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Nouvelles

Fin de l’examen du Bepc session 2018: L’effet de la grève sur certains candidats à Cotonou

L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) a pris fin, ce mercredi 11 juillet, avec diverses fortunes pour les candidats au terme des trois jours de composition. Ils ont diversement apprécié le contenu des épreuves, déplorant l’impact de la grève qui a secoué le secteur éducatif pendant environ trois mois sur leur rendement au cours de l’examen.

« Les épreuves sont à l’image de ce qui s’est passé au cours de l’année scolaire », a indiqué François D. Kinkpo, candidat à l’examen du Brevet d’études du premier cycle à sa sortie de la dernière composition, ce mercredi. Les épreuves ne lui semblent ni difficiles ni faciles. « On a vu les cours en classe. Mais on n’a pas eu des explications comme cela se doit, on n’a pas fait des exercices comme il le faut. Ça a été les cours de dernière minute », raconte ce candidat, pourtant convaincu de sa réussite. C’est également le même son de cloche chez Florine et Florette Hindohouénou, candidates au centre du Ceg Houéyiho à Cotonou. Pour ces jumelles, les enseignants n’ont pas bien expliqué les cours après la grève. « Ils déversent les cours sur nous et quand on demande des explications, ils disent que leurs soucis, c’est de finir le programme. Qu’est-ce qu’on peut dire dans ce cas ? », se désole Florine, qui par ailleurs implore la clémence de ceux qui seront commis pour les travaux de correction.
Florette, pour sa part, soutient que certains cours ne sont pas bien approfondis et assimilés à cause de la grève. « Les enseignants ont vu les cours avec nous mais les explications ne sont pas tellement claires. La grève a vraiment perturbé les cours, et nous n’avions pas eu le temps d’apprendre », poursuit la candidate.
Selon des candidats du Ceg Houéyiho rencontrés hier, les épreuves dans leur ensemble sont à leur portée. « Les épreuves sont abordables. Si quelqu’un ne réussit pas à cet examen, tant pis pour lui. Les épreuves sont très faciles. Je n’ai jamais vu des épreuves aussi faciles à un examen. Je pense que c’est à cause de la grève qu’ils ont proposé des épreuves comme celles-ci », a-t-il martelé. Alex Ayamou a la même perception, affirmant que rien n’est difficile dans les épreuves. Selon lui, tous les candidats moyens pourront s’en sortir.
La plupart des candidats ont indiqué que les épreuves ont surtout porté sur les cours du début d’année. Certains candidats estiment que c’est seulement en Mathématiques et en Histoire-Géographie qu’il y a eu des difficultés. Ils n’imaginaient pas que l’épreuve d’Histoire-Géographie allait porter sur la situation d’apprentissage n°4, la dernière au programme.
Il faut rappeler que les travaux de la correction vont démarrer dans deux semaines. Les choses devront aller vite, comme l’a suggéré le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon?

Société 12 juil. 2018


Demande d'extension du plateau continental : Le Bénin et le Togo s’accordent sur le document de soumission

La sixième session de la commission mixte bénino-togolaise de délimitation de la frontière maritime s'est tenue du lundi 9 au mercredi 11 juillet à Cotonou. Il était question de la validation de la soumission conjointe de demande d'extension du plateau continental du Bénin et du Togo au-delà des 200 miles marins.

Avec l'appui de la coopération allemande notamment de la Giz, des experts béninois et togolais de la gestion des espaces frontaliers se sont retrouvés à Cotonou pour valider la soumission conjointe de demande d'extension du plateau continental des deux pays au-delà des 200 miles marins. Cette rencontre s'est déroulée avec l'expertise du cabinet Maritime zone solution Limited (Mzsl) à qui a été confiée l'élaboration dudit document.
Au terme des trois jours de travaux, les participants ont accordé leurs violons sur le dossier à soumettre aux Nations Unies. Cette demande permettra au Bénin et au Togo d'élargir leur espace de souveraineté maritime de plus de 12 000 kilomètres carrés. D’après les recommandations formulées à l’issue de l’atelier, le document conjoint sera finalisé d’ici le 1er août et devra être déposé aux Nations Unies le 17 septembre prochain.
Lors de la cérémonie de clôture qui a sanctionné la fin des travaux, ce mercredi 11 juillet, le directeur de l'Agence béninoise de gestion des espaces frontaliers (Abegief), Marcel Ayité Baglo, a salué la détermination et l'engagement des deux parties, tout le long de la procédure d'élaboration de la demande d'extension de leur plateau continental. A l’en croire, c'est un défi né de la rencontre d'Abuja en 2009 que les deux pays ont suivie en observateurs passifs parce que n'ayant pas un plateau atteignant les 200 miles. Un défi que soutient l'Allemagne depuis dix ans avec une mobilisation de plus de 23 millions d'euro grâce à la Giz, fait savoir l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne, Achim Tröster. Il a félicité les deux pays pour leurs efforts conjoints. « Vous vous êtes lancés avec dynamisme et volonté dans cet élan et aujourd’hui, vous avez abouti à une étape importante : le dossier est finalisé et sera transmis aux Nation Unies », s’est-il réjoui. L'ambassadeur Achim Tröster a toutefois encouragé le Bénin et le Togo à poursuivre leur coopération, car le projet n’est pas encore à sa fin.
Dans ce sens, le ministre conseiller à la mer du président de la République du Togo, Stanislas Baba, a salué le soutien de la République fédérale d'Allemagne et rassuré de l'engagement du Togo et du Bénin à une coopération sans conflits. Insistant sur l'importance de cette extension pour les deux pays qui se sentent lésés dans l'espace maritime, le ministre béninois de l'Intérieur et de la Sécurité publique Sacca Lafia a remercié tous ceux qui ont contribué à l'aboutissement des travaux depuis 2009. Il s’est alors engagé à veiller, de concert avec son homologue du Togo, au suivi rigoureux jusqu'au dépôt du document de soumission aux Nations Unies?

Actualités 12 juil. 2018


Service Orl du Chud Ouémé/Plateau : Mtn rénove le bâtiment d’hospitalisation à 41 millions F Cfa

Le bâtiment d’hospitalisation des malades du service de l’Oto-rhino-laryngologie (Orl), de l’Ophtalmologie et de la Stomatologie du Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/Plateau (Chud O/P) à Porto-Novo fait désormais peau neuve. C’est grâce à la Fondation Mtn qui a déboursé 41 millions F Cfa pour la rénovation du pavillon équipé de certains matériels de travail. Le joyau a été inauguré, ce mercredi 11 juillet, en présence des acteurs.

La Fondation Mtn vole au secours du personnel et des patients du service de l’Oto-rhino-laryngologie (Orl), de l’Ophtalmologie et de la Stomatologie du Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/Plateau (Chud O/P) basé à Porto-Novo. Elle a réhabilité le bâtiment d’hospitalisation de ce service pour offrir de meilleures conditions de séjour aux usagers de ce bloc. Le joyau inauguré, ce mercredi 11 juillet, est doté, entre autres, de nouvelle toiture ondulée; d'une 20 lits et matelas renouvelés ; de salles d’hospitalisation ventilées et climatisées ; de toilettes et de points d’eau pour les malades et le personnel soignant ; de salles de gardes pour médecins et infirmiers spécialisés en Orl-
Ophtalmologie-Stomatologie; de salles de pansement et de petite chirurgie et d’un respirateur pour le service de réanimation. Tout cela a coûté la bagatelle somme de 41 millions F Cfa dont 11 millions F Cfa pour les 20 nouveaux matelas et le respirateur, le tout entièrement financé par la Fondation Mtn précisément par le personnel de cette téléphonie mobile et certains de ses partenaires.
De quoi faire exulter de joie le directeur général du Chud O/P. Léon Aïtchéou n’a tari de mots pour témoigner sa gratitude à la Fondation Mtn qui a fait œuvre utile. Il a loué l’esprit de générosité et de solidarité dont elle a fait preuve dans la conduite de ce projet. Selon le directeur général du Chud O/P, le projet de réhabilitation du bâtiment était en souffrance depuis des lustres, en raison de l’insuffisance de ressources financières adéquates. Le vieux bâtiment construit d’avant les années d’indépendance du Bénin et dégradé sous le poids de l’âge aura servi de salle d’accouchement en 1960 avant d’abriter depuis 1977 le service Orl-Ophtalmologie-Stomatologie de l’hôpital. Cette situation désastreuse, souligne Léon Aïtchéou, mettait les malades dans de mauvaises conditions de séjour dans ce service. Les différents plaidoyers depuis 2007 à l’endroit des organismes intervenant dans le secteur de la santé au Bénin pour concrétiser le projet de réfection dudit bâtiment n’ont pas abouti, déplore-t-il. Le directeur général du Chud O/P dit être dans une grande joie de contempler le joyau complètement rénové grâce à la bienveillance de la présidente de la Fondation Mtn et de son équipe qui n’ont ménagé aucun effort dans la suite réservée à sa requête d’assistance au projet de réhabilitation dudit pavillon introduite seulement courant le mois de mai dernier. Le laps de temps au cours duquel le joyau flambant neuf a été réalisé a davantage sidéré le directeur général du Chud O/P. Léon Aïtchéou rassure la Fondation Mtn, la direction générale de ce réseau de téléphonie mobile et toute son équipe de ce que le joyau livré sera maintenu dans un état de propreté parfaite afin de consolider le partenariat naissant. Lequel partenariat, il souhaite voir s’étendre sur d’autres projets structurants au profit de l’hôpital tels que l’acquisition d’un moniteur multiparamétrique, d’une machine à laver, d’un amplificateur de brillance, d’un groupe électrogène de 500 Kva ; la construction de salles de consultation médicale et de bureau pour le personnel et l’amélioration de la qualité de la connexion Internet au niveau du centre.

Mtn, une entreprise citoyenne

Pour la présidente de la Fondation Mtn, Viviane Sissuh, la rénovation de ce bâtiment fait partie de la série d’initiatives prévues dans le cadre de l’édition 2018 du programme « 21 Days of Y’ello Care », c’est-à-dire 21 jours d’actions sociales au cours desquels le personnel de Mtn Bénin initie des projets de développement communautaire pour le bonheur des populations. C’est donc dans ce cadre qu’intervient le geste à l’endroit du Chud O/P, précise la présidente de la Fondation Mtn. Selon elle, le programme a jugé utile, cette année, d’agir dans deux domaines clés dont ceux de l’éducation et de la santé, deux secteurs qui relèvent de la priorité nationale.
Ainsi, pendant les vingt-et-un jours qu’ont duré les travaux, les employés de Mtn Bénin, avec l’aide des spécialistes, se sont relayés sur le chantier en vue d’accélérer la concrétisation du joyau dans le délai requis. Viviane Sissuh se réjouit de la mise en service de l’ouvrage qui permettra aux populations d’accéder à des soins de qualité dans les meilleures conditions. «En tant qu’entreprise citoyenne, nous croyons fermement que le développement de notre pays, le Bénin, passe par la mobilisation de ressources humaines en bonne santé. En investissant au sein de nos communautés, Mtn Bénin veut contribuer au développement des populations et plus particulièrement au développement du Bénin », détaille la présidente de la Fondation Mtn. Viviane Sissuh remercie les structures partenaires notamment la société Magnificat et Mw qui ont accompagné la Fondation sur ce projet sans oublier le personnel de Mtn qui n’a ménagé aucun effort pour se libérer de ses tâches quotidiennes et venir prêter main forte aux spécialistes en charge des travaux.
Par rapport à la doléance concernant les difficultés de l’hôpital en matière de connexion Internet évoquée, la présidente de la Fondation Mtn dit avoir pris bonne note.
Au nom du ministre de la Santé, le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo, a exprimé sa gratitude à la Fondation Mtn. Il a surtout salué la donatrice pour la promptitude dont elle a fait montre en répondant à la sollicitation des responsables de l’hôpital. Dr Simplice Tokpo trouve que cette action vient renforcer les efforts du gouvernement dans le cadre de l’amélioration du plateau technique du Chud O/P. Le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé rassure la Fondation Mtn de ce qu’il fera un suivi rigoureux pour un bon entretien du bâtiment et du matériel sanitaire offert.
Le secrétaire général de la préfecture de l’Ouémé, Jean-Baptiste Akpamagbo, représentant le préfet, va aussi remercier la Fondation Mtn. Selon lui, cette œuvre humanitaire donne un motif supplémentaire de consommer sans modération les produits de Mtn.
La cérémonie d’inauguration s’est achevée par la coupure du ruban symbolique et la visite des locaux.

Société 12 juil. 2018


« Vacances sans grossesses » : Une nouvelle arme contre le phénomène des grossesses précoces

« Nous voudrions lancer ce mercredi 11 juillet l’initiative vacances sans grossesse ». C’est en ces termes que le coordonnateur des Agences du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, a annoncé leur nouvelle contribution, qui s’entend telle une arme, contre les grossesses précoces devenues un phénomène criant au Bénin. Des centaines de ces cas de grossesses ont été dénombrées, au cours de cette année scolaire, dans presque tous les départements du pays. Le phénomène est tout autant préoccupant dans le milieu de l’artisanat appelant des approches innovantes. « Vacances sans grossesses », est donc la bienvenue notamment pour marquer la présente édition de la Journée mondiale de la population.

La primeur de ses détails est revenue à la commune de Lokossa au cours de la phase officielle des manifestations de cette 29e édition. Aux dires du Dr Siaka Coulibaly, l’initiative onusienne est constituée de campagne d’information et de sensibilisation, de causeries, d’émissions et de jeux radiophoniques, de messages sur les réseaux sociaux sur la sexualité juvénile. Ayant pour cible les adolescents et jeunes, cette initiative va se déployer tout au long des prochaines vacances.  « Notre souhait est de voir les adolescents et jeunes s’approprier cette initiative et y participer massivement pour la réalisation de leur plein potentiel », a souhaité Dr Siaka Coulibaly. Enième action de sensibilisation visant à promouvoir une sexualité responsable et sans danger, « Vacances sans grossesses » ne repose pas sur la prétention d’éradiquer les grossesses précoces mais porte la promesse de freiner le développement de ce phénomène. Son impact pourrait se mesurer, par exemple, au cours de la prochaine année scolaire. Engagées dans la quête de ripostes encore plus efficaces, les Agences du système des Nations Unies ont réitéré également leurs appuis au gouvernement dans la formulation de politiques et programmes fondés sur les droits humains. Saluant ce qui se fait déjà dans le sens de l’amélioration de la qualité de vie, notamment les engagements en faveur de la gratuité de la planification, le coordonnateur des Agences onusiennes prévient que de grands défis attendent encore d'être levés au Bénin. Car, retient-il, « Des indicateurs montrent une faible prévalence contraceptive et d’importants besoins non satisfaits en planification familiale ».

 Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

 

Actualités 11 juil. 2018


Abou Bamba, secrétaire exécutif de la Convention d'Abidjan: Des menaces des plateformes pétrolifères sur l'économie
[caption id="attachment_29935" align="alignnone" width="1024"]Abou Bamba[/caption]

En marge des travaux de l’atelier sur l’opérationnalisation du plan d’urgence de déversements accidentels d’hydrocarbures en mer au Bénin, le secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur les écosystèmes marins et côtiers des pays de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud a expliqué le processus. Se basant sur le cas des plateformes de Sèmè-Podji, Abou Bamba est aussi revenu sur les risques et a invité les autorités à prévoir dans les contrats d’exploitation et d’exploration pétrolifères offshore, le budget et les dispositions pour faire face à leur démantèlement à la fin des activités.

La Nation : Quelle est la situation actuelle au niveau des plateformes pétrolifères de Sèmè-Podji ?

Abou Bamba : La situation de la plateforme au niveau de Sèmè-Podji est la même, elle n’a pas fondamentalement changé. Les infrastructures sont dans un état de précarité sous l’effet de la rouille. On peut dire que le matériel est en tout cas assez déprécié. La mission d’évaluation nous a permis de constater que pour certaines plateformes, les puits n’ont pas totalement été bouchés, qu’il existe encore du brut dans les canalisations. Ça, c’est la mauvaise nouvelle.
La bonne nouvelle, c’est que le gouvernement a pris les mesures en demandant l’expertise étrangère pour voir dans quelle mesure, on pourrait démanteler ou atténuer les effets si éventuellement il devrait y avoir pollution. C’est la situation actuelle. A notre connaissance, il n’y a pas encore pollution. Comme je vous le disais, on a constaté qu’il y avait encore une activité dans les puits, qu’il y avait encore du brut mais on n’est pas encore arrivé à une situation où le brut est sorti du puits afin de polluer la colonne d’eau.
Abou Bamba, secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan
Des menaces des plateformes pétrolifères sur l’économie

A quels risques les pays du Littoral pourraient-ils être exposés ?

Effectivement, il y a plusieurs risques. Le premier risque, pas par ordre d’importance, c’est celui lié à la navigation. Les plateformes telles qu’elles sont positionnées sont sur le chemin des navires. Donc, il n’y a pas forcément la signalisation pour éviter les collisions entre les navires et celles-ci. Ensuite, le deuxième risque, c’est le déversement de brut dans la colonne d’eau et selon nos calculs, on pense qu’en moins d’une heure, s’il y a un déversement accidentel d’hydrocarbure, la nappe peut se retrouver sur les côtes béninoises, notamment dans la région de Porto-Novo. Comme impacts, cela peut affecter le Littoral, la plage là où les touristes vont se baigner, la qualité de l’eau, la végétation, en tout cas l’ensemble des activités socio-économiques qui se déroulent sur le Littoral du Bénin qui, il ne faut pas l’oublier, fournissent quand même plus de 70 % du Pib béninois. En fait, le poumon économique du Bénin se retrouve ici. Donc, les impacts ne sont pas seulement écologiques, ils sont également socio-économiques. C’est ce qui est le plus inquiétant.

Face à la situation, que faire ?

Nous avons proposé au gouvernement trois ou quatre options. L’une d’entre elles consiste à démanteler totalement les plateformes qui ne sont plus actives et qui sont dans un état de dégradation avancé. L’autre option, c’est d’obstruer les têtes de puits afin de faire en sorte que le brut ne fuite pas des puits. De même, une autre option consiste à pomper dans les canalisations parce que les opérateurs avaient installé des plateformes mais aussi des pipelines pour relier le champ à la terre ferme. Ainsi, il existe encore du pétrole dans ces tuyaux et il faut purger tous les tuyaux et les vider de telle sorte qu’il n’y ait pas de fuite qui se déverse dans l’océan. Pour y faire face, c’est des dépenses énormes et l’on pourrait parler de plusieurs centaines de millions de dollars et le Bénin seul en tout cas ne pourra pas supporter la charge. C’est pour cela que la Banque mondiale, le gouvernement de la Norvège, les États-Unis, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, tous, nous sommes ici aux côtés du gouvernement du Bénin afin de trouver la solution la plus efficace et la moins chère pour prévenir ce risque, pour réduire la probabilité que ce danger se produise. Nous sommes venus au Bénin parce que, si l’on ne peut pas exclure totalement le risque, il faudrait qu’on soit prêt à y faire face si jamais ça devait se produire. Nous sommes là aujourd’hui pour former les uns et les autres, les officiers de la Marine nationale, la Marine marchande du ministère en charge de l’Environnement, en tout cas tous les acteurs impliqués, pour que si jamais le risque se produit, les gens soient prêts, pour que les équipements soient disponibles pour y faire face et pour que cette pollution n’affecte durablement les côtes du Bénin.

Quand comptez-vous démarrer le processus ?

Le processus a déjà démarré avec cette formation. On a déjà eu deux missions au Bénin. Après la formation en cours, dans quelques semaines ou mois, on va encore évaluer dans les détails les montants en jeu pour qu’effectivement soit fermée la tête du puits, et que soient démantelées totalement les quatre plateformes. De même, il s’agit de voir dans quelle mesure les partenaires du Bénin peuvent se prononcer pour lui venir en aide pour démanteler les plateformes si c’est cette option qui aura été retenue.
Quelles sont les étapes pour y aboutir ?

Le processus de démantèlement a déjà commencé parce qu’avant de démanteler, il faut faire des études préalables et c’est à ce niveau que nous sommes maintenant. Concernant le démantèlement physique, je le répète, si c’est la décision qui est prise à la fin du processus préparatoire, il coûtera plus de cent millions de dollars américains au Bénin. Mais nous n’en sommes pas encore là. Si tant est que c’est la décision qui est prise par le gouvernement et les bailleurs de fonds, et que les ressources financières et techniques sont disponibles, le démantèlement peut commencer dans les semaines après que la décision aura été prise.

Que pourriez-vous dire pour conclure ?

Le Bénin n’est pas seul dans cette situation. Il existe au niveau du golfe de Guinée plusieurs plateformes abandonnées et l’appel que nous lançons aux autorités, c’est de prévoir dans les contrats le budget et les dispositions pour faire face au démantèlement de ces infrastructures-là, lorsqu’elles octroient des permis d’exploitation et d’exploration pétrolière Offshore. Parce que ça pèse sur les budgets des Etats. Cent millions de dollars, vous vous rendez compte du nombre d’écoles, d’hôpitaux, de kilomètres de route, que cela pourrait construire pour le Bénin ? Donc, c’est cet appel-là qu’on aimerait lancer aux Etats. Qu’ils s’assurent qu’il y a dans les contrats des clauses et des ressources financières pour démanteler les infrastructures une fois l’activité pétrolière est terminée.

Environnement 11 juil. 2018


Décision DCC 18-141 du 28 juin relative au retrait du droit de grève: Le mouvement syndical Unité Cnhu en prend acte
[caption id="attachment_29933" align="alignnone" width="1024"]Théophile Dossou, Sg/Unité Cnhu, (au micro) invitant ses syndiqués au travail[/caption]

Le syndicat Unité Cnhu s’est prononcé sur la décision DCC 18-141 du 28 juin de la Cour constitutionnelle, retirant le droit de grève à certaines catégories de travailleurs. Cette décision qui fait couler beaucoup d’encre et de salive est approuvée par le syndicat des agents du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou. Au cours d’une conférence de presse tenue à Cotonou, le jeudi 5 juillet dernier,
Théophile Dossou, a annoncé que son syndicat prend acte de la décision de la haute juridiction.

Le syndicat Unité Cnhu n’est pas affecté par le revirement jurisprudentiel de la Cour constitutionnelle. « Nous militants du syndicat Unité Cnhu prenons acte de cette décision de la Cour dont les décisions sont sans recours ». Ainsi, s’est exprimé Théophile Dossou, secrétaire général dudit syndicat, jeudi 5 juillet dernier au cours d’une conférence de presse au sujet de la DCC 18-141 du 28 juin dernier. Une jurisprudence de la Cour sur la conformité du retrait du droit de grève aux agents de santé, aux magistrats, et aux agents de la Police républicaine et autres. Théophile Dossou exhorte par la même occasion, les militants de son syndicat au travail assidu et les rassure qu’il y a toujours d’autres formes de luttes et de protestations comme les sit-in et les marches.

« Il va sans dire que l’urgence aujourd’hui n’est pas de perdre notre énergie, nous professionnels de la santé pour contester une décision de la Cour constitutionnelle qui peut toujours nous afficher des revirements jurisprudentiels dans les années à venir, mais plutôt nous battre par le travail bien fait afin de sauver nos hôpitaux malades de nos mauvaises pratiques et surtout de la mauvaise gestion », a déclaré Théophile Dossou soutenu par son adjoint, Florentin Houssou lors de la conférence de presse. Selon lui, depuis l’avènement de la démocratie, le Bénin a connu une succession de mandatures de la Cour constitutionnelle dont les décisions sont diversement appréciées par les citoyens béninois. Mais le peuple a toujours fait l’effort de respecter ces décisions même les plus décriées. Car, il considère la Cour constitutionnelle comme un fétiche national, d’après le syndicaliste. Ainsi, Unité Cnhu n’est pas dans une logique de contestation de la décision de la Cour constitutionnelle, car un tel comportement peut fragiliser l’institution qui reste seul rempart pour sauver le Bénin des situations les plus difficiles.
A défaut de concéder le droit de grève aux agents de santé, Théophile Dossou appelle le chef de l’Etat à satisfaire quelques doléances du personnel de la santé. Lesquelles doléances suscitent depuis une dizaine d’années les mouvements de débrayage au Centre national hospitalier universitaire. Il cite, entre autres, la prime de motivation en faveur de tout le personnel de la santé toutes catégories confondues ; le renforcement du plateau technique des hôpitaux, dispensaires, maternités ou tout centre de santé public surtout celui du Cnhu-Hkm qui est le seul hôpital de référence. 

Education 11 juil. 2018


Pour une meilleure efficacité dans le secteur aérien: L'Asecna renouvelle son accord de siège au Bénin
[caption id="attachment_29930" align="alignnone" width="1024"]Echange de documents entre Mohamed Moussa, directeur général de l'Asecna, et Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères, après la signature[/caption]

L'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) renouvelle son accord de siège en République du Bénin. La signature de l’accord intervenue, ce mardi 10 juillet au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération à Cotonou, s'inscrit dans le cadre de l'adaptation de tous les États membres à la nouvelle convention de l'Asecna adoptée à Libreville en 2010.

Signature et échange de documents entre le directeur général de l'Asecna ; Mohamed Moussa ; et le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Par cet acte, l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar a renouvelé, hier, son accord de siège au Bénin, en présence du ministre des Infrastructures et des Transports (Mit), Alassane Séibou et d’une délégation de l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac). 

« C'est un grand moment pour l'Asecna après l'accord de siège précédant signé en 2009 avec le Bénin. Notre action d'aujourd'hui vient concrétiser l’adaptation de cet accord à la nouvelle convention adoptée à Libreville au Gabon en 2010 et signée par les 18 pays membres », a indiqué le directeur général de l'Asecna, Mohamed Moussa. Grâce à la mise à jour de cet accord de siège au Bénin, l’Asecna pourra, à l’en croire, profiter des aménagements et des avantages contenus dans la convention de 2010. « Vous permettez ainsi à l'Asecna d'évoluer au Bénin dans les meilleures conditions possibles pour une meilleure coopération dans le secteur aérien », a laissé entendre le directeur général de l'Asecna, avant de remercier le gouvernement béninois pour sa confiance renouvelée.
Pour le ministre Aurélien Agbénonci, c'est avec une légitime fierté que le Bénin renouvelle l’accord de siège à l’Asecna que l’on appelle "la vieille dame des transports aériens en Afrique". « Lorsqu'il s'agit d'assumer ses responsabilités sur le plan national et international, le gouvernement béninois met tout en œuvre pour se mettre au pas », a souligné le ministre Aurélien Agbénonci. Mais il a par ailleurs signalé que la nouvelle convention sur la base de laquelle l’accord est révisé, confère non seulement des droits à l'Asecna mais aussi des obligations à l'égard des pays membres. « Nous veillerons scrupuleusement à la mise en œuvre de tout ce que nous avons convenu afin que l'Asecna bénéficie des facilités nécessaires mais aussi du soutien du gouvernement », s’est-il engagé au nom du gouvernement béninois.

L’Asecna se repositionne sur le continent africain

Plus vieille que l’indépendance de la plupart de ses Etats membres, l'Asecna est considérée dans chaque pays comme un organisme diplomatique. Née par une convention adoptée en 1958 à Saint Louis, sa performance au fil des années lui confère aujourd’hui une expertise internationale. L'Union africaine vient d’ailleurs d'accréditer l'Asecna qui a, entre autres ambitions, de développer le secteur aérien en Afrique par l’adhésion de tous les pays d’Afrique et de garantir une sécurité aérienne performante. Pour son directeur général Mohamed Moussa, l’Asecna est un organisme unique parce qu’il assure la sécurité de l’espace aérien de 18 Etats sur 16 millions de kilomètres carrés, pratiquement la moitié du continent.
La nouvelle convention de l’Asecna adoptée en 2010 à Libreville, permet à l’agence de mieux remplir sa mission dans le contexte actuel de développement et d’intégration des pays africains. Avec la mise à jour de son accord de siège au Bénin, l’Asecna est donc établie dans les prérogatives que lui reconnaît la convention de 2010.
Le directeur général de l’Asecna, Mohamed Moussa, a salué ce pas important que le Bénin a posé. Il a par ailleurs rappelé que le Bénin est un membre fondateur de l'Asecna. En fait, le Bénin fait partie de ces pays qui ont adhéré à l'idée de l'instauration d'un organisme privilégié dont la mission est de gérer et d'assurer la sécurité de l'espace aérien des pays membres. A ce titre, le Bénin a participé à la mise en place de cet organisme interétatique. Les États membres, ce faisant, ont délégué une prérogative régalienne à l'Asecna. « Il y a une dynamique de changement qui est en cours sur le continent et qui ne laisse pas indifférent le secteur aérien, secteur sensible. Le Bénin se réjouit de participer à cette dynamique nouvelle. Nous avons tenu à signer cet accord pour consacrer la nouvelle ère, le nouveau statut de l’Asecna au Bénin », a expliqué le ministre Aurélien Agbénonci.

Actualités 11 juil. 2018


Deuxième journée du Bepc 2018: Un candidat tricheur expulsé à Sèmè-Podji

 

Un candidat tricheur a été pris la main dans le sac, ce mardi 10 juillet, au centre d’examen du collège d’enseignement général de Sékandji dans la commune de Sèmè-Podji, au cours de la deuxième journée de composition du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session 2018. Il avait dissimilé des ‘’cartouches’’ dans le casier de sa table qu’il regardait et recopiait lors de la composition de l’épreuve de Sciences de la Vie et de la Terre (Svt). Mais c’est sans compter avec la vigilance des surveillants de salle qui ont réussi à l’épingler.

Passé à l’interrogatoire, il n’est pas allé par quatre chemins pour avouer les faits. Il a reconnu avoir effectivement caché dans le casier des cartouches qu’il recopiait. Les responsables du centre lui ont appliqué les textes en vigueur. Ils lui ont fait d’abord signer la décharge sur laquelle il est passé aux aveux avant de l’expulser définitivement du centre d’examen.
Le candidat tricheur est rentré donc chez lui. Ce dernier cas est en train de rendre tristement célèbre la commune de Sèmè-Podji où un surveillant de salle fraudeur venu surveiller à la place d’un autre a été arrêté et remis au commissariat de police d’Agblangandan, lundi 9 juillet dernier au centre d’examen du Ceg d’Aglangandan.
Un autre cas du genre du surveillant de salle fraudeur a été épinglé au centre d’examen du Ceg Pobè. L’indélicat est actuellement en garde à vue au commissariat de police de Pobè.
En dehors du candidat tricheur qui a été relâché, les deux surveillants de salle fraudeurs devraient être présentés normalement aux autorités judiciaires, ce mercredi 11 juillet, qui décideront de leur sort chacun.

 

Actualités 11 juil. 2018


Programmes Arch et microcrédits aux plus pauvres: Le Couffo est prêt...

Nommé le 4 juillet dernier en Conseil des ministres, Thomas Diya est entré, ce mardi, dans ses fonctions de directeur départemental des Affaires sociales et de la Microfinance pour le Couffo. C’est à travers une cérémonie de passation de charges qui s’est tenue, à Aplahoué, sous la supervision du préfet Christophe Mégbédji. Si cet événement en soi n’a rien d’extraordinaire, il a été l’occasion choisie, par le nouvel entrant, pour rassurer solennellement de la reprise du programme de microcrédits aux plus pauvres dans le Couffo.

« Vous constaterez au lendemain de cette cérémonie, le démarrage de la phase pilote de l’octroi de microcrédits aux plus pauvres et celui de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) », a déclaré Thomas Diya. Au regard de ces propos, on peut dire qu’avec l’entrée en fonction de Monsieur Diya, tout est fin prêt pour le déploiement, sur le terrain, des deux programmes. Inscrits en bonne place dans le Programme d’action du gouvernement, l’Arch et la nouvelle version de microcrédit aux plus pauvres sont deux chantiers dont la concrétisation est très attendue par les populations. L’effectivité de leur mise en œuvre, dans les prochains jours, serait non seulement une bouffée d’oxygène dans les localités mais aussi un autre point majeur de gagner à l’actif du régime en place. A rappeler qu’il y a peu, la construction de trois complexes sportifs a été lancée, dans le Couffo, par le ministre Oswald Homeky. Avant cet acte, il a été procédé à la remise de site pour la construction du siège de la préfecture du département. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en place progressive d’une cité administrative dans le département.

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

 

Actualités 10 juil. 2018


Lancement de l’examen du Bepc : Koudo à l’honneur dans le Mono
[caption id="attachment_29922" align="alignnone" width="1024"]Le préfet du Mono, Komlan Zinsou, au lancement des compositions du BEPC 2018[/caption]

L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) a effectivement commencé depuis hier, lundi 9 juillet. Pour cette session de juillet à laquelle 8 913 candidats postulent dans le Mono, c’est le Ceg Koudo, un des centres d’examen de Lokossa, qui a eu l’honneur d’abriter, au plan départemental, le lancement des compositions placé sous l’égide du préfet, Komlan Zinsou.

Le Collège d’enseignement général (Ceg) Koudo, une localité de la commune de Lokossa, a abrité hier la cérémonie de lancement de l’examen du Bepc. Celui-ci a été marqué par la visite du préfet du département, Komlan Zinsou, à la tête d’une forte délégation de personnalités dont le maire de la commune, Pierre Awadji. Arrivée tôt sur les lieux, la délégation a visité les huit salles de compositions du centre et prodigué des conseils devant mettre en confiance les candidats. Au total, 265 candidats, dont 85 filles, y ont été inscrits. Ceux de la salle n°2 ont été sollicités pour vérifier l’intégrité des emballages contenant la toute première épreuve à composer. Le contrôle n’ayant révélé aucune anomalie, on a attendu, par la suite, le coup de la sirène pour commencer à 8h la distribution des épreuves. Tout étant ainsi bien parti pour l’examen du Bepc, session de juillet 2018, le préfet et le maire ont souhaité que les candidats poursuivent en confiance les compositions. « Le département a été troisième, l’année dernière, au classement national des résultats du Bepc. Je souhaite que les candidats de cette année fassent mieux en le hissant au premier rang », indique le préfet. A sa suite, le maire se félicite de l’honneur fait à sa commune d’abriter successivement le lancement de l’examen du Cep puis celui du Bepc avant de formuler son souhait. « Mon vœu est que le premier du département et du Bénin sorte de ce centre ou de ma commune », a dit Pierre Awadji. A son tour, le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire, Rodolphe Godovo, rappelle quelques statistiques au niveau du Mono avant que la délégation ne se porte vers d’autres centres examen pour le constat de démarrage. Elle s’est arrêtée d’abord au Ceg1 Agamè, ensuite dans deux collèges à Lokossa, puis au Ceg Athiémé et enfin au Ceg Akonana, dans la commune d’Athiémé. Le bon démarrage de l’examen a été noté à chacune de ces étapes. 8 913 candidats composent dans le Mono. Si l’effectif de ceux de la série moderne long s’élève à 3 469, dont 1 680 filles, les postulants enregistrés pour le compte de la série moderne court font 5 444 dont 2 135 filles. Ces effectifs comparés à ceux de l’année 2017, dégage un taux régressif de 24,84% justifiant d’ailleurs la réduction de 21 à 19, du nombre de centres d’examen.

 Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Actualités 10 juil. 2018


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