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Nouvelles

Au ministère en charge de la Famille: L’ambassade de Chine offre un chèque de 20 000 000 FCFA

L’ambassadeur de la République populaire de Chine, Ming-sheng Diao, a remis un chèque de 20 000 000 FCFA au ministère de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes du Troisième âge (MFASSNHPTA). Ce chèque reçu pas Honorine Attikpa, hier jeudi 20 août à la salle de conférence dudit ministère servira à la réalisation des programmes de lutte contre les violences basées sur le genre.

Dans le but de favoriser le développement social, la protection sociale et la solidarité, l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Mingsheng Diao, a procédé à la remise d’un chèque de 20 000 000 FCFA au ministre en charge de la Famille. Cette cérémonie de remise de chèque intervient après une série d’actions menées par l’ambassade de la République populaire de Chine lors de la célébration de la Journée internationale de la femme, édition 2015, et d’une promesse faite au ministre. A cet effet, l’ambassadeur Mingsheng Diao a appuyé le ministère d’un montant de 5 000 000 FCFA et avec des tee-shirts. Par la suite il a fait don de micro-ordinateurs de table pour les services déconcentrés du ministère en charge de la Famille. Par ces gestes, l’ambassadeur entend maintenir les relations d’amitié avec le Bénin via ce ministère et apporter son soutien aux efforts de développement social.

Dans son allocution, le ministre de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des Personnes du Troisième âge (MFASSNHPTA) Honorine Attikpa a loué le montant de ce chèque et la promptitude de l’ambassadeur à tenir sa promesse. «Le montant que vous mettez à la disposition de mon ministère servira à amorcer la mise en œuvre de la sensibilisation des populations sous les violences basées sur le genre à travers le Projet de promotion des droits de la femme dans les départements du Mono-Couffo et du Zou-Collines par la vulgarisation des lois protégeant les femmes», a-t-elle déclaré. A cet égard, elle entend mener plusieurs actions dont, entre autres, la conception et la multiplication des supports de sensibilisation; le suivi des séances par les directeurs départementaux; la supervision des séances par l’équipe du ministère; la signature du contrat de partenariat avec quatre radios locales pour la réalisation d’émissions.
Honorine Attikpa a, par ailleurs, transmis toute sa gratitude de même que celle du gouvernement à l’ambassadeur et ses sincères remerciements au peuple de la République populaire de Chine. Elle n’a pas manqué de remercier également, au passage, tous les partenaires techniques et financiers sans lesquels sa mission ne pourra être accomplie.
Pour finir, ils ont procédé à la signature des accords qui vont désormais régir les deux institutions.

Par Ronie Floride AGAMMA et Inès MARCOS (stagiaires)

Actualités 20 août 2015


Audiences au palais des Gouverneurs: La Société civile préoccupée par le dossier PPEA II

Au nombre des personnalités reçues en audience hier par le président de l’Assemblée nationale, figure le président de l’Ong ALCRER, Martin Assogba. Il a présenté à Me Adrien Houn-gbédji, les préoccupations actuelles de la Société civile qui ont trait à la bonne gouvernance, à la démocratie et aux Droits de l’Homme.

La Société civile suit très attentivement l’évolution de l’actualité parlementaire, notamment en ce qui concerne l’étude de la demande de levée de l’immunité du député Barthélémy Kassa accusé de détournement des fonds du Projet pluriannuel au secteur Eau et Assainissement, phase II (PPEAII). C’est dans ce cadre que le président de l’Ong ALCRER, Martin Assogba s’est rendu hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo où il a été reçu en audience par le président de l’institution parlementaire, Adrien Houngbédji.

La position de la Société civile sur le dossier ne souffre d’aucune ambiguïté, il faut lever l’immunité du député, précédemment ministre en charge de l’Eau pour lui permettre de se justifier devant la justice. Même si Barthélémy Kassa n’est pas nommément épinglé dans les rapports d’enquête, développe le président de l’Ong ALCRER, sa responsabilité morale est engagée en tant que premier responsable des structures et personnes impliquées dans ce scandale. Et pour le renforcement de la bonne gouvernance, la Société civile entend établir un partenariat avec le Réseau des parlementaires engagés dans la lutte contre la corruption, annonce Martin Assogba.
L’installation urgente du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) est aussi une préoccupation de la Société civile. Selon Martin Assogba, dans le cadre de la présidentielle de février 2016, il faut enrôler à temps les nouveaux citoyens majeurs pour leur permettre de prendre part à cette élection. Il faut, par ailleurs, poursuivre et achever la distribution des cartes d’électeur déjà confectionnées pour les dernières élections législatives et communales.
Enfin Martin Assogba a plaidé pour l’installation rapide également de la Commission béninoise des Droits de l’Homme (CBDH).
Fadi A. Hijazi est le directeur de ATC Industrie du Bois. Il est allé présenter son unité de production au président de l’Assemblée nationale et l'a invité à effectuer une visite sur son site basé à Allada. ATC Industrie du Bois connaît des difficultés d’approvisionnement en matières premières et souhaite l’intervention du Parlement auprès des pouvoirs publics pour l’aider à faire fonctionner son usine de manière continue.
A sa suite, le président Adrien Houngbédji a reçu Aubin Towanou, journaliste et écrivain. Il est venu, pour sa part, présenter au président de l’Assemblée nationale, deux de ses ouvrages qui portent sur la jeunesse et les failles du système sanitaire béninois.
Le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu également avec une délégation de parlementaires nigériens en visite de travail au Bénin depuis le début de la semaine autour du thème de l’organisation du débat budgétaire. Selon l’honorable Tanimoune Oumarou, la délégation est satisfaite de l’organisation de son séjour et des résultats obtenus. Elle a tenu à en remercier le Parlement béninois et son président avant son départ du Bénin.
Enfin le révérend pasteur Bennett A. Adeogoun, chef mondial de l’Eglise du Christianisme Céleste est allé, quant à lui, présenter de vives voix, ses félicitations au président Adrien Houngbédji pour son élection à la tête de l’Assemblée nationale du Bénin.

Actualités 20 août 2015


Délibération de la Cour Suprême à la suite d’auditions: Les conseils de Natitingou, Cobly, Pehunco et Kérou installés au tribunal

A la suite de l’audition tenue hier lundi 17 août à la Cour suprême à Porto-Novo, les conseils communaux de Natitingou, de Cobly, Ouassa-Pehunco et de Kérou seront installés vendredi 21 août prochain au Tribunal de première instance de Natitingou. Ainsi en ont décidé les juges de la Chambre administrative de la Cour suprême.

Les quatre Conseils communaux de l’Atacora-Donga non encore installés, à savoir ceux de Natitingou, de Cobly, de Ouassa-Pehunco et de Kérou se sont retrouvés devant les juges de la Chambre administrative de la Cour Suprême avec le préfet desdits départements. Suite, en effet, à la non installation de ces conseils communaux par l’autorité de tutelle et aux diverses saisines dont elle a fait l’objet et au regard de ses prérogatives de juge du contentieux électoral, la Cour suprême a décidé d’auditionner les différentes parties dont les comportements n’ont guère favorisé l’installation desdits conseils. Hier donc, leurs différents conseillers communaux élus ont été écoutés. De même que le préfet des départements de l’Atacora-Donga qui avait décidé de s’en remettre à l’exercice de la Cour suprême, après avoir jugé que les conditions n’étaient point propices à ces installations vu que divers incidents de violences ont marqué par endroits les tentatives de la tutelle.

Après de longues heures d’audition des différentes parties, la Cour suprême a fait l’heureux constat que toutes les conditions sont bel et bien réunies pour l’installation de ces conseils communaux. Si ce n’est des manœuvres politiciennes pour remettre en cause l’ordre normal des choses. Les juges ordonneront sans surprise que tous les conseils communaux soient installés le vendredi 21 août prochain au Tribunal de première instance de Natitingou. Un ouf de soulagement pour plusieurs conseillers communaux qui ont tôt dénoncé ce micmac entretenu au gré d’intérêts partisans.

Actualités 18 août 2015


Audition des conseils communaux non installés par la Cour suprême: Probable élection des maires de Natitingou, Kérou, Cobly et Pehunco

Convoqués par la Cour suprême ce lundi, les conseils communaux des départements de l’Atacora-Donga qui n’ont pas pu être installés par le fait de différends ou de tensions seront auditionnés à partir de ce lundi 17 août par l’institution pour une éventuelle sortie de crise.

Natitingou, Ouassa-Pehunco, Kérou et Cobly sont les quatre communes de l’Atacora-Donga à n’avoir pas connu l’installation de leurs conseils communaux et l’élection des maires devant présider à leurs destinées. Si conformément au calendrier établi par l’autorité de tutelle, ces conseils devraient être installés du lundi 27 au jeudi 30 juillet dernier, force est de remarquer qu’ils ne l’ont pas été faute d’entente. Le soin devant revenir à la Cour suprême de les installer après ces échecs, leur convocation ce jour tient de cette prérogative. Sauf que beaucoup s’attendaient à voir l’institution prendre ses quartiers dans les communes concernées.

Fortement marquées par des tensions et conflits politiques divers, ces quatre communes sur les treize que comptent les départements de l’Atacora et de la Donga n’ont pas connu l’installation de leurs conseils et l’élection de leurs maires respectifs dans les délais prévus par la loi. La Cour suprême, juge du contentieux dans le cas de ces élections, saisira sans doute le cadre de ces auditions pour fixer chacune des parties sur les tenants et aboutissants de cette crise née au lendemain des élections communales et locales. Une convocation qui n’exclut pas l’élection des nouveaux maires à Porto-Novo, siège de l’institution, sous l’égide du président.
Il est à rappeler que dans ces communes où la tension a été vive, les esprits n’ont pas pu accorder les violons pour permettre à l’autorité de tutelle de procéder à l’installation desdits conseils communaux. Si dans certaines communes ce sont diverses tendances qui s’opposent pour le contrôle de la mairie, dans d’autres c’est une guerre fratricide entre les élus de la même alliance majoritaire qui nourrit les différends.

Société 17 août 2015


Audition des conseils communaux non installés par la Cour suprême: Probable élection des maires de Natitingou, Kérou, Cobly et Pehunco

Convoqués par la Cour suprême ce lundi, les conseils communaux des départements de l’Atacora-Donga qui n’ont pas pu être installés par le fait de différends ou de tensions seront auditionnés à partir de ce lundi 17 août par l’institution pour une éventuelle sortie de crise.

Natitingou, Ouassa-Pehunco, Kérou et Cobly sont les quatre communes de l’Atacora-Donga à n’avoir pas connu l’installation de leurs conseils communaux et l’élection des maires devant présider à leurs destinées. Si conformément au calendrier établi par l’autorité de tutelle, ces conseils devraient être installés du lundi 27 au jeudi 30 juillet dernier, force est de remarquer qu’ils ne l’ont pas été faute d’entente. Le soin devant revenir à la Cour suprême de les installer après ces échecs, leur convocation ce jour tient de cette prérogative. Sauf que beaucoup s’attendaient à voir l’institution prendre ses quartiers dans les communes concernées.

Fortement marquées par des tensions et conflits politiques divers, ces quatre communes sur les treize que comptent les départements de l’Atacora et de la Donga n’ont pas connu l’installation de leurs conseils et l’élection de leurs maires respectifs dans les délais prévus par la loi. La Cour suprême, juge du contentieux dans le cas de ces élections, saisira sans doute le cadre de ces auditions pour fixer chacune des parties sur les tenants et aboutissants de cette crise née au lendemain des élections communales et locales. Une convocation qui n’exclut pas l’élection des nouveaux maires à Porto-Novo, siège de l’institution, sous l’égide du président.
Il est à rappeler que dans ces communes où la tension a été vive, les esprits n’ont pas pu accorder les violons pour permettre à l’autorité de tutelle de procéder à l’installation desdits conseils communaux. Si dans certaines communes ce sont diverses tendances qui s’opposent pour le contrôle de la mairie, dans d’autres c’est une guerre fratricide entre les élus de la même alliance majoritaire qui nourrit les différends.

Société 17 août 2015


Perspective du développement de l’assurance maladie au Bénin: Le RAMU et son projet de loi exposés aux députés de la 7è législature

Des députés ont été conviés à un séminaire qui s’est déroulé du vendredi 14 au samedi 15 août dernier à Grand-Popo. Les assises qui ont également connu la présence des professionnels de la Justice et de la Santé, leur ont permis d’être informés des contours du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) pour non seulement contribuer à l’améliorer, mais défendre au Parlement, le projet de loi afférent.

Cité comme une initiative phare de l’Exécutif, le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) lancé en décembre 2011, attend d’être consolidé par un texte de loi. Dans le processus pour y parvenir, le gouvernement a entrepris, entre autres, de renseigner la 7è législature tant sur le contenu du RAMU que sur « la lettre et l’esprit » du projet de loi à son sujet. C’est pourquoi, une délégation du Parlement a été conviée à Grand-Popo les 14 et 15 août derniers. A leurs côtés, il y avait des délégués des Confédérations et Centrales syndicales, des représentants des organismes de prévoyance sociale ainsi que des compétences relevant des différents ministères impliqués dans la mise en œuvre du RAMU.
Par rapport aux assises, le vice-président de la Commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale, Badirou Aguèmon, a indiqué combien la Représentation nationale partage le souci de rendre accessibles les soins de la médecine moderne au plus grand nombre de Béninois. Les concitoyens qui en sont exclus du fait de son coût seraient estimés à plus de 80% de la population, à en croire Hugues Tchibozo. Une tendance contre laquelle le député appelle à œuvrer en remettant le RAMU sur ses trois principes fondamentaux à savoir, la solidarité, la qualité et la légalité d’accès aux soins. Puisque, justifie-t-il, le RAMU peut constituer non seulement un facteur de stabilité nécessaire au développement mais mieux encore, une mesure sociale indispensable à la cohésion du Bénin. Dans ce sens, le gouvernement déroule résolument sa feuille de route en vue de faire disparaître les goulots d’étranglement au déploiement du RAMU. Comme c’est le cas de la présente activité qui représente pour le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé l’une des « plus importantes articulations dans le cheminement du développement de l’assurance maladie au Bénin. Pour lui, le choix de Grand-Popo et les profils participant au séminaire représentent des gages de la qualité des échanges attendus.
Les travaux du séminaire se sont déroulés sous l’égide d’un présidium constitué autour du député Valentin Djènontin.

Actualités 17 août 2015


Mairie d’Athiémé: Un nouveau mandat en quatre points pour Joseph A. Amavi

Réélu par ses pairs, le maire Joseph Anani Amavi a été installé mercredi 12 août dernier à la tête de la commune d’Athiémé. A l’occasion, l’intéressé a décliné en quatre points les axes d’interventions de son quinquennat.

Joseph Anani Amavi après un premier mandat, vient d’être reconduit à son poste de maire d’Athiémé. Et ce n’est pas pour se complaire dans l’autosatisfaction car, mieux que par le passé l’élu de l’Union fait la Nation rêve de faire ressusciter le passé glorieux de sa commune natale.
En effet, pour ce nouveau quinquennat, le maire Joseph Anani Amavi laisse entendre que l’exécutif qu’il préside va s’attaquer à travers une démarche participative au développement de la commune sur quatre fronts. Lesquels fronts, décline-t-il, visent à transfigurer la commune en ville citoyenne et germoir de réussites, puis à l’ouvrir à tous ceux qui désirent y habiter et enfin, à l’équiper pour en faire un portail de modernité et de loisirs. S’agissant des moyens pour y parvenir, il rappelle notamment la construction du pont sur le fleuve mono comme un atout majeur en matière de désenclavement. Aussi compte-t-il surtout sur l’adhésion de toutes les forces vives de la commune qu’il appelle à taire leurs dissensions.
Au titre du bilan des actions de la deuxième mandature de l’ère de la décentralisation, Joseph Anani Amavi retient que le Plan de développement de la commune a été exécuté pour un taux de 67,40%. Au nombre des 135 chantiers de développement ouverts dans ce cadre, indique-t-il, 95 chantiers ont été réalisés et bouclés.

Politique 14 août 2015


Audiences du président de la République: Le patron de UBA reçu par Boni Yayi

Le président de la République a reçu, hier jeudi 13 août à son cabinet, Tony Elumelu, PDG du groupe bancaire UBA. Ce dernier a évoqué d’autres possibilités d’investissements au Bénin.

Le richissime homme d’affaires nigérian, Tony Elumelu, patron du groupe bancaire United Bank for Africa (UBA) s’est entretenu hier avec le président de la République, Boni Yayi. Les deux personnalités ont échangé essentiellement sur l’environnement du secteur privé et surtout les activités de UBA au Bénin. «J’ai été impressionné par la compréhension profonde qu’a le président de la République du secteur privé. Nous avons échangé des opportunités d’investissements. Car au-delà de la banque, notre groupe entend explorer d’autres centres d’intérêts économiques», confie l’homme d’affaires nigérian au sortir de l’audience.
Tony Elumelu vise particulièrement le secteur de l’énergie à propos duquel il dit avoir été fortement sensibilisé par le président de la République. «Sans énergie, il n’y a pas d’investissement. Notre groupe constitue l’un des plus grands promoteurs de centrale thermique au Nigeria. Nous devons voir comment créer la synergie nécessaire pour étendre notre projet de promotion énergétique au Bénin», souligne-t-il.
A travers la Fondation Elumelu, le patron de UBA s’est lancé dans la promotion de l’entrepreneuriat sur tout le Continent africain. Environ 100 millions de dollars ont été mis en place pour financer 10 000 jeunes porteurs de projets, à travers le renforcement de leurs capacités managériales et l’appui à l’investissement. Tony Elumelu confie que sa présence au Bénin lui permettra de rencontrer huit jeunes béninois éligibles à son projet qui s’étale sur dix ans.

Actualités 14 août 2015


Audiences du président de la République:Le gouverneur de l’Etat de Kebbi au cabinet du chef de l’Etat

Le président de la République s’est également entretenu avec Abubakar Atiku Bagudu, gouverneur de l’Etat de Kebbi au Nigeria. Cet Etat frontalier du département de l’Alibori manifeste un intérêt certain pour les échanges économiques entre ses localités et celles des communes des départements du Borgou et de l’Alibori.

« Nous avons discuté d’un projet d’interconnexion entre notre Etat et le Bénin, principalement la construction des voies entre Sègbana et Madjé, puis Madjécali et Lolo», indique le gouverneur. Il se réjouit des efforts déjà consentis par le gouvernement béninois en réalisant le bitumage de la route Bodjécali-Madjécali-Illoua qui facilite désormais la liaison commerciale entre le Nord du Bénin et le Nord du Nigeria. La réalisation en cours du tronçon Kandi-Sè-gbana s’inscrit dans la même dynamique de rapprochement des deux pays. «Nous devons aider nos peuples à renforcer les échanges commerciaux entre eux, à promouvoir l’intégration. Le Nigeria et le Bénin constituent deux pays frères et je me réjouis de l’intérêt que le président Muhammadu Buhari porte pour le Bénin», conclut-il.

Gnona AFANGBEDJI

Actualités 14 août 2015


Deux Nigérians poursuivis pour association de malfaiteurs (12e dossier): L’accusé Divine Obi tombe lourdement à l’audience, la cause renvoyée

Ce sont deux Nigérians, accusés des crimes d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de coups et blessures volontaires, qui comparaissaient devant la Cour d’assises de Cotonou, en sa deuxième session de l’année 2015, hier lundi 10 août. Divine Obi et Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, la quarantaine, sont présentés comme les braqueurs de la Recette-perception de Grand-Popo en 2006. Ils sont défendus par Mes Vincent Tohozin, Julien Togbadja et Bonaventure Essou. La cour de céans est présidée par Saturnin Calixte Avognon, assisté de William Kodjoh Kpakpassou et Virgile Kpomalègni (assesseurs) puis de Benoît Gbènassoua, Zanmènou Louis Hounkanrin, Hounyèmè Honoré Mello, François Koundé et Osséni Abiossè (jurés, le dernier étant suppléant). Des débats, Me Théogène Zountchékon, greffier, a assuré la transcription.

Les faits dont répondent les accusés remontent au 29 août 2006. Ce jour-là, à Grand-Popo, aux environs de 13h, Divine Obi, Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, un certain Bidémi Bada dit Coach et un autre non encore identifié, armés de fusils auraient fait irruption dans le logement de fonction de Cyrille Agnandji, receveur de la Recette des Impôts de Grand-Popo. Sous la menace d’armes à feu, ils ont tenu en respect Cyrille Agnandji et toute sa famille. Après avoir enfermé ses enfants dans une chambre, ils lui ont porté des coups et fait des blessures pour le contraindre vainement à leur ouvrir la porte de la caisse et à leur remettre la clé du coffre-fort de la Recette-perception. Tous les bureaux étaient passés aux peignes fins. Aux environs de 15h, chaque usager et employé de la Recette-perception était pris en charge par les malfrats. Ils auraient été roués de coups, dessaisis de leurs portables et de leur argent avant d’être enfermés dans un local de la Recette-perception. Michel Wongla, le caissier aurait été accueilli dans les mêmes conditions et contraint d’ouvrir le coffre-fort de la Recette d’où les malfrats auraient soustrait 10 000 000 F CFA avant de s’emparer des 8 639 719 F CFA se trouvant sous une trappe. A la fin, ils auraient enfermé toutes leurs victimes dans le magasin de la Recette avant de s’enfuir. Les bulletins N°1 de leurs casiers judiciaires ne portent mention d’aucune condamnation. Et il ressort du rapport d’expertise médico-psychiatrique des accusés qu’ils ne présentaient aucun trouble mental ni d’antécédent psychiatrique pouvant abolir le contrôle de leurs actes au moment des faits.

L’arrêt de renvoi renseigne par ailleurs que le receveur n’ayant pas donné la combinaison du coffre-fort, les malfrats ont maintenu leurs otages sous pression jusqu’à 15h, attendant l’arrivée des autres employés. C’est ainsi que le caissier Michel Wongla aurait été pris en charge… Et suite aux dénonciations de Watchiou Souin, le nommé Moukaramou Otekpola a été arrêté. Courant 2007, Chief Okofor et Divine, détenus à la prison civile de Cotonou dans le cadre du braquage du véhicule SAGAM (intervenu le 6 décembre 2006 derrière la présidence de la République) ont été identifiés par certaines personnes victimes du braquage de la Recette-perception de Grand-Popo…

Ils nient les faits

Les accusés passent déposer à la barre. Dans un français approximatif, ils plaident non coupables et quand ils n’en peuvent plus, ils y vont en anglais pour mieux se faire comprendre. Le traducteur joue alors sa partition. Parfois, un des accusés a le sentiment qu’il ne traduit pas bien ses pensées et le reprend. Le premier à déposer, Chief Okofor, raconte que le jour des faits, il était au Nigeria, vaquant à ses affaires. Et s’il a été en prison ensuite, parce que les policiers nigérians l’ont appréhendé et remis à la police béninoise, c’est que son nom a été cité dans le braquage intervenu derrière la présidence de la République courant 2006 ; et sa photo diffusée dans les journaux, alors qu’il n’aurait rien à y voir. Ce n’est qu’à l’occasion de son arrestation, dit-il, qu’il a vu Divine Obi pour la première fois au commissariat. «Mais quel sort le poursuit pour que, dans chaque cas de braquage, son nom surgisse ?», veut comprendre la Cour. Il jure qu’il n’a rien fait, explique qu’il était à sa boutique. Le ministère public s’étonne que l’accusé se souvienne bien de sa journée du 28 août 2006 mais oublie curieusement tout ce qu’il s’est produit le reste de l’année…
Comme lui, Divine vient clamer son innocence. Et si des plaignants disent l’avoir reconnu, il soutient n’avoir pas été sur les lieux du crime. C’est donc à tort, dénonce-t-il, qu’il est jeté en prison. «Mais que faisiez-vous à Grand-Popo ce jour-là ?», lance le président. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo». «Et comment se fait-il que deux personnes vous aient reconnu ?», «C’est une personne sur les trois qui a prétendu me reconnaître», rectifie-t-il. «Justement parce vous n’étiez pas postés au même endroit non, votre ami et vous ?», engage Saturnin Avognon, qui enchaîne en lui demandant combien ils étaient à mener l’opération. L’accusé ne varie pas. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo», remet-il. La Cour n’est pas satisfaite, cherche à tirer tout cela au clair. Aussi, demande-t-elle à l’accusé si la personne qui a dit le reconnaître, en sa présence, est dans le prétoire. Lui est imperturbable : «Je ne connais personne». Mais si les policiers nigérians n’étaient pas convaincus de son implication dans les faits, pourquoi auraient-ils remis un national de chez eux à une police étrangère? N’était-il pas associé au braquage de la boutique Azar Jean à Cotonou ?, veut encore savoir Christophe Atinmankan du ministère public… Divine assure que le jour des faits de Grand-Popo, il était en voyage sur l’Espagne et n’est rentré au Nigeria qu’en décembre 2006, que son passeport fait foi mais est gardé par la police nigériane. Déclaration contenue dans le procès-verbal d’interrogatoire au fond, fait observer Me Julien Togbadja. Qui précise que l’accusé, au Nigeria, était allé voir au commissariat la femme de son frère aîné, lui-même en fuite, lorsque les policiers ayant su les liens de parenté, l’ont gardé à son tour. Car des amis à ce frère auraient perpétré le coup du 6 décembre à Cotonou et c’est une carte Sim délaissée dans le véhicule utilisé pour l’opération qui aurait permis d’établir la connexion.

L’accusé tombe lourdement, l’audience s’achève prématurément

Version trop belle pour être gobée par l’avocat de l’Agence judiciaire du Trésor, Me Victoire Agbanrin-Elisha. Autant que par la Cour qui lui demande de dire «Bonjour monsieur» en espagnol. Impossible. Surprenant pour quelqu’un qui dit avoir passé trois ans en Espagne à travailler dans un champ. Il lui est alors demandé de dire «Je suis au champ» en espagnol. Pas plus de chance. A chaque fois, le président de la Cour de céans lui donne la réponse. Ses avocats, pour l’aider, lui demandent de dire des mots espagnols qu’il connaît. Toujours rien. Saturnin Avognon lui propose alors de dire simplement «le mot» en espagnol. «Word» répond Divine. «C’est de l’anglais», lui fait observer le président qui vient une nouvelle fois à sa rescousse, déclarant que « le mot» en espagnol c’est «la palabra». Coup de théâtre, l’accusé se laisse lourdement tomber par l’arrière, raide tel un sac. Le sol carrelé révèle des traces de sang. Hypoglycémie ? Cinéma ? Malaise ? Les gendarmes du service d’ordre se penchent sur lui, lui font des signes de mains. Il réagit bien. «Il est lucide, c’est le plus important», lâche l’un d’entre eux. Entre-temps, Saturnin Avognon a prononcé la suspension de l’audience, le temps que l’accusé soit pris en charge… Celui-ci, une dizaine de minutes plus tard, se redresse et s’assied, la nuque légèrement ouverte et ensanglantée. Il secoue la tête, évalue la blessure par un toucher de la main gauche, puis se couche à nouveau. Son compère, Chief Okofor le regarde, lui-même la tête portant des traces de coupures antérieures…Une trentaine de minutes plus tard, les sapeurs-pompiers sont là. Ils l’emmènent sur une civière. Dans le véhicule de secours, il reste bras croisés, les détend pour faire des gestes quand un pompier engage la conversation avec lui, pour s’assurer qu’il est toujours conscient.
Quelques instants plus tard, la Cour fait constater l’incident et l’acheminement de l’accusé sur le CNHU et prononce le renvoi de l’affaire à une session ultérieure de la Cour d’assises.

Société 10 août 2015


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