Par ailleurs, au premier trimestre de 2019, le comité consultatif chargé de faire avancer les accords signés sera au Bénin en même temps qu’une délégation d’hommes d’affaires norvégiens dans les secteurs du pétrole, du gaz, des énergies renouvelables, de l’aquaculture et du tourisme. Au second semestre, a-t-il poursuivi, le chef de l’Etat a annoncé l’organisation d’une semaine du Bénin en Norvège pour permettre aux opérateurs économiques béninois de mieux se familiariser avec les normes du marché norvégien.

Actualités 12 déc. 2018


Wilfrid Adjovi, représentant de l’Asecna près le Bénin: « La navigation aérienne est entièrement sécurisée dans notre pays »

L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) fête, ce 12 décembre, le cinquante-neuvième anniversaire de sa création. A l’occasion de cette commémoration, le représentant de cette structure près la République du Bénin, Wilfrid E. R. Adjovi, revient sur sa mission et son évolution dans le temps ainsi que les manifestations prévues pour marquer l’événement.

La Nation : Cela fait 59 ans qu’a été signée à Saint-Louis au Sénégal la Convention qui crée l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna). Quelles sont les manifestations prévues dans le cadre de cet anniversaire au Bénin ?

Wilfrid Adjovi : Nous avons prévu une journée portes ouvertes le 20 décembre prochain dans l’enceinte du siège de la Représentation sis à l’aéroport, des entretiens à travers les médias pour nous faire connaître davantage du public, notamment un plateau télévisé sur la vie de l’Asecna à l’Ortb avec le Dg de l’Agence nationale de l’Aviation civile (Anac) et le gestionnaire de l’aéroport. Nous avons également initié un tournoi de football dont la finale et la remise de prix auront lieu ce mercredi 12 décembre.

Quel bilan peut-on faire de l’Asecna, 59 ans après sa création ?

En 1959, il n’y avait pas encore nos Etats. Il y a eu des esprits clairvoyants qui ont vu qu’il fallait se mettre ensemble pour éviter d’émietter l’espace aérien ; ce qui pourrait rendre la sécurité un peu difficile. Les colonies de l’époque, sous l’impulsion de la France, se sont réunies pour créer l’Asecna. Le Bénin, notre pays, en est un Etat fondateur. Aujourd’hui, l’Agence compte dix-sept pays africains à savoir: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée Equatoriale, Mauritanie, Madagascar, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo, Union des Comores, et la France. Ce qui fait plus de 19 millions de km² d’espace aérien gérés par l’Asecna. L’Agence était dirigée jusqu’en 1974 par des Européens. En 1975, nous avons eu notre premier directeur général africain.
Il y a quelques dates marquantes. En 1990, l’Asecna a déchargé les Etats membres de leur participation financière. C’est la seule institution publique régionale, si je ne me trompe, qui a décidé de se passer des contributions de ses Etats membres. Au contraire, elle accompagne ces Etats à travers des subventions. L’Agence vit essentiellement des redevances perçues pour les services rendus.
Avant, c’était plusieurs lois qui géraient le personnel, selon chaque pays membre. Mais en 1992, il a été créé un statut unique du personnel.
En décembre 1999, l’Agence a signé un contrat d’entreprise avec son personnel ; ce qui a permis d’apaiser les tensions sociales entre les agents et la direction.

Comment l’Asecna s’adapte-t-elle à l’évolution technologique?

Nous sommes dans un domaine très technique où nous devons guider les avions pour qu’il n’y ait pas d’abordage (collision). Nous avons des équipements au sol qui communiquent avec les aéronefs et les pilotes en l’air et au sol. Tout est assis sur la technologie qui évolue très rapidement ; ce qui fait que l’Asecna investit beaucoup dans le renouvellement de ses équipements et dans la formation de son personnel. Pour ce faire, l’Agence a créé trois écoles : l’Ecole africaine de la Météorologie et de l’Aviation civile (Eamac) à Niamey au Niger pour former les ingénieurs et techniciens ; l’Ecole régionale pour la Sécurité Incendie (Ersi) à Douala au Cameroun pour les pompiers d’aérodrome et l’Ecole régionale de la navigation aérienne et du management (Ernam) à Dakar au Sénégal pour former et recycler le personnel administratif et financier.
Avant, nous avions des techniciens qui calculaient manuellement les paramètres de navigation aérienne. Aujourd’hui, le Bénin fait partie des trois premiers pays de l’Asecna à faire le basculement vers le guidage Radar qui rend automatique le contrôle aérien.
L’Asecna a pris le contrôle effectif de la totalité de l’espace aérien au Bénin depuis le 25 juin 2015 des mains du Ghana qui avait à charge la région d’information de vol appelée Flight Information Region (Fir) composée du Bénin, du Togo et du Ghana. Désormais, la navigation aérienne est entièrement assurée par l’Asecna dans notre pays et nous pouvons dire avec confiance que le ciel béninois est sûr. Les Ghanéens sont passés ici et ont décerné un satisfecit à nos techniciens.

Le Conseil des ministres avait autorisé, le 11 janvier 2017, la résiliation du contrat de délégation de gestion des activités aéronautiques nationales entre le gouvernement et l’Asecna. Qu’est-ce qui s’est passé pour qu’on en arrive là ?

L’Asecna assure principalement une mission de service public de sécurité de la navigation aérienne. Les fondateurs avaient prévu à l’article 10 de la convention que chaque Etat membre est libre de confier la gestion commerciale de son aéroport à l’Agence. C’est ce qui est fait par le Bénin depuis le début jusqu’en août 2017 par un contrat de délégation. Mais le Bénin, estimant qu’il a de nouvelles orientations de gestion commerciale pour son aéroport, a dénoncé le contrat de délégation. La rétrocession des activités aéronautiques nationales à l’Etat béninois a eu lieu le 27 août 2017 après les différentes étapes de rupture prévues au contrat de délégation. C’est le lieu de préciser que, contrairement à certaines allégations, le Bénin n’a jamais quitté l’Asecna. Le Bénin reste et demeure un membre à part entière de l’Agence. Le 10 juillet dernier a eu lieu la signature de l’accord de siège révisé entre le Bénin et l’Asecna, qui consacre un statut diplomatique à la Représentation. De par cette signature, l’Asecna constitue une mission diplomatique et bénéficie des facilités dues à une institution de son rang.

Société 12 déc. 2018


Projet Talents africains à l’international: Le Bénin comme pays pilote
[caption id="attachment_31700" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des chefs d’entreprises lors de la restitution[/caption]

 

Les chefs d’entreprises et membres des patronats du Bénin se sont retrouvés, hier lundi 10 décembre à l’hôtel Golden Tulip de Cotonou, pour prendre connaissance du rapport de la première phase des études de faisabilité du projet « Talents africains à l’international ». Un programme pour lequel le Bénin a été choisi comme pays pilote pour sa mise en œuvre.

Le projet « Talents africains à l’international » est né du constat que le développement des exportations de nos pays passe nécessairement par la mise à disposition auprès des entreprises de compétences à l’exportation.
Selon le directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex), Laurent Gangbès, les systèmes éducatifs de nos pays sont malheureusement défaillants dans la formation des jeunes qualifiés dans ces domaines. Et pourtant, le développement des exportations est au cœur de la stratégie de développement de beaucoup de pays.
Ainsi, pour réussir à développer les exportations, les pays africains doivent pallier cette carence et être imaginatifs dans les solutions à apporter.
« Ce programme pilote qui va nous permettre de recruter dix jeunes talents béninois à l’international pendant 24 mois pour travailler pour le compte des entreprises béninoises à l’exportation va nous permettre de régler deux difficultés que rencontrent nos économies », explique le directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations, Laurent Gangbès, pour faire connaître les objectifs visés par les initiateurs du projet.
Il ajoute que la qualification et l’expérience professionnelles des jeunes se trouveront renforcées. Car, ils seront mis en situation professionnelle dans un autre pays. Mieux, les entreprises nationales vont désormais disposer de ressources humaines de qualité.
Le choix du Bénin comme pays pilote pour la mise en œuvre de ce programme est, selon Laurent Gangbès, un signe très fort de reconnaissance. Reconnaissance de la capacité des jeunes Béninois à s’engager dans ce programme et à fournir les efforts nécessaires pour en assurer sa réussite. C’est aussi la reconnaissance de l’engagement des entreprises privées de notre pays à jouer pleinement leur rôle sociétal tout en assurant le développement de leurs activités.
Le programme, compte tenu de la rigueur du gouvernement, sera testé, puis des améliorations lui seront apportées, avant sa généralisation. C’est ce qui explique le petit nombre de jeunes retenus pour le début.

Société 11 déc. 2018


Trafic des médicaments falsifiés : Le projet Coraq-Lab lancé

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Pétas E. Akogbéto, a lancé, ce lundi 10 décembre, le projet de coopération et de renforcement du système assurance qualité des laboratoires de contrôle de qualité des médicaments (Coraq-Lab). Financé par Initiatives 5% du Fonds mondial, ce projet vise à éradiquer le phénomène du trafic des médicaments falsifiés.

La garantie de médicaments de bonne qualité disponibles à la consommation des populations passe par une réorganisation du secteur pharmaceutique d’une part et par l’existence d’un outil performant de contrôle de qualité. C’est pourquoi le Centre national de contrôle de qualité (Cncq) d’autre part a initié ce projet officiellement lancé hier à Cotonou.
Ce projet, rappelle le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Pétas E. Akogbéto, est lancé pour appuyer quatre pays francophones d’Afrique dont le Bénin, pour faire face au constat amer selon lequel aucun laboratoire de contrôle de qualité de médicament des pays francophones n’est qualifié par l’Organisation mondiale de la Santé. La mise en œuvre de ce projet couvre environ 36 mois et a pour objectif d’accompagner les laboratoires nationaux de contrôle de qualité dans les pays bénéficiaires. Il s’agit, dit-il, d’éradiquer un phénomène auquel l’Afrique est confrontée.
Selon le directeur général du Cncq, Parfait Adjakidjè, pour un laboratoire performant de contrôle de qualité, il faut : des hommes et femmes qualifiés et formés de façon continue et soutenue, des équipements de bonne source, périodiquement maintenus et renouvelés au besoin, un système de management de qualité fréquemment revisité et en amélioration continue et un système d’information et de gestion optimale des données bien au point. Aussi, ce projet, poursuit-il, a deux volets à savoir la formation continue et soutenue des ressources humaines dans plusieurs domaines, le diagnostic et la mise en place d’un système d’information, de gestion et de protection des données du laboratoire. La mise en œuvre rigoureuse de ce projet permettra aussi d’améliorer le niveau technique du personnel du laboratoire national de contrôle de qualité du Bénin.

Santé 11 déc. 2018


Mise en œuvre des garanties nucléaires au Bénin: L’Autorité de réglementation des accords attendue
[caption id="attachment_31695" align="alignnone" width="1024"]L'entrée en vigueur de l'accord de garanties généralisées s'avère cruciale[/caption]

Cotonou abrite, depuis ce lundi 10 décembre, et ce pour quatre jours, un atelier de mise en œuvre des garanties nucléaires pour le Bénin. Cet atelier organisé conjointement par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Bénin et le gouvernement béninois se penchera sur les points clés de non-prolifération nucléaire et surtout la mise en place d’une Autorité de réglementation pour superviser la mise en œuvre des accords internationaux en la matière.

En adhérant au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (Tnp) depuis 1972, le Bénin a compris que la prolifération des armes nucléaires constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales, et qu’il faut s’y opposer résolument. A la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur la mise en œuvre des garanties nucléaires pour le Bénin, le Conseiller spécial à la santé du chef de l’Etat, le docteur Aristide Talon, a rappelé que les dispositions prises par le Bénin depuis. La mise en place d’une Autorité de réglementation chargée de superviser la mise en œuvre des accords en la matière préoccupe, dit-il, le gouvernement.
L’atelier, dont les travaux ont démarré hier, vise donc à souligner l’importance de l’entrée en vigueur d’un accord de garanties généralisées et d’un protocole additionnel pour le Bénin. Il a aussi pour objectif de décrire les obligations d’information du texte modifié du protocole relatif aux petites quantités de matières ; de décrire les obligations d’information de protocole additionnel, puis la description par le Bénin des prochaines étapes de ses plans de mise en œuvre.
En effet, le statut de pays membre permet au Bénin de bénéficier des avantages de la communauté internationale, mais il doit s’acquitter de ses obligations. A ce propos, la chargée d’Affaires de l’ambassade des Etats-Unis au Bénin, Laura Hruby, a saisi cette opportunité pour souligner deux aspects essentiels. Les Etats-Unis, selon elle, cherchent à renforcer la communauté de non-prolifération en faisant la promotion et en soutenant les avantages des utilisations pacifiques de la science et de la technologie nucléaires. Elle rappelle que, par l’intermédiaire de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), le Bénin a sollicité du soutien en faveur des initiatives. Et au nombre de ces initiatives, la mise en place de traitements médicaux par radiation pour la gestion globale du cancer ; l’amélioration de la production de légumineuses et l’utilisation des rayons ionisants dans les applications diagnostiques et thérapeutiques.

Le soutien des Etats-Unis

Laura Hruby a annoncé que les Etats-Unis ont informé l’Aiea de leur intention d’accorder la somme de 910 000 Euros, soit plus de 596 050 000 francs Cfa encore nécessaires pour accompagner le Bénin dans ces différents projets. Les Etats-Unis, ajoute-t-elle, entendent également soutenir une autre demande de financement du projet de coopération technique du Bénin auprès de l’Aiea. Ce projet qui n’a pas encore reçu de financement et qui est intitulé «Soutien à la mise en place d’un cadre réglementaire pour l’utilisation sûre et sécurisée des sciences et applications nucléaires » sera réalisé une fois que le Bénin aura créé son autorité de réglementation nucléaire.
Les Etats-Unis, assure la chargée d’Affaires, sont déterminés à promouvoir les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire pour aider les pays signataires du traité de non-prolifération des armes nucléaires à réaliser leurs projets de développement. Pour ce qui concerne le Bénin, les Etats-Unis sont impatients de voir les progrès réalisés dans les projets et les avantages concrets que les applications médicales et agricoles vont apporter à la population béninoise.
Après avoir rappelé le rôle de l’Aiea, le Conseiller juridique de cette structure, Sylvain Fanielle, rappelle que le Bénin a signé le protocole depuis juin 2005. L’Aiea, indique-t-il, vérifie que les Etats s’acquittent de leurs obligations en matière d’utilisation pacifique de matières et de technologies nucléaires par le biais d’activités de vérification indépendantes conçues pour détecter tout détournement de matières nucléaires ou toute utilisation abusive de la technologie nucléaire.

Actualités 11 déc. 2018


Développement de la filière Ferraille et assimilés au Bénin: « Que l’Etat réorganise le secteur », exhorte Mesmin Valère Aïmontché
[caption id="attachment_31692" align="alignnone" width="1024"]Mesmin Valère Aïmontché[/caption]

Comme tous les autres secteurs pourvoyeurs de l’économie nationale, la filière ferraille et assimilés a de beaux jours devant elle. Mais son rayonnement dépend de l’implication de l’Etat, selon le secrétaire général de l’Union des négociants de ferrailles et assimilés, Mesmin Valère Aïmontché. Dans cette interview, il expose les avantages pour les acteurs d’une part et les opportunités pour l’Etat d'autre part s’il réorganise la filière à l’instar d’autres qui font fleurir l’économie béninoise.

La Nation : Quel est l’historique de la filière ferraille au Bénin et décrivez nous l’impact des actions de l’Union dont vous êtes le secrétaire général dans ce secteur ?

Mesmin Valère Aïmontché : La filière de la ferraille et assimilés est née du fait de l’absence de la matière fossile. Cette matière fossile qui est la matière première vient des ressources naturelles qui permettaient à l’industrie d’extraire le fer et les assimilés au fer. Mais aujourd’hui, la raréfaction de cette matière première a induit le recyclage de tout ce qui a été déjà éjecté de l’industrie. Il fallait les récupérer et recommencer le cycle de la transformation. D’où la naissance de la filière ferraille et assimilés. Les industries sont nées de ce secteur-là du fait de la raréfaction du fer ; il fallait fabriquer les véhicules, les motos que nous conduisons … Le secteur existait avant l’an 2000 et l’Union des négociants de ferrailles et assimilés a été enregistrée en 2010. Avec l’union, on s’est lancé dans cette bataille vaille que vaille, sans aucun soutien. Vous allez remarquer sans doute la régression des actes de vandalisme sur les infrastructures publiques. C’est notre action, c’est le fruit de la sensibilisation que nous menons.

Avec le temps, le secteur a connu de l'évolution. Aujourd’hui, s’il vous est demandé de faire une comparaison, que diriez-vous ?

Au début, c’était une activité purement informelle. C’était une activité que menait l’homme pour joindre les deux bouts. Mais aujourd’hui, ça fait un certain nombre d’années que cette activité est réglementée, connue de l’Etat. L’Etat sait qu’il y a une filière ferraille et il prélève ses droits sur l’exportation. Avant 2000 et jusqu’en 2010, c’était laissé à tout venant, tout le monde peut se lancer dans cette activité. En 2010, il fallait quand même mettre une barrière, harmoniser le secteur. D’où la naissance de l’Union des négociants de ferrailles et assimilés. Et, à cette époque là, l’autorité a été saisie à travers le ministère du Commerce. Il existe bel et bien une filière ferraille au Bénin et dans presque tous les pays africains.

Sans doute que vous vivez aussi des difficultés. Comment parvenez-vous à accéder à ces ferrailles qui sont vendues et exportées depuis des années ?

La filière est faite de telle sorte qu’au début, il y a les pré-collecteurs connus sous le nom de ''pousse-pousseurs''. Ils passent de maison en maison, de hameau en hameau pour pré-collecter tout ce qu’ils trouvent comme ferrailles et assimilés. Le ‘’gankpo’’ dont on parle de façon générale et ses assimilés tels que les débris d’aluminium, de bronze, d’inox, de cuivre, etc. Avant 2010, la filière se portait bien. Mais, d’octobre 2012 à aujourd’hui, pour les nationaux, la filière ne se porte plus bien. Parce qu’il y a eu des implications extérieures. Certains se sont incrustés dans la filière. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, le prix de la ferraille n’est plus celui d’avant 2010. En 2010, la meilleure ferraille que vous pouvez acheter ici dans le seul marché de ferraille au Bénin tourne autour de 200 000 mille francs la tonne. Le kilo est à 200 francs. Mais aujourd’hui, le kilo de ferraille tourne autour de 150 francs. Vous voyez la marge ? Le secteur est organisé de manière qu’on trouve les pré-collecteurs. Il y a nous, les nationaux qui préfinançons les pré-collecteurs et il y a les acheteurs expatriés ou nationaux qui achètent la ferraille en gros et la conditionne dans des conteneurs et l’exportent. Mais aujourd’hui, lorsque l’exportateur est impacté, ça retombe sur l’acteur national. Ça l’implique directement. Si le kilo est vendu à plus de 170 francs ailleurs, pourquoi c’est moins que ça au Bénin? Seul le pouvoir public peut nous aider à répondre à cette interrogation. C’est pourquoi nous appelons l’Etat à s’impliquer dans cette filière afin de préserver les emplois nationaux qui y sont liés. Un emploi perdu au Bénin, de nos jours, c’est un délinquant qu’on crée.

Les autorités s’impliquent-elles dans le secteur ?

Sans ambages, l’on peut affirmer que l’autorité a connaissance qu’il y a une telle filière qui existe au Bénin, mais elle ne s’y implique pas. Au Togo tout près, la filière est organisée de telle sorte que les nationaux sont protégés, parce que c’est une filière, qui nourrit son homme. Aujourd’hui, les emplois nationaux n’existent plus, ou ils sont menacés de disparition. Cette filière sans vous mentir, embrasse toutes les couches sociales de notre pays, en particulier les gens qui n’ont aucune formation professionnelle. C’est eux que vous voyez souvent dans les vons. Cette filière peut nourrir son homme si elle est organisée. Et nous exhortons l’Etat à prendre langue avec nous pour que nous organisions cette filière afin que les emplois nationaux soient sauvegardés. L’emploi aujourd’hui au Bénin est très important, et lorsque nous délaissons un secteur sous prétexte qu'il ne peut impliquer des indices économiques, ce n’est pas à encourager. Dieu seul sait les implications économiques de la filière ferraille au Bénin. Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu'elle implique des milliers de personnes. Depuis 2016, par exemple, l’Etat a impacté le secteur du fait de son rôle régalien d’imposition. Sur un conteneur de 20 pieds, c'est-à-dire 20 tonnes, vous devez payer un million comme taxe. Pas pour les nationaux, mais pour les expatriés.

Le préfinancement dont vous parlez, comment se passe-t-il ?

Le préfinancement se fait depuis le début de la filière au Bénin. Ceux qui veulent se lancer dans la pré-collecte ou dans la collecte de la ferraille et assimilés se rapprochent de nous qui sommes les nationaux. Nous sommes sollicités, car ils n’ont pas la possibilité d’aller directement vers les acheteurs expatriés qui sont souvent des Asiatiques. Ils passent par nous et on les introduit et ils obtiennent le préfinancement. Mieux, si le négociant a un pouvoir financier, il préfinance sans impliquer l’acheteur expatrié. Mais le retour n’est pas toujours facile. Parce que dans cette filière, c’est une relation de confiance, et les pré-collecteurs sont pour la plupart nos frères du Niger. Et quand vous avez de ces relations, le partenaire peut dire qu’il n’a rien reçu de vous. Et c’est votre argent qui s’envole. Ainsi, votre chiffre d’affaires s’écroule. Il y a beaucoup de ces cas. C'est pourquoi nous appelons l’Etat à venir nous aider à améliorer le secteur, pour que nos investissements ne s’envolent plus. Si le gouvernement nous appelle par le truchement du ministère du Commerce, nous irons exposer nos idées et nous allons voir comment améliorer le secteur afin que l’investisseur national puisse tirer son épingle du jeu ainsi que les autres acteurs. Vous ne pouvez pas imaginer ce que la filière ferraille crée comme emplois dans toutes les communes du Bénin et dans chaque hameau.

Quelles sont les propositions auxquelles vous pensez ?

Nous avons des propositions à faire si l’Etat nous convie à une rencontre sur cette filière porteuse. Sans l’implication de l’Etat, nous ne pouvons rien. Ailleurs, dans d’autres pays, les choses se passent autrement dans la filière ferraille. Donc, c’est l’Etat qui doit s’impliquer un peu plus parce qu’il prélève des taxes et des impôts. Or, il ne sait pas comment la filière est organisée. S'il s'implique, il peut lever davantage d’impôts.

Quel est le circuit du marché de ferraille au Bénin ?

Le circuit se présente comme suit : il y a les pré-collecteurs que vous voyez souvent dans les rues en quête de ferrailles; c’est le premier maillon de la chaîne. Quand ils pré-collectent, ils stockent, ils trient. Dans ce tri, on sépare ferraille, aluminium, et autres de tout ce qui est collecté. Ils chargent la ferraille et les autres matières de façon séparée. Ensuite, ils viennent trouver les négociants qui ont eu à les préfinancer. De ces négociants, les expatriés interviennent. Eux, s'ils viennent, c’est pour prendre la cargaison. Pour le faire, ils doivent s’adresser au négociant. Parce que c’est lui qui a préfinancé la marchandise avant qu’elle n’arrive. Le marché est ouvert. Il y a beaucoup d’acheteurs expatriés et même des nationaux. C’est au plus disant qu’on offre la marchandise. Voilà comment ça se fait. Faut-il ajouter que quand ils viennent acheter, ils amènent la cargaison sur leur site et il y a des manœuvres là-bas qui les conditionnent dans des conteneurs de 20 pieds. Et après le conditionnement, c’est le circuit de l’exportation : ça va en Chine, en Inde, au Vietnam, au Cambodge, … dans les pays asiatiques. Et ça revient sous forme de fer à béton ; de motos etc…

Quel est votre souhait pour le rayonnement de la filière aujourd’hui ?

Que l’Etat nous accompagne. Les négociants n’ont pas accès, par exemple, aux microfinances, parce qu’on ne croit pas encore en leur secteur, d’où j’appelle l’Etat à intervenir. Par exemple, un conteneur de 20 pieds, l’Etat sait combien ça coûte. Une taxe de 50 000 francs est prélevée par tonne. Donc, la ferraille, on doit en tenir compte. Vous devez aussi savoir que la filière permet à l’Etat de nettoyer un peu l’environnement immédiat. Les épaves ici et là, vous n’en voyez plus maintenant dans les rues. C’est l’effet de la filière ferraille. L’Etat doit alors intervenir car elle n’est plus cachée. Elle passe par le cordon douanier. Et beaucoup d’acteurs dont les pré-collecteurs, les transitaires jusqu’aux douaniers peuvent en témoigner.

Société 11 déc. 2018


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