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Former des cadres de haut niveau rompus à la gestion macroéconomique[/caption]Le Bénin a accueilli du 7 au 9 mai dernier une mission de haut niveau du programme de formation en Gestion de la politique économique (Gpe-Abidjan) de l’Université Félix Houphouët Boigny (Ufhb) de Cocody Abidjan. Conduite par Mama Ouattara, professeur titulaire en Economie et par ailleurs directeur dudit programme, la mission a échangé avec de hautes autorités de l’Administration béninoise.
Le Programme de formation en Gestion de la politique économique (Gpe-Abidjan) est un centre d’excellence régional de formation dont l’objectif est de former des cadres de haut niveau rompus à la gestion macroéconomique et outillés pour la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des actions publiques.
Sa mise en place a été motivée par les bailleurs de fonds que sont la Fondation pour le renforcement de capacité en Afrique (Acbf) et de l’Institut de la Banque mondiale afin de remédier à l’insuffisance de nombre de cadres susceptibles de concevoir et de mettre en œuvre des politiques économiques idoines pouvant conduire au bien-être des populations.
Cette formation Gpe vise spécifiquement à doter les administrations africaines de cadres capables : d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes novateurs de développement économique et humain, basés sur une analyse économique rigoureuse et adaptés tant aux aspirations locales, régionales, qu’aux contraintes internationales ; de comprendre et d’évaluer les modèles et méthodes utilisés par les organisations internationales, les gouvernements et les consultants étrangers dans l’assistance au développement et dans les relations économiques internationales ;de jouer un rôle d’éducation, particulièrement en clarifiant auprès des décideurs locaux et du grand public la raison d’être et l’utilité des réformes économiques.
La délégation a échangé avec de hautes autorités de l’Administration béninoise à savoir le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, les directeurs de cabinets du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que d’autres personnalités de l’administration (secrétaire générale du Mef et des directeurs généraux).
Satisfaction
Selon le chef de mission, le prof Mama Ouattara, ce fut une mission fructueuse. Il affirme que le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, a declaré que la délégation est entrain de prêcher un converti, puisque les différents points évoqués par la mission à savoir doter la jeune administration béninoise de cadres compétents à travers la définition d’un cadre de collaboration entre le gouvernement béninois et l’Université Fhb d’Abidjan sont des types de projets sur lesquels l’Etat béninois fait un point d’honneur. Les autres autorités administratives rencontrées étaient du même avis.
« Je retourne satisfait et je crois revenir dans un bref delai avec ma hiérachie à savoir le président de l’Université fHB, madame le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour rendre opérationnelle cette coopération Sud-Sud », déclare le professeur Mama Ouattara.
Selon lui, les partenaires techniques et financiers rencontrés, (Pnud, Banque mondiale, Boad et Bceao) ont affiché leur volonté d’appuyer le renforcement de capacités des cadres béninois à la limite de leur budget prévu pour le renforcement des capacités.
La mise œuvre des conclusions issues des échanges de cette mission permettra à l’Etat béninois, d’atteindre rapidement une masse critique de cadres de haut niveau ; de renouveler la structure par âge des cadres en charge de la gestion des politiques publiques de manière à assurer la perenité de l’efficacité de l’administration. Ces conclusions permettront enfin de faciliter le dialogue entre le gouvernement béninois et les partenaires techniques et financiers dans les négociations visant à appuyer le gouvernement dans l’atteinte de ses objectifs de politique économique.
Donc une mission très importante pour le Bénin qui pourra en tirer des avantages certains pour une administration béninoise de qualité et performante?
42 Béninois déjà bénéficiaires du programme
A ce jour, sur les 617 experts formés par le programme, on note seulement 42 Béninois qui appuient quotidiennement le gouvernement béninois dans la mise en œuvre de sa politique économique.
On peut citer à titre illustratratif : Mme Louise Sènou de la première promotion, ex-directrice de la Concurrence et de la Lutte contre la Fraude à la direction générale du Commerce intérieur ; M. Jonas Gbian de la deuxième promotion, ex-ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines puis de l’Economie et des Finances du Bénin ; M. Philippe Koffi Gantin, de la cinquième promotion, directeur géneral adjoint des politiques de développement ; M. Romain Koffi Dognon, de la sixième promotion, à la Présidence de la Commission de l’Uemoa, expert en management stratégique ; Fructueux Auguste Sémassa Déguénonvo, de la neuvième promotion, macroéconomiste à la Bceao ; M. Gérard Sokégbé, dixième promotion, directeur de l’Exécution du Budget ; M. Kodjo Gilles Alain da Costa, dixième promotion, directeur régional Inclusion Africa/Inclusion Social Rating.

Président de la Fédération béninoise de cyclisme et directeur général du Tour cycliste international du Bénin, Romuald Hazoumé évoque à travers cet entretien l’organisation de la quinzième édition de cet évènement à laquelle prennent part des coureurs de sept pays du continent, et les chances de voir le Bénin tenir un jour tête aux grands ténors de cette épreuve de la petite reine.
La Nation : Qu’est-ce qui a motivé le comité d’organisation du quinzième tour cycliste international du Bénin à lancer officiellement l’évènement dans la ville de Natitingou ?
Romuald Hazoumé : Les Béninois où qu’ils se trouvent ont le droit de pouvoir profiter du sport béninois. Depuis que je suis venu à la tête de la Fédération, j’ai fait un pari à partir d’un simple constat : le sport cycliste béninois est confisqué dans le sud or il y a des athlètes bien sûr dans le sud mais il n’y a pas que des athlètes dans le sud. Il y a des athlètes partout dans le pays et j’ai fait le pari d’aller les chercher partout où ils sont. C’est pourquoi nous avons organisé cette course statutaire à Banikoara où il y a eu 1200 coureurs qui étaient inscrits et heureusement qu’on ne les a pas tous transportés sinon ç’aurait été une catastrophe pour cette course-là. On n’a pas la logistique nécessaire qu’il faut pour les gérer. Bien sûr qu’on s’est préparé mais quand on a vu ce que 200 personnes ont fait, on s’est demandé par où on pourrait passer s’il y avait 1200 coureurs parce qu’il n’y avait pas la police pour assurer la sécurité ni un staff technique nécessaire pour gérer un tel effectif. Il faut comprendre que les gens de Banikoara étaient très heureux de nous accueillir. Là, ils se sont rendus compte que non seulement c’est un sport gratuit mais qui draine également du monde et le maire de la commune l’a si bien compris en assistant de bout en bout à la course. Habituellement à quoi assistons-nous dans ces genres d’initiatives ? C’est que très souvent les autorités ne viennent que pour le lancement ou pour la clôture. Il a compris qu’il y avait un enjeu et que c’est un cadeau qu’on faisait à sa commune. Et comprenez aussi que ce n’est pas à lui que nous faisons ce cadeau mais à la population. Et comme aujourd’hui nous faisons le même cadeau à la population de Natitingou. Que les autorités s’en saisissent comme l’ont fait le préfet et le représentant du maire en marquant l’évènement par leur présence. Je trouve ça formidable. Nous ne sommes pas venus pour nous arrêter à Natitingou. Nous partons pour Tanguiéta et comme la voie n’est pas bonne nous lancerons la course à Toucountouna. Nous avons le devoir de changer l’itinéraire du tour à toutes ses éditions.
Quel intérêt y-a-t-il à pérenniser la tenue du tour comme vous le défendez aujourd’hui?
L’intérêt, c’est de développer le sport, de respecter le cyclisme béninois parce que pendant quinze ans, nous n’avons pas tout été respectés. Nous n’étions plus invités. Nous n’intéressions plus aucun pays. Moi, une fois arrivé, j’ai voulu changer les choses et il faut le faire. Vous voyez déjà, le cortège a été sécurisé depuis Cotonou jusqu’à Natitingou. Tous les directeurs départementaux de la police ont été instruits par le directeur général de la Police républicaine pour sécuriser le cortège. C’est dire qu’il y a un intérêt pour le gouvernement de pouvoir accompagner ce que nous faisons parce qu’il y va de la réputation de notre pays. Et cette réputation, pour rien au monde, je n’accepterais qu’on la touche.
Y-a-t-il espoir de voir les Béninois triompher au terme de cette compétition ?
Non…Non. Il faut comprendre que le vélo c’est un travail de longue haleine. Pendant quinze ans, nous n’avons pas existé. Pendant quinze ans, on a eu des gens qui sont montés à vélo, qui n’ont jamais fait du vélo et qu’on a envoyés à l’extérieur pour faire du vélo. Aujourd’hui nous changeons l’image. Donc il nous faudra deux à trois ans pour pouvoir placer quelqu’un. Mais sachez une chose, grâce au partenaire officiel, nous avons les moyens de participer à tous les tours de la sous-région. C’est en participant à des compétitions internationales qu’on arrive à être compétitifs. Et fort de cela, dans deux ans nous allons dépasser la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso. Nous allons les battre. Ne comptez pas avoir un Béninois qui gagne cette année mais comptez avoir de Béninois qui vont se battre parce que la sélection a été des plus rudes?
Photo de Famille[/caption]
Dans le cadre d’une mission de visite et d’échange d’expériences d’une délégation du Burkina Faso au Bénin, il a été organisé, mercredi 9 mai dernier à Cotonou, un atelier sur l’organisation et le fonctionnement du Conseil national de l’alimentation et de la nutrition (Can) du Bénin. Cet atelier qui fait suite à une descente sur le terrain de la délégation, permet aux hôtes de s’inspirer de l’exemple béninois en matière de gestion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Le député burkinabé Bouréima Dissan Gnounou est satisfait de la gestion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin à travers le Conseil national de l’alimentation et de la nutrition (Can). En marge de l’atelier de visite d’étude et d’échange d’expériences de la délégation burkinabé sur l’organisation et le fonctionnement du Can, il a déclaré que si le voyage de Cotonou n’avait pas eu lieu, il aurait fallu l’organiser de façon imminente. « Il était plus nécessaire que nous venions au Bénin pour apprendre le système de gouvernance en matière de multisectorialité », souligne-t-il. Du niveau central au niveau décentralisé, le député burkinabé estime que la multisectorialité est bien organisée au Bénin. « Nous devrions venir voir et importer cette expérience du Bénin pour aller améliorer celle du Burkina Faso », ajoute-t-il.
En effet, l’atelier de visite d’étude et d’échange d’expériences auquel a participé Bouréima Dissan Gnounou, mercredi dernier, a regroupé la délégation burkinabé composée de dix-huit personnes venues de plusieurs structures intervenant dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des acteurs impliqués dans le Can au Bénin. Il a permis aux parties prenantes du Can de partager avec la délégation du Burkina Faso leurs rôles et responsabilités, les acquis et les défis et perspectives par leur secteur respectif au sein du Can, ainsi que les institutions internationales intervenant dans les communes. Pour la visibilité des actions du Can dans les ministères sectoriels, chaque structure a élaboré le contenu relatif aux acquis réalisés, les défis et les perspectives.
Avant la présentation des différentes communications qui ont permis aux membres de la délégation du Burkina Faso de comprendre l’organisation et le fonctionnement du Can, le secrétaire permanent, Roch L. Mongbo, a dit que les regards de leurs hôtes permettront d’améliorer leurs prestations quotidiennes. Il espère que cet exercice d’apprentissage ouvrira d’autres portes au Can pour améliorer sa gouvernance dans la gestion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin.
Les raisons du voyage au Bénin
Le représentant de l’Organisation néerlandaise de développement (Snv) du Burkina Faso, Didier Coulydiaty, pour sa part, est revenu sur les raisons de ce voyage de la délégation burkinabé au Bénin. Il explique qu’au Burkina Faso, il existe comme une concurrence entre le ministère de l’Agriculture traitant de la sécurité alimentaire et celui de la Santé traitant de la sécurité nutritionnelle.
« Les deux ministères collaborent à travers des représentants dans l’un et l’autre des organes et aussi le cadre harmonisé », souligne-t-il. Cependant, il manque, à son avis, une réelle coordination des actions, qui ne permet pas de lutter efficacement et durablement contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. C’est pourquoi, le groupe des Organisations de la Société civile agricoles par la voix d’un programme appelé « Voix pour le Changement », a souhaité la fusion du Conseil national pour la sécurité alimentaire (Cnsa) et du Conseil national pour la coordination en nutrition (Cncn). Car, les mécanismes de coordination entre ces deux structures qui proviennent de deux ministères différents en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle intégrée ont montré leurs limites.
La nouvelle structure que les Osc appellent de tous leurs vœux, selon Didier Coulydiaty, devra être supra-ministérielle à l’image du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) placé sous la coupole du Premier ministre ou de la Présidence du Faso. Ce qui va sans doute, pense-t-il, donner une meilleure coordination et intégration de la nutrition et de la sécurité alimentaire à l’image de ce qui se fait déjà dans d’autres pays comme le Bénin.
Le représentant du ministère en charge des Affaires sociales, Bruno Gbêhinto, qui a procédé à l’ouverture de l’atelier, a rappelé le processus ayant conduit le Bénin à la mise en place du Can avant d’espérer que le Burkina Faso pourra tirer profit de ce voyage d’étude afin d’engager des réformes rigoureuses dans le secteur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a reçu en audience, mercredi 9 mai dernier, deux délégations dont celle de la Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) conduite par sa coordonnatrice, Pulchérie Gbèmènou.
Les femmes professionnelles des médias du Bénin se disent prêtes à accompagner les députés dans le cadre des réformes et initiatives visant l’amélioration de la représentativité des femmes au Parlement. Une délégation de celles-ci a été reçue à cet effet, mercredi 9 mai dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
La Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) a clairement manifesté sa volonté de se jeter dans la bataille afin de porter le nombre de femmes à l’Assemblée nationale de 7 % aujourd’hui à moins 17 % dès la prochaine législature. Un vœu cher au président Adrien Houngbédji. « Aujourd’hui, on ne compte que 7 % de femmes au Parlement. Nous nous sommes dit, en tant que femmes des médias ce que nous pouvons faire pour que ce vœu du président de l’Assemblée nationale soit réalisé », précise Pulchérie Gbèmènou, coordonnatrice de la Cfu, à sa sortie d’audience.
La délégation n’est pas allée les mains vides. Elle a remis au président de l’Assemblée nationale un projet proposé par la Cfu pour montrer toute sa détermination à prendre sa part de responsabilité pour l’atteinte des objectifs de cette noble ambition. Pulchérie Gbèmènou dit avoir saisi l’occasion pour présenter à Me Adrien Houngbédji la Cellule des femmes de l’Union des professionnelles des médias du Bénin portée sur les fonts baptismaux en 2011. Et depuis sept ans, les objectifs et la vision de la cellule n’ont pas changé à savoir redonner beaucoup plus de vie et de visibilité aux productions des femmes professionnelles des médias engagées à faire plus que leurs confrères hommes sur le terrain. « C’est justement pour cette cause que nous sommes venues voir le président de l’Assemblée nationale et profiter pour lui soumettre nos projets, notamment, celui de l’édition de l’agenda des femmes des médias, la troisième édition », ajoute la coordonnatrice de la Cfu.
La délégation sollicite le soutien du président Adrien Houngbédji et de toute l’Assemblée nationale pour la concrétisation de ce projet. Pulchérie Gbèmènou et les siennes sont reparties satisfaites de l’audience avec la deuxième personnalité de l’Etat qui a donné la garantie que le dossier sera étudié avec diligence.
Le président Adrien Houngbédji a ensuite reçu une délégation des agents contractuels de l’Etat, promotion 2014 du ministère de l’Economie et des Finances, conduite par Serge Agassounon. Elle n’a fait aucune déclaration à la presse à sa sortie d’audience?

Le comité exécutif de la Fédération béninoise de tennis (Fbt) accompagné des jeunes tennismen ayant pris part au championnat d’Afrique, zone 2 Itf dans la catégorie des 14 ans et moins, du 18 au 24 avril à Lomé, étaient chez le ministre en charge du sport, mercredi 9 mai dernier. C’est pour lui présenter les médailles qu’ils ont remportées.
La participation des tennismen béninois de 14 ans et moins au championnat d’Afrique, zone 2 Itf organisé au niveau de leur catégorie du 18 au 24 avril dernier à Lomé, a été fructueuse. Ils ont remporté au total treize médailles dont 5 en or, 7 en argent et 1 en bronze. C’est pour les présenter au ministre des Sports, Oswald Homeky, qu’ils étaient chez lui, mercredi 9 mai dernier, avec des membres du comité exécutif de leur fédération.
Le président de la fédération, Jean-Claude Talon, a saisi l’occasion pour remercier le ministre pour ses apports au sport en général et au tennis en particulier, en ce qui concerne les subventions. A sa suite, son secrétaire général, Bernardin Codjo Agossou, a fait le point de la participation de la délégation béninoise forte de dix personnes dont quatre filles, quatre garçons et de deux capitaines à ce championnat. Il a précisé que les jeunes ont en réalité pris part à deux compétitions dans la capitale togolaise : le championnat et le circuit Itf. Outre le Bénin et le pays hôte, le Togo, il y avait le Nigeria, Madagascar, l’Ile Maurice, le Mali, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Kenya et la Mauritanie.
Pour ce qui est du championnat, le Bénin a disputé quatre finales, mais n’a remporté qu’une seule au niveau des paires. Au niveau du circuit, il y avait quatre épreuves et le Bénin a réussi à tirer son épingle du jeu.
Appréciant cette rencontre avec le ministre, le vice-président de la Fbt, Aboubakari Mohamed, a estimé qu’elle galvanisera davantage les enfants. « Ils ont eu l’opportunité d’échanger avec lui et il les a encouragés », a-t-il fait remarquer. Il a souhaité que le ministre envisage la pratique du tennis dans les écoles et la construction des infrastructures sportives au profit de la discipline, pourquoi pas dans les communes.
Après avoir complimenté les jeunes champions, le ministre a loué les efforts du Comité exécutif de la Fbt pour le travail appréciable qu’il fait à la base. Il a également remercié les parents qui ne cessent d’accompagner et d’encourager leurs enfants à pratiquer le tennis, malgré tout ce que cette discipline sportive demande comme ressources ou moyens?

Un dialogue national réunissant les parties prenantes est ouvert, ce mardi 8 mai à Cotonou, en vue de s’approprier les nouvelles stratégies pour concevoir les projets intégrés à grands impacts pour l’amélioration du cadre de vie de la population dans la perspective du septième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (Fem).
Le Bénin a lancé, ce mardi 8 mai, deux jours d’échanges sur la reconstitution du septième cycle du Fonds pour l’environnement mondial. « Cette rencontre est une opportunité et le Bénin espère tirer le maximum de ce dialogue national pouvant lui permettre de tirer profit du septième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (Fem)», indique Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable.
Delphin Aïdji, directeur de la Programmation et de la Prospective (Dpp) du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et point focal opérationnel du Fem, explique que cette rencontre est organisée dans la perspective du septième Fem qui remplacera le sixième qui vient à échéance en juin prochain. Ce sixième cycle avait permis de mobiliser des ressources en appui direct-subvention de 10 millions de dollars. Ce qui a facilité la mobilisation de beaucoup d’autres cofinancements de plus de 50 millions de dollars pour des projets de lutte contre l’érosion côtière, les dégradations des terres, de biodiversité et de reconstitution du couvert forestier, entre autres.
Le Bénin est le premier pays éligible au Fem qui organise une telle rencontre qui devrait « permettre à toutes les parties prenantes de s’approprier les nouvelles stratégies pour pouvoir concevoir les projets intégrés à grands impacts pour l’amélioration du cadre de vie de la population », selon Delphin Aïdji. Le pays compte solliciter davantage au titre du cycle 7. C’est pour cela que le ministre Tonato a invité chaque participant à enrichir le débat aux fins de tirer le maximum d’information pour permettre au Bénin d’optimiser la mobilisation des ressources du Fem et les autres guichets financiers connexes pour le financement des projets intégrés à grands impacts sur l’amélioration des conditions de vie de la population.
Reconnaissant les limites du Bénin à tirer le maximum de possibilités financières qui existent aujourd’hui à l’échelle mondiale, le ministre Didier José Tonato affirme : « Notre défi est de nous organiser, renforcer nos capacités pour tirer profit des opportunités de financement ». « L’ambition du gouvernement, c’est d’avoir une croissance économique endossée au développement durable... C’est sur ce plan que nous pensons que le septième cycle du Fem va nous accompagner avec ses nouveaux mécanismes », ajoute-t-il.
Ibrahima Sow, représentant de la directrice générale du Fem, a rappelé que les écosystèmes sont poussés à bout. Pour lui, « La pression exercée sur les ressources sera exaspérée dans les années à venir, dans la perspective d’une croissance démographique qui va presque doubler la population mondiale d’ici à 2030, avec une forte urbanisation envisagée ». Ces projections, souligne-t-il, demandent un changement dans les systèmes clefs dont l’agriculture et l’alimentation, l’eau et la gestion durable des forêts.

1 avril : Célébration à l’Ecole normale supérieure de Natitingou (Ens) de la 9e journée du normalien, occasion pour la direction de récompenser les meilleurs élèves-professeurs.
4 avril : Rencontre à Cotonou entre Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social, et les responsables des centrales et confédérations syndicales du Bénin pour tenter un dégel de la crise dans l’administration publique au Bénin.
-Lancement officiel à Abomey-Calavi de la remise des titres fonciers subventionnés Mca aux requérants bénéficiaires par Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique, sous la coordination de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf).
-Ouverture à Porto-Novo des travaux du premier colloque scientifique organisé dans le cadre du jubilé des 150 ans d’évangélisation de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo par Mgr Aristide Gonsallo, évêque du diocèse de Porto-Novo.
6 avril : Parution d’un numéro spécial, bilan des deux ans de gouvernance du président Patrice Talon de La Nation.
9 avril : Ouverture à Porto-Novo des travaux de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2018 par Me Adrien Houngbédji, président de ladite institution.
-La Csa-Bénin, la Cgtb et la Csub annoncent de façon collective leur retrait de la grève qui paralyse l’administration publique depuis quelques mois.
-Formation à Cotonou des acteurs et usagers des postes de contrôle juxtaposés de Malanville par l’Union économique et monétaire ouest-africaine pour faciliter les échanges commerciaux entre le Bénin et le Niger.
10 avril : Lancement à Cotonou des opérations d’identification et d’enrôlement des bénéficiaires du projet Assurance pour le renforcement du capital humain par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
11 avril : Plusieurs décisions prises en Conseil des ministres dont la mise à disposition des producteurs d’un important lot de tracteurs à des prix réduits et la construction de quatre barrages dans la zone septentrionale de notre pays.
- Ouverture à Cotonou d’un atelier régional à l’intention des acteurs majeurs du transit en Afrique de l’Ouest et du Centre afin d’approfondir le dialogue sur les défis et solutions au commerce de transit.
- A l’issue des échanges entre Peng Jingtao, nouvel ambassadeur de la Chine près le Bénin, et Adam Boni Tessi, président de la Haac, le diplomate a déclaré qu’il « travaillera à renforcer les relations bilatérales » entre les deux pays.
- Condamnation par l’Odem du quotidien « Soleil Bénin Info », son directeur de publication et un de ses journalistes pour violation de plusieurs articles du code de déontologie de la presse béninoise.
- Don de vivres, par Diamond Bank, filiale du groupe Nsia aux enfants de l’orphelinat Fontaine divine d’Azohouè-Aliho.
12 avril : Prestation de serment par Onésime Gérard Madodé, nommé procureur général près la Cour suprême en Conseil des ministres, au siège de l’institution à Porto-Novo.
-Lancement à Cotonou du rapport mondial 2017 sur la peine de mort par Fidèle Marcos Kikan, directeur d’Amnesty International Bénin : une lueur d’espoir contre les exécutions en Afrique subsaharienne.
-Tournée du ministre de l’Industrie et du Commerce Serge Ahissou dans les structures sous sa tutelle pour s’enquérir des conditions de travail des agents.
13 avril : Adoption au Parlement du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord international sur le Code bénino-togolais de l’électricité amandé qui ouvre la Communauté électrique du Bénin (Ceb) aux investisseurs privés.
-L’Assemblée nationale autorise le gouvernement à ratifier l’accord-cadre portant création de l’Alliance solaire internationale (Asi).
-Installation officielle à Porto-Novo, du chef d’escadron Jiles Sèdjro Yèkpè dans ses nouvelles charges de directeur général de l’Agence pénitentiaire du Bénin par le ministre de la justice, Joseph Djogbénou.
-Ouverture à Cotonou des travaux de la première session ordinaire du Conseil national du dialogue social au titre de l’année 2018 pour discuter de plusieurs dossiers dont notamment la crise sociale dans le pays.
14 avril : Conclave d’un parterre de personnalités et de leaders politiques du Bénin à Djeffa, dans la commune de Sémè-Podji, pour discuter de la situation sociopolitique de notre pays.
16 avril : Adoption par l’Assemblée nationale du rapport de la commission chargée des lois fixant les modalités de désignation des représentants de l’institution au sein du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) et des Commissions communales d’actualisation (Cca) de la Liste électorale permanente informatisée.
-Incendie au secteur céréalier du plus grand marché du Bénin, le marché Dantokpa de Cotonou.
-17 avril : Adoption par les membres de l’Assemblée nationale de la loi relative à la protection, à l’aménagement et à la mise en valeur de la zone littorale afin d’instaurer une gestion durable de l’espace et des ressources naturelles côtières du Bénin.
18 avril : Prise de mesures préventives par le Conseil des ministres contre des malversations constatées dans la gestion des cantines scolaires.
19 avril : Lancement officiel à Djidja, en présence des acteurs du monde agricole, de la campagne agricole 2018-2019 autour du thème « Les pôles de développement agricole : une option pour mieux valoriser les potentialités agricoles locales » par le ministre Gaston Dossouhoui.
-Visite du chef de l’Etat à la Coopérative du meuble à Akpakpa afin de prendre connaissance des réalités pour mieux relancer le secteur.
23 avril : Lancement officiel au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération à Cotonou du visa électronique pour simplifier les formalités de séjour au Bénin.
24 avril : Adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique en République du Bénin.
-Lancement à Cotonou du schéma d’aménagement transfrontalier intégré de la bande côtière (corridor Abidjan-Lagos) par la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha.
25 avril : Plusieurs décisions prises en Conseil des ministres dont la demande de justification à l’ancien greffier en chef du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Abou Séidou, de plus de 1,5 milliard de F Cfa remarquée dans sa gestion à l’issue d’un audit.
-Célébration au Bénin de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme à l’instar de la communauté internationale.
26 avril : Dons de divers matériels aux femmes vivant avec le Vih/Sida dans les départements du Mono et du Couffo par le Pam et l’Onusida à Aplahoué.
- Précédemment nommé président de la Cour d’appel de Parakou, Edouard Gangni, installé dans ses fonctions au cours d’une audience solennelle présidée par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko en compagnie du Garde des sceaux, ministre de la Justice, Joseph Djogbénou.
27 avril : Réunion bilan de deux mois d’exercice de Nazaire Hounnonkpè, directeur général de la Police républicaine, avec les douze directeurs départementaux de cette force à Dassa-Zoumè.
- Audition au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou du député Atao Hinnouho précédemment cité dans l’affaire « faux médicaments » par le juge d’instruction puis le juge des libertés et de la détention dudit tribunal.
30 avril : Sit-in de la Société civile paysanne à l’Assemblée nationale pour exiger la prise de certaines mesures avant toute adhésion au texte de la Convention sur la protection des obtentions végétales, retiré à l’issue de cette action.
-Une foultitude en attente, les agents recenseurs acculés au dernier jour d’enrôlement du Ravip à Cotonou.
14 avril : Commémoration au Nigeria des quatre ans d’anniversaire de l’enlèvement de 276 jeunes lycéennes de Chibok, ville de l’extrême nord-est du pays par des membres du groupe Boko Haram.
-Au Togo, l’interdiction des manifestations de l’opposition met Lomé, la capitale du pays, sous tension.
16 avril : En Guinée Bissau, Aristides Gomes prend fonction après avoir été nommé premier ministre : il devra principalement conduire le pays jusqu’aux législatives de novembre 2018.
17 avril : Le gouvernement zimbabwéen annonce le licenciement de plusieurs milliers d’infirmières en grève pour réclamer de meilleures conditions salariales.
19 avril : Les évêques de la Conférence épiscopale du Tchad appellent à une adoption par référendum de la nouvelle Constitution plutôt que par voie parlementaire, estimant que ledit projet ne reçoit pas l’adhésion de l’ensemble des citoyens.
6 avril : Une dépêche de l’Agence de presse chinoise « Xinhua » annonce la prise en compte du Bénin et du Rwanda par le prochain programme du Fmi pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd).
15 avril : En Espagne, quelques milliers de Catalans descendent dans les rues de Barcelone pour protester contre la détention de neuf figures de l’indépendantisme accusées de « rébellion » et réclament l’ouverture d’un dialogue.
19 avril : Raul Castro quitte le pouvoir avec un bilan en demi-teinte et cède sa place à Miguel Diaz-Canel au Cuba.
24 avril : Mise en garde en vue de l’homme d’affaires Vincent Bolloré pour des soupçons de corruption liés à l’obtention de ses marchés en Afrique?
Quotidien- Le siège de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale[/caption]L’ancien président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), Laurent Mètongnon, et ses codétenus dans l’affaire de placement hasardeux de fonds de la Cnss à la Banque internationale du Bénin (Bibe) moyennant rétro-commissions, devront patienter encore treize jours en détention avant d’être fixés sur leur sort. L’audience de ce mardi 8 mai au tribunal de première instance de première classe de Cotonou n’a pas pu trancher quant à la suite à donner à cette affaire. Laquelle a été mise en délibéré pour le 22 mai prochain.
L’audience aura duré plus de deux heures au cours desquelles les parties au procès ont rivalisé d’arguments pour avoir le dessus. De son côté, la défense, se fondant prioritairement sur la décision de la Cour constitutionnelle, a demandé l’arrêt de la procédure enclenchée contre Laurent Mètongnon et autres.
Mais en attendant la suite de la procédure, le bouillant syndicaliste Laurent Mètongnon bénéficie du soutien de ses syndiqués et d’autres acteurs de la lutte syndicale qui réclament toujours sa libération. Ils étaient nombreux au tribunal, hier matin. On notait, entre autres, la présence de plusieurs responsables de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb) conduite par son secrétaire général Nagnini Kassa Mampo. L’Union nationale des étudiants et scolaires du Bénin (Unseb) s’est aussi fait remarquer à travers une forte représentation de ses membres. Ils avaient sans doute en projet d’assister au procès, mais il n’en sera rien. Un impressionnant détachement d’éléments de la Police républicaine dépêché à l’entrée de la salle d’audiences a filtré l’entrée et renvoyé toute la clique de supporters et autres sympathisants venus en soutien aux prévenus.
Pour rappel, le Conseil des ministres, en sa séance du 2 novembre 2017, avait instruit le ministre de la Justice à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des anciens dirigeants de la Cnss « qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de commissions occultes et/ou autorisé des placements hasardeux à la Bibe, une banque déclarée en faillite par la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). C’est ainsi que le syndicaliste Laurent Mètongnon, ancien président du Conseil d’administration de la Cnss ; l’administrateur des finances Youssao Saliou Aboudou, alors directeur général du Budget par intérim et autres, ont été déposés à la prison civile de Cotonou, le jeudi 23 novembre 2017, attendant d’être jugés.
Au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, a souligné le Conseil des ministres, plus de 17,5 milliards de francs Cfa ont été placés auprès de la Bibe, contre le versement de commissions d’un montant de plus de 71 millions F Cfa.
Société 09 mai 2018
Quotidien - Des abonnés obligés de faire le pied de grue pour régler leurs factures[/caption]Régler sa facture d’électricité aux différents guichets de la Sbee à Parakou n’est pas chose aisée. En témoigne le calvaire auquel les abonnés sont soumis dans les deux agences ouvertes.
En moins de dix ans, le nombre des abonnés de la Sbee a augmenté de manière exponentielle à Parakou. Ce qui, malheureusement, n’a pas été le cas des guichets auxquels ils doivent se présenter pour régler leurs factures d’électricité.
Ce mardi 8 mai, au niveau de l’agence principale de Parakou, la situation était tellement préoccupante. A peine, le chef d’agence, Blaise Hounkpatin, pouvait tenir sur place. Conscient des difficultés auxquelles les clients sont confrontés, il était contraint d’effectuer des va-et-vient incessants entre son bureau et le grand hall sur lequel s’ouvrent les guichets. « C’est la grande affluence devant les guichets, tous les jours de la semaine », informe-t-il.
Il y a quatre guichets qui, en principe, devraient être opérationnels. Mais, c’est seulement deux qui le sont effectivement. « A mon arrivée, il y avait trois sur quatre. Finalement, ils ne sont plus que deux », a précisé le chef d’agence. « C’est grâce aux abonnés que la société existe. Elle n’a aucun intérêt à les faire souffrir devant ses guichets. Observer ce spectacle tous les jours me donne de l’insomnie », a avoué Blaise Hounkpatin.
A 11 h 23, le hall continuait à être bondé de monde avec de longues files d’attente. Pour avoir une place, Sourakatou Moustapha a dû se rendre sur les lieux à 7 h 30. D’autres y étaient depuis 5 h 40.
Tout dernièrement, la direction générale de la Sbee y a fait affecter un agent de Malanville, pour renforcer l’effectif des guichetiers. Entretemps, l’un d’entre eux a été autorisé à jouir de ses congés. Après près de deux semaines, il sera obligé de les écourter. « Imaginez le monde qu’il y aura, si je lance le recouvrement à partir du lundi prochain », tente de justifier le chef d’agence.
Avec l’ouverture de l’agence de Kpébié, la direction générale a cru bien régler la question de l'engorgement. L’initiative, quoi que louable, n’aura finalement rien amélioré. En réalité, il faut plus de deux agences pour la ville de Parakou.
Quotidien- Donner une nouvelle chance aux citoyens laissés en rade[/caption]
Démarré le 1er novembre 2017, le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a pris fin le 30 avril dernier sur une bonne note, quoique certains citoyens soient laissés en rade. Une prolongation de quelques jours aiderait à repêcher les retardataires.
Le délai fixé dans le cadre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), est arrivé à échéance, lundi 30 avril dernier. Le point au niveau des différents départements témoigne de la forte mobilisation des populations dans le cadre de cette opération.
Au-delà des polémiques qu’il a suscitées au sein de l’opinion publique, le Ravip a connu une réussite au vu des chiffres avancés par le comité technique de pilotage.
Selon cette source interrogée par nos confrères de la Radio nationale, ce lundi 7 mai, les prévisions ont été largement dépassées. Au total, 10,5 millions de personnes se sont fait enregistrer sur toute l’étendue du territoire national.
Le point présenté par la même source au niveau des différentes communes placent les départements de l’Alibori et de l’Atacora quasiment en tête, soit 93,46 %. Le littoral s’en sort avec 90 % de citoyens enrôlés.
Le constat au niveau des différentes villes est tout aussi reluisant. A Tchaourou, l’enregistrement a été fait à hauteur de 80,62 %, 95,02 % à N’Dali et 103 % à Parakou. A Abomey-Calavi, les prévisions dans le cadre du Ravip étaient de l’ordre de 650 000. Au terme de l’opération, 684 000 personnes ont été enregistrées. A Porto-Novo, une participation de 116 % a été enregistrée.
Toutefois, en dépit de la forte mobilisation enregistrée dans le cadre de l’opération, tous les citoyens n’ont pas pu se faire enrôler. Beaucoup sont restés en rade dans le cadre du recensement.
Si pour certains, les retardataires devraient s’en prendre à eux-mêmes, il est important de préciser que depuis le démarrage de l’opération, le 1er novembre 2017 jusqu’à la clôture, le 30 avril dernier, les citoyens ne se sont pas fait prier. Ils ont compris l’enjeu et n’hésitaient pas à sacrifier toute une matinée, voire toute une journée parfois même au soleil en vue de répondre à cette obligation citoyenne.
Dans les villes, la mobilisation n’a jamais faibli. Mais c’est sans compter également avec les fausses notes de l’opération qui n’ont pas facilité la tâche à tous les citoyens. Certains ont fait le parcours du combattant sans obtenir gain de cause en raison de l’affluence quasi permanente sur les lieux d’enrôlement ou encore de la faible visibilité des sites d’enrôlement au début de l’opération. C’est le cas de dame Alexandrine croisée au portail du Ceg Le Nokoué et qui n’a pas pu se faire enrôler jusqu’à la date de la clôture de l’opération, en dépit de ses nombreux déplacements sur les lieux. Comme elle, d’autres citoyens dans le même cas plaident pour une rallonge de la part du gouvernement afin de se mettre au pas.
Selon le coordonnateur du Ravip-Donga, Issifou Mamadou, intervenu sur la Radio nationale, ce lundi, les cas des retardataires sont en train d’être examinés. Ils pourront se rendre dans tous les chefs-lieux pour se rattraper.
Relativement à ce sujet, le coordonnateur national du Ravip, Jean Aholou, semble être ferme. Joint au téléphone, ce lundi, il explique qu’il n’y a pas de rattrapage pour les retardataires, du moins pour le moment?
Carte multifonction
Consacrée par la loi n°2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin ainsi que par le décret n° 2017-377 du 02 août 2017, la carte Ravip est une carte unique multifonction. Il permet de doter chaque Béninoise et chaque Béninois d’un numéro personnel d’identification sur la base duquel il pourra obtenir une carte d’identité nationale électronique aux multiples fonctions. Ce numéro personnel d’identification figurera sur les actes officielles qui l’identifient au sein de la société. Le numéro personnel d’identification est individuel, personnel, et permanent.
Le Ravip permettra également de doter le Bénin d’un Registre national de la population ; permettra aux Béninois inscrits sur le registre des Béninois de l’étranger, de demander à l’Etat béninois de leur assurer la jouissance de leurs droits de Béninois vivant à l’étranger.
La carte Ravip, présentée comme une carte à tout faire ou encore une carte qui simplifie la vie, est aussi une réponse définitive aux problèmes d’actes de naissance, car elle favorise la mise en place d’un état-civil moderne et fiable.
Pour donner une chance à tous les Béninois de s’offrir cet outil jugé très important pour le développement par le gouvernement, une prolongation de quelques jours serait bénéfique à tous.