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Nouvelles

Meurtre (19e dossier): Isidore Goussiga condamné à 14 ans de travaux forcés mais libre

 

Statuant publiquement sur la dix-neuvième affaire inscrite à son rôle, portant sur des faits de meurtre reprochés à Isidore Goussiga, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a condamné l’accusé à 14 ans de travaux forcés. C’était vendredi 27 avril dernier. Mis sous mandat de dépôt depuis le 4 mars 2004, Isidore Goussiga est désormais libre.

Suite à l’examen du dix-neuvième dossier qui lui a été soumis, vendredi 27 avril dernier, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a condamné Isidore Goussiga à 14 ans de travaux forcés. Ayant déjà fait quatorze ans de détention préventive, il retourne dans son Attotinga natal mais devra payer 2 millions de francs de dommages-intérêts à l’héritier Kokou Kpéyékpo.
A la barre, Isidore Goussiga donne, selon le président, une autre version des faits, la troisième depuis le début de la procédure. Le président de la cour l’invite à dire exactement comment les faits se sont déroulés. Ce qui leur permettra, ses pairs et lui d’apprécier. L’accusé demande au président de lui pardonner. « Avant de pardonner quelqu’un, la personne doit reconnaitre, avouer la faute ou l’erreur qu’il a commise », lui rétorque le président. Malgré les interventions du ministère public et de son avocat, Isidore Goussiga n’a pas entendu raison. Cette attitude n’a pas ému le ministère public.
Pour Séidou Kpégounou, le dossier a commencé par des réjouissances pour mal prendre fin. S’appesantissant sur les faits, le ministère public retient que l’accusé a mis fin à la vie d’une personnalité chère au village et aux siens. L’acte ainsi posé tombe sous le coup des articles 295 et 304 du Code pénal. L’homicide commis volontairement, déduit-il, est qualifié de meurtre. Il dresse les éléments constitutifs du meurtre : les éléments légal, matériel et intentionnel.
Par rapport à l’élément légal, il est basé sur les articles 295 et 309 du Code pénal, soutient-il. Le meurtre suppose, déclare-t-il, un acte matériel de nature à donner la mort.
L’élément moral, selon le ministère public, se déduit de l’intention de donner la mort. En lisant le certificat médical du 24 mars 2004, on relève les termes « traumatisme crânien, plaie traumatique, hémorragie abondante », retient le ministère public. Point n’est besoin d’être médecin légiste pour déduire que les coups portés ont pu entraîner la mort. Ces actes ont-ils pu causer le décès? Il répond par l’affirmative dans la mesure où quelque temps auparavant, la victime était une personne bien portante et vivante. Une vie humaine a été détruite, relève-t-il. Tous les témoins et même l’accusé ont livré des versions qui accréditent la thèse de l’établissement du meurtre. Même pour le meurtre commis par erreur, l’intention existe, fait remarquer le ministère public. L’intention existe par le simple fait que les blessures ont été faites à une partie très sensible du corps, justifie-t-il. Sur cette base, le ministère public recourt à la loi pour requérir 20 ans de travaux forcés à l’encontre de l’accusé. Toutefois, il demande à la cour de lui accorder des circonstances atténuantes.
La défense déclare ne pas s’en tenir aux trois éléments constitutifs du meurtre. Me Manou Fagbémi déclare ne pas plaider coupable. Il recourt à l’auteur Jean Jacques Rousseau pour retenir que son client est né beau, mais qu’il a pu commettre ce meurtre pour avoir été corrompu par la société au sein de laquelle il vit. L’accusé, selon lui, est travailleur. Il implore la cour à se pencher sur l’état de santé de son client qui est dégradé.
La cour se retire et après délibérations condamne Isidore Goussiga à 14 ans de travaux forcés. Ayant été mis sous mandat de dépôt depuis le 4 mars 2004, il est désormais libre.
Il est utile de préciser qu’avant de prendre le dossier proprement dit, la cour a dû procéder à la disjonction du cas de Valentin Doko Houessou, complice dudit meurtre déjà décédé, l’action publique étant éteinte contre lui.
Puis la cour s’est retirée et est revenue sans le concours des jurés pour statuer sur les intérêts civils.
Faisant valoir ses droits, Kokou Kpéyékpo, instituteur, qui s’était déjà constitué partie civile, déclare réclamer 20 millions de francs à titre de dommages-intérêts.
Prié d’opiner sur ce montant, le ministère public relève que même si le montant est exagéré, il importe de faire droit à la demande de la partie civile qui est pertinente.
Me Manou Fagbémi affirme s’associer aux peines de la partie civile qui a perdu son père. Toutefois, il invite à tenir compte de la situation et de l’état de son client.
Appréciant la demande de la partie civile, la cour l’a reçue et a retenu 2 millions de francs de dommages-intérêts à payer par Isidore Goussiga pour toutes causes de préjudices confondus?

Résumé des faits
 
Le 26 février 2004, aux environs de 17 h 30, dans le village d’Attotinga (commune d’Allada), Roger Sognonnahoundé partageait un plat de poulet avec sa femme lorsqu’Isidore Goussiga surgit dans sa cour. Ce dernier, en les voyant manger, conclut que c’est Roger Sognonnahoundé qui est l’auteur du vol de ses quatre poules disparues quelques jours plus tôt et l’en accusa. Sur ces entrefaites, une bagarre survint entre eux, bagarre au cours de laquelle Isidore Goussiga, armé d’un coupe-coupe se mit à pourchasser Roger Sognonnahoundé. Celui-ci parvint à s’échapper à la hauteur de la concession de François Aitchéou Sognonnahoundé grâce à l’intervention de ce dernier et de son fils Samuel Aitchéou qui s’interposèrent entre eux. Le chef de la collectivité Sognonnahoundé, Cossi Sognonnahoundé Kpéyékpo, venu de Sékou, pour présider dans la matinée la séance de prières traditionnelles à l’intention des défunts de la collectivité était en ce moment dans la concession de François Aitchéou Sognonnahoundé.
Pour empêcher Isidore Goussiga, d’agresser dans sa furie le chef de leur collectivité, Samuel Aitchéou aidé par certains voisins dont Etienne Sètondji, alertés par le vacarme, réussirent à le maîtriser et à lui arracher son coupe-coupe qui aurait été remis à Valentin Doko Houessou.
Contre toute attente, Isidore Goussiga qui avait été reconduit à deux reprises chez lui par Etienne Sètondji, revient sur les lieux, armés du même coupe-coupe et asséna un coup à la tête de Cossi Sognonnahoundé Kpéyékpo, qui s’écroula aussitôt dans une mare de sang.
Transporté d’urgence au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou, Cossi Sognonnahoundé Kpéyékpo décéda le lendemain 27 février 2004.
Inculpé de meurtre, Isidore Goussiga a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.

Composition de la cour

Président : Malik Cossou
Assesseurs : Maximilien
Kpehounou
Freddy Yehouenou
Jurés : Adolphe G. Dadaglo, Pierre Magloire Nagnonhou, Coffi Prosper Gbèdandé, Pélagie Lokossou.

Ministère public :
Seïdou Kpégounou
Greffier : Désiré Sèmèvo

Société 30 avr. 2018


Enrôlement pour le compte du Ravip: Grande affluence ce week-end dans des postes d’enrôlement

Les retardataires se rendent enfin massivement dans les postes d’enrôlement pour le compte des opérations du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Ils ont particulièrement profité de ce dernier week-end de l’échéance d’enrôlement. C’est du moins le constat effectué les samedi 28 et dimanche 29 avril derniers à Comé puis à Lokossa, deux communes du Mono.

A Comé, l’afflux des requérants a été noté, samedi dernier, notamment aux postes installés au niveau de la maternité de Oumako et dans la localité d’Akodéha. Il a été particulièrement impressionnant aux deux postes d’enrôlement mis à disposition à l’entrée de l’hôpital de zone de la ville. Leurs agents formulaires, visiblement débordés, choisissaient parfois de donner la priorité aux requérants qui ne nécessitent pas de témoignages. Les nouveau-nés pour lesquels la prise de vue demande plus de disponibilité, étaient eux aussi quelque peu retardés par des opérateurs kit.
« L’affluence est effective depuis plus d’une semaine », souligne Christophe Sinou, le relai communal pour le Ravip. Celui-ci ajoute, que depuis lors, quelques équipes enrôlent au-delà de la moyenne nationale exigée, qui est de 50 requérants par kit, alors qu’il y a peu, elles trouvaient à peine deux personnes à enrôler. « Cet afflux, justifie-t-il, serait motivé par le regain des activités de sensibilisation. » En revanche, quelques autres postes chôment dans la commune, relève le relai pour déplorer la mesure de suspension de la mobilité des kits, pendant ces derniers jours d’arrêt officiel des opérations. C’est le cas à Agatogbo, mentionne-t-il, où les agents sont presque au repos alors qu’ils auraient pu étoffer les équipes des postes bondés de requérants.
Concernant la commune de Lokossa, l’affluence est concentrée au niveau de l’arrondissement central. Six kits y sont déployés et aucune des équipes commises aux opérations de Ravip ne chôme. C’est le cas au niveau du siège dudit arrondissement puis à l’école primaire publique d’Agonvè, et dans les quartiers Yénawa, Agnivèdji et Adjacomey.
Le ratissage est également en cours sur le campus universitaire de Lokossa qui abrite l’Institut universitaire de technologie (Iut) et l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique (Enset). « Dans la cité des Kotafon, les prévisions de l’enrôlement sont pourtant déjà dépassées », se félicite le relais de la commune Simon Sovissi. « Plus de 107 000 requérants sont déjà enregistrés contre une prévision de plus de 104 900 personnes attendues », a-t-il tenu à préciser.

Pas de prolongation

A la question de savoir que feront des retardataires que les équipes ne réussiront pas à enrôler avant la clôture ce jour, lundi, les relais indiquent n’avoir reçu aucune instruction visant à proroger l’échéance. Pour Simon Sovissi, il sera observé, ce lundi 30 avril, un arrêt officiel des opérations sur le terrain.
Cette position est confirmée par Gustave Agbodjogbé, le représentant du coordonnateur national de l’Agence national de traitement (Ant), pour le Mono et le Couffo. Joint au téléphone, il insiste : « On arrête effectivement les opérations ce lundi. Six mois, c’est six mois ». Cette affluence de dernières heures, fait-il savoir, est presque identique dans plusieurs localités du pays alors que les opérations du Ravip ont été lancées depuis le 1er novembre 2017. « Après on verra, quand même, comment on va faire pour la suite », concède Gustave Agbodjogbé qui assure que les dispositions sont toutefois prises dans le sens de ne laisser aucun requérant en rade.

Actualités 30 avr. 2018


Visite du ministre Serge Ahissou dans l’Ouémé: Remettre à flot les industries à l’abandon
[caption id="attachment_28995" align="alignnone" width="1024"]Serge Ahissou[/caption]

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou a visité, vendredi 27 avril dernier, les installations de la Zone franche industrielle (Zfi) dans la commune de Sèmè-Podji, l’ancienne rizerie de Mitro et la source thermale de Hêtin-Sota érigées à Dangbo. Il est allé s’enquérir de la situation de ces unités aujourd’hui abandonnées en vue de prendre des mesures idoines.

Faire renaître les unités industrielles en souffrance dans l’Ouémé. C’est désormais une priorité pour le ministre de l’Industrie et du Commerce. Serge Ahissou est retourné à cet effet dans le département, vendredi 27 avril dernier, après une première visite, vendredi 13 avril dernier, où il a eu à visiter la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Ouémé/Plateau à Porto-Novo.
Pour la seconde tournée dans l’Ouémé en deux semaines, l’autorité ministérielle s’est rendue dans deux communes à savoir Dangbo et Sèmè-Podji. A Dangbo, première étape du périple, Serge Ahissou et sa suite dont le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, ont visité les installations de l’ancienne rizerie de Mitro appelée Sonia. Il s’agit d’une unité industrielle installée dans les années 70 mais qui malheureusement ne tourne plus aujourd’hui alors que la terre est disponible ainsi que la main-d’œuvre nécessaire pour produire le riz ou travailler à l’usine. Le ministre Serge Ahissou déplore la situation de cette usine comme beaucoup d’autres unités industrielles en souffrance dans le pays. Il ambitionne de remettre à flot l’ancienne rizerie de Dangbo pour permettre au pays de tirer de la plus-value et surtout aux jeunes de trouver d’emplois. Le Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo) servira de colonne vertébrale à la réalisation de cette ambition, assure le ministre, selon qui, le chef de l’Etat Patrice Talon serait déterminé à dynamiser le secteur industriel béninois. Serge Ahissou promet aux acteurs de cette rizerie qu’un compte rendu de la situation serait fait au président de la République pour la prise de certaines mesures.
Le maire de Dangbo, Mathias Kouwanou et le préfet Joachim Apithy saluent cet engagement du gouvernement et souhaitent que cette réhabilitation soit effective très vite pour la renaissance de cette usine. 
Après l’ex-rizerie de Mitro, la délégation ministérielle a mis ensuite le cap sur le site de la source thermale de Hêtin-Sota, toujours dans la commune de Dangbo. C’est une vieille source de près de 60 ans pourvoyeuse d’eau chaude aux qualités fort appréciables à maints égards, a expliqué le directeur général par intérim de l’Eau, Philippe Adjomayi. Il a vanté les spécificités de cette source thermale qui n’attend que son exploitation industrielle avec les infrastructures adéquates pour contribuer au développement du Bénin. « Cette source a besoin d’une installation industrielle pour son exploitation... C’est une source de richesse pour notre pays. Ce que nous sommes venus faire est une affaire du Bénin et s’il plait à Dieu nous allons réussir », souligne le ministre Serge Ahissou.
Après Dangbo, la délégation ministérielle s’est rendue à Sèmè-Podji où il a bouclé sa tournée. Ici, la délégation ministérielle a visité le site de Zone franche industrielle (Zfi) de Sèmè-Podji. La visite guidée et les échanges avec les promoteurs industriels ont permis au ministre et sa délégation de prendre le pouls du pôle industrie de la Zfi et de jeter les perspectives à court, moyen et long termes pour booster le secteur industriel au Bénin.

Actualités 30 avr. 2018


Comé: Une meilleure organisation de l’examen de Cqm préoccupe

La première édition de l’examen du Certificat de qualification aux métiers (Cqm) organisée à Comé a connu son épilogue, samedi 28 avril dernier sur le site des artisans, par une cérémonie de remise des parchemins à 50 lauréats d’une dizaine de métiers différents. Occasion pour le président du collectif des artisans de la ville, Cyriaque Kougbo et le point focal à la mairie, Germain Kakpossa, d’en appeler à l’amélioration des conditions de l’organisation du Cqm à Comé.

La libération des apprentis artisans réduite, samedi dernier à Comé dans le Mono, à une sobre cérémonie de remise de diplôme, d’attestation de succès au Cqm et de cadeau à 50 lauréats dont 23 dames, a été l’occasion pour les acteurs du secteur de rompre avec la langue de bois. « Le Cqm est une expérience qui nous fait souffrir nous les patrons », dénonce le président du collectif des artisans de Comé, Cyriaque Kougbo, avant de donner quelques explications à ce propos. « Nous ne prenons que 12 500 francs Cfa chez les apprenants. De ce montant, l’Etat perçoit encore 1500 francs à savoir 1000 F pour les frais de diplôme et 500 F pour la taxe. Et avec le reste, il faut payer les matières premières, les frais de jury et les chefs des centres d’examen et réaliser les diplômes. C’est insuffisant et nous espérons pouvoir nous asseoir avec la mairie et le gouvernement pour discuter de comment améliorer tout ceci ». Après avoir fourni ces clarifications, Cyriaque Kougbo fait appel à la subvention du gouvernement pour contribuer, entre autres, au budget de l’organisation du Cqm.
Le représentant de la mairie de Comé, Germain Kakpossa, quant à lui, ajoutera que l’organisation de l’examen, en elle-même, reste à professionnaliser. A l’en croire, ladite professionnalisation commence par la dotation du site des artisans d’une série d’ateliers bien équipés en vue d’une meilleure appréciation de la compétence des professionnels à mettre sur le marché de l’emploi. « Pour le moment, l’examen a été fait avec l’existant mais il faut vite avancer », suggère Germain Kakpossa en insistant sur l’aménagement du site situé non loin du siège de l’hôtel de ville de Comé. Aussi pense-t-il qu’il faudra améliorer la composition du jury en évitant de le réduire aux patrons ayant présenté des candidats à l’examen du Cqm.
Cet examen qui clôt désormais les années d’apprentissage met fin à une célébration fastueuse des patrons d’atelier, avec à la clé, la remise à eux d’une dot dont la mobilisation des fonds conduit parfois, apprentis et parents, à de grosses dépenses. Mais si en dépit de la perte de ces avantages, les patrons se rallient à la nouvelle approche, ils ne comptent pas s’accommoder des conditions actuelles de sa mise en œuvre.

Société 30 avr. 2018


Pour les chantiers ouverts à Porto-Novo et dans l’Ouémé: Le Prd reconnaissant envers Patrice Talon

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) a organisé, samedi 28 avril dernier, une gigantesque marche non pas de soutien mais plutôt de reconnaissance au président Patrice Talon pour ses nombreux chantiers de développement lancés dans l’Ouémé en général, et à Porto-Novo en particulier. La marche a été suivie d’un meeting politique tenu sur l’esplanade de l’Assemblée nationale en présence de Me Adrien Houngbédji, président du Prd et président de l’Assemblée nationale.

Porto-Novo est en chantier. Plusieurs ouvrages infrastructurels y sont en cours de réalisation. Jamais la ville capitale et toute la région de l’Ouémé n’auraient bénéficié d’une telle attention particulière d’un chef d’Etat. De quoi faire exulter de joie les populations de Porto-Novo, principalement les militants du Parti du renouveau démocratique (Prd). Ils ont tenu à manifester leur satisfecit et leur reconnaissance au président Patrice Talon, à travers une marche, samedi 27 avril dernier, afin de le remercier pour sa détermination à traduire en acte concret sa promesse de campagne aux populations de Porto-Novo de sortir la capitale des sentiers battus une fois élu.
La marche est partie du carrefour Catchi et a échoué sur l’esplanade de l’Assemblée nationale à Porto-Novo où a été tenu un meeting auquel a pris part Me Adrien Houngbédji, président du Prd. « De toutes les grandes villes de notre pays, Porto-Novo accusait pratiquement le retard de développement le plus criant et les populations de l’Ouémé en souffraient en silence. C’était comme si un véritable oubli d’Etat était injustement infligé aux enfants de la ville, depuis près de quarante ans. Une véritable marginalisation infrastructurelle ! », fait observer le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Il se dit agréablement surpris de voir que les choses bougent désormais dans la ville. Selon lui, le Prd a organisé cette marche non pas pour faire le culte de personnalité du président Patrice Talon mais surtout saluer son esprit d’équité dans le développement des régions du Bénin visant à sortir Porto-Novo de plus de soixante ans d’isolement économique et infrastructurel.

Une attention particulière

Le maire met en exergue quelques actions phares de développement à l’actif du chef de l’Etat, telles que l’organisation et la réussite de la deuxième édition du Festival international de Porto-Novo, les travaux de construction de la traversée de Porto-Novo jusqu’à Missérété avec aménagements électriques et paysagés confiés à l’entreprise Ofmas international qui fait preuve de professionnalisme, l’asphaltage de 96 km de rues à Porto-Novo dès juillet 2018 prévu dans le Pag, l’érection d’un musée des arts et divinités Vodun Orisha à Porto-Novo pour promouvoir le tourisme culturel et mémorial. A cela s’ajoutent les projets de reconstruction des marchés Ouando et Ahouangbo qui tiennent à cœur au chef de l’Etat, la construction de l’hôtel de ville et de la Préfecture de Porto-Novo, de la Rocade de Porto-Novo et d’un marché international de référence à Porto-Novo. « Toutes ces attentions, nos populations les attendaient depuis les années 1960. Et voilà qu’en moins de deux ans, Patrice Talon a fait de ces vœux, des réalités concrètes en téléchargement », souligne Emmanuel Zossou. « Tout Porto-Novo est en chantier. Il faut être de mauvaise foi ou bien aveugle pour ne pas le remarquer », poursuit-il. Le maire de Porto-Novo a fait aussi le point des réalisations en cours dans les autres communes du département de l’Ouémé comme Adjarra, Sèmè-Podji, Dangbo, Adjohoun et autres visant à impacter ces villes. « Ces deux ans d’efficacité, de méthode et d’équité dans les réalisations, nous font croire que le mandat du président Patrice Talon sera de loin, le meilleur pour notre région et notre pays, depuis les indépendances », estime Emmanuel Zossou.
Le maire sera ensuite appuyé, tour à tour, par Me Jacques Migan et les ministres Jean-Claude Houssou de l’Energie et Adidjatou Mathys chargée de la Fonction publique. La boucle des interventions a été bouclée par celle du président du Prd, Me Adrien Houngbédji qui est intervenu en langue locale goun comme les deux ministres. Ils ont tous rassuré les populations de ce qu’elles peuvent croire en la détermination du chef de l’Etat à changer positivement l’image de Porto-Novo et de l’Ouémé. Les différents discours ont été officiellement remis au préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy qui a promis de les transmettre à qui de droit.

Actualités 30 avr. 2018


Etat-major général des armées : Les officiers s’approprient les outils de planification et de prise de décision

L’état-major général des armées a initié, du 22 au 27 avril dernier, un exercice théorique et pratique sur la prise de décision militaire à l’intention des officiers de l’armée de terre sur le site de l’aérodrome de Péporiyakou dans la commune de Natitingou. Ceci afin de répondre à d’éventuelles menaces sécuritaires au Bénin.

Au terme de l’exercice qui a vu les officiers de l’armée de terre mettre à jour leurs connaissances en matière de planification d’opérations militaires et de prise de décision, la haute hiérarchie militaire n’a point caché sa satisfaction d’avoir pris une telle initiative face aux éventuelles menaces sécuritaires.
« A ma prise de commandement, mon plan d’actions spécifiait de manière claire que des exercices seront organisés au profit des personnels de l’armée de terre», a indiqué colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’armée de terre. Cet exercice initié à Natitingou, précise-t-il, vise à décomplexer et surtout à mettre en confiance ces officiers d’état-major, afin de leur permettre de manière efficiente de commander les personnels dont ils ont la charge.
L’exercice a permis dans un premier temps de rappeler aux officiers d’état-major les cours théoriques sur les outils de planification et de prise de décision militaire. La phase pratique a donné lieu à des simulations qui mettent au cœur de l’action des propositions d’options de solutions aux problèmes tactiques de terrain qui se poseraient à eux.
En présence du chef d’état-major général des forces armées béninoises, général de brigade Laurent Amoussou, l’interaction entre l’état-major qui produit les ordres et les unités armées sur le terrain, a été éprouvée. Dans un scénario reflétant les réelles conditions de menace sécuritaire, ces officiers d’état-major, a rappelé le directeur de l’exercice, Lieutenant-colonel Serge Adégnika, ont été mis dans une opération qui vise à anéantir cette menace avec pour effet final de rétablir l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.
Face à un état-major de circonstance d’un volume de force d’environ 700 hommes, les officiers ont redoublé de tactique et de savoir-faire pour conduire la troupe. Une abnégation saluée par le chef d’état-major général des armées. Le sérieux et la rigueur qui ont caractérisé cet exercice de perfectionnement l’ont séduit. La paix et la sécurité qui doivent prévaloir dans un pays qui se veut sur la voie du développement engagent pleinement les forces armées béninoises, reconnaît-il.
Le colonel Fructueux Gbaguidi a souligné que d’autres exercices du genre sont programmés dans les prochains jours pour mieux aguerrir les personnels d’état-major de l’armée de terre.

Société 30 avr. 2018


Clôture de la première session du Conseil national du dialogue social: La campagne de vulgarisation des textes fondamentaux lancée
[caption id="attachment_28988" align="alignnone" width="1024"]Guillaume Attigbé[/caption]

Les travaux de la première session ordinaire du Conseil national du dialogue social (Cnds) se sont achevés, vendredi 27 avril dernier, à l'Infosec de Cotonou. C’est l’occasion pour le président dudit conseil, Guillaume Attigbé, de procéder au lancement de la campagne de vulgarisation des textes fondamentaux de l’organe.

Le président du Conseil national du dialogue social (Cnds), Guillaume Attigbé, a procédé, vendredi 27 avril dernier à Cotonou, à la clôture de la première session ordinaire dudit conseil. C’est l’occasion pour lui d’exprimer sa satisfaction pour le sens de responsabilité et le professionnalisme dont ont fait montre les conseillers tout au long de cet atelier qui a permis d’échanger sur le mode opératoire de l’organe afin de le rendre plus dynamique et visible. Selon lui, pendant deux semaines, ils ont échangé sur la mise en œuvre des engagements des parties prenantes à la Charte nationale du dialogue social, le mode opératoire relatif à la structuration des organes décentralisés et déconcentrés du Cnds et réexaminé le programme d’activité et le budget de l’organe au titre de cette année. Les réflexions autour du thème central de cette session intitulée: «Analyse et appréciation de la situation sociale: rôle et responsabilités des parties tripartites» ont permis de déduire que la perte de confiance entre les parties justifie la radicalisation des positions défavorables à un dénouement rapide de la crise sociale.
Le Cnds compte rétablir le climat de confiance entre les parties dans les prochains mois. Il s’agira pour l’organe de mettre en œuvre son plan de communication pour la promotion du dialogue social, d’éditer un bulletin semestriel, créer un site web et d’encourager la création d’un forum de journalistes pour la promotion du dialogue social. C’est ainsi que le président du Cnds, Guillaume Attigbé, a procédé au lancement officiel de la campagne nationale de vulgarisation des textes fondamentaux de l'organe. Ce recueil de 95 pages qui comporte, entre autres, la Charte nationale du dialogue social, le décret n° 2017-323 du 28 juin 2017 portant création, attribution, composition, organisation et fonctionnement du Cnds et de ses démembrements, le décret 2017-324 du 28 juin 2017 portant nomination des membres du Cnds, la Convention n° 144 concernant les consultations tripartites et la Recommandation n°152 portant sur le même objet, le règlement intérieur du Cnds et la synthèse des travaux de la première session ordinaire du Cnds 2018?

Société 30 avr. 2018


Bénin/Média : L’Union des professionnels des médias du Bénin conteste le rapport de Reporters sans frontières

Le dernier rapport de Reporters sans Frontières n’est pas bien accueilli par l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB). Soixante-douze heures après sa publication, la faîtière des professionnels des médias béninois soulève des contre-vérités dans ledit rapport.

Franck Kpochémè, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) fustige le rapport 2018 de Reporters sans frontières. Cette année, le Bénin a occupé la quatre vingt-quatrième (84ème) place dans le classement des pays en matière de liberté de presse sur cent quatre-vingt (180). Un rang sur lequel porte bien des réserves le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin. Sa réaction, une première depuis quatre ans qu’il est à la tête de l’Upmb, se justifie, selon ses propos par les commentaires faits sur le Bénin.

Il y a mieux que ce que Reporters sans Frontières a mentionné dans son rapport, souligne le président de l’Upmb, Franck Kpochémè. Par contre le chef Desk Afrique de l’organisation, Arnaud Froger, confirme que le rapport 2018  s’est basé sur des questionnaires, lesquels ont servi d’éléments dans l’élaboration du rapport ayant classé le Bénin  84ème en ce qui concerne la liberté de presse.       

Société 28 avr. 2018


Affaire de "faux médicaments": L'article 90 de la Constitution sauve momentanément le député Atao devant le juge
[caption id="attachment_28982" align="alignnone" width="1024"]Deputé Atao Hinnouho[/caption]

A la surprise générale, le député Taofick Mohamed Hinnouho alias Atao qui a pris le maquis depuis le 8 décembre 2017 suite au déclenchement de l’affaire de « faux médicaments » dans laquelle il serait considéré comme étant le cerveau, est sorti de sa cachette, ce vendredi 27 avril.

Il s’est rendu de lui-même à la justice. Il était devant le premier cabinet d’instruction du tribunal de première instance de première classe de Cotonou en charge du dossier. Il a été auditionné par le juge qui l’a inculpé pour, entre autres infractions, « d’exercice illégal en pharmacie, vente de médicament falsifié, trafic de produits médicaux contrefaits, association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et faux en écriture privée et usage de faux en écriture privée ». Après le magistrat instructeur, Taofick Mohamed Hinnouho a été ensuite écouté par le juge des libertés et de la détention qui devrait décider de son incarcération ou non.

Ici, l’opérateur économique a frôlé la prison. Le juge n’a pu placer le député sous mandat de dépôt comme ce fut le cas avec ses co-prévenus dont les grossistes et autres répartiteurs de produits pharmaceutiques déjà condamnés par le tribunal à quatre ans d’emprisonnement ferme. Atao a raté la prison à cause de l’immunité parlementaire dont il jouit et qui nécessite la réalisation de certains préalables avant toute poursuite. En réalité, le juge des libertés et de la détention a buté sur l’article 90 de la Constitution du 11 décembre 1990 du Bénin.

Lequel dispose que : « Les membres de l’Assemblée nationale jouissent de l’immunité parlementaire. En conséquence, aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions. Aucun député ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, sauf cas de fragrant délit. Aucun député ne peut, hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée nationale, sauf les cas du flagrant délit, de poursuite autorisée ou de condamnation définitive. La détention ou la poursuite d’un député est suspendue si l’Assemblée nationale le requiert par un vote à la majorité des deux tiers ».

Les dispositions de cet article 90 de la Constitution du 11 décembre 1990 ont été d’ailleurs soulevées devant la justice par l’avocat du député de la 15e circonscription électorale pour plaider la libération de son client. Le juge des libertés et de la détention a donné raison à la défense qu’à l’étape actuelle de procédure il ne peut jeter Atao en prison n’ayant pas au dossier la décision du bureau ou de l’Assemblée nationale qui autorisent la poursuite du député mis en cause. Le député Atao est donc rentré chez lui libre de ses mouvements en attendant certainement l’issue de l’examen de la demande de levée d’immunité parlementaire déjà introduite contre lui au Parlement par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministre chargé de la Justice. C’est donc une victoire judiciaire partielle pour Mohamed Atao Hinnouho. Son avocat, Me Alfred Boccovo, en est d’ailleurs conscient que son client est libre certes, mais n’est pas pour autant sorti définitivement d’affaire. « Les poursuites ne sont pas arrêtées. On reviendra devant la justice quand l'Assemblée aura dit son mot. », conclut l’avocat au barreau de Cotonou.

Société 28 avr. 2018


5e édition du festival international des voix de femmes: Festin vocal ce soir et demain à Cotonou

Avec le chœur polyphonique national, Assy Kiwa, Ayodélé, Tata Grâce, Amy Mako, Oulda et Hortense Nayo du Togo..., la salle de spectacle du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) sera, ce soir, le cadre de ce « festin » de voix féminines.

C’est dans le cadre de la cinquième édition du festival international des voix de femmes. L’épilogue aura lieu demain soir à l’Institut français de Cotonou avec la fameuse chanteuse du Gabon Annie Flore Batchiellilys, tête d’affiche, et la révélation Djayé, à l’état civil, Hermance Ellé, journaliste de l’Ortb qui a participé à la phase finale de « The voice Afrique francophone ».
Le festival international des voix de femmes est un événement qui rassemble les belles voix féminines de la musique et qui promeut la formation vocale. C’est une initiative de l’association Musique Art et Culture, dirigée par le manager du trio Teriba, Serge Olougoudou.
Entamées mardi 24 avril dernier, les manifestations du festival prendront fin demain samedi 28 avril. « Conformément au programme de déroulement, la formation en technique vocale s’est tenue du mardi 24 au jeudi 26 avril à l’académie de Tola Koukoui avec l’encadrement de la chanteuse invitée Annie Flore Batchiellilys », a précisé Serge Olougoudou. Cette cinquième édition a été placée sous le thème « Les femmes dans l’environnement musical ».

 

Société 27 avr. 2018


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