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Nouvelles

"Un outil processuel dans l'univers numérique du Bénin": Un ouvrage qui explicite le Code du numérique
[caption id="attachment_30071" align="alignnone" width="1024"]Le ministre de la Justice Séverin Quenum (au micro) au lancement du livre[/caption]

Pour rendre plus accessibles les dispositions de la loi portant Code du numérique, le Parquet général près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou vient de lancer un ouvrage. Il est intitulé "Un outil processuel dans l'univers numérique du Bénin" et a été officiellement lancé, vendredi 20 juillet dernier au Centre de documentation et d'information juridique de la cour d'appel de Cotonou.

115 infractions punies de peines allant de 1 à 5 ans avec une amende pouvant atteindre à 200 millions. C'est ce que révèle l'ouvrage officiellement lancé, vendredi dernier, par le ministre de la Justice et de la Législation Séverin Quenum. Cet ouvrage décortique la loi 2017-20 portant Code du numérique en République du Bénin. Il a été réalisé sous la coordination du Parquet général de Cotonou avec la contribution des acteurs de la justice. L'ouvrage est mis à la disposition du public en général et des acteurs du secteur de la justice en particulier.

Lors de la présentation de l'ouvrage, le président du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Jacques Hounsou, a d'abord situé sur le contexte de la publication de l’oeuvre. Un contexte marqué par le développement du numérique, sa perversion pour la commission d'infractions ayant abouti à l'adoption par la représentation nationale d'une loi pour réglementer le secteur. "La loi, une fois promulguée, doit être appliquée. Et c’est le parquet qui a la charge d'exercer l'application coercitive de cette loi. Le parquet a donc pris l'initiative de mieux présenter le contenu de la loi à travers cet ouvrage", a-t-il indiqué.
Pour le directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounnonkpè, le plus heureux de cette cérémonie de lancement c'est bien le corps de la police. Car les officiers de police judiciaire qui sont en première ligne dans l'application de cette loi, émanent de la police républicaine. "Ce document qui est fait rend la tâche facile aux Opj et leur permettra de mieux remplir leurs missions", a-t-il assuré. Le Dgpr a ensuite invité les autres parquets à l'intérieur du pays à vulgariser l'ouvrage.
Devant le poids en terme d'impacts de cet ouvrage, le ministre en charge de l'Economie numérique s'est dit heureuse de constater que le code du numérique qui a été adopté l'année dernière, porte déjà des fruits. Elle a rappelé l'ambition du chef de l'Etat et de son gouvernement de faire du Bénin la plateforme numérique de l'Afrique de l'Ouest. Parmi les 6 réformes prévues dans ce sens, figure la mise en place d'un cadre réglementaire efficace. L'adoption du Code du numérique répond à cette réforme. Le présent ouvrage, selon elle, vient assouvir l'envie des populations d'en savoir davantage sur ce code.
Procédant au lancement officiel de l'ouvrage, le ministre de la Justice et de la Législation Séverin Quenum à salué l'effort de conception du parquet général de Cotonou. Il s'agit d'un document qui remet dans l'économie de la loi qui a été votée et qui révèle les infractions prévues, les peines encourues. Cet ouvrage est, selon le Garde des seaux, un véritable manuel de procédures, un ouvrage qui vient à point nommé et qui mérite d'être vulgarisé à grande échelle.

Le contenu de l'ouvrage

Cet ouvrage que le parquet général de Cotonou met à la disposition des citoyens et des acteurs du secteur de la justice est de 355 pages et est en deux volets. Le premier traite de l'étude approfondie de la loi portant Code du numérique et le deuxième volet expose les dispositions de ladite loi.
Le volet, étude, comporte deux chapitres. Le premier est consacré aux institutions et aux procédures qui se dégagent de la loi. Au nombre des institutions, il faut noter l'Agence béninoise de service universel de la communication électronique et de la poste (Absu-cep)... Au titre des procédures, il faut distinguer la procédure administrative de la procédure judiciaire. La procédure administrative est conduite au niveau de l'Autorité de régulation de la communication électronique et de la poste (Arcep) qui a pour mission de veiller au respect des règles éditées dans la loi et qui peut sanctionner les contrevenants par des décisions de fond ou des mesures conservatoires. Ces décisions peuvent faire l'objet d'appel devant la Cour suprême dans un délai d'un mois pour les décisions et de 10 jours pour les mesures conservatoires.
La procédure judiciaire est celle menée devant les tribunaux et par les acteurs de la justice. "Outre les pouvoirs que leur confère le droit commun, les prérogatives des acteurs en matière de jugement ont été élargis. Les officiers de police judiciaire (Opj) peuvent saisir des supports électroniques et faire procéder à une peine d'amende. Le procureur et les juges aussi ont un plus large pouvoir. La compétence territoriale des juridictions béninoises est également élargie en la matière", a expliqué le président du tribunal de première instance de première classe de Cotonou. L'ouvrage fait ressortir 115 infractions dont l'accès illégal et la détention illégale d'un système électronique, la violation d'une interdiction administrative et bien d'autres infractions portant sur des déviances à caractère sexuel ou pornographique. Les peines varient de 1 à 5 ans avec des amendes qui vont jusqu'à 200 millions.
Par ailleurs, un accent est mis sur les diffamations par voie électronique, la violation du secret professionnel... Le législateur a renvoyé ces infractions au droit commun.

Société 23 juil. 2018


Commune de Za-Kpota: La Fondation Mtn dote le Ceg Kpozoun d’une salle numérique

Dans le cadre du projet « Génération numérique », le Collège d’enseignement général (Ceg) Kpozoun dans la commune de Za-Kpota, département du Zou, a bénéficié d’une salle informatique. La cérémonie de remise officielle de cette salle a eu lieu, vendredi 20 juillet dans la cour du collège, en présence des autorités politico-administratives, du corps professoral, des élèves, des sages et têtes couronnées et de plusieurs autres invités.

Cette importante infrastructure est l’œuvre de la Fondation Mtn Bénin avec l’appui du député Boniface Yèhouétomè. Une fois inaugurée, elle est désormais fonctionnelle dans cet établissement, et devra permettre à la jeunesse de Kpozoun et environs d’acquérir des connaissances par l’apprentissage des règles et normes et l’acquisition des comportements responsables.

Au cours de la cérémonie d’inauguration, le directeur de cet établissement, Paul Kohovi Gbétognihoué, rappelle que « l’école doit conduire l’élève à passer progressivement de l’univers familial de l’enfance au monde exigeant et complexe des adultes. » Mieux, il reconnaît que si cet engagement se fait à travers les technologies de l’information et de la communication, il consistera ainsi les meilleurs moyens et occasions d’enseignement et d’évaluation aux professeurs et surtout d’apprentissage aux élèves. Visiblement très heureux de voir son collège bénéficier de cette salle numérique, Paul K. Gbétognihoué ne trouvera pas d’autres mots pour témoigner sa gratitude aux donateurs. « Nous disons merci à la fondation Mtn-Bénin pour le généreux et ambitieux projet de « Génération numérique ». Il n’a pas oublié non plus le député Boniface Yèhouétomè, pour la construction et l’équipement en mobiliers de cette salle qui abrite l’important matériel informatique et avec une connexion internet offerts par la fondation Mtn. « Soyez rassurés des bonnes prières de toute la communauté scolaire du CEG Kpozoun à votre endroit et de l’entretien sans faille que nous ferons de cette précieuse infrastructure », rassure le directeur du Ceg.

Reconnaissance à la Fondation

A la suite de ce dernier, le maire de Za-Kpota, Antoine Affokpofi, et le député Boniface Yèhouétomè devaient intervenir. D’abord en tant qu’élus puis natifs de la localité. L’un après l’autre, dans un concert de remerciements, ils ont exprimé toute leur gratitude à Mtn-Bénin d’avoir choisi la localité de Kpozoun pour l’installation de cette salle numérique. Ils ont réaffirmé leur reconnaissance à la fondation Mtn-Bénin qui contribue par ce noble geste à l’éducation des enfants de Kpozoun et de Za-Kpota en général.
A son tour, la porte-parole des élèves, Sessi A. Kammadji, s’est aussi confondue en remerciements à l’endroit des responsables de la Fondation Mtn qui vient de contribuer à l’épanouissement et à l’éducation des enfants de cette localité. Sessi Auclène Kammadji, au nom de ses camarades, promet une bonne et judicieuse utilisation de ces équipements informatiques pour encourager le généreux donateur qu’est Mtn-Bénin.
Ainsi, grâce à la fondation Mtn-Bénin, le Ceg de Kpozoun a désormais une salle informatique comme d’autres Ceg du Benin. Et Viviane Sissuh, la présidente de la fondation Mtn-Bénin, s’est aussi réjouie de cet geste social à mettre à l’actif de Mtn. Il s’agit bien d’une initiative qui permet d’offrir à chacun des cinquante (50) Ceg choisis au Bénin, vingt (20) ordinateurs équipés avec une connexion internet pour une durée d’un an. Viviane Sissuh rappelle que le rôle de sa fondation est de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’éducation par les Tics dans les établissements secondaires du Bénin.

Transmettre le savoir par le numérique

L’objectif de cet important projet de la fondation Mtn est de transmettre des savoirs aux enfants par le numérique.
«Génération numérique» est un projet qui consiste à offrir des ordinateurs portables, interconnectés par un réseau Wifi à internet et des contenus pédagogiques numériques sous forme de supports, dans plusieurs matières. Il ambitionne l’amélioration de la qualité de l’éducation par les technologies de l’information et de la communication dans les établissements primaires et secondaires publics. Initié et mis en œuvre par la Fondation Mtn en partenariat avec l’Agence béninoise du service universel des communications électroniques et de la poste (Absu-Cep), le projet «Génération numérique» est doté d’un montant de 450 millions de F Cfa. Ainsi, ce sont 1.000 ordinateurs avec contenus numériques et accès à internet au profit de 50 établissements scolaires sélectionnés sur toute l’étendue du territoire du Bénin. Et le Ceg Kpozoun de Za-Kpota est le 31è collège à bénéficier à ce jour de ce projet de salles numériques.
Présent à Kpozoun pour cette cérémonie, Emile Kougbadi, directeur général de l’Absu-Cep, représentant le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, a surtout rappelé que la contribution du ministère en charge de l’Economie numérique, à travers l’Agence dans la mise en œuvre de ce projet, est d’accompagner la fondation Mtn. Le ministère en charge de l’Economie numérique participe à la phase de distribution des ordinateurs dans tout le pays et à la formation des points focaux des établissements bénéficiaires à la gestion des salles aménagées pour les matériels informatiques.
Après les différentes allocutions, les personnalités présentes ont procédé à la coupure du ruban symbolique consacrant la mise en service de la nouvelle salle numérique de Kpozoun.
Il est à signaler aussi que cette cérémonie a été agrémentée par une prestation de l’artiste Sessimè, native de Za-Kpota.

Société 23 juil. 2018


Projet de mécanisation agricole: Ali Houdou et ses partenaires sensibilisent les producteurs d’Allada
[caption id="attachment_30069" align="alignnone" width="1024"]Le président Ali Houdou (à gauche) s’adressant aux paysans d’Allada[/caption]

Deux projets d’envergure pour la mécanisation agricole ont été présentés à la population agricole de la commune d’Allada et environs, samedi 21 juillet dernier. Il s’agit des projets agro-pastoral industry et Ifep agriculture, qui visent à réduire les peines des producteurs et à accroître la production.

Le projet agro-pastoral industry et le programme Ifep agriculture, initiatives du Centre Mathieu Kérékou de promotion de l’agriculture pour un développement durable en partenariat avec le Groupement paritaire de développement agricole, ont été présentés aux producteurs de la commune d’Allada. Venus d’Ayou et autres localités de la commune, les braves femmes et hommes du monde rural ont pris d’assaut la mairie d’Allada pour suivre religieusement les responsables du centre. Ali Houdou, ancien ministre du gouvernement Mathieu Kérékou et président du centre assisté de Nicolas Badoussi, vice-président d’honneur et bien d’autres ont exprimé leur désir de mécaniser l’agriculture béninoise. Pour Nicolas Badoussi, le monde paysan constitue la base de la société. Les paysans se battent, d’après lui, pour assurer le pain quotidien à toutes les couches du pays. Estimant que les paysans constituent le fer de lance de tout pays, Nicolas Badoussi a expliqué qu’il est urgent de réfléchir pour développer l’agriculture afin que soit assurée la sécurité alimentaire. « Au XXI ème siècle, poursuit-il, il est impossible de continuer à produire à la daba, pour penser nourrir toute la population ».  D’où la nécessité de mettre les moyens adéquats à la disposition des paysans. Mais cela n’est possible que s’ils s’organisent. 

Ainsi, les initiateurs du projet prévoient comme actions, de mettre en place des structures qui seront les répondants du centre, dans les 77 communes du Bénin afin de définir de nouvelles bases pour accroître la production agricole. Le Groupement paysan d’intérêt économique, une structure qu’ils entendent créer pour assurer la production agricole. Il faut noter que le centre ambitionne de bannir l’usage des engrais et pesticides chimiques et privilégier les intrants biologiques. Le défi, à en croire Ali Houdou, c’est la maîtrise de l’eau. Mais il se réjouit d’avoir les compétences nécessaires qui vont accompagner les producteurs.
Dr Zimé Mohamed, membre de la délégation a noté que le projet Ifep agriculture vise à résoudre trois préoccupations des agriculteurs. Il va les aider à avoir des intrants de qualité et à temps, à vendre leurs produits et enfin à accéder à la terre arable sans conflit. Rappelons que les producteurs pourront bénéficier de formation en Côte d’Ivoire sur l’hévéaculture et le palmier à huile, des filières susceptibles de créer des milliers d’emplois.

Société 23 juil. 2018


Production du maïs au champ: La Fao forme des producteurs aux techniques d’intensification durable
[caption id="attachment_30068" align="alignnone" width="1024"]photo de famille des techniciens en productions végétales et les autorités[/caption]

L’intensification durable de la production de maïs et la protection des champs constituent deux enjeux majeurs sur lesquels l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a outillé, les 19 et 20 juillet dernier, près d’une centaine de techniciens et conseillers en production végétale. Il s’agit pour l’essentiel de mettre à leur disposition des méthodes efficaces pour assurer une bonne qualité des produits et diminuer les pertes post-récoltes.

Ils sont au total 89 techniciens dont 77 conseillers en production végétale à prendre part à la formation initiée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture en vue du renforcement de leurs capacités managériales pour impacter durablement la production du maïs. La formation a essentiellement mis en exergue les itinéraires techniques pour l’intensification durable de la culture du maïs, les techniques de gestion de la fertilité des sols et de la conservation des eaux et des sols et enfin les techniques de protection au champ, de stockage et de conservation du maïs. Au-delà du renforcement des capacités, la Fao ambitionne surtout de mettre à la disposition de ces techniciens des outils modernes et efficaces permettant d’assurer à la fois une bonne qualité des produits et une réduction des pertes. 

La formation vise également, aux dires du chargé de programme de la Fao au Bénin, Jean Adanguidi, « l’intensification de la production et l’amélioration du système de commercialisation du maïs chez les petits producteurs des communes ciblées ». Elle est animée par des spécialistes de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) et est basée sur le contenu des manuels validés en cours d’édition. Grâce à cette formation, indique-t-il, l’encadrement des petits producteurs aux bonnes pratiques agricoles et de stockage dans le système de culture de maïs, le renforcement de leurs organisations professionnelles pour faciliter l’accès aux intrants ainsi qu’une meilleure connaissance des marchés intérieurs et sous-régionaux seront assurés. Pour ce qui est de l’impact post-formation, Jean Adanguidi reste convaincu, comme cela a été déjà le cas pour 300 autres producteurs qu’il se fera ressentir dans les champs de maïs et mettra surtout à la disposition des agences territoriales de développement agricole, des spécialistes du maïs. Il espère ainsi une plus-value dans l’assistance aux producteurs en quête d’outils pour améliorer leur rendement.
Françoise Komlan Assogba, secrétaire générale du ministère en charge de l’Agriculture, voit à travers cette formation, une action majeure pour contribuer à vaincre la faim. Elle en est d’autant plus convaincue, au regard de l’importance du maïs dans l’alimentation de base au Bénin et surtout eu égard à son importance dans la vie et l’économie des producteurs des communes ciblées. « La culture du maïs ciblée par ce projet joue un rôle primordial, aussi bien dans les systèmes de production que dans l’économie locale et l’alimentation des populations. Il constitue l’aliment de base d’environ 65% de la population nationale », illustre-t-elle. Le maïs occupe aussi, indique-t-elle, une place de choix dans le volet agricole du programme d’action du gouvernement. Pour elle, la Fao a fait œuvre utile à l’endroit du monde agricole béninois, en décidant de cette formation anticipée qui intervient avant la campagne agricole 2018-2019.

Société 23 juil. 2018


Examen des levées d’immunité des députés Atao, Bako et Djènontin: La Conférence des présidents donne son avis favorable

La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a donné, vendredi 20 juillet dernier, son avis favorable pour l’examen en plénière des conclusions du rapport de la commission parlementaire spéciale mise sur pied et qui a entendu les députés Mohamed Atao Hinnouho, Idrissou Bako et Valentin Djénontin dont les levées d’immunité ont été demandées par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministère chargé de la Justice.

Le sort des députés Mohamed Atao Hinnouho, Idrissou Bako et Valentin Djénontin poursuivis devant la justice et dont les levées d’immunité sont demandées par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministère chargé de la Justice est désormais aux mains de leurs collègues. La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a donné, vendredi 20 juillet dernier, son avis favorable pour l’examen en plénière des conclusions du rapport de la commission parlementaire spéciale mise sur pied et qui les a écoutés chacun. Cet organe de l’Assemblée nationale composé du bureau du Parlement, des présidents des commissions techniques ainsi que des présidents des groupes parlementaires s’est penché sur le rapport déposé par la commission mise sur pied, le 7 mai dernier, par le président Adrien Houngbédji et présidée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian. De sources parlementaires, la Conférence des présidents a pris connaissance du contenu du rapport et décidé qu’il soit soumis à l’appréciation de la plénière des députés, conformément à la procédure de levée d’immunité parlementaire détaillée à l’article 71 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lequel article prévoit en son quatrième alinéa que « Le rapport de la commission spéciale est transmis à la conférence des présidents pour avis avant d’être inscrit à l’ordre du jour de la plus prochaine séance de l’Assemblée nationale, suivant la procédure de traitement des questions urgentes ». La décision relative à la levée de l’immunité parlementaire est prise par l’Assemblée en séance plénière au cours de laquelle, il n’est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission spéciale. « La décision d’accorder ou de rejeter la levée de l’immunité parlementaire est adoptée sous forme d’une résolution par la majorité absolue du nombre des députés calculée par rapport au nombre des sièges effectivement pourvus. Cette décision ne s’applique qu’aux infractions pour lesquelles la levée de l’immunité parlementaire a été demandée», précise l’article 71.6 du Règlement intérieur du Parlement. En cas de rejet, aucune autre demande relative aux mêmes faits et à la même personne n’est recevable au cours de la même session.

Koutché et autres en instance

Les regards sont donc désormais tournés vers la plénière. Selon certaines sources, le dossier devrait être prioritairement examiné à la faveur de la plénière de demain, mardi 24 juillet, consacrée normalement à l’examen de la loi portant Charte des partis politiques. Mais pour d’autres qui font une autre lecture de l’article 71.4, ce dossier ne peut être examiné d’autant que l’Assemblée nationale est en session extraordinaire convoquée sur un ordre du jour bien précis. Il doit être examiné en plénière au cours de la session ordinaire. On attend la plénière de demain pour être fixé sur ce qui sera décidé.
Il faut souligner que le député Hinnouho qui croupit déjà en prison dans une autre procédure pénale, est cité dans une affaire de trafic de faux médicaments tandis que ses deux autres collègues sont poursuivis pour des malversations financières à la Société nationale de promotion agricole (Sonapra). Idrissou Bako et Valentin Djénontin étaient, au moment des faits, respectivement directeur général de la Sonapra et président de la commission d’achat d’intrants agricoles au niveau de cette société, cumulativement avec ses fonctions de ministre de la Justice. C’est d’ailleurs à juste titre qu’en dehors de cette procédure de levée d’immunité, le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou a engagé contre Valentin Djénontin une autre demande de sa poursuite devant la Haute cour de justice en sa qualité de ministre au moment des faits querellés. La même procédure de demande de poursuite devant la Haute cour de justice est introduite dans le même dossier contre l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché. Il en est de même pour l’ancien ministre chargé de la Fonction publique, Aboubacar Yaya, contre qui il est engagé aussi au Parlement une demande de poursuite devant la Haute cour de justice dans l’affaire de mauvaise organisation des concours de recrutements d’Agents permanents de l’Etat au profit de ministère de l’Economie et des Finances sous le régime passé. Les demandes de poursuites de ces trois anciens ministres du président Boni Yayi sont toujours en étude au niveau de la Commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale, contrairement aux dossiers de levée d’immunité parlementaire qui sont du ressort d’une commission parlementaire spéciale?

Actualités 23 juil. 2018


Meeting international de Heusden en Belgique: Noelie Yarigo s'adjuge la 2ème place avec un chrono bien flatteur

Une semaine après le Tournoi de la solidarité à Porto-Novo où elle a enchaîné les performances, Noelie Yarigo a encore fait parler d’elle. Cette fois-ci c’est  au meeting international de Heusden en Belgique que la gazelle de Matéri s’est imposée dans sa discipline de prédilection, le 800m. Une 2ème place en 2'00"06. Un chrono dont elle se réjouit : « ça descend tout doucement, je ne peux que remercier mon Dieu. La machine est en marche. Merci à tous du soutien sans oublier mon coach en béton armé Claude Guillaume ».

Sports 22 juil. 2018


Bénin : « Le gouvernement prend acte des décisions de la Cour », dixit le garde des Sceaux
[caption id="attachment_30059" align="alignnone" width="289"]Sévérin Quenum, ministre de la justice[/caption]

« Le gouvernement a pris acte des décisions qui ont été rendues par la Cour constitutionnelle dont il salue la clarté et la qualité », a affirmé le ministre de la Justice, garde des Sceaux chargé des relations avec les institutions à sa sortie de l’audience de ce vendredi 20 juillet à la Cour constitutionnelle. Me Sévérin Quenum, successeur du professeur Joseph Djogbénou a estimé que la Cour procède en ce moment à une clarification qui permet une meilleure lisibilité de la constitution. Pour rappel, on peut citer l’une des décisions de la Cour relative au retrait du droit de grève à une certaine catégorie de travailleurs notamment les magistrats et les agents de la santé ainsi que les forces de sécurité publique. L’opinion avait déploré ce revirement de la jurisprudence de la Cour, quelques jours après la prise de fonction de Me Joseph Djogbénou.

Toutefois, le ministre de la Justice a martelé qu’il n’a pas manqué de dire ce qu’il pense de la Cour : « Il faut bien s’assurer que nous sommes bien en phase avec les urgences politiques que la Cour constitutionnelle doit pouvoir concilier avec le respect des droits de l’homme, le droit des citoyens et le respect de la constitution d’une manière générale », fait-il savoir, faisant allusion aux formalités de conformité à la constitution des textes qui sont soumis à l’institution. La Cour peut rendre des décisions critiquables, parce qu’elle est animée par des hommes, mais jamais des décisions absurdes, souligne Sévérin Quenum.

Par ailleurs, il souhaite que la cour soit cette institution qui rassure le citoyen et le gouvernement. Evoquant son séjour à la tête du ministère de la Justice, il a indiqué que le professeur Djogbénou avait fait du bon travail et comme un terrain balisé, il a hérité d’un ministère dynamique qui est en mouvement avec des cadres assez compétents. « Je m’emploie pour cela à faire moderniser et puis à revêtir la justice de la confiance de ses usagers et des citoyens », fait-il savoir. Il a ainsi demandé au président de la Cour constitutionnelle ce qui peut être entrepris au niveau du gouvernement pour améliorer la qualité des actions et également satisfaire les attentes et le regard des citoyens sur ce qui se fait.

                                                                                                         

Politique 21 juil. 2018


Championnats du monde senior d'Escrime en Chine: le Bénin dans la poule 3
[caption id="attachment_30057" align="alignnone" width="1024"]Carlos AMOUSSOU[/caption]

Le championnat du monde d’Escrime senior a démarré hier jeudi 19 juillet à Wuxi en Chine, avec des compétiteurs venus du monde entier. 

L'épéiste béninois Carlos Amoussou qui y prend part est classé dans la poule 3 du premier tour qui entre en compétition ce jour.
Il aura à affronter des adversaires Maliens, Khazaks, irakiens, Suisse, etc.?

Championnats nationaux de tir à l’Arc: L’Atlantique-Littoral finit en tête

La Fédération béninoise de tir à l’arc a organisé le championnat minime et cadet au stade général Mathieu Kérékou de Kouhounou. Au terme de la compétition, c’est la sélection de l’Atlantique-
Littoral qui en est sortie vainqueur avec neuf médailles dont quatre en or.
Ce tournoi a révélé deux talentueux archers minimes. Il s’agit d’Emmanuel Symenouh et Koussabatou Mama. Cela annonce un bon signe pour la participation de l’équipe nationale béninoise de tir à l’arc au prochain tournoi qui aura lieu en septembre prochain à Conakry en Guinée.

Sports 20 juil. 2018


Lutte contre l’insécurité et le grand banditisme: Un réseau de trafiquants de nouveau-nés démantelé dans l’Ouémé
[caption id="attachment_30054" align="alignnone" width="1024"]Les objets saisis [/caption]

Au nombre des prouesses faites par la Police républicaine dans la semaine écoulée, il y a le démantèlement d’un réseau de trafic de nouveau-nés dans le département de l’Ouémé. D’autres cas d’insécurité ont été déjoués et les suspects appréhendés.

La direction départementale de la Police républicaine de l’Ouémé a interpellé dame Blessing Anyanwu, de nationalité nigériane, spécialisée dans l’achat de nouveau-nés (nourrissons). C’était dans la semaine écoulée. Selon le secrétaire général de la Police républicaine, le colonel Pascal G. Odéloui, face à la presse ce jeudi à Cotonou, cette interpellation fait suite aux informations reçues par la direction départementale. 

En effet, très futée, dame Blessing Anyanwu a délocalisé au dernier moment le lieu de transaction vers Sèmè-Kraké, dans la commune de Sèmè-Podji. Elle a été interpellée grâce aux éléments du commissariat spécial de Kraké. Une fouille sommaire de la mise en cause a permis, selon le colonel Pascal G. Odéloui, de constater qu’elle détenait sur elle une somme de 290 000 nairas pour l’achat dudit nouveau-né et un trousseau pour la prise en charge de sa ‘’marchandise’’. Une enquête a été diligentée pour démanteler tous les autres complices qui interviennent dans le réseau.
En outre, plusieurs autres cas d’insécurité, de braquages, de vols, d’escroquerie, d’arnaque et de cybercriminalité ont été enregistrés par la Police républicaine durant la période du jeudi 12 juillet à mercredi 18 juillet dernier.
Pour les vols et les braquages, 7 cas au total ont été déjoués par les éléments de la Police républicaine dans les départements du Littoral, de l’Ouémé, de l’Atlantique et dans le Zou. Dans ces départements, 30 présumés auteurs ont été interpellés.
En ce qui concerne la cybercriminalité, il a été enregistré dans la semaine, trois cas qui ont été déjoués dans les départements de l’Atlantique et de l’Ouémé, avec l’interpellation de 14 présumés auteurs. Tandis que dans l’Ouémé, il y a un cas de viol dont l’auteur interpellé est un directeur d’école.
Les départements de l’Atlantique, du Zou et du Plateau ont enregistré 3 cas de cambriolage avec l’interpellation de 5 présumés auteurs, sans oublier le cas d’escroquerie qui a été enregistré dans le département des Collines.
Face à la résistance de ces hors-la-loi qui ne veulent pas baisser les bras, la Police républicaine, selon le colonel Pascal G. Odéloui, est déterminée à poursuivre ces derniers partout où ils seront. Seulement, il invite les populations à continuer à collaborer avec les éléments de la Police républicaine en leur donnant des informations à temps. Car cette lutte, dit-il, n’est pas une affaire de la Police républicaine seule.

 

Société 20 juil. 2018


Rencontres intergénérationnelles des médias: Noël Allagbada parle des défis de la presse béninoise
[caption id="attachment_30053" align="alignnone" width="1024"]Noel ALLAGBADA[/caption]

Le groupe de presse Éduc’Action a organisé, ce jeudi 19 juillet à Cotonou, la deuxième édition des Rencontres intergénérationnelles des médias (Rim) sous le thème « Les défis actuels de la presse béninoise ». Cette initiative vise à favoriser le brassage entre différentes générations de journalistes et à parler des problèmes et défis de la corporation.

L’acte 2 des Rencontres intergénérationnelles des médias (Rim) initiées par le groupe de presse Éduc’Action a eu lieu ce jeudi à Cotonou. Noël Allagbada, ancien journaliste à Daho-Express puis Ehuzu, ancêtres du quotidien La Nation, formateur, ancien directeur de l’Information et de la Propagande, est invité à partager avec la jeune génération ses expériences et surtout porté son regard critique sur l’exercice du métier. 

La rencontre visant à faire le pont entre l’ancienne et la nouvelle génération et devant constituer un ferment pour le brassage intergénérationnel, s’est déroulée autour du thème « Les défis actuels de la presse béninoise ».
Ulrich Vital Ahotondji, initiateur des rencontres et directeur général du groupe de presse Éduc’Action, explique qu’en décidant d’organiser les Rim, l’objectif est de créer une plate-forme d’échanges entre l’ancienne et la nouvelle génération de journalistes pour un partage d’expériences, terreau de la construction de médias plus crédibles et suffisamment professionnels. Pour lui, il s’agit de puiser de l’expérience des aînés et mieux exercer le métier.
Avant de porter son regard sur le métier, M. Allagbada est revenu sur son parcours, notamment dans un environnement que beaucoup qualifient de difficile. C’est par passion qu’il a choisi d’exercer ce métier et il ne s’est jamais senti menacé quand bien même nombreux sont ceux qui, pour évoquer cette époque, parlent de «dictature», fait-il savoir. Il affirme avoir bénéficié de la liberté d’exercer sa fonction quitte à répondre lorsque cela arrivait à gêner. Ce qui, signale-t-il, arrive par moments.
En cette période forte de l’histoire du pays, M. Allagbada affirme qu’il s’est toujours trouvé dans une posture où il faut prendre plus de risques que de subir la censure. Pour lui, il était beaucoup plus question de l’autocensure à cause de l’adhésion à la ligne éditoriale et à l’idéologie socialiste basée sur le marxisme-léninisme.
Noël Allagbada dit avoir pris fonction le 1er avril 1975, d’abord à la radio de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), malgré sa résistance, car ayant une formation en presse écrite, avant d’être repêché à Daho-Express par Jérôme Carlos.
Aux dires de cet aîné de la profession, formé au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) à Dakar, dans le débat de liberté, il est beaucoup plus question de la responsabilité du journaliste. « Le journaliste lui-même est interpellé », affirme-t-il, ajoutant qu’il faut établir le lien avec la ligne éditoriale de l’organe.

Interroger l’avenir pour anticiper

Parlant des défis qui se présentent à la presse béninoise, Noël Allagbada appuyé par des anciens comme Mama Agueh, Paul Douakoutché, Ali Idrissou Touré et autres, affirme qu’il s’agit plutôt d’interroger l’avenir pour anticiper. Mais cela ne saurait être possible si un regard n’est pas jeté sur ce que la presse a été, ce qu’elle est actuellement pour mieux se positionner demain.
À l’unanimité, le rôle de l’argent a été déploré dans la situation actuelle dans laquelle se trouvent les médias béninois. « Tout se fait aujourd’hui comme si la presse béninoise n’avait pas une histoire », s’étonne Mama Agueh, ancien journaliste, secrétaire général de la Haac, par ailleurs formateur. Pour lui, la presse est envahie beaucoup plus par la communication que par l’information. « Ce sont les journalistes qui ont fait que la Haac est devenue la hache », explique-t-il parlant des manquements observés dans l’exercice du métier.
Mais, les aînés du métier qui s’y accrochent par passion et par vocation insistent sur le défi de positionnement dans l’espace social qui doit faire du journaliste un informateur et non un communicant. En dehors de la corruption, les anciens avertissent que le plus grand défi qui se présente actuellement est la fracture numérique. Ce qui risque, affirme Mama Agueh, d’affecter les manières de produire des reportages et les manières d’exercer même le métier, etc. seront remises en cause.

Société 20 juil. 2018


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