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Nouvelles

Tractations pour le second tour de la présidentielle: Koupaki et sa base réaffirment leur engagement pour la rupture

Réunis au palais des Congrès de Cotonou, jeudi 10 mars, le candidat Makandjou Pascal Irénée Koupaki et ses militants et sympathisants qui se reconnaissent à travers la Nouvelle conscience qu'il prône, ont réaffirmé leur engagement pour la rupture. Cette position intervient quelques jours après la publication des grandes tendances du scrutin du 6 mars dernier par la Commission électorale nationale autonome en attendant la proclamation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle.

«La configuration que nous offre le second tour de l'élection présidentielle n’est pas facile. Nous ne resterons pas des spectateurs. La décision appartient au peuple qui décide lui tout seul», relève le candidat de la Nouvelle conscience Makandjou Pascal Irénée Koupaki. Il pense que quelle que soit leur position, ses compagnons et lui ne transigeront pas sur les valeurs qui les ont portés. «Le pouvoir pour le pouvoir ne m’intéresse pas ; le pouvoir pour le service du peuple oui. Je veux le servir mais pas le payer avant le service», a-t-il déclaré.

Makandjou Pascal Irénée Koupaki a invité ses militants et sympathisants à resserrer leurs rangs et à fédérer leurs énergies surtout avec leurs adversaires d’hier, partenaires aujourd’hui. «Retroussons nos manches ; la route sera longue mais elle mènera forcément à la victoire, je vous l’assure», a-t-il rassuré.
«Je viens célébrer avec vous la victoire des vaincus ; mais la victoire des vaincus temporaires. Celle de ceux qui vont au combat les mains nues mais qui reviennent debout sur les deux jambes», a déclaré le leader des apôtres de la Nouvelle conscience, Makandjou Pascal Irénée Koupaki.
Pour Martin Gbèdè, représentant des coordinations départementales, le message de la rupture est le seul qui puisse porter le Bénin sur les routes nouvelles. «Nous devons garder le cap», insiste-t-il. C’est pourquoi, il a exhorté les uns et les autres à faire confiance au président Makandjou Pascal Irénée Koupaki et à entretenir la graine de la Nouvelle conscience qu’ils ont semée.
Martin Gbèdè a souhaité que tous les adeptes de la Nouvelle conscience se battent avec courage, foi et abnégation, afin qu’en avril 2016 la Nouvelle conscience s’installe au sein de la gouvernance.
Pour sa part, Constantin Amoussou, a au nom des mouvements, fédérations et associations, reconnu qu’en portant leur choix sur la Nouvelle conscience, ils ont opté pour la rupture.
En ce qui le concerne, Paul Gnimagnon représentant les partis politiques, estime que Nouvelle conscience égale nouveau comportement et est rassuré que le président avait déjà tout dit. Pour lui, malgré les négociations, aucun candidat de la rupture ne fera défection.

Politique 11 mars 2016


Visite du chef de l’Etat à Lokossa: La pelouse synthétique du stade municipal presque achevée

Le président de la République a effectué, jeudi 10 mars, une visite au stade municipal de Lokossa. Les travaux de pose de la pelouse synthétique sont presque achevés.

L’aire de jeu du stade municipal de Lokossa fait peau neuve. Les travaux d’installation de la pelouse synthétique sont pratiquement achevés. C’est le constat que le président de la République a fait lors de sa visite inopinée sur le chantier. L’aire de jeu est complètement couverte de tapis vert. «Il ne reste que la grille anti-hooligan à installer pour permettre à nos jeunes de pratiquer le football en toute sécurité», fait observer Safiou Affo, ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs. A l’en croire, l’installation de ces pelouses synthétiques dans huit stades répartis sur toute l’étendue du territoire national répond à la politique du gouvernement de doter les jeunes pratiquants du football des infrastructures adéquates pour leur professionnalisation. «Avec ces pelouses, nos jeunes joueurs ne seront plus dépaysés lorsque les recruteurs viendront pour dénicher des talents», soutient le ministre.

«Lokossa fait partie de la première vague des localités bénéficiaires de ces pelouses synthétiques. D’autres localités aussi vont suivre», précise le président de la République qui a demandé aux jeunes d’assurer un meilleur entretien de ce joyau. Pour lui, les talents doivent éclore à la suite du déploiement de ce programme afin que le Bénin soit mieux représenté dans les compétitions sportives.
Le président de la République a indiqué que son gouvernement a lancé un programme de forage de 8000 puits dont 100 pour chaque commune.
Boni Yayi a surtout entretenu les femmes fortement mobilisées sur les défis des changements climatiques et les retombées de la participation du Bénin à la COP21. Il annonce que de nombreux programmes verront le jour dans les prochaines semaines, notamment en termes de mesures d’adaptation aux changements climatiques. Toujours dans le registre de la lutte contre le dérèglement climatique, Boni Yayi souligne que son gouvernement accorde de l’intérêt à la promotion des énergies renouvelables. La mise en place des lampadaires solaires et le lancement de la construction des mini-centrales solaires permettront au Bénin d’assurer une transition efficace vers les énergies propres, ainsi qu’une réduction sensible de la fracture énergétique du pays.
Avant de quitter Lokossa, le chef de l’Etat s’est rendu au Business Promotion Center (BPC) de la localité où il s’est enquis du fonctionnement de cette structure en charge de l’accompagnement des jeunes porteurs de projet.

Actualités 11 mars 2016


«Etha contest» d’Habib Dakpogan: Chronique pour un changement de comportement

Habib Dakpogan n’aurait pas trouvé meilleure période pour publier son dernier ouvrage «Etha contest». Huit nouvelles croustillantes symptomatiques des intrigues politiques qui se sont jouées sous nos cieux ces dernières années. La satire sociale y trouve aussi son compte.

«Etha contest» de Habib Dakpogan s’ouvre sur «Un piège à cons». Une partie endiablée au cours de laquelle des collaborateurs assez proches du président Touchaud Zopiapia expose les manœuvres nuisibles dont ils se font les chantres et cela au détriment de la population de la cité imaginaire de Capharnahou. De la séance chez le Bokonon (diseur de sort) où des ministres se surprennent d’avoir en commun les mêmes féticheurs en passant par les séances peu catholiques organisées avec l’aide de ces prêtres, l’auteur draine le lecteur dans l’une des actualités de ces derniers mois au Bénin : les concours frauduleux. Devenus trop «gannan gannan» pour ne pas attirer l’attention sur l’intelligence subite reconnue à certaines ethnies qui curieusement sont celles d’où proviennent certaines autorités haut perchées.

Fort heureusement, ces situations peintes par l’écrivain qui s’est arrogé dernièrement le prix du président de la République «ne sont que pures coïncidences avec toute éventuelle situation réelle». C’est sans doute ce qui lui donne du cran et l’autorise à grandir dans l’imagination pour partager avec ses lecteurs certaines réalités des couloirs du pouvoir comme par exemple le rapport avec l’argent. Certains traits ministériels développés à foison au Bénin ces dernières années apparaissent aussi entre les lignes de «Etha contest». C’est ainsi qu’on découvre entre autres des "applaudisseurs" attitrés, rieurs professionnels surtout quand rien n’est drôle, promoteurs du salut japonais, louangeurs imperturbables, empereurs de la génuflexion…
Cette balade au cœur de la réalité au sommet de l’Etat imaginaire, l’auteur l’étale sur de nombreuses pages et le lecteur s’en délecte à travers un style limpide et très ironique, surtout lorsqu’il se demande «comment devenir utile à un poste inutile» ou encore lorsqu’il aide les ministres de son ouvrage à compter le nombre de messes de remerciement et d’actions organisées, ou encore le nombre de kilomètres parcourus lors des marches de soutien. L’ironie s’installe davantage lorsque Touchaud Zopiapia le président règle ses comptes avec certains de ses ministres dont il évalue les performances avant de s’en débarrasser.

Satire socio-politique

Derrière le piège à cons, c’est «Mariam Dicoh» qui se pointe. Une vingtaine de pages vite lues qui balaient quelques réalités du quotidien des citoyens. Les scènes sont partagées entre la rue, les bureaux, l’administration, fait un bref détour sur les flics monnayeurs de jetons et quelques autres personnages rencontrés çà et là. On aurait pu considérer «Etha contest», la nouvelle qui emprunte son titre à l’ouvrage comme une «atteinte aux bonnes mœurs», au regard de l’apologie qui y est faite de l’alcool. Mais l’auteur, semble-t-il, était plutôt dans une démarche pédagogique. Les noms des acteurs qui y officient suffisent pour se convaincre de la forte dominance alcoolique de cette nouvelle qui fait une place de choix à Dehan, Djoguétchédo… On apprend par exemple entre les lignes que l’alcool ronge, ruine et tue les microbes. Mais l’homme, il ne le tue pas. Car, si tel était le cas, Djoguétchédo lui ne serait plus sur terre. Puisqu’il est doté de ce qu’Habib Dakpogan appelle le «savoir-boire». Ce personnage qui doit certainement exister dans bien de contrées du Bénin est peint comme un expert de la boisson. Une personne ressource tellement expérimentée sur le front alcoolique, qu’il a fini par convenir de la juste mesure de son extase. Au détour des matchs alcooliques amicaux qui permettent de dégager les « prix Nobel» de la boisson, l’«Etha contest» se révèle et on en sait davantage sur lui. L’auteur a su peindre ici encore, la vie dans certaines contrées qui n’ont pour principal point d’attraction que des virées alcoolisées et a su remettre à l’endroit, ces pseudo-combats entre jeunes qui se livrent à des compétitions de meilleurs cuitards et autres. Le quartier «Waterpolo», choisi comme lieu du crime dans cette nouvelle est à l’image de nombreux autres qui dans la réalité, accueillent les scènes décrites avec humour, satire et figures de style par l’auteur.
Des exutoires alcooliques, Habib Dakpogan tire son lecteur par le bout du nez et le fait atterrir sur la planète moderne des «amoureux communicationnels». La nouvelle met en vedette Yann. Bel homme comme le décrit l’auteur. Pour un «Rendez-vous unique», s’en était vraiment un. Et Melissa la jeune «amoureuse» a dû avant de voir le désiré Yann et comme c’est bien le cas ces jours-ci, skyper et whatsapper longtemps. Des jours et des nuits de messages pour se partager «bébé je te kiffe», «je te surkiffe», «Tu es kinda», «On va se faire une teuf balèze malade» et mille autres SMS dans ce genre, devenus des primordiaux indiscutables, réseaux sociaux obligent avant les rendez-vous galants. Et comme les histoires du virtuel sont ce qu’elles sont, le rendez-vous tant attendu se révèlera un bon fiasco hyperbolique. Et si après cette nouvelle, l’auteur s’est donné une pause en allant à l’assaut de «Le centième discours», cela n’aura duré que le temps de caricaturer les messages pompeux servis au peuple, bien souvent pour l’endormir plutôt que pour autre raison. Avant de plonger à nouveau sa plume dans les intrigues amoureux. Visiblement, Habib Dakpogan lui-même y prend son pied. A compter et à conter les histoires de maîtresses mal aimées, d’amantes mal servies, ou encore d’épouses cocufiées. Dans son «Etha Contest», les exemples sont légion.

Changement de comportement

De «Madame Matrix à «Moi, moitié de moitié», on le voit un peu dans une toge d’avocat. Même s’il évite d’appuyer sur l’accélérateur, le seul fait de s’attarder sur le sort, la situation, les intentions et le vécu des maîtresses de certains hommes suffit pour comprendre que l’auteur plaint les épouses dociles dont les maris trop fidèles, ne peuvent se passer d’une seconde vie de couple. Souvent bien plus succulente, en tout cas à leur entendement et à laquelle, il y apporte fantasme, énergie, foi et engagement. Ouvert sur «Un piège à cons» et refermé sur «Un problème de pain», le recueil de nouvelles «Etah Contest» paru aux Editions plurielles et germé par le génie littéraire de Habib Dakpogan est une belle satire sociopolitique qui se laisse lire. Huit histoires, huit intrigues les unes aussi intéressantes que les autres. Mais il faut y voir aussi une chronique littéraire qui appelle à un changement de comportement individuel et collectif. Car, même s’il est resté muet sur ce pan, l’auteur n’a pas voulu qu’ironiser et amuser son lecteur. La dose fumante de plaisanteries qu’il a logée entre les lignes de son troisième ouvrage est l’illustration grandeur nature de son appel au changement. Changement, non pas comme certains l’ont prôné, mais sans doute authentique. Raison pour laquelle il s’est attardé sur l’inconséquence politique et tout ce qui va avec. Fort heureusement, il s’y prend tellement bien entre humour et satire ! «Etha Contest» est le troisième ouvrage de l’écrivain Habib Dakpogan après « Partir ou rester, l’infamante république» et «PV, salle 6»?

Culture 11 mars 2016


Renforcement des capacités des gestionnaires des sites Ramsar: Pour l’actualisation des fiches descriptives

Sous le parrainage du ministère de l’Environnement chargé de la gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières, l’Agence béninoise pour l’environnement a organisé mercredi 9 mars à Cotonou, un atelier de renforcement des capacités des gestionnaires des sites Ramsar et d’actualisation des fiches descriptives des quatre sites du Bénin. Elle était assurée par le professeur Aboubacar Awaiss, coordonnateur régional programme Eau et Zones humides pour l’Afrique centrale et occidentale à l’Union internationale pour la conservation de la nature et Dr Paul Ouédraogo, conseiller principal Afrique pour la Convention de Ramsar.

La Convention de Ramsar sur les zones humides a pour mission la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par les actions locales, régionales et nationales et aussi par la coopération internationale, gage de l’objectif du développement durable dans le monde entier, a expliqué Léopold Gnacadja directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe). Ladite convention, poursuit-il, repose sur trois piliers, lesquels lui ont permis de bénéficier d’avantages lorsque les conditions étaient réunies.

Pour le directeur général de l’Abe, le Bénin a entrepris maintes initiatives permettant d’atteindre les objectifs en termes de réalisations : inscriptions des sites sur les listes Ramsar. A ce jour quatre sites ont été inscrits comme site Ramsar. A cet effet, Léopold Gnacadja cite, le parc Pendjari (site 1669), le complexe W (site 1668), tout le sud du territoire du Bénin (classé en deux sites Ramsar, les 1017 et 1018). Un 5e site est prévu pour être inscrit comme site transfrontalier entre le Bénin et le Togo, notamment le chenal de Gbaga.

Atteindre des objectifs

«La fiche descriptive Ramsar rassemble toutes les données essentielles sur une zone humide d’importance internationale. Pour rester en conformité avec les textes de la convention de Ramsar, les fiches descriptives des quatre différents sites ci-dessus cités doivent être impérativement actualisées au moins une fois tous les 6 ans », rappelle le directeur général de l’Abe. C’est dans ce cadre, explique-t-il, que l’atelier en cours va permettre aux gestionnaires d’atteindre un certain nombre d’objectifs, notamment la finalisation des inscriptions des sites Ramsar en cours pour l’actualisation des fiches descriptives Ramsar des sites déjà inscrits, la maîtrise de la nouvelle fiche descriptive Ramsar en ligne et son adaptation, afin d’œuvrer à la désignation des nouveaux sites Ramsar et à la mise à jour des sites existants, indique-t-il.
Pour le professeur Aboubacar Awaiss de l’Union internationale de la conservation de la nature (Uicn), coordonnateur régional du programme Eau et zones humides pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, la gestion des sites Ramsar revêt une importance à la mesure de la ressource eau. « Nous avons un intérêt particulier pour le Bénin et certains pays limitrophes compte tenu de la particularité de certaines zones humides qu’on retrouve dans la zone » a-t-il déclaré. Tout le processus conduit par l’Uicn sur la gestion intégrée des écosystèmes a commencé au Bénin. « Nous avons enclenché le processus avec l’appui du ministère sur les questions de gestion intégrée des écosystèmes naturels en Afrique de l’Ouest avec la Cedeao. «Ce processus va mettre en place un mécanisme de concertation au niveau régional axé sur la gestion intégrée des écosystèmes», relève-t-il. D’où l’intérêt, d'apporter selon Aboubacar Awaiss un appui technique en tant que partenaire officiel de la convention de Ramsar, soit de restauration, de revue descriptive mais aussi d’inscription de nouveaux sites.
« Le processus démarré va contribuer au dialogue des écosystèmes partagés dans le cadre de la Cedeao, même de l’Uemoa», justifie Dr Paul Ouedraogo, qui ajoute : « l’Uicn introduit un concept en la matière auprès de l’Uemoa, car cela va permettre pour une première fois en Afrique de l’Ouest de superposer un certain nombre d’outils de développement par rapport à la gestion de l’eau dans la région ».

Contribuer au dialogue

Il relève que jusqu’à présent, il n’y a pas encore une adaptation des outils de la gestion intégrée des ressources en eau dans la gestion des zones humides et vice-versa. « Nous savons que les zones humides permettent de suivre l’évolution de la disponibilité en eau mais également du futur de l’eau dans le milieu », rappelle Paul Ouédraogo.
« Une fois que vous connaissez le système de désignation en ligne, vous n’avez plus besoin d’experts pour venir vous accompagner », lance-t-il aux participants. Mieux, poursuit-il, le Bénin regorge d’un énorme potentiel. Rien que dans le Mono, retient Paul Ouédraogo, il y a plusieurs zones humides qu’on pourra désigner comme sites Ramsar. Il serait intéressant, selon lui, que d’ici à la fin du mois d’avril prochain, il y ait de nouveaux sites Ramsar, de manière à accompagner l’initiative que l’Uicn est venue planter au Bénin.
Paul Ouédraogo pense également que la formation permettra aux compétences ainsi réunies d’essaimer d’autres spécialistes et de diffuser de bonnes pratiques dans la région. Il souhaite que le Bénin et le Togo désignent le centre transfrontalier qu’ils ont co-inscrit afin de glaner les ressources qui leur permettront de se développer.¦

Environnement 10 mars 2016


Présidentielle de mars 2016 : La bataille pour le second tour a commencé

Après les grandes tendances données par la Commission électorale nationale autonome (Cena), les regards sont désormais tournés vers la Cour constitutionnelle pour la proclamation des résultats provisoires du scrutin présidentiel du dimanche 6 mars dernier. Pour le moment, ce sont les concertations, les conciliabules et surtout les promesses pour gagner le second tour entre Lionel Zinsou et Patrice Talon arrivés respectivement premier et deuxième.

En attendant la Cour constitutionnelle qui donnera probablement le week-end prochain, les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 6 mars dernier, les Béninois ont désormais une idée de ce que sera le deuxième tour avec les grandes tendances données par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Le candidat de l’alliance dite républicaine Lionel Zinsou avec ses 28,44% affrontera le candidat du Nouveau départ Patrice Talon qui a obtenu selon les tendances de la Cena, 24,80%. Des deux candidats, il faudra un ralliement des 31 autres candidats malheureux pour qu’on ait une idée du successeur de Boni Yayi dès le 6 avril prochain. Dans tous les cas, les concertations, les conciliabules, les négociations et surtout les promesses sont déjà en cours de part et d’autre. Et en prenant les deux candidats, on est en droit de s’interroger sur les chances de chacun pour le deuxième tour du scrutin présidentiel qui logiquement devrait être fixé au 20 mars prochain.

Annoncé comme le candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) au départ, Lionel Zinsou n’était pas pris au sérieux par les autres chapelles politiques de l’Opposition. Il a fallu attendre le 12 janvier, date de clôture des dépôts de candidature pour la présidentielle pour se rendre compte qu’en réalité le candidat du chef de l’Etat n’allait pas à cette élection sous la seule bannière FCBE. Avec le ralliement du Parti du renouveau démocratique (PRD) et de la Renaissance du Bénin (RB), la candidature de celui que les Béninois appellent « le Yovo » devient alors très sérieuse. Car, les trois formations politiques en question ont montré leur importance au cours des élections municipales et communales de juin 2015. En face de ce dernier, il fallait avoir des candidats de poigne pour que le slogan « après nous c’est nous » ne soit pas une réalité.
Les candidats Patrice Talon, Sébastien Germain Ajavon, Abdoulaye Bio Tchané, Pascal Irénée Koupaki et les autres qui sont dans la logique d’une vraie rupture ont dû se retrouver pour changer les stratégies de campagne électorale. L’objectif qui est de tout faire pour écarter l’idée de K.O au premier tour remuée par les partisans du candidat Lionel Zinsou tout au long de la campagne électorale, a été vraiment atteint avec même la réduction des suffrages obtenus par ce candidat. La préoccupation actuellement, c’est comment faire pour que tous les candidats de la rupture maintiennent leur cohésion afin qu’au soir du deuxième tour, le candidat de la rupture Patrice Talon soit le successeur de Boni Yayi. Dans tous les cas, les concertations dans ce sens auraient déjà commencé. Si l’on s’en tient aux scores de Patrice Talon, (24,80%), de Sébastien Germain Ajavon (23,03%), d’Abdoulaye Bio Tchané (8,79%) et de Pascal Irénée Koupaki (5,85%), il ne devrait plus avoir d’inquiétudes pour ceux qui aspirent à un changement radical à la tête de l’Etat béninois. Et comme en politique un plus un n’est pas toujours égal à deux, il faudra attendre les résultats du deuxième tour pour tirer les conclusions. ¦

Actualités 10 mars 2016


Bon déroulement du 1er tour de l’élection présidentielle : Les lauriers du Médiateur de la République au peuple béninois

Le médiateur de la République a donné mercredi 9 mars ses appréciations sur le déroulement du 1er tour du scrutin présidentiel du dimanche 6 mars dernier. Joseph Gnonlonfoun rend hommage à tout le peuple béninois pour la bonne tenue du vote et l’invite à réitérer le même exploit lors du second tour de l’élection présidentielle.

Même s’il n’est pas directement impliqué dans le processus électoral, le Médiateur de la République était aussi au front. Joseph Gnonlonfoun, dans une pro-activité agissante, a délivré une série de messages pour en appeler à une période électorale et post-électorale apaisée et festive. Il se dit aujourd’hui très satisfait des conditions dans lesquelles s’est tenu le dimanche 6 mars dernier, le premier tour du scrutin présidentiel. « Mes impressions sur le déroulement du premier tour du scrutin présidentiel du 6 mars dernier sont extrêmement bonnes. Je me suis rendu compte que notre pays améliore sa pratique électorale au fur et à mesure que nos acteurs politiques et nos organes chargés des élections déroulent les dispositions du Code électoral », apprécie Joseph Gnonlonfoun. Selon lui, cette ambition de mieux faire montre que le Béninois n’est pas idiot. Il met à profit l’expérience et les enseignements du passé pour avancer. «J’ai constaté que les choses n’ont pas été parfaites. Mais elles ont été bien; la perfection n’étant d’ailleurs pas de ce monde», ajoute le Médiateur de la République avant de noter qu’il y a eu plus de peur que de mal. Car, à l’en croire, personne ne pouvait imaginer que le scrutin allait bien se dérouler. Tout le monde pensait que la campagne électorale et le premier tour du scrutin allaient se terminer dans la bagarre. Mais il n’en a été rien à l’arrivée.

Joseph Gnonlonfoun estime que les messages d’appel à la paix des uns et des autres et même de son institution le Médiateur de la République qui a délivré trois messages pendant la période pour demander aux électeurs et aux candidats d’éviter des attaques, et à la presse de ne pas retransmettre tout ce qu’elle entend ou vu lors des meetings électoraux, ont certainement contribué à quelque chose. « Je remercie les acteurs des médias d’avoir été à la hauteur de la mission. Je les remercie d’être restés fidèles à eux-mêmes. Je n’oublie pas les acteurs politiques, ceux qui ont organisé les élections notamment la Céna, puis la Cour constitutionnelle qui a déployé sur le terrain des milliers d’observateurs pour constater le déroulement du scrutin», souligne le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun n’oublie pas non plus les observateurs internationaux qui sont venus voir comment s’est déroulé le vote. Mais pour lui, l’essentiel n’est pas encore dit. Il pense que c’est la première partie qui vient d’être terminée. Comme dans un match de football, il reste la seconde mi-temps qu’il souhaite aussi calme, joyeuse et festive. «Ce que nous voulons c’est la paix pour le Bénin pour que nous ayons une démocratie qui fasse appel à l‘homme qui veut progresser. Nous voulons un président qui permettra au Bénin de prendre de l’envol pour avancer dans la régularité pour une prospérité partagée. C’est cela qui est le plus important », soutient le Médiateur de la République. « Quel que soit le candidat qui sera élu à l’issue du second tour, je lui souhaite bravo et bon vent par anticipation. Je souhaite qu’il continue dans le sens de la paix pour notre pays et d’une démocratie apaisée, gage de développement. Car, nous avons besoin de nous en sortir. Et ce n’est pas l’extérieur qui viendra nous tirer d’affaire de notre situation de sous-développement », conclut le Médiateur de la République. ¦

Actualités 10 mars 2016


Scrutin du 6 mars dernier: Les votes de l'extérieur ramenés au bercail

Par vol Air France, neuf convoyeurs formateurs de la Commission électorale nationale autonome (Céna) ont regagné, mercredi 9 mars dans la soirée, la terre béninoise. C’est Geneviève Nadjo, vice-présidente de la Céna qui les a accueillis à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou.

Mission accomplie pour les neuf convoyeurs formateurs que la Commission électorale nationale autonome (Céna) a envoyés à l’extérieur dans le cadre de l’organisation de la présidentielle du 6 mars dernier afin que les Béninois vivant hors du territoire puissent voter.

Il s’agit de Mathias Nadohou pour l’Allemagne, Nadia Ganyé pour l'Algérie, Pascaline Koumaila pour le Maroc, Patricia Quenum pour l’Italie, Benoît Adékambi pour le Canada, Fréjus Bocco et Grégoire Houdé pour la France, Simplice Gnanguessy pour la Suisse et d’Eric Saïzonou pour les USA. Après les avoir accueillis, Geneviève Nadjo, vice-présidente de la Céna, a précisé que c’est un symbole de ce que la Céna a mis un point d’honneur à organiser le vote au profit des Béninois de l’extérieur. Globalement, ça s’est bien passé, a-t-elle assuré. Selon elle, en donnant les grandes tendances, la Céna n’avait pas tous ces résultats pour les intégrer.
En France, a précisé Fréjus Bocco, le vote a eu lieu au consulat général à Paris, à l’ambassade à Paris, mais aussi à Lille, à Lyon, à Bordeaux, à Marseille, à Toulouse. Il a noté que ce devoir citoyen a été correctement apprécié par les compatriotes. « Nos compatriotes ont pris une part active au déroulement du scrutin », a-t-il témoigné.
Au Canada, a indiqué Benoît Adékambi, le vote s’est déroulé à Ottawa et à Montréal. Les Béninois se sont effectivement mobilisés pour que le scrutin se passe bien. Selon lui, les Béninois de l’extérieur ne doivent pas être seulement convoyeurs de ressources financières mais il faut que les pouvoirs publics leur fassent prendre conscience de leur appartenance à la nation. «C’est le sens qu’il convient de donner à ce qui vient de se passer », a-t-il estimé ajoutant qu’ils ont été très heureux d’être associés au processus électoral.
Après avoir salué la grande détermination de ses compatriotes des Etats-Unis d’Amérique dont beaucoup ont dû prendre des vols pour se rendre à New York ou à Washington accomplir leur devoir civique, Eric Saïzonou a souligné le patriotisme de certains qui l’ont assisté dans sa mission de façon gratuite.Il a rapporté qu’ils souhaitent que l’expérience soit élargie à d’autres Etats.
Mais la mission ne s’est pas déroulée sans difficulté. Aux Etats-Unis, a signalé Eric Saïzonou, il y a eu des frustrations à propos des cartes d’électeur. «C’est le principal grief. Car beaucoup n’en disposaient pas», a-t-il déclaré avant d’inviter les autorités à y penser.
Au niveau de la France, selon Fréjus Bocco, les difficultés sont relatives à la défection de certains membres de postes de vote. Mais, avec la mission diplomatique et consulaire, cette difficulté a été surmontée avec les ajustements pour procéder à leur remplacement. Au Maroc, la principale difficulté a rapport avec l’éloignement des postes de vote des villes où résident certains compatriotes. C’est à Rabat et à Tanger que les Béninois résidant au Maroc ont accompli leur devoir citoyen. ¦

Actualités 10 mars 2016


Observation de l’élection présidentielle du 6 mars 2016: La MOESCA salue le bon déroulement du scrutin

A peine la Commission électorale nationale autonome (Céna) a-t-elle donné les grandes tendances issues de la présidentielle du 6 mars dernier que, la Mission d’observation électorale de la Société civile africaine (MOESCA) a exprimé sa satisfaction, mardi 8 mars. C’est à travers une conférence de presse tenue à l’Infosec à Cotonou, qu’Alain Nzaba, chef de mission, s’est prononcé sur le scrutin.

Le processus électoral ayant conduit à la présidentielle du 6 mars 2016 au Bénin s’est bien déroulé. C’est la grande conclusion qu’a tiré la Mission d’observation électorale de la Société civile africaine (MOESCA).

Le chef de la mission, Alain Nzaba, a précisé que la MOESCA a déployé sur toute l’étendue du territoire béninois, des équipes composées de 81 observateurs internationaux venus de plusieurs pays d’Afrique pour superviser le déroulement du scrutin et répondre à sa vocation de paix. Le constat fait au niveau de la campagne électorale, selon lui, est que «les candidats ont largement fait montre de retenue et de responsabilité citoyenne». Notamment, il a relevé les débats autour des projets de société des candidats durant cette même période. Le jour du scrutin, a-t-il assuré, les équipes de la MOESCA ont observé l’ouverture, le déroulement du vote, le dépouillement et la transmission des résultats. C’était indépendamment du léger retard constaté par endroits pour l’ouverture de certains postes de vote. Mais il a salué les dispositions pratiques qu’a pu prendre la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour remédier à cette situation. Ce qui, selon lui, a permis aux «électeurs de voter dans le calme et sans bousculade».
S’agissant des opérations de dépouillement, de décompte et d’annonce des résultats partiels sur les lieux de vote, Alain Nzaba a estimé qu’elles se sont déroulées de façon transparente, consensuelle et en présence des représentants des candidats et des observateurs électoraux. La MOESCA a apprécié la bonne couverture médiatique du scrutin et salué la présence massive des missions d’observation électorale nationales et internationales. Toutefois, la MOESCA n’a pas manqué de formuler quelques recommandations telles que la distribution à temps des cartes d’électeur, l’affichage des listes électorales devant les postes de vote, une gestion cohérente du patrimoine électoral, l’amélioration du fichier électoral par le traitement des omis et des personnes décédées par des équipes mobiles et un effort de communication plus efficace et moderne.
La MOESCA, selon Alain Nzaba, publiera bientôt un rapport final sur l’ensemble de ses observations?

Actualités 09 mars 2016


Election présidentielle du 6 mars dernier: Les grandes tendances dans les 14 communes de l’Ouémé-Plateau

Sébastien Germain Ajavon, Lionel Zinsou, Patrice Talon, Pascal Irénée Koupaki et Abdoulaye Bio Tchané sont le quinté de l’élection présidentielle du 6 mars dernier dans l’Ouémé-Plateau. Si les grandes tendances glanées sur le terrain se confirmaient, ce sont ces cinq candidats qui disputent les cinq premières places du scrutin au niveau du département.

Le candidat Sébastien Germain Ajavon arrive à la première place avec une très grande percée dans chacune des 14 communes du département à l’exception de Porto-Novo et de Kétou où Lionel Zinsou et Patrice Talon se sont respectivement imposés. Sinon dans la quasi-totalité des 12 autres communes, il vient largement en tête battant parfois de très loin le deuxième qui est resté partout Lionel Zinsou. Mais ces grandes tendances sont à prendre avec des pincettes. Car, elles sont encore très parcellaires puisqu’en la matière seuls les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle doivent être considérés comme vrais.

Commune d’Adjarra

Inscrits : 54 137
Votants : 40 434
Bulletins nuls : 2195
Suffrages exprimés : 38 239
Abstentions : 13 703
Taux de participation : 74,68%

Sébastien Germain Ajavon :
17 140 voix
Lionel Zinsou : 12 634 voix
Patrice Talon : 3446 voix
Pascal Irénée Koupaki : 2070 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 661 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune d’Adjohoun

Inscrits : 35 934
Votants : 26768
Bulletins nuls : 1603
Suffrages exprimés : 25 165
Abstentions : 9166
Taux de participation : 74,49%

Sébastien Germain Ajavon :
11 611 voix
Lionel Zinsou : 6400 voix
Patrice Talon : 3836 voix
Pascal Irénée Koupaki :1350 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 347 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune des Aguégués

Inscrits : 16 129
Votants : 10 944
Bulletins nuls : 434
Suffrages exprimés : 10 510
Abstentions : 5185
Taux de participation : 68, 96%

Sébastien Germain Ajavon :
4557 voix
Lionel Zinsou : 3494 voix
Patrice Talon : 1218 voix
Pascal Irénée Koupaki :367 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 189 voix

Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune d’Akpro-Missérété

Inscrits : 60 892
Votants : 42 828
Bulletins nuls : 2157
Suffrages exprimés : 40 671
Abstentions : 18 064
Taux de participation : 70, 33%

Sébastien Germain Ajavon : 20 189 voix
Lionel Zinsou : 11 180 voix
Patrice Talon : 4 224 voix
Pascal Irénée Koupaki : 2 209 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 475 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats
Commune d’Avrankou

Inscrits : 65 435
Votants : 46 633
Bulletins nuls : 2124
Suffrages exprimés : 44 509
Abstentions : 18 802
Taux de participation : 71, 26%

Sébastien Germain Ajavon :
18 745 voix
Lionel Zinsou : 15 295 voix
Patrice Talon : 5 709 voix
Pascal Irénée Koupaki : 1 679 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 904 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune de Bonou

Inscrits : 6 568
Votants : 4 578
Bulletins nuls : 231
Suffrages exprimés : 4347
Abstentions : 1990
Taux de participation : 69, 70%

Sébastien Germain Ajavon :
1 282 voix
Lionel Zinsou : 815 voix
Patrice Talon : 1 599 voix
Pascal Irénée Koupaki : 301 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 14 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune de Dangbo

Sébastien Germain Ajavon : 7785 voix
Lionel Zinsou : 5 896 voix
Patrice Talon : 4 244 voix
Pascal Irénée Koupaki : 619 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 105 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Municipalité de Porto-Novo

Sébastien Germain Ajavon :
26 393 voix
Lionel Zinsou : 32 093 voix
Patrice Talon : 18 345 voix
Pascal Irénée Koupaki : 9858 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 2880 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune de Sèmè-Podji

Inscrits : 95 352
Votants : 85 953
Bulletins nuls : 6859
Suffrages exprimés : 79 094
Abstentions : 9 399
Taux de participation : 90, 14%

Sébastien Germain Ajavon :
42 967 voix
Lionel Zinsou : 18 464 voix
Patrice Talon : 8176 voix
Pascal Irénée Koupaki : 4 757 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 2 852 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats
Commune d’Adja-Ouèrè

Inscrits : 27 402
Votants : 25 082
Bulletins nuls : 2 320
Suffrages exprimés : 22 762

Sébastien Germain Ajavon :
11 183 voix
Lionel Zinsou : 3259 voix
Patrice Talon : 4636 voix
Pascal Irénée Koupaki : 1 024 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 313 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune d’Ifangni

Sébastien Germain Ajavon : 13 334 voix
Lionel Zinsou : 8 621 voix
Patrice Talon : 1 977 voix
Pascal Irénée Koupaki : 867 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 239 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune de Kétou

Inscrits : 36 319
Votants : 24 314
Bulletins nuls : 1109
Suffrages exprimés : 23 205
Abstentions : 12 005
Taux de participation : 66, 94%
Sébastien Germain Ajavon :
5 655 voix
Lionel Zinsou : 6 331 voix
Patrice Talon : 7761 voix
Pascal Irénée Koupaki : 2001 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 208 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune de Pobè

Sébastien Germain Ajavon :
13 021 voix
Lionel Zinsou : 7 802 voix
Patrice Talon : 4559 voix
Pascal Irénée Koupaki : 1 038 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 152 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Commune de Sakété

Inscrits : 48 558
Votants : 28 957
Bulletins nuls : 1914
Suffrages exprimés : 27 043
Abstentions : 19 601
Taux de participation : 59, 63%

Sébastien Germain Ajavon :
13 489 voix
Lionel Zinsou : 7 802 voix
Patrice Talon : 2 090 voix
Pascal Irénée Koupaki : 589 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 1330 voix
Le reste des suffrages exprimés est partagé entre les 28 autres candidats

Score général au niveau départemental

Sébastien Germain Ajavon : 202 502 voix
Lionel Zinsou : 136 839 voix
Patrice Talon : 68 157 voix
Pascal Irénée Koupaki : 27 971 voix
Abdoulaye Bio Tchané : 10 567 voix

Actualités 08 mars 2016


Scrutin du dimanche 6 mars: Près de trois heures de retard par endroits dans l’Ouémé-Plateau

Les 14 communes de l’Ouémé-Plateau n’ont pas été du reste au cours de l’élection présidentielle du dimanche 6 mars. Elles ont vibré au rythme du scrutin, avec diverses fortunes. Le vote s’est bien déroulé et aucun couac majeur n’a été noté, en dehors d’un retard relativement énorme enregistré par endroits.

9h 29 mn. C’est l’heure à laquelle a ouvert le dernier des postes de vote sillonnés à Porto-Novo, Sèmè-Podji, Adjara, Ifangni, Akpro-Missérété, Dangbo, Adjohoun, dimanche 6 mars. Il s’agit du poste de vote n°8 du centre installé à l’école primaire publique de Gbénonkpo au quartier Tokpota, dans le 5e arrondissement de Porto-Novo. Le vote a été clôturé à ce niveau à 18h29mn.

En dehors de ce cas, la plupart des postes de vote ont ouvert aux alentours de 7h. Il y a même des postes de vote qui ont gagné le pari d’ouvrir à 7h00. C’est le cas du poste de vote n°3 du centre de vote de la place publique Dagbodji sis au quartier Gbécon dans le 1er arrondissement de Porto-Novo. Ce poste a ouvert à l’heure et a fermé à 16h, soit après 9 heures de scrutin conformément à la loi.
Pour Etienne Djossou, président du poste de vote de l’école primaire publique de Gbénonkpo, le retard de 2h 29 mn se justifie par le fait que son équipe n’a pas été vite servie par le coordonnateur de la Commission électorale nationale autonome (Céna) au niveau du 5e arrondissement de Porto-Novo. Son poste de vote a été le dernier à recevoir le matériel électoral. En dehors de cette situation, aucun incident majeur n’a été signalé sur le terrain. Le scrutin s’est déroulé sans anicroche dans les différentes communes sillonnées. Le matériel électoral lourd comme sensible est en nombre suffisant dans les postes de vote visités. Les bulletins, l’isoloir, l’urne transparente, les feuilles de dépouillement, les cachets et autres kits étaient disponibles. On a noté l’absence de l’isoloir dans plusieurs postes de vote de Porto-Novo et d'Ifangni. Ce qui a obligé les agents à réaliser des isoloirs de fortune avec des tables et bancs. Par ailleurs, il est à déplorer la défectuosité des cachets. Mais malgré ces quelques ratés, l’engouement des populations a été fort appréciable. Déjà à 7heures, les postes de vote grouillaient de monde. Les électeurs attendaient nombreux d’accomplir leur devoir citoyen. Le taux de participation pourrait être estimé en moyenne à 70% dans les deux départements. On notait aussi au niveau des postes de vote, des représentants des candidats comme Lionel Zinsou, Sébastien Ajavon, Patrice Talon, Abdoulaye Bio Tchané, Pascal Irénée Koupaki et Aké Natondé. Ils étaient les plus représentés dans les postes de vote.
C’est dans cette ambiance que le préfet de l’Ouémé-Plateau, le premier citoyen du département, a voté à 10h00 au niveau du poste de vote installé dans l’enceinte de la préfecture. Moukaram Badarou a salué tout le calme qui caractérise le scrutin. Ce qui témoigne, selon lui, de l’esprit de maturité du peuple béninois¦

Actualités 07 mars 2016


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