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Nouvelles

Audience au Palais de la Marina: Patrice Talon reçoit le secrétaire d’Etat français au Développement

Le président de la République Patrice Talon a eu, mardi 3 mai au Palais de la Marina, un entretien avec André Vallini, secrétaire d’Etat français chargé du Développement et de la Francophonie. Au menu, le renforcement de la coopération au développement entre le Bénin et la France.

La visite du chef de l’Etat, il y a quelques jours à l’Elysée, dégage déjà une bonne suite pour le renforcement de la coopération au développement entre la France et le Bénin. André Vallini, secrétaire d’Etat français chargé du Développement et de la Francophonie en séjour depuis lundi dernier au Bénin, s’est entretenu ainsi avec le président de la République Patrice Talon sur des sujets d’urgence pour le nouveau patron du Palais de la Marina. « Nous avons évoqué le renforcement de l’Aide au développement, qu’il s’agisse de l’aide structurelle en matière d’énergie à moyen et long termes, notamment l’énergie solaire, qu’il s’agisse d’aider le Bénin à honorer ses engagements dans les mois qui viennent en matière de finances publiques», souligne le secrétaire d’Etat français. Autre sujet au menu, les questions de sécurité, en l’occurrence la nécessité pour les deux Etats de renforcer la coopération dans le domaine des renseignements. «Il est évident aujourd’hui que nous devons renforcer la coopération et la coordination entre nos services de renseignement. Il faut que les services de renseignements des pays européens coopèrent davantage avec les pays africains comme le Bénin», insiste-t-il.

André Vallini informe par ailleurs que le chef de l’Etat est revenu sur le renforcement des compétences pour impulser une dynamique d’efficacité à l’administration béninoise. «Le président Talon a beaucoup d’idées pour moderniser la gestion publique du Bénin. Il espère s’appuyer sur des experts de haut niveau qui pourraient appartenir à la diaspora franco-béninoise et être intéressés par l’idée de venir appuyer de façon temporaire le Bénin à prendre un nouveau départ», conclut-il.
Plusieurs ministres ont pris part à cette audience, en particulier le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, Pascal Irénée Koupaki, le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.

Actualités 04 mai 2016


1ère édition de Journées Médias Bénin: Une occasion de retrouvailles entre professionnels de la presse

En prélude à la Journée internationale de la liberté de presse ce jour mardi 3 mai, le comité du creuset «Elan médias» a tenu une séance d’échanges entre les journalistes toutes catégories confondues sur la première édition des Journées Médias Bénin. Cette rencontre a eu lieu à la Maison des médias Thomas Mègnassan, vendredi 29 avril dernier.

« Donner un nouvel élan à la profession du journalisme au sein des médias », c’est l’objectif que vise le creuset ‘’Elan médias’’ en initiant les Journées Médias Bénin qui est à sa première édition. Ces journées sont célébrées pour marquer d’une autre pierre, la célébration de la Journée internationale de la liberté de presse, édition 2016.

Pour Jislaine Adimi Agbozo, journaliste à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb) et membre de «Elan médias», il faut rompre avec la routine afin de marquer cette commémoration internationale qui se tient le 3 mai de chaque année. Il est donc temps qu’au sein de la corporation, les journalistes puissent se donner une nouvelle marque car, «le 3 mai est la journée la plus précieuse pour les professionnels des médias », a-t-elle poursuivi. Les Journées Médias Bénin constituent alors une occasion de retrouvailles entre acteurs des médias, une occasion pour le public de découvrir les professionnels des médias qu’il entend parler, qu’il voit mais qu’il ne connait pas réellement.
Cette célébration permettra également au public de venir découvrir les étapes de la production de l’information. Josué Mèhouénou, journaliste à La Nation et membre de «Elan médias» de son côté, a affirmé que les Journées Médias donneront plus de vivacité et d’ambiance à la fête du 3 mai. Journées Médias Bénin rassemblent tous les clubs qui existent au sein des hommes de médias. Et ce sera une occasion pour les confrères de réfléchir, d’élaborer et de partager les connaissances, les bonnes pratiques. Une initiative que André Dossa, aussi membre de «Elan médias», n’a pas manqué de saluer. Selon lui, ce projet vient à point nommé dans un milieu médiatique où il n’existe pas un creuset d’échanges qui rassemble tous les professionnels des médias pour réfléchir sur l’évolution de la corporation. Cette initiative qui a intégré les différents clubs de presse permettra au public de savoir qu’au-delà des différentes associations de professionnels, les hommes de médias se battent pour leur propre épanouissement intellectuel. Il a déploré le fait que tous les acteurs de médias ne se soient pas mobilisés pour cette même cause. Par ailleurs, il se donne espoir car dit-il, «il n’est pas encore tard. Nous pouvons toujours mobiliser les clubs à nous rejoindre et participer aux Journées Médias Bénin ».

Une rencontre festive riche en activités

Plusieurs activités sont prévues pour meubler cette rencontre festive. Selon les membres de «Elan médias», le public est roi. « Nous allons faire découvrir au public les démarches que nous menons pour aboutir à un article de presse ou à un documentaire audiovisuel à travers le Village des médias », a affirmé Jislaine Adimi Agbozo. Au Village des médias, il y aura des animations spéciales. Les professionnels des médias seront sur scène pour jouer à l’inverse leurs rôles habituels. « Les professionnels qui ont l’habitude de soumettre le peuple à un questionnaire, seront à ce moment les invités du public », a-t-elle ajouté. Le Village des médias connaîtra des animations culturelles et artistiques, des projections de films documentaires et des expositions des photographies des œuvres des journalistes.
« Divers échanges animés par des anciens en matière du journalisme sont programmés pour rendre les journées des médias plus extraordinaires», a attesté Josué Mèhouénou. Il a également levé un coin de voile sur les grands débats et autres activités programmés pour rendre plus intéressante les Journées Médias. Il s’agit entre autres du débat grand public avec le journaliste Soulé Issiaka sur le thème ‘’Revue de presse en langues nationales entre exigences professionnelles et satisfaction du public’’, qui a eu lieu lundi 2 mai à 15h. Du débat animé par les présidents de l’Upmb, Franck Kpochémè, de l’Odem, Guy Constant Ehoumi, le journaliste Georges Amlon, la directrice générale par intérim de l’Onip, Reine Azifan sur le thème ‘’Médias et pouvoirs politique et financier : quelle cohabitation pour préserver la liberté de presse’’, ce mardi 3 mai. ‘’B to B’’, une occasion pour permettre au public de découvrir l’avant et l’après d’une émission. Pour clore les Journées Médias Bénin, «Elan médias» propose une soirée de réjouissance pour tous les professionnels des médias, vendredi 6 mai prochain. ?

Actualités 03 mai 2016


Lancement officiel du village des médias: Les acteurs des médias s’unissent pour prendre de l’élan

Dans le cadre de la célébration des Journées Médias qui ont commencé depuis le vendredi 29 avril dernier, le creuset Elan médias avec les professionnels des médias ont procédé lundi 2 mai au lancement du Village des médias. Cette cérémonie qui s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de liberté de presse se déroule au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou et permettra aux professionnels des médias de présenter des activités riches en animation à l’endroit du public.

« Le Village des médias est une opportunité qui va permettre au public de découvrir les professionnels des médias dans toutes ses dimensions», a affirmé Josué Mèhouénou, membre du comité d’organisation des Journées Médias Bénin. Cette manifestation dit-il permettra aux professionnels des médias, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, de réfléchir de manière profonde et innovante sur les conditions d’exercice de ce noble métier qu’est le leur. « C’est aussi une opportunité pour échanger avec les étudiants des écoles de journalisme et de recevoir en direct les critiques et appréciations des lecteurs, des auditeurs et des téléspectateurs à travers les soirées B to B qui sont animés tous les soirs au Village des médias ». a affirmé, Jisleine Adimi Agbozo, présidente de Elan médias. Elle a profité pour remercier le ministre de l’Economie numérique et de la Communication qui, empêché, s’est fait représenter par son directeur de cabinet Salomon Odjo. Cette présence de la délégation ministérielle a prouvé, selon la présidente du comité d’organisation, la proximité du ministère de tutelle avec la corporation médiatique.

Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, la place qu’occupe la presse au Bénin, n’est plus à démontrer. Il a ajouté que les professionnels des médias jouent très bien leur rôle même si on déplore de temps en temps quelques insuffisances. Le journalisme est un métier noble que chacun doit honorer quotidiennement, a souligné Salomon Odjo.
« En effet, les différents conférences-débats qui s’organisent ici dans ce prestigieux Village des médias et dans les écoles de formation en journalisme permettent aux professionnels de se pencher sur les contours de l’exercice de leur métier de se remettre en cause et surtout de se perfectionner», a-t-il affirmé pour finir.

Les difficultés

Quant au représentant de l’Observatoire de déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), Constant Yahouédéou, il a remercié le comité d’organisation du Village des médias. Pour lui, les difficultés que rencontrent les professionnels des médias dans l’exercice de leur métier sont d’origine interne et externe. Ces difficultés sont internes car les journalistes n’arrivent toujours pas à exercer leur métier dans le respect du code de déontologie. Ces difficultés internes peuvent être prévenues par le respect du Code de déontologie et de l’éthique, a déclaré Constant Yahouédéou. Il a invité les journalistes toutes catégories confondues et leurs assimilés à prendre la fête du 3 mai comme une journée de réflexion et non une journée festive.
Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpochémè a salué toute l’équipe organisationnelle du Village des médias. Le Conseil national de la presse et de l’audiovisuel n’a pas voulu se faire conter l’évènement. Il s’est fait représenter par Michel Ahonon qui s’est réjoui de cette organisation car pour lui c’est pour la première fois que les professionnels des médias se sont donné la peine de parler d’eux-mêmes. Il a déploré l’absence criarde des hommes des média et a souhaité que dans les années à venir, cette organisation soit fortement soutenue par les professionnels des médias. «Il n’y aura que des professionnels des médias pour parler des professionnels des médias et des médias», a-t-il conclu. ?

Actualités 03 mai 2016


Journée internationale de la liberté de Presse: Le professionnalisme médiatique, un défi selon Rafiatou Monrou

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou a adressé lundi 2 mai, un message à l’endroit des acteurs de la presse béninoise. Le message qui s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la liberté de la presse célébrée chaque 3 mai, a été délivré dans son cabinet à Cotonou.

«Accès à l’information et aux libertés fondamentales : c’est votre droit ». C’est le thème retenu par l’Unesco pour l’édition 2016 de la célébration de la Journée internationale de la liberté de presse. Au Bénin, la corporation des journalistes se révèle un acteur non négligeable de l’enracinement de l’Etat de droit et de la démocratie. Dans un contexte récent où l’élection présidentielle s’est passée sans atteintes à la liberté de presse, sans arrestations arbitraires ni violences sur les médias, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou félicite la presse béninoise en ce sens qu’elle est consciente de son devoir : «celui d’informer quoique cela coûte ». Et pour cause, poursuit-elle, la presse doit «veiller à ce que les populations aient l’information ; c’est leur droit ».

L’objectif que doivent surtout viser les professionnels des médias est, selon Rafiatou Monrou, de «relever les défis du professionnalisme et du respect de la déontologie afin de ne pas s’offrir en proie facile aux prédateurs de la liberté et de la sécurité ». A ce sujet, un accent particulier est mis sur la loi 2015-07 portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin qui clarifie plusieurs aspects relatifs au fonctionnement des médias, leurs rôles et la gestion efficace de leurs relations avec le public.
Selon Rafiatou Monrou, cette loi protège les journalistes à travers ses nombreuses dispositions. Elle précise par ailleurs que le contenu du Code de l’information et de la communication explicite la question de l’accès aux sources publiques d’information qui est souvent à la base d’incompréhensions entre administrations et journalistes.
Garantissant la sécurité du journaliste, répondant aux problèmes liés à la collecte de l’information et définissant qui est réellement journaliste, ce code se charge aussi de résoudre la question de la suppression des peines privatives de liberté. C’est donc en conséquence de cela, que Rafiatou Monrou insiste sur l’appropriation urgente du contenu du Code de l’information et de la Communication par tous les journalistes. Cette exhortation du ministre en charge de l’Economie numérique et de la communication se renforce davantage lorsqu’elle souhaite que le pays, grâce aux journalistes, « continue de disposer de médias libres, indépendants et pluralistes ».
Saluant enfin l’autorité compétente de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), ainsi que les associations des professionnels des médias, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication s’engage, conformément à la vision de l’actuel chef de l’Etat, à «travailler au quotidien à l’enracinement de la liberté de presse au Bénin». ?

Actualités 03 mai 2016


Gestion et entretien des monuments à Cotonou: Des sources d’histoire mal gérées et rongées par l’abandon

Le monde entier a commémoré, 18 avril dernier, la Journée internationale des monuments et sites, date phare des événements culturels de l’Unesco. Une journée dont l’institution témoigne de l’attention accordée aux monuments, vu leur portée tant culturelle qu’historique. Mais des faiblesses subsistent quant à leur entretien. C’est le cas au Bénin où ces sites mal gérés et abandonnés souffrent de l’incivisme des populations.

« Les monuments sont des biens culturels matériels qui perpétuent la mémoire des événements socio-politiques intervenus dans la vie d’une communauté. Autrement dit, les monuments constituent la représentation d’une histoire, d’un fait social ou d’une réalité politique ». C’est ainsi que Pacôme Comlan Alomakpé, spécialiste de la gestion du patrimoine culturel fait appréhender la notion de monument. Le Bénin n’en manque pas. Place de l’Etoile rouge, Place des Martyrs, Place Lénine, Place Bulgarie, Carrefour Bicentenaire, Statue du Cardinal Bernadin Gantin, monument de la Réconciliation, etc. sont autant de sites historiques dont la ville de Cotonou seule regorge. Ces sites sont de véritables véhicules d’histoires, d’où le besoin de dépenser des millions de francs CFA pour les ériger.

Tout en nous renvoyant à une époque donnée, ces monuments portent une morale. C’est le cas de la Place des martyrs appelée désormais Place du souvenir qui immortalise l’agression par le Bénin des mercenaires le 16 janvier 1977. C’était au temps du feu général Mathieu Kérékou dont le règne bat le record des monuments.Ainsi, ce monument invite-t-il à l’amour de la patrie, au patriotisme tout court.
Si la Place de l’Etoile rouge, quant à elle, promeut le développement de l’agriculture et, par ricochet le travail, la Place Lénine perpétue l’option révolutionnaire du marxisme-léninisme. Malheureusement, lorsqu’on fait un tour pour visiter ces monuments, on les découvre dans une situation décevante amenant à se demander si l’Etat n’a rien sacrifié pour les ériger.
Dans une démarche comparative, Pacôme Comlan Alomakpé donne à voir combien ces monuments sont mal gérés et mal entretenus, vu ce qui se fait ailleurs. «Lorsqu’on voit ce qui se fait ailleurs, on a peur de trouver nos monuments dans un état critique», indique-t-il. A cet effet, il conclut à un abandon. Il cite en exemple le monument de la renaissance africaine au Sénégal «autour duquel s’agrègent des centaines d’activités et où l’on peut revenir avec un objet de souvenir». Au Bénin c’est plutôt le contraire. C’est ainsi qu’il décrit les alentours de sites souvent viciés par des sachets qui y essaiment dans un décor d’herbes sauvages. La majorité est sans éclairage.
La Place Bicentenaire est déjà engloutie par les boutiques. Pis, il relève aussi la pose anarchique des affiches contre certains sites. Ces affiches parfois difficiles à enlever finissent par enlaidir et dénaturer les monuments. Or, soutient-il, «les monuments doivent être majestueux et beaux». «Des fiches empêchent même parfois de lire les inscriptions sur les monuments», a-t-il rapporté.
S’agissant particulièrement de la Place de l’étoile rouge, le spécialiste de la gestion du patrimoine culturel dénonce, hormis le sport qui s'y fait autour, une exploitation sauvage. «Les nombreuses affiches posées là pendant la campagne électorale écoulée ont-elles été autorisées par la mairie ?
Tiennent-elles compte des obligations de gestion et de conservation ?», s’interroge-t-il, sans pouvoir répondre. «Les affiches dans ces endroits ne sont pas interdites», a-t-il nuancé, mais pas de façon anarchique. Les gens y vont quand ils veulent. «Elle est même devenue un espace de rencontre pour amoureux, un dortoir pour certaines personnes», ironise-t-il. Du côté de La Place du souvenir, un effort a été fait, note-t-il. «Il y a une équipe qui s’en occupe. Grâce à cette équipe nous avons aujourd’hui une bibliothèque là, des activités s’organisent là et les acteurs culturels y vont », se félicite-t-il.

Un plan de gestion

«L’érection d’un monument exige beaucoup d’investissements tant intellectuel en matière de conception que financier», indique Pacôme Comlan Alomakpé. C’est donc en vertu de cet important investissement qu’il est impérieux d’entretenir les monuments et surtout, de les prémunir de l’usure du temps. Car, dit-il, leur disparition sera préjudiciable pour la culture du pays. Un plan de gestion s’impose alors. Et selon lui, il faut bien aménager l’environnement des monuments et disposer d’une structure qui s’occupe de leur gestion. «Chaque site doit pouvoir disposer d’un gestionnaire de patrimoine culturel», propose-t-il. Aussi et surtout, vu l’investissement effectué et leur portée éducative et historique, il faut animer les sites. Les animer, c’est, à l’en croire, développer le tourisme autour d’eux et y faire des expositions pour s’inscrire dans la logique de l’économie de la culture. Réaliser des films documentaires sur eux permettra également de les pérenniser et de les vendre. Sans oublier d’apprêter un cadre où les artistes viendront produire des œuvres d’art ou des objets de souvenir à partir de l’Etoile rouge et des chansons sur le site afin de générer des revenus pour l’Etat et pour les citoyens.
Par ailleurs, dans le contexte de la valorisation des monuments, Afrika’tis& Tourisme dont Pacôme Comlan Alomakpé est membre, a développé une activité qui consiste à sillonner les établissements. «Nous expliquons aux apprenants, qui se montrent très intéressés, l’utilité des monuments.De là, il suggère que les collèges et lycées encouragent les excursions pour faire découvrir aux élèves l’histoire dans son aspect physique, matériel. Certains d’entre eux peuvent choisir de devenir par-là,gestionnaires de patrimoine culturel. «L’on vit mieux l’histoire et ses émotions à partir des monuments», conclut-il en plaidant pour une prise de conscience accrue de l’entretien et de la sauvegarde des monuments.

Culture 29 avr. 2016


Renforcement des capacités des acteurs du football : Les arbitres béninois aux petits soins de la Fifa

Dans l'après-midi du jeudi 28 avril, le président du Comité de normalisation du football béninois a procédé à l'ouverture officielle d'un stage pour arbitre d'élite. C’est sous la houlette du RDO Magassa Sidi Bekaye au Centre technique de Missérété.

Cinq mois après leur dernier stage, les arbitres béninois au nombre d'une trentaine, sont de nouveau à l’école pour renforcer leurs capacités au cours d’une formation dirigée par le Malien Magassa Sidi Bekaye assisté des arbitres béninois ayant les grades d’instructeurs nationaux et internationaux. Après le mot de bienvenu du président de la Commission centrale des arbitres, Alain Adjovi, Magassa Sidi Bekaye a d’abord remercié ses collègues instructeurs avant d’encourager les membres du Comité de normalisation et leur président, Me Rafiou Paraïso. "C'est une prouesse du Conor d'obtenir deux stages de haut niveau financés et parrainés par la Fifa en cinq mois, rattrapant ainsi le retard là où même les fédérations normales n'ont pas réussi ", a reconnu Magassa Sidi Bekaye. Il s'est réjoui surtout des résultats physiques obtenus déjà le matin, lesquels, pour lui, sont nettement meilleurs à ceux de l'année dernière. Ce qui explique que ses recommandations ont été mises en application. Le Malien a pour finir, apporté aux arbitres, la bonne nouvelle selon laquelle le matériel de dernière génération entretemps disparu a été retrouvé et ira à qui de droit.

Le président du Conor, Me Rafiou Paraïso, n'a pas caché ses sentiments de revoir les instructeurs de la Fifa. Il a alors témoigné toute la gratitude du Conor à l'endroit de la Fifa pour la promesse tenue. Les instructeurs nationaux et internationaux n'ont pas été aussi oubliés tout comme le président de la Commission centrale des arbitres, Alain Adjovi. Ce dernier ‘’au sein du Conor, se bat pour que vos problèmes soient réglés", a laissé entendre Rafiou Paraïso. « Vous avez la chance de participer à cette formation et j’espère que vous donnerez le meilleur de vous même, afin d'être plus compétitifs aux plans national et international », a-t-il poursuivi. Le stage prend fin lundi prochain. ?

Sports 29 avr. 2016


Décisions du Conseil des ministres : L’AIC ressuscitée et des structures rattachées au Palais supprimées

L’Accord cadre reliant l’Etat béninois à l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) a été rétabli par un décret pris lors d’un Conseil des ministres tenu, jeudi 28 avril. Il consacre ainsi le retour de la filière coton au secteur privé.

La nouvelle était prévisible au tout premier Conseil des ministres du gouvernement du Nouveau départ. Le nouvel Exécutif a ainsi rétabli, lors de sa réunion hebdomadaire du jeudi 28 avril, l’’accord cadre qui liait l’Etat béninois à l’Association interprofessionnelle du coton (AIC). Cette décision vient mettre fin au décret de septembre 2013 qui avait abrogé l’accord cadre au profit d’une nouvelle transition ayant conduit la gestion de la filière depuis la campagne cotonnière 2013-2014. « Ce cadre de transition était contraire à l’option fondamentale de libéralisation et aux lois de la République. La gestion transitoire a coûté cher au Trésor public et la filière connait encore des difficultés », défend Pascal Irenée Koupaki, ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence, lors d’un point de presse au Palais de la Marina. Il rassure que le rétablissement de l’AIC devra opérer un retour de la confiance au sein des familles cotonnières. Il souligne également que des dispositions sont prises pour l’approvisionnement en intrants afin de rattraper le retard consenti dans la mise en place des engrais coton.

Le Conseil des ministres, indique le ministre d’Etat, a aussi adopté plusieurs décrets, notamment ceux concernant la mise en place d’une commission de vérification de la régularité des concours organisés en 2015 ainsi que celui portant retrait du décret 2016-024 du 11 février 2016 portant régime indemnitaire des directeurs de cabinets, secrétaires généraux des ministères et leurs adjoints. Plusieurs structures rattachées à la présidence de la République ont été supprimées, en l’occurrence le Haut commissariat à la Solidarité nationale, le Haut commissariat à la Gouvernance concertée, le Conseil présidentiel de l’Investissement, le Bureau de l’Auditeur et la Cellule de contrôle de l’exécution des projets de développement.

600 milliards FCFA de dettes du Trésor public

Le Conseil des ministres a aussi approuvé une communication du ministre de l’Economie et des Finances sur le rapport provisoire d’exécution du budget 2016. « Le ministre a été instruit pour assurer l’exhaustivité des dépenses publiques afin de contenir le déficit budgétaire », indique Pascal Irenée Koupaki qui informe que certaines agences relevant des ministères de l’Agriculture, du Cadre de vie, de l’Economie maritime, des Infrastructures et de l’Energie seront bientôt auditées. Il affirme également que le Trésor public a emprunté au titre de l’année 2015, environ 600 milliards de francs CFA. « Il faut contenir le risque de refinancement de la dette », insiste-t-il.
Le ministre d’Etat assure que la crise énergétique a fait l’objet de discussion au sein du Conseil. Le chef de l’Etat a d’ailleurs présidé dans la soirée du jeudi 28 avril, un conseil interministériel sur la question. « Un plan d’urgence sera mis en place. Lorsque tout sera mûr, nous vous tiendrons informés. Pour le moment, je ne vous communique que les décisions et non les discussions du conseil », conclut-il. ?

Actualités 29 avr. 2016


Patrice Talon à l’aéroport de Cotonou: «Je ne me suis engagé dans aucun compromis»

Après 10 jours de séjour en Côte d’Ivoire et en France, le président de la République est rentré mercredi 27 à Cotonou. A sa descente d’avion, il a tenu à rassurer le peuple béninois de sa détermination à faire son job sans aucune compromission.

«Je ne me suis engagé dans aucun compromis, ni compromission de nature à compromettre mon engagement de rupture et de nouveau départ. Il n’y aura pas de changement de cap dans notre volonté de lutter contre l’impunité et rien ne pourra nous distraire et nous faire perdre le temps ». Dès sa descente d’avion mercredi 27 avril à l’aéroport international de Cotonou, le président de la République a voulu rassurer le peuple béninois, suite à la polémique suscitée par la rencontre dite de réconciliation entre son prédécesseur et lui, le 19 avril dernier à Abidjan. Patrice Talon soutient que le déjeuner qui a réuni autour de la même table, les chefs d’Etat Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Faure Gnassingbé du Togo, l’ancien président de la République Boni Yayi et lui-même a permis à ses homologues de féliciter le Bénin pour sa maturité démocratique. Ces derniers, affirme-t-il, ont exprimé le souhait que rien ne vienne entraver l’avancée démocratique que consacre son élection à la tête du pays. Il reconnait qu’à l’occasion, Boni Yayi l’a assuré de son soutien et exprimé son espoir de le voir réaliser un bon mandat. A son tour, poursuit-il, il l’a remercié et pris l’engagement et le serment d’être un bon président. «La compétition politique est désormais derrière nous », rappelle-t-il.

Le président de la République a également fait le point de son séjour parisien. A propos de la visite de courtoisie qu’il a rendue, mardi 26 avril au président français, François Hollande, Patrice Talon souligne avoir partagé avec lui, le contenu du plan d’urgence que son gouvernement a concocté pour régler certains problèmes cruciaux du pays. En priorité, affirme le chef de l’Exécutif béninois, il y a la crise énergétique qui secoue le pays depuis quelques jours. « Nous devons résoudre ce problème dans les mois, voir les semaines qui viennent. Aucune démarche, aucun sacrifice ne sera de trop », pointe-t-il.
Le plan d’urgence, poursuit le chef de l’Etat, prend également en compte la question de compétences au sein de l’administration béninoise. «Notre administration se dégarnit parce que bon nombre de cadres sont admis à la retraite. Mais depuis quelques temps, le clientélisme ne favorise pas toujours le choix des valeurs et le défaut d’une bonne programmation des recrutements et formations ont fini par décimer notre administration», révèle-t-il. Et d’ajouter qu’il y a des compétences à rechercher à l’intérieur comme à l’extérieur bien que cela coûte cher. Patrice Talon indique que le contenu du Plan d’urgence sera partagé avec d’autres partenaires techniques et financiers. «Mais nous devons d’abord compter sur nous-mêmes. Je rentre de 10 jours de voyage. Je vais bien. Dès demain (aujourd’hui), c’est le boulot», conclut-il ?

Actualités 28 avr. 2016


La Rupture: Gouvernement et nécessité de l’attelage Nouveau départ-Nouvelle conscience -soutien populaire

Maintenant que les enthousiasmes électoraux se sont estompés et que nous nous retrouvons face aux réalités socio-économiques de tous les jours, peut-être devrions-nous prendre le temps de la réflexion pour considérer dans la Rupture qui a porté au pouvoir, Monsieur Talon, autre chose qu’un cri de dépit et d’espérance, tout à la fois. Révolution, Changement, Refondation ont fait leur temps et ont chanté leur requiem. Pourquoi et comment Rupture serait-elle le bon avènement, peut-elle prendre un Nouveau départ sans une Nouvelle conscience et quelle place devra-t-elle accorder au soutien populaire dans l’accomplissement des réformes qu’elle nous a promises ?

Rupture ! En fait, le terme bien compris et débarrassé de l’effet galvanisant des foules qu’il induit, à la manière d’un slogan, sous- entend et implique une démarche intellectuelle à double sens : la rétrospective et la prospective. On rompt avec un passé que l’on a bien connu et on prend un nouvel envol en se fondant sur une nouvelle base constituée d’expériences acquises. Le tout animé par un pouvoir politique volontariste, déterminé à en découdre avec les maux qui ont établi l’injustice dans notre pays et ceux qui, en raison de la mal gouvernance, n’ont pas permis une amélioration significative du bien-être du citoyen. Mais les conditions pour une rupture effective et condamnée à réussir sont-elles réunies avec le gouvernement qu’a mis en place, le président de la République ? C’est la toute première question qu’il convient de se poser.

La condition fondamentale pour la réussite de la Rupture

Celui que nous avons placé à la tête de l’Etat n’avait pas, sauf déficit d’information de notre part, un cursus politique préalable, il est vrai. Il n’a jamais été ni député, ni chef de parti, ni maire, ni ministre ; il n’a jamais occupé un poste politique à quelque titre que ce soit : il n’était donc pas dans l’arène politique. Nonobstant cela, il était, à sa manière, omniprésent depuis l’antichambre et connaissait ainsi parfaitement la chose publique et ses rouages avec l’avantage d’en être détaché en ne participant pas directement à sa gestion. Un chef d’Etat n’a pas besoin de plus si ce n’est de l’autorité et de la détermination à bien faire ce que le peuple attend de lui et, aussi, de son habileté à faire appel à des hommes qui conviennent pour l’assister dans sa fonction. Homme d’affaires de son état qu’en était-il de sa disponibilité à prendre les rênes de l’Etat et à gérer les affaires publiques ?
Déjà en campagne électorale, puis solennellement à l’occasion de la cérémonie d’investiture, Monsieur Talon proclamait qu’il ne voulait du pouvoir que pour un mandat unique de cinq ans. Pourquoi cela, alors que la Constitution prévoit un renouvellement du mandat présidentiel ; pourquoi ne pouvait-il pas attendre le terme de son premier mandat pour annoncer sa décision de ne pas en briguer un second ? La chose a paru si insolite qu’il convient de s’essayer à la décrypter. Etait-ce, tout bonnement, pour ne pas faire comme tout le monde et étonner le monde par souci d’effet d’annonce; était-ce pour signifier qu’il ne convoitait pas le pouvoir pour s’y accrocher ; était-ce pour nous convaincre qu’il y allait comme à un apostolat pour redresser une situation de mauvaise gouvernance et s’en retourner à ses affaires avec le sentiment d’une mission bien accomplie, ou était- ce pour répondre à ceux qui, se fondant sur l’incompatibilité des deux fonctions en raison notamment des conflits d’intérêt qui pourraient surgir de cette situation, stigmatisaient le fait d’être un homme d’affaires de si grande surface financière et de prétendre, de manière cumulative, aux fonctions de chef d’Etat : ou alors a-t-il des raisons intimes que nous ne pouvons appréhender ?Tout compte fait, lui seul a la bonne réponse et cela n’a strictement aucune importance. L’essentiel, c’est qu’il nous ait assuré qu’il renonçait à son statut d’homme d’affaires pendant les cinq années de sa mandature. Nous sommes donc rassurés d’avoir un président de la République, qui bien qu’homme d’affaires émérite de son état, n’aura de cesse de se consacrer à plein temps, à la gestion des affaires publiques, les cinq années durant, que le peuple l’a placé à la tête de l’Etat. Mais qu’en est-il de ses collaborateurs directs ?

Les ministres

Le chef de l’Etat nous avait annoncé que ses choix, dans la constitution de son équipe gouvernementale, seront essentiellement guidés par la compétence. Nous avions compris alors, compétence technique. Mais il s’est avéré, dans la suite des événements, qu’il fallait considérer le substantif dans son acception la plus large.
-D’abord la compétence technique intégrale. Ce serait celle que détiennent ceux qui auront déjà exercé les mêmes fonctions ou des fonctions qui se rapprochent de celles que le chef de l’Etat leur a confiées. Dans ce cadre et joignant le geste à la parole, il a placé à ses côtés, deux personnalités rompues à la gestion des affaires publiques en les personnes de Bio Tchané et de Pascal Irénée Koupaki à qui il a conféré, à tous les deux, le titre de ministre d’Etat. Leur point commun est qu’ils ont, entre autres, l’expérience requise en matière de gestion des finances publiques.
Le président de la République a confié, à juste titre, un rôle de Développeur en chef à Abdoulaye Bio Tchané en le nommant ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Outre sa compétence technique, l’intéressé a une expérience politique bien établie avec une représentation de son parti politique à l’Assemblée nationale. Du reste, nous reconnaissons en lui la persévérance pour avoir brigué la fonction de Magistrat suprême à plusieurs reprises ; et il nous donne la bonne impression d’être un rassembleur des peuples. Nous convenons que ce n’est pas sans raison que d’aucuns voient en lui la garantie de l’unité nationale.
Pascal Irénée Koupaki a l’avantage d’avoir participé à l’exercice effectif du pouvoir dans le régime antérieur à plusieurs postes ministériels dont celui de la primature avant de s’en démarquer. Il a également une certaine expérience du leadership partisan. Nous pouvons, alors, estimer raisonnablement que c’est en sa qualité de technocrate, dans le sens noble du terme, ayant eu une vue d’ensemble sur tous les départements ministériels sous l’ancien régime et aussi en raison de sa droiture, de son honnêteté et des valeurs politiques qu’il prône, que le chef de l’Etat lui a confié le poste de secrétaire général de la présidence de la République. Il est, en fait, la caution morale du gouvernement. Nous aimons à espérer qu’outre son rôle de coordonnateur des actions gouvernementales, il jouera celui de filtre pour toutes les grandes décisions que prendra le chef de l’Etat afin que nous ne retombions jamais plus dans les errements d’un passé récent. Nous devrions avoir souvenance du fait que, naguère, l’on pouvait tout mettre en œuvre pour convaincre le peuple qu’une décision prise était la meilleure au monde, puis revenir, sans état d’âme ni gêne, lui dire, quelque temps plus tard, qu’elle était la pire que le monde ait jamais connu et que, de manière discursive, il fallait la combattre par tous les moyens. Nous ne pensons pas seulement, en ce moment où c’est Monsieur Talon qui détient les rênes du pouvoir, à l’évènement qui pourrait venir à l’esprit du lecteur, car il y en a bien d’autres quand bien même de moindre importance.
Le citoyen lambda, pense, à tort ou à raison, que la réussite de la Rupture et partant, celle du chef de l’Etat, réside entre les mains des deux ministres d’Etat.
En dehors de la compétence technique intégrale, l’on peut distinguer les ministres qui ont servi sous d’anciens régimes et qui, à ce titre, ont une certaine expérience de la gestion des affaires publiques sans toutefois égaler celle des ministres d’Etat. Nous pensons que c’est leur faire un mauvais procès que leur reprocher systématiquement d’avoir participé à des gouvernements antérieurs. Nous estimons, en effet et au contraire, que cette situation leur aura permis d’avoir une connaissance de la gestion de la chose publique qui peut toujours servir. L’essentiel, c’est qu’ils s’adaptent et qu’ils se mettent en mesure d’entrer dans la logique de la Rupture et d’en appliquer les principes et les méthodes. Si tel n’était pas le cas, point ne sera besoin d’attendre la mi-parcours pour que le chef de l’Etat les remercie, autrement ils discréditeront le gouvernement et ébranleront les espoirs du peuple de même que son soutien au chef de l’Etat.
Au reste, comme dans tout gouvernement et sous tous les cieux, le chef de l’Etat a nommé des ministres, pour raison de récompense. Mais alors, ceux qui sont bénéficiaires d’une telle situation devraient avoir la sagesse de s’entourer de bons techniciens et non pas d’amis. Le président de la République s’est donné pas plus que cinq ans pour redresser la situation du pays ; il ne devrait laisser aucun boulet se mettre en travers de ses plans.

Le nécessaire attelage Nouveau départ-Nouvelle conscience

C’est lapalissade que l’on ne peut pas prendre un nouvel envol sans une nouvelle appréciation des situations, sans une Nouvelle conscience des choses. Il se fait que Pascal Irénée Koupaki travaillait depuis plus de deux ans à l’émergence de cette Nouvelle conscience, en tant qu’idéologie et méthode de travail, alors même que Patrice Talon n’avait pas encore fait connaitre ses intentions de briguer la présidence de la République. Mais c’est à lui que revient le mérite d’avoir lancé le terme Rupture comme voie d’accès direct à la Magistrature suprême ; et Pascal Irénée Koupaki n’a eu aucun mal à le rejoindre dans le cadre de la coalition pour la Rupture ainsi qu’il l’a déclaré publiquement au cours du meeting afférent à sa déclaration de candidature.
Après les résultats des élections qui ont porté Patrice Talon au sommet de l’Etat, l’attelage s’imposait car le nouveau chef de l’Etat ne pouvait pas entreprendre les réformes qu’il visait sans avoir recours à des valeurs et à des principes de gestion bien déterminés. Et ces notions sont actuellement promues par l’idéologie Nouvelle conscience que prône Pascal Irénée Koupaki .

Le nécessaire attelage Rupture-soutien permanent du peuple

L’on ne peut faire d’omelettes sans casser des œufs
De toute évidence, et si nous en jugeons aux multiples décrets portant ‘’suppression ‘’d’avantages et pour cause, pris à l’occasion du premier Conseil des ministres de la nouvelle gouvernance, le ton est donné. La rupture ne sera pas une partie de plaisir car il va falloir toucher à des intérêts ; elle engendrera des grincements de dents et des réactions vives. Les bénéficiaires des primes qui vont les perdre au nom de l’équité, de la justice et de l’intérêt national pourtant, ne l’entendront pas de cette oreille ; et, honnêtement, l’on ne les comprendra que trop bien. L’on pourrait parier qu’ils se battront jusqu’à leurs dernières limites, invoquant le principe des droits acquis autant que celui de la continuité de l’Etat ; saisissant les tribunaux et les meilleurs avocats de la place pour sauvegarder leurs intérêts. Les syndicats professionnels et les centrales syndicales s’en mêleront. Et tous ceux-là qui, tapis dans l’ombre n’attendaient que l’occasion leur soit offerte pour déstabiliser le régime Talon dès ses débuts, auront la part belle. L’engrenage en perspective, qui finira par créer une tension sociale et distraire, de manière discursive, le chef de l’Etat de l’accomplissement de ses œuvres.

Le must du soutien populaire

Pour entreprendre des réformes aussi hardies que celles que nous a annoncées le président Talon, il convient, à notre sens, de veiller à bénéficier du soutien du peuple en tout temps ; la mise sur pied d’une véritable stratégie pour y parvenir nous parait, ainsi, la condition sine qua non de la réussite de la politique de rupture. Si cela ne se faisait pas, il est à craindre que nous nous en mordions les doigts. Nous estimons, alors, que cette situation prévisible devrait être désamorcée dès à présent et par anticipation. En effet, il nous parait bien risqué d’attendre d’en finir avec l’état des lieux, les résultats de tous les travaux de vérification en cours et ainsi que ceux des audits ordonnés, avant d’expliquer au peuple, dans une seule démarche globale et synthétique, le bien-fondé de l’ensemble des décisions qui auront été prises. Cette attitude est, certainement, la plus méthodique, la plus sage, la plus cartésienne aussi. Mais le peuple ne fait pas nécessairement preuve de ces qualités en tout temps surtout si des intérêts personnels sont en jeu, d’où la nécessité de trouver un moyen intermédiaire pour l’intéresser à ce que fait le gouvernement de la Rupture et pourquoi il le fait. Lui, et toutes les institutions qui défendent ses intérêts, notamment, les syndicats.
Nous ne souhaitons pas que l’on en vienne à reprocher au régime, une absence de réalisme dans ce qu’il entreprend, mais que l’on nous entende bien. Les décisions du premier Conseil de ministres nous paraissent avoir été prises de fort bonne manière, c’est-à-dire sans tapage préalable susceptible d’ouvrir la voie aux pressions et aux menaces de toutes sortes. De fort bonne manière mais aussi de fort bonne opportunité. Mais, à présent que le plus dur est fait, nous continuons de penser que les services compétents de la présidence de la République gagneraient à considérer l’urgence qu’il y a à commencer à expliquer au peuple, d’ores et déjà , le bien-fondé de la suspension de ces décrets non pas encore dans les détails, mais en évoquant et en se fondant sur des principes susceptibles d’apaiser, déjà, les inquiétudes et les doutes du peuple : ce serait le moyen intermédiaire car, en fait, notre peuple est atypique.

Un peuple effectivement atypique

Des deux mains il vous applaudit à un moment donné ; des deux revers de mains il vous congédie sans état d’âme, le cas échéant. Le cas échéant en l’occurrence, c’est précisément quand des intérêts personnels sont touchés affectant des familles entières et leurs dépendants et que l’on n’en explique pas les raisons afin de mettre la population en mesure de soutenir les décisions du gouvernement car le Béninois est réfractaire à tout ce qui peut lui paraitre victimisation ; et ce n’est pas le chef de l’Etat qui nous dira qu’il n’en sait rien. Si le gouvernement laissait ce sentiment le gagner, alors nous commencerons à entendre des propos qui iront dans le sens du retournement de la situation contre le pouvoir en place qui n’a vraiment pas besoin de cela, déjà en ce moment ; et pendant ces cinq années où tout devrait concourir à ce que ne s’instaure aucune occasion de mésintelligence entre le chef de l’Etat et le peuple. Il y va du sort de la Rupture.
Je ne voudrais pas être oiseau de mauvais augures ; ma préoccupation, c’est de prévenir, depuis la terre ferme, les mauvais augures afin que le chef de l’Etat et son équipe aient toute latitude de mettre notre pays sur de nouveaux rails avec les bons écartements?
Par Candide Ahouansou

*Ambassadeur

Politique 27 avr. 2016


Révélations du FONAC sur les recrutements dans l’administration publique : De bonnes raisons de faire la lumière sur les concours à polémiques

Depuis que le nouveau pouvoir a décidé, dès son premier Conseil des ministres, de suspendre les concours organisés entre 2015 et 2016 par le pouvoir défunt en attendant d’y voir clair, les sentiments sont contrastés. Si nombre des compatriotes saluent la démarche, les déclarés admis, par contre, ne l’entendent pas de cette oreille. Pourtant, au regard des dernières révélations du Front des Organisations de la Société civile contre la corruption (Fonac), l’on devrait n’admettre que des vérifications ne nuiraient en rien à la crédibilité des concours querellés.

Foi du Front des Organisations de la Société civile contre la corruption (Fonac) donc, un candidat a pris part au concours de recrutement des officiers de justice et a été admis sur la base d’un faux diplôme. Un individu qui n’aurait même pas la licence en droit mais se serait procuré une attestation de maîtrise en droit afin de prendre part au concours. Attestation que, d’après le Fonac, les autorités décanales de la Faculté de Droit et de Sciences politiques ne reconnaissent pas. Et dire qu’il a pu être déclaré admis à ce concours sans en avoir le niveau. Certes, ce concours a eu lieu bien en 2011, mais de deux choses l’une. Ou l’intéressé est un surdoué et a pu assimiler les notions de droit supérieures à son niveau réel, ou il a pu entrer en possession des épreuves et/ou de leurs corrigés-types pour bien se préparer à ce concours. Si aucune de ces hypothèses n’est plausible, il a alors pu bénéficier de l’appui consistant de gens bien placés dans la sphère politico-administrative.

Au regard de la gravité des dénonciations faites par le Fonac, des officiers de justice admis au même concours ont été contactés. Leurs déclarations confortent celles de Jean-Baptiste Elias et font littéralement froid dans le dos.
En effet, des proches de l’intéressé informent qu’il était le dernier de leur promotion et que de tous, il est paradoxalement celui qui aura été régulièrement désigné coordonnateur d’arrondissement lors de presque toutes les élections organisées ces dernières années. Pis, il les aurait même raillés alors que, eux s’échinaient à apprendre, suggérant qu’il pouvait être le dernier de la promotion mais qu’il aurait des responsabilités avant eux. Il ne sied pas ici d’indiquer sa commune de provenance pour ne pas favoriser la stigmatisation. Mais rien que ce cas invite à prendre avec beaucoup de réserves les résultats des concours incriminés, au regard justement de la nature et de l’ampleur des récriminations, tant des pratiques honteuses auraient eu cours.
Quand par ailleurs l’Autorité nationale de lutte contre la Corruption (ANLC), institution mise par le pouvoir défunt n’a pu être suivie dans ce dossier en ces observations, il y a lieu de constater le peu de cas que les autorités en faisaient.
Désormais, toutes les institutions concernées et toutes personnalités utiles à la manifestation de la vérité devraient apporter leur pierre à l’édification de la société de justice sociale, où tous les citoyens seront également traités, si tant est qu’ils ont les mêmes droits. ?

Actualités 27 avr. 2016


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