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Nouvelles

Accès à la terre : La dure réalité des femmes en milieu agonlin

En pays agonlin, dans la région Covè-Zangnanado-Ouinhi, comme dans la plupart des localités du Bénin, la femme n’a pas droit à la terre. La terre demeure en effet une propriété exclusive de l’homme. La conséquence en est qu’avec l’exode rural les hommes abandonnent les terres qui ne sont plus mises en valeur. Malgré la disponibilité de vastes terres arables non exploitées, les femmes en sont privées pour diverses considérations d’ordre sociologique. Dans la plupart des sociétés traditionnalistes, la femme n’hérite pas et la terre est cédée aux hommes, s’agissant des droits successoraux. Quoiqu’elles éprouvent le besoin de s’adonner à l’agriculture, les femmes se retrouvent en difficultés et croupissent dans la misère par manque de terres. Or, selon Justin Semassoussi du Centre Africa Obota, corriger ce déséquilibre basé sur le genre dans le foncier, augmenterait  le produit intérieur brut du Bénin de 20%  car les femmes constituent plus de 51% de la population.

Aussi ces pesanteurs sociologiques freinent-elles les capacités entrepreneuriales de la femme dans un contexte où l’agriculture est l’activité principale.

En dépit d’un contexte juridique aujourd’hui favorable avec la Constitution de 1990,  le Code des personnes et de la famille et le Code foncier et domanial en République du Bénin, la condition féminine en ce qui concerne l’accès à la terre, ne s’est guère améliorée.  

La réalité quotidienne de la femme en milieu agonlin en matière d’accès à la terre  suscite beaucoup d’inquiétudes. Toute chose appelant aujourd’hui à l’implication des Organisations de la Société civile dans la sensibilisation des pouvoirs publics pour une meilleure vulgarisation des textes de lois et une prise en compte des questions liées à l’accès des femmes à la terre.

Société 13 août 2017


Lancement d'album: Et de deux pour le maire Michel Bahou !

De ses fonctions de maire à la musique, le pas a été vite franchi par Michel Bahou, actuel locataire de l'hôtel de ville de la commune d'Akpro-Missérété. Il est en train de faire visiblement une carrière artistique qui s'annonce prometteuse. Michel Bahou a lancé dans la soirée de ce vendredi 11 août au centre des arts et de la culture d'Akpro-Missérété, son deuxième album intitulé "Méhingblé" et composé de cinq titres tous en Toli, sa langue maternelle. Le maire qui a presté sur scène pendant plus de deux heures d'horloge, à l'occasion du lancement de l'opus, révèle tout son talent d'artiste chanteur - composititeur confirmé et engagé. Michel Bahou  dénonce dans l'oeuvre la trahision, la médisance, l'intolérance et la méchanceté et appelle  à la culture des valeurs vertueuses comme l'humilité et la cohésion pour l'épanouissement du "vivre ensemble" dans la société.  Il dit avoir baptisé à juste titre  l'album " Méhingblé " pour montrer que la destruction de son prochain n'a jamais hypothéqué la réalisation du destin et du don de Dieu de ce dernier. Selon Michel Bahou, le lancement de cet album, tout comme le premier en 2013,  se veut sa contribution pour la promotion de la langue et de la culture  Toli. C'est aussi sa façon à lui d'agrémenter la quatrième édition de la fête identitaire des filles et fils de la communauté de l'aire ethnique Toli dite Tolikunkanxwé qui se déroule à Adjarra depuis le mercredi 9 août dernier et prend fin dimanche 13 août prochain. L'artiste compte ne pas s'arrêter en si bon chemin avec ce deuxième opus. Michel Bahou  promet de sortir un album  à chaque édition de cette fête identitaire qui réunit les filles et fils des communes d 'Akpro-Missérété,  d'Adjarra, d'Avrankou et de Tori Bossito. Le bénéfice issu de la vente des albums ira en direction des personnes démunies, des prisonniers et des malades paralysés, souligne l'artiste.

Culture 12 août 2017


Coups mortels (16e dossier): Bawa Sanhongou condamné à 5 ans pour avoir assommé son oncle

La cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a écouté, ce jeudi 10 août, Bawa Sanhongou. Inculpé pour coups mortels, il a été jugé coupable et condamné à 5 ans de réclusion criminelle. Il est en détention depuis le 25 janvier 2016.

Lorsque la violence devient le seul mode de règlement des incompréhensions qui surviennent entre les membres d’une même famille, elle s’avère lourde de conséquences. Après avoir donné un coup de bâton qui a été fatal à son oncle, en réplique au coup de pilon que ce dernier lui a porté, Bawa Sanhongou a écopé de 5 ans de réclusion criminelle. Agé de 40 ans au moment des faits et père de neuf enfants, il est cultivateur à Datori dans la commune de Cobly. Il était devant la cour, ce jeudi 10 août, pour répondre d’une infraction de coups mortels, faits prévus et punis par l’article 309 alinéas 4 du Code pénal.
Que ce soit à l’enquête préliminaire, devant le magistrat instructeur et à la barre hier, Bawa Sanhongou a reconnu avoir porté un coup de bâton à son oncle, en réplique au coup de pilon qu’il lui aurait donné. Répondant aux questions du président de la cour, Edouard Ignace Gangny et du représentant du ministère public, Bachirou Assouma Amadou, il a justifié le décès de son oncle par le coup qu’il a reçu.
Prenant ses réquisitions, le représentant du ministère public, Bachirou Assouma Amadou a démontré la culpabilité de l’accusé, après avoir défini le crime de coups mortels selon les dispositions de l’article 309 alinéas 4 du Code pénal. L’élément matériel de cette infraction, a-t-il insisté, a consisté aux coups portés et blessures faites à la victime. « Tout au long de la procédure et à la barre, il n’a pas nié les avoir portés à son oncle », soutient l’avocat général. Par rapport à la nécessité d’une victime humaine et vivante, il s’agit, selon lui, de l’oncle. Quant à l’intention coupable, il l’a traduite par la volonté de l’accusé de nuire, avant de revenir sur les circonstances dans lesquelles il a porté son coup de bâton. Il trouve que c’est en réplique au coup de pilon de l’oncle que, sous l’effet de la colère, il a réagi. L’avocat général estime qu’il existe une relation de cause à effet entre le coup porté et le décès de la victime. Bawa Sanhongou, tenant compte de son rapport d’expertise psychiatrique, ne souffre d’aucune maladie mentale pouvant abolir le contrôle de ses actes au moment des faits. Bachirou Assouma Amadou en déduit qu’il est accessible à la sanction pénale, mais demande à la cour de lui accorder l’excuse de provocation. Sous le bénéfice de ses observations, il requiert 24 mois d’emprisonnement ferme contre l’accusé. Ce que n’approuve pas Me Raymond Dossa, conseil de l’accusé.

Le conseil réplique

L’avocat de l’accusé trouve que les éléments du dossier de son client ont été mal pris à l’enquête préliminaire. Aussi a-t-il souhaité que l’on s’en tienne à la version des faits qui a été faite à la barre. « Nous sommes dans une situation de légitime défense. Il ne s’agit pas d’un acte faisant suite à une manifestation de la colère comme l’avocat général a tenté de le démontrer », a insisté Me Raymond Dossa. L’enquête de moralité étant favorable à son client, il souhaite qu’il soit acquitté purement et simplement.
Après en avoir délibéré, la cour le déclare coupable de coups mortels et le condamne à cinq ans de réclusion criminelle. Bawa Sanhongou a encore plus de trois ans à passer en prison.
La cour qui a connu du dossier avait pour président Edouard Ignace Gangny et comme assesseurs Célestin Jean-Mathieu Zanouvi et Alexis A. Mètahou. Bachirou Assouma Amadou était l’avocat général et Me François Nougbodohoué, le greffier. Ibrahima Noma Zimé, Sabi Goro Monssi Kora, Zacari Abdou-Djabarou Bouraïma et Maféirou Célestin Babahoum étaient les jurés?

Les faits

Les membres de la famille Sanhongou sont victimes des maladies récurrentes. Ainsi, Bawa Sanhongou et son oncle Nantagué Sanhongou entreprirent une consultation occulte. L’oracle a révélé des sacrifices à faire à un fétiche pour lequel les membres de la famille devraient se préparer. Au cours de ces préparatifs, une discussion s’engage entre l’oncle et son neveu sur les modalités d’exécution du rituel et dégénéra en bagarre le jeudi 21 janvier 2016.
En réplique aux coups de pilon reçus de la part de son oncle, Bawa Sanhongou lui asséna un coup bâton. L’oncle s’écroula et transporté au centre de santé de Datori, il succomba quelques jours plus tard.

Société 11 août 2017


Mondiaux de Londres 2017 / 800 m Dames: Noëlie Yarigo qualifie le Bénin pour les demi-finales

Noëlie Yarigo est entrée de la plus belle des manières en compétition, ce jeudi 10 août aux Mondiaux d’athlétisme qui se déroulent à Londres.

La médaillée d’argent des jeux de la Francophonie à Abidjan a couru les 800 m dames. Elle a réédité son exploit aux derniers Jeux Olympiques de Rio au cours desquels elle était demi-finaliste.
Dans le couloir 4 dans lequel elle a effectué la première série du 800 m, l’athlète béninoise a obtenu son droit de disputer les demi-finales de l’épreuve.
Elle a parcouru la distance en 2’00’’99, terminant 2e derrière l’Américaine Ajee Wilson 2’00’’52 et devant la Lituanienne Egle Balciunaité. Noëlie Yarigo tentera ce jour, vendredi 11 août de monter sur le podium.

M.G.

Sports 11 août 2017


5e journée de la Ligue 1 de football: Des affiches indécises au programme

La Ligue 1 de football aborde sa cinquième journée. En raison du match aller du deuxième tour des éliminatoires du Chan Kenya 2018 à l’occasion duquel les Ecureuils locaux accueillent leurs homologues des Super Eagles du Nigeria, dimanche 13 août prochain au stade l’Amitié général Mathieu Kérékou, le grand nombre des matches programmées a été avancé à ce jour, vendredi 11 août.

Passés les tergiversations de début de compétition, les équipes engagées dans la ligue 1 commencent par retrouver leur rythme de croisière. Alors que certaines tenteront de rester dans le peloton de tête, d’autres mettront cette journée à profit pour redresser enfin la tête. Ce sont donc des ambiances de feu que les stades béninois s’apprêtent à vivre dans les prochaines heures, dans le cadre de la cinquième journée de la Ligue 1 de football. Ainsi, les Requins de l’Atlantique, avant-dernier du groupe B, seront aux prises avec la Jac, 2e au classement. Ce match entre les extrêmes s’annonce donc indécis, vu la volonté des Rouge-et-blanc de remporter enfin leur premier match dans le championnat. Mais il reste à savoir si la Jac se laissera faire. Afin de prendre les commandes du groupe, elle voudra profiter d’un éventuel faux pas du leader, les Dragons de l’Ouémé en déplacement à Missérété pour affronter le 3e, Ayéma FC. Comme l’explication entre Esae et Uss-Kraké, la confrontation Asos et AO ne manquera pas d’intérêt, pour la simple raison que les deux équipes en présence se suivent également au classement. Quant aux Mambas noirs et le Soleil FC, ils seront aux prises dans le cadre du match des mal-classés du groupe B.
Au niveau du groupe A, c’est vers le stade municipal de Parakou que tous les regards seront tournés. Béké FC, 2e avec 9 points, va défier les Buffles du Borgou, leur poursuivant immédiat au classement. Au même moment, les policiers qui, jusque-là, n’ont pas encore enregistré le moindre point à leur compteur, seront les hôtes du Dynamo Fc d’Abomey au stade de Goho. On n’imagine leur mission extrêmement difficile tout comme celle du Tonnerre Fc de Bohicon qui se déplace à Covè pour affronter la Jsa de la localité.
Aux dernières nouvelles, le match qui devrait opposer, ce jeudi 10 août au stade de l’Amitié de Cotonou, les Electriciens de la Sbee, Energie Fc à l’Aspac, n’a pu avoir lieu. Il a été reporté à une date ultérieure, à le demande des Portuaires qui comptent plusieurs joueurs au sein de la sélection nationale. D’autres matches comme celui qui devrait mettre aux prises ce jour, vendredi 11 août à Parakou, les Buffles du Borgou et Béké FC ont également été reportés.

Programme des matches de la 5e journée de Ligue 1

Jeudi 10 août 2017

Energie # Aspac 16 h à Kouhounou (Reporté)

Vendredi 11 août 2017

Jac Fc # Requins Fc 14 h à Cotonou 2 (Reporté)
Esae Fc # Uss-Kraké 16 h à Cotonou 2 (Reporté)
Ayéma Fc # Dragons Fc 16h à Missérété
Mambas noirs # Soleil Fc 16h à Kouhounou
Asos Fc # AO 16h à Porto-Novo
Dynamo Fc # As Police 16 h à Goho
Buffles Fc # Béké Fc 16 h à Parakou (Reporté)
Jsa Fc # Tonnerre Fc 16 h Covè
Panthères Fc au repos

Classement après quatre journées

Groupe A

1er Energie 10 pts
2e Béké Fc 9 pts
3e Buffles Fc 8 pts
4e Dynamo Fc 6 pts
5e Aspac 4 pts
6e Jsa 3 pts
7e Panthères Fc 3 pts
8e Tonnerre Fc 2 pts
9e As Police 0 pt

Groupe B

1er Dragons FC 10 pts
2e Jac 8 pts
3e Ayéma Fc 6 pts
4e Uss-Kraké 6 pts
5e Esae Fc 5 pts
6e Asos Fc 5 pts
7e AO 4 pts
8e Mambas Noirs FC 3 pts
9e Requins FC 2 pts
10e Soleil 2 pts

Sports 11 août 2017


Fonction publique: Traitement en cours des dossiers des 6167 enseignants recrutés

Une équipe de 35 agents de la direction générale de Fonction publique est à Bohicon pour une semaine dans le cadre du traitement des dossiers des 6167 enseignants contractuels recrutés récemment. Cette délocalisation du traitement de leurs dossiers vise à impulser une célérité au processus afin que les concernés commencent par toucher leurs salaires dès la rentrée prochaine.

Dans le souci de mettre fin à la lenteur administrative souvent observée dans le traitement des dossiers des agents nouvellement recrutés, le ministère du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales (Mtfpas) a été instruit par le président de la République au cours du dernier Conseil des ministres pour accélérer le traitement des dossiers des enseignants contractuels recrutés pour les ministères des Enseignements maternel, primaire et secondaire en vue de permettre à ces enseignants de sortir de leur situation de sans salaire dès la prochaine rentrée 2017-2018.
Ce jeudi 10 août, le secrétaire général du ministère, Norbert Boccace Kanhounon, qui conduit les opérations de traitement des dossiers, a fait le point avec le préfet Firmin Kouton de l’évolution des opérations démarrées, depuis le mercredi 9 août, et qui prend fin au plus tard le 15 août. Il explique que les contrats à conclure avec ces agents recrutés comportent plusieurs phases donc sont traités à divers niveaux. Les dossiers sont d’abord traités en amont au niveau des ministères utilisateurs, puis au niveau du ministère des Finances et en aval par le ministère de la Fonction publique. C’est après avoir fait tout ce processus que les dossiers sont prêts et les concernés commenceront à percevoir leurs salaires à la fin de chaque mois. Et c’est bien ce qui est en cours présentement sur instruction du Conseil des ministres.
Jusqu’à hier, sur les 1858 dossiers transmis par le ministère des enseignements maternel et primaire (Memp), Norbert Boccace Kanhounon assure que son équipe en a déjà bouclé plus de 1700, ceci aussi grâce aux matériels informatiques adéquats mis à disposition pour cette opération. Et l’équipe n’attend que les dossiers du ministère en charge de l’Enseignement secondaire pour continuer sur cette même lancée et tout boucler avant le 15 août au plus tard.
Le préfet du Zou a salué cette célérité dont a fait preuve en l’espace de deux jours cette équipe du ministère de la Fonction publique délocalisée à Bohicon pour le traitement des dossiers des 6167 enseignants recrutés.

Société 11 août 2017


Circulation sur l’axe Kouhounou – Abomey-Calavi: Un calvaire pour les usagers

Les motocyclistes usagers de l’axe stade de l’Amitié - Abomey-Calavi souffrent le martyre. Le contournement prévu au niveau de l’échangeur de Godomey est un véritable calvaire pour ces derniers à cause de l’état de la voie.

Depuis quelques mois, la Police nationale a imposé aux conducteurs de motos d’emprunter le passage piéton, vu les nombreux accidents dus à l’imprudence des motocyclistes et surtout à l’embouteillage qui se crée sur les principales voies de Cotonou aux heures de pointe. Cette décision qui, dans le temps, avait suscité le mécontentement des populations à cause des sanctions infligées aux contrevenants, a fini par être acceptée de tous.
Certes, les responsables de la police ont noté une diminution des accidents de la route à Cotonou avec cette mesure, mais il y demeure néanmoins des difficultés liées aux conditions d’application et surtout à l’état des voies de contournement. Le cas de la voie de contournement pour cyclistes au niveau de l’échangeur de Godomey préoccupe. Sur le plan sécuritaire, aucune disposition n’est prise pour faciliter le passage afin de permettre aux usagers de rouler en toute quiétude. Les lieux demeurent un refuge pour les divorcés sociaux qui n’hésitent pas à attaquer les passants. Plusieurs cas de braquage et de vols de motos ont été enregistrés à ce niveau.
L’état dégradé de la voie constitue également un véritable souci pour les usagers. On observe plein de crevasses qui empêchent la fluidité de la circulation. Il n’y a plus de bitume, et les trous sont remplis d’eau stagnante par ces temps de pluies. Du coup, emprunter la voie devient un véritable parcours du combattant. Chaque usager se débrouille, vaille que vaille, pour se frayer le passage. Cette situation interpelle les autorités en charge de l’entretien des infrastructures routières, car elle occasionne souvent la chute des motocyclistes. Le trafic est souvent dense sur ce tronçon qui constitue un passage obligé pour tous les motocyclistes qui quittent et vont à Calavi.
Ghislain Tossou, habitant Calavi et qui emprunte le tronçon deux par jours, affirme avoir passé toute une journée à l’hôpital pour avoir fait une chute à cause de l’état de la voie, en allant au service le matin et sa moto a été endommagée par endroits. Les cas du genre sont légion et personne n’y pense au niveau des autorités locales ; ce qui est grave pour la santé des populations.
Cette mesure qui consiste à exiger des motocyclistes le passage piéton qui n’était pas prévu lors de la construction de la voie devrait être accompagnée de précautions pour éviter ce qui s’observe aujourd’hui. Il s’impose de remédier, au plus vite, à la situation pour sauver les vies humaines. De même, il faut déployer des agents des forces de sécurité ou organiser des patrouilles à partir d’une certaine heure pour dissuader les aigrefins et autres larcins n

Société 11 août 2017


Amélioration de l’accès aux produits contraceptifs: Plaidoyer pour l’adoption d’une politique de gratuité

Pour amener le Gouvernement à adopter une politique d’exemption du paiement direct des produits contraceptifs, l’Ong Ceradis a entretenu, ce mercredi 9 août à Cotonou, les journalistes sur le niveau de mise en œuvre des engagements pris par le Bénin en la matière. Cette rencontre vise à améliorer l’accès à l’offre et au service de la planification familiale.

Le Bénin comme d’autres pays ont pris des engagements lors de la conférence d’Addis-Abeba en novembre 2013 pour rendre gratuit en 2015 l’accès aux méthodes modernes de contraception dans les formations sanitaires publiques au profit de la couche juvénile. Ces engagements devraient permettre de réduire le nombre des grossesses de 20% et de diminuer au moins la mortalité et les séquelles liées à la grossesse et à l’accouchement. Ces engagements, fait observer le directeur exécutif de l’Ong Ceradis, Nourou Adjibadé, se justifient d’autant plus que la planification familiale est un moyen peu onéreux pour diminuer le taux de mortalité maternelle en permettant de diminuer le nombre absolu de complications en réduisant les grossesses, d’une part, et de réduire le nombre d’avortements en évitant les grossesses non désirées ou imprévues, d’autre part. « La planification familiale apparaît ainsi comme une intervention de santé publique en mesure d’améliorer sensiblement l’état de santé des adolescents et jeunes », a-t-il indiqué, lors de la conférence de presse animée hier.
Malheureusement, déplore-t-il, la situation reste préoccupante au Bénin. On remarque, dit-il, que les couvertures nationales sont faibles soit 5,2% selon l’enquête démographique et de santé (Eds) 2011-2012 chez l’ensemble des adolescentes sexuellement actives. En plus, ajoute-t-il, le taux d’adolescentes ayant des besoins non satisfaits augmente, selon les résultats de l’Eds, soit 26% en 2006 et 35% en 2011. Autrement dit, on note une demande potentielle en contraception chez les adolescentes qui reste à satisfaire.
Conscient de cette réalité, le Gouvernement a décidé d’accélérer les progrès vers une prévalence de 20 % d’ici 2018 en respectant les engagements d’Addis-Abeba. Pour ce faire, il a besoin de revoir ses politiques, programmes et prestations comme pour lever les barrières financières à l’accès aux prestations de la Planification familiale. Or, note Nourou Adjibadé, l’adoption de ce document de politique qui a pour objectifs : d’augmenter la couverture contraceptive chez les adolescents et les jeunes en passant de 5% en 2015 à 20% en 2020, de réduire les grossesses précoces et non-désirées chez les adolescents et les jeunes, de contribuer à atténuer les barrières socioculturelles freinant l’accès à la Planification familiale et d’augmenter le taux de rétention des jeunes et adolescents à l’éducation secondaire, se fait toujours attendre jusqu’en 2017.
Loukoumane Tidjani, champion de la Planification familiale, désigné par l’Ong Alliance droits et santé, a insisté, pour sa part, sur l’importance de la jeunesse dans le développement d’un pays pour préciser que les investissements dans la santé de la reproduction sont nécessaires pour exploiter le potentiel de la jeunesse. Ainsi, l’accès à l’information et aux services de santé reproductive permettra aux adolescents d’éviter les grossesses non désirées et de prévenir le Vih/Sida et des infections sexuellement transmissibles. « Les informations et les services de planification familiale peuvent aider les adolescents à retarder leur première grossesse jusqu’à ce qu’elle soit physiquement, psychologiquement et socialement préparée à procréer », estime-t-il.

Santé 10 août 2017


Restructuration et mise à niveau des unités industrielles: Des opportunités pour les promoteurs de Pme et Pmi de l’Atacora

Le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) sous tutelle du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a convié, ce mercredi 9 août à Natitingou, les promoteurs d’unités de transformation industrielle de l’Atacora à une rencontre pour leur présenter les multiples avantages du Programme national de Restructuration et de Mise à niveau (Pnrmn).

Conduire les unités de production industrielle vers la compétitivité et l’internationalisation d’une part et pour une croissance rapide et durable de l’économie nationale d’autre part. Tel est l’objectif visé par l’Etat béninois en instituant le Programme national de Restructuration et de Mise à niveau (Pnrmn) piloté par le Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (Brmn) sous tutelle du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Face aux promoteurs des petites et moyennes entreprises/ industries (Pme et Pmi) de l’Atacora, les responsables dudit programme ont présenté les opportunités qu’il offre à tous ceux qui tirent leurs revenus des activités de transformation industrielle et des Btp.
Il s’agit à travers la séance de sensibiliser les participants sur les objectifs du programme afin qu’ils puissent y adhérer pour le développement de leurs différentes unités. Selon Pablita Cogué, responsable administrative et des engagements du Brmn, les chefs d’entreprises ont tout à gagner de l’adhésion au programme qui reste, à son avis, un outil appelé à booster les unités de production pour leur contribution plus élevée à la croissance du Pib.
Des opportunités dont ne peuvent bénéficier que les entreprises légalement constituées et ayant fait preuve de plus de méthode et de rigueur dans leur gestion, souligne-t-elle, tout en invitant tous les promoteurs d’unités de transformation à formaliser leurs conditions d’exercice.
L’appui du Pnrmn, a-t-elle martelé, est soumis au respect de certains critères dont les plus importants sont : l’exercice d’une activité officielle (déclaration des salaires à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et paiement des impôts) durant les trois dernières années, l’appartenance à un secteur à fort potentiel de croissance, l’absence de situation de faillite imminente.

Des attentes

Sortir donc de l’informel pour se faire accompagner par l’Etat aux fins de se développer et se rendre compétitives, telle est l’exhortation faite par Pablita Cogué aux chefs d’entreprises au sein desquels on compte de nombreuses femmes transformatrices. Ces dernières ont d’ailleurs en majorité formulé leur souhait d’être appuyées par le programme dans leurs activités. Eprouvant de réelles difficultés à participer aux diverses foires de valorisation de leurs produits aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur du pays et à développer tout leur potentiel faute de moyens, elles ne sont pas allées par quatre chemins pour exprimer leurs attentes. Des attentes qui devront être comblées, assure Mme Cogué, si elles venaient à adhérer au programme.
Abiba Séfou Gaba, au nom de ses homologues, a dit tout leur engagement à voir les femmes transformatrices apporter, à travers leurs activités, une part importante au Pib, pour peu que le programme les accompagne.
De son côté, Fulgence Dégbohouet, chef service technique d’une unité de transformation du riz à Natitingou, a indiqué que la rencontre lui a permis de disposer d’informations qu’il n’avait pas en tant qu’acteur du secteur industriel. Savoir que des responsables de Pme et Pmi peuvent bénéficier d’appuis de la part du Pnrmn reste une aubaine à saisir par tous.
Par ailleurs, le défi de la compétitivité des entreprises locales sur le plan régional a été évoqué par certains participants qui condamnent la facilité qu’ont les unités d’ailleurs à inonder le marché béninois de leurs produits. Une préoccupation qui n’aurait pas sa raison d’être, selon Pablita Cogué, si les unités de transformation locales tenaient également le pari de se faire valoir en dehors du Bénin

Société 10 août 2017


Révocation de la convention d’exploitation de l’opérateur Bell-Bénin: Les multiples dessous de la décision du Gouvernement

Pour qui connaît la situation quelque peu délétère dans laquelle exerce l’opérateur de téléphonie mobile Bell-Bénin Communications et le lourd tribut payé par les consommateurs du fait de ses difficultés, la révocation par le Conseil des ministres de la convention d’exploitation de réseau de téléphonie mobile de norme GSM signée entre le Gouvernement béninois et son promoteur ne devrait guère surprendre. Si la décision continue d’agiter le milieu politique béninois, les déboires de la société Bell-Bénin Communications S.A ne devraient emballer outre mesure.

Au lendemain de la décision de révocation de la convention d’exploitation de réseaux de téléphonie mobile de norme GSM, signée entre le Gouvernement béninois et la société Bell-Bénin Communications SA, d’aucuns ont cru à un règlement de comptes politiques. La position de son promoteur, le député Issa Salifou, face au projet de révision de la Constitution porté par le président de la République a trop tôt corroboré cette hypothèse soutenue dans le landernau politique. Mais loin de toute supputation tapageuse, une analyse s’impose quant aux motifs qui fondent cette décision de l’Exécutif.
Dans un passé récent, la même société avait défrayé la chronique à travers une passe d’armes entre son promoteur et le Gouvernement de Boni Yayi qui l’accusait de jouir illégalement de certaines faveurs préférentielles dans l’installation du réseau téléphonique qu’elle exploite. S’il faille se remémorer ce feuilleton, ce n’est nullement pour jeter l’anathème sur le parcours exceptionnel d’homme d’affaires de cette personnalité politique, mais juste relever l’amalgame qui est fait autour de ses affaires économiques et des relations conflictuelles qu’il entretenait avec le chef de l’Etat d’alors. Comme en 2012 où le Gouvernement lui reprochait tant d’impairs, la société Bell-Bénin se retrouve encore avec le Gouvernement de la Rupture sur la sellette. Contrairement au bras de fer engagé avec le précédent Gouvernement qui prend en compte les conditions d’installation de sa chaîne de télévision Canal 3 et de l’opérateur mobile GSM, le cas d’espèce se limite à l’exercice de la société d’exploitation dudit réseau.
Il est en effet reproché à la société Bell-Bénin des manquements aux obligations de la convention signée le 8 octobre 2007 entre elle et le Gouvernement et qui fait l’objet d’attribution d’une licence consacrée par décret n° 2010-167 du 06 mai 2010. Les conditions d’établissement et d’exploitation du réseau de l’opérateur de téléphonie mobile stipulées dans la convention n’auraient guère été honorées, selon l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin).

Qui payera les crédits volatilisés ?

En dépit de conditions particulières dont il a bénéficiées pour faire face à ses multiples difficultés, l’opérateur n’a pu se donner une meilleure situation sur le marché de la téléphonie mobile. D’où l’extinction totale du réseau depuis plusieurs mois. Les difficultés de cette société se traduisant par : le non-paiement de la contrepartie financière de sa licence pour un montant de 6 milliards de F Cfa, le non-paiement des redevances dues au titre de cette licence pour un montant de 12 089 012 237 F Cfa, des dettes envers des sociétés et offices d’Etat ainsi que des dettes fiscales. Et par ailleurs celles envers les abonnés, dont le préjudice financier n’a pu être évalué compte tenu du caractère imprévisible de l’extinction de son réseau.
Autant d’infortunes face auxquelles l’Arcep-Bénin a réagi en ouvrant une procédure de sanction contre cette société, le 6 mars dernier. Ainsi par une décision prise le 18 avril dernier, l’institution a mis en demeure la société pour non-respect des obligations contractuelles.
Comment comprendre la thèse de l’acharnement et de règlement de comptes brandie par certains à la suite de la révocation de la convention d’établissement et d’exploitation du réseau de téléphonie mobile de norme GSM en date du 8 octobre 2007, de ses deux avenants en date respectivement du 20 juillet 2008 et du 8 décembre 2014 ainsi que du cahier des charges correspondant alors même qu’il a été établi que l’opérateur n’est plus actif depuis un moment et que ses abonnés ont été mis hors réseau sans avoir été avertis et sans qu’aucune procédure de dédommagement n’ait été enclenchée à leur endroit ? Combien de consommateurs n’ont vu leurs crédits s’évaporer avec l’extinction délibérée et sans préavis du réseau qu’ils affectionnaient ?
Qu’est-ce qui justifie alors ce recours gracieux adressé à
l’Arcep-Bénin par les responsables de la société le 19 mai dernier, si tant est qu’ils n’ont rien à se reprocher ?
S’il s’entend que l’opérateur est défaillant, n’est-il pas aberrant de voir à travers la révocation de la convention d’exploitation signée entre le Gouvernement béninois et la société Bell-Bénin Communications SA, une décision dirigée contre un homme ?
Au motif que ce retrait de la licence de l’opérateur défaillant s’inscrit au rang des diligences qu’impose l’assainissement du secteur des communications électroniques, comme l’atteste l’Arcep-Bénin, la décision de révocation prise par le Gouvernement ne vient en fait que consacrer une situation établie. La société Bell-Bénin, à l’instar d’autres entreprises de services semble perdre de vue les droits des consommateurs. Et ceux qui pressentent une bataille juridique en vue avec le développement qu’a connu l’affaire occultent également tout le préjudice causé aux abonnés dudit réseau de téléphonie mobile. Quoique les associations de consommateurs restent passives en ce qui concerne à la défense des droits des abonnés, il n’est pas exclu un sursaut d’orgueil de leur part pour réclamer des dividendes, ce qui reste encore des actifs de cette société qui aurait été déjà cédée à un autre opérateur sans l’aval du régulateur qu’est l’Arcep-Bénin, selon certaines indiscrétions.

Actualités 10 août 2017


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