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Nouvelles

Ernest Gbaguidi, président de « Bénin Santé et Survie du Consommateur »: « La production locale est de qualité »
Accroître la production et la transformation tout en mettant l’accent sur les règles d’hygiène, constitue la clé pour favoriser l’essor des produits locaux au détriment des produits importés, selon Ernest Gbaguidi, président de l’Ong « Bénin Santé et Survie du Consommateur», une organisation de défense des droits des consommateurs au Bénin. Interview… La Nation : Comment appréciez-vous l’initiative « Octobre, Mois du Consommons local » du ministère de l’Industrie et du Commerce ? Ernest Gbaguidi : C’est à saluer. La meilleure manière de consommer un produit de qualité, c’est de consommer ce qui est produit et transformé chez soi. C’est la meilleure façon d’accompagner l’économie de son pays. La meilleure façon de créer de l’emploi, c’est accompagner les entreprises locales à rentrer dans la transformation et à faire consommer leurs produits. Qu’est-ce qui explique la tendance du consommateur béninois à se porter vers les produits étrangers ? Le consommateur béninois n’est pas suffisamment informé que le produit de chez lui est de qualité et ne coûte vraiment pas plus cher que le produit étranger qui est fait dans des conditions qu’il ignore totalement. Nous comprenons de mieux en mieux que le produit débarqué sur le territoire est parfois un produit à risque. Mais pendant longtemps, nous avions mis dans la tête du consommateur que le produit local n’est pas de qualité ; ce qui est faux. Nous n’avons pas pu donner de la valeur à nos produits. Et le produit étranger vient faire une concurrence déloyale avec le produit local, et au regard de son faible pouvoir d’achat, le consommateur se porte vers ce qui vient de l’extérieur, qui présente plus d’esthétique et dont le coût est moindre. Cela pose un problème. Il y a aussi que le produit local a un coût élevé parce que le coût de production est assez élevé. Quand on prend les structures, en termes de qualité: les organismes d’évaluation de conformité, de métrologie, de normalisation, quel est leur accompagnement ? Combien faut-il débourser pour qualifier son produit ? C’est un ensemble de choses qui viennent alourdir le coût de production et nos produits ne semblent pas très accessibles au consommateur. Que faire pour gagner le pari de la consommation locale ? Il y a lieu que l’Etat accompagne tous les acteurs pour que nous puissions gagner le pari d’accroître la production. Il faut que les structures de qualité qui doivent accompagner l’entreprise soient opérationnelles et que leur accompagnement soit à un coût abordable. Il faut subventionner à un niveau donné les produits locaux, ne serait-ce qu’enlever la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sur le produit local par exemple. Il faut également accompagner les transformateurs dans l’accès au crédit et aux matières premières à bon coût, tout cela pour réduire le coût de production. Ainsi, le marché sera suffisamment inondé de produits locaux. Car, c’est à ce niveau qu’on constate que le produit local n’est pas concurrentiel. Il est question de remettre dans la tête du Béninois que le produit local n’a rien à voir avec ce qui est importé, si ce n’est peut-être qu’au niveau esthétique. Il faut reconnaître que la question de présentation, d’emballage du produit local se pose aussi. Nous avons encore des formes d’emballages qui, au plan alimentaire, au plan médicamenteux, nous aident beaucoup. L’akassa qui est emballé dans des feuilles de bananier ou de teck, il y a deux valeurs ajoutées : l’essence de ces feuilles et l’arôme. Il n’est pas question qu’on change radicalement d’emballage mais d’assurer la propreté, d’insister sur l’hygiène et le traitement approprié pour garantir la santé du consommateur. Nos produits ont de véritables recettes sur le plan nutritionnel que nous ignorons. Nos recettes culinaires sont gorgées de variétés. Il revient à tous les acteurs de les promouvoir et de les rendre accessibles au consommateur béninois. En tant que responsable d’organisation de défense des droits des consommateurs au Bénin, quelle part prenez-vous dans ce challenge ? C’est notre rôle au quotidien de sensibiliser le consommateur. Nous n’avons toujours pas compris comment nos marchés sont inondés de produits qui ne sont pas toujours contrôlés. C’est le combat que nous avons mené tout le temps. Pour ce qui est produit localement, nous avons la possibilité d’aller vérifier ce qui se passe dans l’entreprise, dans l’industrie, à l’opposé de ce qui nous vient de l’extérieur et qui échappe au contrôle. Donc, la meilleure façon de sécuriser la chaîne alimentaire, c’est d’augmenter la production au niveau local et de permettre au consommateur d’aller toucher du doigt ce qu’on lui présente. La sensibilisation à ce niveau, nous sommes partie intégrante : c’est le rôle de notre organisation d’attirer l’attention du consommateur sur un choix éclairé et de dénoncer les poches de distribution des produits non conformes qui pourraient l’exposer à des nuisances sanitaires. Economie 07 oct. 2020


Lutte contre les médicaments et produits illicites anti-Covid-19: Le Bénin 13e au plan mondial
A travers les prouesses de son administration douanière, le Bénin est 13e sur 99 pays en matière de lutte contre les faux médicaments et autres produits, équipements ainsi que matériels médicaux illicites notamment contre le Covid-19. La douane béninoise s'est révélée au terme de l’opération « Stop », initiée par l’Organisation mondiale des douanes (Omd), dont les résultats ont été présentés, ce mardi 6 octobre, lors d’une conférence en ligne. La douane béninoise se positionne parmi les meilleures au plan mondial en matière de lutte contre le trafic de médicaments et d’équipements médicaux, notamment ceux utilisés dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Sur 99 administrations douanières membres de l'Omd et son réseau de Bureaux régionaux de liaison chargés du renseignement (Brlr) mis en alerte face à la recrudescence de ces produits en cette période de pandémie, l’administration douanière béninoise se hisse à la 13e place. En effet, l'Organisation mondiale des douanes (Omd) et ses membres ont mené avec succès, du 11 mai au 12 juillet 2020, une opération d'urgence mondiale contre le trafic de produits médicaux utilisés dans la lutte anti-Covid-19. A travers cette opération dénommée « Stop », les services douaniers du monde ont procédé simultanément à des inspections ciblées des envois sur la base de la liste de contrôle des marchandises liées au Covid-19 élaborée par l’Omd. Au bout du rouleau, 1 683 interceptions ont été effectuées, soit plus de 300 millions d’unités de médicaments, plus de 47 millions d’unités d’équipements médicaux (masques, gants, kits de test de Covid-19, thermomètres, blouses) et quelque 2,8 millions de litres de gel hydroalcoolique. C’est à l’issue de cette vaste opération que les pays participants ont été évalués, et l’administration douanière béninoise est classée 13e sur 99 du monde. Couronnement Si la douane béninoise a pu exceller, c’est grâce au dispositif de lutte contre les faux médicaments mis en place en 2017 sous l’impulsion du chef de l’Etat, Patrice Talon. Un dispositif supervisé par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni et le directeur général des Douanes, Charles Sacca Boco. A l’époque, les autorités béninoises s’étaient attaquées de façon simultanée et coordonnée aux sites de vente de faux médicaments dans le pays. Plusieurs tonnes de médicaments illicites ont été confisquées en son temps, et plusieurs dizaines de personnes arrêtées puis jugées. A ce jour, douaniers et policiers continuent les actions de veille et de répression sur le terrain. L’expérience capitalisée par la douane béninoise à travers cette lutte a, sans doute, contribué à ses prouesses au plan mondial. Autrement dit, le dispositif de lutte installé par le gouvernement a payé tant au plan national qu’à l’international. La bonne prestation de l’administration douanière béninoise au terme de l’opération « Stop» constitue, en conséquence, un couronnement des efforts du régime Talon et des disciples de Saint Mathieu dans la lutte contre les faux médicaments. Actualités 07 oct. 2020


Reddition de comptes à la mairie de Porto-Novo: La baisse des ressources propres inquiète
Les ressources propres de la mairie de Porto-Novo s’amenuisent de façon drastique depuis le relogement sur de nouveaux sites des usagers-clients des marchés de Ouando et Ahouangbo actuellement en construction dans la ville capitale. Il faut donc parer au plus pressé. L’amenuisement des recettes en provenance des marchés de Ouando et d’Ahouangbo, ces derniers jours, était au cœur de la séance de reddition de comptes, la toute première au titre de l’actuelle mandature du conseil municipal que dirige le maire Charlemagne Yankoty. Pour l’édile de Porto-Novo, les ressources au niveau des marchés de Ouando et d’Ahouangbo étaient respectivement de 126,042 millions F Cfa et 8, 932 millions F Cfa par mois avant le relogement. Mais elles sont passées aujourd’hui à 56, 826 millions F Cfa pour Ouando et 12, 690 millions F Cfa pour Ahouangbo, soit un manque à gagner cumulé de 65, 458 millions F Cfa, depuis la délocalisation des marchands sur d’autres sites en raison des travaux en cours, informe le maire de Porto-Novo. Les usagers-clients disent éprouver certaines difficultés sur les nouveaux sites. Ils crient notamment à la crise sanitaire liée au Covid-19 doublée de la mévente avec la perte de leurs clients qui peinent à adopter leurs nouveaux emplacements. Mieux, selon le maire, 2 206 usagers-clients du marché de Ouando sur les 5353 dans la base de données de la mairie restent encore en attente de relogement. Ceux du marché d’Ahouangbo en revanche ont eu la chance de bénéficier d’un cadre relativement vaste qui a permis non seulement le relogement des 400 marchands occupants mais aussi de trouver de places encore à 320 autres personnes sur le nouveau site. C’est d’ailleurs ce qui explique que les recettes propres au niveau des relogés du marché Ahouangbo sont passées de 8,932 millions F Cfa avant le relogement à 12,690 millions F Cfa aujourd’hui, précise Charlemagne Yankoty. Le déséquilibre financier de 65,458 millions F Cfa cumulé au niveau des deux marchés, relève le maire, ne saurait permettre en dépit de toute la volonté de son équipe et de l’administration municipale de combler les attentes des populations en termes de réalisation d’œuvres de développement. Le maire estime qu’il urge que de nouvelles stratégies soient définies pour l’amélioration des ressources propres afin de permettre au conseil municipal dont les premières actions phares entreprises à l’entame du mandat sont suffisamment visibles et donnent des raisons d’espérer, de maintenir le cap avec détermination. Urgence d’agir Cette amélioration des ressources permettra à l’équipe municipale d’assurer la concrétisation des aspirations profondes des populations dans un contexte de décentralisation dans les secteurs notamment de la santé, l’éducation, l’eau potable, l’énergie électrique, l’assainissement, le cadre de vie, la sécurité, le foncier, le sport, les loisirs et de la valorisation des richesses cultuelles et culturelles. C’est pour cela que l’autorité municipale loue le thème : « Les enjeux du relogement des usagers-clients des marchés sur la contribution des citoyens au développement de la ville de Porto-Novo » retenu par l’administration municipale sur proposition des Organisations de la Société civile pour cette première édition de reddition de comptes. Car, « une mission, des hommes et des moyens. S’il est vrai que la mission est clairement définie et que les hommes pour l’accomplir sont disponibles et qualifiés, il n’en demeure pas moins vrai que les moyens dont ils disposent ne suffisent pas pour l’accomplissement efficient de cette mission », insiste Charlemagne Yankoty. Les participants à la séance composés des élus municipaux et locaux ainsi que des têtes couronnées et des Osc ont fait une kyrielle de propositions au maire afin d’améliorer les ressources propres au niveau de la ville. Actualités 07 oct. 2020


Fiscalité et développement au Bénin: Droits et devoirs de l’entrepreneur en matière d’impôts
En matière fiscale, l’entrepreneur est astreint à des obligations en même temps qu'il peut se prévaloir de droits que lui confèrent les textes. En matière fiscale, l’entrepreneur a le droit de contester certains avis d’imposition qui ne reflètent pas la situation réelle de sa société. Il peut faire recours au service du contentieux de l’administration fiscale pour clarification, se faire assister par les professionnels en la matière, selon Yves Chidikofan, consultant formateur en éducation financière. Mais encore faudrait-il qu’il soit à jour. En ce qui concerne ses obligations,indique-t-il, l’entrepreneur doit tenir un livre de recettes-dépenses (caisse) dans lequel il enregistre jour après jour et chronologiquement les opérations. Il doit préciser la nature (espèces, chèques) des versements reçus. Ce livre est conservé pendant au moins cinq ou dix ans selon le régime. Il doit établir une facture pour toute vente de bien ou prestation de service effectuée. La facture et tous autres documents administratifs doivent porter la mention de l’identifiant fiscal (Ifu) et le numéro du registre de commerce et de crédit mobilier (Rccm). De façon spécifique, précise Yves Chidikofan, le contribuable relevant du régime du forfait (Taxe professionnelle synthétique : Tps) doit tenir et présenter à toute demande de l’inspecteur des impôts un régistre récapitulatif par année, présentant le détail de ses achats avec les factures justificatives. En outre, le contribuable dont le commerce concerne ou englobe des opérations autres que la vente de marchandises, d’objets, de fournitures ou de denrées à emporter ou à consommer sur place a l’obligation de tenir et de communiquer à l’inspecteur des impôts un livre-journal rempli au jour le jour et présentant le détail de ses recettes professionnelles afférentes à ces opérations. Régimes fiscaux Il existe deux régimes fiscaux applicables aux entreprises au Bénin : celui du forfait (Tps) composé de la taxe due par les micro-entreprises et de la taxe due par les petites entreprises; et le régime du bénéfice réel. Pour ce qui est du régime du bénéfice réel, les petites entreprises qui désirent utiliser l’option prévue à l’article 268 1er nouveau du Code général des impôts (Cgi 2019) doivent remplir certaines conditions.Au nombre de celles-ci, Yves Chidikofan indique qu’elles doivent figurer au fichier des contribuables de la direction générale des Impôts (Dgi) et être à jour vis-à-vis de leurs obligations fiscales ; tenir une comptabilité régulière et être suivies par un comptable salarié régulièrement déclaré à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) ; disposer d’au moins un compte bancaire professionnel ; disposer d’un siège effectif dont les références et l’indication doivent être annexées à leur demande et y apposer de manière visible l’enseigne ou la plaque signalétique. L’option du régime est expresse et doit être formulée par une lettre adressée au Service des impôts du lieu du principal établissement et prend effet le premier jour du mois suivant celui au cours duquel la demande est introduite.Les entreprises nouvelles exclues du régime des micro-entreprises de la Tps ne peuvent exercer l’option que si le chiffre d’affaires déclaré atteint 20 millions F Cfa. L’acceptation de l’option est constatée par la délivrance au contribuable du certificat d’assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée (Tva). L’option couvre obligatoirement une période de deux ans. Elle est renouvelée par tacite reconduction pour une même durée, sauf dénonciation à l’expiration de ce délai. Les contribuables assujettis à ce régime paient mensuellement la Tva, l’Aib (Acompte sur impôt axé sur les bénéfices) et les impôts sur salaires (Irpp et versement patronal sur salaires) ; trimestriellement les acomptes provisionnels de l’Irpp et de l’Is ; annuellement la patente, le solde de l’Irpp ou de l’Is. Facture normalisée Tout assujetti à la Tva, qu’il soit redevable ou non, industriel, commerçant, artisan ou prestataire de services qui livre un bien ou fournit un service à un autre professionnel, ou à un consommateur final, est tenu de lui délivrer une facture normalisée dans le respect des dispositions de l’article 256 du Cgi. La facture normalisée est une facture ou un document en tenant lieu qui est émis et transmis au moyen d’une machine électronique certifiée de facturation (Mecef). Elle comporte le numéro d’ordre et la date d’établissement de la facture, le nom ou la dénomination sociale, le numéro Ifu et l’adresse du vendeur, le nom, la quantité, la dénomination précise unitaire des biens et services vendus, le prix unitaire et global, le montant de la facture Tva comprise, le numéro d’identification de la machine (Nim), la signature et le code électronique. Selon des indiscrétions, un projet de loi portant création du régime du forfait propose une nouvelle classification des entreprises selon le chiffre d’affaires en deux groupes. Il s’agit notamment des micro-entreprises dont le chiffre d’affaires va de 0 à 30 millions F Cfa et des petites et moyennes entreprises dont le chiffre d’affaires varie de 30 à 150 millions F Cfa. A noter que les impôts et taxes permettent à l’Etat de remplir ses missions régaliennes qui consistent à assurer l’éducation des jeunes et des citoyens, rendre la justice, construire des routes, des logements, des hôpitaux, payer les fonctionnaires, réaliser des forages, garantir la défense du pays et la sécurité. Economie 06 oct. 2020


Versement des fonds de « Soigner les certitudes » à un orphelinat: Reckya Madougou joint l’acte à la parole
Neuf jours après le lancement de son ouvrage « Soigner les certitudes », Reckya Madougou joint l’acte à la parole. Dimanche 4 octobre dernier, elle était l’hôte de l’orphelinat Claudio Migneco d’Agassa Godomey. La conseillère spéciale du chef de l’Etat togolais à la tête d’une forte délégation, est allée offrir aux pensionnaires de ce centre les fruits de la vente de l’ouvrage comme promis. Le dimanche 4 octobre 2020 entre dans l’histoire de l’orphelinat Claudio Migneco d’Agassa Godomey. Depuis plus de dix ans qu’il existe, c’est la première fois que ce centre reçoit une personnalité de la trempe de Reckya Madougou. Responsables et pensionnaires du centre à travers chants, danses, ballets ont exprimé leur joie de voir leur hôte venir leur faire des dons. Reckya Madougou et son équipe ont visité à l’occasion les dortoirs et salles de classe des orphelins. Un grand moment d’émotion que l’ancienne ministre de la Justice et de la Microfinance a vécu. Son émotion davantage grande lorsqu’elle s’entendra dire que le centre n’a pas coutume des visites d’une telle envergure. « Nous avons l’habitude des gens ordinaires qui viennent pour leurs dons », ont indiqué les responsables des lieux. Victorine Kouago, élève en classe de Cinquième, de sa petite voix, a fait un état des lieux de l’orphelinat à qui elle doit la vie, l’éducation, la nourriture, les vêtements et les soins. « L’histoire de notre centre retiendra que nous avons reçu ce jour une grande dame, l’icône de toute une génération, une personnalité forte… Nous sommes sidérés par une si grande générosité qui nous est salutaire », déclare la jeune collégienne. Au total, rappelle-t-elle, cet orphelinat compte 217 pensionnaires dont 16 enfants à la pouponnière, 111 enfants du Ci au Cm2, 84 collégiens et six étudiants. Depuis sa création, l’orphelinat a toujours obtenu 100 % comme taux de réussite aux divers examens et plusieurs de ses pensionnaires figurent parmi les meilleurs. Avant elle, le père Roger Mèdji à qui l’on doit l’avènement du centre fait la genèse des lieux et sa rencontre avec Claudio Migneco en Italie, la donatrice qui a permis à l’orphelinat de prendre son envol. Respect de la parole donnée « Nous avons été émerveillés par ce qui se fait ici », assure Tatiana Yabi, au nom du laboratoire de réflexion Team Rm. L’amélioration des conditions de vie des plus démunis, notamment des enfants, des femmes, des jeunes a toujours été une préoccupation pour ce creuset de réflexion, soutient-elle, d’où le combat auprès des gouvernants pour une « politique qui inclut les faibles ». Aussi, s’est-elle fait le devoir d’exposer substantiellement les dons offerts au centre. Il s’agit, entre autres, d’une enveloppe financière, des vivres pour une alimentation équilibrée des enfants, des produits pour l’entretien et les soins aux plus petits et bien d’autres choses utiles aussi bien pour les enfants que pour le fonctionnement du centre. Par pudeur et par respect pour ces personnes en situation difficile, la donatrice n'a guère voulu que la valeur financière du don soit révélée. Mais cela ne semble pas suffisant, aux yeux de Reckya Madougou. La visite des lieux l’a édifiée sur d’autres besoins. Ainsi, elle a promis sur place d’apporter une dotation annuelle pour le fonctionnement et un appui à la scolarisation des étudiants. « Votre présence ici est un témoignage à la vie », lance-t-elle aux enfants. « J’ai été très émue. J’ai vu des enfants en très bonne santé… je voudrais dire mon admiration au père Mèdji. Cet orphelinat est un espoir et une chance de vie pour ces enfants », fait-elle observer. Elle assure avoir remarqué chez eux le leadership, la bonté la témérité… autant de valeurs qui transparaissent dans son ouvrage. « Les enfants que nous voyons ici seront les leaders de demain », espère Reckya Madougou. Société 06 oct. 2020


Journées scientifiques à Savè: La filière anacarde, l’autre espoir du Bénin
Les acteurs de la filière anacarde et des chercheurs universitaires étaient, la semaine écoulée à Savè, dans le cadre des journées scientifiques sur cette filière en plein essor au Bénin. L’anacarde représente le deuxième produit agricole d’exportation après le coton. Cette filière contribue à 8 % aux recettes d’exportation et à 25 % aux revenus agricoles d’exportation. Un véritable enjeu qui mobilise déjà tout le savoir-faire des chercheurs. Ces journées scientifiques ont été initiées par l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). Elles visent à partager avec les utilisateurs et les décideurs les résultats de recherche sur l’anacardier, sélectionner les technologies et innovations à présenter aux acteurs de la filière anacarde à travers le comité régional de recherche-développement, et identifier les actions prioritaires constituant les perspectives de recherche sur l’anacardier puis les sources de financement possibles pouvant contribuer au développement de la filière. De nouvelles générations de semences Dans le cadre de ces journées scientifiques, des universitaires et autres acteurs de cette filière se sont rendus dans la matinée du jeudi 1er octobre dernier à Ouoghi, un village situé à 12 km de la ville de Savè, qui abrite le site expérimental de l’amélioration de l’anacardier, pour mieux apprécier ce qui se fait au Bénin afin de booster davantage cette filière. Il s’agit d’un verger de production de semences «polyclonales», de «gërmoplasme» d’anacardiers (des greffages de types nouveaux), de parcs à bois d’anacardiers, de pépinières de production de plants greffés, de parcelles des premiers hybrides d’anacardiers installés en 2019 et 2020 et de parcelles des plants introduits d’ailleurs. Nestor Adjovi Ahoyo, directeur général adjoint de l’Inrab, et les techniciens du site ont eu à présenter tout l’appui scientifique apporté à cette filière par la recherche. A cette occasion, le directeur général de l’Inrab, Dr Adolphe Adjanohoun, a rappelé que la filière anacarde fait partie de celles à hautes valeurs ajoutées retenues par le gouvernement du Bénin pour assurer le développement économique du pays. L’anacarde contribue aujourd’hui à 3 % au produit national brut (Pnb) et à 7,4 % au produit intérieur brut agricole (Piba). Ce faisant, le programme national de développement de la filière anacarde s’est fixé comme objectif de doubler prochainement la production nationale des noix d’anacarde en la portant à 300 000 tonnes à partir de 2021. Identifier les priorités et les perspectives de recherche Pour réussir ce pari, Dr Adolphe Adjanohoun précise qu’il était indispensable de capitaliser et de partager avec les acteurs de la filière anacarde les acquis de recherche « les nouvelles connaissances scientifiques et technologiques générées par l’Inrab et de discuter de leur validité scientifique ». Puis, il ajoute qu’elles permettront par ailleurs de répertorier les technologies et innovations à mettre à la disposition des acteurs pour le développement de la filière anacarde. Mieux, elles permettront d’identifier les actions prioritaires qui constitueront les perspectives de recherche à court, moyen et long termes sur l’anacardier en vue de chercher le financement pour leur mise en œuvre. Car, explique Dr Adolphe Adjanohoun, puissant moteur du développement agricole, la recherche agricole nationale a pour défi de développer des technologies plus performantes en termes de productivité, de revenus monétaires et de préservation de l’environnement. Dès lors, des travaux de recherche se mènent depuis ces deux dernières décennies dans des domaines variés par les enseignants-chercheurs et chercheurs du système national de recherche agricole. A Savè, plusieurs autres intervenants ont été séduits par la qualité du travail fait pour améliorer le rendement de cette filière. Ceux-ci seront appuyés par le représentant du Maep, Gonroudobou Orou Dèkè, qui a mis en exergue le travail scientifique significatif fait par l’institut sur cette filière. Un travail scientifique qui permet désormais l’amélioration variétale de l’anacardier au Bénin. Il y va de l’amélioration des itinéraires techniques de production de l’anacardier n Société 06 oct. 2020


Mobilisation de ressources : Un casse-tête selon des élus communaux
Il y a urgence à mobiliser les ressources dans les communes pour amorcer le développement. C'est ce à quoi s'accrochent l'Association nationale des communes du Bénin et ses partenaires. « Les problèmes de mobilisation de ressources et de bonne gouvernance constituent une menace de plus en plus sérieuse pour les finances et la gouvernance locales et ils exigent des actions immédiates et concertées de notre part ». Ces propos de Charles Toko, ancien maire de la commune de Parakou, actuel premier adjoint au maire de la même commune, renseigne sur la problématique de la mobilisation de ressources par les communes. Lors des travaux de la deuxième session statutaire de la commission thématique Economie et Finance locales de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) tenus les 1er et 2 octobre 2020 à Lokossa, l'élu communal a exprimé son indignation pour amener ses pairs à se pencher sur le mécanisme de la promotion de l‘économie locale dans les communes béninoises. La deuxième session vise essentiellement à offrir aux participants un cadre de réflexion sur les défis à relever en matière de promotion de l’économie locale et de la mobilisation des ressources locales pour financer le développement des communes béninoises. Actualités 05 oct. 2020


Mono: Des mesures fortes contre la divagation des bêtes domestiques
Levée de boucliers contre la divagation des bêtes domestiques dans le département du Mono. En première ligne de ce combat, le préfet Komlan Zinsou suivi des maires et leurs conseils respectifs. Dans les communes, les dispositions sont en train d’être prises pour ne plus voir les animaux domestiques disputer les voies avec les véhicules. Fini l’état de grâce pour les animaux qui se pavanaient sur les espaces publics des territoires du Mono. Des mesures fortes allant jusqu’à la saisie des bêtes en divagation suivie de sanctions pécuniaires pour leurs propriétaires sont désormais remises en vigueur. Il est prévu également, au titre des mesures, la remise des bêtes capturées aux pensionnaires de la prison civile de Lokossa ou à ceux des orphelinats pour leur alimentation. Ceci, au cas où les propriétaires n’accompliraient pas les diligences pour libérer leur bête dans un délai de 72 heures. La guerre contre la divagation des bêtes domestiques a été déclenchée par le préfet du département, Komlan Zinsou, qui a instruit, à travers le message radio numéro 9/581/Pdm/Sg/Spat, les conseils communaux à jouer leur partition. Du coup, de Bopa à Grand-Popo en passant par Lokossa, Athiémé, Houéyogbé et Comé, des diligences ont été accomplies dans le sens de mettre fin à la divagation des animaux domestiques, devenue un facteur d’insécurité, notamment pour les usagers de la voie. Aucune voie du département n’est épargnée par le phénomène des bêtes disputant la chaussée avec les véhicules.Le spectacle est plus affligeant au niveau du chef-lieu du département et sur la principale route appelée Colodo (Comé-Lokossa-Dogbo). De lourdes sanctions En se basant, par exemple, sur l’arrêté numéro 96/057Cl/SG/Dsapp/Dst-Sse/Sa portant interdiction de la divagation des animaux domestiques sur le territoire communal de Lokossa, acte administratif pris suite à la circulaire du préfet, on se rend compte que c’est avec la main lourde que toute transgression du nouvel ordre sera découragée.Signé du maire Gervais Hounkpè Houénou,l’arrêté stipule que tout animal surpris en divagation contraint son propriétaire à payer une amende de 10 000 francs Cfa à la mairie en plus de la saisie de l’animal. La sanction pécuniaire passe à 20 000 francs Cfa en cas d’accident causé par une bête laissée en divagation. Dans ce contexte, outre l’amende à verser à la mairie, la bête ayant causé l’accident sera saisie et son propriétaire contraint à prendre en charge l’intégralité des frais relatifs aux soins administrés aux victimes de l’accident. S’il s’agit d’une volaille surprise en état de divagation, elle sera non seulement saisie mais son propriétaire va verser une somme de trois mille francs Cfa dans les caisses de la mairie. Tout manquement à ces dispositions ainsi que l’absence de propriétaire pour les bêtes capturées contraignent la mairie à faire don des animaux à la prison civile de la cité des Kotafon ou aux orphelinats. Ceci, 72 heures après la capture des bêtes surprises en divagation. Les prochains jours ne sont donc plus à l’avantage des animaux habitués à se pavaner dans les rues ainsi que leurs propriétaires. Société 05 oct. 2020


Enseignement secondaire: De nouvelles salles équipées pour 15 collèges publics
Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestp) a remis, vendredi 2 octobre dernier, au Collège d’enseignement général (Ceg) d’Assanlin à Tindji dans la commune de Za-Kpota, les clés de nouveaux modules de classe équipés aux responsables de quinze collèges de plusieurs départements. Le coût global des réalisations est de 840 40 478 F Cfa, entièrement financé par le budget national. Le besoin des établissements secondaires en infrastructures scolaires est un tant soit peu satisfait. C’est le moins qu’on puisse dire au regard de la cérémonie de remise de clés de nouveaux modules de classe équipés aux responsables de quinze établissements de plusieurs départements qui a eu lieu à Za-Kpota. Parlant du projet, Arsène Zocli, directeur de la Programmation et de la Prospective du Mestp, indique que pour le compte de l’enseignement secondaire général, des modules de quatre salles de classe au profit de quinze établissements publics d’enseignement secondaire général sont destinés aux communes d’Abomey- Calavi, de Ouidah, d’Allada, de Toffo, d’Athiémé, de Comè, de Houéyogbé, de Zogbodomey, et de Zakpota. Outre ces modules de classe, 1200 m linéaires de mur de clôture ont été construits ainsi qu’un bloc administratif respectivement au Ceg la Vallée de Gbèko dans la commune de Dangbo et au Ceg3 de Ouidah. Pour sa part, Mathias Affomaï, conseiller technique en charge du suivi des réformes et des projets,précise que le coût global des réalisations dans ces établissements publics est de 840 406 478 F Cfa, entièrement financé par le budget national.Quant aux réalisations faites dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels dans les communes de Ouidah, Comé, Savalou et Tchaourou, elles portent sur la construction des modules de salles de classe, dortoirs, blocs administratifs et réfectoires et d’une valeur de 284 202 648 F Cfa. Au total, ajoute Mathias Affomaï, une bagatelle de 1 124 609 126 F Cfa a été investie pour construire ces différents ouvrages au profit de l’enseignement secondaire général et la formation technique et professionnelle. Après la réception des clés des nouvelles infrastructures, tour à tour, les bénéficiaires ont remercié le gouvernement pour cet important investissement qui témoigne une fois encore de l’intérêt porté pour le système éducatif en général et le sous-secteur de l’enseignement secondaire et la formation technique et professionnelle en particulier. Il faut rappeler que ce projet relève du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui fait de l’éducation l’une de ses priorités dans son axe stratégique n° 5 qu’est « l’amélioration des performances de l’éducation » et des plans de travail annuels 2019 et 2020 du ministère de l’Enseignement secondaire. Education 05 oct. 2020


Accès universel à l'éducation: La scolarité des migrants menacée par le Covid-19
Alors que les Nations Unies essaient de concrétiser les Objectifs de développement durable et particulièrement le quatrième consistant à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, la pandémie du Covid-19 pourrait réduire à zéro de nombreux efforts fournis récemment. Dans tous les pays, le quotidien des enfants est particulièrement chamboulé par la présence du Covid-19. Garderies, crèches, écoles, universités, apprentissages, formations, tout est perturbé. Quand on sait que plus de la moitié des 79,5 millions de personnes déplacées internes ou des réfugiés sont des enfants, on comprend mieux l’inquiétude, dans le contexte actuel, du chef du Haut-commissariat en charge des réfugiés, Filippo Grandi. Il constate que «l’écart entre les élèves réfugiés et la population scolaire générale demeure énorme, surtout aux niveaux plus élevés d’enseignement. Avec l’augmentation incessante du nombre de personnes déracinées à travers le monde, stabiliser les taux de scolarisation relève de l’exploit. » Taux de scolarisation des réfugiés : Primaire : 77 % ; Secondaire : 31 % ; Enseignement supérieur : 3 % Enseignement supérieur En 2018, le taux de scolarisation des réfugiés dans le secondaire est passé de 23 à 24 % et, 3 % étaient inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur. L’année 2019 a été une année record pour le programme de bourses d'études supérieures du Hcr, connu sous le nom de programme Dafi (Albert Einstein German Academic Refugee Initiative), qui est largement financé par les gouvernements allemand et danois. Les boursiers étaient originaires de 45 pays. La majorité des étudiants venaient de Syrie (29 %), suivis de ceux d’Afghanistan (14 %), du Soudan du Sud (14 %), de Somalie (10 %) et de la République démocratique du Congo (6 %).Les cinq principaux pays d'accueil étaient l'Éthiopie, la Turquie, la Jordanie, le Kenya et le Pakistan. Dans les pays où le taux brut de scolarisation des réfugiés est inférieur à 10 %, comme l'Éthiopie et le Pakistan, toutes les filles risquent de ne plus jamais retourner à l'école. Les filles particulièrement concernées Selon une étude du Fonds Malala sur l’éducation des filles et le Covid-19, près de 10 millions de filles pourraient ne plus fréquenter le secondaire une fois la pandémie de coronavirus passée. Concernant les jeunes filles réfugiées, environ 50 % d’entre elles pourraient ne pas retourner à l’école, à la reprise des cours. Les filles réfugiées déscolarisées sont exposées à des risques accrus d’exploitation, de violences sexuelles et sexistes, de grossesse et mariage précoces. Nous savons pourtant que les femmes qui font des études secondaires gagnent en moyenne près de deux fois plus que celles n’ayant aucune éducation. Selon l’Unesco, si toutes les filles terminaient le cycle élémentaire, les mariages d’enfants diminueraient de 14 %. Si celles-ci finissaient l’école secondaire, ce chiffre chuterait de 64 %. Covid-19 La pandémie du Covid-19 a aussi des répercussions sur l’éducation des étudiants-réfugiés, dont 85 % résident dans des pays en développement. Certains étant touchés par les fermetures d'écoles, l'apprentissage à distance n'est pas toujours disponible et même si c'est le cas, les téléphones portables, tablettes, ordinateurs portables, téléviseurs et radios ainsi que la connectivité Internet ne sont souvent pas accessibles aux personnes déplacées. Le coronavirus pourrait réduire à néant les rêves et les ambitions de ces jeunes réfugiés. Les conséquences socio-économiques de la pandémie non seulement restreignent les opportunités, mais peuvent également contraindre les élèves déplacés et démunis à abandonner l'école et à travailler, à la mendicité et aux mariages précoces, pour essayer de subvenir aux besoins de leur famille. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Education 05 oct. 2020


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