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Comme à l’accoutumée, la communauté internationale a célébré, dimanche 22 mai, la Journée internationale de la diversité biologique sur le thème « Intégrer la biodiversité - Préserver les personnes et leurs moyens d'existence ». Cette journée est la preuve matérielle que l’humanité comprend de plus en plus que de la protection de l’environnement dépend son bonheur, sa survie. Dans ce sens, les activités inoffensives à l’écosystème sont encouragées. Ce sont les emplois verts. Bruno Ahouaga, directeur de la promotion des métiers verts au ministère de l’Environnement en parle et invite surtout à la valorisation des ordures qui polluent les grandes villes du Bénin.
« L’idée des emplois verts remonte à la période de la transition écologique qui traduit la prise de conscience sur l’importance de préserver la terre, ses ressources naturelles, son écosystème, son atmosphère qui sont devenus un enjeu de société voire un enjeu de développement interpelant très fortement l’économie, tant dans ses modalités de production que les modalités de consommation», a indiqué Bruno Ahouaga, directeur de la promotion des métiers verts au ministère en charge de l’Environnement.
En effet, le constat aujourd’hui est que les ressources naturelles sont exploitées anarchiquement, ce qui n’est pas sans conséquences. «Les saisons ne sont plus respectées par exemple. Tout a commencé par aller dans le sens contraire», indique-t-il. C’est à juste titre, explique-t-il, que les chefs d’Etat des grandes puissances élargies aux pays membres de l’Onu ont réfléchi sur la question de la protection de l’environnement et ont souhaité la promotion des emplois verts.
Pour Bruno Ahouaga, « les emplois verts sont les emplois qui aident à protéger les écosystèmes et la biodiversité et à minimiser la détérioration de l’environnement ; à réduire la consommation d’énergies, de matériaux et d’eau en utilisant des stratégies d’optimisation ; à générer les dénommés produits verts ».
Le directeur de la promotion des métiers verts, explique que « les métiers verts, ce sont les métiers dont la finalité et les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement». Quant aux métiers verdissants, il précise qu’« ils prennent en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier».
Valoriser les ordures
Les emplois verts couvrent huit secteurs dont l’agriculture. Il y a beaucoup d’emplois à ce niveau. « Malheureusement nous détruisons non seulement les forêts mais nous utilisons en plus des engrais. Alors que, si nous prenons le marché Dantokpa en une journée, il y a des tonnes de déchets qui y sont produits. Il devrait avoir des groupes de jeunes qui s’en occupent. C’est dire qu’on devrait utiliser ces déchets-là pour les composites », déplore-t-il. Il propose qu’une structure se charge du ramassage de ces déchets chaque jour.« Et après on va les transporter dans les champs et vous allez voir la qualité des produits que nous allons obtenir », a-t-il auguré en s’appuyant sur le risque de lessivage des sols. « Dans ce secteur, on peut créer beaucoup d’emplois : ceux qui vont se charger de la collecte des ordures, ceux qui vont les transporter vers les champs, les jardins, etc.», planifie-t-il. «Dans nos jardins aujourd’hui, les feuilles de légume qu’on nous amène n’ont plus le goût naturel même si elles sont bien fleuries. Nous nous empoisonnons pratiquement au lieu d’exploiter ces ordures qui sont comme des mines d’or bafouées», fait-il remarquer. Les métiers verts touchent aussi le cadre de vie et le recyclage. A ce niveau, il faut mettre l’accent sur la valorisation des déchets (les sachets surtout) qui sont de trois sortes : ménagers, liquides et biomédicaux. « Le Bénin est un grand gîte d’utilisation de sachets. Ces sachets-là, on devrait les récupérer pour fabriquer d’autres matières comme les tuyaux et les bols en plastique. C’est mieux que de jeter pêle-mêle les sachets et les plastiques lorsqu’ils se cassent ». Ainsi, en créant des emplois, les problèmes environnementaux sont résolus en même temps. «Avec les métiers verts on transforme les contraintes en des opportunités d’affaires et d’emplois », résume Bruno Ahouaga.
Il y a aussi la foresterie. A ce niveau le reboisement est encouragé. Le programme «Dix millions d’âmes dix millions d’arbres » en est une illustration. « Toutes les 77 communes doivent disposer de réserves forestières», soutient-il. Pour ce qui est du secteur de l’énergie, il faut quitter l’énergie thermique et promouvoir désormais les énergies renouvelables (éolienne, solaire, etc.). « On doit aller à l’étape des gaz domestiques pour laisser un peu les ressources naturelles tranquilles afin qu’elles continuent de jouer leur rôle de protection et d’atténuation des changements climatiques», souhaite Bruno Ahouaga. « Quand il sonne midi aujourd’hui, on a l’impression d’être dans un pays désertique, tant il fait chaud. La température est pratiquement aux environs de 40°C. Ce n’est pas là un phénomène extérieur à nous mais nous en sommes responsables», regrette-il.
Un autre secteur, le transport.
Il est urgent de promouvoir le transport en commun. Car, « vu le nombre pléthorique de zémidjan aujourd’hui, et le taux de gaz d’échappement nocif, hormis le passage de 2 à 4 temps de moteurs, on se tue chaque jour», a-t-il relevé. Il propose alors que les différents axes routiers disposent de 3 à 4 bus afin de réduire le nombre de motos en circulation dont les zémidjan qui se montreront réticents certainement. «Ils doivent accepter la reconversion », insiste-t-il.
Concernant l’industrie, on parle d’éco-fabrication désormais. C’est-à-dire qu’il faut qu’à la source où on fabrique les machines, ces dernières prennent en compte la dimension environnementale et ne dégagent pas trop de gaz. « Dans le contexte béninois, il s’agira d’éloigner ces machines des concessions, des villes et sensibiliser les promoteurs afin qu’ils remplacent les anciennes machines », propose Bruno Ahouaga. Il faut aussi encourager les usines à fabriquer des produits verts, disposer d’industries qui transforment les ordures par exemple.
A propos du secteur des bâtiments, « on construit avec le bois, le sable, les fils électriques. Ces éléments font partie de l’environnement. Lorsque vous voulez éclairer votre maison ou faire des installations électriques, il faut utiliser des lampes économiques qui dégagent moins de gaz », conseille-t-il. On doit faire la promotion des matériaux qui ne produisent pas assez de gaz et de déchets. «Le ciment est nocif et les constructions en ciment sont souvent des réceptacle de chaleur, ce qui agit négativement sur la santé », confie Bruno Ahouaga. Enfin, la pêche. C’est un domaine qui évolue dans l’anarchie. Ainsi, on se plaint de la rareté des poissons et de l’assèchement des cours d’eau. Or, on peut y générer des emplois aux jeunes.¦
Deux projets de vulgarisation des métiers verts
Agriculture biologique, restauration des sols, pépiniéristes, fleuristes, jardiniers, opérateurs d’éolienne, entrepreneur de l’énergie solaire, producteurs industriels, éboueurs, opérateurs des industries de recyclage, décorateurs de bâtiments, etc. constituent quelques artisans visibles des métiers verts.
« En vue de promouvoir les métiers verts, notre direction est chargée de conseiller et d’organiser des ateliers sur la question afin de sensibiliser sur les risques du non-respect des normes environnementales », a indiqué Bruno Ahouaga. Les métiers verts sont un nouveau concept. C’est pour cela que la sensibilisation est une étape indispensable. Et pour renforcer cette sensibilisation, deux projets sont actuellement en cours d’élaboration en vue de la vulgarisation des métiers verts. En premier lieu, le Projet de la retraite verte. Tout salarié peut s’il le veut, souscrire dans une banque et verser de l’argent prélevé de son salaire, une somme qui lui sera investie dans une plantation de sorte à devenir progressivement son propre propriétaire de la grande plantation. C’est une manière pour nous de contribuer à la retraite des fonctionnaires et à l'amélioration de l’écosystème. Le second projet est celui portant sur l’appui à l’émergence des métiers verts. Mieux, tous ceux qui font des actions en faveur de la protection environnementale dans la vie professionnelle seront accompagnés. «Cela ne saurait être réel sans l’appui du gouvernement», souligne-t-il.
La terre ne s’augmente pas, la population quant à elle grossit de plus en plus, exacerbant ainsi les besoins vitaux. L’homme est contraint d’agir sur la nature. Mais il doit aussi la protéger pour ne pas compromettre son bonheur et celui des générations futures. D’où urge-t-il de vulgariser les métiers verts afin de stimuler l’économie verte, source de développement durable¦
Par Arias ADIKPONSI et Sêmèvo B. AGBON (Stagiaires)
Environnement 23 mai 2016

Le championnat départemental de maracana a été lancé, samedi 21 mai dernier au stade de l'Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. C’était sous la présidence du ministre des Sports, Oswald Homéky.
La 4e édition du championnat national de maracana a démarré, samedi 21 mai dernier au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. C’est par la phase départementale de l’Atlantique-Littoral. Sacre MC, Empire MC, Godomey MC, Maracana Club de l'Amitié, Mille Héros, AAPAC MC et Rafale MC de Hèvié sont les équipes engagées pour ce championnat. Les meilleures d’entre elles seront retenues pour la phase nationale qui aura lieu dans deux mois à Bohicon. Elles seront aux côtés de celles d’Abomey, Bohicon, Pobè et Savè. C’est pour dégager les champions ainsi que les sélections nationales du Bénin aussi bien dans les catégories Open (25 ans à 34), Seniors (35 à 44 ans) et Vétérans (45 ans et plus). Les sélections sont appelées à représenter le Bénin à la 5e édition de la CAN 2016 de maracana au Burkina Faso en septembre prochain.
Profitant de la présence du ministre des Sports, le président de la Fédération béninoise de maracana (Fébéma), Philippe Totondé, a énuméré un chapelet de doléances. Il s’agit des difficultés auxquelles la promotion et la pratique de cette discipline sportive sont confrontées au Bénin. Elles sont surtout liées au manque de moyens. Pour ce faire, le président a voulu compter sur le soutien du ministre. Ce dont ce dernier l’a assuré, en acceptant de porter la charge d'ambassadeur spécial du maracana.
Le ministre a ensuite autorisé l'installation des lampadaires acquis sur le financement propre de la Fébéma au niveau de l’aire de jeu qui a abrité les rencontres programmées pour le compte de la première journée de ce championnat. Ce qui permettra désormais de jouer des rencontres nocturnes.
Le match d'ouverture de cette 4e édition a ensuite opposé 1000 Héros au Macarana Club de l'Amitié dans la catégorie des Open (24 à 35ans). Par la suite, le public a eu droit à d’autres rencontres comme Sacr # Copa Cabana et AAFAC # MCA chez les Seniors, puis Rafales MC de Hèvié # Godomey MC au niveau des Vétérans.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a reçu jeudi 19 mai, des dons de matériels offerts par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Ce don s’inscrit dans le Programme d’assistance internationale de formation des officiers chargés d’appliquer la loi du Département de la justice (Icitap). C’était en présence de l’ambassadeur Lucy Tamlyn et du directeur général de la Police nationale, Didier Atchou.
« La cérémonie consacre la remise officielle de matériels de travail et d’équipements à la Police nationale à travers le Programme d’assistance internationale de formation des officiers chargés d’appliquer la loi du Département de la justice (Icitap) de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin », a déclaré Didier Atchou, directeur général de la Police nationale. Il s’agit, a-t-il précisé, d’un don d’une valeur de 44 408 dollars, soit 25 356 968 francs CFA.
Au profit de l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid), les dons composés entre autres de cinq ordinateurs portatifs, trois copieurs scanneur, 50 gants en nitrile, 50 masques, huit climatiseurs et une machine pour sceller ont coûté 10 533 122 francs CFA. Au bénéfice de la Direction des renseignements généraux et de la surveillance du territoire (Drgst), les 50 micro-ordinateurs portatifs et le logiciel offerts sont revenus à 14.824.000 f CFA.
Pour Didier Atchou, le choix des structures bénéficiaires est révélateur de l’importance capitale que les Etats-Unis accordent aux crimes transnationaux organisés. « La spécificité de ce énième don de matériel est qu’il vise particulièrement des domaines devenus le socle de la lutte contre la criminalité », a reconnu Didier Atchou avant de remercier le donateur.
Lucy Tamlyn, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin s’est réjouie de revenir pour un autre don après celui de février dernier, mais au profit des agents de sécurité qui ont été formés sur "la collecte et l’analyse des renseignements". « Ces équipements constituent pour les officiers de police judiciaire, des outils devant leur permettre de développer des enquêtes proactives en vue de démanteler les réseaux de criminalité transnationale organisée et de trafic de stupéfiants qui menacent le Bénin et la sous-région ouest-africaine», a relevé la diplomate américaine. Pour être efficace dans cette lutte selon elle, l’investigateur doit posséder de solides capacités de renseignements, d’analyse et il doit savoir comment bénéficier des renseignements exploitables. « Il gagnera à travailler en étroite collaboration avec l’analyste afin de développer une enquête proactive ou fondée sur le renseignement ; l’investigateur doit également travailler de concert avec le procureur de la République pour assurer que les lois existantes soient appliquées», a spécifié Lucy Tamlyn.
Partager des renseignements sensibles
Dans le cas des enquêtes sur le trafic des stupéfiants et la criminalité transnationale, il importe aussi pour l’investigateur de partager des renseignements sensibles ou exploitables avec ses homologues de la sous-région, grâce à une solide coopération policière, souligne la diplomate américaine avant de réitérer la volonté des autorités du pays de l’oncle Sam à renforcer le partenariat en matière de sécurité avec le Bénin.
Une volonté qui concorde bien avec le désir et le souhait du pouvoir en place qui face au trafic croissant de la drogue, une menace d’ampleur nouvelle, s’arme pour aguerrir ses forces. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia a déclaré que les trafiquants disposent de moyens importants et sont de plus en plus liés aux grands réseaux du crime international, du trafic d’arme et au terrorisme.
« Garantir la sécurité partout et pour tous exige d’anticiper, de détecter, d’analyser et de comprendre les menaces ; cela demande d’identifier les personnes ou groupes de personnes qui en sont les vecteurs », relève le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
Les Etats-Unis d’Amérique demeurent par ce geste selon Sacca Lafia, un partenaire de premier choix et un ami sur lequel le Bénin peut toujours compter pour sa sécurité.
« Au-delà du caractère symbolique de cette cérémonie, c’est le renforcement de l’arsenal sécuritaire du Bénin et de la sous-région qui se trouve conforté», a conclu le ministre en charge de la Sécurité, témoignant sa gratitude aux autorités américaines.?

A l’agence principale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Cotonou, a eu lieu dans la matinée du jeudi 19 mai, une séance de vulgarisation du cadre réglementaire de l’activité d’émission de la monnaie électronique. Une séance placée sous l’égide du directeur de l’agence principale de la BCEAO à Cotonou Aliou Oumorou.
Pour le premier anniversaire de l’instruction régissant l’activité d’émission de la monnaie électronique qui est le 21 mai, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest n’a pas trouvé mieux que d’organiser une séance de vulgarisation pour faire connaitre davantage ces mesures. A cet effet, banquiers, représentants des structures intervenant dans le secteur et autres étaient conviés à ces assises aux fins d’être mieux informés des innovations de l’instruction n° 008-05-2015 du 21 mai 2015 relative à l’activité d’émission de la monnaie électronique.
En effet, dans sa volonté d’apporter des réponses d’ordre réglementaire aux préoccupations nées des diverses évolutions observées sur le marché des services financiers qui sont adossés à la monnaie électronique, la Banque centrale a adopté le 21 mai 2015, l’instruction n°008- 05- 2015 qui régit les conditions et les modalités d’exercice des activités des émetteurs de la monnaie électronique dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). Un texte dont l’adoption est intervenue neuf ans après l’entrée en vigueur en 2006 de la réglementation précédente traitant du même objet. Cette adoption s’est basée sur les enseignements tirés des neuf dernières années qui ont précédé cette entrée en vigueur. Et il y a eu pendant ce temps des actions de promotion de la monnaie électronique qui ont mis en relief la nécessité d’apporter des aménagements réglementaires aux cadres régissant ces activités : le cadre opérationnel ; la distribution de la monnaie électronique. Une adoption qui permettait, au sens des autorités de la banque centrale, de renforcer la protection des utilisateurs de cet instrument de payement »
Améliorer la compréhension des textes
A l’ouverture de la séance de vulgarisation, le directeur de l’agence principale de la BCEAO à Cotonou, Aliou Oumorou a d’abord salué l’intérêt que les participants portent au développement harmonieux de ce secteur d’activité ainsi que leur engagement à assurer aux côtés de la Banque centrale, la stricte application des mesures qui sont prises, dans le domaine de ces activités. Il a précisé par ailleurs, qu’il s’agit d’une séance initiée par les autorités de la banque centrale à l’effet d’améliorer la compréhension des textes qui régissent toute l’activité encadrant l’émission de monnaie électronique. « La banque centrale est engagée depuis 1999 dans un vaste projet de modernisation des systèmes et moyens de payement dans toute la zone de l’Uemoa», relève t-il. A propos des réformes, il précise qu’elles «visent à conforter la solidité de notre système financier et à améliorer l’intégration économique au sein de la zone» a-t-il révélé. Pour lui, «les principaux objectifs poursuivis à travers cette vaste réforme est d’abord l’amélioration de l’efficacité et de la sécurité de nos systèmes de payement pour éviter la corruption des messages transmis, leur interception, et les attaques de cybercriminalité d’une part, et de l’autre, de renforcer la confiance du public dans les systèmes opérés en vue de leur apporter une plus grande sécurité en vue d’entrainer l’adhésion de l’usager et une utilisation beaucoup plus grande de ces systèmes de payement. Aliou Oumorou évoque également l’autre objectif qui est la réduction de l’utilisation de la monnaie fudiciaire qui a des coûts pour le circuit d’émission. « C’est ce que nous faisons en mettant en place des moyens alternatifs de payement qui répondent aux besoins des populations», a - t-il insisté. Selon le directeur de l’agence principale de la BCEAO à Cotonou, toutes ces modernisations entreprises ont conduit à la mise en production de nouveaux systèmes de payement avec des principes de gestion basée sur les normes internationales en matière de sécurité, en matière de délai de payement, de maîtrise et de gestion des risques.
Les mesures d’accompagnement
Aliou Oumorou a également souligné les mesures d’accompagnement des réformes, en évoquant l’élaboration d’un cadre juridique adapté qui vise la promotion de la bancarisation et l’utilisation plus massive des moyens de payement structurés. « La mise en œuvre de ce cadre juridique a contribué à l’assainissement de l’environnement des affaires à la promotion de l’intégration économique au sein de l’espace Uemoa, mais a également permis l’introduction de nouveaux moyens de payement plus modernes. De la nouvelle instruction, il rappelle qu'il prend en compte, entre autres, les nouveaux enjeux liés à l’implication croissante des opérateurs de télécommunication dans l’offre des services financiers accessibles au grand public
Deux communications ont meublé ladite séance. La première a porté sur le nouveau cadre réglementaire des activités d’émission de monnaie électronique et la seconde sur l’évolution du secteur des services financiers mobiles au Bénin. Ces communications ont été présentées par Sessie Houédé Gado chef service des opérations bancaires et Aurelle Adido, responsable des surveillances du système de paiement à la BCEAO. ?

Après Abidjan, Accra et Lagos, les acteurs du commerce et des transports de la sous-région ouest-africaine sont présents à Cotonou pour discuter des stratégies et des partenariats pour un développement économique durable. Pendant trois jours, à travers la conférence annuelle «Borderless 2016», ils espèrent renouer avec leur plate-forme de dialogue afin de trouver des solutions aux contraintes liées aux échanges intra-communautaires. Ils voudraient aussi proposer des pistes de solution pour le développement du commerce et des transports dans une Afrique de l’Ouest mieux intégrée.
La conférence annuelle est la principale plate-forme de dialogue public-privé de haut niveau et de plaidoyer créée par l’Alliance Borderless, pour réunir les différentes parties prenantes autour de thématiques liées à la facilitation du commerce et des transports, pour une meilleure intégration économique de l’Afrique de l’Ouest. Depuis cinq ans, elle mobilise des acteurs et des décideurs de haut niveau, soucieux de lever les multiples entraves qui plombent l’envol économique de la sous-région via une intégration réussie. « L’intégration régionale à travers le développement du commerce et des transports». C’est autour de ce thème que se dérouleront les assises de 72 heures dont le lancement officiel a eu lieu mercredi 18 mai à l’hôtel Azalaï de la plage à Cotonou. Et comme ils en ont pris l’habitude, tous les acteurs concernés y sont représentés, chacun voulant apporter sa contribution pour résorber les difficultés supra citées.
Ce n’est pas sans joie que le Bénin qui se positionne comme un centre névralgique pour les échanges dans la sous-région accueille cette rencontre. Souley Yacoubou, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin n’a pas caché son enthousiasme de voir mobilisés autour d’une même cause, les acteurs du commerce et des transports ainsi que les chefs d’entreprise pour réfléchir sur les goulots d’étranglement et envisager des approches de solution. Et même si la stabilité politique de ces dernières années dans la sous-région a permis une légère croissance économique, Souley Yacoubou estime qu’il faudra davantage retrousser les manches pour une meilleure croissance au regard des potentialités y contenues. Comme lui, Roland Riboux, président du comité national de l’alliance Borderless a plaidé devant les dizaines de représentants d’entreprises et organisations professionnelles clés du secteur privé, intervenant dans les domaines aussi divers tels que les transports et la logistique, l’industrie, le commerce, les finances, etc., des représentants des communautés économiques régionales, des ministres et des partenaires au développement de la région, pour l’accélération des efforts qui se font déjà. Il lie l’essor du commerce régional à une fluidité dans les transactions. La même doléance sera reprise par Ziad Hamoui, président de l’alliance Borderless.
Lever les obstacles
Fortement soutenus dans cette initiative par plusieurs institutions internationales et représentations diplomatiques, les participants à la 5e conférence annuelle de Borderless ont aussi eu droit aux messages de Todd Whatley, chef de mission adjoint représentant le gouvernement des Etats-Unis et son excellence Walter von den Driesch, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin. Pour eux, il faut adopter une vision moderne avec des réformes institutionnelles qui lèvent les barrières à l’éclosion de la prospérité économique dans la sous-région. Mieux, le diplomate allemand lui, entrevoit à travers cette initiative annuelle, une « belle illustration du partenariat public-privé », promettant par ailleurs le soutien de l’Union européenne.
L’amélioration des infrastructures et des équipements, les réformes institutionnelles, l'amélioration de la desserte des pays enclavés… constituent autant de contraintes qui contribuent à augmenter les coûts des transports et à entraver le commerce intra-régional. Raison pour laquelle, la rencontre de Cotonou doit s’y pencher. Alors, Christophe Joseph Marie Dabiré, commissaire chargé du département du marché régional et du commerce de l’Uémoa, rappelle à l’intention des participants, la nécessité de performer ces indicateurs et de mettre un point d’honneur à l’amélioration des infrastructures de transport. Toute chose sans laquelle aucune croissance ne peut être espérée. Pendant trois jours, cette conférence offrira non seulement une plate-forme de partages de connaissances et d’expériences, mais aussi des opportunités de plaidoyer, de réseautage et de mise en relation d’affaires. « Elle sera surtout l’occasion d’interpeler les décideurs politiques et administratifs sur la nécessité de respecter les protocoles déjà adoptés et de formuler des politiques favorables à la promotion des échanges commerciaux, à travers une libre circulation effective des personnes et des marchandises ».
Ce qui suppose une forte implication des décideurs au plus haut niveau. Et si, pour sa part, Chibuike Rotimi Amaechi, ministre des Transports de la République fédérale du Nigeria promet que son pays jouera sa participation, Lazare Séhouéto, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat en ce qui le concerne, s’est engagé au nom du gouvernement pour des actions. Grâce à la vision du gouvernement béninois, il promet un leadership qui donnera lieu à une nouvelle dynamique économique.?

La qualité du personnel de la santé a été l’un des sujets en discussion lors du Conseil des ministres du mercredi 18 mai. Des mesures sont également annoncées pour assainir les finances publiques et promouvoir le secteur touristique béninois.
La qualité du personnel de la santé est une question d’intérêt pour le gouvernement. Le ministre de la Santé a ainsi présenté mercredi en Conseil des ministres un rapport d’état des lieux qui a permis à l’Exécutif d’avoir une idée plus claire de ceux qui s’occupent de la santé des Béninois au quotidien. Selon le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence, Pascal Irenée Koupaki, la situation des ressources humaines dans le secteur affiche 14587 agents au 31 décembre 2015. Cet effectif se répartit en trois composantes, à savoir le personnel médical (582 agents), le personnel paramédical (9872 agents), le personnel administratif (4133 agents). Le rapport, poursuit le ministre d’Etat, pointe un faisceau de lacunes, en l’occurrence l’insuffisance de personnel qualifié, la difficulté de maintien des agents dans des zones éloignées, l’inadéquation entre la formation et les besoins réels du secteur. Afin de permettre au gouvernement d’agir de façon plus conséquente, le Conseil des ministres a demandé un point global qui prend en compte l’état des équipements, des infrastructures existantes et celles inachevées. Les ministres des Finances et de la Fonction publique ont été également instruits pour prendre en compte le besoin en personnel qualifié du secteur de la santé dans le budget programme 2017-2019.
Le Conseil des ministres a aussi connu le rapport d’inspection de l’aéronef présidentiel. Le gouvernement, à la suite des constats, a décidé de renoncer à son acquisition.
Un autre dossier brûlant concerne la vente gré à gré du domaine de l’Etat, en violation de la loi. Ainsi, le gouvernement a décidé de faire annuler la vente du domaine de l’Etat en face de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique. Le ministre de l’Economie et des Finances a été instruit pour faire un état des lieux du domaine privé de l’Etat et un audit des transactions effectuées depuis 2013 sur ce domaine.
Le gouvernement veut également aller vite dans sa vision de promouvoir le secteur touristique. Une agence de promotion du patrimoine touristique sera créée. Un comité de pilotage présidé par José Pliya a été mis en place à cet effet.
Dans le domaine sécuritaire, le gouvernement a adopté un nouveau plan de sécurité dont la mise en œuvre a démarré hier.

Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi, le 11 mai 2016, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.
A. Au titre des Affaires
I. Approbation du budget, exercice 2016, d'entités publiques
Le Conseil a adopté deux (2) projets de décrets portant approbation du budget, exercice 2016 respectivement :
• du Centre de formation pour l’administration locale (Cefal) et
• de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) ;
2. Mise en place de la zone franche du savoir et de l'innovation,
Le Conseil a adopté un projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité de pilotage pour la mise en place d'une zone franche du savoir et de l’innovation en partenariat avec les entreprises et structures d’enseignement supérieur et de recherche.
Le but principal est d'une part, de développer des filières d'enseignement, de recherche scientifique et d'innovation de pointe et d'autre part, de permettre aux «start up» technologiques, aux jeunes entrepreneur(e)s et aux entreprises prestataires de services dans les secteurs de pointe, de bénéficier d'accompagnement, d'incubation et d'appui financier pour démarrer avec succès des projets innovants.
Ainsi, la création d'une zone franche du savoir et de l’innovation suivant le modèle de techno pool ou «cité Tech.» s’inscrit dans la démarche de création des conditions pour la formation des jeunes en vue de leur donner les aptitudes nécessaires pour s'insérer plus facilement sur le marché de l'emploi notamment dans les secteurs des Sciences, de la Technologie, de l'Ingénierie et des Mathématiques qui sont de véritables réservoirs d'opportunités d'emplois.
Aussi, le Conseil a-t-il décidé de mettre en place un comité de pilotage dont la mission est de proposer au président de la République, dans un délai maximum d'un mois, des mesures en vue de la mise en place d'une zone franche du savoir et de l'innovation. Le Comité technique aura entre autres, pour tâches de définir :
- le cadre législatif, réglementaire et fiscal de la zone franche ;
- la zone physique d'implantation ;
- la mission et les objectifs de l'agence en charge de la zone franche ;
- le mode d'organisation, de fonctionnement et de gestion de l'agence ;
- les stratégies de mobilisation des ressources financières internes et externes.
3. Mise en œuvre et suivi des réformes de l'administration du système éducatif.
Le Conseil a également adopté un projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité technique de mise en œuvre et de suivi des réformes de l’administration du système éducatif.
La création de ce comité procède d'un vaste plan de reconstruction au regard des défis auxquels le système éducatif béninois est confronté.
Le comité technique dispose d'un délai de quarante-cinq (45) jours pour remettre son rapport au chef de l'Etat. Il a pour mission notamment de :
- faire le point exhaustif de tous les organes administratifs existants et analyser leur pertinence par rapport à la nouvelle vision du Conseil national de l'éducation ;
- élaborer et conduire les stratégies de mise en place du Conseil national de l’éducation (Cne) dans sa nouvelle forme ainsi que des autres organes prévus ;
- définir les bases de la politique gouvernementale en matière de professionnalisation des formations en vue d'accroître remployabilité des jeunes;
- a élaborer un document-cadre de politique de formation et de professionnalisation des métiers d'enseignant ;
- définir les mesures urgentes susceptibles de favoriser la mise en synergie des activités des trois (3) ordres d'enseignement avant l'installation du nouveau Conseil National de l'Education (CNE) dont les membres seront élus ;
- assurer de façon permanente auprès du Président de la République, la cohérence interne et la veille stratégique des actions développées dans le système éducatif.
B. Au titre des communications
I. Compte rendu de missions
Le Conseil des ministres a approuvé le compte rendu des travaux du 26e sommet ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, du 23 au 31 janvier 2016. Il ressort de ce compte rendu que la Conférence a recommandé entre autres, l’organisation le 15 octobre 2016, à Lomé au Togo, d’un Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) sur «la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique».
2. Réunions statutaires
Le Conseil a autorisé les réunions statutaires du ministère de la Justice et de la Législation au titre de l'année 2016 ;
3. Missions à l'étranger
Le Conseil des ministres a autorisé la participation du Bénin à la 6e réunion du Comité ministériel du Groupe international d'action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l'Ouest (GIABA).
4. Rencontres internationales au Bénin
Le Conseil a par ailleurs autorisé l'organisation au Bénin des rencontres ci-après:
- le 5e congrès de la Société africaine de chirurgie pédiatrique à Cotonou du 16 au 18 mai 2016;
• le 5e congrès des pays des Hautes juridictions de cassation ayant en partage l’usage du français (AHJUCAF) à Cotonou, du 30 mai au 1er juin. 2016. Cette Association dont le Bénin assure la présidence, comprend une cinquantaine de Hautes juridictions ressortissant de l’espace francophone ;
• l’atelier sur les stratégies de développement de l’Economie numérique et de la Communication à Cotonou, du 24 au 26 mai 2016. L'objectif de cet atelier vise à terme l'élaboration, dans une démarche participative, d’un programme d'actions stratégiques dont la mise en œuvre fera du Bénin l’un des hub numériques de la sous-région, en conformité avec sa vocation naturelle de pays de services.
5. Compte rendu de l'évaluation des Impacts de la mise en œuvre des mesures conservatoires relatives à la préservation des ressources forestières.
Le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable a présenté au Conseil, une communication rendant compte de l'évaluation des impacts de la mise en œuvre des mesures conservatoires relatives à la préservation des ressources forestières au Bénin. Cette communication fait suite à la mise en œuvre de deux (2) décisions du Conseil des ministres en sa séance du 13 avril 2016, à savoir : la suspension de l'exportation du bois ainsi que des agréments d'exploitation et de commercialisation des produits forestiers au Bénin.
En approuvant ce compte rendu, le Conseil des ministres a pris les décisions ci-après :
i. la commercialisation sur le territoire national de bois &œuvre, de bois de feu et de charbon est autorisée jusqu'à la mise en place de nouvelles directives dans le secteur.
ii. les permis de circulation exigés pour le transport des produits forestiers à des fins de consommation exclusivement nationale sont suspendus.
iii. les opérations de débardage et de vidange de bois abattus également aux fins de consommation exclusivement nationale sont autorisées à titre provisoire.
iv. le Conseil a réaffirmé l’interdiction ferme de l’exportation de tout produit forestier jusqu’à nouvel ordre.
v. Le Conseil a instruit le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le ministre des Infrastructures et des Transports et le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, de prendre toutes les dispositions requises en vue du strict respect de cette mesure d'interdiction.
vi. Le Conseil a instruit le ministre des Infrastructures et des Transports, le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable et le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique aux fins d’inspecter tous les containeurs de bois déjà entreposés au port de Cotonou en vue d’'autoriser, à titre exceptionnel, les exportations de bois transformé et déjà empoté avant la mesure d’interdiction.
vii. le Conseil a par ailleurs décidé de mettre sur pied une commission ad 'hoc chargée de proposer une nouvelle réglementation en la matière, tenant compte des exigences de protection de l'environnement.
6. Mesures de renforcement du dispositif de protection des données à caractère personnel à l'aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a soumis à l’examen du Conseil des ministres, les mesures de renforcement du dispositif de protection des données à caractère personnel à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou.
Il est à rappeler que par décision du Conseil des ministres, le gouvernement de la République du Bénin a signé le 26 janvier 2016, un contrat avec une société dénommée SECURIPORT.
Ce contrat retire à la Police nationale notamment au service de la Police de l’air et des frontières une grande partie de ses prérogatives régaliennes notamment en matière de gestion des données d’immigration.
Or, au regard des dispositions de la loi n°2009-09 du 22 mai 2009 portant protection des données à caractère personnel en République du Bénin, aucun opérateur privé ne peut collecter et traiter des données à caractère personnel sans l’autorisation préalable de la Commission nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) prévue à l’article 19 de ladite loi.
C’est donc au mépris de ces dispositions qu’il a été concédé à un opérateur privé dénommé SECURIPORT de procéder, après l’enrôlement des passagers par la Police de l’air et des frontières, à la gestion de données personnelles des passagers collectées à l’aéroport international de Cotonou sans l’autorisation préalable de la CNIL et, ceci après avoir désinstallé les équipements de la Direction générale de la Police nationale. En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a décidé de faire réinstaller par la Direction générale de la Police nationale, ses équipements dédiés à l’enrôlement des passagers.
Le secrétaire général du gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 18 mai 2016

Commencé le 2 mars dernier à Natitingou, sous le signe des incertitudes, la première phase du championnat national de transition de football a connu son épilogue le week-end écoulé, avec diverses fortunes pour les différentes équipes engagées. Au détour d'un entretien, le président de la Ligue de football du Bénin, Quentin Didavi, après avoir fait un premier point, lève un coin de voile sur la suite de cette compétition. Il a ensuite lancé un appel aux acteurs au sujet de la sanction provisoire qui pèse actuellement sur le football béninois.
Au total, 14 équipes en 1ère division, 13 en 2e division et 6 en 3edivision se sont engagées pour le championnat national de transition dont la première phase s’est achevée dimanche 15 mai dernier. Si les équipes de la Ligue 1 et de la Ligue 2 ont évolué en deux poules, celles de la Ligue 3 ont eu droit à un championnat linéaire.
Tonnerre et Asos relégués en Ligue 2
En Ligue 1, c'est l'Aspac qui a pris la première place dans la poule A avec 24 points +6. Il est suivi des Buffles FC de Parakou qui totalisent 23 points +5; de l’Energie FC de la SBEE, 19 points +6 et du Mogas 90 qui a réuni 17 points +0. Ce sont ces quatre équipes qui sont qualifiées pour la deuxième phase appelée play-off. Quant à la lanterne rouge de cette poule A, l’As Tonnerre de Bohicon (07 points -10) est automatiquement reléguée en deuxième division. Dans la poule B, c'est l’USS Kraké qui a dominé la première phase du championnat avec 25 points +18. Elle est suivie de la Jeunesse athlétique de Cotonou (JAC) qui compte 22 points +4, de ESAE, ancien Adjobi, 3e avec 20 points +3 et Ayéma FC, 4e avec 14 points -4. Au niveau de la poule B, l’Asos de Porto-Novo (07 points -10) est relégué en division inférieure.
Eternel FC et Tanekas FC relégués en Ligue 3
L’As VO en Ligue 2, n'a pas fait de détails dans la poule A. En 14 journées, cette formation n’a perdu aucun match, remportant 12 et faisant 2 matches nuls. Avec un total de 32 points +17, elle a devancé de très loin l’As Cotonou (21 points +10); la Jeunesse sportive de Pobè (19 points +5) et les Etudiants de l'Université d'Abomey-Calavi (16 points -4). Dans la poule B, Espoir de Savalou a mené les débats avec à son actif 7 victoires, 2 nuls et 1 défaite pour un total de 23 points +13. Les Cavaliers de Nikki arrivent en 2e place avec 14 points +0; suivent Dadjè FC et l’As Tado respectivement troisième et quatrième avec 13 points +2 et 11 points -3. Eternel FC et Tanekas FC, respectivement dans la poule A et la poule B, sont relégués en troisième division.
Delta FC de Glazoué monte en Ligue 2
Animé par 6 équipes, le championnat de la Ligue 3 a été remporté par Delta FC de Glazoué. Sur l'ensemble des journées, il a enregistré 6 victoires, 2 nuls et 2 défaites avec 20 points +10 à leur compteur. Il évoluera donc en 2e division la saison prochaine. En Ligue 3, au regard du nombre d'équipes, aucun club n'est relégué en championnat amateur.
La suite du championnat
Après cette première phase, le président de la Ligue de football du Bénin prévoit le démarrage de la deuxième pour le 22 juin prochain, en ce qui concerne la Ligue 1. Selon les explications de Quentin Didavi, les quatre meilleures équipes de chaque poule sont qualifiées pour prendre part à ce dernier tour. «Les équipes qualifiées de la poule A affronteront celles de la poule B. Les équipes de la même poule n’auront pas à se rencontrer», a-t-il laissé entendre, tout en comptant sur le ministre des Sports Oswald Homéky, pour avoir le financement nécessaire pour la suite de la compétition. A l’issue de cette phase, l’équipe arrivée en tête sera sacrée championne et pourra représenter le Bénin à la Ligue africaine des champions de football.
Les grandes assurances
Dans son intervention, le président de la Ligue a rassuré tous les présidents de clubs par rapport à la subvention qui leur avait été promise. En effet, le Conor avait prévu respectivement 8 000 000, 6 000 000 et 4 000 000 F CFA aux clubs de 1ère, 2e et 3e divisions. Des promesses qui n’ont pas été honorées. Quentin Didavi a alors appelé à l'indulgence des présidents de clubs.
S’agissant de la sanction infligée au Bénin par la Fifa, Quentin Didavi se désole. Il en appelle à la prise de conscience de tous les acteurs de la famille du football béninois afin que cette crise soit réglée et que la sanction soit levée le plus tôt possible.

Bohicon, la ville carrefour a encore enregistré dans la journée du mardi 17 mai, un affrontement entre les éléments de la police nationale et des conducteurs de moto communément appelés Zémidjan. Chasse à l’homme, jets de pierres, motos saisies, pneus brûlés….l’ambiance était électrique.
Tout est parti d’une opération de contrôle de rétroviseurs sur les engins à deux roues initiée par le commissariat de police de la ville de Bohicon. Arrivé au niveau du collège Steinmetz, un conducteur de deux roues constate la présence des éléments affectés à ladite opération de contrôle. Se sachant en infraction, il entreprend de prendre par un contournement pour éviter de se faire prendre. Malheureusement, il sera pris par un des éléments de la police qui le fait tomber en donnant un coup dans son guidon. Le motocycliste est tombé en syncope.
Témoins de la scène et horrifiés, les conducteurs de moto présents dans les environs font appel aux sapeurs pompiers pour secourir le jeune homme blessé. Mais une fois les sapeurs pompiers arrivés sur les lieux, selon les témoins, certains se sont opposé à ce qu’on l’emmène. La foule se serait interposée. Pour des «Zem» témoins de la scène, ce policier a outrepassé ses prérogatives et serait même «coutumier des brimades sur les usagers de la route». Et, c’est ainsi qu’éclate la révolte. Les conducteurs se mettent dans la danse et le mouvement de foule devient de plus en plus incontrôlable.
«Trop, c’est trop», lâchent certains manifestants. Du côté de la police, le renfort est arrivé pour disperser la foule, mais rien n’y fit. Les manifestants se montraient déterminés. Plus tard, le mouvement embrase la ville avec des jets de pierres et des pneus brûlés sur les principales artères, perturbant du coup la circulation. Face à cette situation, la police tente de disperser la foule. Beaucoup de manifestants prendront alors la fuite, abandonnant leurs motos. La police en profite pour les récupérer. Mais, c’est ce geste de la police qui va raviver la tension. La foule revient plus furieuse et s’installe sur le portail même du commissariat lançant des pierres dans toutes les directions et brûlant des pneus sur l’artère en face. Les éléments de la police dans leur dispositif anti-émeute sécurisent l’entrée du commissariat et négocient. Et pour faire baisser la tension, ils décident de rendre les motos saisies une à une aux propriétaires. La foule exigeante voulait quant à elle s’assurer que toutes les motos saisies ont été rendues avant de se disperser. L’essentiel des motos a été rendu avant qu’une pluie ne se mette à tomber dispersant ainsi la foule et libérant ces éléments de la police qui visiblement n’en pouvaient plus face à la furie de la foule. Joint au téléphone, le commandant du commissariat a déclaré : «je n’ai pas le temps de parler de ça, écrivez ce que vous avez vu sur le terrain ou cherchez à voir le commissaire, s’il juge utile de faire une déclaration à ce sujet»?

Une altercation entre des éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et la population de cette commune au niveau de la localité de Saïlaga s’est soldée mardi 17 mai par un mort et des dégâts matériels lourds notamment un véhicule et un poste de forestiers complètement incendiés et réduits en cendre. Une situation qui a du coup rendu difficile pendant plusieurs heures la circulation sur la route Akpro-Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Ouinhi-Kpédékpo.
L’affrontement meurtrier entre les éléments de la gendarmerie d’Adjohoun et les populations de cette localité mardi, serait parti selon des témoins, de l’interpellation d’un conducteur d’un véhicule bâché par un gendarme. Le véhicule aurait transporté des charbons, à en croire certaines sources et des bois pour d’autres. Le gendarme en faction dans la zone de Saïlaga, non loin du camp militaire de Gbada, aurait sifflé le conducteur de véhicule. Mais ce dernier a tenté de lui échapper, contournant les barrages et autres chicanes de la gendarmerie nationale. Mais il n’ira pas loin dans sa fuite avant d’être maîtrisé par le gendarme. Le véhicule sera arraisonné. Non content de son arrestation, le chauffeur aurait ameuté la population dont son père qui se trouverait être le propriétaire du véhicule, à en croire toujours des témoignages. Celui-ci prend la défense de son fils et aurait réussi à arracher l’arme au gendarme. Une vive altercation opposera la population et le disciple de sainte Geneviève qui n’a pas hésité à appeler en renfort les militaires du camp de Gbada. L’arme lui sera ensuite remise mais après moult négociations. Se sentant certainement blessé dans son amour-propre, le gendarme aurait tiré à bout portant sur le père du conducteur de véhicule qui lui a entre-temps arraché l’arme. Celui-ci succombe sur-le-champ. Le gendarme meurtrier prend la poudre d’escampette. Cette mort a ravivé le feu. La population, sans doute inconsolable, a bloqué le trafic sur la route Akpro-Missérété-Adjohoun-Ouinhi-Kpédékpo à l’aide des pneus et troncs d’arbres brûlés. Elle pourchasse en vain le gendarme qui a réussi à lui échapper. Dans leur recherche, les manifestants ont mis à sac le poste de contrôle des forestiers soupçonné d'être la cachette pour le gendarme qui a osé ôter la vie à un des leurs. Le bâtiment a été incendié tout comme le véhicule de l'agent des Eaux et Forêts en poste. La tension est restée pendant plusieurs heures vive. Un calme précaire règne actuellement dans cette localité, après les interventions des autorités politico-administratives et militaires.
Actualités 18 mai 2016