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Nouvelles

Coupe du monde Russie 2018: Nigeria-Argentine, pour une place en huitième de finale
[caption id="attachment_29697" align="alignnone" width="1024"]L'équipe du Nigéria[/caption]

Le Nigeria et l’Argentine s’affrontent pour la cinquième fois en Coupe du Monde, ce mardi à Saint-Pétersbourg, pour le compte de la troisième journée des matchs dans le groupe D. Une rencontre de dernière chance pour ces deux sélections, sérieux prétendants pour les huitièmes de finale.

Après sa brillante victoire (2-0) sur l’Islande, le Nigéria effectue ce mardi sa troisième sortie face à l’Argentine de Lionel Messi. Et pour cette cinquième confrontation entre les deux nations en coupe du Monde, l'Argentine aura la pression sur ses épaules après leur humiliation (3-0) face à la Croatie. Avec seulement un petit point au compteur après deux matches, l’Albiceleste est contrainte de remporter face aux Super Eagles pour espérer arracher son billet pour le prochain tour. Il faudra une large victoire à Lionel Messi et ses coéquipiers pour passer sans calculette en main. En manque de sérénité, de coordination depuis leur débâcle face aux Croates, le plus gros défi des poulains de Jorge Sampaoli dans cette rencontre reste le mental et la cohésion du groupe. Cette situation a suscité une réunion pour colmater les brèches, selon Javier Matcherano qui confie : « On a eu une réunion pour tenter de trouver des solutions pour sortir de cette situation, nous améliorer et parvenir à nous qualifier pour les huitièmes. Malheureusement, le bruit qu’il y a autour ne nous aide pas », a-t-il déclaré.
Le Nigeria resté sur quatre défaites face l'Argentine en Coupe du Monde abordera cette rencontre non seulement avec confiance mais aussi avec une réelle volonté de prendre leur revanche sur l’Albiceleste, leur bête noire depuis vingt-quatre ans dans ce tournoi.
Revigorés par leur victoire (2-0) face aux Scandinaves, les Super Eagles joueront également pour s’offrir leur quatrième huitième de finale en Coupe du Monde. Pour avoir réussir là où l’Argentine a échoué, Michel Obi et ses coéquipiers comptent jouer leur va-tout pour passer le cap du premier tour. « Nous avons un bon mélange dans l'équipe, entre des joueurs capables de garder le ballon et des joueurs très rapides. Nous espérons être capables de continuer à jouer comme ça, car c'est ce que nous avons toujours voulu », a-t-il laissé entendre. Le sélectionneur du Nigeria Gernot Rohr devra donc effectuer le meilleur classement possible.

Sports 26 juin 2018


Entretien avec la Révérende pasteure Fifamè Fidèle Houssou-Gandonou: « Le féminisme n’est ni en contradiction, ni incompatible avec la foi chrétienne »
[caption id="attachment_29696" align="alignnone" width="1024"]La Révérende Fifamè Fidèle Houssou-Gandonou[/caption]

Docteure en théologie, option Ethique féministe, enseignante et auteure, spécialiste en féminisme, genre et développement, la Révérende pasteure Fifamè Fidèle Houssou-Gandonou est connue pour ses prises de position sur le féminisme qui tranche avec l’ordinaire. Cette servante de Dieu qui mène des réflexions sur la condition féminine vue sous l’angle religieux, aborde dans cet entretien, ce qu’elle appelle « les fondements éthiques du féminisme ».

La Nation : Pour vous, c’est quoi le féminisme ?

Révérende Fifamè Fidèle Houssou-Gandonou : Malgré son apparence révolutionnaire, le discours féministe exprime à sa manière une exigence éthique universelle. Au-delà des femmes, il s’adresse à toute personne soucieuse de voir triompher l’égalité pour tous, la justice pour tous, la dignité pour tous. Le féminisme est l’attitude de ceux et celles qui souhaitent que les femmes aient les mêmes droits que les hommes et soient traitées comme des êtres créés à l’image de Dieu. Morgane Merteuil le dit très simplement quand elle écrit que le féminisme vise à l'extension des droits des femmes, à leur émancipation, la liberté de ces dernières ayant tendance à être définie en fonction des attentes et des besoins des hommes.

Qu’est-ce qui a motivé votre intérêt pour un tel sujet ?

Tout est parti de l’observation de la condition féminine en Afrique en général et au Bénin en particulier. La condition féminine en Afrique et au Bénin en particulier n’est pas reluisante. Dans un contexte où des femmes sont victimes de l’exclusion et de la maltraitance, le combat féministe prend tout son sens. Il faut reconnaître les avancées réelles qui se sont produites dans notre pays comme ailleurs, et l’amélioration sensible de la condition féminine. Mais il reste, notamment, à changer radicalement l’image dévalorisante de la femme qui continue d’être perçue, à des degrés divers, comme une citoyenne de seconde zone. La religion joue ici un rôle que l’on ne saurait négliger. Une certaine lecture de la Bible par exemple, la plus répandue partout dans le monde et singulièrement en Afrique, accrédite l’idée de l’infériorité congénitale de la femme par rapport à l’homme. Il faudra interroger cette lecture en montrant que d’autres lectures sont possibles, en distinguant soigneusement, dans le texte biblique, l’essentiel et l’accessoire : le noyau substantiel du message chrétien, d’une part, et d’autre part l’enveloppe culturelle dans laquelle il s’exprime, et qui est en effet fortement marquée par un système de préjugés que l’on retrouve, hélas, dans toutes les cultures de l’époque et même d’aujourd’hui : le chauvinisme mâle.

Quels regards porte-t-on sur la femme en Afrique ?

Du point de vue littéraire, et de concert avec les œuvres étudiées, nous retenons que la condition de la femme en Afrique est très peu enviable. Le regard de la société confine la femme dans ces lieux traditionnels que sont la cuisine, la maternité et le marché. Le regard sur la femme est souvent à la base des formes d’assujettissement que sont la polygamie, le mutisme, les mutilations génitales, l’initiation sexuelle, les rites d'initiation qui marquent le passage de la puberté à l'âge adulte, le rite de naissance, le veuvage, le lévirat, etc. Le système mis en place par la société semble privilégier la loi du mâle qui veut que la femme soit au service de l'homme et de la société.
Dans la société africaine et béninoise en particulier, le regard des hommes sur les femmes est d’une étrange ambivalence. D’un autre côté, les hommes regardent la femme comme un délice pour les pères et pour l’homme en général (le mari). Dans ce sens, on dit que celui qui a fait des filles est potentiellement riche ; la femme est donc vue comme une propriété et une richesse.
D’un côté, les hommes perçoivent les femmes comme psychologiquement, moralement et intellectuellement faibles. La femme est perçue comme un objet esthétique, à la limite décoratif et ayant pour but d’agrémenter ou d’embellir l’existence de l’homme. Elle est également vue comme la source des malheurs et parfois un obstacle. Comme cela, la femme est sous la surveillance de son père jusqu’à son mariage où cette surveillance se transfère à son époux. Ce qui fait d’elle une perpétuelle mineure et l'expose à l’exclusion de la vie sociopolitique, à l’exploitation et à la violence sous toutes ses formes.

Que dire alors du regard de la femme sur elle-même ?

Les femmes intériorisent généralement la situation qui leur est faite par la société. Ainsi, le plus grand souhait d’une jeune fille est le foyer, oui le foyer, un mari et des enfants. Elle se voit à travers son rôle et jamais dans son être et sa nature d’être humain créé à l’image de Dieu au même titre que l’homme devant être dans un rôle de partenariat et de vis-à-vis avec ce dernier dans la gestion de la cité.
Je dirais aussi que notre problème, c’est d’abord d’être femmes et de vivre dans un monde dirigé par les hommes. Les hommes eux-mêmes le disent, ce sont eux qui dirigent le monde dans lequel nous sommes, nous femmes, pour paraphraser Hélène Yinda.

Alors, le féminisme est-il la meilleure réponse ?

Oui le féminisme comme réponse, parce qu’il persuade que la condition des femmes et les injustices criardes auxquelles elles sont soumises appellent de toute nécessité une réplique. Cette réponse est à la fois une action et un discours : un discours qui rétablit la femme dans sa dignité d’être humain et une action destinée à imposer dans les faits cette dignité bafouée. Le féminisme n’est ni en contradiction, ni incompatible avec la foi chrétienne, encore moins avec la volonté de Dieu pour ses créatures. Il vise plutôt à rétablir l'équilibre en théologie et dans la société. En cela, il est la meilleure réponse visant à réduire les influences du système patriarcal de la société et permettant une vie plus humaine pour l’homme et la femme. Le féminisme ambitionne l'intégration de la femme à la vie sociopolitique. Mariama Bâ l’exprime en ces mots : « La femme ne doit plus être l’accessoire qui orne. L'objet que l'on déplace, la compagne qu’on flatte ou calme avec des promesses. La femme est la racine première, fondamentale de la nation où se greffe tout apport, d'où part aussi toute floraison. Il faut inciter la femme à s’intéresser davantage au sort de son pays ».

En quoi le féminisme est une question éthique et théologique ?

S’il y a lieu de rechercher les fondements éthiques et théologiques du féminisme, c’est que cette doctrine est souvent décriée pour ses exagérations et ses abus. Le féminisme apparaît à première vue, pour l’observateur superficiel ou pressé, comme un discours subversif qui remet en cause les rapports naturels entre l’homme et la femme. Il apparaît ainsi, à la limite, comme une doctrine immorale.
De plus, il est souvent perçu en Afrique, comme « une affaire de Blancs » ou plus exactement, dans le cas d’espèce, comme une « affaire de Blanches », et donc liée à la culture occidentale et totalement dépourvue de sens dans le contexte africain.
La base du féminisme étant le mal-être du vécu féminin, son discours est orienté vers une éthique de l'égalité, de la liberté, de la dignité et de la responsabilité. Le féminisme fait donc appel à des valeurs éthiques qui apportent le changement du mieux-être. Il s’agit pour la femme d’être reconnue et traitée comme sujet et comme personne créée à l'image de Dieu et rachetée par la grâce de Dieu.

Vous prônez finalement l’égalité homme-femme, on dirait !

En Jésus, Dieu dit la dignité et revalorise la condition. L'aliénation de la femme comme celle de l'homme est une forme d'insulte au Dieu de Jésus-Christ. Construire une société sans une disposition égalitaire et digne entre l'homme et la femme, c'est renoncer à l’évangile libérateur. Le féminisme veut amener les femmes à être sujet, c'est-à-dire savoir ce qu'on est et ce qu'on doit devenir. Ce dynamisme du savoir-être et du devenir est une décision d'orientation de vie. C'est être une personne, penser par soi-même et s'accomplir soi-même, c'est dire : je suis. C’est décider de se donner ou de suivre une ligne de conduite conforme au bien, à la vertu. Letty Russell le dira clairement en ces termes : « Les êtres humains ont besoin d’être acceptés comme sujets et non pas comme des choses ou des objets que quelqu’un d’autre manipulerait. Ils ne peuvent être réduits à de simples fonctions ou de simples rôles dans la société et les organisations ». Ce refus de se laisser manipuler et traiter comme objet passe nécessairement par une prise de conscience de son état. Cette prise de conscience est éthique et conduit à la volonté d'être sujet.

Quel sera votre mot de fin pour conclure cet échange ?

C'est une bataille, une lutte, un voyage et une vie. Compris de cette manière, le féminisme est un rappel à l’ordre de la création telle que rapportée par les Écritures Saintes avec pour ancrage homme et femme créés à l’image de Dieu et ayant reçu la même responsabilité de protection et la gestion de la création. Plusieurs versets bibliques dans les évangiles mettent l'accent sur ces valeurs éthiques que soulève la lutte féministe : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les-leur, vous aussi, de même ; car c’est là la loi et les prophètes.

Société 26 juin 2018


Après la fuite des épreuves dans le Mono: Un nouvel examen blanc a commencé hier

Les candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc session de juillet 2018) dans le Mono planchent à nouveau depuis, ce lundi 25 juin, dans le cadre de l’examen blanc à l’échelle départementale. Il s’agit d’une nouvelle série de compositions organisées pour remplacer le précédent examen blanc entaché de fraudes massives sur presque toutes les épreuves. 

En effet, une fuite des épreuves a été enregistrée dans le cadre du premier examen blanc organisé, il y a quelques jours dans ce mois de juin, au profit des candidats. La fuite qui n’aurait épargné que l’épreuve d’anglais a été remarquée, le mercredi 2 juin dernier dans plusieurs communes du Mono telles qu’Athiémé, Comé et Lokossa, alors que les travaux de correction avaient déjà commencé avant d’être suspendus.

 

Actualités 26 juin 2018


Mise en œuvre des réformes communautaires: Le Bénin se prépare à la revue annuelle édition 2018 de l’Uemoa

Le Bureau de représentation de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) organise, les 25 et 26 juin à Cotonou, un atelier national de revue et de suivi de la mise en œuvre des réformes communautaires. Occasion pour faire le point des projets et programmes mis en œuvre par l’union au Bénin, cette rencontre vise à préparer le pays pour la revue annuelle édition 2018 qui se tiendra en fin d’année.

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est déterminée à favoriser l’accélération de l’application des réformes politiques, programmes et projets communautaires dans le cadre de l’approfondissement de l’intégration régionale. Pour l’évaluation de ces réformes, il a été initié la revue annuelle des projets et programmes mis en œuvre au sein de chaque Etat membre de l’union. C’est dans ce cadre que se tient l’atelier national de revue et de suivi de la mise en œuvre des réformes communautaires organisé depuis hier pour préparer le Bénin à la revue annuelle édition 2018 qui se tiendra en fin d’année.
A l’ouverture des travaux, le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo, a souligné qu’il s’agit d’un atelier qui vise à accompagner le pays hôte dans l’évaluation de la mise en œuvre des réformes communautaires de l’union.
En organisant l’atelier, le Bureau de représentation de la Commission de l’Uemoa veut aider les différents acteurs impliqués dans les projets et programmes communautaires à mieux se préparer pour la revue annuelle. Ainsi, durant les deux jours de travaux, la nouvelle méthodologie d’évaluation des Etats membres sera présentée. Les différents acteurs étudieront ensemble l’état des lieux de la mise en œuvre des recommandations de la revue annuelle édition 2017 à l’endroit du Bénin. Ils feront également l’état des lieux de la mise en œuvre en cours des réformes, politiques, programmes et projets de l’Uemoa au Bénin pour en recueillir les évolutions réalisées. Les principales difficultés rencontrées seront recensées par les acteurs qui identifieront aussi les blocages, les analyses et proposeront des pistes de solutions.

Les recommandations de 2017

Komlan Agbo souligne qu’il ressort de l’évaluation annuelle 2017 que le Bénin a affiché un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 63,7 %. Malgré ce taux de réalisation qui est certes réconfortant, des recommandations aussi bien à l’endroit de la Commission de l’union que du Bénin ont été formulées afin de l’améliorer pour l’édition 2018.
A l’endroit du Bénin, il est recommandé d’accélérer la transposition des directives relatives à la concurrence, à la libre circulation et au droit d’établissement des professions libérales, à la sécurité sociale et à la pêche. Le Bénin devrait également procéder à l’application intégrale des dispositions des textes communautaires ; veiller au respect des engagements relatifs à la mise en œuvre effective du Règlement 14 relatif au contrôle de la charge à l’essieu et veiller au respect des délais d’exécution des programmes et projets communautaires en cours d’exécution.
L’atelier de travail implique la participation effective de représentants des départements ministériels, des maîtres d’ouvrage délégués, des points focaux, des coordonnateurs et chefs de projets mis en œuvre par la Commission de l’Uemoa au Bénin. Il fait suite à une réunion de suivi de la mise en œuvre des réformes, programmes et projets de l’Uemoa au Bénin organisée les 29 et 30 juin 2016?

Société 26 juin 2018


Visite du ministre Aurélien Agbénonci au Japon: L’ambassadeur Kiyofumi Konishi fait le point

Invité par son homologue du Japon Taro Kono, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci, a effectué une visite officielle au pays du Soleil levant du lundi 18 au jeudi 21 juin dernier. Lors d’une conférence de presse donnée, ce lundi 25 juin, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, a fait le point des échanges entre les deux parties.

Le projet de construction d’un échangeur au carrefour Cfao-Toyota préoccupe le chef de l’Etat, Patrice Talon. Lors de sa visite au Japon du 18 au 21 juin dernier, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci, et son homologue du Japon, Taro Kono, ont abordé le sujet. « Nous souhaitons qu’une mission de l’étude préparatoire soit envoyée le plus rapidement possible à Cotonou afin de concrétiser ce projet ». C’est ce qu’a partagé hier l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près le Bénin Kiyofumi Konishi avec la presse béninoise. En présence du secrétaire général du Maec, il a fait le point des échanges entre les deux ministres au cours d’une conférence de presse tenue dans l’enceinte de l’ambassade.
Au Japon, il était question de renforcer les liens d’amitié entre les deux pays, de passer en revue les axes et les ambitions de coopération bilatérale. Sur le plan politique, les deux parties se sont montrées favorables au renforcement de la démocratie, des droits humains, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance. Sur les questions de développement, le Programme d’action du gouvernement, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement et l’accès en eau potable, le renforcement stratégique du port de Cotonou, la construction d’infrastructures..., étaient au cœur des échanges. Les deux ministres sont d’ailleurs revenus sur la réussite et la mise en œuvre effective des engagements de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad). Le ministre Aurélien Agbénonci a sollicité l’appui du Japon dans la réalisation des ambitions du gouvernement. Il a exprimé sa reconnaissance au Japon pour le projet de construction et d’équipement de l’hôpital de zone d’Allada dont l’achèvement est prévu au mois de juillet prochain ainsi que le projet de construction d’écoles primaires dans le département de l’Atlantique dont la cérémonie de signature et d’échanges de notes est intervenue en décembre 2017. Le renforcement de la coopération culturelle et académique était aussi au menu des échanges.
D’intelligence sur la nécessité d’augmenter le nombre de membres permanents ou non du Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre Aurélien Agbénonci a exprimé son soutien au Japon pour qu’il intègre les membres permanents. Il a également confirmé le soutien du Bénin en faveur des candidatures japonaises aux différentes institutions internationales y compris l’élection des membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies en 2020.

Actualités 26 juin 2018


Suite au reclassement dans la Police républicaine: Treize officiers portent désormais leurs nouveaux galons dans le Mono

Une cérémonie de port de galons a été organisée, ce lundi 25 juin dans l’enceinte de la direction départementale de la Police républicaine du Mono. Présidée par le secrétaire général de la préfecture de Lokossa, Arnaud Agon, elle s’inscrit dans le cadre de l’application du décret n°2018-170 du 16 mai 2018 portant reversement et reclassement de 247 commissaires de police.

Treize officiers et sous-officiers, en service dans le Mono ont porté, ce lundi 25 juin, de nouveaux galons, avec l’application du décret n°2018-170 du 16 mai 2018 portant reversement et reclassement de 247 commissaires de police. C’était à la faveur d’une cérémonie sobre organisée à leur intention dans l’enceinte de l’ex-Groupement de gendarmerie de Lokossa devenue direction départementale de la Police républicaine du Mono.
Deux commissaires principaux de Police, quatre capitaines de police et sept lieutenants de police sont les bénéficiaires. Les galons leur ont été portés par le secrétaire général de la préfecture, Arnaud Agon, et le directeur départemental de la Police républicaine, Jacques Tonoukouin, et son adjoint. Se félicitant de l’effectivité du port des nouveaux galons à ses collaborateurs, Arnaud Agon explique que c’est une valorisation des compétences et une source supplémentaire de motivation. Il sera appuyé par le commandant du commissariat central de la ville de Lokossa, Constant Badet, promu lui aussi commissaire principal et fier d’arborer ses nouveaux galons de commissaire principal. « Cette promotion nous engage à plus de responsabilité dans la sécurisation de tout le département », a-t-il souligné.

Société 26 juin 2018


Journée inter-forces armées dans le Couffo: L’aumônerie militaire engage les hommes en uniforme à resserrer les liens

La Police républicaine et les unités militaires, opérationnelles dans le département du Couffo, se sont retrouvées, jeudi 21 juin dernier, pour célébrer l’édition 2018 de leur journée de fraternité inter-forces armées et de reboisement. Initiée par l’aumônerie militaire du diocèse de Lokossa, cette célébration marquée par une série d’activités, dont un repas de corps, a permis d’appeler au renforcement de l’ambiance de collaboration.

Soutenue par les autorités politico-administratives du Couffo, la Journée inter-forces armées et de reboisement s’inscrit dans le cadre des activités de l’aumônerie militaire du diocèse de Lokossa. Initiative récréative et de reconnaissance envers l’Eternel, Dieu des armées, la célébration de la journée vise à promouvoir une meilleure ambiance de vivre ensemble au profit des hommes en uniforme.
Les festivités de la présente édition ont démarré mercredi dernier à Azovè, une ville de la commune d'Aplahoué, par le reboisement d’un domaine du Ceg 1 de la commune. Au total, 1250 plants ont été mis en terre par des militaires du 3e Bataillon interarmes, des douaniers, des sapeurs-pompiers et des agents de la Police républicaine ainsi que ceux des Eaux, forêts et chasse. Cette activité sera suivie d'un don de sang, dans l’enceinte de l’établissement scolaire.
Fiers d’avoir accompli cet acte humanitaire, les professionnels à l’honneur se dirigeront, en caravane, vers la paroisse Immaculée Conception d’Azovè pour un culte d’action de grâce. Célébrée par l’évêque Victor
Agbanou du diocèse de Lokossa, cette messe a également permis d’invoquer les bénédictions divines pour mieux assumer avec dignité et abnégation les différentes missions à charge. Le prélat rassurera, à son tour, que c’est une bonne idée de se porter vers l’église avec ces intentions. « Vous avez de la chance en posant ce geste très fort de confier votre travail à Dieu », encourage-t-il. S’appuyant sur les textes bibliques lus pour la circonstance, l’évêque Victor
Agbanou, rassure de l’assistance divine recherchée mais à condition, nuance-t-il, de défendre les vertus humaines et les attributs de Dieu. Il conseillera de vivre sa carrière avec exemplarité dans la crainte de Dieu à l’image du prophète Elysée. « Rechercher d’abord le royaume de Dieu et le reste vous sera donné en surplus », a insisté le président en exercice de la Conférence épiscopale du Bénin.
A sa suite, le directeur départemental de la Police républicaine, Constant Cachémè promet que les enseignements sont bien retenus et seront mis en pratique sur le terrain. Un repas de corps, autour du prélat, a mis un terme à la célébration de cette année.

Satisfaction

Il y a quatre ans que le diocèse de Lokossa a pris l’initiative de la Journée inter-forces armées. A l’issue de la célébration, l’évêque n’a pas caché sa satisfaction quant à l’adhésion rencontrée par l’initiative. Il s’est également félicité que celle-ci fasse école déjà au niveau du diocèse de Natitingou. « C’est après nous que Natitingou a commencé la célébration de la Journée inter-forces armées », a clarifié l’évêque Victor Agbanou. « Le motif de sa satisfaction, précise-t-il, est la création des conditions pour la résolution des conflits au sein des unités et entre unités militaires. »
L’aumônerie militaire travaille à la cohésion des hommes en uniforme et leur apporte l’assistance spirituelle et morale de l’Eglise dans le cadre de l’exercice de la force de coercition.
Forts de l’effet de brassage et de décrispation de l’ambiance de collaboration, qui se consolident au fil des éditions, le représentant du préfet et le directeur départemental de la Police républicaine expriment le même sentiment de satisfaction et s’engagent à perpétuer la célébration de la Journée. Le directeur départemental de la Police républicaine soutient, par ailleurs, que l’initiative participe aussi de la maîtrise de la sécurité dans le département. « Au-delà de ses volets sanitaire, environnemental et festif, la solidarité cultivée à travers la Journée inter-forces armées est une belle initiative, qui sert de lit à la synergie d’actions prônée par le gouvernement, dans le cadre de la gestion de proximité de la sécurité », appuie le directeur de la Police républicaine pour le Couffo.

Société 26 juin 2018


Traversée et contournement de Parakou: Des corrections à effectuer avant la livraison des ouvrages

Dans le cadre du suivi des ouvrages routiers en cours de réalisation au Bénin, une délégation conduite par le directeur général adjoint des Infrastructures, Arsène Soglo, était sur les chantiers du projet de transport urbain de la ville de Parakou, ce lundi 25 juin. L’occasion lui a permis de constater l’état d’exécution et la qualité des travaux effectués. Mais avant la livraison des ouvrages, quelques corrections devront leur être portées.

En cours depuis un moment, les travaux de réalisation du projet de transport urbain de Parakou sont en train de s’achever. Une délégation de la direction générale des Infrastructures a effectué une descente sur les différents chantiers, lundi 25 juin, et a relevé quelques déformations et autres dégradations. Elles devront être corrigées avant la livraison des ouvrages.
« J’ai noté avec satisfaction les efforts de l’entreprise chinoise, Sinohydro, par rapport à l’ensemble des travaux. C’est vrai qu’on est aujourd’hui au-delà des délais et que le projet a connu au début quelques difficultés qui n’ont pas permis à l’entreprise de démarrer sur un bon rythme », a indiqué le directeur général adjoint des Infrastructures, Arsène Soglo, au cours de sa visite des ouvrages réalisés dans le cadre de la traversée et du contournement de la ville. « Mais il est resté certaines sections dans lesquelles j’ai remarqué des dégradations importantes », a toutefois déploré Arsène Soglo. Il a tenu à rassurer les populations de la cité des Koburu que l’administration routière prendra toutes les mesures afin que l’investissement consenti par le Bénin ne soit pas du gâchis. Selon lui, il est inadmissible que de façon aussi précoce, des dégradations se profilent déjà. « L’entreprise a pris l’engagement de faire tout ce qui est en son pouvoir pour corriger rapidement les dégradations. Nous allons les suivre et les encadrer également dans la reprise de ces travaux », a poursuivi le directeur.
En effet, les dégradations constatées sont apparues sur des dos d’âne qui ont été érigés. « Pour sauvegarder l’investissement, nous avons donc pris la décision technique de supprimer ces dos d’âne », a déclaré Arsène Soglo. La nouvelle vision du gouvernement, par rapport à la réalisation des infrastructures, a-t-il tenu à rappeler aux populations, c’est de réaliser des ouvrages durables.
Tout en promettant de porter les corrections exigées, l’entreprise chinoise a souhaité que l’Etat béninois veille au respect des charges à l’essieu des camions poids lourds. « L’Etat veille, non sans quelques difficultés, à la mise en œuvre du Règlement 14 qui est lié au respect des charges à l’essieu. Comme la plupart de ses homologues des pays de la sous-région, le réseau routier du Bénin souffre également du problème de surcharges des camions qui l’empruntent», a laissé entendre Arsène Soglo. « Ce sont les transporteurs qui vont le plus souffrir, si aujourd’hui, on construit les routes qui devront rapidement se dégrader à cause des surcharges de leurs camions. Ce n’est pas normal qu’on réalise des routes pour supporter des 13 tonnes et qu’on en mette des 20, des 25 », a-t-il averti.
A sa suite, Joseph Ahissou, associé à cette visite sur le terrain, a réaffirmé la volonté du laboratoire national que constitue le Centre national d’essais de recherches de travaux publics (Cnertp) dont il est le directeur général, de reprendre son rôle en tant qu’assistant au maître d’ouvrage. Dans un projet d’infrastructures d’une telle envergure, il est à observer que le contrôle sur la qualité des matériaux et l’étude géotechnique comptent pour près de 80 %.

Société 26 juin 2018


Décision Dcc 18-124 du 21 juin 2018 de la Cour constitutionnelle: Le Parlement reconduit ses neuf membres pour le prochain Cos-Lépi

Janvier Yahouédéhou, Sabaï Katè, Gildas Agonkan, Valère Tchobo, Corneille Padonou, Justin Adjovi, Abiba Dafia, Léon Ahossi et Guy Mitokpè sont les neuf représentants de l’Assemblée nationale au sein du prochain Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) qui sera installé le 1er juillet prochain, conformément à la décision Dcc 18-124 du 21 juin 2018 de la Cour constitutionnelle. Le Parlement a plutôt reconduit ses représentants actuels au sein de l’organe qui achève son mandat le 30 juin prochain.

L’Assemblée nationale s’est pliée, ce lundi 25 juin, à la décision Dcc18-124 du 21 juin de la Cour constitutionnelle qui met fin, le 30 juin prochain, au mandat de l’actuel Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) et ordonne l’installation d’une nouvelle mandature à partir du 1er juillet prochain. Suite à cette décision, elle a reconduit purement et simplement ses neuf membres qu’elle avait désignés pour siéger au sein de ce Cos-Lépi dont la mandature a été écourtée par la Haute juridiction.
La majorité parlementaire a désigné les députés Janvier Yahouédéhou, Sabaï Katè,
Gildas Agonkan, Valère Tchobo et Corneille Padonou et la minorité parlementaire a encore jeté son dévolu sur Justin Adjovi, Abiba Dafia, Léon Ahossi et Guy
Mitokpè. La liste nominative commune des neuf députés a été adoptée par 37 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Mais le processus de désignation a été déclenché par quatorze députés qui ont saisi hier le président de l’Assemblée nationale par une correspondance. A travers celle-ci, ils ont demandé l’examen en procédure d’urgence du dossier affecté à la commission chargée des Lois du Parlement. Cette dernière a présenté un rapport oral pour proposer les modalités de désignation des neuf représentants du Parlement tenant compte de la configuration politique de l’Assemblée nationale. La majorité parlementaire devrait en désigner cinq membres et la minorité quatre, conformément aux dispositions du Code électoral. Cette désignation rassure de ce que le prochain Cos-Lépi prêtera serment effectivement dès le 1er juillet prochain devant la Cour constitutionnelle pour achever son mandat le 31 janvier 2019. Les neuf membres du Parlement seront complétés par les deux autres membres de l’organe à savoir le directeur général de l’état civil, Abdon Marius Mikpon’Ai et la directrice générale par intérim de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insaé), Armelle Ahamidé. C’est d’ailleurs au regard de l’urgence de la question que le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a promis de transmettre sans délai au président de la Cour constitutionnelle la décision portant nomination des neuf députés désignés par la Représentation nationale pour faire partie de la prochaine mandature du Cos-Lépi. Cette diligence vise à faciliter la mise en place de cette structure chargée d’apurer et d’actualiser la Lépi en vue des prochaines échéances électorales.

Le Bmp rassure

Juste après la plénière, la coordination générale du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) a donné une conférence de presse pour revenir sur le contexte du vote. Jean-Michel Abimbola, André Okounlola, Orden Alladatin, Rachidi Gbadamassi, Gildas Agonkan et Boniface Yéhouétomè ont expliqué de long en large la pertinence de la décision Dcc 18-124 du 21 juin 2018 de la Cour constitutionnelle.
Selon eux, contrairement à la décision de l’ancienne cour dirigée par Théodore Holo qui a installé l’actuel Cos-Lépi et déclaré que son mandat va jusqu’au 30 novembre prochain, la nouvelle décision vient remettre les pendules à l’heure. La décision Dcc 18-124 du 21 juin 2018 de la Cour constitutionnelle présidée par Joseph Djogbénou remet les choses à l’endroit. Elle respecte les dispositions de l’article 220 du Code électoral qui précise clairement que le Cos-Lépi est mis en place le 1er juillet pour finir son mandat le 31 janvier de l’année suivante. Ce qui n’était pas le cas avec la décision de l’ex-Cour de Théodore Holo qui désorganise le Code électoral. Ce qui constitue une menace pour la paix et la stabilité de la démocratie.
Les conférenciers se réjouissent de la dernière décision de la Haute juridiction qui respecte la légalité et consolide la paix et la démocratie. Raison pour laquelle le Bmp a examiné le dossier en procédure d’urgence à travers une demande déposée par quatorze de ses députés membres. Ce qui n’était pas le cas avec la décision de la Cour constitutionnelle de décembre 2017 qui enjoint à l’Assemblée nationale de désigner ses représentants au sein du Cos-Lépi avant le 21 décembre 2017. Mieux, il n’y avait eu aucune demande d’examen en procédure d'urgence pour l’exécution diligente de cette décision. Ni la majorité parlementaire ni la minorité parlementaire n’avaient fait de démarche dans ce sens. La célérité observée dans l’examen de ce dossier se justifie simplement par le fait que la décision de la Cour constitutionnelle est en phase avec l’esprit et la lettre du Code électoral.
« Personne ne veut brûler le pays. L’Assemblée nationale et le Bmp travaillent pour la paix », insiste Orden Alladatin. C’est pourquoi le Bmp a toujours privilégié jusqu’ici la recherche du consensus avec la minorité parlementaire pour tous les sujets de grands enjeux. Gildas Agonkan tient à rectifier que les élections législatives de 2019 seront organisées sur la base de la Lépi qui sera mise à jour par le prochain Cos-Lépi.

Actualités 26 juin 2018


Elimination du commerce illicite des produits du tabac: Le chef de l’Etat autorisé à ratifier le Protocole de Séoul
[caption id="attachment_29677" align="alignnone" width="1024"]Les députés mains levées indiquant leur accord la ratifcation du protocole de Séoul[/caption]

 

L’Assemblée nationale a adopté la loi n°2018-19 portant autorisation de ratification du Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac, adopté à Séoul en République de Corée, le 12 novembre 2012. L’adoption du texte a eu lieu, à la faveur de la séance plénière du vendredi 22 juin dernier, en présence du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.

Le Bénin renforce son arsenal juridique en matière de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac. Le Parlement a adopté dans ce cadre, vendredi 22 juin dernier, la loi n°2018-19 portant autorisation de ratification du Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac, adopté à Séoul en République de Corée, le 12 novembre 2012. Ce protocole est le premier instrument à la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) pour la lutte antitabac. Le Bénin, à l’instar d’autres Etats membres de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), a signé le document le 24 septembre 2013 à Genève en Suisse.
Le texte vient prolonger et compléter la Convention-cadre de l’Oms pour la lutte contre le tabac entrée le 17 février 2005 et ratifié par le Bénin le 3 novembre 2004. Il contient un préambule et quarante-sept articles traitant des questions importantes concernant les infractions et comprend les dispositions sur la responsabilité, les poursuites judiciaires et les sanctions, le recouvrement après saisie et les techniques d’enquêtes spéciales, ainsi que l’élimination et la destruction des produits confisqués. Plusieurs autres dispositions de l’accord portent sur la coopération internationale, notamment l’échange d’informations, l’assistance technique et la coopération entre les services de détection et de répression, la protection de la souveraineté, la compétence, l’assistance administrative mutuelle, l’entraide judiciaire et l’extradition.
Pour les députés, ce texte est d’importance capitale au regard du fait que le commerce illicite du tabac aggrave l’épidémie de tabagisme et est lourd de conséquences sur la sécurité. La ratification de ce protocole est une étape nécessaire pour combattre ces deux maux. Et la commission chargée du Plan présidée par le député Jean-Michel Abimbola qui a présenté le rapport sur le dossier a d’ailleurs été on ne peut plus claire, sur les méfaits du tabagisme. Selon elle, en effet, les produits de tabac contiennent plus de 4000 substances dangereuses et nuisibles à la santé.

Des chiffres effarants

Mieux, les statistiques au Bénin en matière de consommation du tabac et ses dérivés sont effarantes. Plusieurs milliers d’adultes et de jeunes s’adonnent à la consommation et de ses produits. Selon les chiffres du ministère de la Santé, 16 % d’adultes, 25,2 % d’hommes et 6,7 % de femmes fument ; 5,3 % d’adolescents des collèges publics, 6,6 % de garçons et 2,5 % de filles fument. Environ un jeune sur quatre, soit 24,8 %, est régulièrement exposée à la fumée du tabac. Le tabac et ses dérivés sont consommés sur toute l’étendue du territoire, avec de fortes prévalences dans les départements de l’Atacora, la Donga, et le Couffo, selon une enquête réalisée en 2015 par le Programme national de lutte contre les maladies non transmissibles (Pnlmnt) du ministère de la Santé. En 2016, plus de 4000 tonnes de cigarettes de contrebande et non conformes à la règlementation ont été saisies par l’Unité mixte de contrôle des conteneurs (Umcc) au port de Cotonou. Face à ces statistiques, les députés estiment urgent d’agir en renforçant la loi et prévenir les chaînes logistiques, pourvoyeuses de produits de tabac au plan national. C’est tout le bien fondé du Protocole du Séoul adopté par le Parlement. L’accord vient renforcer la loi n° 2017-27 du 18 décembre 2017 relative à la production, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac, de ses dérivés et assimilés en République du Bénin déjà promulgué par le chef de l’Etat. Il vient également en appui aux efforts du Bénin en cette matière, notamment la sensibilisation des différentes couches de la société sur les effets néfastes du tabagisme et l’augmentation des taxes liées au tabac et les produits dérivés puis l’identification des lieux publics sans tabac et des espaces réservés aux fumeurs en vue de protéger les non-fumeurs sont des actions entreprises visant à décourager la consommation du tabac qui hautement cancérigène.

Actualités 25 juin 2018


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