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Nouvelles

«Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine» : Focus sur l’arsenal juridique renforcé au Bénin
Dans son message rendu public, hier mardi 1er février, en prélude à la célébration de la Journée internationale «Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine», la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a insisté sur le respect de la loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe. La loi N° 2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme en République du Bénin vient renforcer l’arsenal juridique contre les mutilations génitales féminines. C’est ce qu’a fait savoir la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, dans son message en prélude à la célébration de la Journée internationale «Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine». Elle ajoute que cette nouvelle loi vise à décourager les récidivistes. En effet, malgré les dispositions législatives et les différentes actions de sensibilisation, le mal persiste. A en croire la ministre Véronique Tognifodé, cet état de choses a amené le législateur à corriger les insuffisances pour donner une nouvelle dimension à la lutte contre les mutilations génitales féminines. « Quiconque a pratiqué sur une personne de sexe féminin toute mutilation génitale ou toutes autres opérations concernant ses organes, est puni d’un emprisonnement de six (06) mois à trois (03) ans et d’une amende de cent mille (100 000) francs Cfa à deux millions (2 000 000) de francs Cfa », relève la ministre des Affaires sociales. Des dispositions corsées Toute sorte d’intervention qui inclut l’ablation totale ou partielle ou la lésion des organes génitaux externes pour des raisons culturelles, religieuses et non thérapeutiques, est punie par la loi 2021-11 du 20 décembre 2021. « Lorsque la mutilation génitale est pratiquée sur une mineure, le coupable est puni d’un emprisonnement de trois (03) ans à cinq (05) ans et d’une amende de cinq cent mille (500 000) à trois millions (3 000 000) de francs Cfa», stipule le législateur dans la loi N° 2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme en République du Bénin. Les nouvelles dispositions ne font aucune grâce aux auteurs de mutilation génitale. Pour preuve, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance rappelle : « En cas de décès de la victime, l’auteur est puni de la réclusion criminelle de 10 ans à 20 ans et d’une amende de 1 million à 5 millions de francs Cfa… ». Saisissant donc l’occasion de la célébration de la Journée internationale «Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine», Véronique Tognifodé a exhorté à l’observance rigoureuse des dispositions de la loi 2021-11 du 20 décembre 2021 et à la dénonciation immédiate aux autorités compétentes, des auteurs et complices de mutilations génitales féminines. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Santé 02 févr. 2022


Dynamique de la Covid-19 en Afrique subsaharienne : Les grandes lignes de la recherche scientifique au Bénin
Dans le cadre du projet « African life story of Covid-19 », les chercheurs béninois ont dévoilé, à l’Institut régional de santé publique, ce mardi 1er février 2022, les fruits de leurs travaux sur le thème : «Dynamique de la Covid-19 au Bénin : défis et perspectives ». Les chercheurs de l’Institut régional de santé publique (Irsp) ont soumis les fruits de leurs travaux de recherche sur la dynamique de la Covid-19, à l’appréciation de leurs pairs de l’espace Cames. Par visio-conférence et en mode présentiel à l’Irsp, les experts ont été renseignés sur les stratégies et résultats de la riposte à la Covid-19 au Bénin; les facteurs associés à travers une étude comparative cas-témoin; le degré d’implémentation des mesures de lutte dans la commune de Ouidah ; et l’impact de la maladie sur l’utilisation des services de soins dans un centre de santé intra cordon sanitaire à Cotonou. Les chercheurs ont également travaillé sur les déterminants de l’acceptation des mesures de prévention, les effets sociaux de la pandémie, et les stratégies de résilience associées dans la commune d’Abomey-Calavi, sans occulter l’hésitation vaccinale. Ils sont parvenus à diverses conclusions au terme des travaux dirigés par les professeurs Roch Houngnihin, Charles Sossa, Dr Ange Dossou, Marius Kêdoté et cie. La climatisation, un facteur de risque De l’étude comparative de personnes atteintes et de personnes non atteintes de la Covid-19, on retient que l’absence ou l’utilisation d’un dispositif inadéquat de lavage des mains (sans savon) à l’entrée du domicile expose à un risque presque deux à cinq fois plus élevé de contracter la Covid-19. Aussi, l’utilisation permanente de la climatisation sur les lieux de travail, la connaissance insuffisante des mesures de protection, la méconnaissance de la période d’incubation du coronavirus, exposent à un risque significativement plus élevé de contracter la maladie. De l’impact de la pandémie sur l’utilisation des services de santé et les réactions sociales induites par la riposte, il ressort que le contrôle par les agents de la police républicaine dans les lieux publics ou de regroupements, la vérification du nombre de personnes à bord des véhicules, ont été déterminants pour le respect des mesures de prévention. Par conséquent, la suspension de la répression a entraîné un retour aux anciennes habitudes. Selon les travaux du Dr Géraud Padonou, la pandémie a également entraîné l’augmentation significative du nombre de femmes venues en consultation prénatale et la baisse significative du nombre de cas recensés de paludisme et de femmes enceintes venant pour la vaccination antitétanique dans un centre de santé situé dans la zone du cordon sanitaire. Les travaux relèvent d’autre part la baisse significative du nombre d’infections respiratoires aigües et de maladies diarrhéiques dans un centre de santé situé en dehors de la zone du cordon sanitaire. Au plan socioéconomique, la crise sanitaire a provoqué une exacerbation des pratiques d’automédication, une accentuation de l’isolement physique et social, une frustration liée aux conditions restreintes de tenue des funérailles… Les populations ont d’ailleurs développé des stratégies de résilience comprenant le recours à la pharmacopée, la prise de traitements préventifs, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, la réduction des heures de travail du personnel et de la masse salariale de même que l’accentuation des mesures d’hygiène dans les locaux. « Ces résultats permettent de mieux appréhender la Covid-19 au Bénin…», a déclaré le directeur de l’Institut régional de santé publique (Irsp), Professeur Luc Salako Djogbénou. Santé 02 févr. 2022


3e congrès extraordinaire du parti Moele-Bénin : Les bases du rayonnement politique consolidées
Le 3e congrès extraordinaire du «Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin» (Moele-Benin) tenu à Dassa les 29 et 30 janvier derniers, a été l’occasion pour les congressistes d’aborder plusieurs sujets et de prendre des décisions importantes en vue du rayonnement politique du parti. Pour le compte du 3e congrès extraordinaire du parti «Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin» (Moele-Bénin), les congressistes se sont penchés sur le Programme d’action du gouvernement 2021-2026 et le compte-rendu des travaux du 3e Conseil national du parti tenu à Azovè le 24 juillet 2021. Ils ont également procédé à la relecture et à l’amendement des textes fondateurs du parti (statuts et règlement intérieur) ; et à l’examen des résultats des travaux de traduction des textes du parti en dix langues parlées au Bénin. Pour ce qui est du premier point, les congressistes ont eu l’honneur de recevoir Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint du gouvernement qui leur a exposé le Programme d’action du gouvernement pour le quinquennat 2021-2026. Dans ses explications, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le Pag 2 est articulé autour de trois piliers avec 342 projets dont 153 nouveaux et 189 en cours au titre du Pag 1. Globalement, il a mis l’accent sur l’effort exceptionnel accompli par le gouvernement pour concrétiser les projets inscrits au Pag 1 couvrant la période 2016-2021. Les congressistes ont noté avec satisfaction que la relance de l’économie béninoise a été vigoureuse avec des investissements massifs dont la résultante est la création de nombreux emplois. Le PagII contribuera à accélérer la croissance économique par la consolidation des acquis du quinquennat précédent. Le secrétaire général adjoint du gouvernement a insisté sur le caractère hautement social du Pag II tout en précisant qu’il s’agit d’un social structuré et structurel. L’amélioration des conditions de vie par le social sera faite en tenant compte d’une donnée fondamentale qu’est la durabilité. Le leadership de Ayadji salué Abordant le compte-rendu des travaux du 3e Conseil national du parti, Juste Agnoro, secrétaire général du parti, a présenté de façon chronologique, les activités de Moele-Bénin au cours de l’année 2021. Ainsi, depuis la rentrée politique du parti le 23 janvier 2021 au centre Songhaï à Porto-Novo, diverses activités ont été menées jusqu’au parrainage de la 6e édition des Olympiades Bountou par le président Jacques Ayadji, en passant par le troisième conseil national à Azovè et la réception des déclarations officielles de ralliement de plusieurs personnalités et mouvements politiques. À ce sujet, les congressistes ont félicité le président du parti pour sa clairvoyance et son leadership avérés qui ont permis à Moele-Bénin depuis sa création, d’enregistrer dans ses rangs beaucoup de personnalités et mouvements politiques. Les congressistes ont également entériné l’élection intervenue au Conseil national d’Azovè, pour pourvoir aux postes vacants dans le Bureau politique national. L’une des étapes cruciales de ce congrès a été l’examen et l’adoption des modifications apportées aux statuts et règlement intérieur du parti. Ces modifications ont été proposées par le comité ad hoc créé à cet effet. Elles portent entre autres sur la suppression des coordinations départementales. Cette mesure vise essentiellement l’efficacité du travail politique de mobilisation, d’élargissement des bases et d’enracinement du parti sur l’échiquier politique national. Il y a aussi l’érection des circonscriptions électorales en coordinations. Ainsi, vingt-quatre (24) coordinations de circonscriptions électorales ont été créées à la place des délégations de circonscriptions électorales existantes qui ont été supprimées. Les congressistes ont aussi interdit le cumul de postes de coordonnateur d’arrondissement. La même interdiction vaut pour le cumul de postes au niveau des échelons inférieurs. Puis les montants des cotisations des membres ont été fixés en tenant compte de la position du militant ou de la militante dans les instances du parti. Ainsi, les membres du Bureau politique national et du Bureau départemental ainsi que les responsables des organes techniques payeront mensuellement au minimum deux mille francs Cfa, les membres des coordinations de circonscriptions électorales au minimum mille francs Cfa, les membres des coordinations d’arrondissement au minimum cinq cents francs Cfa et ceux des coordinations de villages et quartiers de ville au minimum deux cents francs Cfa. Gratitude au président Talon Nonobstant la cotisation des membres, les cadres du parti occupant des postes de responsabilité au niveau de l’État ou du secteur privé, membres d’institutions internationales, les opérateurs économiques membres du parti et tous autres membres dont les capacités financières le permettent, devront apporter conséquemment leurs soutiens financiers au parti. À l’unanimité des congressistes, les statuts et règlement intérieur du parti ont été modifiés avec l’élection d’un nouveau Bureau politique national. Abordant le dernier point du Congrès, le président Jacques Ayadji a invité le Renopal à présenter aux congressistes, les résultats de la mission qui lui a été confiée et concernant la traduction des textes (statuts et règlement intérieur), de la devise et du slogan du parti dans dix (10) langues parlées au Bénin. Ces langues sont le fongbé, le yoruba, l’adjagbé, le gengbé, le sahouègbé, le baatonu, le dendi, le ditamari, le fulfuldé et le lokpa. Il ressort de la présentation que la traduction est achevée au niveau de toutes les langues sauf le bariba, le sahouègbé, le gingbé, le yoruba qui sont en cours de finalisation. Les modifications des statuts et règlement intérieur intervenues au cours du présent Congrès seront prises en compte pour parfaire la mission que s’est assignée Moele-Bénin, celle d’être un parti proche de ses militants et des populations à la base. La traduction des textes du parti est donc une plus-value qui permettra aux militants et militantes de s’impliquer davantage et de transmettre le message politique en réduisant considérablement le fossé entre les politiques et les populations à la base. Au terme des assises, au regard des nombreuses transformations positives touchant tous les domaines de la vie des Béninois, le Congrès a adopté une motion de soutien et d’encouragement au président de la République et à son gouvernement. Ce faisant, les militants et militantes de Moele-Bénin ont réaffirmé leur engagement indéfectible aux côtés du président Patrice Talon. Actualités 02 févr. 2022


En fin de mission au Bénin : Patricia Mahoney fait ses adieux à Aurélien Agbénonci
Son séjour est arrivé à son terme. Patricia Mahoney, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis d’Amérique (Usa) est en fin de mission au Bénin après plus de deux ans passés au poste. Ce mardi 1er février, elle est allée faire ses adieux au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Plusieurs sujets ont meublé les échanges entre les deux personnalités qui ont notamment fait le tour d’horizon de la coopération bilatérale entre le Bénin et les Etats-Unis. Le ministre et son hôte se sont réjouis de la qualité des relations entre les deux pays qui partagent les mêmes valeurs, à savoir, la démocratie, la bonne gouvernance, la défense des droits humains, la promotion du genre pour ne citer que celles-là. Le chef de la diplomatie béninoise a, en outre, insisté sur les réformes en cours au Bénin depuis 2016 et la nécessité de poursuivre l’agenda de transformation du Bénin. Née le 10 février 1959 à Stamford, Patricia Mahoney est titulaire d’un master obtenu à l’Université de Hawaï et d’une licence décrochée à Harvard. Nommée à la tête de la représentation diplomatique de son pays au Bénin, elle a présenté ses lettres de créance au chef de l’Etat, Patrice Talon, le 4 juillet 2019 qui, par coïncidence, est aussi la date de célébration de la fête nationale de son pays. L’ambassadrice des Etats-Unis, en fin de mission, est polyglotte. En dehors de l’anglais, elle parle le français, le thaï, le népalais et le laotien. Avant sa nomination au Bénin, elle était directrice du bureau de l’Asie et Sud-Est et du Pacifique au département d’Etat de son pays. Elle a reçu plusieurs distinctions honorifiques aussi bien au département d’Etat que dans le milieu académique.   Actualités 02 févr. 2022


Atteinte des objectifs du Pag II au Maec : Les nouvelles directives notifiées au cabinet ministériel
A la faveur de la réunion spéciale du Comité de direction du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, vendredi 28 janvier dernier, le ministre Aurélien Agbénonci a fait part des nouvelles directives à l’équipe dirigeante de son cabinet pour l’atteinte des objectifs du Pag II. Qui va loin ménage sa monture, dit l’adage. Pas donc de temps à perdre. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, retrousse ses manches pour des performances élogieuses dans son département ministériel au moment du bilan de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Ainsi, après la nomination de nouveaux responsables au sein de son cabinet et à la tête du secrétariat général du ministère lors du Conseil des ministres du 26 janvier dernier, le chef de la diplomatie béninoise a présidé un Comité de direction (Codir) spécial, vendredi 28 janvier dernier. L’objectif de cette réunion est de présenter la nouvelle équipe aux membres dudit Comité. Ce fut alors un moment chaleureux et très convivial. Mais ce qui a capté l’attention de tout un chacun, c’est qu’au cours des échanges, Aurélien Agbénonci a exposé clairement les nouvelles directives à la jeune équipe dirigeante. A l’en croire, il s’agit de travailler efficacement pour l’atteinte des objectifs fixés par le Pag II, notamment les trois réformes et trois projets à mettre en œuvre. La nouvelle équipe a travaillé dans l’ombre de l’ancienne. Elle connaît déjà le contenu du Pag II et le chemin à emprunter pour l’atteinte des résultats escomptés. Néanmoins, la piqûre de rappel du ministre est importante d’autant qu’elle vient repositionner et galvaniser l’équipe. Palme au cabinet sortant L’engagement de l’équipe sortante a retenu l’attention du ministre Aurélien Agbénonci. Malgré les moments difficiles, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’atteinte des résultats du Pag I. L’autorité ministérielle leur sait gré des efforts et sacrifices qu’ils ont consentis. Ce vendredi, lors du Codir spécial, il a salué les mérites de l’équipe sortante pour l’avoir accompagné ces cinq dernières années. A l’en croire, cette équipe a abattu un travail formidable qui a permis au ministère de gagner en confiance et en crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers du Bénin. Mais pourquoi changer une équipe qui gagne ? D’après les explications du chef de la diplomatie béninoise, le renouvellement du cabinet répond à la dynamique des organisations. Et contrairement à ce à quoi beaucoup s’attendaient, Aurélien Agbénonci n’a pas importé des compétences pour constituer son nouveau cabinet. Il les a puisées dans les ressources humaines disponibles au niveau du ministère. En effet, au sein de la nouvelle équipe dirigeante, le ministre des Affaires étrangères a fait confiance aux jeunes de la maison diplomatie. Des jeunes réputés dynamiques, résilients et dignes de confiance, qui ont forgé leurs expériences aux côtés des plus expérimentés. Des têtes bien faites qui donnent des raisons au patron de la diplomatie béninoise d’espérer que les fruits tiendront la promesse des fleurs à l’heure du bilan. Actualités 01 févr. 2022


Ecole supérieure multinationale des Télécommunications : Le Bénin prend la présidence du Conseil des ministres
Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a pris part, vendredi 28 janvier dernier à Niamey au Niger, à la 6e session du Conseil des ministres de l’Ecole supérieure multinationale des Télécommunications (Esmt). A l’issue des travaux, Hassane Barazé Moussa, ministre nigérien de la Poste et des nouvelles Technologies de l’information du Niger, a passé le témoin à son homologue du Bénin qui conduira l’institution pour un mandat de deux ans. Le Bénin a été désigné pour succéder au Niger à la tête du Conseil des ministres de l’Ecole supérieure multinationale des Télécommunications (Esmt) lors de la 6e session de l’institution tenue, vendredi 28 janvier dernier à Niamey. Présente aux côtés de ses homologues du Niger et de la Mauritanie, Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a rappelé l’importance de cette école qui doit continuer d’être un pionnier dans son domaine. Pour elle, l’amélioration de la gouvernance demeure l’un des principaux défis qui s’imposent à l’Esmt pour accroitre ses performances. Elle reste convaincue qu’il faut renforcer les ressources d’enseignements et promouvoir l’excellence et la veille technologique au sein de cette école devenue un Centre d’excellence de l’Uit depuis 2000 et membre du Cames depuis 2006. A l’en croire, le Bénin jouera sa partition à la tête de cet organe dans un contexte où le secteur de l’enseignement supérieur devient de plus en plus compétitif, avec une forte adoption des technologies numériques et le développement de modèles économiques plus performants, aussi bien dans les établissements publics que privés. Avant de passer le témoin au Bénin, Hassane Barazé Moussa, ministre nigérien de la Poste et des nouvelles Technologies de l’Information, a dressé le bilan des réalisations ayant marqué son mandat. Pour lui, ces belles réalisations ne doivent pas occulter la situation financière « on ne peut plus difficile que vit notre école ». « Le développement du numérique constitue, en effet, l’une des priorités des programmes politiques de tous nos gouvernements, qui visent à faire de ce secteur un levier de croissance économique dans nos pays respectifs », a-t-il confié. En effet, le Conseil des ministres de l’Ecole supérieure multinationale des Télécommunications (Esmt) est chargé de fixer les grandes orientations de cette institution d’enseignement supérieur à caractère professionnel et universitaire dans le domaine du numérique créée en 1981, à l’initiative de sept pays d’Afrique de l’Ouest (le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo). C’est dans le cadre d’un projet du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), avec le soutien de l’Union internationale des télécommunications (Uit), et de la coopération française, canadienne et suisse. La Guinée Conakry a rejoint les membres fondateurs en 1998. Basée à Dakar, cette école a pour mission de « participer au développement des Télécommunications/Tic en fournissant des services de formation, de recherche, de conseil et d’animation technologique, en vue de contribuer au développement socio-économique de l’Afrique ». Société 01 févr. 2022


Ecole d’initiation théologique et pastorale : Les 77 initiés de la 3e promotion envoyés en mission
Au terme de deux années de formation, les étudiants de la troisième promotion de l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp) ont reçu leurs attestations, samedi 29 janvier dernier à Cotonou. A cette occasion, père Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’école a exhorté les 77 nouveaux initiés à devenir des témoins crédibles dans l’Eglise et dans le monde et à diffuser le bien partout afin de contribuer à transformer les mentalités. Outillés pour être des témoins crédibles dans une société qui a de plus en plus besoin d’hommes et de femmes droits, justes et cohérents, les étudiants de la troisième promotion de l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp) ont reçu leurs attestations, samedi 29 janvier dernier à Cotonou. « Semez à tout vent et répandez ce que vous avez reçu », a martelé père Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’Eitp, dans son adresse aux 77 nouveaux initiés avant de les féliciter pour le parcours entrepris à la suite du Christ. Convaincu que c’est quand le bien se diffuse qu’il atteint la masse et transforme les peuples, le directeur de l’Eitp exhorte les récipiendaires à être une trouée de lumière ou un faisceau de bien dans le monde actuel. «Ce que vous avez acquis n’est pas seulement pour vous mais aussi pour notre société, notre Eglise », a-t-il déclaré. Satisfaits des témoignages des nouveaux initiés, il les invite à poursuivre leur formation par des lectures personnelles, la culture religieuse et l’abonnement aux activités de l’école. C’est pourquoi, il les exhorte à la solidarité chrétienne qui, dit-il, doit être la force et le mode d’action de cette promotion constituée de 12 auditeurs, 8 habitués et 57 disciples d’Emmaüs. « Il ne s’agit pas d’un trophée, le plus important c’est le parcours entrepris ensemble à la suite du Christ », a-t-il indiqué. Remerciant la sœur Laetitia Abiou pour sa communication sur le thème : « Lectio divina : le sens du témoignage du chrétien d’aujourd’hui », le directeur de l’Eitp invite les nouveaux initiés à être des modèles dans leurs milieux de vie. Une marche à la suite du Christ C’est le lieu pour Narcisse Bah-Kpèvi, directeur académique de l’Eitp, de rappeler le sens de cette formation destinée à communiquer aux apprenants des aptitudes à la réflexion théologique et pastorale. Il pense que loin d’une course de vitesse encore moins de la conquête d’un diplôme ou d’un trophée, la formation à l’Eitp offre un parcours, propose une dynamique ouverte, une perspective de vue et une marche à la suite du Christ. L’objectif ultime, selon lui, est que le disciple d’Emmaüs ou tout ‘‘cheminant’’ de l’Eitp se retrouve résolument en marche de foi et compagnon authentique du Christ sur les routes de la vie. « Le cheminement qui est proposé est un parcours de vie de foi », a-t-il rappelé. Au nom de cette troisième promotion baptisée, Sainte Josephine Bakhita, Carlos Gildas da-Costa a témoigné sa reconnaissance à l’église du Bénin pour leur avoir permis de bénéficier de cette formation. A l’en croire, pendant les deux années d’initiation, ils ont reçu d’importantes notions à travers les différents modules de cours. C’est le lieu pour lui de saluer Monseigneur Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou pour avoir pris l’initiative de la création de cette école conformément au canon 386 du code du droit canonique au sein de son diocèse. Education 01 févr. 2022


Participation aux législatives prochaines : Un passage décisif pour la survie politique
Des partis politiques joueront leur survie lors des législatives de 2023. C’est une évidence au regard des dispositions de l’article 27 de la loi 2019-41 portant modification de la charte des partis politiques. Mais au-delà, un autre challenge pointe à l’horizon. La participation aux élections législatives de 2023 a tout l’air d’un impératif pour les formations politiques, notamment celles qui ont manqué le rendez-vous d’avril 2019. Quatre ans après la tenue des premières législatives sous la bannière de la réforme du système partisan, notamment avec la modification de la charte des partis politiques et du code électoral, une nouvelle épreuve se dresse devant ceux qui ont vocation au plan constitutionnel à animer la vie politique. S’il se dit dans les états-majors que l’eau a coulé sous le pont, il n’en demeure pas moins que les lois 2019-41 portant modification de la charte des partis politiques et 2019-43 portant code électoral sont toujours en vigueur et feront parler d’elles dans les prochains mois. D’une part à l’occasion des législatives de 2023, et d’autre part de la présidentielle de 2026, dont l’une des conditions de participation se jouera d’ailleurs lors des prochaines législatives pour certaines formations politiques. Un impératif à surmonter ! En ce qui concerne les législatives, le législateur a été on ne peut plus clair. « Les partis politiques sont tenus de participer aux élections législatives, communales et locales. Tout parti politique perd son statut juridique s’il ne présente pas de candidats à deux (02) élections législatives consécutives. La décision de retrait de l’enregistrement est prise par le ministre chargé de l’Intérieur et publiée au Journal officiel de la République du Bénin. Le recours en annulation contre la décision du ministre chargé de l’Intérieur est suspensif », stipule l’article 27 de la charte des partis politiques. Ainsi, à lui tout seul, cet article impose aux formations politiques ayant vu le jour dans le cadre de la réforme du système partisan, de se mettre au pas. Dans ce registre figurent des partis politiques se réclamant de l’opposition dont les Démocrates, la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), la Grande solidarité républicaine (Gsr), le Mouvement populaire de libération (Mpl) mais aussi quelques soutiens du chef de l’Etat à savoir le Parti du renouveau démocratique (Prd), et le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin). Les partis politiques Union progressiste (Up) et Bloc républicain (Br) sont pour l’instant à l’abri de cet impératif, du fait de leur participation aux législatives d’avril 2019. Un double challenge pour l’opposition Au-delà de la contrainte prescrite par le législateur à l’article 27 de la charte des partis politiques, les acteurs de l’opposition devront faire face à un double enjeu à travers leur participation aux législatives de 2023. D’abord, il s’agira de garantir leur survie mais ensuite de décrocher des parrains dans la perspective d’une participation à la présidentielle de 2026. Aller à la recherche d’un parrainage dans le camp adverse n’est pas chose aisée. Les acteurs de l’opposition pour la plupart l’ont d’ailleurs appris à leurs dépens lors de la présidentielle de 2021, qui a conduit à la réélection de Patrice Talon pour un second et dernier mandat constitutionnel. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les législatives de 2023 offrent l’occasion à ces acteurs en particulier, et aux partis politiques en général, de se repositionner, en vue des tractations qui aboutiront trois années plus tard, à la présidentielle de 2026. Une chose est certaine, la loi reste la loi. Et dans le cas d’espèce, l’article 41 de la loi 2019-43 portant code électoral est assez clair. «La déclaration de candidature comporte les noms, prénoms, profession, date et lieu de naissance ainsi que l’adresse complète du ou des candidats. Elle doit être accompagnée des parrainages recueillis sur les formulaires nominatifs mis à disposition des élus concernés par la Cena, pour les candidats à l’élection du président de la République ». Et c’est l’article 32 qui sera incisif : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République ou de vice-président de la République, s’il n’est dûment parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble des députés et des maires ». Si les partis politiques Union progressiste (Up) et Bloc républicain (Br) soutenant le chef de l’Etat ont pris l’avantage lors des législatives de 2019 et des communales de 2020, il revient cette fois-ci aux autres partis qui se sont longtemps lamentés, à tort ou à raison, sur leur sort, de prouver aux yeux de l’opinion leur capacité à ratisser large aux législatives de 2023. Et cela se jouera en cette année 2022. Actualités 01 févr. 2022


Campagne nationale de transhumance 2021-2022 : Les éleveurs fixés sur les modalités
Par rapport au déroulement de l’édition 2021-2022 de la campagne nationale de transhumance, les éleveurs savent désormais à quoi s’en tenir. En témoigne l’arrêté interministériel pris, mardi 25 janvier dernier et qui en a précisé les conditions. Conscient des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs auxquels la transhumance donne lieu, le gouvernement béninois a fait l’option de la gérer autrement. Ainsi, après le lancement, jeudi 23 décembre 2021 à Gogounou, du Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants (ProSeR), c’est un arrêté interministériel pris, mardi 25 janvier dernier, qui fixe les modalités de déroulement de la campagne nationale de transhumance 2021-2022. Cet arrêté signé par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui et ses collègues du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato et de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, précise en ses articles premier et deux, qu’il s’applique à la transhumance des troupeaux locaux établis sur le territoire national, à l’exclusion des troupeaux transhumants transfrontaliers. A l’exception des transhumants de l’Alibori qui peuvent descendre dans le Borgou, la transhumance se déroule à l’intérieur de chaque département, informe également l’arrêté. Dans les départements de l’Alibori et du Borgou, la campagne qui a démarré mardi 25 janvier dernier, prendra fin, dimanche 15 mai prochain. Prévue pour commencer lundi 31 janvier dans les départements de l’Atacora, de la Donga et des Collines, elle s’achèvera vendredi 15 avril prochain. Elle se déroulera du lundi 31 janvier au jeudi 31 mars prochain dans le reste des départements du pays, à l’exception du Littoral. Les élus locaux, les services déconcentrés du ministère en charge de l’Agriculture, ainsi que les organisations agropastorales ont été mobilisés pour les besoins de la cause. Ils sont appelés à veiller à la libération effective des couloirs et zones de pâturage. Par ailleurs, tout éleveur désireux de se déplacer avec son troupeau sur toute l’étendue de la zone géographique définie, doit disposer au préalable d’un certificat national de transhumance. Cette pièce doit préciser l’itinéraire à suivre par le troupeau au cours de son déplacement, sans oublier les points d’arrêt. Tout troupeau surpris sur le territoire national, en dehors des zones autorisées ou dont l’éleveur ne serait pas détenteur d’un certificat, informe l’article 5 de l’arrêté, sera systématiquement refoulé dans sa localité d’origine par les agents des services de l’élevage appuyés par les forces de défense et de sécurité. Sont également interdits sur toute l’étendue du territoire, le pâturage et les déplacements nocturnes des troupeaux. Il en est de même pour la transhumance dans les réserves de faune, les forêts classées, les périmètres de reboisement et autres aires protégées. Toutefois, la transhumance peut s’effectuer dans les espaces spécifiquement dédiés aux activités pastorales tels que prescrits par le plan d’aménagement de ladite aire protégée. Enfin, le port d’une arme à feu est interdit aux éleveurs. Ils ne doivent également pas détenir des stupéfiants, ou en faire usage. Actualités 01 févr. 2022


Remise de charte au ‘’Lions club Cotonou constellation’’ : De nouveaux ‘’Lions’’ s’engagent pour des actions humanitaires
Le ‘’Lions club Cotonou constellation’’ fait désormais partie de la grande famille du ‘’Lions club international District 403 A4’’. Les nouveaux membres au nombre de 23 ont reçu officiellement, samedi 29 janvier dernier, l’acte de naissance dudit club au cours d’une cérémonie d’intronisation. « Conscient que les buts du ‘’Lions international’’ correspondent à mes aspirations personnelles et dûment instruit par mon parrain des règles de conduite et des objectifs des Lions, je m’engage librement et solennellement à prendre connaissance des statuts internationaux comme de ceux qui régissent la vie du District et du club… », c’est par ce serment que les nouveaux membres ont été reçus officiellement dans le ‘’Lions club international District 403 A4’’. Le nouveau club est parrainé par le ‘’Lions club Ekpè aqua marina’’ la cérémonie a été marquée par deux temps forts à savoir l’intronisation des nouveaux ‘’Lions’’ et la remise officielle de charte. Ainsi, ils ont, conformément à la réglementation sur l’admission de nouveaux membres, reçu leurs insignes, symbole de bonté et de service. Jeannot Agboton, gouverneur du ‘’Lions club international district 403 A4, s’est réjoui de l’heureux aboutissement de cette intronisation. Il affirme que la charte remise aux nouveaux membres représente leur acte de naissance et qu’ils se doivent de la garder jalousement. «Cette charte invite les membres du ‘’Lions club Cotonou Constellation’’ à des droits et obligations. Je voudrais tout simplement vous dire d’en faire bon usage. », recommande-t-il. Jeannot Agboton reste convaincu que les nouveaux ‘’Lions’’ vont davantage œuvrer pour le social. Aristide Yaï, président fondateur du ‘’Lions club Cotonou constellation’’, après avoir reçu ses attributs dont la cloche, la charte et le maillet, n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude au ‘’Lions club international’’. Il explique qu’une constellation est un groupe d’étoiles voisines dans le ciel auquel appartient chaque membre. Il promet que le ‘’Lions club Cotonou constellation’’ fera rayonner davantage le ‘’District 403 A4’’ dans le ciel du lionisme. « C’est alors un grand honneur pour moi, en tant que président fondateur, d’accepter cette charte. Nous acceptons pleinement notre responsabilité envers le ‘’Lions club international’’ », fait-t-il savoir. Au nom de son club, Aristide Yaï promet de travailler en équipe et dans un esprit de camaraderie avec les autres ‘’Lions’’ et s’engage résolument pour le développement de son club. Il annonce qu’avant la fin de son mandat, le ‘’Lions club Cotonou constellation’’ en partenariat avec les clubs du District et les Organisations non gouvernementales, réalisera des actions humanitaires en adéquation avec les causes prioritaires du ‘’Lions club international’’. Il s’agit, à l’en croire, d’une campagne de dépistage ophtalmologique, la prise en charge partielle de 30 patients pour un traitement de la cataracte suivi de la fourniture de verres médicaux. Il cite également la campagne de plantation de 50 cocotiers sur la bande maritime de Cotonou en collaboration avec le ministère du Cadre de vie et autres. Tout en remerciant tous les ‘’Lions’’ présents à cette cérémonie, Folachadé Issifou, porte-parole des nouveaux ‘’Lions’’, a promis de porter, en qualité de serviteur, très haut le flambeau du club. Elle rassure de leur grande volonté à pérenniser l’œuvre du club parrain. « C’est pour cela que nous voudrions impliquer chacun à nous porter et pourquoi pas, à nous transporter dans l’élan de nos œuvres et actions », indique-t-elle. Société 01 févr. 2022


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