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Nouvelles

Lutte contre la pollution par les sachets plastiques: Tanguiéta, la ville touristique se libère de ses déchets
Tanguiéta est une ville du nord-ouest du Bénin de 74 675 habitants, selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2013. Cette commune du département de l’Atacora de 5 465 m2 sort progressivement de son état de pollution due à la prolifération des déchets solides ménagers qui accueillent tout visiteur. « Quand vous venez à Tanguiéta, ce sont les dépotoirs sauvages qui vous accueillent. Vous allez constater partout des dépotoirs sauvages, des tas d’ordures… Mais aujourd’hui, il y a une main qui travaille pour assainir la ville », affirme Midana Parfait N’Sera, membre de l’Association communale d’hygiène et d’assainissement (Acha) créée depuis 2017 et basée à Tanguiéta, grâce à l’appui d’Enabel à travers le projet Appui multisectoriel pour la sécurité nutritionnelle et alimentaire dans l'Atacora (Amsana). « D’abord, les dépotoirs sauvages n’existent plus et si vous prenez les artères principales, il n’y a plus de prolifération de sachets. La ville de Tanguiéta est véritablement assainie », poursuit-il. La commune de Tanguiéta doit son état actuel de ville propre aux membres de l’Acha qui, selon divers témoignages, se sont pliés en quatre pour libérer la ville de ses polluants qui ne manquent pas d’impact sur la santé de ses citoyens. C’est l’autre conséquence immédiate de ces cas de pollution avec à la clé l’insalubrité et ses corollaires de prolifération des maladies diarrhéiques que l’association combat à travers la collecte des déchets solides ménagers et leur transformation. Dans ce cadre, précise Parfait N’Sera, il y a plusieurs sous-produits qui se dégagent de ce processus de transformation. Entre autres, les matières organiques tirées des déchets solides ménagers, de l’impluvium et autres cendriers issus des sachets plastiques transformés. Ces déchets dégagés de la ville comportent aussi des produits solides qui ne peuvent pas être utilisés tels que les tessons de bouteille, les boîtes, les piles… Ces objets sont déchargés au niveau du site terminal et enfouis parce qu’ils nuisent à l’environnement. « Pour ce qui est des sachets plastiques, ils sont fondus et transformés en impluvium qui sert à conserver dans l’agriculture beaucoup d’eau. Ils permettent d’éviter le gaspillage d’eau et la prolifération des herbes. Déposés dans le jardin, ils permettent d’utiliser moins d’eau et vous avez moins d’herbes», explique Parfait N’Sera. La matière organique vient enrichir les sols. Des champs expérimentaux à l’initiative de l’Acha prouvent qu’à travers les déchets solides ménagers, on peut trouver de la matière organique pouvant servir dans l’agriculture sans aucun impact négatif, selon les témoignages. Une contribution substantielle qui a révolutionné les actions de l’Acha qui progressivement réussit à satisfaire les demandes des populations de Tanguiéta. Selon Bouraïma Naguim, conducteur de taxi sur l’axe Natitingou-Tanguiéta, un effort a été fait dans l’assainissement de la ville qui abrite des touristes. « Avant l’avènement de l’association, le nombre de personnes dépistées positives de la fièvre typhoïde était énorme. Cette maladie y sévissait sérieusement. Avec l’avènement de la gestion déléguée du parc Pendjari, les touristes devant passer forcément par Tanguiéta pour rallier le parc sont en contact direct avec ces déchets. Ce qui ne permet pas d’attirer beaucoup de touristes qui pourraient être allergiques aux saletés et cela ne donne pas non plus une bonne impression pour la première ville qui les accueille», estime Parfait N’Sera. Tri des déchets, destruction des dépotoirs sauvages Au moyen de trois tricycles qui collectent systématiquement les ordures au niveau des ménages, l’association s’est donné en plus pour tâche la destruction des dépotoirs sauvages. Et suivant un message radio du préfet du département de l’Atacora, les points noirs de la ville ont été détruits. «Le préfet a instruit le maire aux fins de détruire le dépotoir situé derrière l’école maternelle où il y avait assez d’ordures et vu que c’est un centre social abritant les enfants, la contamination serait beaucoup plus facile. L’autorité préfectorale a interdit d’y jeter les ordures et ordonné d’assainir le site», indique Parfait N’Sera. «Après toutes ces activités, nous avons constaté que pour le tri de ces ordures, il faut de la main-d’œuvre. Nous avons trois sites intermédiaires dans trois quartiers. Ces trois sites ont été remplis simplement parce que nous n’arrivons pas à transformer automatiquement. Ce qui nous a amenés à recruter vingt femmes communément appelées femmes balayeuses rémunérées à 1000 F par jour, appuyées par d’autres femmes volontaires intéressées par le tri des déchets solides ménagers. Ces femmes viennent au niveau des sites et procèdent au tri pour dégager les différentes composantes à savoir matières organiques, sachets plastiques et autres objets durs…», explique le membre de l’Acha qui expose ainsi le mécanisme ayant permis d’assainir la ville de Tanguiéta. Un processus auquel la population s’était opposée au départ. Elle était hostile, dit-il, au ramassage des ordures parce que n’ayant pas compris les enjeux liés à l’assainissement de cette ville vitrine du tourisme. Ces activités sont si bénéfiques qu’aujourd’hui elle-même se réfère à l’association pour demander ses prestations. Action durable La ville de Tanguiéta ayant pris la mesure de l’assainissement, appuie le groupement qui investit ses propres ressources pour pouvoir maintenir le cap, depuis l’arrivée à terme du projet Appui multisectoriel pour la sécurité nutritionnelle et alimentaire dans l'Atacora (Amsana). Ce groupement travaille à rendre pérennes les activités. Mais sans financement, il travaille sur son plan d’affaires dans le but de couvrir les charges à la longue. L’appui des partenaires en matériel, surtout les tricycles de grande capacité pour pouvoir tenir face à la sollicitation des services, est souhaité. L’autre casse-tête est lié aux différents sites de transfert des déchets qui sont soit le domaine de la mairie à valoriser, soit des rues qui doivent être aménagées. L’Acha a, à ce titre, un contrat de délégation avec la mairie et sur cette base elle doit évaluer ses prestations. « La mairie nous appuie à travers une subvention annuelle qui n’est pas à la hauteur de ce que nous attendons, mais qui, je pense, pourrait être améliorée dans le temps », espère Parfait N’Sera. « La communauté a compris elle-même que l’assainissement s’impose à elle. Elle veut vivre dans un cadre décent pour réduire les risques de maladies. C’est pourquoi nous demandons à la mairie d’apporter une subvention assez conséquente. Au niveau central, je pense que l’État a compris et si on prend le cas de Cotonou, l’État est en train de mettre de grands moyens pour véritablement lutter contre l’insalubrité et la pollution environnementale. C’est dans ce même schéma que nous nous inscrivons et demandons à l’État de nous appuyer pour que la ville vitrine du tourisme au Bénin soit bien assainie », plaide Parfait N’Sera. « C’est vraiment important que la ville touristique présente une propreté exceptionnelle, pour que les touristes puissent être attirés par notre potentiel et aussi par la propreté dans laquelle ils doivent vivre. Ils ne seront pas contents de vivre dans un cadre insalubre de peur de contracter des maladies… », lance-t-il. Il y a lieu de multiplier le nombre de poubelles installées au niveau des artères et carrefours de la commune pour plus d’efficacité dans la lutte anti-pollution à Tanguiéta.   Environnement 10 août 2021


Assises de la Cafrim à Cotonou: D’importants projets discutés pour l’essor de la musique africaine
La Confédération africaine de musique (Cafrim) vient de terminer à Cotonou la première session de son comité exécutif. Principal sujet débattu par les experts venus de plusieurs pays africains, des projets pour l’essor de la musique africaine. La Confédération africaine de musique (Cafrim) a vu le jour il y a quelques années au Niger pour entre autres objectifs, promouvoir et améliorer la musique, la diffusion en Afrique en tenant compte de son impact universel éducatif, culturel, ludique et humanitaire, et ce, en mettant en œuvre des programmes de jeunesse et de développement. Elle se propose aussi de gérer la musique sous toutes ses formes par l’adoption de toutes les mesures qui s’avèrent nécessaires ou recommandables. Elle a à sa tête le Béninois Mathieu Vitoffodji. C’est d’ailleurs lui qui a accueilli il y a quelques jours à Cotonou, ses pairs pour une rencontre d’importance majeure, à savoir la première session du comité exécutif. Des délégués venus de plusieurs pays ont pris part aux travaux dont la finalité est de définir une nouvelle charpente pour la visibilité de la musique africaine. Tous spécialistes de la chose, les experts présents en terre béninoise ont défini de nombreuses actions pour «le bien de la musique africaine». Les assises se sont par ailleurs penchées sur « des projets pour le futur et dans l’intérêt supérieur de la musique africaine ». Au cours des travaux, les participants ont mené des échanges visant le développement de la structure et son extension à plusieurs autres pays, condition indispensable pour se mettre davantage au service de la musique du continent et de ceux qui travaillent à relever son niveau et à la révéler davantage. La Cafrim promet non seulement soutien et accompagnement à ces acteurs, mais elle compte également appuyer les initiatives visant à faire de la musique africaine, la chose la mieux appréciée aux quatre coins du monde. Plusieurs projets seront initiés à cet effet. D’autres assises de l’organisation sont à venir et vont se pencher sur les grandes actions prévues. Ce qui est certain, rassurent les responsables de l’organisation, il s’agit de « projets à impacts que le comité mettra en œuvre dans les tout prochains jours pour le bien de la musique africaine». C’est à cette même occasion que sera révélé le domaine qui abritera à Cotonou le siège de la Cafrim. Culture 10 août 2021


Alain Orounla à propos de la libération des espaces publics: « II s’agit d’une opération de lutte contre la recolonisation… »
La Police républicaine est en guerre contre l’occupation des espaces publics. A cette fin, elle a déclenché il y a quelques jours, une opération musclée sur l’ensemble du territoire national. Dans le département du Littoral où l’opération se déroule aussi, le préfet Alain Orounla revient sur les tenants et les aboutissants. La Nation : La police républicaine a enclenché une opération de déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics. Pourquoi cette nouvelle opération ? Alain Orounla : II ne s’agit pas d’une opération de déguerpissement mais d’une opération de lutte contre la recolonisation de l’espace public. Des mesures sont prises pour la libération de ce qui doit rester libre pour que les populations puissent aller et venir. Cette lutte est devenue d’autant plus impérieuse, parce que des centaines de milliards de francs Cfa ont été consacrés à l’asphaltage de nos rues, qui ne peuvent continuer de subir les habitudes, l’incivisme que nous avons par négligence toléré par le passé. Il n’y a pas de raison de rappeler à l’ordre des gens qui ont été suffisamment informés de ce qu’il fallait. Qu’ils prennent le soin de libérer cet espace avant que les forces de police, de sécurité ne soient appelées à intervenir pour rappeler à cette obligation. Il faut dire que les ambitions des commerçants sont en contradiction avec la nécessité de laisser les trottoirs libres pour que les usagers, les citoyens puissent circuler sans entrer en compétition avec les véhicules sur la chaussée. Les commerces se font soit dans les boutiques, soit au marché et le gouvernement en construit suffisamment pour que tous les usagers puissent en bénéficier. Les gens qui étalent les marchandises se mettent eux-mêmes en danger. Même si nous avons les meilleurs conducteurs dans notre département, ce qui est loin d’être le cas, les dérapages ne sont pas inévitables et c’est la puissance publique qui endosserait la responsabilité. On est dans une politique d’aménagement du territoire, qui exige que nous soyons disciplinés et les Béninois savent être disciplinés. Je vous ai parlé à l’entame de lutte contre la recolonisation, ça veut dire que nous avons déjà connu une phase de libération pour construire les édifices que vous connaissez, et aujourd’hui les Béninois ont appris à respecter l’espace public. C’est le temps et le relâchement qui les a incités à recoloniser et nous reprenons une lutte que les uns et les autres connaissent. Est-ce la solution adéquate quand on sait qu’il y a eu déjà plusieurs tentatives ? Les marchés ne sont pas construits pour des moutons. Ils sont construits pour ceux qui veulent vendre. Donc, on ne peut pas investir autant d’argent dans les marchés pour les laisser déserts et encombrer la rue. Et cette opération de libération de l’espace public s’accompagne également d’une lutte contre tout ce qui rend la ville impropre. Nous avons des terre-pleins centraux illégalement occupés. Nous ne mettons pas des milliards à planter des arbres pour que des quidams viennent pisser là-dessus, ou que chacun vienne y faire ses besoins. Nos rues ne sont pas pour que des enfants viennent y mendier à la demande de parents irresponsables ou de réseaux mafieux, nous luttons également contre ça. Et cela nous permet de lutter contre tout risque d’insécurité. C’est dire que c’est un ensemble de mesures pour assainir l’univers urbain. Les usagers profitent également de la vente à la sauvette. Y a-t-il un mal à cela ? Ce n’est pas dans la rue qu’on vend ou qu’on achète, encore moins dans la circulation. Certains de nos compatriotes, par facilité, encouragent ce phénomène, puisque quand ils s’arrêtent au feu rouge, on leur vend un peu de tout, des produits qui d’ailleurs ne sont pas de bonne qualité. Le jour où on aura fait disparaitre le phénomène, qui n’est pas un bon comportement, ils iront au marché et ils ne vont pas se plaindre à juste titre de ce qu’il n’y a pas de vendeurs ambulants ou de vendeurs à la sauvette, qui sont de menaces autant pour l’environnement que pour leur propre sécurité. Je pense que la majorité des Béninois sont ordonnés et savent faire les choses comme cela se doit, et nous n’allons pas encourager une minorité de gens qui tournent dos au civisme, en étant sensibles aux récriminations et aux arguments qu’on trouve toujours pour râler et pour empêcher le progrès. Beaucoup de pays envient le courage avec lequel nous prenons nos responsabilités sous l’instruction du président de la République qui a une politique de remise en ordre de tout ce qui n’allait pas bien. Dans le cas spécifique du marché Dantokpa, est-ce que cette libération de l’espace public est justifiée? Je vous mets au défi de relever la moindre intrusion de nos forces de police dans le marché Dantokpa. Ce que nous souhaitons, c’est que les gens aillent dans ces marchés où il y a encore beaucoup de places contrairement à ce qui est prétendu. Nous parlons actuellement de ceux qui se mettent en marge du marché et encombrent la circulation. Faites le tour de la descente du Nouveau Pont en passant par la pharmacie les 4 thérapies, ce qui s’y passe est inimaginable. On déserte le marché pour venir s’installer sur la voie, sur la chaussée entravant la circulation, avec tout ce que cela comporte comme pollution, production de déchets de tous genres. C’est un spectacle insoutenable, d’autant plus insoutenable qu'il se produit aux abords du marché Dantokpa qui a la vocation d’accueillir des gens de la sous-région, des gens qui viennent d’un peu partout. Si nous reflétons cette image de notre pays à travers ce marché international, nous ne pouvons pas inciter les gens à venir faire du tourisme dans notre pays. Or, le tourisme fait partie des priorités du gouvernement, source de devises que nous recherchons et pour lequel il y a des centaines de milliards d’investissement en cours. Il faut être logique. Il faut être cohérent. Les gens ne peuvent venir que quand ils savent qu’ils viennent dans un pays assaini, agréable, attractif. Donc, ce ménage doit être fait pour que toutes les actions résultant du programme d’action du gouvernement aient leur sens, leurs effets pour qu’ils puissent atteindre leur cible. Tout se tient. Actualités 10 août 2021


Fonds national des retraites du Bénin: La protection sociale des agents de l’Etat renforcée
La politique de gestion des pensions au niveau du Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb), sur la période 2022-2024, sera axée sur la protection sociale efficace des agents de l’État ainsi que de leurs familles. LÉtat, à travers le Fonds national des retraites du Bénin, entend faire un diagnostic actualisé du régime de retraite, réaliser une étude de la mise en place d’une retraite complémentaire au profit des agents de l’État et moderniser la gestion du régime par la refonte du système d’information et la dématérialisation du processus de gestion des pensions. Au plan financier, renseigne le document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2022-2024, les perspectives seront impactées aussi bien par les départs à la retraite que par les recrutements de nouveaux agents. Sur les trois prochaines années, 6 725 agents devraient partir à la retraite, pour une incidence financière totale de 6,4 milliards F Cfa et une perte de ressources totale de l’ordre de 2,7 milliards F Cfa. Sur cette base, le déficit du Fonds devrait se maintenir, avec toutefois une amélioration progressive. En effet, les produits passeraient de 55,5 milliards F Cfa en 2022 à 60,7 milliards F Cfa en 2024, soit une progression de 9,4 %. S’agissant des charges, elles ressortiraient à 96,9 milliards F Cfa contre 95,1 milliards F Cfa en 2022, affichant ainsi une augmentation de 1,9 % et reflétant les incidences des départs à la retraite. De l’évolution des produits et des charges, il se dégage un résultat négatif de 36,2 milliards F Cfa en 2024 contre 39,6 milliards F Cfa en 2022. Actualités 10 août 2021


Hackerlab 2021: L’événement prévu pour novembre prochain
Organisée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) du Bénin, l’édition 2021 de Hackerlab aura lieu en novembre prochain. L’objectif de cette initiative est non seulement de détecter des talents en matière de cybersécurité mais aussi de les former et leur donner une visibilité aux plans national et international. Les jeunes béninois passionnés du hacking sont invités à s’inscrire par équipe de deux à quatre personnes pour prendre part au Hackerlab 2021 qui se tiendra en novembre prochain. Dans ce cadre, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) du Bénin a annoncé les épreuves de présélection qui dureront un mois sur sa plateforme. Pour cette phase de présélection, les épreuves se dérouleront en ligne. Au terme de cette phase, une vingtaine d’équipes seront retenues pour poursuivre la compétition. « Cette phase s'arrête dès que 25 équipes auront résolu en premier les épreuves», informe l’Anssi. Celles-ci participeront à la phase finale en présentiel pendant 48 heures sans répit en novembre prochain. Selon Guéric Gonçalves de l’Anssi, le hackerlab est une activité du troisième axe de la stratégie nationale de sécurité numérique qui s’intitule : « Le développement des compétences et de la sécurité numérique ». L’objectif de cette initiative est de détecter des talents numériques, les former et leur donner une certaine visibilité sur les plans national et international. A l’instar des trois premières éditions, le Hackerlab 2021 permettra aux participants de relever des défis purement techniques et de démontrer leurs compétences en matière de lutte contre la cybercriminalité. Les jeunes intéressés sont invités à constituer des équipes de 2 à 4 personnes dès maintenant pour participer à ce challenge. Les équipes seront soumises à des épreuves de type: exploitation système, exploitation web, reverse engineering et forensic. Cette compétition vise à constituer une base qualifiée de profils nationaux orientés vers la cybersécurité au profit du Bénin, selon Ouanilo Médégan, directeur général de l’Anssi. « Il s’agira de constituer un vivier dans lequel il sera possible de puiser des ressources à former puis à intégrer au sein des différents projets d’opérationnalisation de la stratégie nationale de cybersécurité», a-t-il expliqué aux journalistes lors du rendez-vous média. « Et si on parlait du Numérique », le 27 juillet dernier. Les hackers sont des éléments essentiels dans la lutte contre la cybercriminalité, selon ce dernier. Signalons qu’à terme, les gagnants de cette édition vont repartir avec plusieurs lots dont des certifications professionnelles. Société 10 août 2021


Programme Learn: 283 candidats retenus pour les entretiens en présentiel
La phase des entretiens en présentiel du programme Levier d'Apprentissage pour la Reconversion dans le Numérique (Learn) dans le Grand-Nokoué s’est déroulée du mardi 3 au vendredi 6 août dernier. Au total, 283 candidats ont été retenus dont 211 dans la région du Grand-Nokoué et 72 hors du Grand-Nokoué. Remplissant les conditions à l’issue des phases d'inscription et de test psychologique en ligne, 500 candidats ayant obtenu les meilleurs scores ont été contactés par téléphone pour des entretiens en présentiel. Les échanges ont porté sur la vérification des informations sur leurs parcours académique et professionnel. En effet, après la phase du test psychotechnique, le processus de sélection pour la première cohorte du programme Learn s’est poursuivi avec l’étape des entretiens en présentiel. Faut-il le signaler, pendant la période d'inscription qui a duré du 08 au 24 juin 2021, 18 466 candidatures ont été reçues en provenance de l'ensemble du territoire national. Seuls 14 689 candidats ont été présélectionnés après épurement de la base de données avec les trois premiers filtres à savoir : l’âge (18 à 35 ans) ; la disponibilité pour la formation et le niveau d’études (Bac au minimum) et un minimum de compréhension de la langue anglaise. Société 10 août 2021


Lutte contre les hépatites virales: De fortes initiatives pour l’élimination du mal à l’horizon 2030
L'Alliance Afrique francophone contre les hépatites (Aafhe) accompagne les Etats et les Organisations de la société civile à prendre des initiatives fortes pour l’élimination de l’hépatite à l’horizon 2030. Ceci dans le cadre du Projet d’appui à l’intensification des initiatives de lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone (Pailhevaf) qui a connu l’adhésion des parlementaires béninois à la faveur d’un atelier tenu, jeudi 5 août dernier à Cotonou. Une nouvelle dynamique est impulsée à la lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone. A travers le projet d'appui à l'intensification des initiatives de lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone (Pailhevaf), l'Alliance Afrique francophone contre les hépatites (Aafhe) entend associer toutes les parties prenantes en vue d'engager une croisade contre les hépatites virales dans la région francophone. C'est en accompagnant les Etats et les Organisations de la Société civile (Osc) à prendre des initiatives fortes pour l'élimination des hépatites à l'horizon 2030. A la faveur d’un atelier tenu, jeudi 5 août dernier à Cotonou, les parlementaires béninois se sont engagés dans cette bataille. Nicolas Kodjoh, président de l’Alliance béninoise des Organisations de la Société civile contre les hépatites (Aboschvi), dans sa communication, au cours des travaux, a mis un accent particulier sur la prévention des hépatites. Les virus B et C déterminent, selon lui, les cas les plus graves, car ils peuvent durer plus de six mois et devenir chroniques, aboutir à des complications mortelles (cirrhose et cancer du foie) et la majorité des personnes malades (80 %) ne présente aucun signe apparent. Il précise que les hépatites virales posent un problème majeur de santé publique au Bénin, et les complications ont un impact négatif sur le développement, motif pour lequel il est important de vulgariser les moyens efficaces de contrôle et de traitement, car les hépatites B et C sont évitables. Partition des parlementaires L'hépatite ne doit plus être une cause de mortalité au Bénin. Pour y arriver, Nicolas Kodjoh propose de mettre en place un système de renforcement des connaissances sur la maladie, la promotion des actions de prévention, du dépistage et de la vaccination, la prise en charge des gestantes séropositives, et sensibiliser pour limiter les modes de transmission et les facteurs à risque. « L'hépatite ne peut plus attendre ! Il est temps d'agir pour sauver des vies », a-t-il martelé. Romuald Djivoessoun, secrétaire permanent de l'Affhe, quant à lui, a animé une communication sur le thème "Rôle et engagement des parlementaires béninois pour intensifier les actions de lutte". Il explique qu’au regard du contexte actuel, avec l'hépatite virale qui représente l'une des menaces les plus graves auxquelles l'Afrique est confrontée, le rôle des parlementaires dans la riposte est majeur. Après un bref rappel des rôles traditionnels reconnus aux parlementaires, le communicateur a dressé en quatre points la responsabilité déterminante des élus du peuple dans ce combat, à savoir : porter les préoccupations des populations, des Osc et des malades de l'hépatite à travers des questions au gouvernement, s'assurer, avant le vote du budget général de l'État, que des ressources suffisantes sont prévues pour la prévention, les soins et le traitement de l'hépatite et saisir toutes les opportunités pour plaider auprès des Partenaires techniques et financiers à accompagner le Bénin dans sa volonté d’éliminer l'hépatite à l'horizon 2030. Il s’agira aussi d’organiser des missions parlementaires pour évaluer les politiques et décisions prises par l'Exécutif en ce qui concerne la vaccination des nouveau-nés dès la naissance et de planifier des initiatives et actions parlementaires pour un suivi des interventions visant l'élimination de l'hépatite. « La voix des parlementaires doit faire échos dans les débats nationaux, régionaux et internationaux sur les hépatites, et ils doivent veiller au respect des engagements pris par les autorités en matière de lutte contre les hépatites virales», a-t-il fait savoir. Pour finir, il a indiqué qu'avec l’avènement du Réseau des parlementaires de l’Afrique francophone contre les hépatites et l’engagement remarquable de ses membres, l'Afrique francophone en général et le Bénin en particulier ont de fortes chances d’être hissés au rang des pays ayant fait de progrès remarquables pour l’élimination de l’hépatite d’ici 2030, mais pour qu'il en soit ainsi, chaque parlementaire a un rôle déterminant à jouer. Au terme des travaux, des recommandations ont été formulées et un appel à l’action des parlementaires a été lancé pour une mobilisation politique, un renforcement des politiques de prévention, une stratégie active de dépistage, un accès aux traitements pour tous, une intensification des efforts de recherche pour la guérison de l’hépatite B et un renforcement des politiques d’information des citoyens, de respect des personnes et de formation des professionnels. Santé 10 août 2021


Professeur Josué Georges Avakoudjo à propos du cancer de la prostate: « C’est le mal masculin de la décennie actuelle… »
Souvent découvert après la cinquantaine, le cancer de la prostate est comme l’épée de Damoclès qui plane sur les hommes. Pour le Professeur Josué Georges Avakoudjo, chirurgien urologue, chef du service d’urologie au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga, le cancer de la prostate est même le mal masculin de la décennie actuelle et du siècle à venir. Il nous éclaire davantage sur cette tumeur. La Nation : Professeur, pourquoi dites-vous que le cancer de la prostate est le mal masculin de la décennie actuelle ? Professeur Avakoudjo : Le cancer de la prostate est une maladie mortelle. C’est le cancer qui tue le plus d’hommes au monde. Le cancer de la prostate est le mal masculin de la décennie actuelle et du siècle à venir. L’amélioration de l’espérance de vie des hommes, la lutte actuelle contre les cancers gynécologiques, feront exploser une épidémie de cancer de la prostate dans les années à venir. En l’absence de maitrise des facteurs de risque, les urologues devraient être déployés à proximité des populations. Un programme de santé des hommes type Men’s Health a tout son intérêt pour la réduction des cas de cancer de la prostate. Contrairement aux femmes, les hommes ont une faible fréquentation des structures de santé. Les hommes font moins souvent des bilans de santé. Il s’agit du mythe de l’homme super héros. Cette faible fréquentation explique les découvertes des cas de cancer désespérés. Le cancer de la prostate est découvert après 50 ans, plus souvent au-delà de 60 ans. Nous avons en Afrique et au Benin, des cas qui apparaissent avant 50 ans. Ces cas de sujets jeunes nous interpellent sur les facteurs environnementaux de nos pays moins développés qui importent des substances non homologués (aliments, cosmétiques, boissons). Les facteurs environnementaux peuvent donc causer le cancer de la prostate ? Les causes du cancer de la prostate ne sont pas toutes connues et font encore objet de nombreuses recherches par les scientifiques. Malheureusement, peu de pays africains allouent des budgets pour la compréhension des maladies telles que le cancer de la prostate. Les causes régulièrement évoquées sont l’hérédité, la race, certains pesticides utilisés pour l’agriculture, les infections sexuellement transmissibles, les facteurs environnementaux qui sont difficiles à identifier. Le cancer se développe grâce à l’association de plusieurs facteurs : un seul facteur ne suffit pas pour causer le cancer. Le cancer nait dans une cellule unique, celle-ci va se multiplier initialement dans la prostate, c’est la phase de maladie localisée où le traitement guérit le mal. Si le traitement tarde, le cancer franchira les barrières de la prostate et se dispersera dans tout l’organisme avec un appétit particulier pour les os. Tous les organes du corps sont atteints par le cancer à la phase de dissémination : poumon, foie, cerveau etc. Comment savoir que le mal a déjà attaqué son organisme ? Le cancer de la prostate est une maladie grave de la prostate due à une multiplication incontrôlée de certaines cellules de la prostate. Le cancer de la prostate qui se manifeste est déjà une maladie évoluée, dont le traitement est plus lourd. Les urologues préfèrent diagnostiquer le cancer avant qu’il ne s’exprime : nous parlons de dépistage. Rappelons cependant les signes classiques, des signes les plus banals aux plus préoccupants : les difficultés à uriner, l’impression que la miction est entrecoupée, la sensation de vidange incomplet de la vessie au terme de la miction, l’incapacité d’uriner malgré une envie pressante d’uriner, la présence de sang dans le sperme après les rapports sexuels, une boiterie à la marche d’apparition récente, des douleurs dans le dos, des paralysies des deux jambes, la fatigue intense. Au sujet des douleurs à la hanche et dans le dos, plusieurs cas de cancer de la prostate ont été découverts chez des kinésithérapeutes. Un homme de plus de 50 ans qui se fait masser le corps devrait vérifier l’état de sa prostate. Y a-t-il un traitement efficace pour les personnes déjà atteintes ? Il existe un traitement qui guérit les cancers de la prostate diagnostiqués précocement. Ces traitements sont la chirurgie et la radiothérapie. La chirurgie du cancer de la prostate est possible au Bénin en chirurgie ouverte. Les patients qui nécessitent une chirurgie robot assistée voyagent hors d’Afrique pour ce soin. La radiothérapie est disponible dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest. Au Bénin, la radiothérapie est attendue dans le nouvel hôpital de référence en construction à Abomey Calavi. Les cancers de la prostate au stade avancé bénéficient de soins à base de médicaments à avaler et à injecter. Le traitement est cher et à vie. Le cancer de la prostate tue et appauvrit les familles. Les soins d’un cancer avancé coûtent en moyenne 400 000 francs Cfa par trimestre. Certains médicaments coûtent 2 millions par mois. Une subvention de l’Etat serait souhaitable pour la prise en charge des patients souffrant de cancer, tous les cancers en général. Le cancer de la prostate apparait chez des hommes à l’orée de la retraite alors que leurs revenus ont déjà baissé. Dans un contexte où les soins sont onéreux, prévenir vaut mieux que guérir ! Comment se prémunir contre ? Depuis l’adolescence, les garçons devraient être informés sur l’hygiène de la prostate qui consiste à se préserver des infections sexuellement transmissibles. Les garçons dont les pères ou oncles ont souffert de cancer de la prostate devraient démarrer le dépistage du cancer de la prostate à partir de 45 ans. Tous les hommes devraient avoir un bilan de leur prostate à partir de 50 ans. Sur le plan alimentaire, aucune recette n’a démontré sa protection contre le cancer. J’insiste sur le rôle combiné de plusieurs facteurs dans la survenue du cancer de la prostate. Plus d’une centaine de facteurs sont suspectés. Faut-il le redire : Le cancer de la prostate est le mal masculin de la décennie actuelle et du siècle à venir? Santé 10 août 2021


Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux: Le greffier échange avec le ministre Abdoulaye Bio Tchané
En visite de travail au Bénin, Abubacarr Tambadou, représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies au Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, a rencontré, vendredi 6 août dernier, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale. Au menu des échanges, le renforcement de la coopération entre le Bénin et cette institution. Avec Abdoulaye Bio Tchané, le représentant du Secrétaire général des Nations Unies au Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, Abubacarr Tambadou, a évoqué des sujets d’intérêt majeur ayant rapport avec la coopération entre le Bénin et son institution ainsi que les modalités de son renforcement. « J’ai eu des échanges féconds avec le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané sur la forte contribution et l’assistance du Bénin au Mécanisme depuis des années, mais également sur la façon dont le Bénin pourrait continuer à accompagner le Mécanisme dans ses interventions sur le terrain », a-t-il fait savoir au sortir du cabinet du ministre. Selon le greffier du Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, le Bénin joue un rôle éminemment important et ceci depuis des années, en particulier en rapport avec la Cour pénale internationale (Cpi).Et au regard de cela, a-t-il laissé entendre, il a eu de fructueuses discussions avec le ministre d’Etat sur « la poursuite des relations entre le Bénin et le Mécanisme ». En dehors du ministre Abdoulaye Bio Tchané, Abubacarr Marie Tambadou, greffier du Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, profitera de son séjour pour échanger avec d’autres personnalités et autorités béninoises. Il visitera quelques endroits stratégiques pour avoir une idée claire de la situation afin d’entrevoir comment renforcer davantage la coopération existante entre le Bénin et l’institution. De nationalité gambienne, l’hôte du Bénin a été promu à ce poste le 2 juillet 2020, par le Secrétaire général de l’Onu.   Par Alain ALLABI Actualités 09 août 2021


Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste: « On parle de menstrues précoces quand elles surviennent avant l’âge de 10 ans »
La précocité des menstruations chez les adolescentes n’est plus un tabou aujourd’hui. Si certains parents s’en inquiètent, Lionel Fréjus Daniel Gangbè, diététicien nutritionniste et spécialiste en promotion de la santé, justifie plutôt le phénomène par un ensemble de facteurs affectifs, sociaux et sanitaires. Il n’exclut aussi pas l’influence de l’alimentation et exhorte les parents à être disponibles pour accompagner les filles dans cette période délicate. La Nation : La précocité des menstruations chez les adolescentes est devenue pratiquement la norme dans notre société aujourd’hui. Certains justifient le phénomène par leur alimentation. Etes-vous de leur avis ? Lionel Fréjus Daniel Gangbè: L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) définit l’adolescence chez les filles à partir de 10 ans. L’adolescence, c’est donc la période qui couvre la tranche d’âge de 10 à 19 ans. Cela veut dire que tant que la menstruation apparaît dans cette tranche, on ne saurait la qualifier de précoce. On parlerait de menstruations précoces lorsqu’elles surviennent avant l’âge de 10 ans. Beaucoup de facteurs expliquent ce phénomène. Il peut être d’origine psychologique ou hormonale. Le stress au niveau de l’environnement familial ou sociétal fait partie des causes psychologiques qui peuvent amener l’organisme à déclencher le processus des menstruations précoces. Cela peut s’observer chez les enfants qui sont très tôt exposés à la sexualité. La première menstruation est à la fois source d’inquiétude et de complexité au sein des familles, selon qu’elle survient à un âge relativement précoce ou avancé. Qu’en dites-vous ? On ne saurait définir un âge requis pour les premières menstruations. Elles apparaissent parfois chez certaines filles et disparaissent jusqu’à un certain âge. Les effets de pression ou encore des circonstances particulières peuvent provoquer cela. Des causes alimentaires, sanitaires ou affectives pourraient l’expliquer. Existent-ils des types d’alimentation spécifiques à la base de cette situation ? Nous sommes ce que nous mangeons. Il n’y a pas d’aspect de notre vie sur lequel l’alimentation n’a pas un impact direct. Nous consommons aujourd’hui beaucoup d’aliments trop gras, trop salés ou trop sucrés qui agissent sérieusement sur les hormones. Mais ce n’est pas parce que nous mangeons du maïs et de la banane à la fois par exemple que les menstruations interviennent précocement. L’alimentation peut jouer un rôle. Autrefois, elle était naturelle et subissait très peu de transformation. Aujourd’hui, nous avons subi une transition nutritionnelle trop riche en sucre et en sel. Sans oublier le phénomène des organismes génétiquement modifiés (Ogm) et la production des aliments à base de pesticides. Tout cela a un impact sur la santé que la science même n’a pas encore fini de déceler et peut expliquer la survenue précoce des menstruations chez les filles. Une alimentation trop riche en sucre entraîne au niveau du pancréas une augmentation de la production de l’insuline. Ce qui peut entraîner au niveau du cycle de la femme une augmentation de la production des prostaglandines (hormones à la base des contractilités au niveau de l’utérus) qui provoquent des règles douloureuses. Quelles sont les habitudes alimentaires à privilégier pour améliorer le bien-être de l’adolescente avant et pendant les menstruations ? Il faut la soumettre à une alimentation équilibrée en quantité et en qualité pour améliorer son bien-être. Sur le plan qualitatif, il importe de lui apporter les différents nutriments dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. Il faut manger en quantité suffisante les différents groupes alimentaires susceptibles de fournir à l’organisme les nutriments nécessaires à son fonctionnement. Le guide alimentaire béninois téléchargeable sur internet gratuitement renseigne sur les différents groupes d’aliments et aide à faire de meilleurs choix alimentaires. Le groupe des céréales et tubercules procure à l’organisme des glucides. Celui des légumineuses, viandes et poissons lui procure des protéines. Et celui des fruits, légumes et produits laitiers fournit à l’organisme le calcium. Manger équilibré qualitativement et quantitativement suppose que l’adolescente doit prendre au moins un aliment de chaque groupe. Il n’est pas dit qu’à chaque repas, il faut un produit laitier. Toutefois, on en tient compte pour rappeler l’importance du calcium surtout chez les enfants et les adolescents, afin de soutenir leur croissance osseuse. Les aliments trop sucrés pendant les menstrues sont déconseillés. Il en est de même des boissons sucrées, gazeuses, alcoolisées et des caféines. D’aucuns disent que les régimes trop stricts ne sont pas toujours favorables à la survenue des menstruations. Dans ces conditions, n’expose-t-on pas les adolescentes à des risques sur le plan sanitaire ? Les régimes ne sont pas indiqués lors des menstruations. Il ne s’agit pas de faire des restrictions. Ce n’est pas une période où il faut exposer l’enfant à la dénutrition. L’habituer à ces restrictions, c’est lui faire prendre des habitudes non indiquées qu’elle peut développer jusqu’à la ménopause. Il faut juste manger équilibré en évitant surtout le trop plein de sucre. Quelle doit être la part de responsabilité des parents ? L’adolescence est une période sensible. C’est une période où les filles vont développer leurs caractères sexuels, poussent les seins, les fesses, les poils du pubis et les premières menstruations. Il faut préparer psychologiquement l’enfant à cela, encadrer leur hygiène menstruelle. L’encadrement parental est inévitable pour assurer une gestion adéquate des menstruations chez les adolescentes. C’est une période où la croissance de la fille atteint son summum. Il faut aider l’enfant à avoir une alimentation équilibrée au cours de cette période en vue de couvrir l’essentiel de ses besoins alimentaires. Autrement, cela peut provoquer sa dénutrition. Or, lorsqu’une adolescente est dénutrie, elle est susceptible d’engendrer plus tard des enfants malnutris. Un enfant malnutri est un facteur de sous-développement. Santé 09 août 2021


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