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Nouvelles

Vulgarisation des projets agro-pastoraux Industry et Ifed agriculture: Les producteurs agricoles de Sèmè-Podji sensibilisés
[caption id="attachment_29897" align="alignnone" width="1024"]Le projet agro-pastoral Industry et le programme Ifed agriculture visent à accroître la production agricole[/caption]

Les responsables du Centre Mathieu Kérékou de promotion de l’agriculture pour un développement durable sont allés au contact des producteurs agricoles de la commune de Sèmè-Podji, samedi 7 juillet dernier. L’objectif est de présenter à cette communauté deux importants projets de développement : le projet agro-pastoral Industry et le programme Ifed agriculture, qui visent à accroître la production agricole.

Le projet agro-pastoral Industry et le programme Ifed agriculture ont été présentés aux agriculteurs de la commune de Sèmè-Podji, samedi dernier. Cette initiative du centre Mathieu Kérékou de promotion de l’agriculture pour un développement durable (Cmk-Pa) en partenariat avec le Groupement paritaire de développement agricole (Gpda) vise à réduire la pénibilité du travail agricole et à accroître la production par l’intermédiaire de matériels agricoles performants et adaptés aux conditions agro-climatiques du Bénin. Ces deux structures partenaires œuvrent en effet pour l’amélioration des conditions d'exercice aux agriculteurs du Bénin à travers la promotion de technologies sûres pour une agriculture moderne, productrice et durable.
Face aux producteurs de Sèmè-Podji, Ali Houdou, président de la Fondation Mathieu Kérékou pour la paix, a rassuré de la crédibilité du projet que son centre porte pour contribuer à l’autosuffisance alimentaire. « Vous n’êtes pas dans une aventure.
C’est un projet solidement pensé qui est en phase avec la vision du gouvernement », a-t-il indiqué. Il a fait savoir que le ministre du Plan et du Développement ainsi que celui de l’Agriculture ont donné leurs accords.
Après l’étape de Sèmè-Podji qui marque le début de la tournée de vulgarisation du projet, les deux partenaires entendent mettre le cap sur les autres communes du Bénin.

Impacter les 77 communes

La mission vise à intéresser et à motiver les organisations paysannes, les cadres de concertations communaux, les structures locales décentralisées et les élus locaux à manifester leur intérêt pour la mise en œuvre des actions prévues dans les localités visitées. A titre d’exemple, il y aura la création de Groupements paysans d’intérêt économique dans chacune des communes du Bénin ; lesquels formeront par la suite une fédération dont la principale mission sera de définir avec le Centre Mathieu Kérékou, les plans de campagnes agricoles et la politique de formation pour améliorer les performances des producteurs, afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans l’amélioration durable de la situation alimentaire nationale. Les réflexions au cours de cette tournée vont porter sur le thème « Opportunité de financement des intrants agricoles aux producteurs ».
Pour le président de l’Union communale des maraîchers de Sèmè-Podji, Mathieu Sahui, c’est un nouveau jour qui se lève pour les producteurs de sa localité, étant entendu que la commune de Sèmè-Podji est située entre la capitale du Bénin et la ville de Cotonou et s’ouvre au Nigeria grâce à sa frontière. Il regrette la disparition des terres agricoles au profit des habitations, soulignant que néanmoins, plus de 10 000 agriculteurs sont encore en activité à Sèmè-Podji.
Le représentant du maire de Sèmè-Podji, Marcel Houétéhou, se réjouit, pour sa part, du choix de sa commune. Selon lui, le président Mathieu Kérékou avait suggéré aux conducteurs de motos appelés Zémidjan d’aller à la terre. Mais son message était mal perçu. « Aujourd’hui, le peuple béninois a compris la nécessité de son initiative. On ne peut pas se développer sans l’agriculture », fait-il savoir. Si pour le vice-président d’honneur du Centre Mathieu Kérékou, Nicolas Badoussi, il faut trouver des moyens pour développer l’agriculture pour assurer l’autosuffisance alimentaire, les Béninois doivent s’accommoder de consommer le local, d’après la directrice exécutive de l’Ong Femme verte action et présidente du comité d’organisation, Adjaoké O. Rhoda.
Rappelons que les producteurs maraîchers et céréaliers, les transformateurs de produits vivriers et maraîchers, les opérateurs privés fournisseurs d’intrants agricoles, opérateurs privés de commercialisation sont attendus au cours de cette tournée.

Société 09 juil. 2018


40 ans de coopération médicale sino-béninoise: L'ambassade de Chine près le Bénin célèbre l'événement
[caption id="attachment_29896" align="alignnone" width="1024"]Le ministre de la Défense, Fortunet Alain Nouatin, échangeant les documents avec l'ambassadeur de la Chine près le Bénin[/caption]

La mission médicale chinoise de Ningxia fête ses 40 ans au Bénin. Pour célébrer cet événement qui marque la vitalité et l'efficience de la coopération médicale sino-béninoise, l'ambassade de Chine près le Bénin a organisé une série de manifestations. A cet effet, elle a servi de cadre, vendredi 6 juillet dernier, à la cérémonie officielle et à la réception de personnalités béninoises.

Installée au Bénin depuis 1978, la mission médicale chinoise de Ningxia fête 40 ans d'exercice. « Au cours des 40 années passées, 22 missions composées de 573 médecins ont fait preuve de dévouement… Grâce à ces équipes, près de 3 millions de personnes ont été soignées, avec près de 50 000 interventions chirurgicales. Trois médecins chinois ont même perdu leur vie sur la terre béninoise », a relaté l’ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jingtao. C’était à l’occasion de la cérémonie officielle marquant le quarantième anniversaire de la coopération médicale sino-béninoise. Cette célébration a connu la présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci ; du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin ; du ministre délégué en charge de la Défense, Fortunet Alain Nouatin, des hauts gradés de l'armée béninoise et de personnalités diplomatiques.

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a salué la fécondité de la coopération médicale qui a démarré avec le programme d’envoi de missions médicales, le don de médicaments, la construction d’infrastructures et le renforcement en équipements d’hôpitaux à Parakou, Lokossa et Natitingou, le renforcement de capacités à travers l’octroi de bourses de formations dans les filières de la médecine, de la pharmacie, de l’orthopédie, de la chirurgie... Il a remercié par ailleurs la mission médicale chinoise pour son implication dans la lutte contre l’épidémie à virus Lassa. Cette coopération médicale a été aussi prolifique avec l’armée béninoise depuis 1975. Le don d'équipements techniques et de matériels roulants, la construction d'infrastructures sanitaires au profit de garnisons militaires et l’acte de remise et de réception de matériels médicaux d'une valeur de 800 millions, sont, selon le ministre délégué en charge de la Défense, Alain Nouatin, des preuves de la vitalité de cette coopération dont il a salué la qualité exceptionnelle.
Lors de cette cérémonie, il a en effet été procédé à la signature de protocoles d’accords et d’actes de remise de matériels entre le Bénin et la Chine dans les secteurs de la santé et de la défense nationale ainsi qu’à la décoration du directeur général adjoint de la commission de la santé et du planning familial de la région autonome de Ningxia, Sun Jianjun, qui a été élevé au grade de Commandeur de l’Ordre national du mérite.

Société 09 juil. 2018


Journée internationale de lutte contre la drogue: Urgence à protéger la jeunesse pour son plein épanouissement
[caption id="attachment_29895" align="alignnone" width="1024"]Les autorités politico-administratives lors des manifestations[/caption]

Vendredi 6 juillet dernier à Natitingou, a eu lieu la commémoration en différé de la Journée internationale de lutte contre la drogue. Occasion pour les autorités politico-administratives de réitérer leur engagement à réprimer l’abus des stupéfiants et des substances psychotropes.

Le Bénin a commémoré la Journée internationale de lutte contre la drogue célébrée le lundi 25 juin dernier par la communauté internationale. Les manifestations officielles tenues à Natitingou ont été l’occasion pour les autorités à divers niveaux de sensibiliser la jeunesse contre l’abus des stupéfiants et des substances psychotropes et réitérer l’engagement de l’Etat à réprimer le trafic illicite de la drogue. « Ecoutez d’abord ! Ecoutez les enfants et les jeunes est la première étape afin de les aider à s’épanouir », tel est le thème de cette journée pour laquelle des centaines d’élèves de la cité de Nanto ont été mobilisées. 

Un thème qui, selon Mora Orou Baro, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, président du Comité interministériel de lutte contre l’abus des stupéfiants et des substances psychotropes (Cilas), « nous engage dans ce que nous pouvons et devons faire pour assurer ensemble à nos communautés, à nos collectivités et à nos familles, notamment les enfants et les jeunes, une vie de bonne santé sans drogue ».
Bénéficiant du soutien de son collègue du département du Couffo, Christophe Mègbédji, à ses côtés auxdites manifestations, Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, a noté que les groupes cibles souvent victimes de l’usage abusif des drogues sont issus des couches juvéniles. D’où l’intérêt pour l’Etat de lutter contre toute substance nocive à leur épanouissement.
« L’avenir du pays dépend à juste titre de la sauvegarde de ces couches. Il est alors indispensable de les protéger et de les préserver de la drogue, du tabagisme et de l’alcoolisme sous toutes leurs formes », admet-elle.
Instaurée depuis le 7 décembre 1987 par l’Organisation des Nations Unies, la Journée internationale de lutte contre la drogue vise essentiellement, selon Mora Orou Baro, à sensibiliser chaque année toutes les communautés sur les méfaits de la drogue, tant sur la santé, la sécurité que sur le développement socio-économique.
Soulignant que la drogue avec son corollaire de crime transnational organisé est un fléau qui mine dangereusement tous les pays, il a rappelé tous les efforts faits par le gouvernement aussi bien dans le domaine de la répression du trafic illicite de cette drogue que dans le secteur de la prévention et du traitement de la toxicomanie.
« La drogue nuit gravement à la santé. La drogue, ce n’est pas seulement le cannabis, l’héroïne, la cocaïne ou les amphétamines dont la production, la consommation et le trafic sont formellement interdits. La drogue, c’est aussi l’alcool, le tabac, la cigarette, le café, la cola qui restent encore accessibles mais dont la consommation abusive est tout aussi dangereuse que les drogues illicites, en raison de la dépendance, de la toxicomanie et des actes d’insécurité qu’ils entraînent dans notre société », a-t-il précisé à l’endroit des élèves massivement mobilisés.
Il en a appelé à la conscience de toutes les populations pour qu’elles s’abstiennent désormais de cultiver ou de faire usage de la drogue et qu’elles participent activement aux côtés des forces de sécurité au combat de démantèlement des réseaux de trafiquants.
En sa qualité de secrétaire permanent du Cilas, Bachirou Sidi Ibrahima a relevé les efforts consentis par les forces de sécurité à appréhender les différents types de drogues. D’énormes quantités de ces produits saisies témoignent, à ses dires, des dangers qu’elles constituent pour la société. Toutes choses devant nécessiter une certaine vigilance de la part des structures en charge de la lutte.

Société 09 juil. 2018


Amélioration de la mobilité urbaine: Les véhicules de Bénin-Taxis désormais en circulation à Parakou
[caption id="attachment_29894" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Abdoulaye Bio Tchané procédant au lancement des activités de la flotte à Parakou[/caption]

Les véhicules du projet Bénin-Taxis circulent désormais à Parakou. Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a présidé, samedi 7 juillet dernier, la cérémonie consacrant le démarrage des activités de la flotte dans tout le département du Borgou et les autres localités du pays concernés par son extension. Il avait à ses côtés le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou.

Avec l’extension de sa flotte au-delà de Cotonou décidée par le gouvernement, il est possible de circuler à bord des véhicules de Bénin-Taxis à Parakou, depuis samedi 7 juillet dernier. Une vingtaine de ces véhicules a été convoyée dans la ville. Reconnaissables par leur couleur jaune, ils sillonnent désormais les principales artères de la cité des Koburu. 

Selon le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, l’extension de la flotte Bénin-Taxis à Parakou s’inscrit dans la droite ligne du combat pour la modernisation des villes béninoises et l’amélioration des conditions de leurs populations. En dehors de Parakou, le projet sera également étendu à Porto-Novo, Abomey, Bohicon, Ouidah, Allada, Abomey-Calavi et Natitingou. Le souci du gouvernement, a insisté le ministre d’Etat, c’est de doter toutes les grandes villes de moyens de transport urbain modernes et infrastructures adéquates.
Pour le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, le démarrage des activités de la flotte automobile Bénin-Taxis à Parakou intervient à un moment opportun, pour combler le besoin croissant et manifeste de mobilité. Il a invité la population de la ville à soutenir l’initiative, en empruntant quotidiennement les véhicules mis à sa disposition pour ses courses. Avant lui, c’est le maire Charles Toko qui s’est réjoui que sa ville ait été retenue, dans le cadre de l’extension du projet.
Le projet Bénin-Taxis, a rappelé le directeur général du Centre de partenariat et d’expertise pour le développement durable (Ceped), Seïbou Assan, est une idée du chef de l’Etat, Patrice Talon. Il a été mis en route le 3 juillet 2017 à Cotonou, avec un total de 300 véhicules acquis par l’Etat, puis confiés à des artisans, en vue d’améliorer la mobilité urbaine. « L’objectif est d’offrir aux populations des grandes villes et aux visiteurs du pays, un mode de transport urbain sécurisé, confortable et à un prix abordable », a précisé le directeur général du Ceped.
Après une année d’activité à Cotonou et ses environs, a expliqué Séïbou Assan, Bénin-Taxis a impulsé un changement dans les habitudes locales de consommation en matière de transport urbain. En dehors des centaines d’emplois directs et indirects créés, il a également contribué à accroître l’attractivité touristique. Il a exprimé sa gratitude au préfet du Borgou et au maire de Parakou, pour leur implication dans le plaidoyer qui a abouti à l’extension de la flotte Bénin-Taxis à la ville.

Société 09 juil. 2018


Obsèques de Dah Agbalènon à Abomey: Impressions de quelques personnalités
[caption id="attachment_29893" align="alignnone" width="1024"]Blaise Ahanhanzo Glèlè, maire d’Abomey[/caption]

Orden Alladatin, député Il sait se mettre à la disposition des autres. Je pourrais parler de deux choses essentielles : de la nature de l’homme et ensuite de son humilité et de son sens d’écoute et de respect pour les autres. Il sait se mettre à la disposition des autres. C’est un grand homme très humble et très effacé. Moi j’entendais déjà parler du nom avant de découvrir l’homme. Il m’a séduit surtout par sa sagesse et sa simplicité. Je dois aussi évoquer son engagement pour son terroir, son engagement pour le développement. Toutes ces qualités font l’homme. J’ai travaillé avec lui pour la cause du Nouveau départ et je peux affirmer que c’est vraiment un grand homme… Nous devons être à son image et travailler pour la cause du terroir. C’est ce terroir là qu’on nous a légué et nous devons l’entretenir et le léguer aux générations futures. C’est une œuvre collective et c’est à cela que nous nous engageons et tous les Béninois doivent s’y engager. C’est cet héritage que nous défendons et rien ne nous divise. Nous allons y parvenir chacun dans l’amour, la lumière, la foi et le dévouement espérant que notre pays se développe.


Blaise Ahanhanzo Glèlè, maire d’Abomey
Il nous manque

A la recherche de Dieu, nos parents sont passés par les divinités et les dieux que nous connaissons aujourd’hui. Et à ce propos, Dah Agbalènon a été un fils adorable et magnifique pour les Aboméens. Aujourd’hui qu’il n’existe plus, nous devons honorer sa mémoire. Il me manque et manque aux habitants de cette ville. Qu’il nous illumine et qu’il nous aide à célébrer cette cible ! Dah Agbalènon était amoureux de son terroir. Il a commencé de nombreux travaux et je demande aux bonnes volontés de venir en aide à ses actions. C’est le plus grand témoignage que nous puissions lui rendre. Il a été de tous les combats pour la valorisation d’Abomey, de son patrimoine et de sa culture.

 

Albert Bienvenu Akoha, professeur d’université
Un combattant est tombé

Je retiens de l’homme l’impression d’un militant. C’est un homme passionné d’une cause. La réhabilitation des religions endogènes était sa préoccupation première et il s’y adonne corps et âme. Je respecte en lui son engagement et je le félicite pour sa force de caractère. J’ai travaillé avec lui. C’est un homme sincère et droit et qui met beaucoup de passions dans tout ce qu’il fait. Nous avons travaillé ensemble au sein d’une commission pour réformer le festival du Danxomè et à bien d’autres occasions. A chaque fois, il a témoigné ses qualités. Il aime les résultats. Nous avions d’autres chantiers en commun et nous devrions travailler sur la revalorisation du patrimoine immatériel d’Abomey. Je regrette que nous n’ayons pas eu le temps de concrétiser cet engagement que nous avions pris ensemble et pour lequel il s’était déjà dit prêt. C’est chemin faisant que j’ai compris que la santé était aussi une préoccupation pour lui. Un combattant est tombé, d’autres combattants sortiront de l’ombre pour prendre sa place?

Michel Loucou alias Alèkpéhanhou, artiste chanteur
Pour moi, Dah Agbalènon est une icône

Dah Agbalènon est une icône de la culture endogène. Nous avons reçu la nouvelle de sa disparition avec tristesse. Tout l’honneur qui entoure sa disparition prouve qu’il a bien passé le peu de temps qu’il a eu sur terre. Si bien que c’est nous qui ne le voyons plus qui sommes dans le regret. Si réellement le royaume des cieux existe, c’est quelqu’un qui doit être accueilli dans ce royaume. Le culte auquel j’assiste ce matin retient davantage mon attention et j’ai été émerveillé. J’avoue que nous avons des richesses chez nous que certains banalisent. Je nous invite à avoir du regard pour notre culture.

Armand Gansè, directeur général de la Sogema
Dah Agbalènon a respecté la culture
Nous sommes là pour rendre un dernier hommage à notre illustre disparu. Ce que nous pouvons retenir, c’est que de son vivant, il a assuré la continuité de la religion endogène. C’est cette religion qu'avaient incarnée nos ancêtres et il est resté dans la même ligne. C’est dire que Agbalènon a respecté la culture et c’est pour ça que nous qui étions ses frères et ses amis, avons tenu à assister à sa dernière messe. J’avoue, au regard des messages qui ont été délivrés au cours de la célébration nous ont édifiés et ils nous invitent à aller vers la religion endogène parce que tous convergent vers Dieu. Personnellement, la cérémonie de ce matin m’amène à réfléchir davantage sur la question.

Marcellin Ahonoukoun, député, douanier à la retraite
« Son œuvre doit être améliorée et perfectionnée »
Je suis venu assister aux obsèques d’un ami. Celui que nous sommes venus vénérer fut un collègue. Nous avons été inspecteurs des douanes et avons fait carrière ensemble. Notre existence, ce en quoi nous croyons, notre identité, tout le monde sait que c’est le vodoun et que nous pratiquons notre chrétienneté à travers le vodoun. Et cela peut nous apporter le développement. Il faut que ce que Agbalènon a fait soit amélioré et perfectionné. Le Pape est venu jusqu’ici nous valoriser. Nous devons mettre en valeur notre existence et notre identité. Nous pouvons en faire beaucoup de choses et faire gagner notre pays notamment à travers le tourisme?

Qui est Dah Agbalènon ?

Cyriaque Agbalènon à l’état civil, Dah Agbalènon depuis qu’il est passé au rang de dignitaire, était un inspecteur des douanes à la retraite. L’homme que pleure la communauté vodoun, depuis quelques semaines, était aussi jusqu’à sa mort le directeur général de l’Agence pour la réhabilitation de la cité historique d’Abomey (Archa) et chef suprême du vodoun Tôhouiyô Agbalè. S’il est passé dans les rangs des disciples de Saint Mathieu sans grand bruit, ce n’est pas parce qu’il n’en était pas l’un des meilleurs. « C’est un homme qui ne jure que par les résultats », témoigne-t-on à son propos. Douanier exemplaire avec de bons rendements, il aura été. Mais c’est beaucoup plus dans le domaine du culte endogène qu’il va se révéler un homme hors du commun. Il y a énormément investi. Son palais principal à Adingningon, il en a fait à la fois un lieu de vénération du culte vodoun mais aussi et surtout une bâtisse de promotion des divinités, de l’art, de la culture et une illustration du savoir-faire artistique et de valorisation des bas-reliefs d’Abomey.
Comme si cela ne suffisait, il a fait ériger la basilique du vodoun, la seule au monde. Une géante bâtisse en forme de caméléon au sein de laquelle il célébrait chaque dimanche, un culte dédié au vodoun-hwendo. Et c’est bien là une œuvre que retiendra l’humanité. Cette innovation sur fond de valorisation de la culture endogène est un témoignage éternel des bienfaits du vodoun à son endroit. De son vivant, il magnifiait le vodoun, ce qui justifie l’énorme investissement financier qu’il y a englouti. « Je suis né dans le vodoun, j’y ai grandi. Il m’a donné du travail, femmes, enfants et prospérité », soutenait-il. Pour lui, « le vodoun est le chemin qui mène vers Dieu ». A 60 ans, il semble avoir trouvé son chemin à lui. Lui qui, de son vivant, portait le célèbre nom Adanmanyikpohoué entendez, « Nul n’entre dans la tanière de la panthère avec fureur ».
J.F.M.

Société 09 juil. 2018


Obsèques de Dah Agbalènon à Abomey: Un exemple de vie au service du vodoun et des hommes
[caption id="attachment_29892" align="alignnone" width="1024"]Des dignitaires rendant hommage à Dah Agbalènon Adanmayikpohoué[/caption]

Louanges, chants, danses, honneurs divers… Les derniers hommages rendus à Dah Agbalènon Adanmanyikpohoué, sont dignes de la grandeur de l’homme et de son œuvre ici-bas. Décédé le 21 mars dernier, ce grand dignitaire du culte endogène laisse en pleurs, parents, amis et adeptes.

Si les hommages et les honneurs à titre posthume devraient suffire à ramener de la mort à la vie, ceux dont le regretté Dah Agbalènon Adanmanyikpohoué a fait l’objet du 28 juin au 7 juillet dernier l’auraient ramené debout et vivant au milieu des siens. Hélas, la mort est irrémédiable et c’est bien à cela que ce sont résolus les célébrants du culte-hommage au disparu, dans la basilique du vodoun-yéhoué à Adingningon, samedi 7 juillet dernier. De son vivant, Dah Agbalènon officiait chaque dimanche dans cette basilique de la Mission endogène pour la lumière spirituelle universelle (Merlu). Il est d’ailleurs l’initiateur de ce culte célébré dans les temples du vodoun-yéhoué sur toute l’étendue du territoire national par les prêtres et autres dignitaires. 

Le culte s’annonce par une animation de la chorale de la congrégation vodoun-yèhoué, le temps pour les officiels, dignitaires, adeptes, touristes et autres curieux de prendre place pour la célébration. Les louanges rendaient hommage aux mânes des ancêtres et des compositions dédiées à la mémoire du disparu Agbalènon s’invitaient de temps à autres. Suivra une longue procession qui permet de déposer devant l’autel, la photo du défunt sur un siège devant lequel est posée une calebasse. Dans la tradition, de tels hommages se déroulent sans la présence de la dépouille, dès lors qu’il s’agit d’un dignitaire. Les chants et danses s’intensifient. Le temps pour Sêdjro Gbogblénou, le célébrant, et ses co-célébrants Séverin Kissi et Jean Ayamou, de prendre place pour l’office religieux. Sêdjro Gbogblénou, triste tout au long du culte, n’a eu que sa petite voix inaudible par moments pour rappeler qui était Cyriaque Agbalènon à l’état civil.
« Son séjour est un modèle exemplaire et réussi. Nous demandons aux Yèhoué vodoun de lui réserver une place dans le royaume de l’Eternel et du vodoun-yèhoué et de lui pardonner quelques erreurs qu’il aurait commises », introduit-il. La chorale reprend le relais. Chants, danses, panégyriques. Puis le célébrant reprend le lead pour rappeler à nouveau à l’assistance que de son vivant, Dah Agbalènon a livré un combat sans merci contre les détracteurs du vodoun-yéhoué. « Partout où il y avait la haine et la méchanceté, il sème l’amour. Nous prions les yèhoué-vodoun de l’accepter parmi les saints fidèles afin qu’il puisse être toujours puissant », implore-t-il. Suivra la phase d’invocation des dieux toujours pour la cause du disparu. On invoque Boko-lègba, Tôhuiyô, Sakpata, Hébiosso, Dan ayidohouèdo, Tôhôssou, Ayizan, Hoho Kablikotchoé, Gambada, Atingali, Yalodé, Zangbéto… et bien d’autres dont Dah Agbalènon aurait été un fidèle et bon serviteur jusqu’à sa mort. Il y associe les esprits des défunts par noyage, accident, brûlure.

« Le ciel s’est abattu sur nous »

Si le décès de Agbalènon suscite autant de tristesse dans le rang de ses fidèles et admirateurs, c’est surtout parce que ceux-ci s’interrogent sur le sort des nombreux chantiers ouverts par lui et surtout sur l’avenir de la congrégation vodoun-yèhoué. Sêdjro Gbogblénou, Séverin Kissi et Jean Ayamou y sont largement revenus. « Les déconvenues d’une telle décision des ancêtres (sa mort) sont multiples. Qu’avons-nous fait pour mériter une épreuve si forte ? C’est comme si le ciel s’était abattu sur nous. Mais nous nous devons de respecter vos décrets, vous qui ne faites jamais des erreurs », ont-ils adressé comme prière aux dieux.
Personne ne voulant se faire compter ce culte-hommage, des dignitaires venus d’autres contrées ont tenu également à magnifier et honorer le premier responsable de leur culte. C’est ainsi que les dignitaires venus de Savalou par exemple confient à l’assistance qu’après consultation du Fâ, l’après-Agbalènon sera sous le signe de « Di-Abla ». Le message ? Celui de rassemblement. « Il nous demande de faire en sorte que nos péchés descendent et que nous demeurons dans la foi », dira le dignitaire.

Dah Agbalènon, héros et référence !

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou ; le ministre du Cadre de vie, José Tonato ; des députés à l’Assemblée nationale, des universitaires, des cadres et autres personnalités qui ont effectué le déplacement d’Adingningon ont mis en terre, au terme du culte-hommage, un baobab, arbre centenaire. Une manière pour eux de magnifier la grandeur de l’homme, ont-ils soutenu. Mais c’est aussi et surtout parce que le disparu « a les qualités du baobab » que ce choix a été fait. Tous les témoignages recueillis sur lui tendent à reconnaître en lui un homme exceptionnel dont le charisme et surtout l’engagement pour la cause du culte vodoun est indiscutable.
Les milliers de personnes, à l’instar de son fils Votchédi Agbalènon, ont du mal à contenir leur émotion face à la réalité de la mort. A travers sa brève oraison lue au cours du culte, le jeune garçon a rappelé les derniers instants de vie de son géniteur qui, visiblement, se doutait de sa fin. Votchédi Agbalènon en vient à cette conclusion au regard de certains de ses actes et paroles. Lui qui a eu la chance d’être l’une des dernières personnes jointes au téléphone par le défunt depuis son hospitalisation à l’extérieur du pays. Le ministre du Cadre de vie, autorité dont relevait Dah Agbalènon, directeur de l’Agence de réhabilitation de la ville d’Abomey a aussi livré son témoignage. L’homme, dit-il, l’a marqué par son engagement pour le Bénin et pour la cause du Nouveau départ. « Les souvenirs que nous avons de Dah Agbalènon égalent la manière, la prestance, la profondeur spirituelle de l’hommage qui vient de lui être rendu », soutient pour sa part le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. « Nous avons vu en lui un homme grand mais qui se faisait petit », atteste-t-il. Des rois, têtes couronnées et dignitaires ont aussi défilé devant la foule immense qui a pris d’assaut la localité d’Adingningon et le palais du Tôhuiyô Agbalè pour témoigner de la grandeur et de l’immensité de Dah Agbalènon Adanmanyikpohoué. Que dire alors des groupes constitués, habillés de tee-shirts et polos avec des messages divers pour magnifier l’homme ? Tous ont vu en lui un « héros et une référence » et ont tenu à en témoigner?

Les hommages des adeptes et dignitaires
Hounvi, vodounsi, agbalèvi, hwendodotévilè, nan, vodounnon… Les adeptes du culte vodoun-yéhoué étaient nombreux dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 juillet à prendre d’assaut la localité d’Adingningon pour des hommages solennels à leur icône, Dah Agbalènon Adanmanyikpohoué. Ils ont tenu à l’organisation d’une veillée de chants et de danses en face du palais de Tôhuiyô Agbalè où résidait le disparu. Toute la nuit, ils ont chanté et dansé pour louanger le culte endogène et surtout vanter les mérites du disparu. C’est la chorale Hwendodoté, fondée par Dah Agbalènon de son vivant qui prend les commandes pour offrir au public le rythme Agbotchébou. De jeunes adeptes à la voix ferme, moulés très tôt dans les chants et danses vodoun ont eu environ une heure pour démontrer leur savoir-faire.
En face d’eux, un public à perte de vue bravant la fraîcheur de la nuit. A mesure que résonne dans la nuit le grand tam-tam violemment tapé par un jeune garçon de dix ans, la foule grossissait. Aux premières loges, les Nan. Remarquables à leur prestance, au pagne noué à la poitrine, crâne rasé pour la plupart, on pouvait lire fierté et admiration sur leur visage. Impossibles pour elles de résister à ces rythmes vodoun qui se succédaient sur la scène. Scène qui a vu défiler des choristes venus de Tindji, Klouékanmè, Sahè Loukpé et bien d’autres localités. Pour ces adeptes et fidèles, c’est « le seul moyen trouvé pour rendre véritablement hommage » à Dah Agbalènon?

Société 09 juil. 2018


Conférence africaine de la société d’économétrie à Cotonou: Les organisateurs annoncent les couleurs
[caption id="attachment_29891" align="alignnone" width="1024"]Le conférencier Léonard Wantchékon[/caption]

Le Bénin accueille du 12 au 14 juillet prochain, la Conférence africaine de la société d’économétrie. En prélude à l’évènement, le professeur des Sciences économiques et politiques, à Princeton aux Etats-Unis, membre de la société d’Econométrie, Léonard Wantchékon, a animé une conférence de presse, vendredi 6 juillet dernier, pour expliquer les tenants et les aboutissants de la rencontre et l’importance de l’économétrie pour le développement.

La problématique de l’économétrie sera au cœur d’une conférence internationale de la société d’économétrie qui s’ouvre à partir du 12 juillet prochain à Cotonou. La rencontre servira de tremplin pour les économétriciens, les doctorants, les cadres et experts pour discuter des enjeux de cette approche pour le Bénin et le continent. Elle permettra de mettre les participants au même diapason et de partager les expériences des uns et des autres sur le sujet. L’économétrie s’entend comme une science qui vise à opérer une migration de l’économie imparfaite à l’économie idéale à travers l’interprétation des faits.
Selon le conférencier, Léonard Wantchékon, professeur des Sciences économiques et politiques à Princeton aux Etats-Unis, l’économie imparfaite se caractérise par le manque d’informations, d’innovations technologiques, la corruption, les mesures politiques mal conçues…
« Nous voulons profiter de cette conférence pour faire connaître l’économétrie et montrer qu’elle n’est pas une science exotérique », explique-t-il.
La société d’économétrie contribue à l’avancement de la théorie économique dans sa relation avec les statistiques et les mathématiques. L’utilisation de ces sciences est essentielle pour comprendre les règles en matière de développement. « L’objectif principal de la conférence est de promouvoir l’usage des mathématiques et des outils statistiques pour mieux comprendre les tendances économiques, afin de formuler des politiques plus adaptées », souligne le communiqué de presse qui annonce la conférence.
La même source renseigne « qu’en plus des fondamentaux que sont le taux d’épargne, les progrès technologiques et la croissance démographique, des facteurs tels que les attitudes en matière de risque et de confiance, la responsabilité électorale ou le renforcement du pouvoir des citoyens sont aujourd’hui perçus comme étant des moteurs de croissance et de prospérité ».
Une combinaison des meilleurs outils analytiques et quantitatifs est indispensable à la compréhension de ces nouveaux modes de comportement. D’où l’importance de l’économétrie.
Selon lui, les sciences exactes tracent les vrais sillons en matière de développement.

Construire l’économie idéale avec les mathématiques

« Avec les mathématiques, nous sommes capables de construire l’économie idéale, celle qui répond à nos attentes et qui permet d’expliquer comment l’économie actuelle s’éloigne de cette réalité », soutient Léonard Wantchékon. Il poursuit : « L’économétrie, c’est une méthode, une façon rigoureuse d’analyser les phénomènes économiques et sociaux ». L’explication de ces phénomènes exige une démarche. « Pour mieux décrire les tendances économiques, de plus en plus, il est nécessaire de ne pas le faire à l’œil nu. Il faut faire des collectes de données et les analyser », suggère-t-il. L’économétrie est une approche plus objective, plus scientifique, et plus prescriptible, en ce sens qu’elle permet d’analyser, de quantifier, de prédire et de trouver des solutions aux faits socioéconomiques grâce aux mathématiques.
La conférence de Cotonou permettra de porter le monde académique béninois sur l’échiquier international où les opportunités de partenariat pourront être saisies par diverses parties tant au niveau de la recherche scientifique qu'aux plans du développement et du tourisme. En attendant l’ouverture officielle, le 12 juillet prochain, les travaux entrant dans ce cadre ont démarré vendredi dernier par des cours magistraux en économie, en statistique, en analyse mathématique, en application au commerce international et en développement économique. Ils dureront six jours.
Plusieurs panels retiendront l’attention des participants attendus de tous horizons. Ils concernent, entre autres, l’inclusion financière, l’agriculture et le développement, les femmes et le développement, les conflits, l’analyse dynamique à l’économie, l’éducation, la santé. Les échanges porteront également sur l’état actuel de la recherche et de la formation en économie en Afrique, le financement et les réseaux routiers, la prise en compte des questions d’intégration des marchés….Au nombre des personnalités attendues, le prix Nobel d’économie 2007, Roger Myerson ; Tim Besley, spécialiste du secteur public et Eliana la Ferrarra, économiste du développement, ainsi que des économistes de renommée africaine et caribéenne.
Le conférencier exhorte les jeunes à opter pour les mathématiques, les statistiques avancées, la théorie des décisions, car elles sont inspirées des réalités et captent le concret. Ces genres de formation peuvent générer des emplois aussi bien dans l’Administration que dans les secteurs bancaire, agricole et technologique. « Nous souhaitons que l’économétrie devienne un savoir largement partagé et offre des débouchés importants aux jeunes », espère Léonard Wantchékon. La conférence de Cotonou est un premier pas vers cet élan.

Société 09 juil. 2018


Campagne tolérance zéro au mariage des enfants: Plaidoyer pour l’engagement des têtes couronnées à Nikki
[caption id="attachment_29890" align="alignnone" width="1024"]L’empereur Chabi Naïna III, les rois, princes et princesses de l’ère culturelle baatonu et boo invités à jouer leur partition[/caption]

La cour royale de Nikki a servi de cadre, vendredi 6 juillet dernier, à une séance de plaidoyer en vue de l’engagement et de la mobilisation des têtes couronnées du Bénin à la campagne tolérance zéro au mariage des enfants. Une mission conjointe des ministres en charge des Affaires sociales et de l’Economie numérique et du représentant de l’Unicef, s’est rendue dans la localité.

Son altesse impériale Sabi Naïna III, roi de Nikki, a été invité à user de son autorité pour exiger de tous une action plus robuste dans l’ère culturelle baatonu et boo, afin de mettre fin au mariage des enfants. Tel est le plaidoyer fait par le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Dr Claudes Kamenga, vendredi 6 juillet dernier à Nikki. Il reste convaincu que sous son impulsion, tous les rois et chefs traditionnels de cette ère culturelle intensifieront leurs efforts pour que d’ici juillet 2019, il y ait zéro enfant fille mariée dans les sphères où ils règnent.

En leurs qualités de dépositaires des valeurs traditionnelles, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, estime que ces têtes couronnées et autres leaders traditionnels constituent les canaux les mieux indiqués pour porter l’information au sein des communautés. Il les a exhortés à jouer effectivement leur partition pour susciter l’adhésion de leurs populations et sonner le glas du phénomène qu’est le mariage précoce des enfants.
Pour réaffirmer leur implication dans la lutte contre les violences, abus sexuels y compris le mariage des enfants, une déclaration a été faite par l’empereur de Nikki et l’ensemble des rois et têtes couronnées de l’ère culturelle baatonu et boo.

Sonner le glas du fléau

Il s’agit des rois de Kika, Gamia, Sinendé, Bembèrèkè, Parakou, Banikoara, Kouandé, Kandi, Bagou, Tobré, Kérou, Sandiro et le roi peul.
Conscients de leur rôle de garants protecteurs des droits de leurs populations, ils sont profondément indignés par l’ampleur des violences et les abus sexuels commis sur les enfants, y compris leur mariage, dans les sphères de leur autorité. Ils entendent mobiliser toutes leurs royautés, les membres de leurs cours, les dignitaires et chefs traditionnels, ainsi que leurs populations par rapport à la lutte contre le phénomène, puis prévenir les risques qui y sont liés. En dehors de la protection des enfants à risque, exposés ou qui en ont déjà été victimes, ils sont également décidés à contribuer désormais à la prise de sanctions contre ses auteurs.
En effet, vendredi 6 juillet dernier, il y avait exactement une année que la campagne tolérance zéro au mariage des enfants a été lancée à Parakou. Malheureusement, le phénomène continue d’avoir cours au Bénin, avec une ampleur particulière dans le septentrion. Cette situation, explique le ministre des Affaires sociales et de la Micro-finance, Bintou Chabi Adam Taro, doit interpeller tout le monde et obliger à envisager des stratégies innovantes pour veiller au bien-être des enfants. La nouvelle démarche, a-t-elle soutenu, passe par une mobilisation sociale plus forte, une action concertée et intensifiée de toutes les têtes couronnées. « Conscients de la place que les rois occupent dans la société et rassurés de votre détermination pour la protection de la famille et des enfants, le gouvernement et ses partenaires ont voulu porter à votre connaissance leur cri de détresse », a poursuivi le ministre Bintou Chabi Adam Taro.
Selon son collègue de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le mariage des enfants avant l’âge de 18 ans constitue une entrave au développement du pays. Elle a appelé au respect des textes en vigueur au Bénin, par rapport à l’âge de mariage. A l’occasion, elle a invité les médias à s’engager davantage dans ce combat, en poursuivant la sensibilisation des populations.
Par la voie de son représentant résident au Bénin, l’Unicef a réitéré son engagement aux côtés des autres partenaires à accompagner les efforts du gouvernement dans ce combat. « Quand nous marions nos filles avant l’âge de 18 ans, nous leur volons leur enfance, leur scolarisation et leur chance de réaliser leur plein potentiel », a signalé Dr Claudes Kamenga.
Selon les données statistiques de la direction départementale en charge des affaires sociales du Borgou et de l’Alibori, 132 cas de mariage d’enfants ont été enregistrés en 2017. Au premier trimestre de 2018, 58 cas ont été notés.

Société 09 juil. 2018


Meeting politique du Rbud à Ifangni : Jean-Michel Abimbola prépare le Plateau au référendum

Le Rassemblement des bâtisseurs de l’unité et du développement (Rbud) a fait une sortie politique, samedi 7 juillet dernier, à Ifangni pour mobiliser tout le département du Plateau et principalement la 21e circonscription électorale derrière les actions du chef de l’Etat. La perche a été saisie par Jean-Michel Abimbola, président de ce mouvement politique, pour préparer les militants sur les enjeux du référendum constitutionnel qui se profile à l’horizon.

Le département du Plateau et précisément la 21e circonscription électorale regroupant les communes Adja-Ouèrè, Sakété et Ifangni sont apparemment prêts pour le référendum constitutionnel au cas où le scrutin sera organisé. Le député Jean-Michel
Abimbola entend gagner du temps et baliser le terrain pour permettre à la majorité présidentielle de ratisser large en attendant le dernier mot du chef de l’Etat par rapport à la tenue de ce vote. Il a lancé l’appel à la mobilisation générale, samedi 7 juillet dernier à Ifangni, à l’occasion de la naissance du mouvement politique dénommé « Rassemblement des bâtisseurs de l’unité et du développement (Rbud) » qu’il préside. Ce creuset politique est composé de plusieurs partis dont le Rassemblement national pour la démocratie (Rnd) présidé par le député lui-même.
Jean-Michel Abimbola, face aux militants du Rbud, a insisté sur la nécessité et l’urgence des réformes politiques majeures telles que le toilettage de la Constitution et des lois électorales initié par le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) dont il est le premier coordonnateur. Ces dernières devraient permettre, explique-t-il, notamment aux partis politiques d’être plus forts, unis, et favoriser l’élection d’un plus grand nombre de femmes dans les instances politiques de décision. Malheureusement, regrette le président du Rbud, ces réformes semblent être mises à mal par la minorité parlementaire qui « s’érige radicalement et systématiquement contre toute tentative de modernisation et d’actualisation de nos textes ». Jean-Michel Abimbola en veut pour preuve la non approbation, jeudi 5 juillet dernier, faute de la majorité des quatre cinquièmes des députés, de la proposition d’amendement de la Constitution qui a passé avec succès la première étape, celle de la prise en considération à la majorité des trois quarts des parlementaires. Selon le président du Rbud, ce refus de l'amendement ciblé de la Constitution laisse planer le doute sur le caractère irréversible de l’abolition de la peine de mort au Bénin bien que prévue par le nouveau Code pénal, barre la voie de l’Assemblée nationale aux femmes qui, à la faveur des innovations proposées, devraient se voir réserver un quota de sièges ; refuser de s’exécuter face à une directive de l’Uémoa à laquelle sept des huit pays membres se sont conformés, c’est-à-dire l’obligation d’institutionnaliser la Cour des comptes ; et enfin renoncer à l'alignement des mandats qui permettrait d'économiser plus de 300 milliards de F Cfa sur les dix prochaines années pour le développement du Bénin. « Je voudrais compter sur vous pour ne pas céder au chantage, à l’intoxication, à la manipulation et à la calomnie, et à accompagner le Bmp et le président Patrice Talon pour l’aboutissement de toutes ces réformes politiques », souligne le président du Rbud qui supplie le chef de l’Etat d’accepter d’organiser le référendum afin de permettre au peuple d’arbitrer le jeu. Jean-Michel Abimbola estime que cette réforme politique comme toutes les autres en cours, sont utiles non seulement pour la solidification des fondements de l’économie et de la démocratie au Bénin mais aussi pour la réussite du Programme d’action du gouvernement (Pag).
Le président du Rbud sera appuyé par plusieurs autres ténors dudit mouvement politique dont le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou ; les maires Pierre Adéchi de Sakété et André
Zannou d’Ifangni ; l’ancien maire de Sakété, Raliou Arinloyé et Karamatou Fagbohoun, fille de Séfou Fagbohoun.

Politique 09 juil. 2018


Examen de fin d’année scolaire: 186 399 candidats à l’assaut du Bepc 2018 dès ce jour

Les candidats à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de 2018 sont au charbon dès ce lundi 9 juillet. Ils sont, au total, 186 399 candidats à prendre part à la phase écrite de cette composition sur toute l’étendue du territoire national contre 224 995 en 2017. On dénombre 83 930 filles, soit 40,03 % et 102 460 garçons soit 54,97 % de l’effectif, répartis, dans 265 centres d’examen contre 294 en 2017.

La baisse de 38 596 candidats par rapport à 2017 pourrait s’expliquer non seulement surtout par le taux de succès de 50,56 % enregistré l’année dernière mais aussi par la nouvelle réglementation en vigueur conditionnant le passage de la classe de Troisième en Seconde à l’obtention du Bepc en plus de la moyenne de classe.
Le département de l’Atlantique est en tête avec 44 854 candidats et la Donga ferme la marche avec un effectif de 7 277 candidats. Le plus jeune candidat a 11 ans et le plus âgé, 56 ans. La première épreuve de l’examen sera lancée ce jour au lycée Houffon d’Abomey par le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, en compagnie du directeur des Examens et Concours de son ministère, Roger Koudoadinou. Du côté de l’Ouémé, la cérémonie de lancement officiel de l’examen au niveau départemental est prévue pour se tenir au Collège d’enseignement général (Ceg) « Les Cocotiers » sis dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo. C’est donc depuis cet établissement que le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy lancera les épreuves pour le compte des neuf communes du département. Il faut noter que la première étape, celle écrite, de cet examen ouvrant la porte du second cycle des cours secondaires dure trois jours. Il y aura ensuite la phase sportive à laquelle seront invités à prendre part les candidats qui seront déclarés admissibles à l’issue des épreuves écrites.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Oumé/Plateau

Société 09 juil. 2018


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