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Nouvelles

Biodiversité : Une étude révèle comment les moustiques communiquent
Une étude du système de détection acoustique des moustiques pourrait éclairer les approches d’éradication du paludisme. Les travaux publiés dans la revue Science Advances et repris, le 24 janvier 2022, par la revue Nature Africa révèlent que l’acoustique est importante dans le processus d’accouplement du vecteur. L’étude a montré que l’horloge biologique du moustique anophèle assure non seulement une synchronisation étroite entre l’activité sexuelle du mâle et de la femelle, mais contribue également à affiner le système de détection acoustique des mâles. Le chercheur principal, Joerg Albert, professeur de biologie sensorielle et de biophysique à l’Institut de l’oreille de l’University College London, a déclaré à Nature Africa que « le mâle écoute la femelle et la poursuit après son faible flash. Si le mâle ne peut pas entendre la femelle, il n’y aura pas de copulation ni de reproduction». Ainsi, l’ouïe est un sens crucial pour la biologie et la reproduction des moustiques. Le chercheur a noté que l’audibilité est importante pour les moustiques car ils ne copulent pas et ne se reproduisent pas isolément en paires individuelles mais en très grands essaims. Selon l’étude, en augmentant à 1,5 fois la tonalité de vol des femelles, les mâles améliorent l’audibilité des femelles, en particulier au moment de l’essaim. « Ces essaims peuvent être des milliers ou plus de mâles et seulement quelques dizaines de femelles. La tâche du mâle est donc de remarquer qu’il y a une femelle présente dans l’essaim et en même temps, le son n’est pas noyé par les tonalités de centaines de milliers d’autres mâles », a-t-il déclaré à la revue Nature Africa. Environnement 27 janv. 2022


Oms : La réélection du Dg Tedros proposée
Le chef de l'Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est assuré d'un second mandat après qu'un vote de procédure a fait de lui l’unique candidat pour le poste, avant un vote durant la 75e Assemblée mondiale de la Santé au mois de mai. Durant la 150e session du Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé (Oms), qui se tient actuellement à Genève (24 au 29 janvier), les membres ont procédé à la nomination du prochain chef des services techniques et administratifs de l'Oms. « Je tiens à féliciter le Dr Tedros pour sa nomination au poste de Dg (directeur général) pour une période supplémentaire de cinq ans, à compter du 16 août 2022 », a déclaré le kényan Patrick Amoth, chef du Conseil exécutif de l'Oms, composé de 34 membres, à l'issue d'un vote à bulletin secret. La nomination du prochain directeur général de l'Oms aura lieu lors de la 75e Assemblée mondiale de la santé en mai (22 -28 mai). Le processus avait commencé après que le Secrétariat de l'Oms avait diffusé une lettre invitant les membres de l'agence à soumettre des noms de candidats pour le poste de Directeur général. La date limite était fixée au 23 septembre 2021. L'organisme mondial de la santé organisera un vote à bulletin secret sur la nomination et soumettra le résultat à la 75e Assemblée mondiale de la santé en mai 2022 pour désigner le chef de l'Oms. Âgé de 56 ans, l'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus est entré dans l'histoire en devenant le premier Africain à être élu à la tête de l'Oms. Au cours de son mandat, il a dû faire face à des urgences sanitaires majeures, notamment le virus Ebola et la pandémie du coronavirus. Au cours de la réunion du Conseil exécutif, le Dr Tedros a exposé sa vision pour les cinq années à venir. Il a déclaré que l’Oms « continuera à être ouverte à tout examen minutieux », afin de démontrer l'engagement de l'agence en matière de responsabilité et de transparence à la suite de rapports d'exploitation, d'abus et de harcèlement sexuels lors de la riposte au virus Ebola en République Démocratique du Congo. Une commission indépendante avait été créée et un enquêteur externe engagé pour faire toute la lumière sur les allégations. Les représentants des pays ont souhaité connaître ses projets pour faire face aux effets du changement climatique sur la santé, réduire la mortalité due aux maladies non transmissibles, remédier aux contraintes financières de l'Oms et faire en sorte que l'agence continue de jouer un rôle central dans l'architecture sanitaire mondiale. Le chef de l’Oms a déclaré que l’organisation faisait de son mieux pour que les pays s'engagent à mettre en place des systèmes de santé résilients au changement climatique, et que nombre d’entre eux avaient signé cet engagement lors de la 26e Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique à Glasgow. Dans le cadre de la lutte contre les maladies non transmissibles et la mortalité y liée, l'importance des soins de santé primaires a été soulignée pour aider les gens à mener un mode de vie sain, notamment en gérant l'obésité ou en arrêtant de fumer. En ce qui concerne le financement de l'Oms, le Dr Tedros a souligné que le renforcement de la mobilisation des ressources était sa priorité depuis sa prise de fonction en 2017. L'Oms a publié son premier dossier d'investissement en 2018, et a vu une augmentation des contributions volontaires mais celles obligatoires n'ont pas « bougé d'un pouce ». Le directeur général a demandé aux États membres de soutenir les propositions actuelles visant à augmenter progressivement leurs contributions obligatoires à l'Oms pour couvrir 50 % de son budget de base d'ici 2029.   Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Santé 27 janv. 2022


Félix Adégnika sur le nouveau code de l’hygiène publique : « Ça permettra aux citoyens de mieux se comporter »
Le Bénin dispose d’un nouveau code d’hygiène publique. Expert en hygiène et assainissement, Félix Adégnika relève quelques innovations et note la satisfaction du Cadre de concertation des acteurs non étatiques pour l’Eau et l’Assainissement (Canea). La Nation : Après trois décennies, le Bénin se dote d’un nouveau code d’hygiène publique. Comment les acteurs non étatiques pour l’Eau et l’Assainissement, l’ont-ils accueilli ? Félix Adégnika : C’est une grande satisfaction, une fierté. Le Bénin se dote ainsi d’un nouvel instrument de promotion et de valorisation du cadre de vie. L’ancien code de l’hygiène publique, comme vous le savez, est dépassé face aux défis de développement. C’est un code adopté le 21 septembre 1987. Mais après, il y a eu les réformes sur la décentralisation, les objectifs du millénaire pour le développement (Omd), les objectifs de développement durable (Odd). Toutes ces exigences ont nécessité la revue de la loi sur l’hygiène publique. C’est donc pour nous un ouf de soulagement. Qu’il vous souvienne que la première proposition pour corriger l’ancienne loi a été déposée au parlement en 2013. Après maints échanges et tergiversations, il a été demandé de reformuler. La reformulation a été déposée en 2018. Imaginez-vous combien de mandatures sont passées pour qu’enfin, on puisse avoir cette loi votée. Je voudrais remercier le Parlement et son chef, le réseau des parlementaires pour l’Eau et l’Assainissement, le réseau des parlementaires pour la décentralisation, et toute la société civile béninoise, sans oublier les médias qui ont joué un rôle prépondérant dans l’avènement de cette nouvelle loi. C’est pour nous une satisfaction. Nous avons un nouvel instrument de développement, dans le sous-secteur hygiène et assainissement. Quelles sont les grandes innovations contenues dans cette loi ? Les innovations sont importantes en ce qu’elles intègrent le nouveau contexte, c’est-à-dire la décentralisation référée sur les objectifs de développement durable. Mais il y a aussi des défis nouveaux qui sont apparus, notamment la gestion de l’hygiène menstruelle, l’hygiène dans les lieux publics qui n’était pas suffisamment développée dans l’ancien code. Les structures qui doivent faire la veille, la promotion et la sanction, comme la brigade sanitaire et la police environnementale ont été fusionnées. Les sanctions prévues ont été revues. Qu’il vous souvienne qu’autrefois, la peine minimale était de 2 000 F Cfa et celle maximalle est située entre 5 000 et 500 000 F Cfa. Aujourd’hui, il y a aussi bien des sanctions pécuniaires que des privations de liberté. Elles vont de 50 000 à 3 millions de F Cfa. Cependant, pour les crimes, ça va d’un an à trois ans de privation de liberté et pour les petites infractions, c’est un an. Aujourd’hui, pour enfreindre la loi, il faut réfléchir par deux fois. Ça permet aux citoyens béninois de mieux se comporter et de ne pas penser que c’est juste 2000 F Cfa à payer comme sanction pour jeter les ordures n’importe où. Il y a beaucoup d’autres innovations dans ce nouveau code. L’hygiène alimentaire a été, par exemple, adressée, surtout l’hygiène sur les places publiques et la gestion des cadavres. Il y avait quelques lignes dans l’ancienne loi. Mais cette fois-ci, une attention particulière a été portée sur ces aspects-là. La fusion de la police sanitaire et de la police environnementale est une très bonne option. Parce que la police sanitaire n’a pas bien fonctionné, malgré l’importance qu’on lui a reconnue. Elle n’a pas eu les moyens et le personnel approprié. Maintenant que c’est fusionné avec la police environnementale, et beaucoup plus structurée, je pense que ce sera une bonne chose qu’on fusionne les moyens pour atteindre les objectifs communs. Quelle sera la partition de la société civile engagée pour l’hygiène et l’assainissement après la promulgation de cette loi par le chef de l’Etat ? La loi est votée. Il reste qu’elle soit promulguée. Mais c’est un premier combat gagné. Ensuite, cette loi fait référence à beaucoup de décrets d’application. S’il n’y a pas de décrets d’application, on n’aura rien fait. La loi va demeurer telle. Je voudrais donc inviter le ministère de la Santé et le ministère du Cadre de vie, de même que les bonnes volontés qui ont contribué à l’avènement de cette loi de se remobiliser. Nous, du côté de la société civile, nous sommes prêts pour qu’on puisse répertorier rapidement les décrets qui vont avec cette loi et les valider par les acteurs majeurs du secteur. J’ose espérer que d’ici à six mois, cette loi puisse être applicable sur le terrain. Aussi, une loi après sa promulgation mérite d’être vulgarisée. Donc, la société civile fera en sorte que nul ne puisse l’ignorer. Il faut donc connaître cette loi. Nous allons nous organiser pour en faire une large diffusion, une large appropriation des projets concernant l’hygiène et l’assainissement en cours. Environnement 27 janv. 2022


Covid-19 : Une sortie de la phase aigüe envisageable en 2022
La pandémie de Covid-19 n’a pas fini de montrer toutes ses facettes. A en croire Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, les conditions sont idéales actuellement dans le monde pour que d’autres variants émergent. Dans le même temps, il est, selon lui, possible de mettre fin cette année à la phase aiguë de la pandémie. « Nous pouvons mettre fin à la phase aiguë de la pandémie cette année… Nous pouvons mettre fin à la Covid-19 en tant qu’urgence sanitaire mondiale », a déclaré lundi 24 janvier dernier Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Oms, lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’organisation à Genève. Et pour y arriver, tous les pays devront renforcer leurs actions de prévention et de riposte pour modifier les conditions qui alimentent la pandémie. « Si les pays utilisent l’ensemble des stratégies et outils de manière globale, nous pouvons mettre fin à la phase aiguë de la pandémie cette année », insiste le patron de l’Oms. Il faudra entre autres lutter contre l’injustice vaccinale, faire davantage attention au virus et ses variants et ne pas baisser la garde en ce qui concerne la sensibilisation pour le respect des gestes barrières. Même si les mesures restrictives, reconnait le patron de l’Oms, deviennent de plus en plus insupportables. « Les gens en ont assez des restrictions imposées à leurs déplacements, à leurs voyages et à leurs autres libertés. Les économies et les entreprises sont en difficulté et de nombreux gouvernements marchent sur la corde raide, tentant de trouver un équilibre entre ce qui est efficace et ce qui est acceptable pour leur population », admet Tedros Adhanom Ghebreyesus. Et pourtant, la menace est trop importante pour que les mesures soient négligées. Par ailleurs, même si les vaccins ne sont pas l’unique panacée pour sortir de la pandémie, le patron de l’Oms invite à atteindre l’objectif de vacciner 70 % de la population de chaque pays, en mettant l’accent sur les groupes les plus à risque. En dépit des appels de l’Oms à accélérer la distribution de vaccins dans les pays en développement, afin de parvenir à vacciner 70 % de la population de chaque pays d’ici mi-2022, 85 % de la population en Afrique n’a pas encore reçu une seule dose de vaccin. Selon l’Oms, la moitié des 194 Etats membres ont déjà raté l’objectif de 40 % de couverture vaccinale pour fin 2021. Selon Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, mettre fin à la phase aiguë de la pandémie doit pourtant rester une priorité collective. L’Oms pour sa part poursuivra son accompagnement à l’égard des Etats pour une sortie de crise. Le chef de l’Oms a évoqué cinq actions prioritaires : opérer un changement de paradigme urgent pour promouvoir la santé et le bien-être et prévenir les maladies en s’attaquant à leurs causes profondes ; soutenir une réorientation radicale des systèmes de santé vers les soins de santé primaires, qui constituent le fondement de la couverture sanitaire universelle ; renforcer d’urgence les systèmes et les outils de préparation et d’intervention en cas d’épidémie et de pandémie à tous les niveaux ; exploiter le pouvoir de la science, de la recherche, de l’innovation, des données et des technologies numériques en tant que catalyseurs essentiels des autres priorités ; renforcer d’urgence l’Oms en tant qu’autorité dirigeante et directrice de la santé mondiale, au centre de l’architecture sanitaire mondiale. La menace toujours incisive Un mal qui répand la terreur, qui a décimé tant de populations. Si l’espoir est permis, la menace n’est pas pour autant écartée. Le chef de l’Oms prévient d’ailleurs : « Il existe différents scénarios sur la manière dont la pandémie pourrait se dérouler et dont la phase aiguë pourrait se terminer, mais il est dangereux de supposer qu’Omicron sera le dernier variant ou de parler de fin de partie… Les conditions sont idéales actuellement pour que d’autres variants émergent. Le potentiel d’un variant plus transmissible et plus mortel est très réel ». Avec l’apparition du variant Omicron en novembre dernier, les cas de contamination ont connu une hausse vertigineuse. L’Oms dénote 80 millions de nouveaux cas signalés. « Jusqu’à présent, l’explosion des cas n’a pas été suivie d’une flambée des décès, même si ceux-ci augmentent dans toutes les régions, en particulier en Afrique, la région qui a le moins accès aux vaccins », a affirmé le directeur général de l’Oms. En somme, près de 350 millions de cas ont été comptabilisés dans le monde dont plus de 5,5 millions de décès. En moyenne, la semaine dernière, la Covid-19 a fait un décès toutes les 12 secondes, et 100 cas ont été signalés toutes les trois secondes, a indiqué le Dr Tedros. Au regard de ces sombres statistiques, il devient davantage urgent de sortir de la phase aigüe de cette crise pour en atténuer les conséquences. En outre, le monde devra se faire à l’idée qu’il vivra avec cette pandémie. Toutefois, Tedros Adhanom Ghebreyesus nuance : « Il est vrai que nous vivrons avec la Covid dans un avenir prévisible… Mais apprendre à vivre avec le coronavirus ne doit pas signifier que nous devons lui laisser la voie libre. Cela ne doit pas signifier que nous devions accepter que près de 50 000 personnes décèdent chaque semaine d’une maladie que l’on peut prévenir et traiter ». Santé 27 janv. 2022


Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération: Aurélien Agbénonci revigore son cabinet
  Sept cadres sont promus au sein du cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et à la tête du secrétariat général du ministère, au terme du Conseil des ministres de ce mercredi 26 janvier. Du sang neuf pour le cabinet et le secrétariat général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Sept cadres sont en effet nommés à divers postes de responsabilité. Erick Jean-Marie Zinsou, ancien directeur Afrique et Moyen-Orient, hérite désormais du poste de secrétaire général du ministère en remplacement de Hervé Djokpé, nommé ambassadeur du Bénin en Ethiopie. Le secrétaire général adjoint du ministère a pour nom Franck Armel O. Afoukou. Au niveau du cabinet ministériel, Hervé S. K. Zanvo prend la tête dudit cabinet. Il succède ainsi à William Comlan. Le nouveau directeur de cabinet sera accompagné dans ses tâches par Oméga Barthélémy Junior Honvoh promu directeur adjoint de cabinet. Aussi, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, s’est fait entourer de trois nouveaux conseillers. Il s’agit de Oscar Patrice Metehoue, Norbert Landril Noukpo Tity et Pagnol D. Yovo respectivement nommés conseiller technique à la promotion économique, aux projets et programmes et à la performance du ministère, conseiller technique à la Communication, la Culture, la Coopération décentralisée et aux partenariats, et conseiller technique à la Coopération internationale et aux Béninois de l’extérieur. Avec cette nouvelle ossature de son équipe, Aurélien Agbénonci s’arme, sans doute, pour mener à bien les trois réformes et quatre projets majeurs inscrits dans le Programme d’action du gouvernement 2021-2026 pour le compte de son département ministériel. En effet, les postes de conseiller ont l’air tout nouveau et sont en cohérence avec les réformes et projets majeurs. Et une fois encore, le ministre Agbénonci s’est entouré de cadres qualifiés, dignes de confiance, qui ont fait leurs preuves et qui savent de quoi il est question à leurs nouveaux postes respectifs. Pour preuve, le chef de la diplomatie béninoise fait confiance à l’ancien directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère, Oscar Patrice Metehoue, pour le conseiller en matière de promotion économique, de projets et programmes et de performance du ministère. Qui, mieux qu’un planificateur pour assurer cette fonction pour l’atteinte des résultats escomptés ! Aurélien Agbénonci a donc opté pour des hommes qu’il faut à la place qu’il faut, et l’on ne peut que souhaiter bon vent au ministre et sa nouvelle équipe. Actualités 27 janv. 2022


Coopération entre le Bénin et la Centrafrique : Des échanges d’antilopes entre les parcs Pendjari et Chinko actés
José Tonato, ministre béninois du Cadre de vie et du Développement durable, et Idriss Amit, ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche de la République centrafricaine (Rca), ont procédé ce mercredi 26 janvier à Cotonou, à la signature d’un accord de principe relatif à une opération de translocation réciproque d’éland de Derby et du cobe de Buffon entre les parcs Pendjari et Chinko. Le Bénin et la Centrafrique explorent les chantiers d’une coopération sud-sud dans le domaine des eaux, forêts, chasse et pêche sous l’onction de leur partenaire commun, African Parks Network. Cette coopération sera concrétisée dans les tout prochains jours par une translocation réciproque de l’éland de Derby et du cobe de Buffon entre le Parc national du Chinko en République centrafricaine et le Parc national de la Pendjari au Bénin. En Centrafrique, la sous population de cobes de Buffon connait une forte diminution. Le taux de régression est de 87 % entre 1978 et 2010 alors que dans la Pendjari, la population de cobe de Buffon est en bonne croissance avec une estimation de près de 3 000 individus. Quant à la population de l’éland de Derby, elle est en croissance dans le Chinko et est estimée à 862 individus (en 2020) alors que le Parc national de la Pendjari ne dispose pas de cette espèce qui est l’une des plus grandes antilopes en Afrique. Cet échange d’espèces permettra d’éviter la disparition des espèces et de les réhabiliter afin de préserver l’écosystème, d’une part et d’accroître la richesse touristique des deux parcs d’autre part. «C’est un point de départ pour les échanges et le développement des aires protégées, un vaste chantier de la conservation de la biodiversité, mais également un point de départ pour une coopération plus large qui va couvrir les eaux et forêts. La Pendjari est pour nous le premier fleuron touristique. Dans notre ambition d’enrichir et de développer cette faune sauvage et par ricochet le tourisme, l’éland de Derby a été entre autres identifié», a déclaré José Tonato, ministre du Cadre de vie. Une conservation pour les générations futures En effet, la réintroduction de certaines espèces disparues ou menacées d’extinction dont notamment l’éland de Derby (Taurotragus derbianus) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de réhabilitation des parcs nationaux du Nord Bénin. Au total, 15 élands de Derby de l’aire protégée de Chinko (en République centrafricaine) seront transférés vers le Parc national de la Pendjari (au Bénin) et trente (30) cobes de Buffon (Kobus kob kob) du Parc national de la Pendjari vers l’aire protégée de Chinko. C’est dire qu’il s’agit d’une stratégie de conservation des deux espèces, qui contribuera à l’amélioration de la diversité spécifique de l’écosystème du complexe W-Arly-Pendjari (WAP) et de l’aire protégée de Chinko. Et en prélude à la signature des formalités administratives entrant dans le cadre de la mise en œuvre de cette opération de translocation réciproque, Idriss Amit, ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche de la République centrafricaine, a effectué une descente dans le parc Pendjari. « J’étais très content de voir au parc Pendjari, les cobes de Buffon qui existaient chez nous et qu’on ne retrouve plus du fait du braconnage », a fait savoir Idriss Amit avant d’insister sur l’intérêt de cette conservation des espèces pour les générations futures. Le parc national de la Pendjari qui s’étend sur 484 400 hectares d’écosystème soudanien est l’un des derniers bastions d’éléphants en Afrique de l’Ouest et abrite des espèces phares comme le lion d’Afrique de l’Ouest. A en croire le ministre José Tonato, le Bénin pourra au terme des études en cours, travailler à intégrer à ce parc, le rhinocéros noir de préférence, pour répondre aux critères recherchés par les touristes en matière de faune sauvage à savoir, la présence du buffle, du léopard, du lion, de l’éléphant et du rhinocéros. Il est à noter que proclamé parc national en 1961, le complexe de la Pendjari est relié au complexe W-Arly-Pendjari (WAP), classé réserve biosphère par l’Unesco en 1986 et site du patrimoine mondial dans le cadre du complexe WAP en 2017. Société 27 janv. 2022


Classé 78e par Transparency International: Un bond encourageant pour le Bénin
Le gouvernement marque des points, en matière de lutte contre la corruption. Le Bénin a gagné cinq places dans le classement 2021 de Transparency International, publié le 25 janvier 2022. Cinq pas en avant. Le Bénin réalise ainsi un progrès, en matière de lutte contre la corruption. Selon le classement 2021 de Transparency International, le pays quitte la 83e place pour la 78e, de 2020 à 2021. « C’est encourageant », confie à la presse Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement. L’indice de perception de la corruption (Ipc) mesure à quel point le secteur public de chaque pays est perçu comme corrompu, selon des experts et des hommes d’affaires. L’Ipc classe 180?pays et territoires selon le niveau de corruption perçu dans le secteur public, sur une échelle qui va de zéro (fortement corrompu) à 100 (faiblement corrompu). Le score de chaque pays est une combinaison d’au moins trois sources de données tirées de 13 enquêtes et évaluations différentes sur la corruption. Ces sources de données sont collectées par différentes institutions réputées comme la Banque mondiale et le Forum économique mondial. Elles couvrent les détournements de fonds public, la capacité du gouvernement à contenir la corruption, la protection juridique des personnes qui dénoncent les actes de corruption, etc. L’analyse des données, entre 2012 et 2021, montre que le Bénin a connu d’énormes fluctuations. Sur la période, le niveau le plus bas a été observé en 2016, avec 36 points et le pays était logé à la 95e place. Mais depuis lors, des réformes structurantes sont engagées pour une remontée dans le classement. C’est ainsi que le score est passé à 39 en 2017, 40 en 2018, 41 en 2019 et en 2020, puis 42 en 2021. Comparé aux autres pays, les efforts du gouvernement sont encore plus perceptibles. Entre 2016 et 2018, le pays passe au 85e rang, soit un gain de 15 places, avant de stagner en 2019. Les rangs occupés en 2019 et en 2020 sont respectivement 80e et 83e. «J’avais dit à l’époque que c’est une lutte de tous les instants et que nous prenions acte. Si aujourd’hui, nous recommençons à remonter la pente, en gagnant donc cinq places, cela veut dire que nous n’avons pas baissé les bras. Le président de la République et le gouvernement n’ont pas baissé les bras. Ça veut dire que les institutions en charge de la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance n’ont pas aussi baissé les bras. La communauté de ceux qui observent les efforts des gouvernements dans le sens de la bonne gouvernance apprécie les efforts que nous faisons. Et cela nous encourage à continuer à enrayer la corruption et la mauvaise gouvernance dans notre pays », a commenté Wilfried Léandre Houngbédji. Une lutte permanente Le gouvernement ne veut pas s’endormir sur ses lauriers. Il y a quelques jours, une Cellule d’analyse et de traitement des plaintes et dénonciations des faits de corruption (Cpd) a été mise en place à la présidence de la République. La Cpd aura pour mission, d’analyser les plaintes et dénonciations ainsi que les éléments de preuve fournis par les plaignants ou dénonciateurs, d’inciter les citoyens à surveiller la reddition de comptes par les personnes investies d’une parcelle de pouvoir, et de mettre en place un mécanisme renforcé d’investigation sur les cas présumés de corruption. Cette cellule pourra également proposer les modalités de poursuite pour chaque cas avéré et renseigner sur les suites données aux plaintes et aux dénonciations avérées. « Ce classement doit également se lire à l’aune de la création de cette cellule. Ça montre, si besoin en était encore, qu’effectivement le gouvernement n’a jamais baissé les bras devant ce phénomène et que la volonté du président de la République et de son gouvernement, c’est d’opposer une tolérance zéro aux faits de mauvaise gouvernance et de corruption », a martelé le porte-parole du gouvernement. Le Bénin entend gagner encore plus de places dans les prochains classements, pour tutoyer, dit Wilfried Léandre Houngbédji, le niveau de perfection. Ailleurs, dans le monde, il n’y pas eu globalement de progrès significatifs. Pour la dixième année consécutive, la moyenne de l’Ipc est restée inchangée et se situe à 43. Transparency International note que les deux tiers des pays ont obtenu un score inférieur à 50. Les mieux classés sont le Danemark (88), la Finlande (88) et la Nouvelle-Zélande (88). La Somalie (13), la Syrie (13) et le Soudan du Sud (11) restent au bas de l’échelle. 27?pays, dont Chypre (53), le Liban (24) et le Honduras (23), ont enregistré cette année des scores historiquement bas. Actualités 27 janv. 2022


Visite des back-offices des e-services : Aurélie Adam Soulé Zoumarou s’imprègne des effets de la digitalisation
Accompagnée des cadres de l’Agence des Services et Systèmes d’Information, Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a effectué, mardi 25 janvier dernier, une visite dans les back-offices de la direction des Affaires juridiques et du foncier de la mairie de Cotonou et du tribunal de première instance de la ville. Au cours de cette descente, elle s’est imprégnée des conditions de travail des agents chargés de traiter les demandes des e-services casier judiciaire, certificat de nationalité et permis de construire. Apprécier l’impact de la dématérialisation sur le travail des agents chargés de traiter les demandes de casiers judiciaires, certificats de nationalité et permis de construire en ligne. C’est l’objectif de la visite d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, dans les back-offices de la direction des Affaires juridiques et du Foncier de la mairie de Cotonou et du tribunal de première instance de la ville. Au Tribunal de première instance de Cotonou, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a échangé avec les équipes en charge des e-services casier judiciaire et certificat de nationalité et les responsables de juridictions. C’est l’occasion pour elle de recueillir les doléances des agents en vue d’améliorer ces services qui font partie des tout premiers e-services lancés avec le Portail national des services publics, le 26 mars 2020. « Des décisions seront prises pour apporter des solutions idoines aux problèmes de connectivité et autres évoqués », a-t-elle promis. Selon Victor Fatindé, président du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, la mise en ligne de ce service a soulagé les citoyens qui n’ont plus à se déplacer vers leur commune de naissance avant de se faire délivrer leur casier judiciaire. Il salue la collaboration avec le ministère du Numérique à travers l’Assi. « Plus de 130 000 demandes ont été traitées par les agents en ligne depuis le 20 mars 2020 », a-t-il indiqué. Il se félicite des dispositions prises pour gérer les pics de la demande, surtout lorsque des concours sont lancés. C’est d’ailleurs sur ce point qu’il a fait des doléances en vue de corriger les imperfections pour rendre ces services plus modernes. Une procédure totalement dématérialisée ! Après le tribunal de Cotonou, la ministre et sa délégation ont mis le cap sur la direction des Affaires juridiques et du Foncier de la Mairie de Cotonou. A ce niveau, elles se sont imprégnées du fonctionnement du back-office de l’e-service Permis de construire et de la commission chargée de délivrer ce document. Les usagers obtiennent désormais le permis de construire sans tracasseries. « La procédure de délivrance du permis de construire est complétement dématérialisée depuis la mise en place de ce e-service », a signalé Luc Atrokpo, maire de la ville de Cotonou. C’est le lieu pour lui de saluer la synergie d’actions entre la direction des Affaires juridiques et du Foncier et l'Assi. Il se dit heureux des efforts du gouvernement avant de formuler des doléances. Au nom de la commission chargée du traitement des dossiers, Ghislain Hounnou est satisfait de la politique de dématérialisation des permis de construire qui a pris corps depuis janvier 2021. « Tous les dossiers sont passés en ligne et la réduction du délai de délivrance témoigne de la réalité de ce e-service dans le quotidien des Béninois », a-t-il confié. Pour lui, le e-service permis de construire a favorisé une augmentation des demandes qui sont passées de 248 en 2018 à 317 en 2021. Pour Raphaël Akotègnon, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, le gouvernement a mis en place les e-services en vue d’une large dématérialisation pour faciliter l'accès au public. Pour lui, ces services impactent les Béninois et il faut les rendre optimaux. « Nous sommes là pour échanger afin d'améliorer les services », a-t-il fait savoir. Rappelant la volonté du gouvernement de permettre aux Béninois d’interagir avec l’administration publique et de bénéficier des services en tout lieu et tout temps, Aurélie Adam Soulé Zoumarou se dit prête à accompagner ces structures à rendre performants ces e-services. « Mon équipe et moi allons rester disponibles pour que les problèmes trouvent des solutions pour permettre aux populations de bénéficier des services avec célérité », a-t-elle conclu. Actualités 27 janv. 2022


Digitalisation du paiement des factures d’électricité : sbee.service-public.bj lancé
Fruit d’un processus de longue haleine, le paiement des factures d’électricité en ligne est désormais une réalité. Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie et sa collègue Aurélie Adam Soulé Zoumarou, en charge du Numérique et de la Digitalisation ont expliqué le bien-fondé de cette innovation qui facilite la vie aux populations, à l’occasion de son lancement, hier mercredi 26 janvier à Cotonou. La révolution engagée par le gouvernement du président Patrice Talon dans les secteurs de l’énergie et du numérique a abouti à l’avènement du e-paiement des factures d’électricité. Pour Jean-Claude Houssou, ministre de l'Energie, il est temps pour la Société béninoise d’energie électrique (Sbee) de s’adosser au numérique pour satisfaire ses clients. « C'est un événement majeur dans la vie de nos concitoyens et un grand pas que nous sommes en train de franchir », a-t-il déclaré. A travers ce e-service, la Sbee va redorer son blason d’entité commerciale, selon le ministre. C’est le lieu pour lui de féliciter les équipes de l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi) qui ont favorisé la mise en œuvre de ce projet. Rappelant les efforts du gouvernement pour l’accès à l’électricité dans toutes les localités du pays, le ministre de l’Energie se dit fier d’être dans un Bénin où tout est possible. A l’en croire, avec ce service de paiement de factures en ligne, l'aisance prend de la valeur dans la vie des consommateurs qui deviennent grands gagnants. « Dans notre Bénin du possible, il est possible de payer ses factures en ligne en gagnant du temps », a-t-il ajouté. Abondant dans le même sens, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, réitère sa joie d’avoir participé à la concrétisation de ce rêve. Selon elle, cette innovation, non seulement va permettre aux clients de la Sbee de payer leurs factures sans aucune tracasserie mais aussi facilitera une meilleure qualité de recouvrement. « Ce service n'est pas des moindres car le numérique n'est rien sans l’énergie », a-t-elle signalé. C’est pourquoi, elle invite les clients à faire un bon usage de cette plateforme qui va beaucoup les soulager. Pour Gérard Zagronik, directeur général de la Sbee, ce service qui est l'aboutissement d'un travail de longue haleine honore cette entreprise citoyenne. « C'est une première étape qui nous ouvre la voie de la digitalisation ». Avec comme priorité la satisfaction de la clientèle, il pense ne ménager aucun effort pour que ce service en ligne soit de qualité. « Ce service peut permettre à 362 000 clients d'effectuer leurs paiements à distance », renchérit Eric Gilson, directeur commercial et de la clientèle de la Sbee. Serge Adjovi, directeur général de l’Assi, a quant à lui, exprimé sa fierté d’impacter le secteur de l’énergie en diminuant les longues files d'attente devant les guichets de la Sbee. Il souhaite que ces services rentrent dans l'habitude des populations après des années de souffrances. Les clients ont, selon ses dires, le choix entre la plateforme sbee.bj et le portail national des services publics à travers le lien sbee.service-public.bj. Après la séance d'explication et de test en situation réelle, au nom de l'Association des consommateurs, Ernest Gbaguidi a salué le gouvernement et la Sbee pour avoir pris l’ultime décision de digitaliser les moyens de paiement des factures de la Sbee (compteurs post-payés). Pour lui, les peines des populations sont désormais derrière elles. « Cette innovation vient corroborer tout ce qui se fait et enfin la digitalisation est là », a-t-il conclu. Actualités 27 janv. 2022


Musique béninoise : El primo, une étoile montante de la chanson
A peine cinq ans dans l’arène et le jeune chanteur El primo, Jean-Luc Binazon à l’état civil, fait déjà parler de lui dans le gotha musical béninois. Jeune pousse du showbiz, les sonorités d’El primo l’imposent dans ce milieu. Ce n’est certainement pas un hasard s’il a été troisième dans la catégorie « Artiste des téléspectateurs » au Bénin Top showbiz 2021, une compétition très sélective organisée par l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb) depuis une dizaine d’années. Alliant talent, humilité, volonté d’apprendre et vision claire de sa carrière, Jean-Luc Binazon, à l’état civil, a tout pour réussir dans la musique. « J’ambitionne d’aller très loin dans la musique. C’est vrai que le public apprécie beaucoup mes morceaux mais ce n’est que le début», confie l’artiste âgé de 25 ans, affichant une sérénité qui dénote sa maturité. Son succès dans la musique urbaine et particulièrement l’afro RnB en dit long. El primo chante surtout l’amour et l’espérance face aux vicissitudes de la vie. En témoignent les titres « C’est comment ? », « Mon rêve », «Espoir » et autres morceaux de son répertoire. « Je me suis forgé un personnage d’artiste qui chante l’amour sous toutes ses formes. Le style afro RnB me permet de véhiculer facilement mes messages et d’impacter un public assez large », explique le chanteur. Sur scène, le jeune artiste émerveille le public qu’il compte dompter encore longtemps par ses mélodies. « Mon plus grand souci, c’est de combler au maximum les attentes de mon public partout où il se trouve. C’est pour cette raison que pour mon prochain single qui sort le 28 janvier 2022, j’ai essayé de quitter ma zone de confort pour faire un mélange de rythmes de plusieurs pays africains », annonce El primo. L’artiste y dénonce le comportement des filles arrivistes et opportunistes. Sans relâche, il reste à la tâche pour marquer définitivement son territoire. Toujours apprendre ! Pour sa carrière, l’humilité reste le maître-mot. Se laisser emporter par la « starmania » juste après quelques tubes est suicidaire, conçoit El primo. Avec ardeur, il s’emploie à marquer définitivement son territoire, en apprenant au quotidien. En la matière, il n’y a pas meilleure école que celle des aînés. Il continue d’aller à l’école de Sagbohan Danialou, Zeynab, Vano Baby et autres ténors du showbiz béninois. D’ailleurs, c’est en savourant leurs œuvres qu’est née en lui la passion pour l’art musical. «Je me suis familiarisé avec la musique en écoutant surtout des compils de Bénin passion. C’est aussi là ma principale source d’inspiration. Il faut reconnaître que nos aînés ont été très talentueux », témoigne-t-il. « J’écoute presque tous les artistes sans distinction ; car à un moment donné, le public va m’imposer ce qu’il veut et il faudra que je m’adapte », dévoile-t-il. Sur les traces de son géniteur, Romuald Binazon, émérite journaliste à la retraite qui s’est également essayé à la chanson, El primo envisage de reprendre ses études en journalisme. Il en avait été éloigné par la musique, il y a quelques années. « Il me faut retourner sur les bancs. Ce sera une manière pour moi de montrer à mes enfants que leur père a également un parcours académique au-delà de sa réputation artistique », projette-t-il. A côté des études, son challenge du moment, c’est de dompter son instrument de prédilection : le piano. Culture 26 janv. 2022


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