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Nouvelles

Finale de la Ligue Pro Suite: Les grandes retrouvailles entre Dynamo Fc d’Abomey et Jsp
La saison 2020-2021 de football au Bénin est sur le point de s’achever. Au premier abord, ce sera avec la Ligue Pro Suite qui connaîtra son dénouement, demain, samedi 26 juin au stade René Pleven d’Akpakpa, au détour du match qui mettra aux prises Dynamo FC d’Abomey et la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp). Dynamo Fc d’Abomey et la Jeunesse sportive de Pobé (Jsp) ont rendez-vous, demain samedi 26 juin, au stade René Pleven d’Akpakpa, à partir de 16 heures. C’est pour une explication qui, au-delà d’une finale, aura valeur de match d’appui de la Ligue Pro Suite. Conformément à l’article 58 du Règlement du championnat relatif à la Ligue Pro en son alinéa 2, informe le président de la Ligue de football du Bénin, Pamphile Zomahoun, dans une correspondance en date du mardi 22 juin dernier, ces deux équipes sont qualifiées pour jouer ce match d’appui. Lequel déterminera le champion et le vice-champion de la compétition. En effet, au terme des matches aller-retour des poules A-B et C-D de la Ligue Pro Suite, saison 2020-2021, au sein desquelles elles ont évolué respectivement, les équipes de Dynamo Fc d’Abomey et de la Jsp sont arrivées en tête. La première, dans un groupe dans lequel elle avait comme adversaires Tonnerre Fc de Bohicon, Espoir Fc de Savalou, Energie Fc, Panthères Fc de Djougou et Réal sports de Parakou, a engrangé 27 points avec un goal différentiel de +12. Quant aux protégés du président Bruno Arthur Didavi, ils ont, avec un total de 26 points et un goal-average de +7, damé le pion à Aspac Fc, Avrankou Omnisports Fc, Uss Kraké Fc, Asvo Fc, Djeffa Fc, As Police et Adidja Fc, leurs adversaires de groupe. Pour atteindre ce stade de la compétition, la Jsp est revenue de très loin. Contrainte de jouer les derniers rôles pendant une grande partie de la Ligue Pro, elle a dû se séparer entre-temps de son entraîneur principal Luc René Mensah, en pleine compétition. Babatayo Jah Jah, sollicité à son chevet, lui a redonné confiance. Par rapport à l’issue de cette rencontre, il serait difficile de se prononcer. Les deux formations ne manquent pas de potentialités. Par le passé, leurs confrontations ont souvent donné lieu à des explications âprement disputées. Sports 25 juin 2021


Retour de l’Etat dans le secteur industriel: Pour une économie plus diversifiée et solide
Le Bénin veut désormais s’affranchir des entreprises de services en investissant dans l’industrie. L’Etat prend les devants des choses avec la mise en place de plusieurs unités de production à son compte. Ce retour de l’Etat dans le secteur industriel est l’une des solutions idoines au chômage des jeunes en même temps qu’il permet au pays de bâtir une économie plus diversifiée, dynamique, solide et résiliente. Peu avant l’investiture du chef de l’Etat, Patrice Talon, le président du Conseil des investisseurs privés du Bénin (Cipb), Roland Riboux, faisant le bilan du premier mandat du président Talon sur le Club de l’Economiste, a reproché au gouvernement de n’avoir pas assez pris en compte le secteur de l’industrie dans son Programme d’action (Pag). Il espérait que le tir soit corrigé au cours du second quinquennat. Ce qui est désormais fait ! L’Etat béninois signe son come-back dans le secteur industriel après plus de deux décennies d’absence due à la privatisation de ses unités de production. Ce retour, rappelle-t-on, a été annoncé de manière solennelle par le président Patrice Talon, lors de son discours d’investiture. «… La dynamique de développement en cours sera davantage portée par (entre autres, ndlr) le retour de l’Etat dans l’investissement industriel pertinent… ». Il s’agissait de l’une des annonces phares de son discours-programme du dimanche 23 mai dernier, à Porto-Novo. L’objectif de ce retour, explique le chef de l’Etat, c’est de lancer la dynamique industrielle pour rendre le climat des affaires beaucoup plus attrayant à l’investissement privé. Tout comme la plupart des Béninois, John Igué, universitaire et ancien ministre de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises (Pme), a suivi cette annonce du président Patrice Talon. Il exprime sa satisfaction car, cela a toujours été son vœu pour le Bénin. « S’il peut faire ça, il va sauver (le pays) parce que le secteur le plus évolué des activités économiques, c’est le secteur industriel. Or, dans toute l’Afrique subsaharienne, les entreprises qui se développent aujourd’hui, sont des entreprises de services », regrette l’ancien ministre. Dans son analyse, il explique que la plupart des entreprises de services ne créent pas de valeur ajoutée. Elles sont, en outre, des entreprises spéculatives. A en croire, John Igué, l’on ne peut pas structurer l’économie d’un pays à partir des entreprises spéculatives. C’est plutôt en investissant dans l’industrie que l’on peut construire une économie dynamique et solide, et conférer de valeur ajoutée aux productions locales, puis résorber la question du chômage des jeunes. « Le commerce, les banques, les assurances, les Gsm, etc., voilà les secteurs dans lesquels le secteur privé africain est engagé aujourd’hui parce que tu places l’argent le matin et le soir tu récoltes ton bénéfice. Or, dans le secteur industriel, il faut du temps. Et les opérateurs économiques africains n’ont pas cette patience-là. C’est pour cela qu’ils sont dans les spéculations qui malheureusement ne construisent pas une économie solide ». Cette analyse du professeur John Igué vient conforter Roland Riboux qui déplore le fait que la majorité des hommes d’affaires béninois préfèrent le commerce plutôt que l’industrie. « Ici (au Bénin) on a une mentalité de commerçant. On achète, on vend. On achète, on vend et on fait des profits… C’est quelque chose qui est un peu naturel au Bénin… Il n’y a pas vraiment un appétit des Béninois à créer des industries », expose-t-il. Mais l’annonce du chef de l’Etat depuis la capitale politique relance l’espoir des uns et d’autres de voir le secteur industriel reprendre sa place sur l’échiquier national et sous-régional. « S’il (le président Talon) peut le faire, je suis avec lui, je le soutiens… », affirme haut et fort l’ancien ministre de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises. Pierres ornementales, carreaux … Pour son retour dans le secteur industriel, l’Etat béninois a déjà identifié, après études, les sous-secteurs dans lesquels il compte investir. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, rappelle que ce projet cible la production de pierres ornementales et de carreaux de céramique. Il fait référence au Conseil des ministres du 8 avril 2020 qui indique que ce projet consistera notamment en la mise en place: d’infrastructures d’extraction de granite et de marbre sur les sites de Fita, de Mbétécoucou, d’Igangan, de Ouogui et d’Idajo ; d’une unité de transformation de granite en pierres ornementales et d’une unité d’extraction des gisements de kaolin de Kétou, d’Adakplamè et de Zogbodomey en vue de la fabrication de carreaux. Une décision prise un an avant l’investiture du président Patrice Talon. Mais ce n’est pas tout, souligne Wilfried Léandre Houngbédji. Il y aura également des structures agro-industrielles. Dans le programme de campagne du candidat Talon, cela est prévu, poursuit le secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement. Il ajoute qu’à Glo-Djigbé, actuellement, il y a un travail qui se fait dans la zone de développement industriel où l’on va avoir un hub industriel mais aussi d’autres sortes d’industries qui vont se développer, absorber de la main d’œuvre et générer de la plus-value sur les produits que les agriculteurs mettent sur le marché. Outre ces unités, l’Etat pourrait aussi créer d’autres unités industrielles dans plusieurs sous-secteurs pour le compte de la deuxième phase du projet. Dans la gamme variée d’activités industrielles porteuses au Bénin, John Igué se rappelle la douzaine qu’il avait triée et proposée sous le régime Kérékou II. « Quand je partais du gouvernement, les unités industrielles que j’ai pu vendre ou mettre en location ont rapporté à l’Etat environ 52 milliards F Cfa domiciliés à la Bceao nationale. Je suis allé voir le ministre des Finances de l’époque Abdoulaye Bio Tchané qui est au gouvernement actuellement. Je lui ai dit monsieur le ministre, ces 52 milliards sont le fruit de la production, il ne fraudait pas qu’ils rentrent dans la gestion. Il faut que ça soit injecté dans le secteur productif », raconte l’ancien ministre. A l’en croire, l’idée a bien plu à Abdoulaye Bio Tchané qui lui avait demandé s’il a une suggestion à faire. « J’ai répondu qu’on fera une pépinière d’industries. Je lui ai proposé la création de 12 unités industrielles réparties sur tout le territoire national dont les huileries dans l’Ouémé à cause du potentiel palmier à huile. Une usine de bazin riche dans la Donga qui n’a jamais eu d’unité industrielle. Une unité industrielle de verrerie dans le Mono à cause du sable de Houéyogbé, etc. ». Malheureusement, ajoute l’universitaire, ce projet d’un poids financier de « 80 milliards F Cfa », est tombé à l’eau après mon départ et celui d’Abdoulaye Bio Tchané du gouvernement. Et depuis, plus rien. L’Etat s’est limité à la gestion des portefeuilles. Marché d’écoulement La question du marché d’écoule-ment est primordiale pour la survie des unités de productions. Là-dessus, le porte-parole du gouvernement se veut rassurant. Wilfried Léandre Houngbédji est convaincu que si les produits « Made in Benin » sont bien faits et bien emballés, ils vont couler aussi bien sur les marchés nationaux que régionaux ou internationaux. « Nous avons fait des efforts pour l’énergie, sans l’énergie électrique, il n’y a pas d’industrie (…). Aujourd’hui, si nous commençons par produire le carreau ici, et qu’il est compétitif, on n’aura plus besoin d’importer autant de carreaux, et peut-être que nous allons consommer et cela ne va pas nous suffire, vous savez combien le Béninois aime construire. Et si cela suffit, les voisins peuvent commencer par venir en chercher dès lors que c’est de qualité, au lieu de les faire venir d’ailleurs. C’est un exemple parmi tant d’autres », éclaire le porte-parole du gouvernement. Le professeur John Igué s’interroge justement sur cette question du marché d’écoulement car, c’est ce qui avait fait échouer l’expérience béninoise au temps de la révolution. Mais une fois encore, Wilfried Léandre Houngbédji rassure : « Les réalités d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier, et nous avons bon espoir que toutes ces industries, quand elles vont venir, vont absorber de la main d’œuvre, vont contribuer à nous faciliter la vie parce qu’elles vont mettre de plus en plus sur nos marchés des produits de qualité et qui nous seront accessibles ». Les marchés régionaux dont le Bénin peut profiter sont ceux de la Cedeao avec 380 millions de consommateurs et de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) qui regroupe tous les consommateurs du continent noir. De l’analyse du professeur John Igué, le retour de l’Etat dans le secteur industriel est un sursaut vers une profonde réforme économique nationale autour des enjeux du marché de la Cedeao et surtout de celui de la Zlecaf. Et c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles, il approuve cette décision de Patrice Talon. « Dans la sous-région, les pays ont ratifié l’accord sur la Zlecaf. S’ils ne font pas l’industrie, qu’est-ce qu’ils vont mettre sur ce marché ? C’est pour cela que je soutiens le président. Ceux qui ne vont pas faire d’industries seront la poubelle de ceux qui font d’industries. Donc, le président a bien fait de profiter de ce marché pour créer des industries ici », affirme l’universitaire. En outre, il insiste sur la question de la compétitivité des produits « Made in Benin ». Si ces produits ne sont pas compétitifs, estime l’ancien ministre, ils ne pourront pas être positionnés sur les marchés de la Cedeao et de la Zlecaf. Selon John Igué, cette compétitivité est liée à beaucoup de facteurs : la qualité des produits, l’emballage, le marketing et la quantité produite. A l’en croire, être dans le secteur industriel est extrêmement compliqué avec beaucoup de précautions à prendre, mais c’est la meilleure option économique. Actualités 25 juin 2021


Commercialisation des noix et amandes de cajou du Bénin: Les acteurs sensibilisés aux nouvelles mesures de contrôles
Les acteurs de la filière anacarde ont été entretenus, ce mercredi 23 juin à Cotonou, sur les enjeux de la commercialisation et les dispositions sanitaires prévues pour l’exportation des noix et amandes de cajou du Bénin. Organisée avec l’appui du projet BéninCajù de TechnoServe, la rencontre a permis de les sensibiliser aux mesures de contrôles qui entrent bientôt en vigueur pour préserver la qualité des produits béninois. Des mesures d’amélioration de l’organisation du contrôle de la qualité des noix de cajou et ses dérivés entrent bientôt en vigueur. Les nouvelles dispositions sanitaires et les enjeux de la commercialisation des produits ont été présentés, ce mercredi à Cotonou, aux acteurs de la filière anacarde. C’est à la faveur d’une rencontre organisée par l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) et l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa) avec le soutien du projet BéninCajù de TechnoServe Bénin. Avec un rendement en amandes (valeur Kor) entre 47 et 49 Ibs, les noix du Bénin ont une réputation mondiale pour leur qualité et leur goût exceptionnels. Ce qui fait gagner des montants substantiels sur la tonne par rapport à des noix d’autres pays de la sous-région. Mais force est de constater que les acteurs n’en profitent pas. Pis, cette qualité continue d’être dépréciée chaque année par les acheteurs internationaux du fait des mauvaises pratiques, fait observer Epiphane Sètondji Hossou, directeur général de l’Abssa. Le non-respect des normes post-récolte, la baisse de la qualité des noix parfois mélangées à celles d’ailleurs de qualité inférieure et autres mauvaises pratiques contraignent les acteurs à la base à vendre leurs produits sans possibilité de contre-expertise. « Ce phénomène est la conséquence de la méconnaissance du dispositif de contrôle officiel par les acteurs d’une part, et du manque d’organisation de ce dispositif à toutes les phases de la commercialisation des noix et amandes d’autre part », analyse Epiphane Hossou. Il est donc question de renforcer le dispositif existant et de pallier l’inexistence de certaines mesures règlementant les contrôles en vue de réduire les cas de rejet des produits causant d’énormes pertes aux acteurs de la filière, préconise Laurent Gangbès, directeur général de l’Apiex. Dispositif renforcé A en croire Conrad T. Kanmadozo, directeur des Contrôles de l’Abssa, le contrôle des noix de cajou est systématique et doit se faire désormais à trois niveaux : à la collecte, à l’achat et à l’exportation, sanctionnés par les certificats de qualité. Ces contrôles, détaille-t-il, portent sur la vérification des critères tels que l’aspect physique, la maturité, le conditionnement dans des sacs de jute, le grainage total, le taux d’humidité, les contrôles de qualité et phytosanitaire. Ces opérations permettent d’identifier éventuellement le mélange avec d’anciennes noix et le marquage (code de traçabilité), les moisissures, les noix tachetées ou pourries, les corps étrangers, la fumigation des lots, etc. Depuis le lancement de la nouvelle campagne de commercialisation des noix de cajou, le 11 mars dernier, le Centre de quarantaine végétale et de fumigation (Cqf/Dpv) a contrôlé au port de Cotonou 148 218,478 tonnes de noix exportées principalement vers la Chine, l’Inde et le Vietnam, rapporte Pélagie Léodé, cheffe du centre. « La direction de Production végétale (Dpv) n’a reçu aucune notification d’interception liée à la présence des organismes nuisibles dans les lots contrôlés », se réjouit-elle. Cependant, la Dpv entend maintenir la veille sur la qualité phytosanitaire, en renforçant le dispositif en place. Tout opérateur devra remplir des conditions avant l’exportation de noix de cajou et ses dérivés à partir du Bénin et au départ du port de Cotonou. Il devra être enregistré auprès de l’Abssa et du Conseil national des exportateurs de cajou (Conec-Bénin). Le processus d’enregistrement des exportateurs de noix et amandes de cajou au cours de l’année 2021 est en cours. A la date du 15 juin 2021, 13 dossiers d’exportateurs de noix de cajou sont en cours de traitement à l’Abssa. L’exportateur devra se soumettre aux trois niveaux de contrôles de qualité physique des noix et des emballages tels que définis et obtenir les certificats requis, poursuit le directeur des Contrôles de l’Abssa. Aussi, doit-il adresser aux différentes structures de contrôle, quinze jours francs avant l’expédition du lot, une demande d’inspection et d’obtention des certificats requis, laquelle doit s’accompagner du Bordereau de livraison du produit, du Bordereau de réservation des conteneurs (Booking) et du Certificat de poids. « Le respect de ces mesures de contrôles par tous les acteurs de la filière anacarde est une condition pour pérenniser les marchés et rétablir la confiance entre acheteurs et vendeurs », souligne le directeur général de l’Abssa. Péniel Fanou, préisdent du Conec-Bénin insiste sur l’amélioration de la qualité des noix de cajou brutes au Bénin qui contribuera à l’augmentation des revenus à tous les maillons de la chaîne ainsi que des recettes de l’Etat. Atouts et défis de la filière au Bénin Deuxième pourvoyeur de devises au Bénin après le coton, la filière cajou contribue à hauteur de 7 % au produit intérieur brut (Pib) agricole et de 3 % au Pib global. Cette filière nourrit quelque 200 000 familles béninoises. En dépit de la pandémie de la Covid-19 qui a perturbé les chaînes d’approvisionnement, quelque 168 000 tonnes de noix sont exportées au cours de la dernière campagne, selon Péniel Fanou, président Conec-Bénin. L’ambition du gouvernement est de porter la production à 300 000 tonnes et d’en transformer la moitié d’ici 2026, tout en garantissant une valeur Kor entre 48 et 50 Ibs et un rendement d’au moins 800 kg/ha. Le respect des exigences environnementales et sanitaires, la qualité des emballages utilisés, la traçabilité des produits, la mise en place d’un bon système d’informations commerciales, sont des défis à relever. A cela s’ajoutent les besoins d’une meilleure organisation de la commercialisation et surtout l’accroissement des capacités de transformation locale. Car, pour une capacité des usines estimée à 65 000 tonnes, la transformation réelle des noix sur place ne dépasse guère les 20 000 tonnes par an, soit moins de 15 % de la production nationale totale, selon les chiffres de TechnoServe/BéninCaju. Les écueils de l’industrialisation ont pour noms : multiplicité d’intermédiaires rendant peu compétitifs les prix, difficultés d’approvisionnement des usines, crédit à taux d’intérêts élevés pour le financement des activités, baisse de prix des noix sur les marchés, non-respect des règles de la commercialisation.   Economie 24 juin 2021


Hermann Langbénon, président de l’Association de lutte contre la drépanocytose au Bénin: « On ne peut pas sacrifier des générations au nom de l’amour »
La drépanocytose est un problème de santé publique qui affecte beaucoup de couples en Afrique. En attendant de trouver un remède définitif à la maladie, les jeunes qui envisagent de se mettre en couple doivent prendre en compte certains paramètres afin d’aider leurs partenaires à mieux affronter la maladie, mais aussi à ne pas s’exposer. Hermann Langbénon, politologue, président de l’Association de lutte contre la drépanocytose au Bénin, aborde le sujet dans cette interview. La Nation : Dans quelle mesure la drépanocytose peut affecter les couples ? Hermann Langbénon : La drépanocytose est une maladie génétique, handicapante et invisible. Il y a une difficulté à percevoir la douleur de la victime. Le sang, c’est la vie. Lorsqu’il n’est pas propre, c’est tout l’organisme qui est affecté. Se mettre en couple avec une personne atteinte de la drépanocytose suppose qu’il faut avoir beaucoup de patience, de persévérance et une attention particulière. Le sujet porteur de la drépanocytose est soumis à un régime spécial. Il doit veiller à une bonne hygiène sanitaire et à la survenue de la crise. Quels sont les facteurs déclencheurs de la maladie ? Le climat, les vêtements trop serrés, le stress, les repas déconseillés…. La drépanocytose est un problème particulier en couple. On demande plus de patience et d’acceptation de la part du partenaire sain. Lorsque le malade est sous l’effet de la douleur, il n’arrive pas toujours à se faire comprendre facilement. Dans certains cas, on pourrait même penser qu’il est en train de simuler la douleur. L’Afrique ne dispose pas encore de moyens suffisants pour prendre efficacement en charge la maladie. Les manifestations de la maladie diffèrent d’un patient à un autre. Le pourcentage d’hémoglobine anormal dans le sang varie d’un individu à un autre. Existe-t-il des risques sur les plans de la sexualité et de la procréation ? Aucune étude scientifique n’a encore révélé les risques sur la sexualité. Dans les pays développés, les gens utilisent un médicament qui peut affecter la fertilité de l’homme. Le drépanocytaire est constamment fatigué. Ce qui peut le rendre inefficace en couple. Quelles sont alors les chances pour les couples de rester durablement ensemble lorsqu’un membre développe l’une des formes graves de la maladie ? Tout est question de compréhension et d’amour au sein du couple afin d’aider l’un à partager la douleur de l’autre. Il est important d’informer les deux partenaires au début de toute relation. Il peut arriver que le drépanocytaire vive très bien sa vie de couple. Il suffit juste de prévenir les crises, d’être attentionné sur sa santé. Avec le temps, le partenaire sain finira par se ‘’familiariser’’. L’espérance de vie du drépanocytaire est estimée à 65 ans. Avec l’évolution de la science aujourd’hui et la prise en charge sanitaire, il peut vivre encore plus longtemps. On dit souvent qu’on se marie pour ‘’le meilleur et pour le pire’’ et que ‘’l’amour est aveugle’’. Quand on aime quelqu’un, c’est avec tout ce qu’il est et tout ce qu’il a. Le drépanocytaire est un individu à part entière. Est-il conseillé à deux amoureux de fonder une relation durable lorsqu’on sait que l’un développe l’une des formes graves de la drépanocytose ? Il est conseillé à un couple de se marier, même lorsqu’un membre est porteur du gène anormal. Cette union va davantage aider la personne malade à supporter les douleurs. La maladie est plus d’ordre sociologique que scientifique en Afrique. C’est pourquoi, dans ces conditions, on conseille aux couples de vite se marier. Le drépanocytaire a plus besoin de soutien pour mieux vivre avec la maladie. Peut-on donc conclure qu’il existe un risque zéro pour les enfants à naître ? La drépanocytose est une maladie héréditaire et génétique. Elle n’est ni transmissible, ni contagieuse. Les patients développant la forme SS, SC, CC, doivent nécessairement former leur union avec des partenaires de la forme AA. Dans ces conditions, tous les enfants ont la chance d’être AS. Lorsqu’eux-mêmes auront l’information, ils peuvent donner naissance à des enfants sains dans le futur. Je voudrais exhorter les jeunes fiancés à faire fi des stigmatisations, à toujours se faire dépister avant le mariage et à respecter les conseils du médecin en cas d’incompatibilité. On ne peut sacrifier des générations au nom de l’amour. Tout le monde est un malade qui s’ignore. Ce n’est pas une honte de naître drépanocytaire. Il faut que la société accepte les personnes atteintes de drépanocytose telles qu’elles sont. Certains employés éprouvent de la peine à être efficaces au service en raison de la stigmatisation et de la discrimination. Quel est l’apport de votre association à la lutte contre la drépanocytose au Bénin ? Nous avons pour mission de sensibiliser toutes les couches sociales aux conséquences de la maladie. Nous organisons des séances de dépistage et de don de sang avec l’aide des partenaires techniques et financiers. Nous venons en aide aux démunis en matière de prise en charge et d’éducation sanitaires. La mise en place des politiques publiques en faveur des personnes atteintes de drépanocytose va beaucoup soulager les cibles. Avez-vous l’impression que votre cause est entendue ? La Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a été autrement célébrée cette année. Notre cause est de plus en plus abordée en Conseil des ministres. Le Centre intégré de prise en charge des nourrissons atteints de la drépanocytose du Cnhu en collaboration avec l’Oms a développé un programme pour le dépistage massif des jeunes à moindre coût au cours de cette édition. C’est une première au Bénin. La drépanocytose constitue aujourd’hui une priorité de santé publique à laquelle, il faut envisager des solutions à long terme pour soulager les malades. Santé 24 juin 2021


Partage d’expériences: La Haute cour de Justice du Bénin inspire le Mali
Une délégation de la Haute cour de Justice du Mali est en visite de travail au Bénin, du mardi 22 au samedi 26 juin prochain, pour un partage d’expériences avec son homologue béninois. Les travaux ont démarré ce mercredi à Porto-Novo, sous l’égide de Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, présidente de la Haute cour de Justice du Bénin. Faire une lecture croisée de l’expérience de la Haute cour de Justice du Mali avec celle de son homologue béninois. C’est le but de la visite de travail d’une délégation de la Haute cour de Justice malienne en séjour au Bénin du mardi 22 au samedi 26 juin prochain. L’équipe est composée de Chérif Mohamed Koné et Tahirou Inagar Maïga, respectivement premier avocat général et secrétaire général de la Haute cour de Justice du Mali. Les travaux ont démarré ce mercredi par la visite au siège de l'institution à Porto-Novo. Occasion pour la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, de se réjouir de l’initiative de ses collègues maliens. Car, selon elle, il convient dans la vie d’une institution de la République de recycler les certitudes, en allant à l’école des autres. Puisque la perfection n’est pas de ce monde. La présidente de la haute juridiction salue la démarche de la Haute cour de Justice du Mali qui cherche à s’inscrire dans un processus d’excellence. « Je ne dis pas que le modèle béninois est forcément le meilleur mais il est toujours bien d’aller à l’école des autres », a expliqué Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué. Elle précise que cette visite intervient après celle qu’a effectuée en novembre 2019, l’ancien président de la Haute cour de Justice du Mali, Abderhamane Niang. Ce dernier, lors de son séjour au Bénin, rappelle la présidente de la Haute cour de Justice, avait exprimé des convictions fortes, notamment en réaffirmant que « s’il existe des Hautes cours de Justice vraiment à la hauteur de leur mission de juger des ministres et un président de la République un jour, ce sera la suppression de l’impunité ». Pour Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, cette opinion exprimée avec un engagement absolu continue de résonner comme une invite à tous les acteurs impliqués dans la vie des Hautes cours de Justice à s’engager pleinement pour leur fonctionnement juridictionnel. Elle salue l’intérêt que la partie malienne accorde à la Haute cour de Justice du Bénin, la plus ancienne d’Afrique francophone. Copier le modèle béninois Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué souhaite par ailleurs que le Mali retrouve vite une parfaite stabilité dans l’intérêt non seulement des Maliens mais également de tous les pays de la sous-région. La première journée de travail de la délégation malienne a été meublée hier de plusieurs travaux. Les hôtes ont suivi une série de communications, notamment sur le fonctionnement d’abord administratif et ensuite juridictionnel de la Haute cour de Justice béninoise. Ils ont eu droit également à une séance conclusive qui a réuni l’ensemble des composantes clés de la haute juridiction notamment la présidente Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, un juge-conseiller, un juge-député, le ministère public et la chambre d’instruction. Ces différents échanges ont permis à la délégation malienne de mieux approfondir ses connaissances sur la Haute cour de Justice. Chérif Mohamed Koné, premier avocat général près la Haute cour de Justice du Mali s’est dit satisfait de la qualité des échanges qui étaient de très bonne facture. Il avoue avoir beaucoup appris et été édifié sur la Haute cour de Justice du Bénin. Au retour dans son pays, Chérif Mohamed Koné compte faire un lobbying pour engager la refondation des différents textes sur la Haute cour de Justice malienne pour la faire rapprocher de celle du Bénin. Avant de s’envoler demain pour le Mali, la délégation visitera, la Cour constitutionnelle à Cotonou et l’Assemblée nationale puis la Cour suprême à Porto-Novo. Le programme de séjour prévoit par ailleurs des visites touristiques, notamment à Ouidah pour découvrir un peu les merveilles du Bénin. Actualités 24 juin 2021


Evaluation environnementale et sociale: Les premières campagnes lancées
José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a lancé, mardi 22 juin dernier, les premières campagnes d’évaluation environnementale et sociale. C’est une initiative de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe), soutenue par le gouvernement et dont la finalité est de promouvoir une gestion rationnelle de l’environnement. L’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) est soucieuse de la gestion rationnelle de l’environnement. Elle vient d’en donner le ton à travers le lancement des premières campagnes d’évaluation environnementale et sociale. Il s’agit d’impliquer les promoteurs et l’ensemble de la population béninoise dans l’appréhension de l’importance de l’évaluation environnementale et sociale dans la mise en œuvre des projets de développement et de vulgariser le tout nouveau e.service de délivrance des certificats de conformité environnementale et sociale, lancé officiellement le 11 mai dernier. Cette initiative permettra au Bénin de faire les choses dans les règles de l’art. « Ces dernières années, il a été constaté que plusieurs projets sont initiés au mépris des textes législatifs et réglementaires. Cette campagne permettra de mieux faire connaître les raisons des études d’impact environnemental et social, l’évaluation environnementale et sociale stratégique, le cadre politique de réintégration des populations, les audiences publiques », développe François-Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Abe. Les textes sont assez explicites sur le sujet, mais tout se joue dans l’ignorance. « La loi-cadre sur l’environnement prévoit en son article 88 que nul ne peut entreprendre des aménagements, des opérations, des installations de plans, des projets et programmes et des ouvrages sans suivre la procédure d’impact environnemental lorsque cette dernière est exigée par des lois et règlements ». L’application de cette loi passe par la prise de plusieurs textes réglementaires dont le décret 2017-332 du 6 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale en République du Bénin qui présente en son article 3, les différents outils d’évaluation environnementale et sociale au Bénin. Selon Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, la gestion rationnelle et durable de l’environnement est devenue une condition non négociable pour le gouvernement qui doit construire des infrastructures résilientes et promouvoir un développement durable. L’Abe est appelée à œuvrer pour traduire cette ambition en acte. « L’Agence béninoise pour l’environnement est en pleine restructuration pour répondre plus efficacement aux nouvelles exigences d’évaluation environnementale et sociale, mais aussi et surtout pour assurer diligemment un suivi plus rigoureux des plans de gestion environnementale et sociale qui en découlent », assure-t-il. «Aujourd’hui, les études d’impact environnemental et social, le certificat de conformité environnementale et sociale, les plans de gestion environnementale et sociale ne sont plus l’exigence des partenaires techniques et financiers seuls. C’est une conditionnalité qui gouverne la mise en œuvre intégrale du Pag», soutient-il. Ces outils sont valables aussi bien pour les promoteurs privés que pour la conduite des projets phares et pilotes du gouvernement. Au terme de la campagne, chaque participant aura une bonne compréhension des problématiques environnementales et leur prise en compte dans les différents projets. Ce qui permettra « la prise en compte des préoccupations environnementales dès la conception des projets, l’acquisition des connaissances sur les différentes procédures de mise en œuvre de ces outils conformément au décret 2017-332 du 6 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale en République Bénin, une bonne maitrise du processus de délivrance du certificat de conformité environnementale et sociale par la procédure e.service. Evaluation environnementale L’évaluation environnementale est toute procédure à la fois administrative et technique permettant d’assurer la prise en compte des enjeux et des risques environnementaux dans les processus de conception, d’appropriation, de planification, d’exécution, de suivi et d’évaluation d’une politique, d’un plan, d’un programme, d’un projet ou toute activité visant le développement socio-économique. Environnement 24 juin 2021


Fédération béninoise de Cyclisme: Don de matériels techniques aux cyclistes béninois
Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén), a procédé ce mercredi 23 juin à Cotonou à la remise de matériels aux cyclistes locaux. Ce lot de matériels, composé de huit caisses d’outils techniques et de vélos modernes a été offert par Team Africa Rising de l’Américain Jonathan Boyer. Don de Team Africa Rising, le lot de matériels sportifs composé de huit caisses d’outils techniques et de vélos a été remis aux cyclistes béninois ce mercredi 23 juin à Cotonou par Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén). A cette occasion, Romuald Hazoumè, président de la Fédération béninoise de cyclisme, a témoigné sa reconnaissance à Team Africa Rising de l’Américain Jonathan Boyer qui, ayant repéré l'équipe nationale de cyclisme en Érythrée lors d’une compétition, a pris l’initiative de l’accompagner. Selon lui, ce don fait suite à l’atelier de formation organisé au profit des mécaniciens à Porto-Novo. « Ces caisses d’outils techniques doivent servir à réparer les vélos des cyclistes béninois sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il déclaré. A l’en croire, ces vélos modernes peuvent permettre aux cyclistes de participer à des courses en salle. « Nous allons participer périodiquement à des courses sans engager beaucoup de moyens financiers», a-t-il poursuivi. Car, les athlètes peuvent participer à des compétitions depuis le Bénin. Satisfait de cet appui en matériel technique, Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén) se dit honoré de conduire cette cérémonie qui officialise la remise de ces joyaux à cette fédération. Pour lui, ce don de matériels de dernière génération rehausse l’image du vélo béninois. Selon lui, cet acte témoigne de l'ambition de Romuald Hazoumè, président de la Fédération béninoise de Cyclisme de porter haut l’étendard du vélo béninois. Il compte sur lui pour développer davantage le cyclisme béninois. A cet effet, Julien Minavoa le rassure du soutien du comité exécutif du Cnos-Bén. « Nous avons l'obligation d'accompagner les fédérations qui donnent les signaux de bonne gouvernance », a-t-il martelé. Il invite les cyclistes béninois à se mettre au travail afin d’être présents aux Jeux olympiques Paris 2024 où il souhaite que le Bénin positionne des cyclistes. « Vous avez tout et vous n'aurez plus raison de ne pas vous performer », a-t-il conclu. Sports 24 juin 2021


Appui au développement durable du secteur agricole: Des moyens pour renforcer les interventions des structures
Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a remis, hier mercredi 23 juin à Cotonou, des équipements et chèques aux bénéficiaires du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). Fruit de la coopération entre le Bénin et l’Union européenne, cette remise de moyens est la première d’une série prévue pour le renforcement des capacités d’intervention des structures du ministère de l’Agriculture. Du matériel roulant au profit de six structures du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, des équipements pour le système d’informations géographiques, du matériel de laboratoire au profit de la direction de l’élevage et des instruements de relevé des prix sur les marchés agricoles ont été remis, hier mercredi 23 juin aux bénéficiaires du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). Il s’agit d’un programme prévu pour une durée de cinq ans. D’un montant total de 45,9 milliards F Cfa, il apporte un appui budgétaire de 36,07 milliards F Cfa à la mise en œuvre de la réforme du secteur agricole et des politiques sectorielles associées et un appui complémentaire de 9,8 milliards F Cfa pour le renforcement des capacités et des actions pilotes de développement durable de l’agriculture. Dans son intervention, Mapolin Stévince Houessou, régisseur du projet (Paddsa), rappelle que la mise en œuvre du volet «Appui complémentaire centralisé» du Paddsa a démarré en 2019 par la réalisation de l’audit fonctionnel du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche aux fins d’évaluer et de mettre en œuvre les appuis qui lui sont nécessaires pour accompagner efficacement les réformes en cours dans le secteur agricole. Cet audit a abouti, à l’en croire, à la formulation d’un Plan de renforcement des capacités et d’un plan de formation de son personnel sur la période 2020-2022. La mise en oeuvre de ces deux plans constituait, selon lui, la feuille de route de l’appui complémentaire centralisé du Paddsa déclinée dans un document appelé «Devis Programme» et signé le 4 février 2020 pour un montant total de 1 857 840 000F Cfa destiné à des investissements au profit du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Transformation industrielle en vue Et pour encourager le secteur privé à investir dans le développement agricole du Bénin, Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a fait savoir que le gouvernement a engagé depuis le premier quinquennat, des réformes qui ont permis en cinq ans de modifier complètement le paysage institutionnel du secteur agricole, de recentrer les missions du ministère en charge de l’Agriculture et ses fonctions régaliennes et surtout d’instaurer une meilleure gouvernance pour l’attrait des investissements privés dans le secteur agricole. « Vous savez bien que le quinquennat 2016-2021 a permis de relancer notre économie en engageant sa transformation structurelle. Pour le chef de l’Etat, le mandat 2021-2026 sera celui de l’explosion économique de notre pays, le chemin le plus sûr est la promotion de la transformation industrielle de la production agricole, pour favoriser la création d’emploi et améliorer le bien-être de nos populations. C’est pourquoi, au niveau de mon département ministériel, nous avons opté pour une amélioration continue de l’efficacité de nos interventions surtout au sein des pôles de développement agricole pour garantir un accès équitable de nos services, aux exploitants et entreprises agricoles en phase d’installation de leur unité de production », a-t-il souligné. Gaston Cossi Dossouhoui a, par ailleurs, invité les bénéficiaires dudit projet à une bonne exploitation des équipements acquis et une gestion rigoureuse des subventions attribuées. Société 24 juin 2021


Promotion de la coopération décentralisée franco-béninoise: Les acteurs en conclave à Cotonou
Un atelier sur la promotion de la coopération décentralisée franco-béninoise s’est ouvert, ce mardi 22 juin, à Cotonou. Les échanges vont se dérouler en mode hybride entre les parties prenantes en France et au Bénin. Cette rencontre qui réunit une trentaine de participants, a été ouvert par le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, en présence de son collègue en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon. Etaient également présents l’ambassadeur de France au Bénin, Marc Vizy et le président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), Luc S. Atrokpo. « Après un exposé de l’Ancb sur la décentralisation et les compétences communales au Bénin, les différents intervenants présenteront leurs rôles et les outils qu’ils proposent pour appuyer les élus à la création ou au renforcement de partenariats avec les collectivités locales françaises », précise un communiqué de l’ambassade de France au Bénin. Le même texte souligne que la coopération décentralisée permet d’associer des collectivités territoriales de différents pays afin qu’elles travaillent ensemble au développement local de leurs territoires respectifs. L’ambassade de France ajoute qu’au Bénin, l’on dénombre plus de 30 partenariats de ce type avec la cinquième République, qui mobilisent cette année environ un milliard 312 millions F Cfa. La représentation diplomatique se réjouit donc de ce que la coopération entre les collectivités béninoises et françaises a pu réaliser des actions concrètes de valorisation touristique du patrimoine à Abomey et Porto-Novo, d’accès à l’eau potable à Parakou, d’élaboration d’un plan d’adressage à Comè ou d’insertion professionnelle des jeunes des départements de l’Alibori et du Borgou. Les institutions concernées, en France, par le présent atelier, et qui interviendront en mode visioconférence sont l’Agence française de développement (Afd), la Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales (Daect) logée au sein du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, l’association des élus Français d’origine béninoise (Aefob), l’ambassade du Bénin en France, et l’Association des maires de France (Amf), pour ne citer que celles-là.   Société 23 juin 2021


Réduction des cas d’accident de la circulation: Le permis de conduire bientôt obligatoire pour les motocyclistes
Plusieurs raisons expliquent la réccurrence des cas d’accidents sur la route. Alain Orounla, préfet du Littoral, souligne que l’une de ces raisons est la méconnaissance du code de la route. Et pour remédier à cet état de choses, les motocyclistes devront bientôt passer le permis de conduire. Le permis de conduire sera bientôt exigé des motocyclistes. « La préfecture travaille au rappel de l’obligation pour les motocyclistes de passer le permis de conduire. C’est déjà prévu dans notre règlementation. On va l’actualiser et étudier les conditions qui permettent qu’un motocycliste n’emprunte plus la circulation sans avoir une connaissance approfondie du code de la route », a fait savoir Alain Orounla, préfet du Littoral, lors d’une séance d’échanges tenue lundi 21 juin dernier à son cabinet. L’autorité préfectorale souligne qu’il est important pour les motocyclistes de disposer d’une parfaite connaissance du code de la route. « Comment voulez-vous que nous fassions cohabiter les automobilistes avec des motocyclistes qui n’ont aucune notion du code de la route. Nous souhaitons que l’obligation du permis de conduire à ces motocyclistes qui est prévue devienne réalité », note-t-il. Il informe que cette réforme annoncée ne va pas être mise en application de si tôt. « On ne va pas le faire aujourd’hui, sinon ce sera encore un tollé. Nous sommes en train de travailler avec les services compétents pour que cette obligation puisse être étendue sur le plan national dans les mois à venir », annonce-t-il . Société 23 juin 2021


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