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Nouvelles

Travaux budgétaires en commission au Parlement : 1,3 milliard F Cfa pour la Cour constitutionnelle

Le président de la Cour constitutionnelle, Me Joseph Djogbénou, a planché, vendredi dernier, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale pour présenter le projet de budget de son institution arrêté à la somme d’un milliard trois cent millions environ.

Les ressources financières allouées à la Cour constitutionnelle pour 2019 tournent autour de 1,3 milliard F Cfa, en baisse de douze millions F Cfa par rapport au budget de l’institution au titre de 2018. Les grands axes de ce projet de budget ont été présentés, vendredi dernier, par le président de la Cour constitutionnelle. Me Joseph Djogbénou justifie la diminution de ce budget par la restriction budgétaire liée à la réduction du train de vie de l’Etat et qui frappe presque toutes les autres institutions de la République. Il s’agit essentiellement, explique le président de la Cour constitutionnelle, d’un budget de fonctionnement qui ne prend pas en compte les travaux de réfection en cours du siège de l’institution et qui ont obligé la haute juridiction à déménager. « …C’est un budget surtout de fonctionnement pour faire en sorte que le personnel exerce avec la Cour constitutionnelle les missions qui lui sont dévolues de manière convenable, pour faire en sorte que les outils de travail soient disponibles et que le rayonnement de la Cour constitutionnelle ne fasse l’objet d’aucun doute et d’aucune critique », explique Joseph Djogbénou à la presse, au sortir de la séance de travail avec la Commission budgétaire parlementaire présidée par le député Raphaël Akotègnon. Le président de la Cour constitutionnelle promet de veiller à ce que les ressources qui seront affectées à son institution soient dépensées utilement. Il rassure qu’en dépit de la modicité des moyens, ce qui sera fait sera tout aussi important que ce qui est en train d’être fait. Les prérogatives de la haute juridiction seront exercées, à en croire Joseph Djogbénou, de la manière la plus forte encore en 2019. «Nous n’avons pas sollicité que les députés plaident en faveur de la Cour constitutionnelle de façon particulière. Nous sommes déjà satisfaits de la compréhension qu’ils ont de la dimension et de l’orientation que la Cour constitutionnelle a données à ses relations avec les justiciables en ouvrant les audiences, en faisant en sorte qu’il y ait des audiences de mise en état, en faisant en sorte que le citoyen participe de manière forte aux activités de l’institution », assure le président de la Cour constitutionnelle.

Baisse du budget du ministère de l’Industrie et du Commerce

3 milliards 329 millions 208 mille F Cfa, c’est le montant du projet de budget du ministère de l’Industrie et du Commerce (Mic) pour 2019. Il est en baisse par rapport à celui de 2018 établi à la somme de 4 milliards 143 millions 313 mille F Cfa. La diminution de ces ressources budgétaires a inquiété les députés, fait constater le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou. Ceux-ci auraient voulu savoir si cette baisse budgétaire n’est pas due à une contre-performance du ministère au titre de l’exécution du budget de 2018. Pas question, leur a répondu le ministre. Selon lui, cette régression est tout simplement due au fait que le budget de 2018 du Mic prenait en compte les ressources extérieures qui viennent des structures comme le Cadre intégré renforcé et le Bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises (Brmn). Ces ressources, cette fois-ci, ne sont pas prises en compte dans le budget 2019, clarifie Serge Ahissou qui rassure les députés de ce que ces ressources sont en train d’être mobilisées et les actions y afférentes seront obligatoirement menées au cours de l’année 2019. « Dès que les ressources existeront et que nous serons sur le point de mener les activités relatives à ces moyens financiers, nous reviendrons encore au niveau de l’Assemblée nationale pour leur dire que les ressources sont là et que nous les intégrons au budget. En ce moment, il y aura de modifications à porter au budget mais le montant serait un peu plus élevé», ajoute-t-il.
Pour l’instant, le ministre Serge Ahisou compte réaliser avec le budget de 3 milliards 329 millions 208 mille Francs Cfa, certaines actions phares. Il s’agit de la mise en œuvre de quatre programmes concernant les secteurs de l’industrie à travers des appuis et autres activités, le commerce avec l’intensification des différents contrôles notamment sur les produits prohibés sur le marché et la promotion du commerce et le vote des lois qui doivent réglementer cette activité. Aussi, le ministre de l’Industrie et du commerce a-t-il prévu en 2019 de poursuivre ses appuis au secteur privé pour la promotion de l’activité économique. Les députés auraient saisi l’occasion pour émettre beaucoup de préoccupations par rapport aux industries construites au Bénin mais qui ne sont plus fonctionnelles ou qui n’ont jamais fonctionné pendant que les jeunes sont au chômage. Le ministre dit les avoir rassurés de ce qu’un point de toutes ces industries est déjà fait par lui-même après une tournée sur le terrain. Les statistiques de toutes ces industries sont disponibles. «Il y a des gens qui sont en attente de reprendre ces industries construites entre-temps et qui n’ont jamais fonctionné », informe le ministre. Il s’agit surtout des industries de transformation de tomate, d’ananas, d’orange, de l’usine de la Compagnie béninoise de textile (Cbt) et de la Société industrielle de textile (Sitex) à Lokossa et puis d’autres usines abandonnées à Parakou. Serge Ahissou dit avoir partagé avec les députés tous les efforts qui sont en train d’être faits par le gouvernement pour la remise à flot de toutes ces usines en situation d’abandon sur le terrain.

Le budget de l’Enseignement supérieur abattu du quart

Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), à l’instar de ses autres collègues du gouvernement, était vendredi dernier, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Elle a également présenté le projet de budget de son institution au titre de l’année 2019 qui s’élève à la somme de 60 milliards 974 millions 754 mille FCfa. C’est un budget en baisse de 24,45% par rapport à celui de l’année 2018 plafonné à la somme de 80, 709 214 milliards F Cfa. Marie-Odile Attanasso entend poursuivre en 2019 les réformes en cours dans le sens de l’amélioration de la qualité de la formation dans l’enseignement supérieur. A cet effet, plusieurs instituts d’enseignement supérieur seront ouverts en 2019 pour donner des formations qui vont être sanctionnées par des Diplômes universitaires de technologie (Dut). « Cette année, nous allons ouvrir les formations au métier d’exploitant agricole dans des centres qu’on avait fermés à Djougou. Nous allons ouvrir le métier du bois et nous allons entamer le processus d’ouverture des centres départementaux qui seront consacrés aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme », informe le ministre. Selon elle, le budget 2019 prévoit par ailleurs les bourses et autres allocations au proft des étudiants. « Nous avons augmenté le nombre de boursiers pour prendre en compte le volet social dans notre ministère. Nous avons une augmentation de 100% par rapport aux anciens boursiers. Nous sommes à plus de 15000 boursiers pour la première année 2018 -2019. Nous allons donner des bourses dans des écoles et pour une première fois, nous avons augmenté le nombre de boursiers dans les facultés. Nous allons aussi améliorer les conditions de vie des enseignants », annonce Marie-Odile Attanasso. L’enveloppe budgétaire de 2019 de son ministère prévoit également des ressources pour le recrutement de beaucoup de doctorants qui deviendront des assistants pour combler le vide que laisseront les enseignants qui feront valoir leurs droits à la retraite. Il est prévu le recrutement de 114 assistants pour renforcer les 86 déjà recrutés cette année et qui sont en attente de répartition dans les centres universitaires par le ministère du Travail et de la Fonction publique. Le processus de recrutement de cette deuxième vague d’assistants a déjà commencé, fait savoir Marie-Odile Attanasso. «L’Etat met les moyens pour que nous ayons des enseignants de qualité pour avoir de la formation de qualité, pour régler le volet social au niveau des étudiants, et nous allons aussi professionnaliser nos universités à travers les formations qui seront données », observe le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Marie-Odile Attanasso dit avoir été encouragée par les députés qui lui demandent de maintenir le cap avec les différentes réformes en cours pour l’amélioration du système éducatif au niveau de l’enseignement supérieur. Les députés auraient été un peu surpris de la baisse de 24,45% du budget alloué à l’enseignement supérieur et seraient disposés à faire des amendements afin de rehausser la cagnotte, pour permettre au ministère d’avoir les moyens nécessaires pour continuer ses actions salutaires.

15, 9 milliards F Cfa pour faire tourner la maison justice

Le projet de budget du ministère de la Justice et de la Législation pour le compte de l'année 2019 est de 15 milliards 925 millions F Cfa en légère hausse par rapport aux prévisions budgétaires de 2018 estimées à 14 milliards F Cfa environ. C’est une enveloppe financière à minima qui permettra de faire tourner la maison justice, informe le ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum, après son passage, vendredi dernier, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. « Ce budget est destiné à assurer l'efficacité de la maison justice. Nous sommes dans une administration et on se donne les moyens de la moderniser et de la rendre efficace », explique Me Séverin Quenum. Le garde des Sceaux fait savoir qu’une partie des ressources sera utilisée en dépenses de fonctionnement et l'autre pour acquérir des équipements. La construction de nouvelles juridictions et de nouvelles prisons, précise le ministre, est prise en charge par le Programme d’investissement public (Pip). Me Séverin Quenum se dit très satisfait de la qualité des discussions avec les députés membres de la commission budgétaire qui seraient favorables à plaider auprès du gouvernement pour une augmentation du budget de son ministère. « Les députés savent que le service de la justice est un ministère de souveraineté qui a une activité régalienne que personne d'autre que l’Etat ne peut faire. J'ai surtout noté de leur part, beaucoup de sollicitudes parce que les sommes prévues sont à minima. Nous avons besoin de crédits additionnels et je voudrais compter sur les députés pour avoir ce concours qui va nous permettre d'atteindre les objectifs fixés », souligne le ministre de la Justice et de la Législation. Me Séverin Quenum se dit convaincu que le fonctionnement du secteur de la justice sera mieux assuré si les ressources nécessaires lui sont octroyées pour que tout soit mis en place à savoir les équipements, le personnel, le payement des formations et la satisfaction des revendications et réclamations des travailleurs du ministère.

Actualités 26 nov. 2018


Tribunal de commerce de Cotonou: La Banque mondiale promet un appui complémentaire
[caption id="attachment_31528" align="alignnone" width="1024"]le Tribunal de commerce de Cotonou[/caption]

Le ministre de la Justice et le Représentant résident de la Banque mondiale ont visité ensemble ce jeudi 22 novembre le Tribunal de commerce de Cotonou. Au terme de cette visite, le partenaire s’est engagé à accompagner le Bénin pour les besoins de cette instance jeune qui satisfait ses usagers.

Cette visite conjointe est pour le président du Tribunal de commerce de Cotonou l’occasion de faire le bilan de la première année judiciaire. De décembre 2017 à août dernier, le bilan de cette instance est salué, selon William Kodjoh-Kpakpassou, par le barreau et les acteurs judiciaires. 

Le magistrat informe que 864 cas de saisines sont enregistrés. Sur l’ensemble des dossiers, 106 sont encore en cours. Les autres sont vidés et clôturés par diverses procédures. Il souligne que le délai moyen de traitement des dossiers est de 46 jours.
Ce qui a favorisé une telle célérité, explique William Kodjoh-Kpakpassou, c’est le système d’information qui permet le dépôt électronique des actes d’avocats. Aussi, informe-t-il, de la notification par mail aux avocats des décisions rendues et également des requêtes disponibles.

Mériter l’accompagnement du partenaire

En termes de défis, William Kodjoh-Kpakpassou souhaite le renforcement du système de connexion pour une interconnexion des ordinateurs et donc permettre au système d’intranet de fonctionner. Il demande alors un appui complémentaire pour renforcer le réseau du Tribunal et mettre l’intranet en place. Il souhaite aussi que le personnel soit renforcé de façon continue pour favoriser une justice de qualité.
La demande du magistrat William
Kodjoh-Kpakpassou est accepté par Katrina Sharkey, représentant résident de la Banque mondiale. Elle rappelle que dès sa prise de fonction à Cotonou en 2015, « le système judiciaire en matière de justice commerciale impose des procédures longues, imprévisibles et rend parfois des décisions discutables ». Ce qui a impacté négativement l’accès au financement, sur les investissements et sur l’attractivité économique du pays.
Grâce à l’appui financier de son institution, note-t-elle, il a été possible de mettre en place un Tribunal de commerce ainsi qu’une juridiction d’appel spécialisée. Elle salue alors les avancés notées et souhaite qu’elles soient améliorées et pérennisées. Elle assure que des ressources financières seront mises à disposition pour aider à relever les défis auxquels fait face le Tribunal.
Heureux de cette bonne nouvelle, le garde des Sceaux a recommandé au personnel et aux usagers de s’employer à mériter cet appui par leur ardeur au travail. « Nous devons donc accepter et accueillir favorablement la bonne nouvelle d’un appui complémentaire pour continuer l’œuvre de développement de ce pays », a indiqué Sévérin Quenum.

Société 23 nov. 2018


Coupe africaine de cyclisme 2018: L’Érythrée remporte la première étape
[caption id="attachment_31525" align="alignnone" width="1024"]Les cyclistes béninois avant leur embarquement[/caption]

Les équipes nationales masculine et féminine de cyclisme d’Érythrée ont remporté la médaille d’or du contre-la-montre par équipe lors de la première étape de la Coupe africaine de cyclisme 2018 qui a démarré, mercredi dernier, dans la capitale érythréenne.

Les équipes d’Éthiopie et d’Afrique du Sud ont décroché les médailles d’argent et de bronze chez les dames alors que le Rwanda et l’Éthiopie ont terminé deuxième et troisième dans la catégorie hommes. Les cyclistes béninois ont amélioré leur performance par rapport aux derniers championnats d’Afrique en février dernier.
Les équipes nationales venues du Bénin, de l’Égypte, de l’Érythrée, de l’Éthiopie, du Nigeria, du Rwanda, des Seychelles et de l’Afrique du Sud participent à cette première coupe d’Afrique de cyclisme.

 

Sports 23 nov. 2018


7e édition de la journée des archives: Le Code du numérique en étude

La gestion des archives est au cœur des débats ce jeudi 22 novembre au ministère de l’Economie et des Finances. A l’occasion de la 7e édition de la journée des archives, les cadres dudit ministère réfléchissent sur le thème ‘’Code du numérique et archives en République du Bénin’’.

L’édition 2018 de la journée des archives a donné lieu à une rencontre entre plusieurs acteurs et chercheurs. Ceci, pour réfléchir à l’archivage, dans un univers numérique marqué par le développement rapide des technologies de l’information et de la communication. Cette journée de réflexion autour du thème ‘’Code du numérique et archives en République du Bénin’’ a pour objectif d’aborder et de trouver des réponses appropriées aux questions que suscitent les dispositions du Code du numérique dans le volet archivage. Le choix de ce thème est motivé par la volonté du gouvernement de faire du numérique un levier majeur de la réforme de l’Etat. Les archives sont d’une importance capitale dans les administrations, dans la vie d’un pays, pour faciliter l’accès à l’information administrative, a informé Servais Adjovi, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Elles sont une source infaillible de l’histoire et une référence en matière de bonne gouvernance, poursuit-il. A cet effet, Servais Adjovi affirme que « les archives constituent une mine d’or ». Il invite par ailleurs, tous les acteurs à jouer leurs rôles pour permettre la sauvegarde des données des archives. 

Pour Alain Ahounou, directeur de l’informatique et du pré-archivage du ministère de l’Economie et des Finances, l’événement s’inscrit dans « une gestion efficiente des données numériques par la prise en compte du cycle de vie de l’information ». Une nouvelle méthode de conservation des données s’avère indispensable afin de doter le Bénin d’un outil contributeur de performance, d’après ses explications.
Les participants ont eu droit à plusieurs communications au cours de cette journée. C’est aussi l’occasion pour eux de formuler des recommandations pour faciliter la mise en œuvre du volet archivage contenu dans le code du numérique en tenant compte des normes archivistiques internationales.

Société 23 nov. 2018


Examen de la loi sur le droit de grève: Pour identifier les efforts à réaliser

Face aux tensions et crises qui ont altéré le dialogue social ces dernières années au Bénin, le Conseil national du dialogue social (Cnds) avec l'appui de ses partenaires a commandité une étude sur l’état des lieux et sur la mise en œuvre de la loi sur le droit de grève. Les conclusions de cette étude sont examinées lors d’un séminaire qui se tient du jeudi 22 au vendredi 23 novembre à Cotonou.

« Malgré les progrès réalisés, beaucoup d’efforts restent à faire pour instaurer profondément et durablement le respect des mécanismes de prévention et de gestion des conflits en vue de réduire les tensions sociales au Bénin ». C’est, à en croire le président du Conseil national du dialogue social (Cnds) Guillaume Attigbé, la nécessité d’identifier les efforts à réaliser pour consolider le tissu social qui justifie l’étude commanditée et dont les résultats sont en examen pour validation. L’objectif global de l’étude est de faire l’état des lieux des conflits sociaux de portée nationale, d’examiner la situation du dialogue social au Bénin depuis cinq ans ; d’évaluer la mise en œuvre de la loi 2001-19 du 21 juin 2001 portant exercice du droit de grève en République du Bénin en mettant en exergue les insuffisances et les responsabilités des acteurs dans le non-respect des dispositions de ladite la loi ; puis de proposer une stratégie d’atténuation des conflits sociaux et de renforcement du dialogue social au niveau national. Ainsi, les partenaires sociaux (représentants d’organisations syndicales et d’institutions de la République) vont se pencher sur le rapport de cette étude. Il s’agira pour eux de focaliser leur attention sur les stratégies à mettre en place pour le renforcement des mécanismes de consultation bipartite et tripartite dans le pays. De même, la consolidation du processus de dialogue social sur le dispositif consensuel à mettre en place pour l’exercice du droit de grève préoccupe ainsi que les solutions et innovations à apporter au contenu de la loi en vigueur sur le droit de grève, au regard des dysfonctionnements et autres dérapages.

Comment redonner force à la loi ?

Rappelant l’option démocratique faite au terme de la Conférence nationale des Forces vives de la Nation, le président du Cnds a fait savoir que le défaut de concertation, de consultation et de négociations régulières entre les partenaires sociaux s’oppose aux idéaux de libertés publiques et génèrent bien de tensions. Or les crises sociales, les conflits de travail collectifs, les grèves et autres mouvements sociaux mettent à mal, selon lui, la paix et la stabilité qui sont des conditions indispensables au développement économique. « Ces crises constituent un sérieux handicap au processus entamé depuis 1990 pour l’édification d’une nation démocratique et prospère», précise-t-il. Pourtant, il fait remarquer que le Bénin dispose d’un arsenal juridique favorable à la cohésion sociale. Il s’agit en l’occurrence de la Constitution, de la loi portant Code du travail en République du Bénin, la loi portant statut général de la Fonction publique, la loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin et des conventions de l’Organisation internationale du travail (Oit). Mais il déplore le non-respect de ces textes qui instaurent des mécanismes de prévention et de gestion des crises sociales. « Quelles mesures prendre pour le respect strict par tous des prescriptions de la législation nationale et internationale en matière sociale ? », s’interroge-t-il.

Société 23 nov. 2018


Débat budgétaire 2019 en commission au Parlement: 63 milliards F Cfa pour les défis du ministère de la Santé
[caption id="attachment_31517" align="alignnone" width="1024"]Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin[/caption]

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a présenté ce jeudi 22 novembre, à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, le projet de budget de son département ministériel au titre de 2019 évalué à la somme de 63,610 milliards F Cfa. Ce montant servira à la réalisation de certaines priorités du ministère dont l’opérationnalisation de la phase pilote du volet Assurance maladie du projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch).

Plusieurs défis attendent d’être relevés en 2019 par le ministère de la Santé. Le premier concerne l’opérationnalisation de la phase pilote du volet d’Assurance maladie du projet de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) mais également le démarrage de la construction de l’hôpital de zone de Tchaourou et de cinq autres hôpitaux d’arrondissements ; la construction du Centre hospitalier universitaire de référence à Abomey-Calavi ; la poursuite des mesures de gratuité, la construction de l’hôpital de zone de Savè dans son extension et l’autonomisation des formations sanitaires en eau et en énergie électrique avec la réalisation de 103 forages. Ces différents projets inscrits au rang de priorités ont été évoqués par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin qui était devant la Commission budgétaire ce jeudi 22 novembre dans le cadre de la présentation du projet de budget de son ministère au titre de 2019 qui s’établit à la somme de 63,610 milliards F Cfa. A ces chantiers, le ministre ajoute l’acquisition des vaccins pour faire face aux épidémies; l’acquisition de médicaments pour la lutte contre le paludisme notamment les combinaisons thérapeutiques à base d’arthémisinine et de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action ; la promotion de la sécurité transmissionnelle à travers l’acquisition de réactifs ; la poursuite de la mise en œuvre du projet pour les soins palliatifs dans la prise en charge des patients souffrant de cancers ; le projet d’octroi de bourses de spécialisation au profit du personnel médical et paramédical ; l’équipement des antennes départementales de transfusion sanguine d’Abomey, de Parakou et de Porto-Novo ; l’acquisition de deux appareils d’imagerie par résonance magnétique (un appareil au Cnhu et un à Parakou) ; l’acquisition de trois scanners ; l’équipement et le renforcement des infrastructures et des plateaux techniques des centres hospitaliers, la mise en œuvre de la prévention et la prise en charge des maladies non transmissibles et des maladies transmissibles; l’achat de produits contraceptifs et des services associés ; la mise en œuvre des mesures d’accompagnement dans le cadre de la régulation de l’exercice en clientèle privée qui a été enclenchée au cours de cette année 2018 par le gouvernement avec l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de santé et le renforcement des plateaux techniques ; l’amélioration de la planification ascendante à tous les niveaux de la pyramide sanitaire pour mieux asseoir l’élaboration des budgets du secteur de la Santé et enfin la contribution à la prise en charge des femmes victimes de violences. Le ministre de la Santé a présenté aux députés avec force détails les grands axes de ces projets phares sur lesquels s’alignent le budget de l’année 2019. Selon lui, les députés n’ont pas manqué d'exprimer leurs préoccupations surtout par rapport aux mesures prises par le gouvernement en ce qui concerne la réglementation de l’exercice en clientèle privée et la question liée à la mise en œuvre effective de l’Arch. Le ministre Benjamin Hounkpatin dit avoir apporté des réponses nécessaires aux députés pour les rassurer et dissiper leurs inquiétudes.

Près de 39 milliards F Cfa pour l’Intérieur et la Sécurité publique

Le projet de loi de finances 2019 prévoit pour le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique (Misp) un crédit de 38 918 349000 F Cfa contre 44 718 636 864 F Cfa en 2018, soit une baisse de 5 800 287 864 F Cfa correspondant à un taux de 12,97%. Les détails de ce projet ont été dévoilés ce jeudi 22 novembre par le ministre Sacca Lafia devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Ce crédit est réparti en dépenses ordinaires pour un montant de 35 778 278 000 F Cfa et en dépenses en capital à 3 140 071000 F Cfa. Les dépenses ordinaires comportent les dépenses de personnel estimées à 29 240 673 000 F Cfa en 2019 contre 27 745 280 000 FCFA en 2018, soit une augmentation de 1 495 393 000 F Cfa correspondant à un taux de 5,39%. Cet accroissement est dû à la prise en compte des avancements de grades du personnel du ministère et de l’incidence financière induite par la mise en application du décret 2016-137 portant statuts particuliers des corps des personnels de l’ex-Police nationale, renseigne le document présenté par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Les achats de biens et services sont évalués à 3 593 585 000 F Cfa en 2019 contre 2 185 609 864 F Cfa, soit une augmentation de 1 407 975 136 F Cfa correspondant à un taux de 64,42%. Cette augmentation traduit la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de travail des agents de la Police républicaine à travers une amélioration du budget de fonctionnement. Les transferts courants, les subventions, les charges communes et le budget d’équipement socio-administratif ont été également passés au peigne fin par le ministre Sacca Lafia et la commission budgétaire.

Alassane Séïdou évoque les grands travaux routiers

63 milliards F Cfa dont 3,5 milliards 500 pour le fonctionnement et le reste pour l’investissement. C’est le montant du projet de budget du ministère des Infrastructures et des Transports pour 2019 présenté aux députés ce jeudi 22 novembre, par le ministre Alassane Séïdou. « Les réalisations qui sont prévues pour 2019 n’ont rien à voir avec ce budget puisqu’au niveau du ministère des Infrastructures et des Transports la plupart de nos projets sont sur préfinancement direct ou sur financement des partenaires», précise le ministre. Alassane Séïdou explique que le budget national intervient souvent pour le dédommagement des riverains pour libérer les emprises et pour réaliser les études. Par rapport aux grands projets prévus, Alassane Séïdou informe qu’il y a beaucoup qui sont déjà en cours de réalisation et beaucoup d’autres projets qui vont démarrer à partir de 2019. Pour les projets qui sont en cours de réalisation, il cite notamment la route Djougou-Bassila et Savalou - Dassa ; la route Natitingou- Boukoumbé-Korontière ; la route des pêches première phase, c’est-à-dire de Cotonou jusqu’à Adounko; la route Toffo-Lalo-Djidja-Abomey et les bretelles et autres. Les projets qui restent à venir concernent notamment la route Banikoara-Kirimou frontière du Burkina Faso ; la route Bétérou-Tchaourou-Kassouala qui va démarrer d’ici un à deux mois puisque le financement est déjà bouclé, informe le ministre des Infrastructures et des Transports.

Les projets phares de Gaston Dossouhoui pour 2019

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, a également planché ce jeudi 22 novembre devant la commission budgétaire parlementaire. Il a présenté les grandes lignes de son budget projeté à la somme de 59, 751 827 milliards F Cfa. Ce budget est essentiellement consacré à l’opérationnalisation des structures de la réforme dans le secteur agricole et surtout pour mettre en œuvre les programmes filières qui sont prévus, a expliqué Gaston Dossouhoui. Au nombre des filières porteuses à haute valeur ajoutée, le ministre cite l’ananas, l’anacarde et les cultures maraîchères. Les filières conventionnelles comme le maïs, le riz, le manioc, le soja, l’aquaculture continentale, la filière lait, viande et œuf de table ne seront pas aussi du reste. Elles vont être portées à échelle en 2019. Il est prévu également les programmes transversaux comme la mécanisation de l’agriculture et l’irrigation pour garantir la réussite de ces différents projets, assure le ministre qui se dit très content de la réaction des députés qui souhaitent qu’il y ait encore plus d’attention sur certaines filières comme le palmier à huile, les recettes à l’exportation et le réinvestissement des taxes perçues pour promouvoir la recherche agricole.

Le médiateur de la République plaide pour la hausse de son budget

« Nous venons de présenter le projet de budget du médiateur de la République, gestion 2019 qui s’élève à 412 367 000 F Cfa », a déclaré à la presse ce jeudi 22 novembre, le directeur de cabinet du médiateur de la République, Zourkanéyni Toungouh, à la sortie de la séance de travail avec la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Selon lui, ce budget a connu une légère augmentation de 5,37% par rapport à l’année 2018 qui s’établit à la somme de 391 350 000 F Cfa. « Cette augmentation n’est pas substantielle et du coup, cela ne va pas permettre au médiateur de la République d’atteindre ses objectifs», relève le directeur de cabinet qui a fait l’exercice budgétaire en lieu et place du médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun en fin de mandat. Zourkanéyni Toungouh note par ailleurs que le budget 2019 de son institution sera utilisé par le prochain médiateur de la République qui va certainement prendre la tête de l’institution d’ici là. « Il est fort possible que ce nouveau médiateur de la République ait de nouvelles ambitions. Or, si le projet de budget est maintenu tel qu’il est présenté, cela ne va pas lui permettre d’avoir les coudées franches pour pouvoir engager avec une véritable détermination les actions fondamentales qu’il aurait souhaitées », observe-t-il. De toutes façons, Zourkanéyni Toungouh dit avoir fait des propositions aux députés dans le sens de l’augmentation du budget, comme cela a été d’ailleurs le cas les années antérieures, afin de permettre à l’institution de faire face à ses multiples charges.

Actualités 23 nov. 2018


Revue du programme de coopération Bénin-Pnud: Bilan et perspectives pour 2019
[caption id="attachment_31516" align="alignnone" width="1024"]Le discourt d'ouverture du SGM KANHOUNOU Norbert[/caption]

Le secrétaire général du ministère du Travail et de la Fonction publique, Norbert Kanhounon, a procédé, ce jeudi 22 novembre à l’Infosec de Cotonou, au lancement de la troisième revue trimestrielle 2018 de la composante « Gouvernance, participation et décentralisation » du programme de coopération Bénin-Pnud 2014-2018.

Faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la deuxième revue trimestrielle 2018, des activités réalisées au cours des neuf derniers mois de l’année et des résultats atteints, puis faire le tour des problèmes rencontrés, partager les expériences acquises et les enseignements tirés de la mise en œuvre des Plans de travail annuel (Pta) au titre des trois trimestres de l’année 2018. Tel est l’objectif assigné à la troisième revue trimestrielle 2018. Le secrétaire général du ministère du Travail et de la Fonction publique, Norbert Kanhounon, explique que cette revue qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du mécanisme de suivi-évaluation du programme de coopération Bénin-Pnud, est capitale pour une réflexion critique sur les actions et résultats des projets. «C’est une opportunité de partager avec l’ensemble des acteurs, le point des progrès enregistrés vers les objectifs de promotion de la bonne gouvernance au Benin», affirme-t-il. 

Nobert Kanhounon poursuit que la revue permettra de tirer les grandes leçons de la mise en œuvre des différents projets en vue de l’affinement des réflexions futures à partir de 2019. « Il est urgent de finaliser le package d’actions pour faire face aux défis identifiés en vue de la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance », a-t-il déclaré. Le secrétaire général du ministère du Travail et de la Fonction publique insiste sur le fait que le présent exercice permettra de capitaliser les forces et de traduire les faiblesses en mesures ou actions nouvelles pour le cycle de coopération prochain.
Le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), Adama Bocar Soko, a salué les efforts réalisés au cours du troisième trimestre de l’année 2018 avant d’insister sur les activités programmées au titre du quatrième trimestre. « Les résultats qui sortiront de cette revue détermineront la performance des projets de la composante au 31 décembre 2018 », indique Adama Bocar Soko.

Actualités 23 nov. 2018


Usage du numérique dans l’agriculture: Acma2 outille des jeunes leaders d’Adjohoun et des Aguégués

Une trentaine de jeunes leaders spécialisés dans l’agriculture et la transformation agricole des communes d’Adjohoun et des Aguégués suivent à Porto-Novo, depuis lundi 19 novembre dernier, une formation sur le thème : « Usage du numérique dans l’agriculture». Le séminaire est organisé à leur intention par le programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin, phase 2 (Acma2) financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas.

Le numérique présente une mine d’opportunités pour les acteurs du secteur agricole. Il constitue un outil puissant pour le développement de leurs activités et surtout pour leur positionnement sur les marchés national et international à travers les publicités et les ventes en ligne. C’est conscient de cette 

réalité que le programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin, phase 2 (Acma2) a initié une formation à l’intention de certains jeunes leaders d’Adjohoun et des Aguégués. Une trentaine, les participants, spécialisés dans l’agriculture et la transformation agricole ont été outillés sur l’usage du numérique et les technologies de l’information et de la communication (Tic). Pendant cinq jours, ils se sont familiarisés avec les Tic et l’exploitation qu’ils peuvent en faire pour relancer et développer leurs activités au niveau de leurs secteurs. Ils ont été formés à la création d’un compte gmail et à l’utilisation des réseaux sociaux tels que Facebook, WhatsApp, Tweeter et autres. Ces différentes applications visent à permettre aux jeunes leaders d’exploiter toutes les potentialités de ces réseaux pour le développement de leurs activités et d’avoir accès aux marchés rémunérateurs sur les plans national, régional et l’international à travers la publicité et la vente en ligne des produits.
Selon le formateur Jeunes/Ntic à Acma2, Ben Vital Kpanou, cette formation fait suite au constat que les jeunes, la frange de la population la plus active pouvant mieux contribuer au développement du secteur agricole, n’ont pas souvent accès à l’information de qualité. Le numérique peut bien permettre de corriger ce déficit d’accès à l’information, estime Ben Vital Kpanou. C’est tout l’intérêt de cette formation visant à permettre aux jeunes leaders d’avoir de bonnes informations à travers une bonne utilisation des applications numériques. Ils ont été aguerris sur les différentes mesures et méthodes pour avoir accès à l’info numérique. Acma2, à en croire le formateur Jeunes/Ntic, ne va pas s’arrêter à l’étape de la formation. Le programme prévoit la mise en place d’un système d’information et de formation technique basé sur le numérique. «Avec cette formation, ces jeunes auront plus de facilité à utiliser ces plateformes numériques pour développer davantage leurs activités et avoir des marchés rémunérateurs», assure Ben Vital Kpanou. Il invite les participants à partager les enseignements reçus avec leurs collègues dans leurs communautés respectives. Raoul Lètchédé, formateur principal de Blolab, en charge de la formation théorique et pratique, estime appréciable le niveau des participants qui n’ont pas eu trop de problème pour assimiler les enseignements. Ils étaient presque tous familiers de certaines applications du numérique avec leurs portables intelligents. Raoul Létchédè a reconnu ne leur avoir apporté que quelques précisions pour un bon usage des Tic dans l’agriculture.
Rébecca Edidi, productrice d’huile de palme à Adjohoun, se réjouit de cette opportunité de formation que lui a offerte Acma2. Elle promet d’en faire un bon usage pour ses activités, notamment pour attirer la clientèle et la vente en ligne. La même satisfaction est partagée par Jérôme Zannou-Tchoko, pisciculteur dans les Aguégués qui est convaincu de pouvoir améliorer son chiffre d’affaires grâce aux notions reçues au cours de la formation.

Actualités 23 nov. 2018


AVIS DE RECRUTEMENT – Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB)

RESPONSABLE DE PROGRAMME MODERNISATION
CHEF DE PROJET PROGRAMMATION ET CONTENUS
CHEF DE PROJET PRODUCTION ET MATERIELS
CHEF DE PROJET MARKETING ET DEVELOPPEMENT COMMERCIAL

Lieu d’affectation : Cotonou (Bénin) -Durée du contrat : 02 ans–renouvelable -Disponibilité : immédiate

Envoyez votre candidature (CV, lettre de motivation et références) à contact@acoe-hr.com

L’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB), établissement audiovisuel de service public, a pour mission d’informer, d’éduquer et de divertir par des émissions radiophoniques et télévisuelles qui cadrent avec les besoins réels du téléspectateur et de l’auditeur. Les avancées technologiques ajoutées à la migration vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT) ont engendré plusieurs mutations dans le domaine de la communication et notamment la communication audiovisuelle.

En effet les métiers sont désormais séparés, les organes de radio et de télévision connaissent de profondes réformes sur les plans juridique, organisationnel et statutaire. C’est aussi le cas de l’ORTB qui ne saurait échapper à ce phénomène mondial et pour lequel des actions ont débuté depuis quelques années pour préparer ces réformes inéluctables qui, à terme, lui permettront de mieux assurer sa mission. Force est de constater qu’aujourd’hui, les équipements et les processus ne répondent plus efficacement aux exigences actuelles en termes de production, post-production, diffusion, stockage et archivage. C’est donc pour cette raison qu’une modernisation s’impose et devra permettre une amélioration significative de de la qualité technique des programmes.

Depuis mai 2016, une nouvelle équipe dirigeante s’est donné pour mission de restaurer l’intérêt des auditeurs et téléspectateurs vis-à-vis des programmes radiophoniques et télévisuelles de l’ORTBà travers l’amélioration de la qualité des contenus soutenus par les nouvelles technologies. Afin de lui permettre de continuer d’être la vitrine du Bénin et de bien tenir sa place de service public dans l’environnement très concurrentiel de l’audiovisuel numérique.

Dans ce cadre, l’ORTB recherche une équipe d’excellence équipe composée :

d’un Responsable de Programme Modernisation de l’ORTB (RPM-ORTB)
d’un Chef de Projet Programmation et Contenus (CPPC)
d’un Chef de Projet Production et Matériels (CPPM)
d’un Chef de Projet Marketing et Développement (CPMD)
et, en capacité d’avoir impérativement d’avoir les aptitudes suivantes :

Développement rapide des compétences
Gestion de projets
Écoute, polyvalence et communication
Orientation client et résultats
Animation et motivation d'équipes
Esprit d'initiative et proactivité
Aisance rédactionnelle et orale
Anglais de bon niveau
Agile dans les environnements de l’audiovisuel numérique

Responsable de Programme Modernisation de l’ORTB (RPM-ORTB)

Sous l’autorité du Directeur Général de l’ORTB, ce professionnel est le Chef d’équipe du Programme modernisation et porte la responsabilité d’une mise en œuvre réussie dudit programme. Il sert d'interface entre les différents acteurs qui contribuent au programme – l’ORTB, le Ministère de l’Économie Numérique et de la Communication, les prestataires, les structures de formation et autres parties prenantes.

Le RPM-ORTB doit avoir une excellente connaissance et une expérience avérée du secteur de l’audiovisuel et des nouveaux usages et une bonne maîtrise des méthodologies de production TV. Il doit avoir une capacité d’analyse technique et être capable de faire des commentaires critiques et constructifssur les projets de production et de développement.

Les principales responsabilités du titulaire du poste sont de :

Procéder à la mise en place de l’équipe complète nécessaire à la mise en œuvre efficace et diligente du programme de modernisation. Sur approbation de l’autorité de tutelle, le RPM-ORTB pourra proposer au Directeur General de l’ORTB pour soumission à l’autorité de tutelle, le recrutement de ressources additionnelles, tout en privilégiant l’efficience dans la gestion des ressources

Sur la base du cadrage de la mission et des besoins exprimés, élaborer un plan détaillé de modernisation et une feuille de route, intégrant tous les volets pertinents d’un programme de modernisation et en vue d’atteindreles résultats attendus
Participer à l'élaboration des appels d'offres et autres spécifications nécessaires
Évaluer la faisabilité des propositions fournies par les potentiels prestataires
Piloter le programme en organisant, coordonnant et animant l'équipe projet, en rendant compte régulièrement selon des modalités et procédures définies
Proposer les modifications de l’organigramme et déclinaisons en fiches et profils de postes
Assurer la mise en place et une large appropriation de référentiels et de manuels de procédures et tout instrument de pilotage de la qualité
Suivre le calendrier de mise en œuvre selon un planning préalablement établi
Assurer la mise à disposition de moyens matériels, humains ainsi que financiers conformément au budget et cahier de charges
Assurer que la mise en œuvre du projet correspond au niveau de qualité attendu
Profil recherché :Diplôme universitaire en gestion et organisation, management, marketing, développement commercial, sciences politiques, sciences humaines.

Au moins 10 ans d’expérience dans le secteur de l’audiovisuel, avec une expertise ou bonne connaissance des métiers et des enjeux économiques du secteur
Au moins 05 ans d’expérience en gestion de projets complexes soit par leur taille, budget, complexité fonctionnelle ou technique
Connaissance des moyens techniques de fabrication (tournage, infographie, son, montage ou ..)
Capacité d’analyse d’un projet artistique sous un angle de la gestion de production et des coûts
Chef de Projet Programmation et Contenus (CPPC)

Sous l’autorité du Responsable du Programme de Modernisation, ce professionnel contribue largement à la réussite des aspects du programme de modernisation relatifs à la programmation, à la production, à la gestion des équipements et aux archives et à la documentation.

Le CPPC doit établir une stratégie globale de programmation avec une vision sur les trois prochaines années qui déterminera notamment la mise en chantier des programmes à produire ou à acheter et les futures grilles de programmes à mettre en place. Le CPPC est également chargé d’assurer le suivi de fabrication des programmes, de leur conception à leur diffusion, aux niveaux artistique, technique, budgétaire, marketing et juridique.

Le CPPC doit avoir une excellente connaissance et une expérience avérée du secteur de l’audiovisuel, et des nouveaux usages et une parfaite maîtrise des méthodologies de production radio, TV et nouveaux médias. Il doit être créatif et force de propositions.

Les principales responsabilités du titulaire du poste sont de :

Évaluer les contenus et la grille des programmes existants

Assurer la sélection des projets/propositions de programmes
Donner des orientations sur la fabrication de contenus et programmes en vue de leur diffusion
Organiser les acquisitions de droits et de contenus auprès des producteurs et distributeurs de programmes
Assurer la veille concurrentielle autour des programmes
Contribuer aux modifications de l’organigramme et déclinaisons en fiches et profils de postes
Contribuer à la mise en place et à la vulgarisation de référentiels et de manuels de procédures et tout instrument de pilotage de la qualité
Déterminer les écarts d’expertises et établir le planning et contenu des formations
Mettre en place les procédures adéquates pour une bonne constitution et gestion des archives et de la documentation
Profil recherché :

Diplôme universitaire en gestion et organisation, management, marketing, développement commercial, sciences politiques, sciences humaines.

Au moins 10 ans d’expérience dans le secteur de l’audiovisuel, avec une connaissance professionnelle de programmes audiovisuels, ainsi que des enjeux économiques y relatifs
Excellente connaissance des outils et logiciels numériques, notamment les outils et logiciels de programmation
Sensibilité artistique et capacité à travailler qualitativement dans l’urgence

Chef de Projet Production et Matériels (CPPM)
Sous l’autorité du Responsable du Programme de Modernisation, ce professionnel contribue à la réussite des aspects du programme de modernisation relatifs à la production, à la gestion des équipements et des archives, et à la documentation.

Le CPPM doit réaliser l’évaluation des matériels et équipements de l’Office et sur la base des besoins et des perspectives de développement, contribuer à établir une stratégie globale d’acquisition de matériels modernes, avec une vision sur les trois prochaines années qui déterminera notamment la quantité et les spécifications des équipements à acquérir.

Le CPPM doit avoir une excellente connaissance et une expérience avérée du secteur de l’audiovisuel, et des nouveaux usages et une parfaite maîtrise des méthodologies de production radio, TV et nouveaux médias. Il doit être créatif et force de propositions.

Les principales responsabilités du titulaire du poste sont de :

Évaluer les procédures de production de contenus audiovisuels, et numériques en général

Conduire la mise en œuvre des activités spécifiques à la production et retransmission (reportages et émissions, documentaires, journaux d’actualités, retransmissions de directs etc.)
Analyser les contraintes techniques et en ressources humaines liées à la production et retransmission des programmes
Identifier et évaluer les prestataires appropriés, gérer les équipes d’intervenants (internes et externes)
Analyser les projets de production pour déterminer les moyens techniques, humains et financiers à mettre en œuvre
Contribuer aux modifications de l’organigramme et déclinaisons en fiches et profils de postes
Contribuer à la mise en place et à la vulgarisation de référentiels et de manuels de procédures et tout instrument de pilotage de la qualité
Déterminer les écarts d’expertises et établir le planning et contenu des formations
Établir un planning de production et organiser la mise à disposition des moyens de production
Organiser et coordonner le personnel technique et artistique nécessaire à la production
Organiser la gestion durable des équipements
Contribuer à la mise en place les procédures adéquates pour une bonne constitution et gestion des archives et de la documentation
Profil recherché :

Diplôme universitaire en gestion et organisation, management, marketing, développement commercial, sciences politiques, sciences humaines.
Au moins 10 ans d’expérience dans la production audiovisuelle, avec une expertise ou bonne connaissance des moyens techniques de fabrication (tournage, infographie, son, montage ou postproduction...), ainsi que des enjeux économiques y relatifs
Excellente connaissance des matériels, de leurs usages et spécificités
Bonne culture audiovisuelle (vidéo, publicité, musique, cinéma, etc.) et un intérêt majeur pour les nouvelles technologies et les nouveaux médias
Sensibilité artistique et capacité à travailler qualitativement dans l’urgence
Bonne capacité d’adaptation

Société 23 nov. 2018


Appui au renforcement des institutions dans le secteur agricole: L’Union européenne met à la disposition du Bénin 4,6 milliards F Cfa

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement du secteur agricole au Bénin, l’Union européenne et l’Agence belge de coopération au développement (Enabel) ont signé une Convention de mise en place d’un dispositif de dialogue entre les acteurs. La cérémonie de signature de ladite convention a eu lieu, hier jeudi 22 novembre, à la Délégation de l’Union européenne à Cotonou, en présence du directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Bonaventure Kouakanou.

L’Union européenne fait un geste en complément à l’appui budgétaire sectoriel qu’elle accorde au Bénin, dans le cadre du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Padsa). A la faveur de la signature avec l’Agence belge de coopération au développement (Enabel) d’une Convention de mise en place d’un dispositif de dialogue entre les acteurs du secteur agricole, elle accorde au Bénin un appui de 4,6 milliards F Cfa. 

A cette occasion, l’ambassadeur du Royaume de Belgique près le Bénin, Xavier Leblanc, a rappelé que l’Appui au renforcement des institutions du secteur agricole (Arisa) est un projet qui vise à appuyer la mise en œuvre de la réforme sectorielle initiée par le gouvernement du Bénin. En vue de faciliter le processus de transition et d’opérationnalisation de partage de fonctions entre acteurs dans le contexte du secteur agricole via deux domaines. Le premier, indique-t-il, est le renforcement des capacités des structures opérationnelles déconcentrées et décentralisées, et le second, l’appui aux filières prioritaires dans leur structuration en interprofession et dans l'adoption de leurs plans d’actions.
Pour le chef de la Délégation de l’Union européenne au Bénin, Olivier Nette, cette signature de convention témoigne de l’engagement solide de son institution et de la Belgique dans le cadre de la coopération Ue-Bénin, dans un secteur clé de l'économie béninoise à savoir, l’agriculture. En 2017, rappelle le chef de la Délégation de l’Ue, le secteur agricole à lui seul a contribué à plus de 20% au Produit intérieur brut (Pib) et constitue la principale source de devises du pays. Plus important encore, souligne-t-il, 50% des Béninoises et des Béninois dépendent de ce secteur pour leur emploi.
Olivier Nette estime qu’aider ce secteur à mieux faire et à être plus au service des différents acteurs, c’est aider le plus grand nombre de citoyens du pays. Et c’est ce que vise Arisa qui a fait l’objet de la signature d'une convention hier.
« La part active que nous avons prise dans la formulation de ce projet d’appui au renforcement des institutions publiques et du secteur privé dans le secteur agricole au Bénin, est le reflet de notre ferme volonté de voir concrétiser les cinq domaines de l’appui complémentaire du Padsa », se réjouit le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Bonaventure Kouakanou. Pour lui, les importantes réformes institutionnelles engagées dans le secteur agricole visent à recentrer les services de l’Etat dans leurs rôles régaliens et à contribuer à stimuler l’initiative privée qui, en particulier, devrait assurer les fonctions de conseils, de fournitures d’intrants, de production, de transformation et commercialisation.
Le directeur de cabinet a par ailleurs rassuré que le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche jouera sa partition et apportera tout le soutien nécessaire à sa portée pour que cette intervention nécessaire soit couronnée de succès.

Actualités 23 nov. 2018


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