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Nouvelles

Rentrée scolaire 2021-2022 dans le Littoral: Les 1er cours au Ceg Ste Rita, conseil de rentrée à Zogbo
Les élèves ont effectivement repris le chemin des classes, ce lundi 20 septembre. Aux Collèges d’enseignement général (Ceg) Zogbo et Ste Rita, respectivement dans les 10e et 8e arrondissements de Cotonou, le constat est le même. « Nous avons démarré les cours. Cela a été une surprise pour tout le monde», confie Mireille Hounbadji, élève en classe de Tle D1 au Ceg Ste Rita. Dans cet établissement, la semaine de la prérentrée a été mise à profit pour préparer les salles de classe, nettoyer la cour, ouvrir l’inscription des nouveaux élèves, notamment ceux qui feront leur rentrée pour la première fois au collège. « Les enseignants ont reçu pour consigne de démarrer les cours quels que soient les effectifs dans les classes. Ça a été fait. Nous avons des fora par classe, et sur ces différents fora, nous avons averti les parents. 48 heures après la reprise, toute absence sera considérée comme un abandon et chaque enfant ayant abandonné devra se réinscrire », explique le directeur du Ceg Ste Rita, Maurille Mondé, qui invite les parents à libérer les élèves. Pour lui, une année scolaire est courte, et il faut vite démarrer pour bien finir. « Le vendredi passé déjà, le directeur nous a conviés au conseil de rentrée. Nous avons pris les emplois du temps. J’ai démarré les cours aujourd’hui, et donné un exercice pour la prochaine rencontre », assure Angelo Kauyaya, professeur de langue française au Ceg Ste Rita. Il note quelques absences et en déduit que certains élèves ne se sont pas encore rendu compte de l’effectivité de la reprise des classes, alors que les habitudes ont changé. Pas de temps pour la célébration des retrouvailles. Les retardataires prendront le train en marche. Pour les classes de 6e, c’est toute une équation. De longues files d’attente sont remarquables dans les cours des établissements. Les uns à la recherche d’une place, les autres attendant de payer leur droit d’inscription, soit 18 700 F Cfa pour les garçons et 3 700 F Cfa pour les filles. Au Ceg Zogbo, les enseignants ont également reçu leurs dotations en matériel didactique et sont prêts à démarrer les cours. Mais, le directeur Antonin Guedegue tient son conseil ce 20 septembre. « L’enseignant doit faire preuve d’une conscience professionnelle, savoir se remettre en cause parce que la connaissance est évolutive. Nous devons faciliter l’épanouissement et l’évolution de nos apprenants. C’est nous qui contribuons à leur socialisation… », indique-t-il en appelant ses collaborateurs à combattre le retard. Il reçoit leurs doléances et renvoie chacun à son cahier des charges. Au Ceg Zogbo, 1 010 élèves sont attendus dans les classes de 6e et cela justifie les longues files d’attente entre la surveillance générale et la comptabilité. Dans ce collège, une brigade a été mise en place pour veiller au respect des gestes barrières. Mais il faut noter qu’aussi bien à Ste Rita qu’à Zogbo, si les dispositifs de lavage des mains sont bien visibles et en grand nombre, ils ne sont pas encore approvisionnés. Cela ne semble pas être la priorité. Education 21 sept. 2021


Rentrée scolaire 2021-2022 dans le Littoral: Démarrage des cours et derniers réglages à Akpakpa
L’école béninoise s’éveille à nouveau. Hier lundi 20 septembre, les activités pédagogiques ont effectivement démarré dans certaines écoles d’Akpakpa tandis que dans d’autres, les responsables procèdent aux derniers réglages. Apprenants et enseignants des enseignements maternel et primaire, secondaire, technique et professionnel ont repris le chemin des classes hier lundi 20 septembre. Au Collège d’enseignement général Akpakpa-Centre, la cour était bondée de monde. Des élèves, pour la plupart accompagnés de leurs parents, étaient présents pour remplir les formalités d’inscription. Du côté de l’administration, toutes les dispositions sont en train d’être prises pour le démarrage effectif des activités. « Nous avons effectué la semaine dernière, la prérentrée. On a demandé aux admis classés de venir s’inscrire depuis la semaine dernière mais tout le monde n’est pas arrivé. Vous constatez qu’il y a encore du monde dehors en attente d’inscription », explique Cathérine Fassinou, directrice du Collège d’enseignement général Akpakpa-Centre. Elle précise que tous les enseignants de son établissement sont déjà en possession de leur emploi du temps et les cours ne vont pas tarder à démarrer. Si au Ceg Akpakpa-centre, les activités pédagogiques n’ont pas encore démarré comme cela se doit, tel n’est pas le cas au Collège d’enseignement général Sègbèya. Ici, les élèves des classes d’examen ont déjà pris contact avec leurs enseignants. Dans une classe de 3e, les cours ont démarré en trombe. Léa Aïnan et ses camarades suivent le cours de ‘’Sciences de la vie et de la terre’’. « Nous avons démarré la ‘’Situation d’apprentissage n°1 de Svt qui s’intitule : ‘’Les échanges d’énergie entre l’organisme et le milieu extérieur’’. Des explications du professeur, nous avons déjà retenu beaucoup de choses», fait-elle savoir. A l’instar des élèves de 3e, ceux de la Terminale ‘’C’’ ont aussi suivi leur premier cours de Physique-Chimie-Technologie. «Nous venons de faire le cours de Chimie intitulé ‘’Chimie des solutions aqueuses’’. Le professeur nous a expliqué les composantes, la réaction et les effets de l’eau », fait savoir Victoire Zindo. Responsabilité partagée André Sagbo, directeur du Ceg Sègbèya explique que, depuis le 6 septembre dernier, l’administration a commencé par inscrire les admis classés en 6e parce qu’un grand nombre d’enfants ont été envoyés dans le collège. « Au drapeau ce matin, nous avons échangé avec les enfants et nous leur avons prodigué de sages conseils», confie-t-il. La nouveauté, cette année, selon le directeur, est que les enseignants aspirants majoritaires dans le système ont démarré les cours au même moment que les permanents. Il invite les parents à suivre de près leurs enfants afin qu’ils ne déraillent pas. « Nous aussi, nous allons jouer notre partition pour qu’à la fin de l’année, tout le monde soit satisfait », rassure-t-il. Au Cours de soutien scolaire, les choses sont allées très vite. La cour de l’école était vide, ce lundi 20 septembre. Tous les élèves étaient en classe et recevaient les cours. Père Abel Chanhoun, directeur de l’établissement, note que tous les enseignants ont été disponibles dès les premiers jours de la prérentrée et ont reçu leurs emplois du temps. « Les professeurs sont actuellement concentrés sur ce qu’ils doivent faire. Comme vous le constatez, les salles de classe sont fonctionnelles. Chacun essaie de donner le meilleur de lui-même pour que l’année scolaire 2021-2022 soit paisible», note-t-il. Education 21 sept. 2021


Rentrée scolaire 2021-2022 dans le Littoral: Sur les chapeaux de roue à Gbégamey, Ménontin...
Les cours ont effectivement démarré dans les écoles et collèges de Cotonou et environs le 20 septembre 2021. Ceux qui ont manqué de faire les inscriptions la semaine dernière tentent de prendre le train en marche. Pas de temps à perdre. Au Collège d’enseignement général (Ceg) Gbégamey à Cotonou, la joie de la rentrée et les retrouvailles ont été très vite écourtées par le démarrage des cours. Ce lundi matin, les surveillants généraux font la ronde pour mettre fin aux attroupements: « Rejoignez vos classes !». Les visages masqués, les sacs au dos, Stella et ses camarades mettent fin plus tôt que prévu aux récits. « Les vacances cette année, c’est nul. Je devrais me concentrer encore sur les cours de vacances. Je n’ai eu que quelque temps de jeux», entend-on dans les escaliers. Depuis ces mêmes escaliers, des voix se font entendre à l’étage, les unes expliquant des notions d’anglais, les autres démontrant des formules de sciences. « Comme vous le constatez, les cours ont démarré chez nous. Beaucoup de collègues ont commencé comme moi à 7 heures. Je suis à l’étape de présentation des préliminaires, c’est-à-dire le contrat pédagogique. Tout à l’heure, nous allons démarrer la première situation d’apprentissage», confie Calixte Tchogninou, enseignant de Physique Chimie et Technologie (Pct). L’envol dès le premier jour Dans ce collège créé en 1964, l’administration a mis les vacances à profit pour préparer la rentrée. En tête des collèges publics du Littoral au Baccalauréat 2021, le Ceg Gbégamey ne veut pas perdre la moindre journée. «Les dispositions ont été prises en amont. Le premier trimestre qui s’étend du 20 septembre au 22 décembre 2021 a démarré. Le quota horaire est connu. L’élève qui a manqué les cours d’aujourd’hui a raté quelque chose de substantiel », souligne Michael Hodonou Gbinlo, directeur de cet établissement. Dans plusieurs autres établissements scolaires parcourus, à Cotonou, la tendance est la même. À l’École primaire publique de Mènontin Nord, c’est le silence plat dans la cour de récréation. Les apprenants ont déjà dans leurs cahiers, les premiers enseignements. «Il n’y a plus de flâneries dans la cour comme vous pouvez le voir. Le travail a commencé systématiquement», martèle Barthélemy Ahoton, directeur de l’Epp Mènontin Nord/groupe B. Retardataires en file indienne Néanmoins, les salles de classe ne sont pas encore remplies. Dehors, beaucoup attendent de finir les formalités d’inscription et de transfert, comme c’est le cas au Ceg Le Plateau, au Ceg Vèdoko, au Ceg Nokoué ou encore au Ceg Gbégamey. «Je suis venu inscrire ma fille qui est classée dans ce collège. Il y a eu la passation de service entre l’ancien directeur et le nouveau le jeudi. Donc, ceux qui ont la chance d’être là, vendredi ont pu inscrire leurs enfants. Malheureusement, pour nous qui sommes venus aujourd’hui, il y a du monde. Mais, il y a une liste d’arrivée. Les formalités remplies, l’enfant est admis en classe », déclare Spéro Amoussou, parent d’élève. Les chefs d’établissement déplorent que la semaine de prérentrée n’ait pas été mise à profit. « Malheureusement, la notion de pré-rentrée n’est pas encore entrée dans les habitudes. Quoiqu’on fasse, les parents attendent la semaine de la rentrée pour se pointer. C’est maintenant qu’on inscrit les nouveaux, alors qu’on devrait le faire la semaine dernière. Ce qui explique l’affluence que vous avez en face. Nous sommes obligés de prendre par lots de 10 pour faire respecter les gestes barrières », déplore Michael Hodonou Gbinlo. Sur les murs des établissements parcourus, des affiches rappellent sans cesse les mesures barrières contre la Covid-19. C’est une manière d’éviter que le virus fasse aussi sa rentrée à l’école. Education 21 sept. 2021


La crémation : le chantier d’outre-tombe de la regrettée Rosine Soglo
Il y a dix ans de cela déjà, je plaidais dans cette même tribune et aussi dans un de mes ouvrages, en faveur de la crémation des personnes décédées. Je savais néanmoins que je prêchais dans le désert pour la bonne raison qu’aucun fait ne venait, à l’échelle nationale, étayer mon plaidoyer ni corroborer mon approche du traitement des dépouilles mortelles. Mais je savais aussi que l’élément déclencheur de ma manière de voir les choses arrivera un jour si tant il est vrai que nul n’est prophète dans son pays. Toutes les morts ont la même signification métaphysique certes, mais elles n’ont assurément pas la même connotation politique ni sociale. De son vivant, la regrettée Rosine Soglo a marqué la vie politique de son pays jusque dans ses dernières limites de citoyenne engagée, n’hésitant pas, bravant son handicap, à se faire accompagner, titubante mais en toute dignité, à l’Assemblée nationale pour y défendre ses idéaux et aussi l’honorabilité de cette instance. Nombre d’autorités politiques ont su le lui reconnaître à bon escient et beaucoup mieux que je me serais permis de le faire. En tirant sa révérence, notre dame de fer, à nous, a voulu laisser en dernier message, une empreinte novatrice et indélébile ouvrant outre-tombe, un chantier d’une grandiloquence sociale exceptionnelle ; elle n’a pas voulu se faire inhumer ; elle avait décidé de se faire conduire à un four crématoire quand bien même l’opération devra se faire dans un pays étranger faute d’infrastructure adéquate dans le sien. Signe de détermination hors pair ! La crémation est une mode de sépulture, une technique funéraire qui consiste à brûler et réduire en cendres le corps d’un être humain décédé. La dépouille est placée dans un cercueil en bois ou en carton qui est introduit dans un four préalablement chauffé à 800 degrés Celsius. Le corps est alors sublimé passant de l’état solide à l’état gazeux. Les cendres sont ensuite finement broyées et recueillies dans une urne cinéraire. C’est ce que madame Rosine Soglo a décidé de faire de sa dépouille ; l’inverse de ce qui a toujours été fait dans notre pays. Au-delà des cérémonieuses condoléances, et à dire vrai, ce sont des félicitations et des remerciements que nous lui devons ; nous devions l’applaudir avec grand respect et grande humilité. Et sa vie et sa fin de vie n’auront pas été ordinaires ; elles auront fait l’histoire et feront, à n’en point douter, date dans l’histoire des idées politiques de notre pays. Dignité de la dépouille mortelle face à l’inhumation Depuis les temps immémoriaux, nos morts sont inhumés c’est-à-dire mis sous terre. La terre était alors disponible et l’enfouissement, la solution naturelle. Nous mettions nos regrettés et continuons de les mettre dans ce qui n’est qu’un trou que nous comblons avec le sable provenant de son creusement ; puis nous mettons une dalle épaisse sur cet endroit, isolant ainsi définitivement le défunt des vivants. Nous l’appelons élégamment une tombe et souhaitons au défunt que la terre lui soit légère et aussi d’y trouver le repos éternel. Hypocrisie collective ; courtoisie macabre bien que de convenance ! Nous savons bien que le tréfonds de la terre n’a vocation à être léger pour quiconque. Nous savons que le corps y déposé va souffrir, car les locataires qui s’y trouvaient déjà n’auront ni mesure, ni état d’âme à lacérer ce corps intrus jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien qui les intéresse. Tout cela s’affiche plus ou moins clairement à notre conscience quand nous lui tournons le dos et que nous rentrons dans nos maisons respectives avec le sentiment d’avoir accompli un devoir ; plutôt le soulagement de s’être débarrassés d’un poids. Nous l’abandonnons dans ce trou que nous appelons aussi avec un tantinet de gêne tout de même, sa dernière demeure. Mais en fait de demeure il n’y a qu’excavation avec des choses horribles qui s’y passent. Je sais que l’on pourrait rétorquer que le défunt n’est plus conscient et que, de manière discursive, il n’est plus réactif aux traitements qui lui sont infligés dans cette abime. Je ne suis pas existentialiste, mais il me parait évident que ce n’est pas parce que l’on ne prend pas conscience d’un fait qu’il n’existe pas objectivement. Le corps supposé inconscient à qui est infligé une souffrance physique que ne peut supporter un vivant est objectivement sujet de maltraitance et de souffrance. En tout état de cause et outre ces considérations d’ordre plutôt métaphysique toujours sujettes à caution, mais aussi en raison de considérations beaucoup plus objectives, nous estimons en définitive que l’inhumation n’est pas respectueuse du corps de la personne dont on se sépare définitivement ; ce corps se décompose graduellement sans aucune défense ; envahi par toutes sortes de vilaines choses dont il n’est pas séant de faire le détail. De toute évidence, elle ne respecte pas la dignité du corps ; elle manque de décence ; elle est antihygiénique dans son essence ; elle l’est tout autant dans ses effets, et pour cause. Dans les régions où il n’est pas besoin de creuser très profondément pour avoir accès à l’eau source de vie, l’inhumation peut polluer le sol par infiltration et porter atteinte à la santé des vivants. De nos jours, bon nombre de cimetières sont laissés à l’abandon ; tombes et corps gisant au milieu de la broussaille et des mauvaises herbes ; les profanateurs de tombes y trouvent leur compte et les malfrats s’y trouvent à leur aise. Les profanateurs, pour aller déterrer et revendre sur les marchés en toute transparence et impunité, tels de vulgaires objets, les membres et les organes de nos défunts ; les malfrats pour mettre au point leurs stratégies d’attaque et se partager leur butin en toute tranquillité. Où est donc le repos éternel que nous clamons au nom des défunts ? Inhumation : entrave au développement L’inhumation est grande consommatrice d’espace ; de l’espace et toujours de l’espace de manière exponentielle puisque la mort est perpétuelle et on lui consacre autant d’hectares qu’elle requiert, qui constituent autant de sources d’investissement gelées. Chez nous chaque disparu a droit à sa concession muni, j’allais dire avec quelque raillerie, de son titre foncier ad vitam aeternam et la pratique du caveau familial n’y a pas cours. Pourquoi donc consacrer autant d’espace à des personnes qui ont terminé leur mission sur terre alors que celles qui, vivant encore et cherchant à remplir la leur de manière égale, manquent d’espace pour ce faire. Evoquer la raison de l’attachement spirituel et perpétuel aux défunts pour justifier la confiscation de tant d’espace ne résiste pas à la réflexion puisque nous savons bien qu’au bout du compte les tombes sont délaissées alors que les terres qu’elles occupent restent à jamais conquises. L’inhumation est alors une entrave au développement économique du pays et Rosine Soglo n’a pas voulu entériner cette situation délétère. Entrave au développement d’autant que l’inhumation est concomitamment source d’appauvrissement du citoyen ; nous ne le savons que trop bien. Outre le tralala habituel des cérémonies funéraires, l’inhumation en elle-même coûte déjà les yeux de la tête : la morgue, le cas échéant, la tombe, le monument funéraire, le corbillard, le cercueil, les déplacements intempestifs et onéreux des parents résidant aux quatre coins du monde pour venir assister à l’enterrement sous peine de critiques acerbes et humiliantes ; et bien d’autres frais toujours aussi obérants en cette occurrence. De toute évidence, l’inhumation est chez nous, une opération ruineuse. L’inhumation : un problème de société Enterrer, enfouir un disparu est devenu un vrai problème de société. Les cimetières sont saturés et les populations rechignent à enterrer leurs proches trop loin de leurs résidences probablement parce qu’ils ne veulent pas se reprocher le sentiment de s’en être trop éloignés. Alors des pratiques peu orthodoxes s’installent. L’on empile les corps sous terre ; l’on rouvre les tombes pour y inhumer de nouveaux corps. La chose pourrait paraître tout de même acceptable lorsqu’il s’agit de membres d’une même famille, mais quand il s’agit de personnes n’ayant aucun lien, la pratique devient vraiment gênante. Elle présente alors le visage d’un véritable commerce macabre où l’on vend tout ensemble, tombe et corps à une tierce personne, étrangère à la famille, au demeurant à des sommes exorbitantes. Outre le problème moral que cette pratique soulève, l’on peut se poser globalement la question de savoir pourquoi donc tenons-nous à inhumer nos morts. Est-ce par amour pour eux ; est-ce pour aller de temps à autre arracher les mauvaises herbes autour de leurs tombes ou aller les fleurir et se donner bonne conscience ; est-ce pour aller se recueillir sur leurs tombes et nourrir le vain sentiment qu’ils sont toujours auprès de nous ; est-ce pour raison de ne pouvoir faire notre deuil ? A-t-on besoin d’enterrer quelqu’un avant d’en garder bon souvenir ? De toute évidence l’inhumation pose un problème de société aigu et d’éthique qu’il convient de résoudre concomitamment. De plus elle est objet de discrimination sociale finale. Les riches ont droit à une inhumation de première classe entourée de tous les honneurs ; du grand et beau monde ; le pauvre s’en va comme il est venu. La crémation : avantages et pesanteurs Ses avantages procèdent, en situation antinomique, de tous les inconvénients de l’inhumation sans en présenter elle-même, aucun. De plus la crémation offre l’avantage que les cendres du défunt peuvent être remises à la famille et distribués aux membres où qu’ils se trouvent, leur épargnant d’onéreux déplacement aux lieux du décès et de l’inhumation. Les cendres pourront, dans l’esprit des dernières volontés du regretté, être également conservées en un endroit choisi pour constituer le souvenir ou éparpillées dans les airs. Pour ceux qui n’arrivent pas à faire le deuil d’un disparu et qui veulent se sentir toujours proches de lui, l’urne cinéraire parait la solution idéale d’autant qu’on peut la disposer dans n’importe quel endroit de la maison. La crémation est propre et nette ; elle ne cause aucune nuisance à personne ; elle ne nous prive pas des terres dont nous avons besoin pour travailler et vivre ; elle nous donne le choix d’éparpiller les cendres dans la nature ou de les garder avec nous ; elle nous épargne des dépenses inutiles. Qu’est-ce qui pourrait alors s’opposer à cette pratique si saine et si efficace, si ce ne sont les pesanteurs des religions et des croyances, mais aussi celles des traditions ? Les religions sont condamnées à évoluer parce que les esprits évoluent. A ce sujet, il convient de rappeler que, dans le passé, l’Eglise avait déjà évolué sur le sujet tout au moins pour ce qui était des lieux d’inhumation. Au 18e siècle, les morts étaient enterrés dans la cour de l’Eglise, mais ceux qui n’étaient pas considérés comme âmes pieuses de leur vivant n’y avaient pas leur place. Ils étaient inhumés en dehors de la cour de l’Eglise et même dans des fosses communes. L’Eglise a donc évolué dans le cadre de l’inhumation, mais elle a surtout évolué depuis le 8 mai 1963 vers la crémation ; aussi, la France considérée comme la fille aînée de l’Eglise pratique-t-elle de plus en plus la crémation, actuellement à hauteur de 50 % des décès. Il est vrai que les religions nous rappellent que nous sommes tous poussière et que nous retournerons poussière. Mais est-ce seulement dans un trou que l’on peut devenir poussière ; la cendre n’est-elle pas aussi poussière ? Poussière hautement plus significative à notre sens, d’autant plus significative que le feu purifie selon certaines croyances. Apparemment l’Islam, quant à lui, reste accroché à l’inhumation, mais les esprits évoluent. En se fondant sur la cinquième sourate du Coran, des musulmans estiment que l’inhumation est une pratique enseignée par Dieu lui-même qui aurait envoyé un corbeau pour montrer à Caïn comment cacher l’intimité du cadavre de son frère Abel qu’il venait d’assassiner. L’oiseau de grande envergure se serait mis à fouiller la terre. Et pourtant, l’on procède en Inde à la crémation des dépouilles à tour de bras et même sur les places publiques parce que les crématoriums sont débordés pour raison de Covid. En dehors des convictions religieuses, l’argument massue que certains opposent à l’incinération des corps, est que les mentalités ne seraient pas prêtes à accepter la chose. Soit ! Mais il ne s’agit pas d’imposer la crémation aux populations ; il s’agit de leur proposer une solution alternative pour leur permettre de faire le choix entre l’inhumation et la crémation. Au reste, il convient de reconnaître que l’idée de l’incinération commence à germer dans les esprits de bon nombre de compatriotes et qu’il est venu le temps de le dire tout haut et d’en tirer les conséquences. Rosine Soglo a joué sa partition sans tambour ni trompette ; elle a fait le pas qui convenait. Elle devra être retenue comme précurseur de la crémation dans notre pays et je dois dire ma profonde déception de constater que l’événement est passé inaperçu et par les médias et par les influenceurs d’opinion. Appel au maire de la commune de Cotonou Les autorités municipales gestionnaires des cimetières devraient donc en tenir compte et innover. Les maires pourraient amener, par des mesures incitatives, les propriétaires de morgue à investir dans les crématoriums ; ce qui ne pourra que continuer de servir leurs intérêts. Alors, la tradition cèdera du terrain, à son rythme certes, mais elle finira par en céder sous la pression de l’évolution des esprits. L’essentiel, c’est l’installation des fours crématoires et gageons que le reste suivra naturellement. Et pourquoi ne pourrait-on envisager que les mairies procèdent elles-mêmes à de telles installations, quitte à sous-traiter leur gestion à des sociétés privées ? Cotonou est notre ville phare et nous avons à la tête de cette commune un maire dynamique, bourré d’idées nouvelles qui ont fait sa réputation et nous n’avons pas besoin d’en dire plus. Nous n’avons aucun doute qu’il trouvera les voies et moyens d’entretenir le chantier que nous a laissé Rosine Soglo à titre posthume. La bonne gouvernance c’est aussi la bonne gestion du terme de la vie. Celui qui s’en est allé a apporté sa part au développement économique du pays et à la régénération de la vie ; il a rempli sa mission ; aussi devons-nous du respect à son corps quand le souffle l’aura quitté. Par Candide AHOUANSOU, Ambassadeur Société 20 sept. 2021


Formation aux métiers de l’audiovisuel: 75 professionnels des médias prêts pour l’emploi
Les étudiants de la 11e promotion du centre de formation ‘’Vidéo leader’’ ont reçu, samedi 18 septembre dernier, à Cotonou, leurs parchemins. Ces nouveaux professionnels des médias sont désormais aptes pour servir sur le marché de l’emploi. 75 meilleurs étudiants constituant la 11e promotion et formés dans le cadrage, le montage, le pilotage de drones, la présentation télé, le graphisme et l’infographie, le photojournalisme, le pro-designer et le web design ont reçu, samedi 18 septembre dernier, au centre de formation ‘’Vidéo leader’’, leurs parchemins pour s’ouvrir les portes de l’emploi. Durant 23 mois, ils ont suivi des cours théoriques et pratiques de même que des stages leur permettant d’approfondir leurs connaissances. Après avoir remercié les parents pour la confiance placée en ‘’Vidéo leader’’ Ariane Abla Adjolohoun, porte-parole du jury, a affirmé qu’à la fin de leur formation, ces 75 étudiants ont planché durant quatre jours devant un jury composé des formateurs et des professionnels de l’audiovisuel. A l’issue des épreuves, 16 étudiants ont obtenu la mention ‘’Très bien’’, 37 la mention ‘’Bien’’, 22 étudiants ont eu la mention ‘’Assez bien’’ et un seul étudiant s’en est sorti avec la mention passable. Elle souligne que le cadre de formation et les résultats des étudiants témoignent de la qualité et du professionnalisme qui caractérisent le travail abattu. Au nom du jury, Ariane Abla Adjolohoun félicite les récipiendaires. « Le parchemin que vous recevez n’est que la racine de votre avenir que vous devez arroser au jour le jour à travers le perfectionnement et surtout l’humilité et le respect », leur conseille-t-elle. Mireille Hounga, porte-parole des récipiendaires, salue l’accompagnement de tout le staff technique pour ces années de formation passées à ‘’Vidéo leader’’ et qui furent, à l’en croire, denses et riches. Et, dans une ambiance de stress et de compétition, de travail et d’efforts, ajoute-t-elle. « Nous pouvons être fiers de ce diplôme et de notre formation qui nous donnent des atouts importants pour notre vie professionnelle », note-t-elle. Didier Toulassi, promoteur de ‘’Vidéo leader formation’’ exhorte les parents à soutenir leurs enfants qui ont dépassé désormais l’étape de la formation pour celle de l’insertion professionnelle ou de la création d’entreprise. Il appelle les récipiendaires à la sérénité et au travail bien fait. « Si ce métier a pu me donner ce que j’ai, je crois que vous en aurez plus pour subvenir à vos besoins et aux besoins de vos familles », assure-t-il. Education 20 sept. 2021


Programme de renforcement des structures centrales de gouvernance: Les acteurs de la gestion des systèmes d’information outillés
Organisée durant deux semaines par l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi), la série d’ateliers de renforcement des capacités des acteurs de la gestion des systèmes d’information s’est achevée, vendredi 17 septembre dernier, à Cotonou. Les compétences des bénéficiaires des infrastructures mises en place dans le cadre du Programme de Renforcement des Structures centrales de Gouvernance (Prscg) ont été renforcées, du 2 au 17 septembre dernier, lors d’une série d’ateliers de formations au profit des acteurs de la gestion des systèmes d’information à Cotonou. Selon Murielle de Dieu Valérie Assogba Wounon, chef projet à l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi), ce programme qui s'inscrit dans le cadre de la coopération bénino-allemande a permis de mettre en place plusieurs infrastructures, notamment un data center national et un réseau national qui interconnecte 187 régies des finances publiques ainsi que des mairies, des préfectures, des ministères et agences. « Dans le cadre du Prcg, il est prévu de mettre en place un réseau national qui interconnecte 187 sites et un data center pour assurer la sécurité des données de l’administration publique », a-t-elle fait savoir. A l’en croire, ces formations certifiantes pilotées par l'Assi, sous la supervision du mi2nistère du Numérique et de la Digitalisation vont permettre à terme de former plus de 80 cadres de l’administration publique. Il s’agit, selon la chef projet à l’Assi, de 11 formations certifiantes qui vont amener les participants à pouvoir intervenir et maintenir ces infrastructures. «Nous souhaitons avoir une administration plus efficace et cela passe aussi par ce renforcement de capacités des acteurs principaux à la gestion des services informatiques », a-t-elle confié. Didier Adio, chef service Application et e-services au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, apprécie les notions reçues lors de cette série d’ateliers. « Nous avons eu des notions en matière de gestion des projets qui pourront nous aider à mieux conduire les tâches courantes au niveau de nos ministères », a-t-il confié. Comme lui, Gérard Adétola, administrateur Infrastructures et Systèmes au data center du ministère de l’Economie et des Finances, est satisfait d’avoir bénéficié des connaissances sur la mise en place de data center, les qualifications pour bien gérer tout ce qui est virtualisation. Société 20 sept. 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Okounlola reçoit les conseils de Djogbénou
André Okounlola, nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie, est reçu en audience, vendredi 17 septembre dernier, par Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. Il s’est enquis auprès de son hôte des orientations spécifiques de sa juridiction pour mieux consolider les relations bilatérales entre le Bénin et la Russie. En prélude à son départ pour la Russie, André Okounlola, nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie a eu un tête-à-tête avec le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. « Je suis venu rencontrer le président de la Cour constitutionnelle qui représente une institution importante pour recueillir d’abord ses conseils et de façon spéciale connaître les missions attendues de ma part par rapport à sa juridiction, les aspects qu’il faut creuser pour mettre le Bénin et la Russie ensemble », confie-t-il à sa sortie d’audience. En tant que représentant légal du Bénin auprès de la Russie, l’ambassadeur André Okounlola rassure qu’il prendra en considération les orientations du Pr Joseph Djogbénou en s’attelant à la consolidation des relations bilatérales entre les deux nations. Spéciale mission « Le président de la Cour a mis l’accent sur un forum annuel que la Russie organise où toutes les juridictions constitutionnelles du monde entier se réunissent pour discuter et harmoniser leurs points de vue par rapport à leur mission », précise l’ambassadeur. Il est vrai que la pandémie de la Covid-19 n’a pas permis à la Russie de tenir ce forum cette année. Mais il est probable qu’il se tienne en 2022. C’est comptant sur cette éventualité que d’ores et déjà, André Okounlola s’engage à s’impliquer dans l’organisation dudit forum afin d’être à l’avant-garde pour transmettre au président de la Cour constitutionnelle les informations nécessaires relatives à la tenue du forum en 2022. L’ambassadeur André Okounlola remplace Noukpo Clément Kiki rappelé au pays. Son poste à l’Assemblée nationale est désormais occupé par son suppléant Romaric Ogouwalé. Nommé mercredi 8 septembre 2021, en conseil des ministres par le chef de l’Etat, ambassadeur du Bénin près la Russie, André Okounlola était précédemment député du Bloc républicain et deuxième questeur de l’Assemblée nationale où il a déposé sa démission, ce mercredi 15 septembre. Par Henri MORGAN (Stag.) Actualités 20 sept. 2021


Signature d’accord entre l’entreprise Webhelp et l’Apiex: 2000 emplois à créer en cinq ans
Webhelp s’implante au Bénin avec l’ambition de créer 2000 emplois en cinq ans. Un protocole d’accord a été signé à cet effet, vendredi 17 septembre dernier à Cotonou, entre la société française et l’Apiex, en présence du ministre en charge des Pme. Webhelp, l’entreprise française d’externalisation de la gestion de l’expérience client et des processus métier, démarre ses activités dès le mois d’octobre au Bénin. La signature d’un protocole d’accord de coopération intervenue vendredi dernier à Cotonou, acte l’installation de ce groupe qui entend recruter au minimum 500 jeunes diplômés titulaire de Bts, licence ou master. Ces derniers seront formés et accompagnés dans leur parcours professionnel sur les métiers de la relation client comme conseiller clientèle, superviseur, formateur, chef de projet, analyste qualité, etc. En cinq ans, l’ambition commune est de créer 2000 emplois, indique Romain Plé Némo, directeur général en charge des opérations de Webhelp-Bénin. Il salue la diligence dont a fait montre l’Apiex qui a accompagné le groupe « de manière pragmatique et efficace pour accomplir tous les défis rencontrés, à commencer par le bâtiment qui soit à la mesure des standards élevés de Webhelp et de ses clients». « Aujourd’hui, Webhelp est en passe de réussir ce défi fou de lancer un site en trois mois », apprécie-t-il. « Nous espérons que cet accompagnement va continuer et même s’approfondir dans le futur », formule M. Plé Némo, après avoir témoigné sa gratitude aux autorités béninoises et à toutes les personnes qui facilitent l’installation de la société. Laurent Gangbès, directeur de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), se félicite de la concrétisation des négociations entamées huit mois auparavant avec le « n° 2 mondial de la relation client». « La signature de l’accord marque la volonté de l’Apiex et du Webhelp d’aller loin dans leurs relations afin de permettre que l’installation de l’entreprise soit véritablement un succès », laisse-t-il entendre. Assurances Laurent Gangbès assure que l’Apiex fera tout ce qui est en son pouvoir pour que la coopération soit «fructueuse » et couronnée de résultats probants en termes d’opportunités pour les chercheurs d’emplois et les créateurs de richesse que sont les entreprises. Cette assurance est également donnée par Modeste Tihounté Kérékou, ministre des petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, qui se réjouit du choix porté sur le Bénin pour abriter un site de cet « important et prestigieux groupe » déjà présent au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Maroc, en Algérie. « D’ici quelques mois, avec l’ensemble de vos équipes, vous pourrez par vous-mêmes faire la preuve que vous ne vous êtes pas trompés de destination », lance-t-il aux responsables de la société, soulignant que le Bénin est un pays à fort potentiel et engagé dans une dynamique d’amélioration des affaires. Le gouvernement qui est au service des investisseurs et créateurs de richesse, ne ménagera aucun effort à accompagner la société et à faciliter ses opérations, affirme le ministre, en vue du développement de ses activités d’offshoring, un domaine à fort potentiel de création d’emplois pour les jeunes et de contribution à la balance commerciale du pays.

Encadre

Webhelp en bref !

Créée depuis juin 2000 et basée à Paris, la société Webhelp est présente dans plus de 50 pays et 160 sites, indique Karim Layachi, directeur du Développement international Afrique de l’entreprise. En partenariat de prestation de service avec plus de 1300 entreprises dans le monde, elle compte 80 000 salariés dont 20 000 en Afrique, ajoute-t-il. Leader européen dans son domaine, elle leur offre l’opportunité de se concentrer sur leur cœur de métiers, en leur apportant le support dans le marketing, la relation client, la pénétration au cœur des marchés local et international. Webhelp réalise 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires.  
Actualités 20 sept. 2021


Crise politique en Guinée et au Mali : la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao lève le ton
Au terme de sa session extraordinaire tenue le 16 septembre dernier, la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao a réaffirmé le maintien de ses sanctions à l'égard de la Guinée. Elle reste ferme sur le retour à l'ordre constitutionnel aussi bien en Guinée qu’au Mali, selon des échéances bien rigides. La conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement a décidé de maintenir la suspension de la Guinée de toutes les instances de la Cedeao jusqu'à la restauration de l'ordre constitutionnel dans ce pays. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé d’imposer un délai de 6 mois pour les élections présidentielle et législatives afin de restaurer l’ordre constitutionnel en Guinée. C’est ce qui ressort du point fait, vendredi 17 septembre dernier, par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, de retour du sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao. La Conférence a également décidé d’interdire la participation du fameux Cnrd aux prochaines élections et de prendre des sanctions ciblées, conformément au protocole de la Cedeao, contre les auteurs de ce coup d’Etat. Il s’agit non seulement d’identifier les responsables du coup d’Etat, de geler leurs avoirs, de restreindre leur circulation et leurs voyages dans l’espace de la Cedeao mais aussi d’étendre ces mesures restrictives à leurs familles. La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement a alors sollicité l'appui de l'Union africaine, des Nations Unies, de l’Union européenne et de l’ensemble des partenaires pour la mise en œuvre de ces sanctions. La Cedeao va accompagner le processus de restauration de l’ordre constitutionnel dans ce pays. La conférence étudiera la nécessité de désigner un facilitateur pour la médiation. Par ailleurs, la Conférence a demandé au président en exercice d'effectuer une visite en Guinée en compagnie de quelques chefs d’Etat volontaires pour écouter les membres de cette junte et obtenir d’eux le respect des décisions prises. Cette deuxième session extraordinaire organisée en présentiel témoigne du grand intérêt que la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement porte à la situation politique en Guinée. Dès le lendemain du coup d'Etat, le président en exercice de la Conférence, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo avait diligemment organisé un premier sommet par visioconférence le 8 septembre dernier, pour connaître de la situation avec ses pairs. Au cours de cette session en présentiel, la conférence a pris connaissance du rapport de la mission de haut niveau menée le 10 septembre dernier. La mission a pu rencontrer le colonel qui a pris le pouvoir en Guinée et le président Alpha Condé qui jouit d’une bonne santé mais dont la situation ne peut se perpétuer sous ce régime. Des inquiétudes sur la situation au Mali Se prononçant sur la situation au Mali, la conférence s’est montrée préoccupée par quelques libertés observées dans la conduite de la junte au pouvoir... Un dérapage est à craindre. Les chefs d'Etat ont alors maintenu le délai de février 2022 pour l’organisation des élections qui vont rétablir l’ordre constitutionnel au Mali. « Sur le plan sécuritaire, les chefs d'Etat se sont penchés sur les velléités du gouvernement actuel du Mali de recourir à des forces extra-gouvernementales étrangères pour assurer la sécurité interne… Les chefs d’Etat ont montré leur vive préoccupation », rapporte le ministre Aurélien Agbénonci. C’est une situation qui ne conforte pas la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement car la question de la sécurité est gérée conjointement dans l’espace communautaire. Aurélien Agbénonci précise qu’à l’occasion de ce sommet, il a marqué l’accord du président Patrice Talon à l’ensemble des décisions prises par la conférence. « Mais le président de la République m’a également autorisé à m’exprimer sur le fait que le Bénin condamne la rupture dans les ordres constitutionnels dans nos pays. On ne peut pas développer nos pays si l’on retourne à cet ordre décadent d’il y a quelques années, qui faisait que nos pays étaient le théâtre de coups d’Etat qui portent atteinte à tout effort de développement. Le Bénin a souhaité que le pacte de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance soit renforcé et revu pour que des mesures claires soient prises en amont et en aval pour prévenir les situations qui conduisent à ces coups d’Etat», a-t-il ajouté. Les chefs d'Etat ont d’ailleurs prévu se revoir lors d'une retraite pour se pencher sur toutes les causes de ces dérives dans la gouvernance des Etats. Actualités 20 sept. 2021


Construction de lycées techniques agricoles: Les atouts d’un projet imminent pour la jeunesse
L’un des projets du gouvernement pour le secteur de l’éducation, c’est la promotion de l’enseignement technique avec comme axe majeur la création de trente lycées techniques agricoles d’ici 2023. L’enseignement technique occupe une place de choix dans l’action du gouvernement qui travaille à la création de trente lycées techniques agricoles d’ici 2023. La mise en œuvre de ce projet d’importance pour la jeunesse est imminente. Un atout tout simplement, selon quelques acteurs des lycées, qui justifient la pertinence de cette option du gouvernement. Celle-ci vise à quitter une agriculture de subsistance pour une agriculture moderne, mécanisée. Euloge Dossou-Gouin, proviseur du lycée technique de Natitingou estime que c’est une décision qui vient à point nommé, car le Bénin dispose d’une vaste étendue de terre à valoriser. «Si on a pensé aux lycées agricoles, c’est déterminant. On a assez de terres à valoriser. Cette décision du gouvernement de promouvoir l’agriculture dans le pays à travers la construction des lycées ne peut que nous réjouir. L’autosuffisance alimentaire par exemple est capitale et on doit la réussir », explique le proviseur. « Les jeunes pourront aussi trouver très rapidement d’emplois. C’est un domaine qui va absorber assez de jeunes qui pensent qu’il faut aller s’asseoir dans les bureaux forcément avant d’être un homme coté dans la société alors que sur le plan de la nature, nous avons un don qui n’est pas des moindres que nous devons exploiter », a ajouté Euloge Dossou-Gouin. Pour que chaque Béninois puisse avoir minimum, le proviseur soutient que les jeunes doivent se donner à la terre. Pour cela, il y a lieu de les aider à découvrir les potentialités relatives au métier de l’agriculture. Mesures d’incitation Le chef d'exploitation par intérim du lycée technique agricole de Natitingou précise que l’agriculture est le levier du développement. Pour Séraphin Ayénikafo, la création de trente lycées agricoles d’ici 2023 va booster la formation des jeunes, développer l’agriculture, la production vivrière, cotonnière et toutes les autres cultures. « Pour que ce projet puisse réussir, il faut que des lettres de missions soient adressées aux différents acteurs qui seront réellement impliqués dans le domaine de l’exploitation, c’est-à-dire la production. Je suggère que l’exploitation soit confiée à des gens avec des contrats d’objectifs. Il faut aussi de la motivation pour faire réussir le projet d’apprentissage des écoliers », conseille-t-il. Cyrille Hounkpatin, secrétaire du Centre de formation Liweïtari (Cfl) de Natitingou, note pour sa part que c’est dans l’intérêt des jeunes de décider d’aller se faire former dans les lycées techniques pour avoir un métier. C’est la meilleure décision, car le secteur de la formation professionnelle est celui qui va booster l’économie et réduire le taux de chômage. Le gouvernement a posé un grand pas, selon ses dires, déjà en envoyant des formateurs en formation à l’étranger. « Il y a une très bonne démarche du fait que des formateurs sont envoyés en formation, cela montre que les dispositions sont prises. Avec la disponibilité des formateurs, plus d’inquiétude à avoir quant à la mise en place des équipements», informe Cyrille Hounkpatin. Toutefois, ajoute-t-il, il faut mettre l’accent sur le financement des lycées à implanter et assurer un suivi à long terme pour maintenir la qualité de la formation. Des mécanismes pouvant permettre de relever le taux d’inscription des jeunes dans les lycées techniques agricoles sont évoqués par la plupart des enseignants de lycées. « Il faut revoir à la baisse la scolarité des apprenants pour susciter un grand nombre d’inscrits. Le coût constitue une barrière pour l’inscription des apprenants. En plus de cela, il faut montrer aux apprenants le bien-fondé de l’agriculture pour susciter en eux une vocation et vanter la qualité de la formation qui sera donnée dans ces lycées techniques agricoles en montrant les débouchés de l’emploi », conseille Cyrille Hounkpatin. Extension du domaine des lycées La rencontre du ministre d’État, Abdoulaye Bio Tchané, avec les maires des communes bénéficiaires des lycées en avril 2021 prouve bien que la préoccupation des enseignants connaitra une suite favorable. Le recrutement de 662 aspirants pour les lycées agricoles en vue renforcera l’effectif des enseignants dans les lycées. Au total, vingt-deux profils sont recherchés dans le secteur de la production végétale et animale, en foresterie, aquaculture et pêche, en maintenance des matériels et machines agricoles, en technologie de transformation alimentaire… Face aux maires des dix communes concernées par la première cohorte, les critères de choix des sites qui vont abriter ces lycées ont été abordés ainsi que l’extension des domaines des lycées. Les autorités communales doivent ainsi mettre 1050 ha de terres à disposition, dont 50 ha pour le site du lycée et 1000 ha d’exploitation économique. Il s’agit pour le moment des communes d’Allada, Comè, Klouékanmè, Savalou, Djougou, Tchaourou, Natitingou, Bemberekè, Banikoara, Malanvillle. Suivra le tour des communes de Kouandé, Ségbana, Tanguiéta, Cobly , Djidja, Bassila, Ouèssè, Nikki, Zagnanando, Zogbodomè, Aplahoué, Dogbo, Adja-Ouèrè, Kétou, Sakété, Kpomassè, Adjohoun, Athiémé, Zè, Avrankou pour la deuxième vague. Education 20 sept. 2021


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