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Nouvelles

Evaluation citoyenne des formations sanitaires de Parakou : Des pratiques peu orthodoxes relevées
Les prestations données dans les centres de santé et hôpitaux publics de Parakou ont fait, au cours de la semaine dernière, l’objet d’une évaluation citoyenne. Il ressort de la séance de restitution de l’Ong Ola Africa qui a initié cette enquête, que plusieurs plaintes et griefs ont été enregistrés au niveau des populations bénéficiaires. Mauvais accueil des patients, vol des médicaments, vente illicite des médicaments, et la surfacturation des prestations sont autant de pratiques qui, malgré toutes les sensibilisations et mises en garde effectuées, continuent d’avoir cours dans les centres de santé et hôpitaux publics de Parakou. C’est ce qui ressort de l’évaluation citoyenne des prestations données dans ces formations sanitaires fonctionnelles dans la cité des Kobourou. Il s’agit d’une enquête diligentée par l’Ong Ola Africa, la semaine dernière. En effet, c’est pour trouver un soulagement que les populations se rendent dans les formations sanitaires publiques. Mais souffrantes, si c’est pour aller essuyer encore des humiliations, elles ne peuvent que les bouder ou refuser simplement de les fréquenter. Lorsqu’on sait ce que le gouvernement investit pour renforcer et améliorer le plateau technique, ainsi que le personnel soignant desdites formations, on ne peut rester insensible à une telle situation. Les maux relevés par l’enquête ne sont pas nouveaux. Ils sont bien connus de tous. Les reliquats qui ne sont pas retournés, les médicaments volés aux malades pour les revendre à d’autres, ainsi que les cris sur les malades, surtout les femmes qui viennent accoucher, sont d’autres griefs qui ont été déplorés. A cela s’ajoutent les ordonnances délivrées avec des médicaments prescrits et qui ne sont même pas disponibles à la pharmacie du centre de santé ou de l’hôpital. Plus grave, au lieu de s’occuper en même temps de leurs patients, certains soignants trouvent que c’est plutôt le moment de chercher à savoir pourquoi ils ne se sont pas lavés avant de se présenter à eux. Présent à la séance de restitution, le directeur départemental de la Santé du Borgou, Ibrahim Mama Cissé, n’a pas nié l’existence desdits maux. « Ici à Parakou, certains étaient déjà connus », confirme-t-il. « Il faut noter également que dans certains centres, les personnes handi-capées et celles âgées ont du mal à être prises en charge correctement, parce que parfois, les lieux des examens, analyses ou de prestations de soins sont logés sur des bâtiments à niveau qui leur sont difficiles d’accès, au lieu du rez-de-chaussée », a poursuivi le directeur. « Nous avons pris bonne note. Nous prenons l’engagement de trouver des solutions idoines aux problèmes soulevés », rassure-t-il. Quant au directeur exécutif de l’Ong, El Hadj Bouaï Nadia, il a promis de mettre l’accent sur le suivi des résultats de l’évaluation. A cet effet, un plan d’actions a été défini, avec les activités à mener afin que la situation s’améliore. Santé 11 févr. 2022


Signature d’un mémorandum entre le Luxembourg et le Bénin : Vers une nouvelle ère de coopération
Le Bénin et le Luxembourg entendent redynamiser leur coopération au développement. Les deux pays ont signé, ce jeudi 10 février, au ministère des Affaires étrangères, un mémorandum d’entente à cet effet. Paraphe et signature de documents, échange de parapheurs plus poignée de mains, le tout suivi d’une ovation chaleureuse de l’assistance. Ainis, le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et son homologue de la Coopération et de l’Action humanitaire du grand-duché de Luxembourg, Franz Fayot, ont signé le mémorandum d’entente entre les deux pays. Le document met en place un cadre de coopération au développement entre le Bénin et le Luxembourg, et permettra d’explorer les opportunités de renforcement de ladite coopération, notamment dans les secteurs de la finance inclusive et innovante, la digitalisation, la formation professionnelle, la bonne gouvernance et l’Etat de droit, l’environnement et les changements climatiques, l’agriculture, l’égalité homme-femme, et tout autre secteur/domaine d’intérêt commun convenu d’accord-parties. Le mémorandum prévoit également la conclusion très prochaine d’un accord général de coopération qui permettra d’encadrer et de formaliser davantage les relations de coopération au développement entre les deux pays. D’après le chef de la diplomatie béninoise, la signature de ce mémorandum d’entente marque l’ouverture d’une nouvelle ère dans la coopération entre le Bénin et le Luxembourg. Aurélien Agbénonci a également insisté sur la nouvelle dynamique de la diplomatie béninoise, sous le leadership du président Patrice Talon, qui se veut offensive, orientée vers la recherche de partenariats nouveaux et diversifiés au service du développement du Bénin. De son côté, le ministre luxembourgeois se dit impressionné par la vision politique du chef de l’Etat et son gouvernement, de développer le Bénin sous le signe, entre autres, de la bonne gouvernance, et surtout de moderniser le pays dans plusieurs domaines. Il souligne que son pays et le Bénin travaillent déjà ensemble dans des secteurs tels que la microfinance ; un secteur dans lequel le pays est « déjà très avancé », apprécie-t-il. Après avoir rappelé les pistes (secteurs) de coopération à explorer, Franz Fayot assure que son pays peut être un partenaire important, celui-là même qui peut apporter sa pierre à la construction de l’édifice Bénin conformément à la vision du président Talon. Bien avant la signature du mémorandum d’entente, le ministre luxembourgeois de la Coopération et de l’Action humanitaire et sa délégation ont été reçus en audience par le chef de la diplomatie béninoise. Au cours de l’audience, les deux ministres ont fait un tour d’horizon des relations bilatérales entre leurs deux pays, et se sont accordés sur la nécessité d’impulser une nouvelle dynamique à leur coopération. Ils n’ont pas manqué d’échanger sur les opportunités de coopération, objet de la signature du mémorandum d’entente. Franz Fayot quitte le Bénin, ce vendredi, après une visite de travail de trois jours dans le pays. Laquelle visite, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération qui lient le Bénin et le Luxembourg. Actualités 11 févr. 2022


Lutte contre la Covid-19 : Les performances du Bénin saluées
A l’issue d’une descente effectuée dans quelques centres de vaccination et au dépôt central de stockage des vaccins à Cotonou, jeudi 10 février, le chef de la délégation de l’Union Européenne, les ambassadeurs de France et d’Allemagne, ainsi que les représentants de l’Oms et de l’Unicef ont décerné leur satisfécit au gouvernement. Les performances du Bénin en matière de lutte contre la Covid-19 sont saluées par des Partenaires techniques et financiers (Ptf). Au terme d’une visite sous la conduite du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, dans quelques centres de vaccination notamment au Palais des congrès, au centre de santé de Gbégamey, et au dépôt de stockage et de conservation des vaccins, les bailleurs se sont réjouis des progrès réalisés par le pays, dans la riposte mondiale à la pandémie. « 23 % de taux de vaccination, le Bénin est parmi les 10 premiers pays d’Afrique pour la vaccination, et avant la vaccination, la prévention, les mesures barrières, les tests, tout est bien organisé. Nous sommes ici pour saluer un partenariat exemplaire avec le Bénin, l’équipe d’Europe et le système des Nations Unies, l’Unicef et l’Oms notamment », a déclaré l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy. Au Palais des congrès de Cotonou, environ 70 personnes se font vacciner en moyenne par jour, et au centre de santé de Gbégamey, un quartier populaire de la capitale économique, le nombre peut varier et atteindre les 150 en fonction de l’affluence. En termes de préférence, le ministre Hounkpatin explique que le vaccin Johnson & Johnson est en tête, suivi du sinovac-coronavac; viennent après Pfizer et le tout récent Moderna. « Lorsque nous lancions la campagne de vaccination accélérée en novembre 2021, nous étions autour de 4 %. Aujourd’hui, nous sommes autour de 23 % de taux de couverture vaccinale. On espère atteindre les 40 % d’ici fin mars », a-t-il expliqué. De bonnes conditions de stockage Au dépôt central de stockage et conservation des vaccins, situé au quartier Akpakpa à Cotonou, les conditions sont des plus reluisantes, à en croire Dr Mamoudou Harouna Djingarey, représentant de l’Oms par intérim au Bénin. « Nous avons pu constater de visu ce qui se passe au niveau du dépôt central et les taux de vaccination. La chaine de froid est respectée depuis la production du vaccin jusqu’au stockage au dépôt central, et à son admission au niveau des centres de vaccination. Nous sommes satisfaits », a fait savoir Dr Djingarey. Selon le ministre Hounkpatin, les capacités de stockage du Bénin ont évolué au cours de la crise sanitaire aussi bien pour les chaînes de froid négatives de -80°, de -15 à -25° que pour la chaîne conventionnelle de +2° à +8°. Il précise que les vaccins sont dans de très bonnes conditions de conservation, et félicite l’équipe de santé affectée à la tâche pour que la population bénéficie des vaccins de bonne qualité. « Que la population soit complétement vaccinée, que nous reprenions la vie normale, et que nos enfants grandissent dans un environnement sain. Nous allons y arriver parce que nous avons les capacités au niveau du Bénin pour l’atteinte de cet objectif », a indiqué la représentante de l’Unicef, Djanabou Mahondé. C’est dire qu’il faut poursuivre les efforts, et à ce titre, la question relative à la santé de façon générale, et les réponses collectives à la pandémie de Covid-19 en particulier seront des sujets clés lors du sommet Union africaine-Union Européenne, qui réunira dans les prochains jours, les chefs d’Etat africains et européens, a indiqué Silvia Hartleif, ambassadrice de l’Union Européenne. Le ministre Benjamin Hounkpatin va donc inviter ceux qui hésitent encore à se faire vacciner contre la Covid-19. «C’est à ce prix que nous allons pouvoir arriver à enrayer, à contrôler cette pandémie qui nous a fait tant de mal, que nous allons la conjuguer au passé, au cours de cette année 2022. Les vaccins sont disponibles, les équipes de santé sont en place. Sortez seulement, accomplissez le bon geste, vaccinez-vous, et que ça ne fasse pas oublier le respect des gestes barrières », a-t-il conclu. Actualités 11 févr. 2022


Visite à Glo-Djigbé – Zè : Le corps diplomatique impressionné par la zone industrielle
Les ambassadeurs et consuls accrédités au Bénin étaient, hier jeudi 10 février, sur le site de la Zone industrielle de Glo Djigbé – Zè pour découvrir cette infrastructure innovante. Au tour des membres du corps diplomatique de découvrir les réalités de la Zone industrielle de Glo-Djigbé – Zè, hier jeudi 10 février. Ambassadeurs et consuls honoraires ont été admiratifs des réalisations présentées à travers les exposés et la visite pratique sur les 400 hectares mis en valeur sur un total de 1640 hectares prévus pour le parc industriel. L’ambassadeur du royaume du Maroc au Bénin, comme bien d’autres, est tombé sous le charme de ce qui sera bientôt le cœur de l’économie du Bénin. « Nous sommes impressionnés par le travail colossal fait en si peu de temps. Nous constatons la concrétisation de la vision du président Patrice Talon concernant l’industrialisation du Bénin. C’est le meilleur choix qu’un gouvernement puisse faire», a déclaré Rachid Rguibi. Les ambassadeurs n’ont pas manqué de demander des précisions sur les différentes explications fournies par Laurent Gangbès, directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements et Létondji Béhéton, directeur général de la Société des investissements et de la promotion de l’industrie. « Qu’en est-il de la définition d’un salaire minimum pour les travailleurs de la zone ?», « Quelle est la procédure administrative à suivre pour s’installer dans la zone ? », « la liste des secteurs d’activités présentée est-elle limitative», « quel est le niveau de production en carbone de la zone ? », … Une série de questions qui montre l’intérêt de ce public particulier pour le parc industriel naissant. Et ils ont eu les réponses adéquates de la part de leurs deux principaux interlocuteurs pour assouvir leur soif. Selon les développements, une centrale solaire sera installée sur 1200 autres hectares annexés à la superficie dédiée aux industries. Ce qui rendra la zone neutre en carbone. Aussi, des démarches sont en cours pour que la loi créant la zone économique spéciale soit modifiée afin de fixer un salaire minimum pour les travailleurs. Toutes choses qui permettront aux entreprises d’exporter sur les marchés les plus rentables notamment l’Union Européenne et les Etats-Unis. Autre réponse: les investisseurs intéressés par la zone peuvent s’adresser à l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) ou se rendre sur le site de la Gdiz pour avoir toutes les informations sur les facilités et procédures administratives. D’ailleurs, précise Laurent Gangbès, la Caisse nationale de sécurité sociale et les services de l’immigration sont déjà installés. Les impôts, la douane, la direction du travail, la police et toutes les administrations pouvant être utiles aux investisseurs sont en cours d’installation. « C’est le projet de la vie du Bénin. Nous ferons tout pour qu’il réussisse car derrière lui, il y a la vie de milliers de femmes et hommes», conclut le directeur général de l’Apiex. Il le dit parce que la Gdiz, c’est 500 millions de dollars d’accords déjà conclus avec une vingtaine d’entreprises qui pourront s’installer en régime de promotion des échanges intracommunautaires ou en régime d’exportation, 20 000 emplois pour les premières années et 300 000 emplois à l’horizon 2030, l’augmentation de la production manufacturière de 500 %, des mesures fiscales et douanières aux entreprises, A Létondji Béhéton d’ajouter que ce projet est « l’illustration de ce qui est possible quand l’Etat et le secteur privé se mettent ensemble pour trouver des solutions aux problèmes ». Actualités 11 févr. 2022


Exposition publique à la présidence du Bénin : Le chronogramme et les informations pratiques dévoilés
L'exposition publique annoncée au lendemain du retour des biens culturels aura lieu à la présidence de la république du Bénin du 20 février au 22 mai. Organisée autour du thème : "Art du Bénin d'hier et d'aujourd'hui : de la restitution à la révélation", elle sera gratuite. En prélude à cet événement, le public est invité à faire sa réservation en ligne à partir du 15 février 2022. Chronogramme Ouverture au public : Du dimanche 20 février au dimanche 22 mai 2022 Horaires et jours de visite - Jeudi et vendredi de 15h30 à 18h30 - Samedi et dimanche de 10h à 18h30 - Une nocturne mensuelle événementielle chaque dernier samedi du mois de 19h00 à 22h00 Actualités 10 févr. 2022


Coupe de la Caf 2021-2022 : Un quatuor béninois désigné
La Confédération africaine de Football (Caf) a retenu un quatuor béninois pour le match No.113 de la Coupe de la Confédération 2021-2022 entre la Js Saoura d'Algérie et le Royal Leopards Fc d'Eswatini. Le juge central de la partie est notre compatriote Djindo Louis Houngnandandé. Il sera assisté de ses concitoyens Eric Ayimavo, premier assistant, Gbèmassiandan Narcisse Kouton, second assistant. Adissa Abdul Raphiou Ligali sera le quatrième arbitre. Actualités 10 févr. 2022


Mounkaila Goumandakoye sur les changements climatiques : « L’Afrique doit s’engager dans une transition… »
Les changements climatiques, une des menaces majeures, interpellent toute l’Afrique. Mounkaila Goumandakoye, secrétaire exécutif de l’Organisation pour l’Environnement et le Développement durable (Oedd)en dévoile les enjeux. L’ancien directeur de Onu Environnement est intervenu lors d’une conférence organisée, le 8 février 2022, par le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et l’environnement (Remapsen). La Nation : Dans un contexte de changements climatiques, quels sont les défis pour l’Afrique ? Mounkaila Goumandakoye: Le dérèglement climatique pose des défis redoutables à l’Afrique dont la population est passée de 100 millions d’habitants environ en 1900 à 1, 4 milliard d’habitants de nos jours. Les changements climatiques associés à la dégradation des terres peuvent causer la perte de plus de la moitié des terres arables d’ici 2030, exacerbant l’insécurité alimentaire et la pauvreté. La bande sahélienne est particulièrement concernée, mais également la corne de l’Afrique. Toutes les régions, à un degré ou à un autre, seront affectées par les sècheresses ou les inondations. Dans son rapport sur l’état du climat en 2020, l'Organisation météorologique mondiale (Omm) indique que les changements climatiques peuvent entraîner jusqu’à 3% de baisse supplémentaire du Pib d’ici 2050. Ceci est d’autant plus alarmant que la pression démographique va croissante, avec une population qui atteindra 2,5 milliards d’habitants en 2050 et 4 milliards en 2100. En Afrique, la grande dépendance des populations à l’agriculture (plus de 90 % des activités agricoles reposent sur les précipitations.) et à la pêche, notamment, accroît la vulnérabilité des pays aux changements climatiques. Les conséquences du réchauffement climatique sont multiples. Les effets sur la santé sont dus aux chaleurs extrêmes, à l’accroissement des maladies à transmission hydrique ou celles véhiculées par les insectes notamment le paludisme et la dengue, à la malnutrition et à la sous-alimentation qu’engendre l’insécurité alimentaire. À ces effets, s’ajoutent aussi les pathologies respiratoires liées à la pollution atmosphérique (augmentation de la teneur en ozone en raison des hausses de températures ou augmentation des suspensions dans l’air due à la sècheresse et à la dégradation des terres). Par ailleurs, le niveau moyen des océans a augmenté de 20 cm entre 1901 et 2018 et une augmentation du niveau de la mer allant jusqu’à 5 mm/an est observée dans plusieurs pays africains à façade maritime avec de plus grandes menaces sur les Etats insulaires comme les Seychelles, Madagascar ou l’Île Maurice. Les changements climatiques entraînent des perturbations dans les grands équilibres écologiques, conduisant à la raréfaction des ressources. La compétition pour l’accès à ces ressources, notamment aux terres arables, à l’eau, aux pâturages, engendre ou accentue les conflits. Les déplacements de populations sont aussi induits par les inondations, les tempêtes ou les sècheresses. On estime que 12% de tous les nouveaux déplacements de populations dans le monde au cours des deux dernières années se sont produits dans la corne de l’Afrique et l’Est du continent avec plus de 1, 2 million dus aux catastrophes naturelles. En 2020, le continent a connu de graves inondations avec des pertes en vie humaine ou des déplacements de populations notamment au Soudan, au Soudan du Sud, en Éthiopie, en Somalie, au Kenya, en Ouganda, au Tchad, au Nigeria, au Niger, au Bénin, au Togo, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Burkina Faso. Quelles sont les potentialités dont dispose le continent ? L’Afrique recèle un potentiel énorme en ressources humaines et en ressources naturelles qui, valorisées, constituent des atouts majeurs pour faire face aux changements climatiques et engager une croissance économique et sociale selon une trajectoire vertueuse qui assiéra les bases réelles d’un développement durable effectif. Il importe pour l’Afrique de sortir des modèles de développement dits de « business as usual » pour s’engager résolument dans un processus de transition vers une économie verte qui repose sur des investissements qui assurent une production efficiente des biens et des services à travers une meilleure efficacité de l’utilisation des ressources naturelles à court, moyen ou long termes. L’exploitation de nos ressources ne doit pas engendrer d’impacts négatifs sur l’environnement comme les pollutions, la dégradation des terres ou la perte de biodiversité. Elle doit veiller au bien-être de tous les citoyens dans la durée et l’équité. Il s’agira pour l’Afrique de valoriser son gigantesque potentiel en énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolienne et géothermale) pour satisfaire ses besoins en électricité et participer aux efforts d’atténuation. À titre illustratif, le continent dispose d’une capacité de génération solaire pouvant atteindre plus de 10 000 GW. Il faudra valoriser les ressources forestières dont le Massif forestier du Congo qui constitue un des poumons de la planète et un puits de gaz à effet de serre de même que les grandes étendues de terres arables représentant 25% des terres fertiles mondiales. Selon la Banque africaine de Développement, en usant de pratiques agricoles intelligentes face au climat, le continent pourrait multiplier par 3 sa production agricole passant de 280 milliards de dollars américains à 880 milliards d’ici à 2030 ; son grand potentiel en eau de surface et en eaux souterraines ainsi que les autres diverses ressources naturelles dont regorge le continent. Que faire alors? La mise en œuvre de la Convention de lutte contre les changements climatiques et de l’Accord de Paris exige que les volontés nationales s’expriment à travers ce qu’il a été convenu d’appeler les Contributions déterminées au niveau national (Cdn). Ces Cdn indiquent les engagements volontaires de chaque pays à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à engager des actions appropriées d’adaptation. Les pays développés avaient par ailleurs pris l’engagement de mobiliser des ressources financières à hauteur de 100 milliards de dollars américains qui tardent à être mis à la disposition des pays dans leur intégralité. Des mécanismes de financement comme le Fonds vert climat sont venus s’ajouter à des mécanismes existants comme le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) et le Fonds d’adaptation entre autres. Des initiatives ont été en outre engagées pour aider au renforcement des capacités notamment à travers le Centre des Technologies sur le Climat. La réussite dans l’action de lutte contre les changements climatiques requiert des réponses politiques, techniques, scientifiques, financières et économiques que l’Afrique devra engager en mobilisant avant tout ses propres ressources et capacités aux niveaux local, national et régional. Bref : Fenêtre Verte Ecologie: Cinq plantes sauvages prioritaires à valoriser Les plantes oléagineuses sauvages sont des espèces utilisées pour l’alimentation, les cosmétiques, les nutraceutiques et la médecine. Au Bénin, leur importance est encore peu documentée. Une étude publiée le 5 février 2022 dans la revue SciencesDirect a identifié les espèces prioritaires à valoriser au Bénin. Un total de 36 espèces de plantes oléagineuses sauvages appartenant à 25 familles botaniques a été enregistré. Ces espèces ont été identifiées comme des ressources importantes pour atténuer la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans les communautés et comme des facteurs potentiels pour le développement du secteur des oléagineux au Bénin. Les résultats ont montré que les huiles extraites des graines servent à des fins médicinales (49,25 %), alimentaires (29,85 %), cosmétiques 17,91 %) et combustibles (2,99 %), et que ni le sexe ni la profession principale ne définissent la connaissance de la diversité de ces espèces. Les cinq espèces d’huile sauvages prioritaires pour la valorisation au Bénin sont : Balanites aegyptiaca (L.) Delile, Ricinodendron heudelotii (Bail.), Lophira lanceolata Tiegh. ex Keay, Sesamum indicum L. et Cleome gynandra L. La publication scientifique porte la signature de plusieurs chercheurs dont les professeurs Achille Assogbadjo et Romain Glèlè Kakaï. Baobab : Opportunités et défis de conservation au Bénin Une étude publiée dans la revue Journal of Arid Environments, Volume 198 de mars 2022 s’est intéressée au baobab africain. On y retient trois leçons : la distribution de l’espèce a été influencée par des facteurs climatiques et pédologiques. Les modèles ont montré une grande stabilité des zones appropriées pour le baobab africain dans le futur. La conservation in situ et ex situ est cruciale pour les populations de baobabs africains. L’étude menée par des chercheurs béninois a permis d’évaluer la distribution actuelle du baobab et de prévoir l’impact probable du climat futur. Il est prévu que certaines zones protégées ne conservent pas efficacement l’espèce à l’avenir. Nous pensons que les mesures de conservation ex situ et in situ contribueront à maintenir la population de baobabs africains à l’avenir. Onu Environnement: La 5e session prévue pour le 28 février La cinquième session de l’Assemblée générale des Nations unies pour l’environnement aura lieu, en présentiel et en ligne, à Nairobi du 28 février au 2 mars 2022. Ce sera autour du thème : «Renforcer les actions en faveur de la nature pour atteindre les objectifs de développement durable». Ce thème souligne le rôle central que joue la nature dans nos vies et dans le développement durable social, économique et environnemental. Cette session sera l’occasion pour les États membres de partager les meilleures pratiques en matière de durabilité. Elle créera une dynamique pour que les gouvernements s’appuient sur les efforts environnementaux multilatéraux et en catalysent l’impact afin de protéger et de restaurer le monde naturel dont dépendent nos économies et nos sociétés. Environnement 10 févr. 2022


Lancement du Fiff Cotonou 2021 : Cinq jours pour promouvoir les femmes passionnées de cinéma
La deuxième édition du Festival international des films de femmes (Fiff) de Cotonou a démarré, mardi 8 février dernier. Placée sous le thème « Regard du cinéma africain sur le pouvoir économique de la femme rurale », cette édition se veut un cadre idéal d’échanges, de réflexions, de découvertes et d’apprentissage à travers une série d’activités. Le rideau est levé depuis ce mardi 8 février sur la 2e édition du Festival international des films de femmes (Fiff) de Cotonou. Durant cinq jours, une série d’activités sera organisée. De la soirée des amazones à la cérémonie de clôture en passant par la conférence-débat et les projections, ce festival reste une opportunité pour promouvoir et faire avancer les droits des femmes, notamment celles rurales. Les festivités ont démarré par la projection d’un film documentaire dénommé « Quand les caméras s’éteignent » et qui présente les femmes actrices béninoises dans l’exercice de leur métier et dans leur vie privée. Cornélia Glèlè, directrice de l’Association ‘’EcranBénin’’ a plaidé d’une part, pour toutes les filles qui, au nom de la culture ou à cause de la précarité, n’ont pas la chance de développer leur plein potentiel ou de concrétiser leur rêve et d’autre part, pour toutes les femmes qui se heurtent quotidiennement à des obstacles en raison de la discrimination fondée sur le genre sans oublier celles qui, sous le poids de la tradition peinent encore à faire entendre leur voix pour opérer des choix personnels en matière de santé reproductive. Tout en reconnaissant la faible représentativité des femmes dans le sous-secteur du cinéma, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, note qu’il s’avère important de changer la donne. Elle présente les résultats de plusieurs études réalisées en Amérique et en Europe. Ces résultats montrent, à l’en croire, que dans les films, les femmes sont globalement moins présentes et très moins représentées dans les positions de pouvoir. Elle ajoute qu’en Afrique, le constat est plus amer. L’autorité ministérielle déclare que l’initiative du Fiff s’inscrit dans le cadre de la vision du chef de l’Etat qui fait de l’art, un facteur essentiel de développement de l’économie. « Pour ma part, mettre en lumière les femmes rurales dans leur diversité, à travers une production cinématographique entre dans les perspectives de mon secteur qui mène actuellement des actions pour mettre en valeur, le travail des groupements de femmes rurales qui nourrissent l’économie rurale de notre pays », fait-elle savoir. Elle a tenu à féliciter les initiateurs du Fiff qui ont décidé de changer les choses en matière d’inégalité entre les hommes et les femmes. Culture 10 févr. 2022


Ecole Fifontin Minhouigbédjiton « Gbékoun » : Les premiers élèves à l’épreuve
Depuis lundi 7 février dernier se tient à l’école dite Fifontin Minhouigbédjiton sise au quartier Djègbé à Abomey, un examen bien particulier. Il s’agit d’un examen équivalent du Cep. Il se fait exclusivement en langue Gbékoun. Les candidats qui ont fait un cursus de 7 ans sont soumis aux épreuves devant leur permettre de changer de cycle. Il est 7 h ce lundi matin dans ce centre de composition. C’est un jour particulier pour les cinq candidats qui composent dans les épreuves de cet examen. Un examen qui se déroule en langue « Gbékoun ». Ici, il est formellement interdit de s’exprimer en langues étrangères telles que le Français ou l’Anglais. C’est exclusivement le « Gbékoun » qui y est parlé. Et les jeunes candidats devant les feuilles de composition ont derrière eux sept années académiques. Ils sont assez outillés pour affronter la dizaine d’épreuves pendant cinq jours. Ici, tout se fait en « Gbékoun » qui est une écriture purement africaine. Elle est faite d’un alphabet basé sur 33 lettres dont 24 consonnes et neuf voyelles. Cet alphabet est à la fois syllabique et phonétique, ce qui permet d’écrire toutes nos langues nationales. Il faut dire qu’à l’audition, le « Gbékoun » est plus condensé et approfondi que la langue Fon. Ceci permet à ceux qui le comprennent des échanges de toutes formes. Selon Hodonou Gbènoukpo, l’un des responsables de ce centre de composition, comme dans toute école, les apprenants ont reçu au cours de leur cursus une solide et riche formation qui leur permet de découvrir une richesse intarissable de notre pays qu’est l’alphabet « Gbékoun ». Il sera appuyé par un parent d’élèves, Sèdolo Nounagnon, qui a inscrit trois enfants dans cette école. Pour lui, cette école est authentiquement africaine et constitue le socle sur lequel nos pays se reposeront demain. « Le Gbékoun est une richesse intarissable de notre pays », admet-il. La délégation du ministère des Enseignements maternel et primaire conduite par Barthélemy Tonadji a été séduite par la qualité de ce qui se fait à l’Ecole Fifontin Minhouigbédjiton qui organise ainsi son premier examen ce lundi. Avec méthode et rigueur, tout se fait pour valoriser l’homme africain. Barthélemy Tonadji indique que le ministre des Enseignements maternel et primaire ne manque pas d’intérêt pour ce centre d’éveil qui travaille pour l’adoption d’une nouvelle conscience. Et d’ailleurs, il n’est pas exclu que les responsables de cette initiative soient reçus en audience les jours à venir par l’autorité. Il est à noter que ce qui se fait par le groupe Gbékoun n’est pas négligeable. Des ouvrages et des enseignants sont disponibles pour cette marche en faveur de la décolonisation. Et ces apprenants qui font les premiers pas vers cette philosophie constituent la génération sur laquelle repose l’espoir du nouveau réveil des noirs. L’examen prend fin le vendredi prochain avec des épreuves sportives. Culture 10 févr. 2022


Numérique et digitalisation : La Poste du Bénin droit dans ses bottes
A l’opposé des scénarios pessimistes qui la voyaient disparaître, La Poste du Bénin reste active. L’engouement des populations à l’égard de cette entreprise est de plus en plus manifeste. C’est le fruit d’une vision perspicace et de réformes ambitieuses diligemment conduites. Au regard de l’essor technologique et de la révolution numérique, on la prédestinait à une asphyxie inexorable. Mais La Poste du Bénin reste compétitive. Pour rester performante, La Poste du Bénin n’a pas fait du numérique, un obstacle. Au contraire, elle s’est adaptée et en a fait une opportunité. La Poste est ainsi entrée dans la dynamique d’une profonde transformation digitale avec plusieurs services déjà en ligne. « Nous offrons à nos clients la possibilité de s’acquitter des redevances de leurs boîtes postales depuis chez eux en accédant à notre site web www.laposte.bj. Et il y a la tontine mobile Zédaga pour rapprocher les populations de nos services de collecte de l’épargne notamment dans les marchés à travers le pays », fait savoir Professeur Judith Glidja, directrice générale de La Poste du Bénin. Ce qui paraissait être la plus grande menace pour la survie de la poste en est aujourd’hui la plus grande source d’innovations. Professeur Judith Glidja entend d’ailleurs exploiter sans réserve cette opportunité que représente le numérique. « Aucun produit ou service n’échappera au vaste chantier de transformation digitale amorcé à La Poste du Bénin. Tous nos services seront progressivement disponibles en ligne et j’invite tous les Béninois à faire confiance en La Poste du Bénin qui, chaque jour, s’évertue à leur faciliter la vie », rassure professeur Judith Glidja. L’une des grandes innovations nées de la dynamique digitale, c’est la dématérialisation de la Caisse nationale d’épargne (Cne). En effet, depuis 1959, année de création de la Caisse nationale d’Epargne, les clients avaient des livrets dans lesquels étaient inscrites toutes les opérations effectuées sur leurs comptes. Et pour effectuer une opération, ils étaient non seulement obligés de trainer leurs livrets d’épargne, qui sont parfois encombrants et qui exposent l’avoir des comptes à la connaissance de tierces personnes ou sont l’objet de perte ou de vol ; mais aussi contraints de se rendre dans une agence de la Poste. Pour offrir aux clients la possibilité de profiter des outils modernes de la technologie, La Poste du Bénin a décidé de faire abandonner progressivement les livrets d’épargne, dans une logique de digitalisation des comptes. Avec la dématérialisation, ces livrets ont été échangés contre des cartes numériques. « A titre d’exemple, un client titulaire de plusieurs comptes Epargne ordinaire, tontine ou retraite, est invité à restituer tous ces livrets et carnets à la Poste. En contrepartie, nous lui remettons la carte numérique configurée en son nom et qui regroupe désormais tous ses comptes Epargne à La Poste du Bénin. Toutes les transactions qu’il aura à faire sur son compte lui seront notifiées instantanément par Sms sur le numéro de téléphone qu’il communique au guichet », a expliqué la directrice générale de La Poste. Au bénéfice de tous La dématérialisation des comptes de la Caisse nationale d’Epargne se révèle avantageuse aussi bien pour les clients que pour la Poste du Bénin. Pour ce qui concerne les clients, la dématérialisation des comptes Cne permet de faciliter les virements nationaux et internationaux sur leurs comptes Epargne. Avec la carte numérique, le compte Epargne du client devient son porte-monnaie électronique qui le suit partout. Ainsi, les virements deviennent possibles en tous lieux et à tout moment, les opérations de guichet sont plus flexibles, plus rapides et plus commodes. La directrice générale de la Poste ajoute : « La dématérialisation permet également au client de suivre minutieusement l’évolution de son compte Epargne via son téléphone portable et de profiter des nouveaux services digitaux qui en découlent tels que les crédits sur compte Epargne et le Push and Pull c’est-à-dire la possibilité de tirer de l’argent de son compte Epargne vers son compte Mobile Money à partir du téléphone portable ». S’agissant des avantages pour la Poste du Bénin, la dématérialisation des comptes de la Caisse nationale d’Epargne permet à l’entreprise de moderniser ses offres et de renforcer la confiance avec ses clients. Elle permet une gestion plus efficace des archives et facilite les recherches en cas de plainte ou de réclamation. « Vous comprenez donc que la dématérialisation des comptes Cne permet à la Poste du Bénin de réduire ses charges parce qu’elle ne va plus investir dans l’acquisition des livrets d’épargne qui reviennent plus cher que les cartes numériques», déduit Judith Glidja. Un management axé sur les résultats Au cœur des profondes réformes que connaît le secteur, une vision ; celle de faire de La Poste du Bénin, une entreprise performante, prospère et innovante. L’équipe managériale de La poste a pris la mesure de l’ambition et engagé l’entreprise sur les sentiers de la modernisation conformément aux instructions du président de la République. A en croire Judith Baï Glidja, directrice générale de la Poste, la détermination du gouvernement du président Patrice Talon à faire de La Poste une entreprise compétitive s’est traduite par des actes forts. Elle cite entre autres, la signature d’un contrat d’objectifs et de performance, la prise d’un décret portant modification de la raison sociale de l’entreprise... Toutes choses qui font de La Poste, un secteur privilégié dans la marche du Bénin vers son développement... Il était impérieux que La Poste sorte de sa léthargie. En effet, elle a été peu efficace pendant de nombreuses années, ce qui a permis l’éclosion d’entreprises concurrentes. Aujourd’hui le gap est comblé grâce aux innovations dans plusieurs services tels que poste-finances, poste-immo...; et aux actions à fort impact comme la mise en place d’un système de tracking des envois; la mise en service du mobile banking, du Sms banking et de la tontine mobile, la création d’un village numérique à Adido dans la commune de Bonou, l’aménagement de 14 centres de connexion, la réhabilitation d’édifices abritant des agences commerciales... La Poste du Bénin foisonne d’initiatives, diversifie ses offres et se rapproche davantage de ses clients. En dépit des innovations déjà engagées, deux ambitions retiennent l’attention : la mise sur le marché du porte-monnaie électronique Poste Cash dont les services vont permettre de faciliter la vie à tous les clients et le lancement de la boutique de vente en ligne à partir du site web de La Poste. Société 10 févr. 2022


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