La Nation Bénin...
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La CNSS[/caption]Nouveau report dans l’affaire de placement hasardeux de fonds de la Caisse nationale de Sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe).
Laurent Mètognon et ses co-accusés ont comparu, hier mardi 24 juillet au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Hélas le jugement a été reporté pour le mardi 31 juillet prochain. Cette fois-ci, le renvoi est dû à l’absence du juge d’instruction Rodolphe Azo qui serait en mission. Laurent Mètognon et ses co-accusés devront donc attendre encore une semaine pour être fixés sur leur sort.
Rappelons que lors de la dernière audience, l’affaire a connu une grande évolution dans le fond. Le conseil des accusés, parmi lesquels Me Robert Dossou, a techniquement démonté le dossier et exposé les raisons qui sous-tendent la relaxe pure et simple des accusés. La décision du juge Rodolphe Azo est donc vivement attendue !
Par ailleurs, le tribunal de première instance de première classe de Cotonou devait également connaître des chefs d’accusation pour lesquels est poursuivi le député Mohamed Hinnouho Atao. Le mis en cause s’est présenté en fauteuil roulant mais l’affaire a été reporté au mardi 7 août prochain.

La cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou a connu, hier mardi 24 juillet, de la septième affaire inscrite au rôle de sa session supplémentaire. Elle a porté sur un infanticide perpétré par dame Florence Oumè Agbahoungba sur sa petite fille Gisèle Badet. Accusée d'assassinat, celle-ci a comparu, hier, à la Cour dans un état mental délétère et a été déclarée pénalement irresponsable.
Poursuivie pour avoir tuée sa fille unique Gisèle Badet, dame Florence Oumé Agbahoungba sera internée au centre psychiatrique Jacquot et les frais sont entièrement mis à la charge du Trésor public. C'est le verdict rendu par la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou séant hier pour le septième dossier au rôle de sa session supplémentaire. Ce verdict se justifie par l'état mental et intellectuel altéré de l'accusée. « L'accusée n'est pas accessible à la sanction pénale parce qu'elle est irresponsable », a précisé la cour dans la sentence prononcée.
Assistée par la responsable des détenues de la prison civile de Cotonou, dame Florence Agbahoungba n'a pas pu tenir un discours logique devant la cour. « Qui est Gisèle ? », lui a demandé le président de la cour de céans. « C'est votre copine Gisèle ! Je ne sais pas qui elle est », a-t-elle répondu. À la question de savoir ce qui est arrivé à sa fille unique Gisèle, l’accusée a déclaré que celui qui l'a lui a donnée, l'a reprise. « Dis-nous ce qui s'est passé », a demandé le président de la cour. « Je ne veux pas parler... Les morts sont avec nous ici... Je suis parmi eux... Gisèle est ici... », a-t-elle répliqué. La langue déliée, l'accusée déblatérait sans arrêt, allant dans tous les sens comme si elle échangeait avec de nombreuses gens. Lorsque le ministère public lui a demandé combien d'enfants elle a, l'accusée a répondu : « J'ai un enfant et demi, Christophe et Rodrigue... Les autres n'ont pas de noms ». Pourtant, elle est mère de quatre enfants de sexe masculin et le cinquième est la victime, la fille unique.
De divagation en dilatoire, les débats ont été interrompus avec stupéfaction du mari de l'accusée, Pascal Badet qui s'était constitué partie civile avec quelques-uns des enfants venus témoigner contre leur mère, celle-là même qui avait de la peine à donner l'âge exact de sa fille au moment des faits. Le ministère public a alors demandé que soit constaté l'état mental de Florence Agbahoungba. Le conseil de l'accusée, Me Yves Cossou, est allé dans le même sens. « Ce serait perdre du temps que de vouloir écouter la partie civile et les témoins », a-t-il ajouté.
Quand le mystique s'en mêle
L’enquête de moralité traduit que l’accusée, Florence Agbahoungba, née vers 1967 à Abomey-Calavi, résidant à Akassato, mariée et mère de 4 enfants, était une femme normale, une revendeuse correcte avant la survenance du crime. Certains proches rapportent que son ardent désir d’avoir une fille, l’aurait conduite à faire recours à un fétiche. Ce serait grâce à ce fétiche qu’elle aura conçu sa benjamine Gisèle. En contrepartie, elle devrait remplir ses engagements à l’égard dudit fétiche. Ce qu’elle n’aurait visiblement pas fait. Conséquence, elle a été prise d’une folie inéluctable et c’est dans cet état mental altéré qu’elle aurait sacrifié sa propre fille.
En outre, le rapport d'expertise médico-psychiatrique du 18 juin 2015 fait savoir que l'accusée présente un état psychologique altéré avec des anomalies psychologiques et psychiatriques au moment des faits et ce, jusqu’aujourd'hui. Selon l’expert, l’accusée est introvertie et instable émotionnellement. Elle ne dispose pas de toutes ses facultés mentales et intellectuelles. Les faits qui lui sont reprochés sont en relation avec ces anomalies. Le rapport d'expertise médico-psychiatrique conclut alors que l'accusée présente un état de dangerosité nécessitant un internement psychiatrique.
L’article 64 l’emporte sur le crime établi
Dans son réquisitoire, le ministère public représenté par le procureur général près la cour d’appel de Cotonou, s'est appesanti sur les conclusions du rapport d'expertise médico-psychiatrique. « Il existe dans la vie des situations que, humainement, on ne peut expliquer. C'est le cas de dame Florence Agbahoungba qui a décidé de supprimer la vie de sa fille unique », a déclaré le procureur général. Procédant à la lecture juridique de l’infraction, il a indiqué qu’il s’agit d’un meurtre, une infraction prévue et punie par les articles 295 et 304 du Code pénal. L'élément légal étant constitué en l'espèce, l'élément matériel se dégage, selon le ministère public, dans l’acte positif posé notamment le fait de donner la mort et dans la victime vivante dont la mort consomme le crime. « Mais au regard des débats face à la cour, du comportement de l'accusée et du rapport médico-psychiatrique, l'on peut se demander si elle pouvait exprimer une volonté libre et consciente », s’est interrogé le ministère public avant de recourir à l'article 64 du Code pénal qui prévoit la suite à donner en l’espèce. Cet article stipule qu’il n'y a ni crime ni délit lorsque l'accusé était en état de démence aux moments des faits ou lorsqu'il a été poussé par une force à laquelle il ne pouvait se soustraire. C’est en foi de cette disposition que le ministère public a requis que la cour constate l'état mental altéré de l'accusée, la déclare pénalement irresponsable et ordonne son internement au centre psychiatrique Jacquot.
D'intelligence avec la réquisition du ministère public, le conseil de l’accusée a alors conclu: « Il faut que l'Etat l'assiste, il faut que ses soins soient pris en charge par l'Etat. Si on peut encore la sauver, qu'on la sauve ». Selon lui, la justice béninoise a fait preuve de négligence par rapport à ce dossier. « J'ai honte de cette famille Justice à laquelle j'appartiens », s’est-il désolé. Il a rappelé que depuis 2007 où l'accusée a été mise en détention, son état mental altéré était établi et pourtant rien n'a été fait jusque-là pour l'assister.
Les faits
Le dimanche 16 décembre 2007, aux environs de 8h45, la nommée Florence Oumè Agbahoungba s’est enfermée dans sa chambre avec sa benjamine, Gisèle Badet, alors âgée d’environ cinq ans. Quelques instants après, un autre de ses enfants, du nom de Prosper Badet, accompagné d’autres personnes, a signalé aux voisins que sa mère venait d’égorger la petite Gisèle.
La porte de la chambre défoncée a permis de découvrir le corps sans vie de la petite Gisèle emballé dans un pagne. Interpellée et inculpée de meurtre, elle a été mise en détention depuis le 17 décembre 2007.
Composition
Président :
Aboudou Ramane Ali
Assesseurs : Eliane Noutaïs-Guézo et Georges Wulfran Gbaguidi
Jurés
Andréa Bachihoumba
Pélagie Lokossou
Marie Marguerite B. Nouhoumon
Hyacinthe Fatondji Ezin-Wota
Greffier : Christophe Chéou
Ministère public : Emmanuel Opita

Le Parlement a levé, tour à tour, ce mardi 24 juillet, l’immunité parlementaire des députés Idrissou Bako, Valentin Djènontin et Mohamed Atao Taofick Hinnouho pour les mettre à la disposition de la justice qui les réclame pour la manifestation de la vérité dans les dossiers dans lesquels ils sont cités.
Les députés Idrissou Bako, Valentin Djènontin et Mohamed Taofick Hinnouho alias Atao ont perdu leur immunité parlementaire. La décision a été prise, ce mardi 24 juillet, par leurs collègues qui ont acté, tour à tour, leur mise à la disposition de la justice qui veut les écouter par rapport à certains soupçons qui pèsent sur eux.
L’immunité d’Idrissou Bako a été levée par 59 voix pour, 18 contre et 01 abstention ; celles de Valentin Djénontin par 58 voix pour, 18 contre et 00 abstention et de Mohamed Taofick Hinnouho par 60 voix pour, 17 contre et 01 abstention. Les trois députés, à l’exception de Mohamed Taofick Hinnouho déjà en prison, sont désormais livrés à la justice.
Idrissou Bako est poursuivi pour les infractions présumées de corruption, d’abus de pouvoir, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, faits prévus et punis par les articles 41 alinéas 1 et 2 ; 53 et 55 alinéa 2 de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin et l'article 37 de la loi n°2006-14 du 3 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment de capitaux en République du Bénin.
Quant à Valentin Djénontin, il est attendu devant la justice pour répondre des infractions présumées de détournement, de corruption, d’abus de pouvoir et de fonction, de délit d’initié, lesquelles infractions sont prévues et punies par la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin en ses dispositions 45 à 49 et suivants, 53 et 57, 107 et suivants.
Idrissou Bako et Valentin Djénontin sont tous deux poursuivis dans le dossier de gestion de la filière et des intrants coton pour les campagnes cotonnières de 2013 à 2016. Le premier a été à un moment donné directeur général de la Société nationale de promotion agricole (Sonapra) et le second, président de la commission interministérielle chargée de la gestion de la filière coton, cumulativement avec ses fonctions de ministre chargé de la Justice, au moment des faits querellés. Les deux mis en cause désormais sans immunité peuvent être écoutés par la justice pour la manifestation de la vérité.
Pour ce qui concerne Mohamed Atao Taofick Hinnouho actuellement en prison dans une procédure de flagrant délit, son immunité a été levée pour les infractions d’exercice illégal en pharmacie, vente de médicaments falsifiés et offre de fournitures. Il pourra se justifier devant la justice.
Me Séverin Quenum clarifie
Les trois demandes de levées d’immunité parlementaire ont été formulées par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou par le biais du ministre chargé de la Justice qui a saisi en février dernier le Parlement. A la suite de cette saisine, l’Assemblée nationale a mis sur pied une commission parlementaire spéciale, conformément à la procédure en la matière. Cette commission présidée par le deuxième président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, a écouté les mis en cause et a déposé son rapport. Lequel rapport a reçu l’avis de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale vendredi 20 juillet dernier. La plénière des députés a statué, hier, sur les conclusions du rapport de la commission spéciale. Elle a décidé de livrer les trois mis en cause, même si la commission spéciale dit n’avoir trouvé aucune charge contre ces derniers. Elle dit s’en remettre à la décision de la plénière, faute de consensus s’il faut lever ou non l'immunité des trois députés. Comme au sein de la commission spéciale, les avis étaient partagés, hier, à l’hémicycle. Il y a eu d’un côté les députés du Bloc de la majorité parlementaire qui soutiennent la levée de l’immunité parlementaire. Car, l’Assemblée nationale ne saurait faire obstruction à la justice qui réclame les trois députés pour les écouter chacun, soulignent-ils. Selon eux, il ne revient pas à l’Assemblée nationale d’empêcher la manifestation de la vérité. Le Parlement n’est pas un tribunal qui juge. Il faut permettre aux trois mis en cause, si tant est qu’ils ne se reprochent rien, d’aller laver leur honneur. A ce sujet, Rachidi Gbadamassi a pris son propre exemple pour montrer qu’il a affronté la justice pendant plusieurs années mais il s’en est sorti blanchi. D’autres exemples sont cités dont celui de l’ancien ministre Alain Adihou dont le Parlement a autorisé la poursuite devant la Haute cour de Justice mais qui a été mis hors de cause par la justice au finish. Mieux, la levée de l’immunité parlementaire des intéressés ne veut pas dire qu’ils sont coupables ou perdent leur titre de député. C’est juste pour donner carte blanche au juge de fond de les écouter pour faire jaillir la vérité dans les différentes affaires pendantes et les concernant.
Mais cette assurance des députés du Bmp n’est pas partagée par les leurs collègues de la minorité. Ceux-ci crient à un dossier politique monté de toutes pièces sur fond de vengeance. Idrissou Bako et Valentin Djènontin ont clamé tous deux leur innocence comme l’a mentionné le rapport de la commission spéciale. Ils estiment que leur malheur est la conséquence de leur vote, le 4 avril 2017, contre la prise en considération du projet de révision de la Constitution transmis au Parlement par le chef de l’Etat. La traque politique a été réactivée surtout contre lui, précise Valentin Djènontin, après son élection comme secrétaire exécutif national des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), parti de l’Opposition, et son vote défavorable, le 5 juillet dernier, contre la proposition d’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990 par voie parlementaire. Sinon, poursuit le député de la 24e circonscription électorale, il ne voit pas ce qui lui est reproché dans ce dossier. Valentin Djènontin dit n’avoir pas été écouté par la commission qui a audité la gestion de la filière coton sur une période où il n’a fait qu’un an et demi. Il n’a été président de cette commission interministérielle que lors des campagnes 2014-2015 et 2015-2016 où il a géré la moitié, puisqu’il a été élu député à l’Assemblée nationale en mai 2015. Il accuse les auditeurs de ne l’avoir pas écouté au nom du principe du contradictoire. Mieux, ce rapport d’audit n’a pas été versé au dossier transmis au Parlement pour permettre à l’Assemblée nationale d’en prendre connaissance et de faire sa propre religion. Au regard de tout ceci, Idrissou Bako, Valentin Djénontin, Guy Mitokpè, Nourénou Atchadé, Basile Ahossi et Garba Yaya dénoncent un certain « acharnement du pouvoir contre la minorité parlementaire ». Cette affirmation de l’Opposition a été balayée du revers de la main par le ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum. Selon lui, les trois dossiers de demande de levées d’immunité parlementaire émanent de la justice et non du gouvernement qui tient à la séparation des pouvoirs. Le sort des trois députés est désormais dans les mains de la justice qui a réclamé leur comparution.

Démarrée le week-end dernier, à l'Unafrica de Cotonou, la deuxième phase du championnat départemental Atlantique-Littoral de Volleyball va se poursuivre ce mercredi avec au programme l’As Cotonou qui va affronter l’équipe d’Allada, chez les dames.
Battues par Challenge (3 sets à 1), les dames d’Allada vont tenter de défier l’As Cotonou, forfait, samedi dernier face aux dames de Vesos Volleyball club. Les dames de Vesos, battues (3 sets 1) par Entente auront à cœur de se relancer après cette défaite. Chez les dames, Challenge va affronter, ce jeudi, Vesos à Unafrica pour rattraper son retard sur Entente, invincible le week-end dernier. Signalons que chez les dames, les cinq équipes jouent cette phase linéaire tandis que chez les hommes, quatre équipes sont en course. Cette deuxième phase va connaître son épilogue le week-end prochain?
Tous les résultats
du week-end
Samedi : Allada Vbc-Entente Vbc (1-3) et Finances Vbc (3-0) Experience Vbc (Hommes)
Challenge - Allada (3-1 ) et Entente -Vesos (3-1) (Dames)
Dimanche : Entente Vbc (3-0) Experience Vbc et Allada Vbc 1-3 Finances Vbc (Hommes)
Vesos Vbc (3-0) As Cotonou (forfait) et Entente Vbc (3-0) Challenge Vbc (Dames)
L’équipe béninoise de rugby à 7[/caption]Après leur participation aux 3e jeux africains de la jeunesse à Alger, les rugbymen béninois mettent déjà le cap sur le championnat régional d’Afrique de rugby à 7 (Régional 7s) qui se déroulera les 15 et 16 septembre prochain au Stade Robert Champroux de Marcory à Abidjan. Au total, 10 pays sont attendus : l’Algérie, le Burkina Faso, le Benin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Sierra Leone et le Togo seront présents à ce tournoi.
Le comité exécutif de la Fédération béninoise de rugby fera participer les Ecureuils rugbymen au championnat régional de rugby à 7 à Abidjan les 15 et 16 septembre prochains. Selon le directeur technique de cette fédération, Romaric Kinmabou, le Bénin entend participer à ce tournoi, pré-qualificatif pour les JO de 2020 pour rivaliser aux côtés des autres nations de la région. « Le Bénin ambitionne de s’inscrire au haut niveau sur le continent. Et donc, Il va nous falloir être un challenger sérieux dans cette compétition même si nos ambitions sont modestes » a-t-il déclaré. Il précise que, même si le Bénin a fait piètre figure (5 matchs, 4 défaites et un nul) aux 3e jeux africain de la jeunesse à Alger, il va falloir compter désormais sur le rugby béninois sur le continent. Les préparatifs de cette compétition vont démarrer dans les tout prochains jours. A deux mois du tournoi, la Fédération ivoirienne de rugby (Fir) met les bouchées doubles pour accueillir les différentes délégations. Le Vice-président de la Fir, Kouassi Bi Djessan a confirmé que l’ensemble des démarches administratives pour la réussite du tournoi est fait. « Nous sommes heureux et fiers d’accueillir cette compétition de Rugby Afrique à laquelle 10 pays sont attendus», a assuré le président du comité d’organisation, par ailleurs vice-président de la Fédération, Kouassi Bi Djessan.
Sports 24 juil. 2018

L’environnement est de plus en plus menacé par les mauvaises pratiques des citoyens. Ces pratiques peu orthodoxes contribuent à la destruction des écosystèmes. Face à la situation, il est nécessaire de trouver une solution afin de maintenir le cadre de vie propre. En conséquence, la promotion de l’écocitoyenneté paraît le moyen le plus adapté pour atteindre cet idéal.
Entendue comme un comportement, une disposition des individus, favorable à l'environnement, d’après l’Organisation non gouvernementale (Ong) Gîte de France, l’écocitoyenneté devra prévaloir dans les habitudes au Bénin. C’est le moyen le plus adapté et le mieux indiqué pour protéger le cadre de vie face aux mauvaises pratiques environnementales. Il s'agit, en effet, d'une prise de conscience sur les gestes simples à accomplir pour assurer un développement soutenable et durable, c'est-à-dire qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Cette Ong préconise le respect de certaines règles simples. Tout d'abord, l'individu doit être éco-citoyen 365 jours par an, nuit et jour, et pour cela, il doit tout simplement intégrer dans sa vie des comportements qui contribuent à réduire les impacts des activités humaines sur la planète.
Par exemple, le citoyen achète des produits possédant le moins d'emballages possible, produit le moins de déchets possible, récupère tous les matériaux recyclables, utilise les déchetteries, met les déchets organiques dans la terre, se renseigne sur les moyens les moins nuisibles pour l'environnement, communique et informe les autres individus sur le recyclage… Cette vision nécessite une éducation environnementale d’après Benin environment and education society (Bees) Ong. De nos jours, explique-t-elle, l’environnement est l’affaire de tous et non plus seulement celle des experts. Ainsi, elle œuvre à conscientiser les communautés locales surtout les jeunes scolaires sur la nécessité de protéger l’environnement. Toutes ces actions visent une meilleure prise en compte de l’environnement par les communautés pour en faire des éco-citoyens.
Evoquant les mauvaises pratiques environnementales, Wilfried Adikpéto, chargé de programme à Bees Ong, explique que l’homme doit avoir une relation cordiale avec son environnement, parce qu’il est intimement lié à la nature. D’après Wilfried Adikpéto, dans certains pays, les citoyens respectent leur environnement, mais malheureusement chez nous au Bénin, ce n’est pas le cas. Un début de solution à ce fait déshonorant consiste, selon le spécialiste des questions de l’environnement, à aller vers l’écocitoyenneté. Chaque citoyen va rendre son cadre de vie propre, en ramassant sur son passage des sachets et autres déchets produits susceptibles de polluer l’environnement. Les bonnes pratiques environnementales pourraient être primées pour inciter d’autres à le faire. « Il n’est pas rare de voir les gens jeter des sachets, des emballages, après en avoir vidé le contenu, à l’air libre dans l’environnement», déplore-t-il. Il a affirmé que ce n’est pas parce que les gens sont ignorants qu’ils ne doivent pas maintenir l’environnement propre.
Solutions
Pour corriger le tir, il va falloir doter les villes de poubelles disposées dans chaque rue et également dans les écoles ou les places publiques. L’Etat devra aussi encourager et soutenir les actions des Ong qui veillent à la protection de l’environnement. De petites pratiques très simples qui vont amener les populations à changer la donne, a-t-il poursuivi. L’autre chose que préconise Wilfried Adikpéto, c’est d’intensifier la sensibilisation à l’endroit des enfants pour changer les habitudes à la base, c’est-à-dire l’éducation environnementale. Soulignant que 70 % des populations dépendent de la nature, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la chasse, étant donné que c’est une ressource naturelle, donc une ressource renouvelable à perpétuité, cela ne devrait pas être un motif pour la détruire sans un minimum de précaution, d’après le chargé de programme à Bees Ong. Le respect de l’environnement oblige les citoyens à adopter des comportements responsables. La responsabilité de l’Etat est également engagée pour assurer un cadre de vie sain à toute la population.
Environnement 24 juil. 2018
Lambert Ayitchéou[/caption]A l’intérieur du pays, l’actualité environnementale dans le Mono porte sur des risques d’inondations. A Cotonou, où les pluies persistent, le risque n’est pas loin. Les autorités municipales s’en préoccupent. Lambert Ayitchéou, directeur des services techniques de la mairie de Cotonou, évoque dans cet entretien, les dispositions prises dans le cadre du projet, "Prévention et soulagement des populations" et appelle les populations à un comportement citoyen afin de disposer d’un cadre de vie sain et durable.
La Nation : Un nouveau programme remplace ''Cotonou en campagne contre les innondations'' 3CI. Palez-nous-en ?
Lambert Ayitcheou : En fait, le projet "Prévention et soulagement des populations" n’est pas un nouveau projet. Nous avons juste réfléchi et estimé que dire 3CI, c’est comme si on était dans une démarche pour empêcher les inondations de venir, alors que quel que soit ce que nous faisons chaque année, les inondations viennent. Il s’agit d’un programme qui développe des activités en vue de prévenir et de soulager les populations ; nous pensons à un programme de prévention et de soulagement des populations en période d’inondations.
Quel est son objectif ?
Il poursuit les mêmes objectifs que le 3CI. Il s’agit, de procéder au curage des ouvrages d’assainissement pluvial, avant les inondations de sensibiliser les populations à prendre des mesures contre les inondations et de procéder à certaines activités qui puissent permettre en cette période précise de soulager les populations. Des équipes sont mises en place pour aider les populations sinistrées à accéder chez elles en évacuant les eaux, en ouvrant les tranchées et lorsqu’on est en situation de catastrophe, d’aider les populations à se déplacer.
Concrètement, de quoi s’agit-il ?
Grosso modo, il s’agit du reprofilage des voies, du recalibrage des bassins, du dégagement des couloirs avant et pendant qu’il pleut, d’ouvrir les tranchées. Disons que globalement, cela n’a pas un autre contenu que ce que 3CI poursuivait comme objectif.
Et pourquoi alors cette nouvelle dénomination ?
C’est ce que j’expliquais tantôt. On a voulu juste coller le nom à ce que nous faisons réellement. Il y a des activités que nous faisons avant les inondations, donc des actions de prévention, certaines que nous menons pendant les inondations, des actions pour soulager les populations. C’est pourquoi nous disons prévention et soulagement des populations.
Que pourraient espérer les Cotonois en termes d’amélioration de leur cadre de vie ?
En termes d’amélioration de leur cadre de vie, en attendant les grands projets structurants qui vont permettre de régler les problèmes de façon globale et, ce, sous le leadership du gouvernement, nous pensons que, chaque année, la mairie de Cotonou s’attellera à faire tout ce qu’il faut pour passer cette période sans grande difficulté. Il faut espérer, au même moment, que les programmes structurants dont j’ai parlé, à savoir le projet d’assainissement pluvial de Cotonou et le programme asphaltage vont permettre de soulager les populations de façon durable. Cela sans oublier l’importante partition que va jouer le Programme de gestion des déchets solides et ménagers qui concerne le Grand Nokoué dont Cotonou constitue un maillon incontournable parmi ses communes riveraines.
A quelles difficultés faites-vous face ?
En réalité, le grand problème auquel nous sommes confrontés est que les canaux d’évacuation des eaux pluviales sont bouchés par les déchets solides et ménagers. Heureusement qu’il y a actuellement un projet qui va permettre de régler ce problème de gestion des déchets. Cela va contribuer énormément à régler de façon durable le problème de gestion des inondations sans oublier que l’application effective des textes qui interdisent de s’installer sur les couloirs d’écoulement, sur les exutoires des eaux devrait permettre de régler de façon remarquable le phénomène des inondations.
Quelle attitude attendez-vous des Cotonois ?
Cela découle de ce que je viens d’évoquer tantôt. Il faut que les gens cessent de prendre les exutoires comme des parcelles qu’il faut remblayer pour s’installer ; ce n’est pas du tout normal. Ce sont des espaces impropres à l’habitation. D’ailleurs, le nouveau code foncier en vigueur remet définitivement les choses à leur place et il n’est pas exclu que les personnes qui ne vont pas le respecter se retrouvent devant les tribunaux, en raison des occupations anarchiques et illégales. Nous invitons les populations à ne pas prendre les exutoires comme des bacs à ordures et à gérer convenablement leurs déchets.
Quelle est l'incidence financière du projet ?
Ce projet n’a pas une incidence financière particulière. C’est le budget de la mairie qui permet de l’exécuter et en fonction des ressources qui y sont prévues à cette fin. Ce n’est pas à proprement parler un programme d’investissement. Cela s’inscrit dans le cadre du fonctionnement normal de la ville pour traverser cette période.
Quel appel avez-vous à lancer en direction des Cotonois?
Nous avons besoin nous-mêmes de rendre notre cadre de vie viable. Chacun à sa place doit participer à la bonne gestion et bien veiller sur l’environnement ; chacun doit jouer sa partition et même être gardien des ouvrages. Cela fait plus de 20 ans que des initiatives ont été lancées pour gérer convenablement les ordures ménagères. Les populations doivent en prendre conscience et changer de mentalité?
Environnement 24 juil. 2018
Remise de clés de motos tricycles aux bénéficiaires[/caption]Au cours de l’année 2017, l’Union régionale des coopératives de producteurs d’anacarde (Urcpa_Ad) a bénéficié d’une subvention dont la valeur est de 140 854 540 francs CFA pour renforcer son dispositif de commercialisation des noix d’anacarde dans le cadre de la coopération bilatérale entre l’Usadf et le gouvernement de la République du Bénin.
C’est ainsi que le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou et Eric Newman, coordonnateur national de l’Usadf ont pris part, vendredi 20 juillet 2018, à la cérémonie de mise en service officielle des centres/comptoirs commerciaux de vente des noix d’anacarde. Les infrastructures et équipements, objet de cette cérémonie, sont composés de 4 infrastructures marchandes, 20 motos tricycles, 30 bascules, 9 Gps et 5 000 sacs de jute acquis dans le cadre de cette subvention.
Cette cérémonie qui a lieu à Karum Dora, dans la commune de Copargo a également connu la présence de la Fédération nationale des producteurs d’anacarde du Benin (Fenapab), représentée par son chargé à l’information et à la formation, Boniface Afoura et de l’Interprofession de la filière anacarde (Ifa) du Bénin, représentée par Georgette Taraf ; deuxième chargé des relations extérieures de l’Ifa Bénin. Tous les acteurs de la chaîne de valeurs du cajou se sont fait représenter à cette cérémonie solennelle. On peut ainsi citer le Conseil national des transformateurs de cajou (Cntc), le Conseil national des exportateurs de cajou, (Conec), de même que la Fédération nationale des acheteurs de produits agricoles et tropicaux, (Fenapat).
Au rang des partenaires techniques et financiers de l’Urcpa, on a pu noter la présence de l’Ong Action pour la Promotion des initiatives communautaires (Apic), structure d’appui dans le cadre de la convention Adf 4561 Ben ; l’Unité fonctionnelle régionale Atacora-Donga de Enabel (ex Ctb) ; le ProAgri, les Ddaep de l’Atacora et de la Donga de même que la Clcam (Institution de Micro finance)
A tour de rôle, chacun des intervenants, a dans son allocution mis en exergue l’importance de la filière anacarde pour l’économie béninoise. En effet, selon les statistiques fournies par la Fenapab en 2007, cette filière contribue à hauteur de 07 % au Pib et 03 % au Pnb avec un volume à l’exportation avoisinant 110 000 tonnes.
De même, chaque intervenant a montré l’importance que revêt la construction de telles infrastructures marchandes pour la filière au regard des nouvelles réformes engagées et la dynamique actuelle au niveau de l’Etat qui tend vers l’instauration des marchés autogérés. Mieux, les différents équipements qui accompagnent ces infrastructures marchandes rassurent de leur opérationnalisation et crédibilisent encore plus les coopératives de base et leur faîtière vis-à-vis des autres acteurs de la filière, en l’occurrence les industriels, les commerçants et les institutions de micro finance (116 850 000 F CFA de ligne de crédit pour la pré-collecte au cours de cette campagne) qui ont, à travers leur représentant, rassuré de leur engagement à mieux s’impliquer dans la redynamisation de la filière.
Le coordonnateur national de Usadf a, quant à lui, mis en exergue le renforcement des capacités des producteurs qui va faciliter une optimisation dans la gestion de leurs entreprises afin d’améliorer substantiellement leurs revenus et de facto leur résilience. Dans la même dynamique, il a évoqué l’amélioration de la qualité qui pourrait découler de l’utilisation efficiente de ces comptoirs commerciaux afin de faciliter aux producteurs l’accès à des marchés plus rémunérateurs comme celui de l’Agoa.
Les deux bailleurs ont affiché leur détermination à poursuivre leur accompagnement au profit des producteurs et des couches vulnérables afin de repousser loin la pauvreté en milieu rural.
Source : Urcpa-Ad
Santé 24 juil. 2018

Le samedi 28 juillet prochain, la communauté internationale va célébrer la journée mondiale contre l’hépatite. A l’occasion de l’édition 2018 axée sur le thème « Agir contre l’hépatite: dépister, traiter», le Bénin a initié plusieurs activités dont une quinzaine d’actions au cours de laquelle des campagnes de sensibilisation et de dépistage seront organisées à travers le pays.
Instituée depuis 2010, la journée mondiale contre l’hépatite est une occasion pour faire focus sur les actions menées et les stratégies mises en œuvre pour venir à bout de cette maladie. A l’instar de plusieurs pays, le Bénin ne reste pas en marge de cette célébration. Une quinzaine d’actions contre l’hépatite est prévue du 22 juillet au 05 août 2018. Organisée par le ministère de la Santé en partenariat avec l’Alliance béninoise des organisations de la société civile contre les hépatites virales (Aboschvi), cette quinzaine sera l’occasion de vulgariser le plan stratégique national de lutte contre les hépatites virales au Bénin, d’encourager la population à se faire dépister et à s’investir dans la recherche des personnes non diagnostiquées.
Plusieurs autres activités figurent au programme de cette quinzaine d’actions. Elle sera également marquée par une conférence grand public sur le thème « Trouver et sauver des milliers de vie », des campagnes de sensibilisation de proximité sur l’hépatite virale dans certaines communes, une caravane géante de sensibilisation dans la commune de Kandi, un atelier de formation des professionnels des médias et des organisations de la société civile au Bénin sur les hépatites, une séance de dépistage de l’hépatite B et de l’hépatite C le 28 juillet au profit de 1000 personnes sur l’esplanade du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou à Cotonou.
Selon l’organisation mondiale de la Santé (Oms), « Les hépatites virales B et C sont de graves problèmes de santé qui touchent 325 millions de personnes dans le monde. Elles comptent parmi les causes premières du cancer du foie, qui entraîne 1,34 million de décès chaque année ». Au Bénin, les données disponibles au ministère de la Santé indiquent qu’à l’échelon national, les taux de prévalence sont de 9,9 % pour l’hépatite B et 4,12 % pour l’hépatite C. Environ 1,4 million de Béninois souffrent donc d’hépatite virale B ou C.
Malgré l’ampleur de la pandémie, seulement 9 % des personnes vivant avec le virus de l’hépatite B (VHB) et 20 % de celles vivant avec le virus de l’hépatite C (VHC) ont connaissance de leur maladie, selon l’Oms. Elles sont moins de 1 % en Afrique subsaharienne et au Bénin. De même, moins de 1 % des personnes vivant avec le VHB ou le VHC sont traitées en Afrique subsaharienne et dans notre pays.
Un plan stratégique national mis en place
Face à un tel tableau, les autorités concernées ont pris des mesures. A en croire le Pr Nicolas Kodjoh, point focal hépatites au ministère de la Santé et président de l’Aboschvi, « Notre pays fait partie de ceux qui se sont engagés dans la stratégie mondiale pour l’élimination de l’hépatite en 2030 dont les objectifs sont de diagnostiquer 95 % des personnes d’ici 2030 et de traiter 80 % des malades ». Il souligne la volonté politique affichée par la première autorité du pays, le président Patrice Talon. Toutes choses qui se traduisent, relève-t-il, par la mise en place d’un plan stratégique national de lutte contre les hépatites virales (Psnlh). « Cette volonté s’est concrétisée par l’arrimage du Psnlh au Conseil national de lutte contre le Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp) placé sous la présidence du chef de l’Etat. « Cette volonté affirmée, portée par un engagement politique fort et la société civile, est le gage indispensable pour l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, des firmes pharmaceutiques et du secteur privé dans la mise en œuvre du Psnlh pour l’élimination de l’hépatite virale à l’horizon 2030 », ajoute Pr Nicolas Kodjoh.
Toute la population est à risque pour l’hépatite B, mais la très grande majorité des personnes atteintes est dans l’ignorance de leur maladie, d’où l’importance du test de dépistage. Aux dires des spécialistes, des solutions efficaces sont disponibles pour prévenir et pour traiter cette maladie. Pour l’hépatite B, la vaccination des personnes indemnes leur confère une protection efficace, tandis que pour l’hépatite C, des médicaments très puissants assurent la guérison définitive en moins de trois mois.
Il faut rappeler que le 14 septembre 2017, l’Assemblée nationale a adopté la loi portant prévention, prise en charge et contrôle des hépatites B et C en République du Bénin. Une loi qui a prévu la prise d’un certain nombre de mesures visant à faciliter aux populations, la prévention et le traitement de la maladie?
Hépatite B: comment puis-je me protéger?
L’hépatite B est une affection du foie due au virus de l’hépatite B (Vhb). Ce virus perturbe la fonction hépatique et entraîne des lésions pathologiques. Un faible pourcentage des personnes infectées n'arrive pas à éliminer le virus et l'infection devient alors chronique, ce qui fait augmenter le risque de décès d'une cirrhose ou d'un cancer du foie.
Comment contracte-t-on l’hépatite B?
Le virus de l'hépatite B se transmet par contact avec le sang ou avec les liquides biologiques d'une personne infectée, à l'instar du virus de l'immunodéficience humaine (Vih). En revanche, le virus de l'hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que le Vih.
Les principales voies de transmission de l'infection par le Vhb sont les suivantes: de la mère à l’enfant au moment de l’accouchement (transmission périnatale); entre enfants; lors d’injections et transfusions à risque; lors de contacts sexuels non protégés.
Dans le monde, le virus se transmet le plus souvent de la mère à l'enfant, entre enfants (principalement dans le cadre familial) et par la réutilisation de seringues et d'aiguilles non stérilisées. Avant l’utilisation courante du vaccin anti-hépatite B, dans beaucoup de pays en développement, la quasi-totalité des enfants étaient infectés par le virus.
Comment l’hépatite B ne se transmet pas?
Le virus de l’hépatite B ne se transmet pas lors de l’échange d’ustensiles, l’allaitement maternel, les étreintes et les baisers ou encore en tenant la main de quelqu’un, en toussant, en éternuant ou en se baignant dans une piscine.
Comment puis-je me protéger?
On peut se protéger de l'hépatite B en se faisant vacciner. Le vaccin contre l'hépatite B est extrêmement sûr et efficace. Depuis 1982, plus d'un milliard de doses ont été utilisées dans le monde. Le vaccin est efficace à 95% pour ce qui est de la prévention de l'hépatite B chronique. Il donne une protection d'au moins 20 ans et l'Oms ne recommande pas pour l'instant de vaccination de rappel?
Source : OMS
Santé 24 juil. 2018
L'emplacement du ponceau ayant cédé[/caption]Triste est le sort des populations vivant dans la localité de Kitigoudo dans la commune de Djidja. Les dernières pluies ont détruit le ponceau qui relie cette localité au reste du monde. Conséquence, un bébé décédé parce qu’il était impossible de l’emmener au centre de santé.
Depuis ce week-end, plus personne n’entre ni ne sort du village Kitigoudo dans la commune de Djidja. Le seul ouvrage qui le relie au reste du monde s’est effondré sous la furie des eaux de pluie. Une population évaluée à plus de 4000 habitants vivant en plein cœur de cette bourgade sont désormais comme prise en otage. Pour cause, le pont qui permet la traversée, d’aller et de venir n’a pas pu résister à la force des eaux. La forte pluie qui s’est abattue sur la commune ces derniers jours a endommagé le ponceau qui présentait déjà des signes de faiblesse. L’ouvrage avait déjà subi une forte pression de l’eau de ruissellement depuis quelque temps.
A cause de l’effondrement du ponceau, un bébé de 18 mois, est décédé pour n'avoir pas pu recevoir ce week-end même des soins. Ce bébé répond au nom de Dossi Akazounnon. L’enfant malade en cours d’évacuation vers le centre de santé de Dridji pour être pris en charge n’a pas pu traverser l’ouvrage qui venait de céder. Ses parents l’avaient dans les bras et personne ne savait quoi faire. Ils ont tout tenté pour traverser le cratère devant eux, mais impossible. Certains proposaient même qu’on le jette par-dessus la rive afin que ceux de l’autre rivage puissent l’attraper pour l'amener aux soins. Mais crayant le risque que l’enfant tombe dans le fossé et soit emporté par les eaux, ils ont encore renoncé à cette option trop risquée pour la vie du bébé déjà malade. Impuissants, ils ont assisté à sa mort. Ils étaient restés plantés au pied du ponceau démoli jusqu’à ce qu’il rende l’âme.
Contacté sur ce drame en cours, le maire de Djidja, Théophile Dako, s’est déclaré aussi préoccupé. Il reconnaît être informé de la situation que vit les populations de Kitigoudo, mais évoque le manque de ressources pour une solution d’urgence. Il annonce plutôt la réfection du ponceau pour 2019. Car, dit-il, le collectif budgétaire de l’année en cours est bouclé.
Il faut rappeler que les habitants de Kikigoudo avaient déjà dénoncé la qualité de cet ouvrage réalisé sous l’ancien maire de Djidja, Placide Avimadjènon, et dont la réception avait été bruyamment contestée par l’ancien chef d’arrondissement de Dan.