La Nation Bénin...
Nouvelles
Photo de famille[/caption]Des jeunes de Grand-Popo, commune du Mono, réunis autour du préfet du département, Komlan Zinsou et du député Alexis Agbélessessi, ont célébré, samedi 19 mai dernier, le deuxième anniversaire de l’accession au pouvoir du président Patrice Talon. Occasion, pour eux, de réaffirmer leur soutien au Programme d’action du gouvernement et au chantre du Nouveau départ.
La célébration en différé de l’an II du chef de l’Etat, Patrice Talon, au pouvoir, a été marquée, samedi 19 mai dernier à Grand-Popo, par une revue du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2016-2021, notamment en ce qui concerne des projets devant impacter cette commune balnéaire. A l’issue de cet exercice de reddition de comptes, les organisateurs de la manifestation ont crié, haut et fort, que leur ville n’est nullement la chasse gardée des acteurs politiques opposés aux actions du gouvernement.
Anselme Gbidi, président d’honneur du mouvement Jeunesse engagée pour le développement (Jed), a rappelé, entre autres, la lutte contre l’érosion côtière, le soutien aux activités agricoles et maraîchères, la réhabilitation des lacs et chenaux et l’extension pour bientôt du réseau de fourniture d’eau potable à tous. Ce réseau, souligne-t-il, est un programme national d’accès universel à l’eau potable en milieu rural à l’horizon 2021 dont la mise en œuvre a déjà fait l’objet d’un accord-cadre signé entre l’Etat et les communes.
A sa suite, la représentante des femmes puis celle des productrices du riz de la commune renseignent sur les améliorations apportées au programme de microcrédits qui, à leurs dires, redémarre dans les tout prochains jours. Les avantages attendus du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip) et du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) seront aussi exposés par le préfet du département.
Le député Alexis Agbélessessi de la dix-septième circonscription électorale ajoutera que les réformes engagées par le régime en place ont également permis de doter le Bénin de plusieurs lois et textes réglementaires dont certains sont purement des innovations visant à inscrire le pays dans le concert des nations modernes. Promettant de revenir partager le contenu de ces lois avec la population, il s’est félicité de l’engagement des jeunes à défendre les réalisations du chef de l’Etat à travers leurs actions de sensibilisation. En lien avec cet engagement, le préfet Komlan Zinsou les exhortera à descendre dans les villages et campagnes en vue de partager les bonnes informations avec le reste de la population. Grand-Popo en particulier, et le Mono en général, fera-t-il savoir, font partie des plus grands bénéficiaires des retombées du Pag.
Le présidium lors de la séance de sensibilisation[/caption]
La Représentation de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Bénin a entamé, ce mardi 22 mai, une tournée d’information et de sensibilisation dans les domaines de la santé et de la protection sociale. Ces sessions qui font suite à celles organisées, il y a quelques mois sur les chantiers et réformes de l’union dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, se dérouleront après Allada hier, dans les villes d’Abomey, d’Aplahoué et de Lokossa jusqu’au 25 mai prochain.
L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ne s’occupe pas que de la monnaie et du secteur purement économique dans les huit pays qui en sont membres. Elle intervient également dans plusieurs secteurs dont ceux de la santé et de la protection sociale. Ces deux domaines font l’objet d’une tournée d’information et de sensibilisation entreprise depuis ce mardi 22 mai par la Représentation de la Commission de l’union au Bénin à Allada dans le département de l’Atlantique.
A l’occasion de la cérémonie d’ouverture des sessions d’information et de sensibilisation, hier, le maire de la commune d’Allada, Michel Akléhinto, a salué le choix porté sur sa commune pour le démarrage desdites sessions, avant de rappeler que tout le monde est embarqué dans le développement des différentes localités. Pour lui, si on parle de l’Uemoa, tout le monde pense à la monnaie qui unit les huit pays de l’union et les interventions dans le domaine économique. Ce qui en réalité, selon lui, n’est pas le cas. L’Uemoa, dit-il, intervient dans beaucoup de domaines méconnus par les populations bénéficiaires. C’est pourquoi, il a apprécié les thématiques de la santé et de la protection sociale retenues pour les sessions d’information et de sensibilisation.
Appréciant lui aussi les deux thématiques retenues pour l’information et la sensibilisation, le secrétaire général de la préfecture d’Allada, Robert Hounsou, représentant le préfet, estime que l’Uemoa n’est pas du tout connue par les populations à la base. Pour lui, la mise en œuvre des projets et programmes communautaires de l’union au Bénin se traduit par plusieurs actes qui posés à travers le pays.
Robert Hounsou espère que ces sessions d’information et de sensibilisation, au-delà des villes d’Allada, d’Abomey, d’Aplahoué et de Lokossa, se poursuivront dans les autres villes du Bénin afin que toutes les populations soient suffisamment informées non seulement de l’union elle-même, mais également des chantiers qu’elle met en œuvre à leur profit.
Pour le représentant de la Commission de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo, les problèmes de la santé et de la protection sociale occupent une place importante dans l’agenda de l’union. Pour preuve, souligne-t-il, la décision prise en 2001 et selon laquelle chaque pays membre doit consacrer au moins 15 % de son budget à la santé.
Santé et protection sociale
Le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Firmin Danhoundo, chargé de programmes et suivi des institutions communautaires à la direction de l’Intégration régionale, a rappelé que la commission de l’Uemoa, assure un rôle d’impulsion, d’harmonisation et d’accompagnement des politiques et systèmes de santé des Etats membres. Un rôle qu’elle joue de concert avec la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), à travers l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas).
Firmin Danhoundo souligne que dans le cadre de l’amélioration de la couverture des régimes obligatoires de sécurité sociale, la commission de l’Uemoa accompagnera les initiatives visant notamment à assurer une couverture sociale matérielle et personnelle équitable. Elle entend promouvoir, ajoute-t-il, l’égalité de traitement et la portabilité des droits sociaux de tous les travailleurs ressortissants des Etats membres de l’Uemoa.
En ce qui concerne l’amélioration de la couverture des systèmes alternatifs de protection sociale, le représentant du ministre de l’Economie et des Finances indique que l’intervention de la commission de l’union prévoit la consolidation du modèle logique du Projet d’appui à l’extension de la couverture du risque maladie (Pacrm). Puis, la formulation d’un programme de protection sociale qui s’articule autour de deux composantes. Il s’agit, en premier lieu, de la poursuite des efforts de promotion d’un environnement institutionnel favorable au développement de la mutualité sociale au sein de l’union. Et c’est dans ce cadre qu’il a été adopté le Règlement portant réglementation de mutualité sociale au sein de l’Uemoa et le règlement portant adoption du plan comptable des mutuelles sociales au sein de l’Uemoa.
La deuxième composante est l’appui aux Etats membres dans l’extension de la couverture sociale aux acteurs de l’économie informelle et la promotion de l’équité, à travers l’amélioration de l’accès de groupes vulnérables à une couverture sociale inclusive.
Il s’agit des défis importants, selon Firmin Danhoundo, pour que les mutuelles sociales s’assurent les meilleurs positionnements en tant que partenaires relais importants dans la formulation et la mise en œuvre de stratégies nationales de couverture maladie universelle.
La question de l’insertion professionnelle de la jeunesse devenue un casse-tête pour la société[/caption]
Trois cents participants venus de quinze pays du monde prennent part aux travaux du trentième congrès de l’Association internationale de pédagogie universitaire (Aipu) prévu du 21 au 24 mai 2018. Ces assises scientifiques visent à apporter des solutions aux problèmes de la communauté.
« L’enseignement supérieur et sa pertinence aujourd’hui ». C’est le thème autour duquel les participants réfléchissent au cours du trentième congrès de l’Association internationale de pédagogie universitaire (Aipu). Les réflexions seront menées à travers cent soixante communications, six symposiums et six ateliers.
D’après Dr Basile Kounouhéwa, président de l’Aipu - section Bénin, on ne peut plus faire de l’enseignement sans tenir compte des préoccupations de la société. La question de l’insertion professionnelle de la jeunesse devenue un casse-tête pour la société. Les crises actuelles que le monde connaît qui n’existaient pas parce qu’il y avait des outils d’éducation qui permettaient de canaliser la société dans son ensemble, trouveront une solution à travers les sous-thèmes « L’enseignement supérieur et la promotion des valeurs sociétales », « L’enseignement supérieur et les défis du XXIe siècle », « L’enseignement supérieur et les innovations technologiques ». « Nous irons interroger les outils de l’éducation pour voir ceux qui peuvent nous servir afin que les questions de violence, d’intolérance, d’immigration malgré les conditions chaotiques commencent à être moindres », a-t-il expliqué. Le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le professeur Maxime da Cruz, partage également cette préoccupation et souligne : « Dans un monde où les inégalités s’accentuent au sein des nations et entre les pays, où l’économisme dominant, la toute-puissance de l’argent, la recherche de la compétitivité et le profit à tout prix bafouent les valeurs éthiques et le sens de la solidarité humaine, la violence loin de s’apaiser, prolifère sous des formes diverses et souvent inédites, constituant ainsi une menace réelle pour la paix civile et internationale ; tous les systèmes éducatifs et l’enseignement supérieur en particulier se trouvent directement interpellés ». Maxime da Cruz se réjouit que l’Uac accueille ces assises et souligne que les réflexions des participants apporteront des clés pour mieux appréhender les méthodologies d’enseignement/apprentissage permettant d’aller vers des solutions durables dans le contexte actuel de dérèglement des mœurs et de dérèglementation générale des tendances classiques qu’on prenait pour acquis. Au terme des travaux qui se déroulent sous la supervision du vice-président de l’Aipu, Aziz Attahir, les sections vont désigner le nouveau président de l’Aipu Internationale.
Patrice Talon[/caption]Le chef de l’Etat n’est pas prêt à fléchir devant le combat contre les faux médicaments. Alors qu’il a lancé à l’interne une lutte sans merci contre tous les magnats trempés dans le trafic illicite de médicaments, le président de la République, devant la communauté internationale, à l’occasion de la Conférence internationale sur l’accès aux médicaments et autres produits médicaux de qualité en Afrique francophone, ce mardi 22 mai à Genève, a réitéré son souci pour la cause de la santé des populations, justifié sa position contre les faux médicaments et appelé le reste du monde à en faire autant.
« En nos temps, des produits fabriqués et commercialisés comme médicaments ne sont destinés ni à soulager ni à guérir si ce n'est exclusivement pour enrichir illégitimement et illicitement leurs auteurs… Mais le grand malheur est que ces pseudo-médicaments tuent en masse, compromettent l'efficacité des médicaments de qualité et ciblent sans pitié les plus pauvres. », a-t-il soutenu.
Lire ci-dessous, l’intégralité du discours du président Patrice Talon à Genève
- Madame la secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie ;
- Monsieur le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé ;
- Monsieur le directeur exécutif du Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA) ;
- Madame la présidente de la Fondation Chirac;
- Monsieur le directeur général de l’Office des Nations Unies à Genève ;
- Distingués participants ;
- Mesdames et Messieurs,
La cause qui nous réunit ce jour en cette conférence est d'un paradoxe incroyable, si l'on convient qu'un produit destiné à soulager, à guérir et à sauver la vie ne peut être que de qualité.
Un médicament ne devrait faillir que par erreur ou ignorance humaine.
Jadis, l'homme ne pouvait en toute conscience, commercialiser un poison pour un médicament.
En nos temps, Mesdames et Messieurs, des produits fabriqués et commercialisés comme médicaments ne sont destinés ni à soulager, ni à guérir, si ce n'est exclusivement pour enrichir illégitimement et illicitement leurs auteurs. Mais le grand malheur est que ces pseudo médicaments tuent en masse, compromettent l'efficacité des médicaments de qualité et ciblent sans pitié les plus pauvres.
Mesdames et Messieurs,
Le fléau des faux médicaments est l'un des défis majeurs de notre génération, toutes nations confondues, parce qu'à terme, si rien n'est fait, les maladies et les microbes invaincus et aguerris dans les milieux pauvres ne manqueront pas de sévir partout dans le monde.
De ce point de vue, la réflexion à laquelle nous invite la présente rencontre est un impératif.
Trouver coûte que coûte les voies et les moyens pour un meilleur accès aux médicaments et aux produits médicaux de qualité dans les pays en développement, notamment africains est désormais une urgence car, malgré les mesures conventionnelles internationales, le fléau du faux médicament continue de faire des ravages au sein des populations pauvres en s'intensifiant.
Près d'une décennie après «l'Appel de Cotonou » pour la lutte contre ce fléau, le trafic des médicaments et produits contrefaits ne s'est pas essoufflé sur le continent africain, bien au contraire ; ceci à la faveur d'une meilleure organisation des réseaux criminels spécialisés et du coût souvent trop élevé, il faut le reconnaître, des produits de qualité.
La présente conférence est une occasion privilégiée pour parvenir à l'adoption de mesures concrètes permettant enfin d'inverser la tendance.
Mesdames et Messieurs,
L'Appel dit de Cotonou n'a pas été lancé à Cotonou par hasard ; c'est parce que la capitale économique de mon pays le Bénin figurait, en raison de sa situation géographique favorable, sur la liste des plateformes répertoriées dans le trafic de faux médicaments.
S'il est malheureusement établi que malgré le choix de Cotonou pour le lancement solennel de la lutte en Afrique, le Bénin n'a pu faire grand-chose jusqu'en 2016, il convient aujourd'hui de signaler que depuis bientôt deux ans, mon pays s'est courageusement engagé dans l'éradication des circuits illicites de distribution de médicaments par une lutte implacable contre les trafiquants à qui notre arsenal d'investigation, de contrôles, de saisies, de condamnation des concernés, et de destruction systématique des produits illicites ne laisse plus aucun répit.
La guerre que nous menons est loin d'être gagnée, mais je peux vous assurer que nous avons déjà remporté de grandes victoires qui nous encouragent à aller beaucoup plus loin.
De manière globale le gouvernement du Bénin a entrepris de réformer tout le secteur des médicaments et de procéder aux investissements nécessaires en vue de garantir la qualité des produits entrant sur son territoire.
Le prix à payer est énorme, mais notre détermination est irréversible et c'est tout le sens de ma présence ici parmi vous.
Mesdames et Messieurs,
Je n'ai ni la prétention, ni l'illusion de croire que le Bénin, dans une démarche solitaire, gagnera cette guerre, car la lutte contre les faux médicaments est une lutte qui déborde largement nos cadres nationaux et qui doit s'inscrire dans une coopération internationale proactive en matière d'information, de renseignement, d'expertise, de formation, d'investissement et de sincérité.
Il faudra en effet que la lutte devienne sincère à tout point de vue et que les grands laboratoires cessent de développer des chaînes de production exclusivement dédiées aux pays pauvres.
Une telle discrimination est immorale, viole l'éthique, côtoie pour le moins l'illicite et fragilise dans tous les cas notre lutte.
Est-il d'ailleurs possible que dans un même pays, il y ait des médicaments produits pour les pauvres exclusivement et non recommandés pour les riches ?
Pourquoi est-il permis qu'au plan international, certaines productions soient dédiées exclusivement aux pays pauvres et interdites de vente dans les pays développés ?
Mesdames et Messieurs,
La lutte ne peut être individuelle mais l'implication de chacun devra être sincère, courageuse et volontariste dans le cadre d'une véritable coopération internationale.
Une telle dynamique est la seule voie face au défi du faux médicament.
Je souhaite qu'à l'occasion de la présente conférence, nous ayons la volonté et le courage de faire des échanges francs débouchant sur des recommandations concrètes et susceptibles d'efficacité afin qu'il ne s'agisse pas simplement d'une conférence de plus.
Je suis persuadé, chers participants, que la déclaration qui sera adoptée au terme de nos travaux répondra aux attentes et que des actions concrètes seront programmées pour la suite.
Je souhaite qu'à l'occasion de la présente conférence, nous ayons la volonté et le courage de faire des échanges francs débouchant sur des recommandations concrètes et susceptibles d'efficacité afin qu'il ne s'agisse pas simplement d'une conférence de plus.
Je suis persuadé, chers participants, que la déclaration qui sera adoptée au terme de nos travaux répondra aux attentes et que des actions concrètes seront programmées pour la suite?
Du courage donc et plein succès à nos travaux.
Actualités 23 mai 2018
tête à têtes entre PENG Jing Tao et le DG ONIP[/caption]Le directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Camille Adinci, a reçu, ce mardi 22 mai, la visite de l’ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao. Les deux personnalités ont échangé sur des questions de développement du secteur des médias et de coopération. C’était en présence du directeur de l’imprimerie et du directeur de publication du journal ‘’La Nation’’.
De belles perspectives de la coopération entre la Chine et le Bénin, selon le nouvel ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de la Chine près le Bénin. Depuis quelques mois qu’il est sur le territoire béninois, Peng Jingtao commence à connaître le pays, ses institutions, ses services… C’est dans ce cadre qu’il a été accueilli par le directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Camille G. Adinci, pour une audience en présence du directeur de l’imprimerie, Edmond Zossoungbo et du directeur de publication du journal ‘’La Nation’’, Sabin Loumèdjinon.
Après près de deux heures d’échanges, l’ambassadeur Peng Jingtao confie : « Nous sommes aujourd’hui entrés dans une ère moderne caractérisée principalement par le développement du numérique ». D’après ses explications, les médias traditionnels aussi bien africains que chinois font face aussi à cette révolution scientifique, technique qui est le numérique. Dans ce secteur, la Chine a connu beaucoup de succès et fait des exploits dans le monde, parce que le marché de la Chine dans ce secteur est le plus grand mais aussi le plus dynamique.
Soulignant que le défi du numérique impose une préparation en amont, l’ambassadeur appelle les pays africains, notamment le Bénin, à se préparer pour accueillir cette révolution numérique qui s'annonce. Il a souligné que certains médias chinois sont un peu avancés et conseille à la direction générale de l’Onip de se préparer puisque la chance sourit à ceux qui se sont préparés.
Le passage de l’ambassadeur chinois marque un début de coopération de son institution avec l’Onip. « On connaît le peuple, la réalité du pays étranger à travers les médias. Nous voudrions avec notre ambassade, continuer la coopération avec le journal national, votre office. Dans la coopération, nous voulons joindre nos efforts aux vôtres dans la construction de votre pays », a assuré le diplomate très satisfait de la visite. Il a profité pour rappeler le niveau de coopération qui lie le Bénin à la Chine depuis des années ainsi que les fruits de la coopération diversifiés dans plusieurs secteurs et dans beaucoup de régions selon ses propos. Il y aura une visite des journalistes en Chine, pour assister à une centaine de séminaires que la Chine organise chaque année dans le secteur économique, politique, santé, technique, éducation et des médias. En dehors de la célébration des quarante ans de l’envoi de l’équipe médicale de la Chine au Bénin, du trentième anniversaire de l’installation du centre culturel chinois, un des premiers centres installé à l’extérieur, la rénovation du stade de l’Amitié, l’ambassadeur annonce le sommet du forum sino-africain qui aura lieu en début du mois de septembre.
La délégation a parcouru l’imprimerie et d’autres services et sections de l’Onip, très satisfaite de la qualité des machines de l’imprimerie qui doit être une des plus modernes du Bénin?

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a connu, ce mardi 22 mai, du trente et unième dossier inscrit à son rôle pour le compte de la première session de 2018 relatif à une affaire d’avortement suivi de mort. A la barre, les prévenus Tchakirou Bognidé et Fabien Tchadoukpè se sont expliqués sur les faits qui leur sont reprochés. Au terme des débats, ils ont écopé de 6 ans de travaux forcés.
Tchakirou Bognidé, aide-soignant, et Fabien Tchadoukpè, maître photographe, poursuivis respectivement pour avortement suivi de mort et complicité d’avortement suivi de mort sont retenus dans les liens de ces crimes et condamnés à 6 ans de travaux forcés.
A tour de rôle, chacun est passé à la barre s’expliquer. Globalement, les accusés Tchakirou Bognidé et Fabien Tchadoukpè ont reconnu les faits mais soutiennent que c’est pour la première fois qu’ils se livrent à cette pratique. Notamment, Tchakirou Bognidé dit n’avoir pratiqué l’avortement que pour la première fois et son complice Fabien Tchadoukpè dit que son apprentie Yabo est tombée enceinte de lui également pour la première fois. Il impute l’initiative de l’avortement à la fille qui aurait eu peur de son frère aîné et de sa mère.
Après l’interrogatoire à la barre, le ministère public a montré que les incriminations d’avortement suivi de mort et de complicité d’avortement suivi de mort sont établies contre les deux accusés.
A l’encontre de l’aide-soignant Tchakirou Bognidé, il démontre que les éléments constitutifs du crime d’avortement sont réunis. L’élément légal réside dans les articles 317, 309 alinéa 4. L’élément matériel renvoie à l’existence de grossesse, à l’utilisation de moyens pour l’interrompre. Quant à l’élément moral, elle a rapport à la volonté d’interrompre à la grossesse. A l’encontre de Fabien Tchadoukpè, il démontre qu’il s’est rendu coupable d’avoir fourni les moyens de l’avortement suivi de mort. Ainsi, selon lui, la cour doit le déclarer coupable de complice d’avortement suivi de mort au sens de l’article 60 du code pénal. En conclusion, il requiert que la cour déclare Tchakirou Bognidé et Fabien Tchadoukpè respectivement coupables d’avortement suivi de mort et de complicité d’avortement suivi de mort et de les condamner à 10 ans de travaux.
Le doute ?
Dans leurs plaidoiries Me Agathe Affougnon et Me Brice Tohoungba assurant respectivement la défense de Fabien Tchadoukpè et de Tchakirou Bognidé ont plaidé le doute. Pour ce faire, ils se fondent sur le temps écoulé entre le 1er février et le jour du décès survenu le 10 mars pour montrer que le lien de cause à effet n’est pas évident entre l’acte d’avortement et la mort de la fille Yabo. Pour Me Agathe Affougno, c’est plutôt la défaillance des services de santé. « Si c’était vraiment l’avortement, la mort surviendrait dans les jours suivants », souligne-t-elle. Elle déplore l’absence de l’acte de décès de Yabo et le défaut d’autopsie. Les mêmes moyens ont été exploités par Me Brice Tohoungba. Au principal, ils plaident le doute ; et au subsidiaire, la clémence et demandent de les condamner au temps déjà passé en détention.
Du retour des délibérations, la cour déclare Tchakirou Bognidé et Fabien Tchadoukpè coupables des crimes d’avortement suivi de mort et de complicité d’avortement suivi de mort, faits prévus et punis par les articles 317 ; 309 alinéa 4 ; 59 et 60 du Code pénal. Puis, elle les condamne à 6 ans de travaux forcés. Mis sous mandat de dépôt le 2 juin 2014, il retourne en prison pour 1 an plus quelques jours encore.
Composition
Président :
Zacharie Dah-Sèkpo
Assesseurs :
Malik Cossou et Razack Bello
Jurés :
Louis Comlan Houndonougbo ; Pierre Magloire Nagnonhou ; Marguerite Nouhoumon et Gaston Adékambi
Ministère public :
Virgile Kpomalégni
Greffier : Désiré Sèmévo
Les faits
Courant janvier 2014, Yabo Bankolé, apprentie photographe âgée de 20 ans environ, est tombée enceinte des œuvres de son patron, le nommé Fabien Tchadoukpè. Pour faire avorter Yabo Bankolé, Fabien Tchadoukpè l’a conduite le 1er février 2014 à Ouando, dans la clinique privée de Tchakirou Bognidé, un aide-soignant. Ce dernier a procédé à l’expulsion du fœtus par aspiration.
De retour chez elle, Yabo Bankolé s’est mise gémir et à se plaindre des maux du ventre. Elle fut alors conduite par ses parents à l’hôpital de zone de Sakété puis transférée au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé et du Plateau où elle rendit l’âme douze jours plus tard.
Interpellés et inculpés pour avortement suivi de mort et complicité d’avortement suivi de mort, Tchakirou Bognidé et Fabien Tchadoukpè ont reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.

Les mis en cause dans l’affaire de placement hasardeux de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe) ne sont pas encore fixés sur leur sort. Le jugement a été reporté après les débats au prétoire ce mardi 22 mai.
Laurent Mètongnon et co-accusés vont comparaître de nouveau le mardi 5 juin 2018. C’est ce que le tribunal a décidé après les débats, ce mardi 22 mai 2018. Les mis en cause se sont présentés au juge en charge du dossier pour être fixés sur leur sort comme convenu à l’audience du 8 mai dernier. Mais c’est peut-être le mardi 5 juin prochain qu’ils sauront à quoi s’en tenir dans ce dossier qui fait couler beaucoup d’encre et de salive dans les rangs des syndicalistes et des hommes politiques. Laurent Mètongnon et ses co-accusés poursuivent alors leur séjour carcéral.
A l’audience de ce mardi, les avocats de la défense ont soutenu leur position. Selon eux, la procédure est inutile au regard de la décision de la Cour constitutionnelle Dcc 18-098 du 19 avril 2018 relative à la détention de Laurent Mètongnon et co-accusés. Ils ont plaidé pour la mise en application de cette décision qui devrait normalement libérer leurs clients.
Par ailleurs, ils ont demandé les rapports de l’inspection des finances et de la Bceao sur lesquels le ministère public se base pour poursuivre les intéressés. Les débats ont conduit à la suspension de l’audience.
A la reprise, le tribunal a annoncé le renvoi de l’audience au 5 juin 2018 en demandant au procureur de la République de mettre à la disposition de la défense toutes les pièces du dossier sous huitaine. Le tribunal a également rejeté une demande de mise en liberté provisoire de l’un des détenus, Alassane Kémoko, pour raison de santé.
Me Amos Akondé, l’un des avocats de la défense, a souligné à l’issue de l’audience que le dossier est déjà au fond mais qu’il était nécessaire de demander un certain nombre de pièces à consulter sur place tout au moins pour être au même niveau d’informations que le ministère public. « Nous avons estimé que nous ne pouvons jamais faire une défense efficace sans avoir vu au préalable ces pièces-là », a-t-il indiqué. Il conteste par ailleurs ce renvoi du dossier dont ils n’ont pas fait la demande.
Il faut noter que cette affaire dite de la Cnss a été mise à la lumière par le Conseil des ministres du 2 novembre 2017 qui a instruit le ministre de la Justice à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des anciens dirigeants de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de commissions occultes et/ou autorisé des placements hasardeux à la Bibe, une banque déclarée en faillite par la Commission bancaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Mieux, le Conseil des ministres a fait état d’un placement de 17,5 milliards à la Bibe entre avril 2014 et octobre 2015 contre le versement de commission d’un montant de 71 millions environ. Depuis le jeudi 23 novembre 2017, Laurent Mètongnon alors président du Conseil d’administration de la Cnss ; Youssao Saliou Aboudou, directeur général du budget par intérim d’alors et d’autres ont été déposés à la prison civile de Cotonou.

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a connu du cinquième dossier inscrit au rôle de sa première session, vendredi 18 mai dernier. Il s’agit d’une affaire de meurtre commis par Catherine Sambiéni sur sa coépouse Elisabeth Sabi. La cour condamne l’accusée à 10 ans de travaux forcés.
C’est avec les larmes aux yeux que Cathérine Sambiéni, 36 ans, accueille le verdict de la cour qui a statué sur son affaire. Elle écope de dix ans de travaux forcés pour avoir tué avec un coutelas de cuisine sa coépouse Elisabeth à la suite d’une bagarre anodine qui s’est produite en mai 2012. Elle avait un bébé de 4 mois quand le drame se produisait. Elle est en détention depuis 2012 avec son bébé Moussa âgé aujourd’hui d’un peu moins de 7 ans. Un enfant qui a grandi en prison sur les bras de sa mère. Et qui y passera certainement quatre années encore. Triste sort qu’est celui de cet enfant qui subit le destin de sa mère. Triste réalité, car le droit ne s’accommode pas de la compassion : dura lex sed lex.
Tout part du gaspillage du gari
Debout à la barre, Catherine, corpulence bien frêle, est visiblement bien loin d’être un personnage digne d’un crime. On ne la croirait pas capable de tuer un cafard. Et pourtant, c’est bien elle qui a tué sa coépouse avec un coutelas, il y a six ans. En comparaissant devant la cour, vendredi dernier, Catherine est revenue sur les circonstances du drame. En répondant aux questions de la cour sur les mobiles et conditions du déroulement de la dramatique scène. En effet, tout semblait parfait, ce 8 mai 2012 dans le ménage d’Emile Kouagou, 38 ans, à Idadjo dans la commune de Ouèssè. Celui-ci avec ses quatre épouses. Catherine est la seconde et Elisabeth, la troisième. Pour le repas de famille de la soirée, Catherine a la charge de la pâte et Elisabeth prépare la sauce. En voulant servir la pâte dans les assiettes, Catherine constate qu’un bol traînait avec un résidu de gari (farine de manioc). Aussitôt, elle interpelle Elisabeth, la troisième épouse, sur le gaspillage alimentaire. Une dispute éclate entre les deux coépouses qui, ivres de colère, en viennent aux mains. Des coups de griffes dans tous les sens et des cris stridents qui s’emparent de ce foyer polygamique que tout le monde croyait heureux.
Non satisfaite de ses performances au cours de ce challenge entre les deux, Catherine reconnaît s’être momentanément détachée d’Elisabeth pour aller chercher un coutelas à la cuisine. « En réalité, je voulais juste l’effrayer ou la blesser », confie-t-elle. Pourtant, c’est bien ce coup de couteau qui sera mortel pour la coépouse Elisabeth. La cour veut savoir pourquoi, aller chercher un couteau si l’adversaire a les mains nues ? Y avait-il une querelle entre les deux ? « Non ! » répond l’accusée qui reconnaît qu’il n’y avait jamais eu de dispute entre elles.
Elle courtise les femmes pour le mari
Toutefois, les débats permettront de comprendre que la seconde épouse Catherine avait l’habitude de courtiser des femmes pour son mari. Si le mari a envie de mettre une nouvelle femme dans son lit, c’est bien à Catherine qu’il se confie et qui mène les démarches. Elle déclare avoir été plusieurs fois missionnée par son mari dans ce sens. Mais à sa grande surprise, elle n’a pas été informée de l’arrivée de la troisième épouse qu’est Elisabeth.
La cour a voulu savoir si le fait que le mari ne l’ait pas associée avant d’épouser Elisabeth n’a pas suscité un certain mécontentement chez Catherine ? Celle-ci répond non et explique que tout se passait très bien à leur niveau sans aucune animosité. Elle ajoute que le jour de la bagarre, elle avait juste l’intention de rappeler sa coépouse à l’ordre face au gaspillage noté en ce qui concerne les aliments de la famille. C’est ainsi que la dispute a commencé pour dégénérer en bagarre ayant conduit à la mort d’Elisabeth. « Depuis que je suis en prison, j’ai des remords suite à ce qui s’est passé », regrette-t-elle.
La vie est sacrée !
« Pas vrai ! », rétorque le ministère public représenté par Edwige Tangni. « Si la victime pouvait revenir de la mort vous parler ?...» poursuit-elle. En prenant ses réquisitions, elle indique que chacun connaît les faces cachées du mariage polygamique. « La polygamie n’est nullement à célébrer », dira-t-elle en ajoutant que les méfaits de cette forme de mariage ne sont plus à démontrer dans notre société. Et malheureusement, la mort d’Elisabeth Sabi en est une preuve. Une évidence donc ! « Et la responsable de cette mort est bien l’accusée Catherine », lance à la cour l’avocat général en rappelant l’article 8 de la Constitution du Bénin qui stipule que : « La vie humaine est sacrée ». Et, quiconque la viole doit subir la rigueur de la loi. En la matière, le Code pénal en ses articles 295 et 304 doivent être retenus contre l’accusée. Puis, pour l’avocat général, les éléments légal, matériel et intentionnel sont bien réunis dans ce dossier. La matérialité de l’infraction est indiquée par la nature du coup et l’endroit où il a été porté, près du cou ainsi que la profondeur de la plaie faite par un couteau. Quant à l’intention, elle réside dans la volonté de donner la mort. « Quitter une bagarre qui se fait à main nue pour aller prendre un couteau, porter le coup mortel et fuir sont des éléments qui démontrent l’intention de l’accusée de donner la mort à sa coépouse », renchérit Edwige Tangni qui enchaîne avec l’élément légal. Elle indique à la cour toutes les pièces médico-légales du dossier. Le certificat de décès de la victime qui indique par ailleurs les marques de blessures que portait le corps de la victime. Pour punir un tel acte, l’avocat général requiert 15 ans de travaux forcés contre l’accusée.
« C’est exagéré ! » dira Me Enosch Chadaré qui défend l’accusée. Selon lui, il s’agit d’un drame familial. Une dispute entre coépouses qui a dégénéré. Et, rappelle-t-il, « L’accusée a dit qu’elle voulait juste faire peur ou blesser sa coépouse ». Me Chadaré demande à la cour de requalifier les faits. Selon lui, « Il s’agit de l’infraction de coups mortels et non de meurtre. Nullement, Catherine n’avait l’intention de donner la mort ». Puis, il relate à la cour les conditions de vie de l’accusée qui a à charge un enfant avec qui elle vit en prison depuis six ans. Il s’agit du petit Moussa. Rejetée par la famille, elle est seule avec l’enfant en prison et le père n’est jamais allé les voir. Elle est obligée de se débrouiller en prison pour ses besoins et ceux de son enfant. Me Chadaré demande à la cour de la condamner à 6 ans de travaux forcés, le temps déjà passé en prison afin de permettre au petit de recevoir une bonne éducation.
A la suite de la défense, le ministère public reprend la parole pour rappeler que « le droit ne s’accommode point avec la compassion » et que « l’accusation de meurtre est bel et bien fondée ».
Après une suspension, la cour revient pour délibérer. Elle condamne l’accusée Catherine Sambiéni à la peine de 10 ans de travaux forcés. Elle n’a pas requalifié les faits. Elle a fondé sa décision sur, entre autres, les articles 295, 304 alinéa 4, 361, 826 à 833 du Code pénal.
Les faits
Le nommé Emile Kouagou, cultivateur, vit dans une ferme à Sinlin. village Idadjo, arrondissement de Gbanlin, commune de Ouèssè, ensemble avec ses quatre épouses. Le mardi 8 mai 2012 aux environs de 20 h, une dispute s'est déclarée entre les coépouses Elisabeth Sabi et Catherine Sambiéni, sur l'utilisation abusive du gari fourni par leur mari. Cette dispute dégénéra en bagarre au cours de laquelle Catherine Sambiéni, à coup de couteau, poignarda Elisabeth Sabi à hauteur de la clavicule gauche. Celle-ci rendit l'âme sur place. Aussitôt après son forfait, Catherine Sambiéni prit la clé des champs. Elle sera retrouvée le lendemain dans une ferme voisine dénommée « Petit Paris ».
Interpellée et inculpée de meurtre, elle a reconnu les faits. Son casier judiciaire ne porte mention d'aucune condamnation antérieure. L'enquête de moralité lui est favorable et, selon les conclusions de l'expert psychologue, elle ne présentait pas, au moment des faits, des troubles psychologiques et psychiatriques pouvant avoir d'incidences sur son comportement n
Composition de la Cour
Président : Henri Fadonougbo
Assesseurs : Armand Gounon, David Anani
Jurés : Albert C. Guèdègbé, Paul Glèlè Datéga, Marguerite H. Kossou, Romain Togni
Ministère public : Edwige Tangni
Greffier : Olga Houéto Aloukou
Société 23 mai 2018
Serment cour constitutionnelle[/caption]Les onze membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) sont désormais au complet. Le député Guy Mitokpè et le directeur général de l’état civil, Abdon Marius Mikpon’Aï qui, jusque-là, n’ont encore pris fonction, ont rejoint depuis ce mardi 22 mai, leurs neuf autres collègues à savoir les députés Janvier Yahouédéhou, Sabaï Katè, Gildas Agonkan, Léon Ahossi, Corneille Padonou, Justin Adjovi, Valère Tchobo et Abiba Dafia ainsi que Armelle Ahamidé, directrice générale par intérim de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insaé).
Les deux derniers membres ont prêté serment hier devant la Cour constitutionnelle réunie en audience solennelle. Tout comme leurs autres collègues qui l’ont fait, le mardi 8 mai dernier, ils ont sacrifié à la tradition constitutionnelle de prestation de serment. Guy Mitokpè et Abdon Marius Minkpon’Aï ont, tour à tour, et conformément à la loi, juré de bien remplir fidèlement et loyalement, en toute impartialité et équité les fonctions dont ils sont investis, de respecter en toutes circonstances les obligations qu’elles imposent. Le serment a été reçu par les sept sages de la Cour constitutionnelle qui a renvoyé les deux membres à l’exercice de leurs fonctions.
En effet, conformément à l’article 330 du Code électoral, ils ont juré de remplir leurs fonctions avec loyauté et probité et de «les exercer avec impartialité et en toute indépendance dans le respect de la loi et d’assurer sans défaillance » les devoirs qu’elle leur impose.
Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo leur a donné acte de leur serment et renvoyé dans l’exercice de leur mission. Comme il l’a fait à l’endroit de leurs collègues, il a mis ces deux membres du Cos-Lépi devant leurs responsabilités.
Aussitôt après le serment, ils ont rejoint leurs pairs au siège du Cos-Lépi à Agblangandan commune de Sèmè-Podji.
Guy Mitokpè et Abdon Marius Mikpon’Aï ont pris la mesure de leur mission en participant hier aux travaux d’étude du projet du budget de l’organe pour les six mois que dure le mandat. Ce budget prendra en compte le crédit de fonctionnement, d’investissement et de réalisations des opérations d’actualisation du fichier électoral ainsi que celui de l’Agence nationale de traitement (Ant), bras technique opérationnel du Cos-Lépi. De sources proches de l’organe, le budget examiné hier tourne autour de 1,7 milliard F Cfa. Ce montant ne prend pas en compte le budget de l’Ant.
La séance plénière, la toute première des membres de l’organe après l’élection du bureau le jeudi 17 mai dernier, a été dirigée par le président du Cos-Lépi, Janvier Yahouédéhou, en personne, entouré des deux autres membres de son équipe dirigeante, en l’occurrence Justin Adjovi et Sabaï Katè, respectivement vice-président et rapporteur.
Th. C. N.
Actualités 23 mai 2018

Quinze députés viennent d’initier une proposition de loi portant autorisation d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil des citoyens dépourvus d’acte de naissance pour une raison ou une autre. Le texte est actuellement sur la table du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, et devrait être en principe affecté pour étude, à la prochaine séance plénière prévue pour le jeudi 24 mai, à la commission chargée des Lois.
Le Parlement veut voler au secours des citoyens sans acte de naissance. Une proposition de loi dérogatoire à l’état civil a été déposée à l’effet d’autoriser la délivrance d’acte de naissance aux concernés. L’initiative émane du député Gérard Gbénonchi et de quatorze autres soucieux des difficultés de ces populations sans papier et qui n’existent pas à l’état civil. Lesquelles sont estimées à 2 277 795 personnes, au terme du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) qui a pris fin le 30 avril dernier, sur un total de 10 354 466 requérants enrôlés. Ces citoyens inexistant à l’état civil ont été enregistrés sur la base de témoignages ou avec la carte de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Les témoignages ont été faits à travers des informations recueillies par trois personnes dont le chef de village ou de quartier de ville. Ces renseignements collectés sur un formulaire devraient aider plus tard à établir à ces citoyens un acte de naissance. Cette proposition de loi dérogatoire, composée de 20 articles, tombe donc à pic. Puisqu’elle vient corriger, si elle est adoptée, la situation de ces 2 277 795 citoyens déclarés sans jugement. La loi propose que les maires et leurs adjoints dûment mandatés et les chefs d’arrondissement soient les responsables de l’enregistrement à titre dérogatoire sur le registre de naissance de l’année en cours, suivant une procédure rigoureuse bien définie. Au regard de l’importance de cette opération, les auteurs de la proposition de loi dérogatoire souhaitent l’examen rapide de ce texte pour que le Parlement autorise très vite le démarrage de l’opération d’inscription à titre dérogatoire à l’état civil des citoyens concernés.
Les regards sont tournés vers le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, qui devra affecter, conformément à la procédure parlementaire, le document à la commission chargée des Lois pour étude. Le rapport qui va sanctionner les travaux sera soumise à l’appréciation de la plénière qui adoptera ou rejettera le dossier après examen. La procédure parlementaire ne fait donc que commencer autour de cette proposition de loi. Les jours à venir vont nous édifier sur le sort de ce texte qu’applaudiraient les citoyens dépourvus d’acte de naissance pour une raison ou une autre.