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Nouvelles

Cour d’appel de Parakou: Session supplémentaire pour 36 accusés dans 22 dossiers

La session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou s’ouvre, lundi 30 juillet prochain. Elle fait suite à la première session de la cour d’assises de la juridiction, au titre de l’année 2018, qui a eu lieu du 22 mai au 21 juin dernier. Au total, 22 dossiers avec une diversité d’infractions sont inscrits à son rôle.

A l’occasion de la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou prévue du lundi 30 juillet au jeudi 30 août prochain, pas moins de 36 accusés sont attendus à la barre. Ils sont impliqués dans 22 dossiers qui portent sur un certain nombre d’infractions mettant en exergue les maux dont souffre la société.
En effet, au rôle de cette session supplémentaire, sont inscrits 8 dossiers d’assassinat et complicité d’assassinat, 6 dossiers de meurtre et 3 dossiers de coups mortels. Les infractions de parricide et complicité de parricide, de viol sur mineur, de vol qualifié, d’abus de confiance aggravée, puis de destruction de maisons servant d’habitation suivent avec chacune, un dossier. Les grandes affaires telles que l’assassinat du pharmacien de Malanville et la destruction des habitations des peulhs de Kouporgou, à Boukombé, a indiqué le procureur général près la cour d’appel de Parakou, Alexis Mètahou, seront évoquées. En examinant le rôle de la session, informe-t-il, les crimes de sang viennent en tête avec un taux de 86,36 %. Selon lui, ce chiffre qui traduit la réalité d’une société de plus en plus violente interpelle toute la communauté.
« Le pouvoir judiciaire est déterminé à apporter une solution à cette criminalité dans toutes ses formes variées », a assuré le procureur général Alexis Mètahou. Au cours de cette session supplémentaire, a-t-il poursuivi, les magistrats et les jurés qui vont siéger doivent travailler dans le sens de rendre des décisions pour satisfaire les besoins des citoyens en termes de sécurité, de paix et de développement.
C’est par l’ordonnance N°013/PCA/PAR/SA/2018 du 16 juillet 2018 que le président de la cour d’appel de Parakou, après avis du procureur général, a décidé de l’organisation de cette session. La première session de la cour d’assises de cette cour, au titre de l’année 2018, n’ayant pas pu prendre en compte tous les dossiers en état d’être jugés.

Société 27 juil. 2018


Promotion du tourisme: BéninTaxi s’étend à Porto-Novo avec 30 véhicules

Bénin Taxi est désormais présent à Porto-Novo avec une flotte de trente véhicules. Le démarrage des activités a été officiellement lancé, ce jeudi 26 juillet, à Porto-Novo par le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Développement, Ruffino d’Almeida.

Le projet « Bénin Taxi » pose désormais ses valises à Porto-Novo, après les autres grandes villes du Bénin déjà couvertes. Il étend ses activités avec le même objectif, celui de rehausser le niveau de l’offre en matière de mobilité humaine, en vue de contribuer à accroître l’attractivité touristique au Bénin. L’extension du projet est devenue une réalité depuis ce jeudi 26 juillet, avec la mise en place d’une flotte de trente véhicules flambant neufs et pour desservir Porto-Novo et les autres communes des départements de l’Ouémé/Plateau. Les voitures, en plus d’être climatisées, sont équipées de système électronique de géolocalisation et de communication moderne permettant aux usagers de disposer de connexion Internet Wifi, d’informations diverses et de faire leurs réservations par appel téléphonique ou via leurs téléphones portables androïdes. Le prix a été fixé à 1000 francs Cfa la course à l’interne de la zone à Porto-Novo. En dehors de la zone, le coût est discutable avec l’artisan. La location est d’un montant de 45 000 F Cfa, carburant non compris. Mais la demi-journée est de 25 000 FCfa. Un numéro vert 130 est mis à la disposition des usagers qui peuvent appeler pour joindre les conducteurs pour leur déplacement. 

Pour le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du développement, Ruffino d’Almeida, le projet « Bénin Taxi », est loin de se substituer aux initiatives privées de taxis et aux conducteurs de taxi motos communément appelés zémidjan. Il vient plutôt inciter l’offre en mettant en exergue la qualité et la norme souhaitées pour cette activité. Ruffino d’Almeida se réjouit qu’après une année d’activité à Cotonou et environs, Bénin Taxi ait pu impulser un changement dans les habitudes locales de consommation en matière de transport urbain et a contribué à accroître l’attractivité touristique. Il a invité les uns et les autres à ne ménager aucun effort pour apporter aux artisans c’est-à-dire les conducteurs toute l’attention requise. Il a exhorté ces derniers à prendre bien soin du véhicule et à respecter les consignes de l’équipe d’encadrement, conformément aux formations qu’ils ont reçues.
Le directeur général du Centre de partenariat et d’expertise pour le développement durable (Ceped), et coordonnateur général du projet Bénin Taxi, a rappelé le principe du projet. Selon Assan Séibou, les artisans ont pris les véhicules sur la base d’un contrat qu’ils ont passé avec son centre pour travailler et rembourser le taxi dont le prix hors taxes a été négocié. Ils sont astreints au versement d’une certaine somme au quotidien jusqu’au payement du coût du véhicule. Les trente véhicules de la flotte de Porto-Novo ont bénéficié d’une assistance au démarrage en assurance, visite technique, carburant, technologie de gestion clientèle, et autres afin qu’il démarre sans embuche. Pour des soucis de gestion pratique et des contraintes du secteur privé, le gouvernement a décidé de confier la gestion au quotidien, à un partenaire technique privé, rappelle Assan Séibou qui informe que le projet a déjà créée plus de 1000 emplois directs et indirects.
Le représentant du préfet de l’Ouémé, Ferdinand Agbayahoun, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et son collègue de Sèmè-Podji, Charlemagne Honfo se sont tous réjouis de l’extension de « Bénin Taxi » à Porto-Novo, après les autres villes déjà couvertes où le projet impacte considérablement l'attractivité touristique. Au regard de l’engouement populaire qu'a suscité le projet, ils félicitent le chef de l’Etat, Patrice Talon pour cette initiative qui constitue une des réalisations concrètes et visibles du gouvernement. Laquelle pourra permettre de booster le Programme d’actions du gouvernement (Pag). La cérémonie de lancement s’est achevée par la course inaugurale des autorités présentes qui ont emprunté ces taxis avec une somme de 2000 francs Cfa pour manifester symboliquement leur bénédiction aux artisans.

Société 27 juil. 2018


Campagne de lutte contre la toxicomanie: Les Lions du Bénin en croisade contre la drogue sous toutes ses formes

Le District 403 A4-Région zone 11,13, 14 de Lions Club International du Bénin a organisé, ce jeudi 26 juillet, une conférence-débat au profit des apprenants sur les méfaits de la drogue à l’auditorium de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management à Cotonou. Devant le parterre d’Officiels et de Past Officiels Lions du District et des Clubs, les amis Lions, les Leo, les étudiants ont été sensibilités sur la toxicomanie.

Les étudiants de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam) ont eu droit ce jeudi 26 juillet à une conférence-débat sur le thème : « la drogue et la société » à l’auditorium de ce lieu du savoir à Cotonou. Organisée par le Lions Club international du Bénin, cette rencontre a permis aux étudiants de s’imprégner des dangers de la drogue sur la santé et sur l’avenir des apprenants. En présence des Officiels et des Past Officiels Lions du District et des Clubs, les amis Lions, les Leo, Nicole Honou, président de la zone a présenté l’objectif de cette campagne d’information, de sensibilisation et de lutte contre la toxicomanie. Selon elle, il faut connaître à tout prix la drogue sous toutes ses formes. « C’est une mesure vitale d’aider à sensibiliser et à conscientiser les jeunes élèves et étudiants sur les méfaits de ce fléau » a-t-elle déclaré. Pour elle, les couches les plus vulnérables de la société méritent d’être interpellées pour qu’à leur tour, elles servent de relais dans cette lutte. « Nous allons faire de telles sortes que vous soyez des messagers auprès d’autres apprenants » a-t-elle ajouté. C’est alors que le Docteur Magloire Gansou, dans sa communication sur la drogue et la société, a montré à l’assistance les dangers de la drogue et ses conséquences sur la société. Ensuite, il a répondu de bout en bout aux préoccupations des apprenants venus massivement participer à cette activité. Aguerris aux termes de cette conférence, les étudiants de l’Enéam sont prêts à mener la lutte aux côtés des Lions pour poursuivre cette campagne contre la toxicomanie sur toute l’étendue du territoire national.

Société 27 juil. 2018


Renouvellement d’accord de siège: Plan international Bénin plus présent aux côtés de ses cibles
[caption id="attachment_30124" align="alignnone" width="1024"]Echange de documents entre Paul Zinsou Fagnon (à gauche), représentant résident par intérim de Plan Bénin et Hervé Djokpé (à droite), secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération[/caption]

Plan international Bénin a bénéficié, ce jeudi 26 juillet 2018, du renouvellement de son accord de siège. Les documents officialisant cet acte ont été signés par le représentant résident par intérim de l’organisation, Paul Zinsou Fagnon, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé, dans les locaux dudit ministère.

Plan international Bénin (Pib) consolide ses actions en faveur des enfants. A travers le renouvellement de son accord de siège hier, l’organisation se positionne davantage comme un allié sûr de la promotion des droits des enfants et de l’égalité des filles. Elle s’engage à impacter le maximum d’enfants. 

« Désormais, 36.618 enfants parrainés dans différentes communautés de notre pays bénéficieront de nos projets et programmes ; ce qui représente un budget d’environ 8,8 milliards par an que Plan international Bénin investira pour impacter davantage les garçons et les filles les plus vulnérables de notre pays », souligne le représentant résident par intérim, Paul Zinsou Fagnon.
Le renouvellement de l’accord de siège est une chance pour les cibles de l’organisation, en ce sens que Plan international Bénin marquera davantage le terrain par ses actions de haute portée sociale. « Ce renouvellement de notre accord de siège au Bénin représente une opportunité pour les enfants et surtout les filles, cibles de nos interventions au Bénin », apprécie-t-il.
Active dans le pays depuis 24 ans, Pib marque sa présence par la mise en œuvre des projets multidimensionnels concourant au bien-être et à l’équilibre des enfants ainsi qu’à l’égalité des filles. Entre autres interventions qui confortent sa réputation au Bénin, l’éducation inclusive de qualité, le renforcement des capacités des jeunes et surtout des filles pour un travail décent, le développement de la petite enfance, la protection sensible au genre, la santé sexuelle de reproduction, notamment des adolescentes….
« Les actions de Plan international Bénin sont fort louables à cet égard en ce qu’elles viennent en appui aux efforts d’éradication de la pauvreté au Bénin notamment dans les zones rurales et les poches de vulnérabilité en milieu urbain à travers des projets d’assistance aux associations et groupements de femmes », se réjouit le gouvernement à travers le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé.
Le gouvernement se félicite également du programme de l’organisation visant à assurer une meilleure implication des chefs traditionnels à la sensibilisation en faveur de la scolarisation des enfants dans les couvents.
Autant d’actions qui concourent au renouvellement de son accord de siège. « C’est au regard de ces actions remarquables que le gouvernement a décidé de vous renouveler cet accord de siège pour vous permettre de bénéficier de divers avantages en termes d’exonération douanière de manière à faciliter vos interventions au Bénin », précise le secrétaire général du Maec.
Forte de son parcours, l’organisation entend œuvrer davantage pour écrire de belles pages en faveur de la cause des enfants. « Pour une organisation qui intervient au Bénin depuis bientôt 24 ans en collaboration avec 1.328 organisations partenaires, Pib mesure, à juste titre, les défis que représente la réalisation de son ambition pour les cinq prochaines années », projette le représentant résident par intérim. Il s’agira d’œuvrer pour que 1.500.000 filles décident de façon autonome de leur avenir dans un environnement d’égalité ! » 
A travers la signature de son accord de siège, Pib gage sur des initiatives plus porteuses. « Je voudrais rassurer le gouvernement de notre détermination à respecter notre engagement pour le mieux-être des filles et des garçons du Bénin », promet-t-il.
Depuis le 1er juillet dernier, Plan international Bénin et Born fonden ont fusionné en une seule et même organisation en vue d'actions soutenues au grand bonheur de leurs cibles.

Société 27 juil. 2018


Charlatanisme et menace de mort (9e dossier): L'action éteinte pour cause de décès de l'accusé Pierre Gbédité

Au titre du 9e dossier inscrit au rôle de sa session supplémentaire, la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou a connu d'une affaire de pratiques de charlatanisme et menaces verbales de mort sous condition. L'accusé Pierre Gbédité étant décédé, l'action publique s'est éteinte. 

Action éteinte pour cause de décès de l'accusé. C'est le verdict rendu par la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou à l'occasion du 9e dossier inscrit au rôle de sa session supplémentaire. L'accusé était poursuivi pour pratiques de charlatanisme et menaces verbales de mort.
Constatant l’absence de l’accusée à l'ouverture de l'audience hier matin, le président de la cour de céans a recouru au ministère public. L’avocat général a fait savoir que de nouvelles pièces ont été ajoutées au dossier de l'accusé. Il s'agit en l'occurrence d'une déclaration de décès, d'un extrait d'acte de décès délivré par le Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) et d'un certificat de décès délivré par la mairie de Cotonou.
Sous les coups d'une maladie, l’accusé a, en effet, été admis au Cnhu le 2 mars 2018 puis hospitalisé le 5 mars. Il est décédé le samedi 21 juillet dernier à 12h07. Le ministère public a requis que la cour constate le décès de l'accusé au moyen des preuves écrites fournies et prononce l'extinction de l'action publique contre lui pour décès conformément à l'article 7 alinéa premier du code de procédure pénale. Une réquisition soutenue par le conseil de l'accusé Me Cosme Amoussou.
Au regard des preuves établissant le décès de l'accusé, déclaration, acte et certificat de décès, la cour, rendant son verdict, a alors déclaré l'action publique éteinte pour cause de décès.
Né vers 1955, l'accusé Pierre Gbédité était en effet un pêcheur vivant à Ganvié. Poursuivi pour pratiques de charlatanisme et menace de mort, il a été mis en détention depuis le 10 juin 2010.

Composition :
Président : Ali Ramanou
Aboudou
Assesseurs :
Jacques Hounsou
Serge Hounnouvi
Ministère public : Marie José Pathinvo
Greffier : Félicien Fatondji

Société 27 juil. 2018


Téléthon de 120 jours pour équiper le Centre de santé Anastasis: Casa Grande offre des équipements techniques
[caption id="attachment_30115" align="alignnone" width="1024"]Dons de matériel médicaux au centre de santé de l'ONG ANASTASIS[/caption]

Casa Grande, une organisation non gouvernementale à caractère social, a offert, hier mercredi 25 juillet au Centre de santé Anastasis à son siège à Cotonou, un lot d’équipements techniques et logistiques d’une valeur de 30 millions de francs Cfa. Ce don rentre dans le cadre du téléthon organisé pour 120 jours afin d’équiper le centre.

L’Organisation non gouvernementale Casa Grande répond favorablement au téléthon de 120 jours organisé par les responsables du centre de santé Anasthasis en apportant son assistance à cette organisation sœur, spécialisée en soins de santé pour améliorer son plateau technique. À la faveur d’un téléthon lancé sur 120 jours pour équiper le centre de santé du même nom. Cette aide vient pour alléger les difficultés en ressources matérielles. Ce qui, selon Paulin Bossou, coordonnateur national de l’Ong, devrait permettre de mieux satisfaire les besoins des patients du Centre de santé Anastasis.

D’une valeur de 30 millions de francs Cfa, le don remis, hier mercredi 25 juillet, est constitué de petits matériels de chirurgie, de cannes, de chariots, de fauteuils roulants, de béquilles, des tables d’examen et d’accouchement, d’équipement pour la section de césarienne, de fourniture de cardiologie et de pédiatrie, de lits, de centrifugeuse, de couveuse, d’incubateur, d’un échographe, d’un écran échographique, d’un ordinateur portable, des électrodes, etc.
Espérant que ce lot de matériel pourrait permettre d’améliorer le confort des patients, Paulin Bossou rassure que ce geste n’est pas le dernier. « Nous resterons à la disposition du centre de santé Anastasis pour d’éventuelles demandes », a-t-il promis. C’est donc, aux dires du président du conseil d’administration de l’Ong Casa Grande, le début d’une collaboration pour mieux répondre aux aspirations des usagers, de plus en plus exigeants sur la qualité des soins.
Catherine Asségbédé Dakpogan, présidente du conseil d’administration de l’Ong Anastasis, évoquant les défis quotidiens pour gérer un centre de soins à caractère social et sans subvention, exprime sa reconnaissance au donateur. Pour elle, grâce à ce geste, le plateau technique du centre de santé Anastasis est mis à neuf. Désormais, se réjouit-elle, « les ressources humaines du Csa ont les moyens d’offrir le meilleur d’elles-mêmes pour la prise en charge des patients ».
Barthélemy Bona, le vice-président de l’Assemblée générale d’Anastasis, explique que c’est le manque d’équipement et la vétusté de l’existant qui ont motivé l’organisation d’un téléthon de 120 jours afin d’équiper le centre de santé.
Cette quête de don démarrée, le 15 avril dernier, a permis à l’Ong sœur Casa en collaboration avec ses partenaires au Canada de doter le centre de santé d’équipements. Il rassure de la bonne utilisation et de l’entretien régulier du lot d’équipements dont le centre bénéficie. Barthélemy Bona informe que le téléthon se poursuit jusqu’au 15 août prochain avant d’exprimer le désir de recevoir d’autres bienfaiteurs.

Santé 26 juil. 2018


Exercice en clientèle privée de la profession médicale: Les hospitaliers sommés de choisir entre leurs cabinets et les hôpitaux publics

Il n’y aura plus d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée des professions médicale et paramédicale. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres, ce mercredi 25 juillet. Le gouvernement vient de réglementer cette activité, suite aux irrégularités qui s’y observent.

Le gouvernement a fait des révélations inquiétantes dans le secteur de la santé et a pris ses responsabilités. Ainsi, jusqu’à nouvel ordre, il est suspendu toute délivrance d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée de la profession médicale et paramédicale. De même, le gouvernement a révoqué toutes les demandes d’autorisation en cours pour l’exercice en clientèle privée des professions médicale et paramédicale par un agent public fonctionnaire ou contractuel jusqu’à nouvel ordre. Mieux, les fonctionnaires qui exercent en clientèle privée doivent décider, d’ici le 30 août prochain, de choisir entre leurs cabinets privés et les hôpitaux publics qui les emploient. Un contrôle sera déclenché sur toute l’étendue du territoire national à partir du 1er septembre pour faire conformer les contrevenants. 

Selon le point du conseil des ministres, la loi du 17 juin 1997 fixant les conditions de l’exercice en clientèle privée des professions médicale et paramédicale prévoit la possibilité d’autorisation d’exercice en clientèle privée pour les fonctionnaires de l’Etat. Mais le constat révèle que certains agents publics exercent en clientèle privée au mépris de la législation en vigueur. Parmi ceux-ci, le gouvernement cite des hospitaliers ou hospitalo-universitaires. Ces derniers consacrent peu de temps aux patients des hôpitaux publics pour lesquels ils sont pourtant rémunérés, rapporte le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports Oswald Homéky. Ce fait déteint sur la qualité des soins dans les hôpitaux publics et contraint les patients à recourir aux soins des agents de santé indisponibles dans les hôpitaux publics, mais présents pour l’offre de soins en privé. «Le service public médical qui, par principe, est un service d’intérêt général est transformé en un service marchand par des voies détournées», constate le gouvernement.

 

Société 26 juil. 2018


Amélioration du rendement dans la filière coton: L’Aic sensibilise les producteurs à Djidja
[caption id="attachment_30109" align="alignnone" width="1024"]Vue partielle des producteurs de Djidja[/caption]

Les responsables de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) Bénin étaient, hier mercredi 25 juillet à Djidja, dans le département du Zou. Le but de cette descente sur le terrain est de rencontrer les producteurs de coton de 19 communes, essentiellement du centre et du sud Bénin pour les sensibiliser sur les mesures à prendre pour un meilleur rendement pour la campagne 2018-2019.

A la tête d’une importante délégation, le président de l’Aic, Mathieu Adjovi a fait, lors de cette rencontre, le tour d’horizon avec les producteurs de coton présents des questions relatives à l’amélioration de la production et les difficultés rencontrées au cours de cette campagne. La rencontre a regroupé les producteurs des communes du Sud et Centre Bénin qui produisent le coton. 

Dans un échange franc et direct, les producteurs de coton et responsables de l’Aic ont passé en revue les voies et moyens pour encore faire mieux à la fin de la campagne en cours. Ils ont ainsi réaffirmé leur adhésion aux réformes engagées par le gouvernement et le management de l’Aic dans le secteur agricole. Des réformes qui ont permis d’avoir des records de production cotonnière jamais égalés en deux campagnes seulement.
Après avoir fait le point de la campagne passée, le président de l’Aic a rappelé que, pour le compte de la campagne en cours, les prévisions actualisées des quatre départements font 64 950 ha. Le point des déclarations de semis enregistrées est de 52 087,4 ha dont 7 192, 1 ha ont bénéficié de la matière organique contre 32 770,2 ha dont 5 635,7 ha avec matière organique. Soit une augmentation de superficie 18.159,9 ha de plus que la campagne passée à la même période. Le taux d'accroissement est de 58,95 %. Et c’est bien la commune de Djidja qui accueille cette séance qui vient en tête avec 18.979,8 ha et au bas du tableau se trouve la commune de Lalo avec 30 ha.
Comparativement à la campagne passée, les opérations de mesures parcellaires ont déjà démarré dans la zone. La superficie totale mesurée au Gps s'élève à 4 827,5 ha au 20 juillet dernier.
Les responsables de l’Aic assurent que la quantité de semence servie aux coopératives villageoises des producteurs de coton dans les quatre départements est de 1.901,63 t. Cette quantité couvre largement le besoin des producteurs en semence. En ce qui concerne les herbicides, les engrais et insecticides, il est rappelé que pour permettre un meilleur suivi de l'itinéraire technique, plusieurs intrants sont distribués à temps au niveau des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc) de la zone. Le point de la mise en place des intrants au 20 juillet dernier révèle que les intrants sont mis en place dans les proportions bien précises. (Voir en encadré le tableau). Au total, 317 unités d'appareils de traitement sont déjà distribuées aux producteurs par la Sodeco.
Quant au dispositif d'encadrement de la zone, il a été adapté pour la mise en œuvre du conseil agricole dès le début de campagne 2018-2019. Au total cent vingt-trois (123) agents ont la responsabilité de conseiller les producteurs.
Rappelant quelques-uns des obstacles à surmonter, Charles Gbegnito, président de l’Union départementale des coopératives villageoises des producteurs de coton du Zou, reconnait que les difficultés majeures observées portent sur quelques cas de pourriture de semence dans certaines communes et l'insuffisance des herbicides mis en place dans ces divers départements suite à l'engouement des producteurs. L’absence de crédits de campagne pour l’entretien des champs de coton, les pistes cotonnières dégradées et la méconnaissance des critères de distinction des meilleurs font aussi partie des difficultés relevées.
Après avoir félicité les producteurs pour le rendement de la campagne écoulée, Mathieu Adjovi les a encouragés à maintenir le cap et à faire encore mieux que lors de la dernière campagne. Il s’agit de porter la production pour 2018-2019 à au moins 700.000 tonnes.

Société 26 juil. 2018


Application de la Convention médicrime: Le Fonac outille policiers, magistrats et agents de santé de l’Ouémé
[caption id="attachment_30108" align="alignnone" width="1024"]Des médicaments[/caption]

Le Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) a organisé, mardi 24 juillet dernier, une sensibilisation à l’intention des agents de santé, de la justice et de la Police républicaine de l’Ouémé sur la convention médicrime relative à la lutte contre les faux médicaments. La séance a eu lieu à la direction départementale de la Santé de l’Ouémé à Porto-Novo.

Le Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) est en campagne de sensibilisation dans six départements du Bénin en l’occurrence l’Atlantique, le Couffo, les Collines, la Donga, le Plateau et l’Ouémé sur la Convention médicrime. Il organise cette activité en collaboration avec la Direction des pharmacies, médicaments et des explorations diagnostiques (Dpmed) du ministère de la Santé avec le soutien financier du projet Initiative de coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest (Wacsi Bénin) de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid). 

La délégation du Fonac était, mardi 24 juillet dernier dans l’Ouémé. La rencontre s’est déroulée dans les locaux de la direction départementale de la Santé à Porto-Novo. Elle a réuni des magistrats, des agents de la Police républicaine et du secteur sanitaire. L’atelier vise surtout à informer cette cible du contenu de cette convention internationale signée le 28 octobre 2011 à Moscou en Russie et entrée en vigueur le 1er janvier 2016 dans les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe. Elle constitue, pour la première fois, un instrument juridique contraignant dans le domaine du droit pénal qui criminalise la contrefaçon mais aussi la fabrication et la distribution de produits médicaux mis sur le marché sans autorisation ou en violation des normes de sécurité. Le Bénin a ratifié cette convention par décret n°2017-431 du 10 août 2017 qui est désormais en vigueur. Cette ratification par le chef de l’Etat fait suite à la validation du texte par l’Assemblée nationale le 19 juin 2017, a expliqué le directeur adjoint de la Dpmed, Nicolas Sodabi. Elle s’inscrit dans le cadre de la politique générale de l’Etat, relative à l’amélioration des services sociaux de base et vise à renforcer : l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique, la qualité des produits pharmaceutiques mis à la consommation au Bénin, l’amélioration des soins de santé, la disponibilité et l’accessibilité financière des médicaments, et la réduction des cas de maladies et de décès liés à la consommation des médicaments du circuit illicite, détaille le communicateur principal.
Nicolas Sodabi informe, par ailleurs, que la ratification de la convention médicrime permettra d’éviter les conséquences du trafic des faux médicaments et de la vente illicite des produits pharmaceutiques sur la santé notamment les insuffisances rénales, les résistances médicamenteuses et la toxicomanie. Cette convention médicrime porte sur les produits médicaux, qu’ils soient ou non protégés par des droits de propriété intellectuelle ou qu’ils soient ou non des produits génériques, y compris les accessoires destinés à être utilisés avec les dispositifs médicaux, ainsi que les matériaux destinés à être utilisés dans la fabrication de produits médicaux. Le conférencier a fait part des sanctions prévues par la Convention médicrime. Lesquelles vont de l’emprisonnement à l’extradition en passant par la réclusion criminelle. Ces sanctions viennent renforcer celles de la loi n°97-020 du 17 juin 1997 portant conditions de l’exercice clientèle privée des professions médicales et paramédicales, informe Nicolas Sodabi. Le directeur adjoint de la Dpmed sera appuyé par Cléophas Gbédji Oké, 3e vice-président du Fonac qui invite chaque participant à être des ambassadeurs du Front pour la promotion de la Convention médicrime et la réussite de la lutte.
Le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Simplice Tokpo, salue cette initiative du Fonac qui vient renforcer les actions de sa direction sur le terrain dans le cadre de la traque aux médicaments de rue. Il se réjouit de la cible choisie composée des policiers, des agents de santé et des magistrats, gage de l’efficacité de la lutte.

Société 26 juil. 2018


Audiences à la Haute cour de Justice: Cécile de Dravo reçoit les félicitations des femmes juristes du Bénin
[caption id="attachment_30106" align="alignnone" width="1024"]La Haute cour de justice peut compter sur le soutien de l’Afjb[/caption]

La présidente de la Haute cour de Justice (Hcj), Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, a reçu en audience à son cabinet à Porto-Novo, ce mercredi 25 juillet, plusieurs délégations dont celle de l’Association des femmes juristes du Bénin (Afjb) conduite par sa présidente, Me Marie-Elise Gbèdo.

« Nous sommes venues féliciter notre sœur qui a été élue à la tête de la Haute cour de Justice (Hcj », a déclaré Me Marie-Elise Gbèdo comme pour préciser l’objectif de la visite effectuée, ce mercredi 25 juillet, par une délégation de l’Association des femmes juristes du Bénin (Afjb) au siège de la Haute cour de Justice à Porto-Novo. Selon Me Marie-Elise Gbèdo, présidente de cette association, il était important que sa délégation se déplace pour aller dire de vive voix ses félicitations à la présidente de la Hcj, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué qui est une des leurs parce que femme juriste, pour sa brillante élection. « Je me rends compte que l’Association des femmes juristes du Bénin a donné beaucoup de compétences à la République béninoise », se réjouit la présidente de l’Afjb. A ce titre, elle cite notamment feue Grâce Adamon, Rosine Soglo, feue Conceiptia Ouinsou, Clotilde Médégan sans oublier la présidente Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué et son cas personnel. « Je suis fière de toujours conduire cette association malgré les difficultés que nous avons connues de la faire tenir et de pouvoir offrir à la République des femmes de compétence et de valeur », explique Me Marie-Elise Gbèdo. La présidente de la Hcj a saisi l’occasion pour partager avec ses hôtes les difficultés de son institution. Le défi, c’est de pouvoir mener la réflexion autour de la flexibilité des procédures de saisine de la Hcj. Pour atteindre cet objectif, la présidente de l’Afjb souhaite qu’il y ait vraiment une volonté politique, une mobilisation nationale pour permettre à la haute juridiction d’être réellement opérationnelle. Me Marie-Elise Gbèdo rassure la présidente de la Hcj du soutien de l’Afjb et son accompagnement personnel pour gagner le pari de l’allègement des procédures avec l’implication de tous surtout des députés qui sont aussi membres de l‘institution. « Tout ce qui peut concerner la Hcj, la connaissance de l‘institution, les réflexions autour des procédures de sa saisine, les femmes juristes seront toujours là et participeront à l’évolution et au développement de notre pays », précise l’ancien ministre Marie-Elise Gbèdo. 

A la suite de l’Afjb, la présidente de la Haute cour de Justice s’est entretenue avec le directeur du Cabinet international de la formation des conducteurs de véhicules administratifs à l’Ecoute-Conduite. Tony Adjovi dit être venu renégocier le contrat de partenariat avec la Hcj où il avait exercé par le passé pour une gestion efficiente du parc automobile de l’institution en agissant sur le comportement des conducteurs de véhicules administratifs.

Actualités 26 juil. 2018


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