La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Vote du projet de collectif budgétaire 2021: Une nouvelle session extraordinaire inévitable au Parlement
Les députés seront obligés d’ouvrir une nouvelle session extraordinaire, après celle actuellement en cours, pour l’examen et le vote de certains dossiers du gouvernement dont le projet de loi de finances rectificative gestion 2021, avant l’ouverture de leur prochaine session ordinaire. Le Parlement est tenu de se pencher sur le collectif budgétaire 2021 avant l’ouverture de sa seconde session ordinaire de l’année 2021 encore appelée session budgétaire. La nécessité de remanier le budget de l’Etat gestion 2021, selon le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi, découle des grandes mutations observées au cours de l’année. En effet, les ressources et les charges pour la gestion 2021, constituées des recettes et des dépenses du budget de l’Etat ainsi que des ressources et des charges de trésorerie, s’établissent à 2 985,046 milliards FCfa contre 2 452, 192 milliards FCfa initialement prévus. Elles sont donc en hausse de 532,854 milliards FCfa représentant une progression de 21,7 %. Les ressources du budget de l’Etat remanié se chiffrent spécifiquement à 1 420,128 milliards FCfa contre 1 349,914 milliards FCfa. Cette hausse est essentiellement due à l’amélioration, renseigne le gouvernement, de la capacité de recouvrement des produits de recettes intérieures par les régies financières. Les crédits ouverts au titre des opérations budgétaires, quant à eux, sont de 2 056,198 milliards F Cfa contre 1 780,229 milliards FCfa initialement prévus. Cet accroissement est porté par les dépenses d’investissement autant que par l’augmentation des crédits de transfert destinés au renforcement du volet social de l’action gouvernementale. Les députés auront à prendre connaissance du volumineux document du gouvernement. Ils devront l’examiner à la faveur de la troisième session extraordinaire de l’année 2021 qu’ils sont tenus d’ouvrir très prochainement. Les parlementaires vont certainement saisir l’occasion pour ajouter et inscrire à l’ordre du jour d’autres dossiers dont par exemple le projet de loi portant Code de l’administration territoriale et le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme. Ils se sont d’ailleurs imprégnés du contenu de ces deux textes au cours d’un atelier d’information qui s’est tenu à Cotonou, jeudi 23 septembre dernier, sous l’égide du président de la République, Patrice Talon. C’est dire que l’examen des deux projets de loi devrait aller très vite au Parlement si entre-temps ils ont été inscrits au menu de la prochaine session extraordinaire. L’ouverture des travaux de la session budgétaire de l’année 2021 est attendue pour courant la seconde moitié du mois d’octobre prochain, conformément à la Constitution béninoise. Lesquels doivent être consacrés prioritairement à l’examen et au vote du projet de loi de finances gestion 2022 déjà transmis au Parlement. De toutes les façons, les prochaines semaines s’annoncent laborieuses pour la huitième législature. Actualités 30 sept. 2021


Transmission du projet de loi réprimant les infractions basées sur le genre au Parlement : la fin des violences à l'égard de la femme
Quelques jours seulement après le séminaire national sur les dispositions d’une loi visant à mieux réprimer certaines infractions, le gouvernement vient de transmettre au Parlement pour examen et vote, le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme en République du Bénin. Le Conseil des ministres du mercredi 29 septembre a transmis au Parlement pour examen et vote, le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme en République du Bénin. Ce projet de loi vise à renforcer l’arsenal juridique destiné à promouvoir et protéger la femme contre les violences basées sur le genre. Il se justifie par la persistance, voire la prolifération de situations de violences physiques et morales intolérables. « Le nouveau texte de loi prévoit donc des réponses juridiques et judiciaires appropriées. Il définit les mécanismes de prévention, de détection et de répression des infractions basées sur le genre », explique le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji à l’occasion de son point de presse hebdomadaire. Conséquemment, des modifications seront apportées au Code pénal, au Code de procédure pénale, à la loi sur l’embauche et au Code des personnes et de la famille. Celles-ci visent particulièrement l’introduction, dans ces textes, de dispositions favorables à l’écoute judiciaire des victimes, à leur prise en charge et leur protection. Elles instaurent, par ailleurs, la mise en place d’un fichier national des personnes condamnées pour des infractions commises à raison du genre. « Ces nouvelles dispositions sont également destinées, en vue d’une répression efficace, à rendre ces infractions passibles de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, et à y créer une chambre de jugement des infractions à raison du genre », précise-t-il. « Le fléau fait plus de dégâts que les crimes économiques », avait expliqué le président Patrice Talon, il y a quelques jours, au terme d’un séminaire national organisé sur le sujet. « Ce sera une épreuve de longue haleine, mais il faut commencer un jour. Désormais au Bénin, les délits du genre ne seront plus banalisés… Ce sera la loi de la décennie », s’était-il engagé. « Nous allons donner à l’Institut national de la femme (Inf) les moyens de poursuivre partout les auteurs et complices de tels actes à travers un réseau de points focaux sur l’ensemble du territoire national pour recueillir les témoignages et les confidences », avait aussi annoncé le président. Selon lui, « la lutte sera plus farouche que la lutte contre les crimes économiques ». Des dispositions corsées L’innovation majeure contenue dans le projet tel que présenté aux députés il y a quelques jours, selon le Garde des Sceaux réside dans la création d’une nouvelle catégorie d’infractions dénommées « infractions à raison du genre ». Il les définit comme étant « les infractions pour la commission desquelles le sexe de la victime est la considération préalable ». Dans cette catégorie d’infractions sont rangés le harcèlement sexuel, le viol, l’interruption forcée de grossesse ou les mutilations génitales féminines. Ainsi, est désormais assimilée au harcèlement sexuel et punie comme tel toute liaison amoureuse entre un apprenant et son formateur ou son enseignant. Il y a également lieu de mentionner l’introduction, pour le viol, de nouvelles circonstances aggravantes telles que l’existence d’un lien de parenté ou de subordination, la déficience physique ou mentale de la victime, une relation d’enseignant ou de formateur à apprenant entre l’auteur et la victime. Les nouvelles dispositions prévoient la criminalisation du mariage forcé ou précoce et l’aggravation des peines encourues en cas de mutilations génitales. L’Institut national de la femme aura qualité de partie civile tandis que la répression des infractions à raison du genre reviendra à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Une chambre spéciale sera créée en son sein à cet effet? Actualités 30 sept. 2021


Commune d’Aplahoué: 2 811 écoliers bénéficient de kits scolaires
L’assistance en kits scolaires aux écoliers du Couffo, département à fort taux d’enfants vulnérables, s’est poursuivie, lundi 27 septembre dernier à l’école primaire publique d’Azovè-centre où 2 811 kits ont été distribués aux apprenants. Les apprenants des écoles primaires publiques d'Azové-centre, de Dékpo et de Kpacomè dans la commune d’Aplahoué ont reçu gracieusement, lundi dernier, des kits scolaires. Ceux-ci sont constitués de cahiers, de stylos à bille, des manuels au programme de cours moyens et plusieurs autres articles. Les écoliers ont reçu également des pains de savon ainsi que des bavettes de fabrication artisanale en vue de se protéger contre la pandémie de Covid-19. Le geste a coûté plus de vingt-et-un millions de francs Cfa à l'Ong Couffo Collaborative dont le partenariat établi avec la préfecture d’Aplahoué date de 2018. Au dire du représentant de l’Ong, leur partenariat a déjà permis de soulager plusieurs apprenants des autres communes du département du Couffo. L'initiative est à sa quatrième édition. L'objectif d'une telle générosité, dit-il, c’est non seulement de soutenir les parents d’élèves mais surtout contribuer à l’amélioration des conditions de scolarisation des apprenants, toutes catégories confondues, pour les amener à redoubler d'efforts dans leur cursus scolaire. L’Ong qui a une représentation dans le Couffo est dirigée aux États-Unis par James Lesly Kernel, Brice Mosley et Sona Clerborn qui ont su négocier avec leurs différents partenaires des aides qui soulagent les populations en difficultés, explique Victor Dogbovi, secrétaire général de la représentation de l'Ong Couffo Collaborative. Au nom des populations du département et des apprenants, le préfet Christophe Mègbédji a exprimé sa gratitude à l'Ong Couffo collaborative pour les nombreuses assistances. Spécifiquement pour ce qui se fait en soutien au système éducatif, il a dit en mesurer la portée. « Tout part de l'éducation qui est l'alpha et l'oméga du développement. Nous ne pouvons pas avoir de bons médecins, ingénieurs agronomes, administrateurs civils, magistrats, enseignants, ... sans une éducation de qualité», apprécie le préfet. L’appui de l'Ong Couffo Collaborative, poursuit-il, « fera en sorte que l'éducation béninoise ait une relève de qualité ». Pour finir, le préfet a invité les autorités locales et parents d’élèves à faire une utilisation judicieuse des kits scolaires et sanitaires reçus. La cérémonie de distribution des dons a réuni des responsables des établissements scolaires ainsi que des élus communaux et locaux. Société 29 sept. 2021


Gaspillage alimentaire : 17% des aliments finissent en poubelle
Alors que 811 millions de personnes souffrent de la faim, le monde gaspille 17% de la nourriture qu'il produit, selon la Fao. C’est presque une mise en garde de la Fao. L'agence alimentaire des Nations Unies a attiré ce mardi 28 septembre 2021 l’attention de la communauté internationale sur cette pratique qui n'est pas l'apanage des pays riches, comme beaucoup le pensent. Selon les données, 931 millions de tonnes, soit 17% des aliments produits en 2019, ont fini dans les poubelles des ménages, des détaillants, des restaurants et des autres acteurs de l'alimentation. Entre-temps, 811 millions de personnes ont faim et 132 millions sont confrontées à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle aujourd'hui en raison de la pandémie de Covid-19. En termes d'argent, les pertes alimentaires annuelles sont estimées à 400 milliards de dollars. Pendant ce temps, le manque de nourriture, la faim et la malnutrition touchent tous les pays du monde, a mis en garde mardi la Fao qui a lancé un appel urgent pour réduire la quantité de nourriture gaspillée. Pour rappel, la communauté internationale célèbre ce 29 septembre 2021 la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires.   Actualités 29 sept. 2021


Réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile : des agents de santé qualifiés outillés
La ville de Djougou a abrité le 24 septembre dernier une formation à l’intention des agents de santé qualifiés des départements de l’Atacora, du Borgou et de la Donga. Cette activité a été réalisée grâce à l’appui du projet d’Autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd-Bénin). Une centaine d’agents de santé qualifiés des départements de l’Atacora, du Borgou et de la Donga ont bénéficié d’une session de formation intégrée des modules de Soins obstétricaux néonatals d’urgence, de planification familiale, de soins après avortement et d’avortement médicalisé dans le cadre de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Initiée par l’Agence nationale des soins de santé primaires (Anssp) du ministère de la Santé avec l’appui technique et financier du projet d’Autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd-Bénin), ladite formation animée par les champions Sonu a pour objectif d’améliorer les compétences des prestataires en soins de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile au Bénin. Les participantes ont reçu des notions sur les urgences obstétricales et néonatales selon les normes, l’offre et la demande en planning familial et la prise en charge des soins après avortement. Après l’étape de Natitingou qui a mobilisé les participantes venues des communes de l’Atacora au cours de la période du 30 août au 10 septembre, c’est la commune de Djougou qui accueille les agents de santé qualifiés du 20 septembre au 1er octobre 2021. Dr Prince Eugène C. Adjovi, chargé de programme, responsable composante 2, représentant la Coordonnatrice du projet Swedd-Bénin, Dr Djaoudath Alidou Dramane, a rappelé les motivations de l’institution en appuyant cette formation. Selon lui, le projet Swedd financé par la Banque mondiale au Bénin s’est engagé aux côtés du ministère de la Santé pour l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant par le renforcement de la qualité des services dans les formations sanitaires.
« Le choix de ces interventions par le Projet Swedd est fondé sur le constat que malgré la définition des politiques novatrices, le renforcement des plateaux techniques des formations sanitaires, les indicateurs liés à la santé de la mère et de l’enfant restent dégradés quelles que soient les initiatives qui ont été mises en œuvre. Les besoins non satisfaits en méthodes de planification familiale modernes sont restés inférieurs à 32 % chez les femmes en union et 50 % chez les femmes non en union; cela induit un faible niveau de prévalence contraceptive, soit 12 % depuis 2011 malgré l’engagement de 24 % pris par le Bénin au titre du FP2020. Dans le même contexte, il s’en est suivi que l’indice synthétique de fécondité est aggravé, passant de 4,9 enfants par femme en 2011 à 5,7 enfants par femme en 2018. A tout cela s’ajoutent les taux de mortalité non encore satisfaisants tels que le taux de mortalité maternelle stagnant à 391 décès pour 100 000 naissances vivantes depuis plus de 10 ans, le taux de mortalité néonatale dégradé de 23 décès pour 1000 naissance vivante en 2011 à 30 décès pour 1000 naissances vivantes en 2018 », a détaillé Dr Prince Adjovi.
Démarche qualité, une obligation dans les formations sanitaires Toutefois, il y a des départements qui se distinguent par la qualité de leurs actions de santé. C’est le cas des efforts faits pour la réduction à 50 % de la mortalité maternelle et néonatale dans la Donga, un constat qui, selon ses dires, a réjoui la première dame l’année dernière. A son tour, Dr Mahamoud Zongo, directeur départemental de la Santé de la Donga se réjouit de l’initiative du projet Swedd qui concourt à réduire la mortalité néonatale. Il a indiqué avoir donné des orientations dans ce sens à sa prise de service, ce qui a abouti aux résultats satisfaisants dans la Donga, citée en exemple en matière de la lutte contre la mortalité infantile. « Nous sommes les seuls départements à réduire à 50 % la mortalité infantile », explique le Dds avant d'ajouter que la santé maternelle et néonatale constitue un grand défi et demeure un problème de santé publique au Bénin. Diane Akponon, représentante du directeur général de l’Agence nationale des soins de santé primaires (Anssp) souligne que l’institutionnalisation de la démarche qualité dans les formations sanitaires règle les problèmes qui s'y posent. Au nombre des ceux-ci, la technicienne supérieure en santé publique cite l’insuffisance dans la formation de base de certains acteurs de la prise en charge, le non-respect des normes, protocoles standards, l’insuffisance en matériels et consommables médico-techniques, l’insuffisance en ressources humaines… Toutes choses qui ont suscité plusieurs recommandations à l’endroit du partenaire pour la mise en pratique des notions acquises afin de sauver des vies.
Société 29 sept. 2021


Programme Learn : Les lauréats connus ce jour
Tout est fin prêt. Les résultats de l'appel à candidatures du programme Levier d'apprentissage et de reconversion dans le numérique (Learn) seront disponibles dans quelques heures. L’annonce a été faite par le ministère du Numérique et de la Digitalisation sur sa page Facebook. Les candidats seront informés par courriel et SMS. 50 personnes dont 32% de femmes, ont été sélectionnées dans le cadre de cette initiative soutenue par le Fonds d'appui à l'entrepreneuriat du numérique (Faen). Ce programme vise à offrir chaque année à des jeunes béninois, recrutés sur toute l'étendue du territoire national, des bourses de formation dans le domaine du numérique. Il accueillera chaque année des jeunes âgés de 18 à 35 ans qui sont motivés et passionnés du numérique. Les personnes retenues prendront part à une formation intensive d'une durée de six (06) mois, suivi d'un stage d'une durée allant de quatre (04) semaines à six (06) mois, sanctionné par un rapport. Les admis recevront leurs certificats et seront accompagnés à l'insertion professionnelle ou à la reconversion dans le numérique. Tous les métiers d’avenir dans le secteur du numérique sont couverts par Learn. Cependant, la formation portera chaque année sur un métier précis, choisi sur une liste élaborée par le ministère du Numérique et de la Digitalisation, et Epitech, le partenaire en charge de la formation. Actualités 29 sept. 2021


Confédération africaine d'escrime: Jacques Okoumassoun élu secrétaire général adjoint
Le Bénin est représenté dans le nouveau comité exécutif de la Confédération africaine d’Escrime (Cae) à travers la personne de Jacques Okoumassoun, président de la Fédération béninoise d'escrime. Il a été élu secrétaire général adjoint au terme de la dernière assemblée générale élective tenue dans la cité balnéaire de Saly à 90 km de Dakar. L’ancien journaliste sportive de la télévision nationale travaillera donc aux côtés du président sortant Mbagnick Ndiaye dont la liste a remporté les élections avec 21 voix contre 8 et une abstention. Il a d’ailleurs témoigné sa reconnaissance à son mentor. «C'est l'aboutissement d'une campagne intelligemment et habilement menée par le président Mbagnick Ndiaye. Tout le mérite lui revient car c'est lui qui m'a fait confiance, a déclaré le tout nouveau Sga, Jacques Tamegnon Okoumassoun. Cette liste était opposée à celle du vice-président de la Confédération, président en exercice de la Fédération ghanéenne d'Escrime. Pour Jacques Okoumassoun, c’est la victoire de la diplomatie sportive béninoise sur le continent. Il pense que ce sont ses efforts pour la promotion de l'escrime qui ont valu la confiance de ses pairs sur le continent. Au total, 30 pays ont pris part à ce congrès au Sénégal? Sports 29 sept. 2021


Transformation structurelle de l’économie béninoise: Les satisfactions et propositions de la Bad
Dans une note de diagnostic pays, publiée le 27 septembre 2021, la Banque africaine de développement (Bad) a salué les efforts du Bénin pour la transformation structurelle de son économie. Des réformes y ont été proposées pour une croissance inclusive. A la Bad, les efforts du Bénin ne sont pas passés inaperçus. En témoignent les points positifs dévoilés dans la note de diagnostic pays publiée lundi dernier. « En ce qui concerne la réalisation des cinq grandes priorités de la Bad (Top 5), le Bénin a réalisé des progrès notables grâce aux réformes sectorielles et de gouvernance menées dans l’exécution du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021)», lit-on dans cette Ndp. En effet, parlant des cinq priorités, l’institution fait allusion à la vision du Bénin de contribuer à « éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, et améliorer la qualité de vie des Africains ». Ce sont donc les secteurs de l’Énergie, de l’Agriculture, de l’Industrie, l’Intégration régionale et celui de la protection sociale qui sont concernés. Et là-dessus, la Bad a des raisons de croire que le Bénin a progressé. « Les capacités de production de l’électricité ont augmenté pour atteindre 209,5 Mw en 2019 contre 180 Mw en 2017, et le taux d’accès à l’électricité est passé de 32 % en 2017 à 35 % en 2019. Le pays est devenu le premier producteur de coton en Afrique en 2019 avec une production estimée à 678 000 tonnes. Les réformes de ces dernières années ont contribué à améliorer le cadre réglementaire et institutionnel de promotion des investissements privés », souligne-t-on dans la note. Par rapport à l’intégration régionale, il a été indiqué que le Bénin joue un rôle de plus en plus important avec la modernisation du Port de Cotonou, notamment pour les marchandises à destination et en provenance du Nigeria et des pays de l’hinterland (Niger, Burkina, Mali). « De même, le réseau routier s’est amélioré, et l’indice d’état général du réseau routier est ressorti à 63 % en 2020 contre 46 % en 2016. Des efforts ont été également consentis en matière d’approvisionnement en eau potable : le taux d’accès des ménages à l’eau potable est passé de 68,1 % en 2014 à 75,5 % en 2018 », précise le document de 161 pages. Le défi de la transformation En réalité, cette note de diagnostic pays évalue la situation macroéconomique, sectorielle et sociale du Bénin à ce jour, ainsi que les stratégies et politiques de développement mises en œuvre au cours des trois dernières décennies. Ainsi, elle a examiné le modèle de développement économique, les performances macroéconomiques et les perspectives, ainsi que des questions transversales relatives à la gouvernance, au développement du secteur privé, aux changements climatiques, au genre et à la pauvreté. Une analyse sectorielle sous le prisme de la mise en œuvre des cinq priorités stratégiques de la Bad (Top5) y a été faite pour aboutir à un modèle de croissance et de développement explorant les perspectives d’une transformation structurelle de l’économie béninoise. Si la Bad se réjouit des progrès faits, il n’est pas tout de même question que le Bénin dorme sur ses lauriers. Puisque, renseigne le document, les performances économiques enregistrées n’ont pas induit un changement de la structure de l’économie qui reste dominée par les secteurs primaire et tertiaire. Sur deux décennies, c’est-à-dire de 2001 à 2020, la part de l’industrie manufacturière (11 % du Pib) s’est même contractée de plus de 8 points de pourcentage. « Il y a eu une migration des travailleurs vers les services au détriment de l’agriculture et de l’industrie », préviennent les analystes de la Bad pour qui les moteurs de la croissance continuent de reposer sur l’agriculture, plus précisément le coton, le commerce et les transports avec un accent sur le Port de Cotonou. «Cette rigidité structurelle de l’économie ne permet pas d’amorcer suffisamment la transformation structurelle ni de réduire significativement la pauvreté », ajoutent-ils. Cap sur l’inclusion Face à ce diagnostic, la transformation structurelle de l’économie est plus que nécessaire. Fort heureusement, le gouvernement y travaille. Cependant, le Bureau d’analyse propose au Bénin, entre autres de renforcer les mesures d’incitations et de soutiens ciblés aux secteurs porteurs de croissance tels que l’agriculture, l’agro-industrie, le tourisme et l’économie numérique. Et ce, à travers des subventions, exonérations fiscales, facilités de financement, participation de l’État au capital de l’entreprise au démarrage et retrait progressif. Le Bénin est encouragé à poursuivre la dématérialisation des procédures pour la mobilisation des recettes fiscales, à accélérer les travaux de viabilisation des zones économiques spéciales et à accorder la priorité au développement des compétences techniques et entrepreneuriales. Du point de vue social, le renforcement de la protection sociale est très souhaité par la généralisation du projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). A la Bad, les analystes proposent de contribuer à la réalisation d’études sectorielles entre autres dans l’industrialisation, l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique des femmes, l’emploi des femmes et jeunes. La Bad devra accroître aussi son appui pour les investissements structurants dans les secteurs porteurs de croissance et appuyer à travers des projets d’investissements, les Pme/Pmi. Le dialogue va se poursuivre pour la mise en œuvre des politiques économiques régionales dont la monnaie commune, l’Eco. Economie 29 sept. 2021


Examen national de Master professionnel : huit candidats ont planché en journalisme
L’édition 2021 de l’examen national de Master en journalisme s’est tenue du mercredi 22 au samedi 25 septembre dernier. Au total, huit candidats, toutes spécialités confondues, ont eu à plancher. La phase pratique de l’examen national de Master professionnel en journalisme s’est déroulée à Cotonou. Au nombre de huit, les candidats ont planché dans deux centres de compositions répartis par spécialité. Ceux de la radio et de la télévision ont composé à l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb) et ceux de la presse écrite ont composé à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Jean Euloge Gbaguidi, enseignant à l’université d’Abomey Calavi et maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, a affirmé que depuis quelques années, l’Etat a pris la décision d’avoir un œil sur les diplômes délivrés sur le territoire national y compris dans les écoles privées. Il souligne que c’est dans ce sens que s’organisent les examens nationaux de licence et de master dans beaucoup de disciplines y compris le journalisme. « Nous avons commencé par la phase de la licence, les épreuves écrites sont passées et nous avons entamé, depuis quelques jours, les épreuves pratiques du master professionnel en journalisme à savoir la presse écrite, la radio et la télévision. C’est dans ce cadre que nous sommes en train de faire le tour de tout ce qui se fait aujourd’hui sous notre contrôle en commençant par l’Ortb où les journalistes de la presse audiovisuelle sont en composition et nous terminons ici à l’Onip où les journalistes de la presse écrite sont aussi en train de composer », explique-t-il. Il précise que cet examen national est une innovation et confère une qualité supérieure à l’évolution de la presse nationale parce qu’un journaliste détenteur du diplôme de master n’est plus seulement un exécutant qui va courir derrière des reportages, des interviews mais il devient quelqu’un qui peut émettre un idéal, une vision pour une entreprise de presse. « Nous sommes là dans la formation de ce que je peux appeler les cadres supérieurs des métiers de l’audiovisuel. Comme vous le constatez, il y a des gens qui sont assis et qui sont en train de réfléchir non plus sur comment on écrit un reportage mais qui sont dans la réflexion pour essayer de proposer des choses en vue d’avoir de la qualité dans la presse béninoise», a-t-il ajouté. Education 29 sept. 2021


Covid-19/Espace Uemoa : la réouverture des frontières terrestres envisagée
Des ministres de la Sécurité, de la Santé, et des Transports de l’Uemoa se sont réunis, ce mardi 28 septembre, pour faire des propositions devant permettre la réouverture des frontières terrestres encore fermées entre les pays. Non sans conditions ! Un projet de protocole de réouverture des frontières terrestres des Etats membres de l’Uemoa est validé, assorti d’un chronogramme de mise en œuvre des mesures préconisées, a-t-on appris de source proche de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). C’est à l’issue d’une réunion interministérielle qui s’est tenue, ce mardi 28 septembre, sur le sujet. Sous la direction du professeur Moustafa Mijiyawa, ministre togolais de la Santé, de l’Hygiène publique et de l’Accès universel aux Soins, les ministres de la Sécurité, de la Santé, et des Transports ont procédé à l’analyse de la situation de la pandémie de Covid-19 au sein de l’Union et discuté des contraintes rendant difficile la réouverture de nos frontières terrestres avant de proposer des solutions. Ces propositions adoptées seront adressées au président de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, Rock Marc Christian Kaboré, qui les transmettra à ses pairs. Depuis l’apparition du premier cas de Covid-19 dans l’Union, précisément le 2 mars 2020 à Dakar au Sénégal, sept pays sur les huit ont fermé toutes leurs frontières. Une mesure qui a « permis de contenir la présence de cas importés de la maladie, préoccupation majeure de tous les pays au début de la pandémie », estime Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’Uemoa. Les frontières aériennes seront rouvertes progressivement entre les pays à partir du mois d’août 2020, assortie d’un ensemble de mesures de précaution sanitaire pour amoindrir l’impact socioéconomique négatif de la mesure, notamment l’autorisation de la circulation des marchandises. Mais plus d’un an après, la plupart des frontières terrestres de l’Union restent encore fermées. « Cette situation prive la très grande majorité de nos concitoyens de l’usage d’un des droits fondamentaux consacrés par le Traité constitutif de notre Union: celui de circuler librement entre nos Etats membres », fait observer M. Diop. En même temps, nuance Pr Moustafa Mijiyawa, force est de reconnaître que la mobilité transfrontalière de la population est loin d’être bloquée, que des voies de passage clandestines se multiplient en raison de la porosité des frontières, que la pandémie, présente dans l’ensemble des pays de notre espace, revêt la même tendance épidémiologique. Se trouve ainsi posée la question de la pertinence du maintien de la fermeture de nos frontières terrestres, enchaîne-t-il. Pour lui, « Il paraît ainsi raisonnable d’envisager la réouverture de ces frontières sous certaines conditions à examiner, afin de trouver un équilibre entre les impératifs sanitaires et les impératifs socio-économiques». La rencontre d’hier vise donc à limiter dans le temps la restriction de la liberté de circulation quoique prévue par le Traité en cas de motifs valables comme l’urgence sanitaire. Il est question que les citoyens ne perçoivent pas de différence de traitement entre eux, uniquement basée sur le mode de transport auquel ils ont accès. Economie 29 sept. 2021


1151 - 2206