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Nouvelles

Camille Adébah Amouro : dernier hommage à un culturel hors pair
Les acteurs culturels ont rendu un dernier hommage au dramaturge Camille Adébah Amouro, sous de fortes émotions, jeudi 30 décembre 2021, à la salle du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), peu avant son inhumation. Sur la photo portrait posée à côté de son cercueil, Camille Adébah Amouro a un large sourire. Ce genre de sourire, les histoires drôles, les anecdotes,… sont le quotidien du dramaturge, metteur en scène et homme de culture hors pair décédé, le 22 décembre dernier dans un accident de la circulation, plongeant ainsi ses parents, amis et compagnons de lutte dans un deuil profond. « On ne peut pas comprendre que la faucheuse soit intervenue de manière aussi violente pour l’arracher à notre affection… », lance l’écrivain Florent CouaZotti, la voix lourde d’émotions. Dans cette profonde tristesse, des interrogations sans réponses taraudent les esprits, sur l’origine de la mort, comment choisit-elle sa cible, quelle vie y a-t-il après la mort,… ? A l’entrée du Fitheb, une poignée de personnes debout observaient de loin la dépouille de leur ami. Ils n’arrivent toujours pas à croire que Camille A. Amourou soit parti sans signe précurseur. Un extrait de l’œuvre « Goli » écrite par l’illustre disparu et présenté par des étudiants de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin, vient confirmer l’évidence. « Déborah, Goli est mort… ! », entend-on vers la fin de la pièce théâtrale. Camille A. Amouro, culturel bon teint, voyageur infatigable et insatiable, a voyagé cette fois, pour de bon. Face à la réalité, il n’y a plus qu’à « se recueillir et fortifier l’âme du disparu », dit plus loin, le maître de cérémonie. Sa voix basse résonne dans les haut-parleurs puis, dans les têtes. Aussitôt, une femme au bord des larmes parmi les personnes debout à l’entrée, sort précipitamment de la salle. La douleur est immense. Les témoignages d’acteurs et ceux lus par le maître de cérémonie, le prouvent à suffisance. Connecteur De son vivant, Camille A. Amouro a contribué à l’essor professionnel de nombre de personnes. Làdessus, les voix sont unanimes. L’écrivain Florent Coua-Zotti confirme que Camille A. Amouro est un homme qui créait les rencontres, les passerelles, les contacts, etc. « Je me rappelle que c’était quelqu’un qui a réussi à créer un pont entre plusieurs générations. Je me rappelle que c’est lui qui m’a connecté à l’élite intellectuelle du Togo… », témoigne le conseiller technique du ministre de la Culture. Il partageégalement d’autres anecdotes avec l’assistance et plaide pour la promotion de l’œuvre « Goli» auprès de la jeune génération avant de conclure en ces termes: « on ne dit jamais adieu l’artiste. On dit toujours, salut l’artiste ! ». Dans un texte publié peu avant la cérémonie du jour, Pr Ayayi Togoata Apedo-Amah des Universités togolaises, regrette le départ d’ « une conscience libre comme le vent ». Il décrit Camille A. Amouro comme « la conscience intègre qui illuminait le paysage éthique au point d'être la mauvaise conscience des opportunistes, des mercenaires en col blanc... ». « A présent que l'irrémédiable a eu lieu, poursuit-il, que faire de notre impuissance de mortels ? Rester fidèle à son exemple, à son itinéraire d'homme de conviction et d'honneur qui partageait sa philosophie en demeurant imperturbable face aux discours intimidateurs, mystificateurs et aux mensonges des girouettes et autres colporteurs de contrevaleurs. Il a résisté héroïquement aux séductions compromettantes malgré la paucité de ses moyens». Après l’hommage dans la salle du Fitheb et l’absoute en l’église Notre-Dame de Cotonou, Camille A. Amouro a été conduit à sa dernière demeure au cimetière d’Adjagbo dans la commune d’Abomey-Calavi. Société 03 janv. 2022


Bénin : 47 agents reversés dans la fonction publique parlementaire (Voir la liste)
Bonne nouvelle pour une quarantaine d'agents contractuels en service à l'Assemblée nationale du Bénin. Le président de cette institution a décidé, le 29 décembre 2021, de les reverser dans la fonction publique parlementaire. Selon la décision signée de Louis Vlavonou, ces 47 agents sont dispensés de stage probatoire. Découvrez ci-dessous l'intégralité de la liste des concernés. Actualités 02 janv. 2022


11e journée de la Ligue pro de football du Bénin : belle victoire de Loto-Popo Fc
Battu lors de la journée précédente, Loto-Popo Football club s’est relancé mercredi 29 décembre dernier en dominant Espoir de Savalou par le score de 1-0 à Grand-Popo. Avec ce succès, il est troisième au classement de la zone B avec 17 points+3. Loto-Popo Football club a arraché une précieuse victoire, mercredi 29 décembre dernier à Grand-Popo, en battant Espoir Fc de Savalou. En quête d'une victoire pour se relancer dans la zone B de la Ligue Pro, les poulains d’Abdeslam Ouaddou ont fait l'essentiel en dominant (1-0) cette formation qu’ils avaient battue lors de la phase aller. Ce sont d’ailleurs les Loto-boys qui ont pris les premières initiatives dans cette partie en s’offrant des occasions nettes de but dès la première partie. A l'instar de la grosse frappe de Cosmos David qui finit sur la barre transversale à la 25e minute de jeu. Le pressing du club de la Loterie nationale du Bénin va payer à la 40e minute. Kader Touré adresse un centre millimétré à Faisal Bashir qui marque son 4e but du championnat. Loto-Popo garde son avantage jusqu'à la pause. A la reprise, Espoir semble trouver un peu d'énergie. Mais, toutes ses velléités offensives vont être enrayées par la défense de Loto-Popo ferme dans sa moitié de terrain. Olympe Gatin, Mama Bah-Yérè, Rodrigue Fassinou vont séduire leurs supporters. A la 70e minute, Fasail Bashir va même passer à côté d’un doublé. Les Loto-boys vont se créer plusieurs occasions sans réussir à corser la note. Un résultat satisfaisant pour les protégés de Gaston Zossou qui réussissent du coup, un bond dans le classement en montant à la troisième loge avec 17 points+3. Pendant ce temps, le leader Dadjè Fc a connu un coup d’arrêt. Le club d’Aplahoué courbe l’échine à domicile devant la lanterne rouge Hodio Fc, qui enregistre sa deuxième victoire de la saison. Sports 31 déc. 2021


Bilan dans le domaine du genre : l’Inf, la cerise sur le gâteau en 2021
L’année 2021 a été particulièrement bénéfique pour les féministes au Bénin. Outre la consécration de Mariam Talata, au poste de vice-présidente de la République (une première au Bénin), les femmes ont célébré également la décision du chef de l’Etat concernant l’approbation des statuts de l’Institut national de la femme (Inf). L’année 2021 laisse une empreinte indélébile dans la mémoire des féministes et acteurs engagés dans la promotion des droits des femmes au Bénin. Et pour cause, la décision d’approbation des statuts de l’Institut national de la femme (Inf) à la faveur du Conseil des ministres du mercredi 21 juillet, a été plus qu’un motif de soulagement pour bon nombre de femmes dans le pays. Longtemps souhaité, ‘’Inf relooké’’, à travers ses nouvelles missions, un nouveau visage, de nouvelles attributions, est une fierté nationale pour les femmes au Bénin. L’organe est perçu comme un instrument de réflexion, un cadre de concertation, qui œuvre à la protection et à la promotion de la femme béninoise. Mieux, un organe de grande envergure qui pourra être le creuset d’actions, de dénonciations et de justice en cas de violation des droits de la femme. Accueillant avec enthousiasme la nouvelle, plusieurs réseaux de femmes ont décerné leur satisfecit au président de la République, Patrice Talon, et à la vice-présidente, Mariam Talata. « M. le président de la République, grande était notre joie de porter votre choix sur une femme désormais vice-présidente de la République, de reconduire toutes les femmes ministres pendant votre première mandature, dans le premier gouvernement de votre deuxième mandature et la cerise qui vient honorer le gâteau est l’approbation des statuts de l’Institut national de la femme », apprécie le Réseau des femmes leaders africaines, chapitre du Bénin. Capitalisant les acquis de la première formule de cet organe, le chef de l’Etat a donné une nouvelle impulsion à l’Institut national de la femme. Dans sa nouvelle configuration, il devient un organisme public, doté de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de prérogatives importantes pour mener des actions plus déterminantes en faveur de la femme. Placé sous la tutelle de la présidence de la République, il a pour mission d’œuvrer à la promotion de la femme aux plans politique, économique, social, juridique et culturel, aussi bien dans la sphère publique que privée. Installées dans leurs fonctions en septembre, Claudine Prudencio, présidente de l’Inf et Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive, sont très attendues sur le chantier de la promotion de la femme dans tous les domaines et la lutte contre toutes les formes de violences et de discriminations à l’égard de la gent féminine au Bénin. Selon Huguette Bokpè Gnacadja, l’Inf est le cadre de «concertation national du dialogue social en vue de l’élimination des stéréotypes et mentalités ancrés dans la conviction que ‘’femmes et hommes ne sont pas égaux ». Il s’emploiera à offrir une assistance à trois volets aux femmes : médical, psychosocial, juridique et judiciaire. Les nouveaux responsables de l’institut, semble-t-il, sont déjà à pied d’œuvre pour lui donner tout son sens. 2022 permettra de mieux cerner les acquis. Société 31 déc. 2021


Parcours des 26 œuvres restituées : de la témérité aux émotions…
Le palais de la présidence de la République accueille, dans les jours à venir, une exposition d’œuvres royales restituées par la France en novembre dernier. Cette exposition inédite pour laquelle l’on prophétise un succès certain est l’une des ultimes étapes d’un long processus entamé depuis l’avènement au pouvoir du président Patrice Talon. « Il est regrettable que cet acte de restitution, si appréciable, ne soit pas de portée à nous donner entièrement satisfaction ». Sur le perron de l’Elysée, alors qu’il venait de rencontrer son homologue français avec qui, entre autres, il a eu des échanges sur les 26 trésors royaux du Bénin en route pour revenir au pays, le président de la République ne s’est pas empêché d’exprimer son amertume. «Comment voulez-vous qu’à mon départ d’ici avec les 26 œuvres, mon enthousiasme soit total pendant que le dieu Gou, œuvre emblématique représentant le dieu des métaux et de la forge, la tablette du fâ, œuvre mythique de divination du célèbre devin Guèdègbé, et beaucoup d’autres continuent d’être retenus ici en France, au grand dam de leurs ayants droit ? » s'est interrogé le chef de l’Etat. Il dit tout de même garder espoir qu’à l’instar des œuvres en rapatriement au pays, ces autres biens finiront par l’être aussi. « L’espoir de leur retour au pays est désormais permis grâce à vous. C’est extraordinaire », a-t-il indiqué. Toute l’histoire de cette restitution n’est d’ailleurs qu’espoir. Espoir entretenu dès l’entame et renouvelé malgré un premier refus de la France de restituer ces objets royaux. En juillet 2016, trois mois à peine après son investiture, le nouveau président élu du Bénin, Patrice Talon, adresse une demande de restitution à Paris au sujet des biens culturels et artefacts royaux saisis lors du sac effectué par les soldats français dans l’ex-royaume de Danxomè en 1892. Mais cette première demande se heurte au refus. Le ministère des Affaires étrangères du gouvernement de François Hollande lui oppose une fin de non-recevoir, au nom du principe dit "d’inaliénabilité des collections nationales". Ce principe est brandi par la France pour protéger les biens conservés dans les établissements culturels français. La réaction de Paris divise. Certains s’indignent. D’aucuns y voient une manière de protéger les biens de la France. La proposition de prêt à longue durée est avancée pour que la France ne perde pas son droit de propriété sur les œuvres. Le discours d’espoir de Ouagadougou Il n’y a plus de politique africaine de la France ! Ces mots du président français, Emmanuel Macron, font partie intégrante du discours de Ouagadougou. En visite au Burkina Faso, le 28 novembre 2017, le président de la République française, à l'université Ki-Zerbo, à Ouagadougou, devant 800 étudiants, avait eu une longue adresse face à la jeunesse africaine en général pour exposer les nouveaux rapports entre les deux parties. « Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d’accord, d’autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face », soulignait-il. Le discours de Ouagadougou a surtout le mérite de proposer la culture comme remède à certains maux. « Je ne peux pas accepter qu’une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit en France. Il y a des explications historiques à cela mais il n’y a pas de justification valable, durable et inconditionnelle, le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou, ce sera une de mes priorités. Je veux que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique », soulignait-il. Cela supposera, poursuit-il, un grand travail et un partenariat scientifique, muséographique « parce que, ne vous trompez pas, dans beaucoup de pays d’Afrique, ce sont parfois des conservateurs africains qui ont organisé le trafic et ce sont parfois des conservateurs européens ou des collectionneurs qui ont sauvé ces œuvres d’art africaines pour l’Afrique en les soustrayant à des trafiquants africains, notre histoire mutuelle est plus complexe que nos réflexes parfois ». Le meilleur hommage que je peux rendre non seulement à ces artistes mais à ces Africains ou ces Européens qui se sont battus pour sauvegarder ces œuvres, c’est de tout faire pour qu’elles reviennent. C’est de tout faire aussi pour qu’il y ait la sécurité, le soin qui soit en Afrique pour protéger ces œuvres. Depuis lors, les choses sont allées un peu plus vite. À la suite de ce discours, le président français commande un rapport à Felwine Sarr, professeur à l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis, au Sénégal et Bénédicte Savoy, professeure à la Technische Universität de Berlin. « Le périmètre de la spoliation engloberait les biens pillés, volés, butins de guerre, mais aussi ceux, très nombreux, acquis à des prix dérisoires, sans commune mesure avec le marché de l'époque, par les marchands, militaires, missionnaires, voyageurs... », indique le rapport Sarr-Savoy sur la restitution du patrimoine africain. Les deux professeurs suggèrent une modification du Code du patrimoine, avec l'introduction d'un article qui stipulerait que des restitutions d'objets africains transférés pendant la période coloniale française pourraient être prévues dans le cadre d'un "accord bilatéral de coopération culturelle" entre "l'État français et un État africain". Pour les auteurs du rapport, la démarche s'inscrit dans le cadre d'une "réparation symbolique". Il n'est pas question de vider les collections des musées français. Les collections privées ne sont pas visées. Cette approche équilibrée ouvre la voie à un retour de ces œuvres. Ce retour passera par le vote d'une loi. Fin 2020, une loi spéciale a été votée afin de mettre fin au principe d’inaliénabilité, invoqué par le gouvernement français en 2016 et qui pesait toujours sur ces objets. Ultimes moments En concertation avec le Bénin, le musée du Quai Branly propose une exposition inédite de 26 œuvres de l’ancien royaume du Dahomey, avant leur restitution. L’activité connut un franc succès. Autour de cette exposition, une semaine culturelle inédite est organisée avec, au programme, des colloques sur le patrimoine du Bénin, des concerts, des rencontres ainsi qu’un cycle de cinéma. L’objectif est de faire de cet événement un temps fort symbolique et historique pour les deux pays. Ces œuvres « seront la fierté du Bénin. Et parce que restituer des œuvres à l’Afrique, c’est rendre accessible à la jeunesse africaine sa culture, ces restitutions seront aussi la fierté de la France», avait annoncé, enthousiaste, Emmanuel Macron. « Les 26 œuvres nous plongent dans un récit à diverses vocations ou fonctions, notamment éducative (nos ancêtres ont fait le juste combat que nous devons nous approprier et poursuivre); scientifique (des savoirs sont enchâssés dans l’histoire de ces œuvres et nous avions besoin de renouveler notre connaissance du passé) et sociale (la restitution des œuvres est porteuse d’une réconciliation avec notre passé et un potentiel levier de cohésion sociale) », a fait savoir le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola. Des milliers de Français, de Béninois et d’Africains plus généralement font leurs adieux aux œuvres, le temps de cette restitution, avant leur emballage. Direction, Cotonou. … Retour à Cotonou L’ambiance était festive dans les rues de Cotonou, ce mercredi, pour le retour des biens. Pour contenir la foule en liesse, un important dispositif policier a été déployé sur les artères qui ont été toutes décorées d’affiches présentant le trône de Guézo ou les statues anthropomorphes des trois derniers rois. Cette ambiance va durer le temps pour la foule d’apercevoir la cavalerie royale qui escorte les trésors culturels en direction du palais de la Marina. Certains n’ont pu contenir leur émotion. Moment rêvé il y a peu, la restitution des 26 trésors royaux pillés à Abomey lors des razzias colonialistes est désormais une réalité, mercredi 10 novembre, ils ont fait leur entrée en territoire béninois avant d’être convoyés à la présidence de la République pour une cérémonie de réception, mais aussi d’hommage. Pendant que les tambours résonnent ponctués de chants et danses le long du trajet aéroport-présidence de la République, le cargo contenant les biens ne tardera pas à faire son apparition dans le ciel béninois. Peu après 15 h heures, le Boeing 737 spécialement affrété par le gouvernement béninois s’immobilise sur la base aérienne de Cotonou à la grande satisfaction des autorités et du personnel manutentionnaire. Les premiers colis contenant les œuvres se font visibles en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et de son collègue en charge du Tourisme, Jean-Michel Abimbola. Les opérations de manutention durent un peu plus d’une heure sous le regard avisé d’experts divers commis à la tâche par le gouvernement. L’accueil des trésors du Bénin s’est déroulé dans les locaux de la présidence de la République, en présence du chef de l’Etat, Patrice Talon. Les 26 œuvres ont eu droit à une cérémonie de réception mais aussi d’hommage sur place. Le chef de l’Etat a fait son entrée sur les lieux, alors que les trois camions contenant les œuvres poursuivaient leur marche à l’intérieur de la présidence de la République, avant de s’immobiliser au niveau de l’espace verdoyant qui borde les lieux. Quelque deux cents invités (peut-être un peu plus) y ont été conviés. Présidents d’institutions de la République, rois et familles royales, acteurs politiques de tous bords, personnalités diverses et en invités spéciaux les deux experts et universitaires français et sénégalais, Bénédicte Savoy et Felwine Sarr à qui Emmanuel Macron avait confié le soin de procéder à de vastes consultations et d’en déduire un rapport sur des possibilités de restitution d’œuvres aux anciennes colonies. C’est donc devant ce parterre de personnalités que le rituel d’accueil des œuvres a été exécuté avec des coups de canon. Le trône du roi Ghézo, seul trésor sorti du camion pour une exposition de quelques minutes, recevra même des honneurs militaires. Suivra l’exécution des danses royales un peu comme pour rendre hommage à ces biens qui, jadis, côtoyèrent l’univers et le quotidien des souverains. Le conservatoire des danses royales d’Abomey dont les pensionnaires se sont joints au ballet national et une troupe d’enfants ont tour tour, sous le regard admiratif du président de la République, présenté un tableau de Houngan, de Tèkè, d’Adjogan puis l’hymne national en langue locale fongbé. Le Bénin peut se vanter d’être le premier pays africain à rapatrier sur son territoire une partie de ses trésors culturels détenus par les ex-puissances colonialistes. Beaucoup n’y croyaient sans doute pas, mais le rêve est devenu réalité? Culture 31 déc. 2021


Accusation de corruption de syndicalistes : la Criet saisie
Plusieurs administrateurs de groupes pourraient répondre de leurs publications devant la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (Criet) les jours à venir. La juridiction a été saisie ce 30 décembre par la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin) après les accusations visant à faire croire à une corruption des leaders syndicaux par le Chef de l’Etat, Patrice Talon. Lire ci-dessous l’intégralité de la plainte. Société 30 déc. 2021


Message sur l’état de la nation : l’engagement contre le péril djihadiste
Les velléités djihadistes aux frontières béninoises ne dureront plus longtemps. Déterminé à y mettre fin, le gouvernement renforcera les capacités des forces armées. Le chef de l’Etat l’a annoncé dans son discours sur l’état de la nation devant les députés. Ils ne connaissent que le langage de la violence gratuite. A deux reprises, début décembre, ces djihadistes ont fait des incursions sur le territoire béninois, dans la zone frontalière avec le Burkina Faso. Heureusement, le dispositif militaire en place depuis deux ans ne leur a point laissé le temps d'évoluer à suffisance dans leur sale besogne. Ils s'en étaient sortis avec des morts, des blessés et quelques personnes interpelées. Ces ennemis de la paix ont davantage de soucis à se faire puisque le gouvernement, conscient de la mission des forces armées, s’engage à améliorer leurs conditions d’exercice au front. « Le gouvernement prend déjà des mesures fortes et poursuivra les investissements nécessaires pour que notre dispositif soit renforcé en moyens tant humains, logistiques que technologiques, afin que ce genre d’incursion sur notre territoire ne puisse continuer », a informé le président Patrice Talon ce mercredi dans son discours sur l’état de la Nation. En dehors de l’équipement des forces de défense, l’accent sera davantage mis sur la coopération avec les pays voisins pour mieux éradiquer ce fléau qui crée la psychose au sein des populations. Le chef de l’Etat le promet avec vigueur. « La coopération avec les pays limitrophes sera accrue pour mutualiser les moyens de prévention et de lutte», a-t-il martelé. Bravo aux soldats ! De la Libye au Burkina Faso en passant par la Côte d’Ivoire, le Mali et autres, les djihadistes ont suffisamment prouvé leur volonté de semer l’émoi dans les cœurs. Seize morts à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, des dizaines de tués au Mali et au Burkina Faso devenus leurs bastions, ils parviennent à atteindre leurs fins. Même les décisions de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest tenue en juillet 2018 n’y ont pu grand-chose. Du moins pour le moment. Mais les soldats béninois ont toujours su faire preuve de bravoure en faisant replier les envahisseurs à chaque tentative. Au prix de la vie de certains des leurs, les militaires sont souvent parvenus à bout des djihadistes. Patrice Talon leur a rendu hommage lors de son intervention et exhorte à faire de ces assauts de l’ennemi une source d’union et d’unité. « Ces faits, au-delà de troubler notre quiétude, nous rappellent davantage notre obligation collective de préserver l’intégrité du territoire, l’unité nationale, la concorde et l’harmonie qui nous caractérisent, malgré les désaccords sporadiques inhérents à la vie en communauté », a lancé le chef suprême des armées. C’est en suivant cette directive que les populations pourront garder la sérénité malgré le contexte apparemment inquiétant. Actualités 30 déc. 2021


Message sur l’état de la nation : efforts et perspectives contre la Covid-19 déclinés
Les défis concernant la crise sanitaire mondiale ont été largement évoqués, hier mercredi 29 décembre, par Patrice Talon, président de la République, à l’occasion de son message sur l’état de la nation. L’engagement reste le maître mot du gouvernement en vue de bouter hors du Bénin ce virus. Son discours était très attendu de tout le peuple. Chose faite, ce mercredi 29 décembre, devant les députés. Pour ce tout premier exercice de son second mandat, Patrice Talon a mis un point d’honneur sur la crise sanitaire mondiale au nombre des défis du moment. La dynamique et les perspectives concernant la lutte contre la Covid-19, pandémie dont dépendent depuis deux ans les agendas mondiaux de développement, ont été largement détaillées. « La Covid-19 ne cesse d’éprouver le monde et de compromettre gravement l’économie. Aucun pays n’est épargné y compris le nôtre. Fort heureusement, la situation n’est pas désespérée », rassure le chef de l’Etat. Si la communauté internationale scientifique se mobilise pour gagner la bataille contre le virus, le chef de l’Etat est davantage persuadé que la voie appropriée pour garder le cap demeure la vaccination. «Les différents vaccins apportent des réponses pertinentes et palpables. Aujourd’hui, la quasi-totalité des cas graves et des décès concernent les personnes non vaccinées », relève-t-il. La manière dont les populations béninoises appréhendent la solution vaccinale ne facilite pas les choses. « Malheureusement, beaucoup de réticences injustifiées s’observent encore ici et là, et le Bénin n’échappe pas à ce paradoxe », se désole Patrice Talon. Toutefois, l’adhésion massive des populations à la solution vaccinale n’est pas impossible. « Cela constitue, pour les gouvernants que nous sommes, une préoccupation majeure et un défi que nous devons relever à tout prix », s’engage-t-il. Relativement à ce défi, Patrice Talon sait que le salut pourrait venir des dirigeants si ceux-ci jouent réellement leur rôle. « Là-dessus, notre devoir en tant que dirigeants, c’est de rassurer nos concitoyens, c’est de ne pas les laisser à la merci des courants complotistes qui prospèrent sur l’ignorance et la peur des populations. Notre devoir, dans ces conditions, c’est de leur dire que les vaccins restent les seules solutions objectives pour venir à bout de la pandémie», exhorte-t-il. C’est au prix de ces efforts que le Bénin pourra revendiquer d’être un exemple sur le terrain de la riposte à la maladie à coronavirus. Autrement, les conséquences pourraient être désatreuses. « Notre pays doit relever sensiblement son taux de vaccination comme de nombreux autres pays le font déjà. C’est la seule manière de revenir à une vie normale et, les pays qui ne le font pas, risquent de devenir des foyers de complications diverses, surtout avec la multiplication des variants les uns plus virulents que les autres. C’est une perspective qui pourrait conduire à la stigmatisation des pays qui se retrouveraient dans une telle situation ». Solutions à portée Les armes pour combattre la pandémie sont à portée : « C’est pour l’éviter que nous avons mis l’accent sur la sensibilisation et la vaccination de masse. Grâce à cette stratégie, les chiffres commencent à s’améliorer et nous devons renforcer cette dynamique qui s’observe maintenant. Nous devons le faire pour contribuer au nouvel équilibre du monde, car, en l’état, nous observons combien il se dégrade ». Dans le souci de protéger les populations contre la Covid-19, le gouvernement du Bénin a développé, dès les premières heures, une politique efficace dont celle relative à son adhésion aux mécanismes de soutien au déploiement de la vaccination tel que le mécanisme Covax. En plus de la sensibilisation et de l’élargissement du vaccin aux services publics, le gouvernement a lancé en novembre dernier, une campagne accélérée de vaccination d’une durée de deux mois. L’objectif est de rapprocher le plus possible le vaccin des populations et d’assurer l'équité de l'offre vaccinale à tous les Béninois en âge de se faire vacciner. Plus de mille équipes ont été mobilisées à cet effet. À la date du 07 novembre 2021, trois cent quarante-sept mille deux cent soixante-dix personnes ont bénéficié d'une première dose de vaccin et deux cent soixante-cinq mille cinq cent une complètement vaccinées. Soit un total de « 3,64 % de la population ayant fait le choix éclairé de se protéger contre le virus face à une prévision de plus de 40 % de la population vaccinée à fin décembre 2021 », renseigne le site du gouvernement. Le Bénin est bien déterminé à enrayer la Covid-19. Toutefois, la seule volonté politique ne pourrait suffire si les populations ne prennent pas la mesure de l’enjeu. Sur la question, le message du chef de l'Etat est suffisamment clair pour ramener les plus indécis à la raison. Actualités 30 déc. 2021


Discours du président de la République sur l’état de la nation : les possibles solutions pour contrer la vie chère
Dans son message sur l’état de la nation, le président de la République n’a pas occulté la question de la cherté de la vie. Comme si elle est devenue indissociable de la vie quotidienne, cette situation préoccupe le président Patrice Talon qui, en plus d’en exposer les raisons, propose des mesures pour y faire face. « La cherté actuelle de la vie est principalement due aux effets induits de la pandémie de Covid-19 », fait observer le président de la République dans son message sur l’état de la nation. Le mercredi, face aux Parlementaires pour son traditionnel exercice de discours sur la situation globale du pays, le chef de l’Etat a soutenu, sans ambages, que « les prix des produits manufacturés flambent autant que ceux des produits d’exportation ou des matières premières, sans oublier ceux des moyens de transport ». Situation durement ressentie par chacun « dans son panier, alors même que les droits de douanes, les taxes et les impôts n’ont connu aucune augmentation dans notre pays », s’étonne-t-il. Alors que les performances de l’agriculture sont remarquables en matière de production vivrière notamment. Finalement, analyse Patrice Talon, ceci est le signe que le monde est entré dans un cycle de cherté rarement observé. « Nous sommes victimes d’une situation globale », souligne-t-il. Pour y faire face, « c’est la lutte victorieuse contre la pandémie de la Covid-19 qui aidera principalement à inverser cette tendance à la cherté de la vie », préconise-t-il. Fort heureusement, le Bénin et ses dirigeants sont « édifiés désormais pour savoir que, même face à l’adversité la plus redoutable, le pays doit continuer à écrire les belles pages de son histoire ». Ainsi, propose-t-il, l’effort permanent, la détermination résolue, la volonté de bien faire, la maîtrise du cap fixé et l’obsession d’y arriver, comme conditions de la réussite. Celles-ci nous aideront, pense Patrice Talon, à relever le défi du développement socioéconomique qui implique l’amélioration durable des conditions de vie. « A cet effet, tous les chantiers engagés pour structurer la modernisation de notre pays seront poursuivis et de nouveaux seront lancés», annonce-t-il. Cela se traduit à travers le Programme d’action du gouvernement 2021-2026 qui porte non seulement des ambitions, mais traduit, par-dessus tout, la détermination à bâtir le mieux-être. « Nous ferons donc en sorte que la dynamique observée, ces dernières années, se poursuive et s’amplifie afin que notre pays aille davantage mieux et que, comme nous l’avons dit, venant de loin, nous allions le plus loin possible sur la route du développement », conclura le président. Des raisons de s’inquiéter L’appel à la mobilisation du chef de l’Etat peut davantage se justifier au regard des prévisions actuelles. Le taux d’inflation restera relativement élevé dans les prochains mois dans la zone Uemoa, mais il devrait connaître une décélération progressive pour atteindre 2 % à fin 2022, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Dans le scénario central, le taux d’inflation, comparé à la même période de l’année passée, est projeté à 3,7 % au quatrième trimestre 2021, après une réalisation de 3,8 % au troisième trimestre, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Au total, le taux d’inflation s’établirait à 3,2 % en 2021, contre 2,1 % en 2020. La hausse des prix est imputable essentiellement au renchérissement des produits alimentaires, du fait de la baisse de la production céréalière dans certains pays, des difficultés d'approvisionnement induites par les crises sanitaire et sécuritaire dans d'autres pays, ainsi qu’à la hausse de l’inflation importée. Pour les prochains mois, la tendance haussière devrait être maintenue. En effet, les tensions observées sur les cours de certains produits alimentaires importés notamment le blé, le sucre et les huiles pourraient être répercutées sur les prix domestiques, d’après le dernier Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa. De 3,7 % au premier trimestre 2022, le taux d’inflation chuterait progressivement pour atteindre 2,7 % au deuxième trimestre et atteindre 2 % dans un an, suivant le scénario central. Globalement, le taux d’inflation s’afficherait autour de 2,6 % en 2022 contre 3,2 % en 2021. Pour rappel, le taux d’inflation dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est ressorti à 4,3 % à fin septembre 2021, contre 3,5 % le mois précédent, selon le Bulletin mensuel des statistiques de septembre 2021 de la Bceao. Sur la période, le plus fort taux est enregistré au Togo avec 5,7 % et le plus faible taux au Bénin et au Sénégal avec 3 %. C’est dire que tous les pays ont franchi le seuil critique de 3,0 % fixé dans le cadre de la surveillance multilatérale. Des risques haussiers étaient projetés par la Bceao en ce qui concerne la remontée des prix des produits alimentaires, en lien avec des tensions sur l’offre, des incidences du changement climatique sur la production céréalière locale et la persistance de la perturbation des circuits de distribution de certains produits. Actualités 30 déc. 2021


Discours du président de la République sur l’état de la nation : l’espérance d’un mieux-être pour tous
Au-delà du panorama du vécu des citoyens au cours des douze derniers mois, le discours du président sur l’état de la nation annonce le ton de la gouvernance au cours de son second mandat. Porteurs d’espoir pour le mieux-être pour tous, les chantiers s’inscrivent dans la dynamique de transformation de l’économie enclenchée il y a cinq ans. « Tous les chantiers engagés pour structurer la modernisation de notre pays seront poursuivis et de nouveaux seront lancés ». Ainsi, le ton de la gouvernance pour les cinq prochaines années est donné par le président Patrice Talon, à l’occasion de son premier discours sur l’état de la nation pour le compte de son second mandat. Face aux députés à l’Hémicycle, ce mercredi 29 décembre à Porto-Novo, il réaffirme sa «détermination à bâtir le mieux-être pour tous ». « Nous ferons donc en sorte que la dynamique observée ces dernières années se poursuive et s’amplifie afin que notre pays aille davantage mieux et que, comme nous l’avons dit, venant de loin, nous allions le plus loin possible sur la route du développement », promet le chef de l’Etat. « C’est notre challenge le plus passionnant », assure-t-il. Pour lui, le défi du développement socioéconomique est « à notre portée ». Et, pour le relever, le président appelle à l’union et invite toutes les forces vives de la nation à garder le cap enclenché il y a cinq ans. Car, « Seuls l’effort permanent, la détermination résolue, la volonté de bien faire, la maîtrise du cap fixé et l’obsession d’y arriver, sont les conditions de la réussite », indique Patrice Talon. L’accent sera mis sur « l’amélioration durable des conditions de vie », précise-t-il. Pour ce faire, la transformation structurelle de l’économie béninoise devrait poursuivre sa dynamique à moyen terme, avec comme point d’orgue le relèvement des chaînes de valeur ajoutée. Avec les mesures de renforcement annoncées, l’activité économique devrait retrouver sa vigueur d’avant la pandémie de Covid-19 avec un taux de croissance de 7,0 % en 2022 dans un contexte non-inflationniste et 7,5 % à l’horizon 2024, contre 3,8 % en 2020, d’après le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2022-2024 du ministère de l’Economie et des Finances. Grands chantiers Le secteur agricole devrait bénéficier de la même attention qu’au cours du premier mandat du président Talon. Il importe de promouvoir l’aménagement hydroagricole et la mécanisation agricole, d’investir dans les infrastructures marchandes et de développer les services logistiques. Les secteurs de l’industrie et du commerce sont aussi à privilégier dans la nouvelle politique économique. Il convient d’assainir davantage l’environnement des activités industrielles et commerciales et de réhabiliter les industries existantes, en vue d’un secteur privé productif de biens et services de qualité et compétitifs. La mise en place des mécanismes de financement adaptés aux besoins permettra de booster les activités des petites et moyennes entreprises et industries (Pme/Pmi), en plus de l’accompagnement à la formalisation des unités de production informelles qui foisonnent dans le pays. Par ailleurs, les grands chantiers ouverts dans le but de combler le déficit infrastructurel du Bénin devront être poursuivis, notamment les infrastructures de transport, d’énergie et d’assainissement. Déjà, il est annoncé dans le budget de l’Etat 2022, l’aménagement et la construction du réseau routier sur un linéaire de 2011,44 km, la reconstruction des quais Nord et la réhabilitation de la traversée au port de Cotonou, la modernisation et le renforcement de la sûreté et de la sécurité de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun. De même, quinze nouveaux marchés régionaux et secondaires seront construits dans les communes du Grand-Nokoué en complément à la première phase du projet de construction et de modernisation de 35 marchés urbains et régionaux en cours. Le projet de construction d’une nouvelle centrale thermique de 120 Mw à Maria-Gléta est également en voie de concrétisation, tout comme l’amélioration du réseau de distribution de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et l’électrification par système solaire photovoltaïque de 750 infrastructures sociocommunautaires. Ainsi, la transformation structurelle de l’économie béninoise devrait poursuivre sa dynamique à moyen terme. Actualités 30 déc. 2021


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