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Nouvelles

Premier Conseil des ministres du gouvernement Talon: La suspension des concours agite les pensées

Le premier Conseil des ministres du gouvernement Patrice Talon, tenu dans la journée du mercredi 13 avril dernier, a pris un certain nombre de décisions qui contredisent celles prises par le régime précédent. Au nombre de ces décisions figure la suspension de tous les concours à polémique organisés depuis le 1er janvier 2015 dans tous les corps de l’Etat notamment : Douane, Impôts, Trésor, Justice, Enseignement, Jeunesse et Sports. Reçue avec allégresse dans le camp de certains Béninois, cette décision est source de désarroi chez d’autres.

Rock Hounkpè, un des lauréats des concours au corps de conducteurs de véhicules administratifs (CVA)

«Il ressort du Conseil des ministres que les concours sont suspendus. Nous saluons cette décision, puisque les concours ne sont pas encore annulés. Mais nous voudrions vivement que le président et ses ministres prennent toutes les dispositions pour redonner de la crédibilité à notre concours et ne l’annulent pas. Il y en a comme moi qui n’ont été aidés par personne. Mais nos collègues ne nous aiment pas dans les services, ils nous prennent pour des voleurs. Or, c’est grâce à mes compétences et à Dieu que je suis admis au corps de conducteurs de véhicules administratifs. Je demande au président Patrice Talon de bien examiner le dossier car tout le monde n’a pas péché».

Théodore Kpodohounhouè, un des lauréats du concours au corps de l’administration de l’économie et des finances

«Nous ne sommes pas d’accord avec la suspension des concours puisque cette décision finira par chuter sur leur annulation. La plupart des admis à ces concours viennent des familles pauvres, contrairement à ce qui se chante sur tous les toits. L’annulation de ce concours nous enverrait en agonie. Nous souhaitons que les dispositions légales soient appliquées».
Christophe Béni, agent en administration des assurances
«Depuis un bon moment, certains concours font l’objet de critiques tous azimuts. C’est à croire qu’au Bénin, il n'y a plus d'intelligents, des gens capables de réussir à un quelconque concours. C’est dommage que les autorités ne demandent qu’une pure et simple annulation des concours. Je voudrais demander au président de la République de gérer cette affaire avec beaucoup de patience, de sagesse et de savoir qu’il y a des gens qui ont vraiment travaillé pour réussir et donc annuler ces concours ne serait qu’un tort fait aux vrais lauréats. Sur six personnes dans le corps des économètres, deux sont admis. Même chose dans le rang des administrateurs des assurances dont je fais partie et là, peut-on dire qu’il y a eu fraude ?»

Dè Sodji Abéo, Animateur de la vie politique au Bénin

«Sans esprit de polémique, il faut remonter à la source qui a conduit à cette décision, C’est-à-dire à la confusion dans laquelle l’ancien président Boni Yayi lui-même a entouré ces problèmes de recrutement. Le pouvoir politique a bien fait de prendre cette décision le plus tôt. Parmi les déclarés admis, se trouvent ceux-là qui n’ont pas composé et qui n’ont même pas déposé de dossiers parce qu’ils appartiennent à une aire géographique. Où va le pays? Que les épreuves de ce concours soient réorganisées pour qu’on sache que nous appartenons à une même carte et nous chantons le même hymne national. Je souhaite bon vent à notre nouveau gouvernement et du courage au nouveau président pour faire tourner dans le bon sens, la grande roue de l’espérance qui était grippée sous son prédécesseur».

Bienvenu CAPO : Citoyen

«Les syndicalistes avaient décrié ce concours mais le gouvernement d’alors ne leur avait pas prêté oreilles. Nous sommes dans un pays de droit. Nous ne pouvons donc admettre que des personnes qui ne savent écrire leur nom, soient admises à un concours national alors que d’autres se battent pour exceller. Cependant, ils échouent parce qu’ils n’ont personne. Il faut réorganiser ou carrément remonter aux copies pour reprendre la correction afin que certains ne se sentent pas lésés dans cette affaire».

Brice Tabé, un des candidats malheureux aux concours de la Douane

«Il y a des candidats compétents, ayant de bons niveaux, qui ont échoué. Dans le même temps, d’autres n’ont pas composé, ils n’ont même pas déposé de dossiers mais qui sont admis pour le concours de la Douane. Dans ce pays, les choses vont de mal en pis. Si tes parents ne font pas la politique ou s’ils ne font pas partie des richissimes de ce pays, tu ne peux pas réussir à un concours. Je veux que les concours soient simplement annulés et qu’on reprenne les épreuves. Ainsi, chacun démontrera sa force sur sa copie et là ceux qui étaient réellement admis, se retrouveront de nouveau à leur place respective».

Par Charnok GBAGUIDI & Pélagie TOUKO (stagiaires)

Actualités 15 avr. 2016


Suspension de la procédure de recrutement de certains agents de l’Etat: «Les nouveaux douaniers ne peuvent que s’en prendre à ceux qui les ont envoyés au camp»

La décision du Conseil des ministres en date du 13 avril dernier, de suspendre les concours à polémique, intervient alors que les nouvelles recrues à la Douane sont presque à terme de la formation militaire. Marcellin Laourou, secrétaire général du syndicat de la Douane, donne son appréciation de cette décision et des autres qui sortent du dernier Conseil des ministres concernant sa corporation.

La Nation : Le dernier concours de recrutement d’agents à la Douane vient d’être suspendu. Vous en êtes certainement satisfait ?

Marcellin Laourou : A priori, je dis que c’est un motif de satisfaction si je veux vous répondre sans ambages. Dans nos précédentes revendications, le premier acte que nous avons demandé au gouvernement de prendre, c’est la suspension. Ensuite, il faut mener les investigations et situer les responsabilités et annuler le concours au regard des irrégularités que nous aurons à révéler et mis à leur disposition. Nous sommes conscients qu’il y a eu beaucoup d’irrégularités et nous avons les preuves. En son temps, on savait que si le gouvernement engage l’enquête, les choses allaient être mises au clair. Mais au-delà de ça, notre objectif, ce n’est pas une suspension ou pour nous donner l’impression d’un dilatoire pour calmer les syndicalistes afin que la situation reste telle. C’est un dossier que nous allons suivre. Par rapport à la seconde étape, nous voudrons, afin d’être totalement satisfaits, que la commission d’enquête commence le travail le plus tôt possible. Secundo, que cette commission écoute toutes les personnes qui ont des éléments à mettre à leur disposition, surtout les partenaires sociaux. Ensuite, que des enquêtes soient menées au niveau des lauréats. Parce que, même les lauréats ont commencé par parler. Que les professeurs qui ont corrigé les copies soient écoutés. Tout ça rassemblé fera jaillir la vérité. Cette vérité conduira le gouvernement à l’annulation. Les preuves seront tellement palpables que le gouvernement sera obligé de prendre une décision, faute de quoi l’esprit d’équité et de justice qui devait guider les concours sera brisé. Nous sommes déjà satisfaits mais nous voulons que le gouvernement aille loin. Si les responsabilités sont situées, que des sanctions soient prises pour qu’on n’assiste plus à ces genres de concours au Bénin.

Les douaniers admis à ce concours sont presque à terme de la formation et la suspension tombe. Que vont-ils devenir ?

En réalité, les lauréats ont reçu une formation militaire commune de base. Mais, la Constitution fait obligation à tout citoyen de faire le service militaire. A partir du moment où, ils sont des citoyens béninois et que c’est l’Etat même qui a voulu les mettre dans cette situation en les soumettant à la formation de façon précipitée et illégale, ils ne peuvent que s’en prendre à ceux qui les y ont envoyés. Puisque quand on négociait, l’ancien président de la République a dit que si on constate qu’il y a des irrégularités, nous allons purement et simplement les renvoyer. Nous considérons donc qu’ils ont fait le service militaire d’intérêt national. Ce n’est pas encore une formation douanière.

Le Conseil des ministres a également abrogé des décrets relatifs aux forces de sécurité et assimilés, notamment la Douane. Qu’en dites-vous ?

Les décrets qui concernent la Douane, sont des décrets spécifiques. C’est-à-dire des décrets qui ont trait à la spécificité de nos missions. Quand on prend les décrets de manière générale, on voit que les décrets spécifiques ne concernent pas les autres corps. C’est dire que peut-être ils ont fait le travail dans le cadre tracé, aux yeux du gouvernement. En ce qui concerne la Douane, c’est peut-être que le gouvernement reproche quelque chose à ces décrets. Ce qui est sûr, nous serons appelés et on nous demandera d’expliquer tel aspect ou telle disposition. On va se comprendre. Puisque nous avons besoin de certains décrets pour régir notre corporation. Il y a un décret sans lequel, c’est comme si nous ne sommes régis par aucune loi de la République. Parce que la loi 2015-20 abroge déjà tous les anciens textes qui nous régissent. S’il y a des choses à corriger, on va le faire pour répondre à l’attente du gouvernement et la lutte va continuer.

Actualités 15 avr. 2016


Paul Essè Iko au sujet de la suspension des concours de recrutement: «Nos combats sont en train de payer mais nous suivons de près»

Le premier Conseil des ministres du régime de la rupture s’est tenu mercredi 13 avril dernier avec à la clé, plusieurs décisions. Entre autres, il a décidé de «suspendre la procédure d’engagement dans la fonction publique, des agents recrutés à l’occasion des concours organisés depuis le 1er janvier 2015 dans tous les corps de l’Etat». Paul Essè Iko, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), qui défend l’annulation desdits concours exprime sa satisfaction pour cette décision mais dit veiller au grain pour la suite.

La Nation :Le Conseil des ministres a décidé de suspendre les concours de recrutement depuis le premier trimestre 2015. Est-ce là un motif de satisfaction ?

Paul Essè Iko : Il faut dire que nos combats sont en train de payer. C’est bien ! C’est une bonne chose. Il faudra rester en éveil et poursuivre le combat pour qu’on n’ait plus d’impunité dans notre pays. Je pense que nous sommes satisfaits mais à moitié. Parce que la démarche même, elle est bonne. Il s’agit de suspendre ces concours là et de mener des enquêtes afin d’exhiber les preuves. Car, il y a des preuves qui permettent de régler un autre problème qui est celui de l’impunité. Donc avec les preuves, les fautifs seront châtiés pour qu’il n’y ait plus de ces concours frauduleux. Mais si on annulait purement et simplement, il n’y aurait plus question d’enquête parce qu’on aurait déjà réglé tout le problème. Je suis d’accord avec cette suspension qui va ensuite permettre de mener les investigations et interroger tous les acteurs de la chaîne depuis les autorités aux correcteurs en passant par les secrétaires et autres. Il faut arriver à identifier ceux qui ont glissé des noms, ceux qui ont fait que des gens n’ont pas composé mais sont admis. Par exemple, au niveau de l’enseignement primaire et secondaire, où l’ancien président a dit qu’il voulait recruter un certain nombre de personnes, nous avons appris que des noms ont été substitués. Qui sont ceux qui ont agi de cette manière ? Et c’est à l’avant-veille de l’investiture du nouveau président que les noms ont été envoyés au ministère de la Fonction publique. Et ce sont des cadres de ce ministère qui ont protesté auprès de nous par rapport à ça. Je suis donc d’accord avec la suspension mais j’insiste qu’il faut que cela soit suivi d’investigation.

Avez-vous confiance en ces commissions d’enquête pour l’atteinte d’un bon résultat ?

Nous suivons ! Si le bateau prend l’eau quelque part, on avisera. Parce qu’il faut qu’on veille au grain et suivre les choses de très près.

Certains admis ont pris service depuis des mois sans rien percevoir. Maintenant que le concours est suspendu, que deviendront-ils ? Et les douaniers qui ont fini à peine la formation militaire ?

Quand on me pose cette question, je réponds par un exemple. Prenez un travailleur qui serait rentré dans la Fonction publique avec un faux diplôme. Il a fait déjà 10 ans et on se rend compte que c’est un faux diplôme. Que fera l’Etat ? On le retire du boulot et il perd tous les droits. Parce qu’à l’origine, il y a la fraude. Donc c’est pour dire que si on constate qu’à la base de la procédure, il y a des éléments délictueux, des éléments frauduleux, on arrête tout. Si ces concours sont annulés, il y en aura d’autres qui seront organisés et les jeunes à la quête de l’emploi devront pouvoir y participer. Mais s’ils estiment qu’ils ont eu des préjudices, alors ils s’attaquent à l’Etat par des voies de recours. Mais il faut qu’ils prouvent leur intégrité et leur honnêteté à pouvoir exiger la justice ?

Propos recueillis par Claudel HOUNTON (Stagiaire)

Actualités 15 avr. 2016


Suspension de la procédure de recrutement de certains agents de l’Etat: Les admis aux Impôts et Trésor font un sit-in à la Marina

Les agents admis à l’occasion du concours 2015 de recrutement au Trésor et aux Impôts ont battu le macadam ce jeudi matin. Ils étaient allés à la présidence pour faire savoir leur amertume quant à la décision du gouvernement de suspendre le concours auquel ils ont été admis.

Bandeaux rouges à la tête, ils étaient nombreux, ces jeunes aux concours à polémique dont le gouvernement a décidé mercredi de la suspension. Après plus de 6 mois de service, ils n’entendent pas consommer toute crue, cette décision qui n’est, selon eux, qu’une injustice. C’est la raison de leur descente à la présidence de la République pour se faire entendre par la haute autorité. Leur souhait à l’arrivée était de rencontrer le chef de l’Etat ou alors le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence. Mais la garde républicaine qui a encadré le sit-in ne leur permettra pas de franchir l’entrée de la Présidence. Cependant, ils ont pu remettre leur motion au commandant de la garde républicaine Idjouola Tétédé, qui a promis de le transmettre à qui de droit. Il les a par ailleurs appelés au calme. Pour Prunelle Alogou, l’une des manifestants, il faut dire non à l’injustice. «Nous avons laissé, enfants et parents depuis 6 mois pour servir l’Etat. On prend même Zém pour rallier nos postes chaque jour. Et à ce jour on n’a reçu aucun franc», raconte-t-elle presque en larme. Elle trouve que le gouvernement se base sur la «jalousie» d’une certaine frange de la population pour prendre cette décision «injuste» à son avis. Dans l’espoir qu’ils se feront entendre, les manifestants disent ne jamais être renvoyés au chômage de la sorte. Ils ont ensuite mis cap sur leur ministère de tutelle pour la même manœuvre qu’à la Présidence.

Actualités 15 avr. 2016


Championnat de transition: Le Conor confirme le démarrage de la phase retour

La phase retour des championnats de transition Ligue 1, Ligue 2 et Ligue 3 démarre effectivement à partir de demain, samedi 16 avril, conformément aux calendriers établis. C’est ce qui ressort de la correspondance signée, mercredi 13 avril dernier, par le président du Comité ad'hoc de la Ligue de football du Bénin du Comité de normalisation, Quentin Didavi.

Après une semaine de trêve, la Ligue 1 reprend ses droits à partir de demain, samedi 16 avril, avec les matches de sa phase retour. Pour le compte de cette 8e journée, l’explication entre les mal classés, Mogas 90 et AS Police, ainsi que le derby septentrional qui mettra aux prises les Buffles et les Panthères à Parakou, retiendront l’attention au niveau de la poule A. A suspenses s’annoncent aussi, tous les trois matches programmés dans la poule B. Outre le derby de la capitale entre ASOS et Dragons, USS Kraké et JAC seront aux prises dans le cadre d’une explication qualifiée de duel au sommet. On suivra aussi avec attention les retrouvailles entre la JAC et ESAE.

Au terme de la phase aller, ce sont les équipes de l’Aspac FC et de l’USS Kraké qui étaient en tête dans leurs poules respectives. C’est avec l’espoir de conserver leur place de leader au classement, jusqu’à la fin de la compétition, qu’ils commenceront cette phase retour. ?

Classement au terme de la phasse allerPoule A
1er ASPAC 14 pts +4
2e Buffles 13 pts +3
3e Energies 12 pts +4
4e Panthères 4 pts -3
5e Tonnerres 3 pts -2
6e Mogas 90 3 pts -3
7e AS Police 3 pts -3
Poule B
1er USS Kraké 11pts +8
2e ESAE FC 10pts +2
3e JAC 8pts 0
4e Ayéma 7 pts 0
5e Requins 7 pts -3
6e Dragons 7pts -6
7e ASOS 6 pts -1
Le programme de la 8e journée
Samedi 16 avril 2016
ASPAC # Tonnerre 16h à Kouhounou
USS Kraké # ESAE à 16h à Kraké
Dimanche 17 avril 2016
Buffles # Panthères à 16h à Parakou
Mogas 90 # AS Police à 16h à Kouhounou
ASOS # Dragons à 16h à Missérété
JAC # Ayéma à 16h à Cotonou II

Sports 15 avr. 2016


Premier conseil des ministres du régime de la Rupture : Le gouvernement suspend tous les concours à polémique

Le gouvernement du Nouveau départ a tenu, mercredi 13 avril, son tout premier conseil des ministres. Le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence a évoqué les grandes décisions, lors d’un point de presse au palais de la Marina.

Une semaine jour pour jour après sa prise de fonction, le président de la République tenait mercredi 13 avril son premier conseil des ministres. Le moins qu’on puisse dire les choses ont démarré sur un chapeau de roue. Des grandes décisions issues de ce conseil, une était fortement attendue par l’opinion publique béninoise. Ainsi, le gouvernement a décidé de suspendre tous les concours à polémique lancés à compter du premier trimestre 2015, a indiqué lors d’un point de presse le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence, Pascal Irénée Koupaki. Selon lui, les conditions d’organisation de ces concours ne sont pas transparentes. «Des indices montrent que les frustrations viennent de l’opacité qui entoure l’organisation de ces concours», affirme-t-il, avant d’indiquer qu’une commission ad hoc a été mise en place pour approfondir les investigations sur le dossier.

Autre décision importante, la mise en place d’un comité interministériel pour remettre complètement à plat les mesures de transition prise par le gouvernement défunt pour gérer la campagne cotonnière. D’ores et déjà, le gouvernement annule tous les décrets de réquisition des usines d’égrenage. L’équilibre financier de la campagne cotonnière est sujet à caution et un flou règnerait dans les procédures d’approvisionnement des intrants et leur mode de financement. Un audit du marché des intrants sera réalisé, assure Pascal Irenée Koupaki qui soutient que tout sera mis en œuvre pour rattraper le retard que connait actuellement la campagne agricole 2016-2017.

Une trésorerie nationale en déficit !

La situation de la trésorerie nationale a préoccupé le gouvernement lors du conseil des ministres. En attendant que le ministre de l’Economie et des Finances fasse le point sur la disponibilité du Trésor et l’état des ressources publiques, le ministre d’Etat confie que la situation nette du Trésor public est négative. « Nous avons des arriérés de paiement de l’ordre de 160 milliards de francs CFA mais ces chiffres ont besoin d’être audités », appuie-t-il.
La situation énergétique du pays et les difficultés d’approvisionnement en produits pétroliers ont aussi meublé le conseil. Des mesures à court terme sont envisagées, en attendant de proposer dans les semaines qui viennent des approches de solutions durables face au déficit énergétique du Bénin et aux difficultés d’approvisionnement en produits pétroliers.
Pour son premier contact officiel avec ses ministres, le président de la République a donné des orientations sur le fonctionnement du gouvernement. « Le chef de l’Etat a évoqué les valeurs de base pour la réussite de la gouvernance. Il s’agit de gouverner autrement, donc, il a invité les ministres à être des hommes d’écoute et d’humilité. Il leur a demandé de la rigueur dans l’appréciation de l’action publique. Il tient au sens du devoir républicain et de responsabilité individuelle et collective », souligne Pascal Irenée Koupaki. Le gouvernement tient à mettre fin aux improvisations, en décidant d’une programmation trimestrielle des dossiers en conseil des ministres. «Tout sera fait dans l’éthique, l’ordre, la discipline, la rigueur et la franchise», conclut le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence.

Actualités 14 avr. 2016


Premier Conseil des ministres du gouvernement Talon: Plusieurs grandes décisions prises

Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 13 avril 2016, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.Cette première réunion des membres du gouvernement a été consacrée à l’examen d’un ordre du jour spécial.

Au début de la séance, le président de la République a défini ses orientations et directives sur le fonctionnement du gouvernement notamment les bases de sa réussite en matière de gouvernance.
Au cours de la séance, le secrétaire général du gouvernement a présenté un exposé sur la procédure d’instructions des dossiers en Conseil des ministres.
La nouvelle procédure instaure la tenue régulière des comités interministériels en amont du Conseil des ministres. Cette méthode contribue à réduire considérablement la durée des réunions gouvernementales et participe de la qualité de la prise de décision. Le Conseil des ministres se tiendra selon les instructions du chef de l’Etat les mercredis de 9h à 12h.
Certains ministres ont évoqué des points particuliers relatifs à leur prise de fonction.
En outre, le Conseil s’est penché sur quelques préoccupations majeures des populations relatives à l’offre d’énergie, à la disponibilité des produits pétroliers, aux trois secteurs de l’éducation, à la santé, à la fonction publique et à la préparation de la campagne agricole.
Dans la même rubrique, le ministre de l’Economie et des Finances a rendu compte de la situation de la trésorerie publique au regard des opérations de fins de mois.
A cet effet, au 07 avril 2016, le point de la trésorerie est de quarante-sept (47) milliards de franc CFA contre un besoin immédiat de cent soixante (160) milliards FCFA.
Le Conseil s’est également prononcé sur la pertinence de la gestion des projets par les Agences spécifiques en lieu et place des directions techniques des ministères.
Le Conseil, tenant compte des informations qui lui sont parvenues sur des irrégularités et abus qu’auraient engendrés la prise de certains décrets et autres décisions administratives, a décidé de la suppression des décrets ci-après :
- décret n°2016-024 du 11 février 2016 portant régime indemnitaire applicable aux directeurs de cabinets des ministres, aux secrétaires généraux des ministères et à leurs adjoints.
- décrets d’application de la loi 2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des forces de sécurité publiques et assimilées notamment :
- décret n°2016-127 du 5 avril 2016 portant règlement des habillements et des attributs du personnel des Douanes ;
- décret n°2016-128 du 5 avril 2016 portant statuts particuliers des corps et personnels de l’administration des Douanes et Droits Indirects ;
- décret n°2016-129 du 5 avril 2016 portant règlement de service de l’administration des Douanes ;
- décret n°2016-130 du 5 avril 2016 portant règlement de service à la Police Nationale ;
- décret n°2016-131 du 5 avril 2016 portant allocation d’indemnités aux fonctionnaires de police recrutés spécialistes ;
- décret n°2016-132 du 5 avril 2016 portant allocation d’indemnités et avantages aux fonctionnaires de police affectés dans les offices, unités, services et brigades spécialisés ;
- décret n°2016-133 du 5 avril 2016 portant avantages spécifiques alloués aux personnels de santé de la Police nationale ;
- décret n°2016-134 du 5 avril 2016 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la compagnie de musique à la Police nationale + primes ;
- décret n°2016-135 du 5 avril 2016 portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la Direction du service de santé de la Police nationale ;
- décret n°2016-136 du 5 avril 2016 portant création, attribution et fonctionnement des unités spécialisées à la police nationale ;
- décret n°2016-138 du 5 avril 2016 portant allocation d’indemnités forfaitaires aux autorités de la police nationale et à leurs collaborateurs immédiats ;
- décret n°2016-139 du 5 avril 2016 portant attributions de primes de qualifications aux fonctionnaires de la police nationale titulaire du diplôme du brevet professionnel ;
- o décret n°2016-140 du 5 avril 2016 fixant les émoluments et avantages accordés aux officiers généraux des forces de sécurité publique et assimilées ;
- décret n°2016-141 du 5 avril 2016 portant attributions des indemnités de logement aux personnels de forces de sécurité publique et assimilées ;
- le décret n°2016-142 du 5 avril 2016 fixant une indemnité de sujétions particulières aux personnels des forces de sécurité publique et assimilées ;
- décret n°2016-143 du 5 avril 2016 fixant les modalités de prise en charge des frais d’obsèques des personnels des forces de sécurité publique et assimilées, de leur conjoint et de leurs enfants ;
- décret n°2016-144 du 5 avril 2016 portant attribution de primes de premières installations aux personnels des forces de sécurité publique et assimilées ;
- décret n°2016-145 du 5 avril 2016 portant attributions de primes de risque aux personnels des forces de sécurité publique et assimilés.
Par ailleurs le Conseil a également examiné les points suivants :

1. Filière des véhicules d’occasion
Le Conseil des ministres a décidé de la suspension de l’arrêté n°1352/MEFPD/DC/SGM/DGDDI portant augmentation et fixation du mode de répartition du produit du fonds «escorte douanière» des véhicules en transit au Bénin.
A cet égard, il sera mis sur pied un audit des redevances payées sur la filière des véhicules d’occasion.

2. Passation de marchés publics et Ordres de Paiement
Dans le but de clarifier les opérations récentes de passation de marchés publics, le Conseil a décidé de la suspension de certains marchés de travaux d’infrastructures en vue d’une expertise appropriée et de faire le point des garanties souveraines.
De même, le ministre de l’Economie et des Finances a été instruit pour faire le point des Ordres de paiement en vue de clarifier les différentes situations.

3. Parc automobile de l’Etat
En vue de préserver le parc automobile de l’Etat, et d’en faire un état des lieux complet, tous les membres du Gouvernement sont instruits pour suspendre la réforme en cours de véhicules administratifs.

4. Concours de recrutement
Le Conseil des ministres a décidé de suspendre la procédure d’engagement dans la Fonction publique, des agents recrutés à l’occasion des concours organisés depuis le 1er janvier 2015 dans tous les corps de l’Etat notamment : douanes, impôts, trésor, justice, enseignement, jeunesse et sports.
Il a en outre décidé du gel de tous les recrutements dont le processus est en cours.

5. Mouvements diplomatiques
Le Conseil des ministres a décidé de la suspension des nominations et des affectations intervenues dans les postes diplomatiques depuis le 31 mars 2016 aussi bien en ce qui concerne le personnel civil que militaire.

6. Nomination à la Cour de Justice de l’UEMOA
La nomination de magistrat à la Cour de Justice de l’UEMOA intervenue au cours du Conseil des ministres du 26 mars 2016 est annulée.

7. Audits à commander
Une mission de contrôle et de vérification sera dépêchée les prochains jours dans les postes diplomatiques de Paris et Washington.
Par ailleurs, un audit du personnel civil de la présidence de la République sera effectué par un cabinet indépendant spécialisé.
La restructuration de l’organigramme de la présidence de la République est envisagée de même qu’un audit informatique des services.

8. Passeports diplomatiques et de services
Le ministre des Affaires étrangères a rendu compte au Conseil des ministres de la mesure transitoire envisagée par rapport aux passeports diplomatiques et de service dans le cadre de la mise en circulation obligatoire des passeports biométriques pour compter de 2018.
A ce titre, le Gouvernement a décidé de l’annulation des anciens passeports diplomatiques et de service, six mois après la mise en circulation effective des passeports biométriques, diplomatiques et de service.

9. Préservation des forêts
Dans le domaine du Cadre de vie et du développement durable
en raison des menaces graves qui pèsent sur nos forêts, le ministre est instruit pour prendre des mesures conservatoires.
A cet effet, l’exportation de bois ainsi que les agréments d’exploitation des produits forestiers sont suspendus.

10. Campagne agricole 2016-2017
S’agissant de la campagne agricole 2016-2017 et dans le cadre d’un retour à la normale de l’organisation de la filière cotonnière, le Conseil des ministres a décidé de mettre fin aux réquisitions des usines d’égrenage de coton.
A cet effet, le ministre de l’AgriCulture, de l’Elevage et de la Pêche instruira le directeur général de la SONAPRA aux fins de régler les redevances de réquisition, conformément au décret n°2014-533 du 25 août 2014 portant réquisition des usines de la Société pour le Développement du Coton (SODECO).
Une commission a été mise sur pied pour vérifier des diligences accomplies dans la fourniture d’intrants agricoles au titre de la campagne 2016-2017.

11. Utilisation anarchique des gyrophares et sirènes

Pour mettre fin à l’utilisation anarchique des gyrophares et des sirènes, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a été instruit pour actualiser l’Arrêté y afférent. Le contenu du nouvel Arrêté fera l’objet d’une large diffusion.
Toutefois, au titre des Hautes personnalités, seul le président de l’Assemblée nationale bénéficie d’un service léger d’escorte par motards en cas de nécessité.

12. Commission chargée des réformes politiques
Une commission chargée des réformes politiques a été mise en place.
Sa mission est d’étudier et de proposer au président de la République les réformes politiques et institutionnelles visant à améliorer le modèle politique béninois conformément aux options fondamentales de la Conférence Nationale de février 1990.

13. Efficacité de l’administration publique.
En vue d’assurer une meilleure disponibilité du personnel de l’administration publique, des offices et sociétés d’Etat, l’utilisation des postes téléviseurs est proscrite dans les bureaux des agents.

14. Déclaration des biens et du patrimoine
Dans le cadre de la déclaration des biens et du patrimoine des membres du gouvernement, le Président de la République a instruit tous les ministres pour qu’ils s’acquittent de cette obligation constitutionnelle dans les plus brefs délais.

15. Abrogation des décrets portant nomination des membres du cabinet de l’ancien président de la République.
Les décrets portant nomination du directeur de cabinet, du directeur adjoint de cabinet, des conseillers spéciaux, des conseillers techniques et du chef de cabinet de l’ancien président de la République sont abrogés.
Enfin, le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) est relevé de ses fonctions?

Fait à Cotonou, le 13 avril 2016

Le secrétaire général du gouvernement,

Edouard Ouin Ouro

Actualités 14 avr. 2016


Ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année 2016 au Parlement : Cinq nouveaux députés installés

Justin Adjovi, Orden Alladatin, Guy Mitokpè, Amadou Issifou et Domitien Nouémou sont désormais députés membres de la septième législature. Ils ont été installés par le président de l’Assemblée nationale en marge de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2016.

Les cinq nouveaux députés suppléent désormais les titulaires de leurs sièges respectifs vacants depuis quelques jours pour une raison ou une autre. Justin Adjovi remplace Marcel de Souza promu président de la commission de la Cédéao, Orden Alladatin, Guy Mitopkè et Amadou Issifou suppléent respectivement Joseph Djogbénou, Candide Azannaï et Sacca Lafia tous trois nommés au gouvernement par le président de la République, Patrice Talon.

Quant à Domitien Nouémou, il occupe le siège de Eric Kouagou N’da décédé en février dernier. Ces nouveaux députés suppléants font depuis mardi 12 avril leurs expériences parlementaires en dehors de Domitien Nouémou qui est un habitué des lieux pour avoir été par le passé deux fois député.

Actualités 13 avr. 2016


Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias: La 7e mandature officiellement installée

Les membres de la 7e mandature de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) ont été officiellement installés mardi 12 avril. Comme indiqué par les textes, l’installation a eu lieu à la faveur d’une cérémonie solennelle organisée à la Maison des médias ‘’Thomas Megnassan’’ de Cotonou.

Depuis décembre 2015, la 6e mandature de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) devait avoir fini ses 3 ans d’exercice. Mais compte tenu de situations diverses, notamment l’élection présidentielle, le mandat a été prorogé par l’Assemblée spéciale des unions des professionnels des médias, d’ailleurs habileté à désigner les membres de l’Odem. Au nombre de 13, les membres de l’Odem, 7e mandature ont été désignés par l’Assemblée spéciale des professionnels des médias après études des dossiers. Aurore Saïzonou, Gaspard Adjamonssi, Guy Constant Ehoumi, Aubin Hessou, Jean-Paul Ibikounlé, Fortuné Sossa, Maurille Gnassounou sont les sept membres qui siègent à l’Odem 7e mandature au nom des professionnels des médias. Les quatre membres issus du rang des patrons de presse ont noms, Berthe Cakpossa, Eric Sounouvi, Constant Yahouédéhou et Armel Feraez. Au nom de la société civile, Joël Ataï Guèdégbé et Charles Badou prennent place à l’actuelle mandature de l’Odem. Sur les 13 membres de cette mandature, il y 6 nouvelles têtes. Le reste est de la mandature finissante ou d’une mandature antérieure.

La cérémonie solennelle d’installation de ces membres a été présidée par le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpotchémé, représentant le président de l’Assemblée spéciale. Il a tenu à féliciter les membres de la nouvelle mandature de l’Odem pour leur désignation. Aussi, a-t-il voulu leur rappeler la mission qui est désormais la leur en ce qui concerne l’autorégulation des médias au Bénin. «Désormais, vous devez pouvoir sanctionner en cas de dérive, selon les textes», a insisté Franck Kpotchémé. Il les a aussi appelé à être aussi un peu plus regardant de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, sinon sur internet en général. Car dit-il, soit on est journaliste professionnel dans les journaux, les radios et télévisions ou on est aussi professionnel lorsqu’on décide d’être activiste sur les réseaux sociaux.Selon le président de l’Upmb, les règles élémentaires du métier doivent pouvoir être respectées quelque soit le moyen utilisé pour faire passer l’information. «Je voudrais vous convier à aller au-delà des médias traditionnels et à voir dans quelle mesure assurer l’autorégulation des dérapages qui s’observent sur les réseaux sociaux», a-t-il dit. Franck Kpotchémé n’a pas non plus manqué de rappeler aux membres de la 7e mandature de l’Odem, l’obligation qui leur est faite d’adresser à l’Assemblée spéciale de façon semestrielle un rapport comportant, un rapport moral des membres, le rapport d’activités et un rapport financier. A l’issue de la cérémonie, les membres se sont réunis pour élire le bureau de l’Odem 7e mandature.
Après la cérémonie d’installation, les nouveaux membres se sont retrouvés pour mettre en place le bureau de l’Observatoire. Au terme des élections Guy Constant Ehoumi a été reconduit comme président de cette mandature¦

Actualités 13 avr. 2016


Programme «Empathetic eyes»/expositions photographique : Des violences et faits sociaux vus à travers les objectifs des adolescents

En novembre 2015, l’association Kulturforum Sud-Nord a lancé un stage de photographie au profit des adolescents recrutés à travers plusieurs localités du Bénin. La finalité de ce projet, c’était de faire d’eux des remparts contre certains fléaux sociaux, en immortalisant à travers des prises de vue, certaines scènes à des fins de sensibilisation. Samedi 9 avril dernier à l’Institut français de Cotonou, lesdites photographies ont été présentées au public à travers une exposition.

Sur la quarantaine de stagiaires recrutés au départ dans le cadre du programme «Empathetic eyes» de l’association Kulturforum Sud-Nord, seuls les plus endurants et les plus assidus sont parvenu à l’étape finale, celle de l’exposition des images prises sur plusieurs semaines. Ceux-là auront entre autres parcourus toutes les étapes du programme et s’en sont tirés à chaque fois avec brio. En initiant un tel programme, Kulturforum Sud-Nord et son responsable Stephen Köhler entendait « encourager ces jeunes à exprimer visuellement des situations indescriptibles dues aux violences de personnes envers d’autres et à la souffrance, l’angoisse, l’endommagement d’une âme, causé par l’agression incompréhensible envers des filles et des garçons… ». Pour ce faire, ils ont subi des stages initiatiques en prise de vue au mois de novembre 2015 animés par Zanele Muholi et Lindeka Quampi, deux photographes sud-africaines de renom, connus pour la dénonciation des faits sociaux. Ces photographes en herbe ont aussi été à l’école de médiateurs comme Yannick Folly, Isabelle Bangbola et Marilin Hounkponou avec qui ils ont eu un contact permanent et un coaching personnalisé.
Samedi 9 avril dernier, il était question pour les organisateurs de présenter à la phase du monde, les vues prises durant tout le processus par les adolescents. Lesquelles ont subi toutes les étapes inhérentes à un tel évènement, notamment la sélection. « Une partie des photos, représente, une protestation personnelle des jeunes photographes, mais aussi un moyen de sensibilisation à l’endroit des spectateurs, afin de ne plus accepter, pour eux et pour les autres, des menaces physiques et psychologiques, ainsi que des maltraitances envers les mineurs », expliquait Stephen Köhler à l’occasion du vernissage. Pour ce qui concerne les photos thématiques, elles sont plutôt des mises en scène de situations traumatisantes, que les jeunes photographes ont observées autour d’eux, mais ne pouvaient pas capter en direct.

Emotion !

La troisième partie de l’exposition illustre « le dynamisme de la communauté des jeunes participants à l’atelier et leur vision d’une société qui peut s’améliorer en identifiant ses mauvaises pratiques et en s’attelant à s’en débarrasser », soutient Stephen Köhler. Comme il fallait s’y attendre, l’émotion était à son comble à l’exposition de ces photographies. Le public partagé entre stupéfaction, émotion et admiration a pu contempler des images présentant en grande partie le quotidien des populations béninoises, mais aussi et surtout des abus contre lesquels le silence est encore total.
Harry van Djik, ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin en est tout aussi ému, surtout que, selon lui, certains parmi les exposants n’ont jamais touché un appareil photo. « Ils ont très bien réussi à montrer leur vision et ce qui se passe autour d’eux sur les violences faites aux femmes et le travail des enfants censé s’instruire », estime le diplomate. « Quand on voit les photos, on a un très bon aperçu du sujet et on voit avec quelle perspicacité, les enfants ont analysé les situations ». Certaines situations l’ont particulièrement émotionné, mentionne-t-il. «Ce qui me touche le plus, c’est les photos dans lesquelles on voit les enfants qui travaillent sur les bâtiments. Un enfant de moins de 10 ans qui porte une brouette avec du ciment. En tant que père de famille, ça me touche. L’enfant devrait être à l’école », déplore l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin. ?

Actualités 12 avr. 2016


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