La Nation Bénin...
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Les agents chargés de la distribution des cartes d’électeur dans le 12e arrondissement refusent de travailler depuis le lundi 22 février. Ils exigent du Centre national de Traitement un contrat de travail avant toute reprise de l’opération.
Les agents commis à la distribution des cartes d’électeur dans le 12e arrondissement de Cotonou ont donné de la voix lundi 22 février. Ils ont organisé un mouvement de protestation qui a commencé à la Bourse du Travail. C’est pour se faire entendre des autorités engagées dans le processus électoral. Après maintes concessions faites au Centre national de Traitement, les agents distributeurs de cartes d’électeur ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils ont été reçus à la Bourse du Travail par le secrétaire général de la CSTB, Paul Essè Iko qui, selon eux, ne les a pas satisfaits dans ses propos. Ils se sont par la suite réunis à l’EPP Cadjèhoun, pour décider de la conduite à tenir face à leur situation.
En effet, ils exigent du CNT un contrat de travail qui, estiment-ils, leur avait été pourtant promis lors de la formation mais qui, jusque-là, n’a jamais existé. Leur mouvement de protestation qui a démarré lundi 22 février, fait suite à deux moratoires déjà accordés aux responsables du CNT qui n’ont toujours rien fait.
«Nous voulons un contrat de travail en bonne et due forme qui va stipuler le montant journalier et la date exacte du paiement», a insisté, Paterne Egué, porte-parole des manifestants. «C’est pour éviter le traitement qu’on nous a réservé la dernière fois, que nous avons jugé de nous lever un peu plus tôt. Ils nous ont payés à un taux dérisoire et on n’avait aucun moyen pour protester, étant donné qu’il n’y avait aucune base juridique. C’est la base juridique que nous réclamons aujourd’hui», a expliqué un autre agent qui a requis l’anonymat. «Ils ne veulent pas qu’on distribue les cartes», poursuit-il. Les manifestants dénoncent aussi l’attitude des responsables du CNT aux niveaux communal et départemental. Selon eux, ils sont restés insensibles à leur doléance jusqu'à ce jour. Aussi, disent-ils avoir écrit à la Cour constitutionnelle, et aux candidats. Mais leur appel est resté lettre morte.
Les agents distributeurs n’entendent pas se laisser faire cette fois-ci. «Les frais de photocopie des feuilles statistiques, les frais de déplacements à l’arrondissement au moins deux fois par jour sont à notre charge», s’est indigné Paterne Egué. Une partie des manifestants a décidé par sagesse, de faire le service minimum afin de satisfaire les électeurs qui sont venus retirer leurs cartes. L’autre qui craint qu’on ne prenne pas leurs revendications au sérieux, rejette cette proposition. Il faut noter que 10 jours se sont déjà écoulés sur les 15 que l’opération devait durer?

Avec un début timide, la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 6 mars prochain a fini par gagner en effervescence dans la journée du samedi 20 février dernier dans la commune d’Abomey-Calavi. En dehors des candidats cités comme favoris, les autres candidats tardent à prendre le pli.
Samedi 20 février. Dans la matinée à Abomey- Calavi. La ville se réveille avec son train-train habituel. En dehors des affiches et affichettes des candidats tels que Patrice Talon, Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané et Aké Natondé sur le tronçon Akassato-Abomey-Calavi, qui trônent sur des panneaux et immeubles, aucun autre signe n’annonçait jusque-là, le démarrage de la campagne pour l’élection présidentielle du 6 mars prochain. C’est à croire que la ville n’était pas emballée par la fièvre électorale. Mais cette vue de façade sera vite métamorphosée. Aux environs de 11h44, l’ambiance des grands jours s’installe. On surprend de petits groupes de discussions au quartier Zoca qui parient sur la réussite de tel ou tel autre candidat. D’autres jeunes, s’emploient à poser des affichettes sur tout ce qui leur passe sous les yeux : plaques, panneaux, baraques, portes, fenêtres, motos, mûrs, ou encore clôtures, sans attendre forcément l’autorisation de leurs propriétaires. Leurs gestes retiennent l’attention de plus d’un. Des conducteurs de motos ou de voitures se garent, soit pour les aider à l’œuvre, soit pour les admirer.
A quelques encablures au carrefour Zoundja, on aperçoit une gigantesque caravane des militants d’Abdoulaye Bio Tchané scandant des slogans à la gloire de leur leader.
Un peu plus loin sur le tronçon Kpota-Arconville, s’ébranlent les convois des candidats Lionel Zinsou et Aké Natondé. Les militants de Patrice Talon et de Sébastien Ajavon ont aussi arpenté les rues pour convaincre l’électorat. Dans le rang des partisans de Pascal Irénée Koupaki, c’est la course contre la montre avant les derniers jours de la campagne dans ces mêmes quartiers d’Abomey-Calavi.
Si la mobilisation est grande dans le camp des présidentiables cités supra, pour l’heure, les autres prétendants au fauteuil présidentiel tardent à investir les quartiers de la ville pour solliciter le suffrage des électeurs. Ils ne se distinguent même pas pour le moment par la moindre affiche. Attendent-ils peut-être de mettre le paquet aux derniers jours de la campagne afin de mieux marquer les esprits?¦

Les Jeux olympiques de Rio 2016 approchent à grands pas. Pour être présents à ce rendez-vous, c’est dans la capitale camerounaise, Yaoundé, que les pugilistes béninois et gabonais devront d’abord aller chercher leur qualification à partir du 9 mars prochain. Ils étaient aux prises, samedi 20 février dernier à l’Unafrica de Cotonou.
Pour les pugilistes africains, la route pour les JO de Rio 2016 est encore loin. Ils doivent d’abord participer à un tournoi qualificatif qui démarre le 9 mars prochain à Yaoundé.
En route pour la capitale camerounaise, l’équipe nationale gabonaise de boxe, comme elle en a pris l’habitude, chaque fois qu’elle a une compétition en vue, a choisi Cotonou pour sa mise au vert. C’est pour affiner sa préparation, qu’elle était aux prises, samedi 20 février dernier à l’Unafrica de Cotonou, avec son homologue du Bénin qui, sous la houlette de l’entraîneur national, Aurélien Agnan, affûte aussi ses armes pour ces éliminatoires au niveau de la zone Afrique. C’était à la faveur d’un gala de préparation organisé par la Fédération béninoise de boxe et la Fédération gabonaise de boxe.
Au regard des résultats ayant sanctionné les différents combats qui ont opposé les deux sélections, les pugilistes des deux pays se sont tenus en respect. Sur les 7 combats livrés, chaque sélection a enregistré à l’arrivée, 3 victoires, un match nul et 3 défaites ¦
Résultats des combats :
Combat féminin 4x2mn
Judith Amoussou (Bénin) bat aux points Lewissia Nzamba (Gabon)
Combat amateurs masculin 3x3mn
Jean Agnan (Bénin) bat aux points Larry Manga (Gabon)
Junior Mikamou (Gabon) bat aux points John Fiazonli (Bénin)
Bruno Menié Nzué (Gabon) bat aux points Imorou Tandja (Bénin)
Justin Hounkpèvi (Bénin) bat aux points Fredy Christ Londji (Gabon)
Fiacre Agnan (Bénin) et Vivien Laurent Obamé (Gabon) font match nul
Yaya Roger Tessa (Gabon) bat aux points David Ogbanaya (Bénin)

En moins de cinquante ans, certains pays ont réussi la prouesse de construire de véritables modèles de développement. L’exemple de la Chine, du miracle de la Corée du Sud, et de Singapour sont édifiants. Bien que les modèles de développement et les systèmes politiques qui ont encadré ces succès diffèrent d’un pays à l’autre. Il est intéressant de noter qu’une planification et une vision économique claires ont constitué un socle commun dans chacune des prouesses socio-économiques de ces pays.
Le cas des plans quinquennaux de développement de la Chine pourrait dans une certaine mesure servir d’exemple typique pour lancer l’appareil économique du Bénin en 2021. A l’orée de l’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin, il importe que le président élu soit conscient du besoin inévitable de concevoir un projet d’intervention économique qui prendra véritablement effet en 2021.
Les notions de développement et de bonheur sont des notions abstraites. Pourtant, chaque peuple a la latitude de pouvoir les définir dans une symbiose d’ensemble qui pourrait différer des définitions calquées provenant de l’Occident. Le Bénin n’a jamais pris le temps de procéder à un tel brainstorming. Le projet de développement 2016-2021 par exemple sera inévitablement conçu et exécuté par une poignée d’élites et de cadres qui proposera des solutions éclairées par leurs évaluations subjectives des besoins du Bénin avec les risques que cela comporte.
Alzheimer de la majorité
La vision «Alafia 2025» est louable. Conçue par une équipe pluridisciplinaire de consultants nationaux avec la participation des communautés béninoises,
Alafia 2025 c’est-à-dire paix et prospérité à l’horizon 2025 est une vision qui présente les desiderata des Béninois sur une période de vingt-cinq (25) ans. Elle prévoit faire du Bénin un pays-phare, bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social».
Malgré sa pertinence, elle s’apparente facilement à une chimère, tellement les spécificités des défis à court terme manquent d’être exposées avec une plus grande attention. Il est fort probable que la vision Alafia soit reconduite avec de nouvelles lubies après 2025 si un effort de concertation stratégique et intégrée n’est pas consenti dès 2016. Le président élu en 2016 a une opportunité unique d’être le Martin Luther King de la prospérité économique intégrée du Bénin.
En réalité, depuis qu’il a goûté aux délices de la démocratie, le peuple béninois a caressé pendant plus de deux décennies l’espoir de participer à la conception et l’implémentation des programmes de développement. A l’évidence, cette dimension de la démocratie lui a été systématiquement refusée. Comment interpréter autrement la « maladie d’Alzheimer » dont les majorités sociales sont victimes dans le processus de développement ?
La jeunesse qui se vante de constituer plus de deux tiers de la population n’a jamais participé véritablement à l’élaboration des programmes qui sont conçus pour elle. La confusion est identique lorsqu’on considère que les 70% de la population qui se trouvent dans nos zones rurales et plus de 50% des analphabètes n’ont aucune idée concrète des plans de développement qui sont conçus pour eux, et non avec eux et par eux.
Interventionnisme socio-économique
De façon pratique, de 2016 à 2021, il s’agira de conduire un exercice national qui aura pour but d’identifier les besoins prioritaires à la base et de définir clairement les objectifs SMART que le mandat 2021-2025 devra atteindre quel que soit le leadership qui sera exercé. Toutes les couches et secteurs socio-économiques devront être sérieusement impliqués dans l’exercice: les pêcheurs, les agriculteurs, les footballeurs, les fonctionnaires, les opérateurs économiques, les handicapés, la diaspora, des membres de tous les partis politiques, les étudiants, les chercheurs, etc.
Au terme de l’exercice d’élaboration d’un tel plan national de développement, le nombre précis d’hôpitaux à réhabiliter ou à construire dans la communauté la plus reculée sera connu, les entreprises et structures privées intervenant dans les secteurs prioritaires qui seront volontaires pour contribuer aux projets de société seront connues, les élus municipaux et communaux sauront à l’avance les défis qui les attendent avant même d’être élus…
Quant au président élu, il aura un nombre précis d’objectifs quantifiés à atteindre. Ce dernier devra marquer ses initiatives par une collaboration «ostentatoire» avec la société civile et le secteur privé dans le but de contourner les limites de l’État dans la résolution des problèmes de société. Une communication devra également être bâtie autour des objectifs sur les plans prioritaires de l’économie, la santé et l’éducation.
Le président de la République dans un tel contexte devient un gestionnaire de projets qui rendra compte au peuple. Nous pouvons d’ailleurs convenir de renseigner dans nos dispositifs un pourcentage minimal de réalisations qui devra être atteint par tout dirigeant sortant avant de pouvoir briguer un autre mandat. Les ministres et responsables d’institutions au terme d’une année de fonction, devront présenter un bilan clair en termes de résultats techniques atteints. En cas de non atteinte des objectifs, ils perdraient leurs postes de responsabilité au profit de successeurs courageux qui seraient soumis à la même exigence de résultat.
Démocratie au-delà des élections
Un tel exercice aura des avantages sans précédent pour notre pays. Il permettra au peuple (et non les partis politiques ou le président) de décider de ce qu’il veut pour lui-même. Il permettra aux partis politiques d’avoir une base concrète pour alimenter les spéculations lors des élections. Il empêchera tous les présidents élus après 2020, de réduire à néant les efforts de leurs prédécesseurs. Il permettra d’asseoir plus aisément un système de reddition de comptes au peuple. Il facilitera la création de technopoles dans le secteur privé.
Cet exercice facilitera la collaboration avec les partenaires économiques du pays. Il permettra de mettre en branle une réelle décentralisation et une gestion nationale axée sur les résultats. Il détruira progressivement les bases de la politique d’instrumentalisation des ethnies au Bénin. Par-dessus tout, grâce à lui, la démocratie béninoise aura le privilège de respirer à travers les pores d’une réelle cohésion nationale.
Il est absurde de se lamenter sur nos problèmes de développement alors que des solutions existent. Dans le cas du Bénin, la conception d’un projet d’interventionnisme économique est capitale. A l’instar de la Chine qui a lancé en 2015 son 14e projet quinquennal de développement qui couvrira la période 2021 à 2025, le Bénin a l’opportunité de connaitre la première expérience qui mettra véritablement en marche une machine de développement inclusive en 2021 afin de devenir lui aussi, dans quelques décennies, pourvoyeur d’aide étrangère.
Aussi, pour éviter que notre pays pauvre très endetté croupisse plus longtemps sous l’inefficacité de rêves lointains, oubliant la réalité du potentiel échec cuisant d’un président qui aurait cinq ans pour réduire à néant les efforts de planification stratégique courageusement entrepris par les élites nationales et régionales, il est plus avisé de mettre la population concernée au cœur de l’action publique dès le départ.
Par Alan Akakpo*
*Analyste de politique publique et activiste de développement intégré, actuellement responsable du projet IMANI Francophone Bénin
Economie 19 févr. 2016

Au cours de sa sortie médiatique du 11 février dernier, le Comité de normalisation a annoncé l’organisation prochaine d’une soirée de gala suivie de décorations pour les anciens footballeurs. Une initiative qui réjouit d’avance les principaux concernés.
Début mars prochain, il sera organisé une soirée de gala à l’intention des anciennes gloires du football national. «Ce sera une occasion de retrouvailles avec ces aînés qui ont fait rêver nos compatriotes à un moment donné. Nous voulons désormais les impliquer dans les affaires du football», a annoncé le président du Conor, Rafiou Paraïso, lors de sa sortie médiatique du 11 février dernier. Il précise que ranger cette catégorie d’acteurs au placard ne profitera pas à l’avenir du football du Bénin. Au cours de la soirée, des distinctions leur seront décernées et on «verra dans quelle mesure les impliquer dorénavant dans les affaires du football de notre pays», ajoute Rafiou Paraïso.
Depuis l’annonce de l’évènement, nombreux sont les anciens footballeurs qui se réjouissent déjà. L’ancien international Charles Anah juge par exemple l’idée très géniale. « Ils veulent nous donner une nouvelle vie», se réjouit-il. Il précise que si la promesse arrivait à se réaliser, ses initiateurs n’auront rien fait d’autre que de réparer une injustice. «En tout cas, ce sera une occasion pour nous prolonger la vie», sourit l’ancien gardien de but du club Alliance de Cotonou. Il est soutenu par son équipier Dovi Lakoussan qui qualifie d’immémorial cet acte. «Nous avons passé notre jeunesse à égayer le public. Nous avons défendu vaillamment les couleurs nationales. Et par la suite, plus rien», se désole l’ancien sociétaire des Ecureuils. Il cite l’exemple de certains de ses coéquipiers qui n’ont pas réussi leur vie à cause du football. «Certes, ils ont joué pour eux-mêmes d’abord. Mais après tout, ce sont les couleurs des clubs du pays et surtout du pays qui ont absorbé toute leur jeunesse», rappelle l’ancien sociétaire des Forces armées du Dahomey (Fad) et des Ecureuils, Mamadou Sikirou. Tout en saluant l’initiative, il déclare avoir des appréhensions par rapport à l’organisation pratique. Le militaire-footballeur retraité dit craindre que ledit évènement crée des mécontents. C’est pourquoi, conseille t-il aux organisateurs de bien mûrir leurs réflexions afin que les choses se passent dans l’ordre et que l’ancienneté soit respectée. Pour la plupart «tout ancien footballeur n’est pas forcément une ancienne gloire»¦
Sports 19 févr. 2016

L’interdiction de meetings politiques dans le Borgou-Alibori est levée par le préfet au grand bonheur des acteurs politiques. Mais, le député Rachidi Gbadamassi qui dit être visé par la mesure rapportée, envisage de traduire l’autorité préfectorale en justice afin que, souligne-t-il, cela ne se répète plus.
Le préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou, rapporte le message radio porté n°05/0102/PDBA/SG/SAG/DAG du 11 février 2016, interdisant la tenue des manifestations politiques sur son territoire de compétence. Par un nouveau message radio MR n°03/0115/PDBA/SG/SAG du 16 février 2016, l’autorité préfectorale a levé ce qu’elle appelle «les mesures de suspension des campagnes électorales précoces à risques d’affrontements constatés depuis quelques jours dans certaines localités». Cette décision fait suite, indique-t-elle dans la lettre de transmission du message au délégué militaire départemental et aux maires, à des concertations avec les sages, notables et têtes couronnées de certaines communes ». Ces derniers lui auraient promis « leur engagement à sensibiliser les populations afin de prévenir des risques de troubles à l’ordre public et maintenir la paix». Désormais, les maires sont priés d’autoriser les leaders politiques, candidats et autres partisans «à tenir des meetings de soutien» dans les communes du Borgou-Alibori. Toutefois, ils doivent veiller à ce que les mesures de sécurité des biens et des personnes soient prises, mentionne le message radio.
«Je ne veux pas aller en prison», dixit le préfet
«Je ne veux pas aller en prison parce que des partisans se seraient fléchés ou se seraient fusillés. Je veux bien finir ma carrière», laisse entendre Salamatou Kora Ponou. Face aux membres de la Conférence administrative départementale (CAD Borgou-Alibori)», le préfet a essayé d’expliquer une fois encore, mercredi 17 février les mobiles de l’interdiction des manifestations politiques. «Je ne suis contre aucun candidat...Il y avait une situation de tension et je ne voulais pas que les gens s’affrontent. J’ai voulu prévenir que guérir ; mais je n’ai pas été comprise. Aussi, y a-t-il la maladie Lassa. Réunir beaucoup de monde, soulever beaucoup de poussière pendant que nous vivons encore l’harmattan dans nos zones, était préjudiciable pour la santé de nos populations », développe-t-elle.
Si certains se réjouissent de la nouvelle mesure, d’autres pensent qu’elle laisse libre cours à une campagne précoce et ouvre la porte au piétinement des textes de la République, en l’occurrence le Code électoral. D’autres encore se disent surpris par les raisons évoquées en ce sens que visiblement aucune mesure concrète n’est prise pour faire face éventuellement aux risques d’affrontement évoqués en dehors de la promesse de sensibilisation qu’auraient faite les sages et notables, et que l’épidémie à virus Lassa évoquée continue toujours de sévir durement dans le Borgou et environs.
Bien que la mesure d’interdiction des manifestations qu’il juge «fantaisiste, fantoche et discriminatoire» soit levée par le préfet, le député Rachidi Gbadamassi n’entend pas s’arrêter là.
Menace de poursuite judiciaire
Deux de ses meetings avec le candidat Sébastien Ajavon avaient été empêchés à Banikoara jeudi dernier puis à Parakou vendredi dernier. «Nous allons porter plainte contre le préfet. Nous allons saisir le juge des référés, la Cour constitutionnelle et engager contre elle des procédures administratives et pénales, afin que cela ne se répète plus jamais à Parakou et au Bénin», menace l’élu de la 8e circonscription électorale. Le député dit avoir subi «des préjudices tant sur le plan moral que financier» et souhaite une réparation de ces dommages.
Avec la levée de l’interdiction de l’organisation des manifestations politiques en cette période de précampagne, Rachidi Gbadamassi estime que c’est la «victoire de la démocratie sur l’autocratie, sur la dictature, sur l’abus de pouvoir».
C’est avec indignation et désolation que les acteurs politiques qui avaient projeté des rencontres au profit de leurs candidats respectifs, avaient accueilli la décision du préfet. Désormais, ils ont les coudées franches pour vulgariser les projets de société de ceux-ci, en attendant l’ouverture officielle de la campagne électorale?

Le mercure, métal qui entre dans la fabrication des piles, constitue une menace pour l’environnement. Après la mise en service du laboratoire de surveillance environnementale, ce métal qui fait partie du quotidien de l’homme du fait de l’usage des piles et autres matériels techniques devient une préoccupation.
Dans quels aliments peut-on retrouver le mercure ? Quel est son degré de toxicité ? Existe-t-il un plan pour la surveillance environnementale et comment s’opèrent les prélèvements ? Après avoir répondu à ces préoccupations, Bertin Bossou, biologiste spécialisé en Gestion de l’environnement et Qualité des eaux, chef du service de la Police environnementale et des Pollutions, responsable adjoint du Laboratoire de surveillance environnementale, apaise les inquiétudes.
«Le mercure n’est pas un oligo-élément. Il est toxique et écotoxique sous toutes ses formes organiques et pour tous ses états chimiques», reconnait le chef du service de la Police environnementale et des Pollutions. Son utilisation, enseigne-t-il, est réglementée pour les usages que les gens en faisaient, notamment dans l’Union Européenne depuis les années 2000.
Selon Bertin Bossou, le mercure est un élément chimique de symbole Hg dix et de numéro atomique 80. Il explique, le mercure est un métal argenté, brillant, le seul se présentant sous forme liquide dans les conditions normales de température et de pression, conditions dans lesquelles il se vaporise toutefois assez aisément.
Le mercure est également un puissant neurotoxique et reprotoxique sous toutes ses formes organométalliques (monométhylmercure et diméthylmercure), de sels (calomel, cinabre) et sous sa forme liquide en elle-même.
L’empoisonnement au mercure, explique-t-il est appelé "hydrargisme". On le soupçonne également d’être l’une des causes de la maladie d’Alzheimer, du syndrome de fatigue chronique, de la fibromyalgie et d’autres maladies chroniques, relève le responsable adjoint du Laboratoire de surveillance environnementale.
En 2009, le Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue) a décidé d’élaborer un instrument juridiquement contraignant sur le mercure. Le Comité de négociation intergouvernemental chargé d’élaborer cet instrument juridique s’est réuni en janvier 2011 au Japon puis à Nairobi, fin octobre 2011.
La toxicité du mercure dépend notamment, explique Bertin Bossou, de son degré d’oxydation. Au degré 0, il est toxique sous forme de vapeur mais les ions de mercure II sont bien plus toxiques que ceux de mercure I.
L’effet de la toxicité du mercure chez l’homme, selon lui, se dévoilant sous sa forme vapeur et se manifeste par les voies respiratoires, pour se solubiliser dans le plasma, le sang et l’hémoglobine. Transporté par le sang, le mercure attaque ensuite les reins, le cerveau et le système nerveux, poursuit-il.
Malgré sa haute toxicité, ce métal fait l’objet de nombreuses utilisations, révèle Bertin Bossou. Il est utilisé pour produire de nombreux remèdes, simples ou composés.
Le mercure utilisé en homéopathie
Le mercure a été utilisé probablement dès 2700 avant Jésus-Christ pour amalgamer l’or, l’argent ou d’autres métaux, fait remarquer le responsable adjoint du Laboratoire de surveillance environnementale. De plus, retient-il, du fait de la densité élevée de ce métal, Torricelli utilisa du mercure pour la création de son baromètre en 1643.
Par ailleurs, le mercure est utilisé en homéopathie, dans la fabrication de thermostat à basse tension et comme conducteur. La vapeur de mercure, fait savoir le scientifique, est utilisée dans la fabrication de lampes fluorescentes.
La consommation de certaines espèces de poissons prédateurs, indique Bertin Bossou,à l’instar du thon, du marlin, de la moule, de l’espadon et du requin représente une source importante d’exposition et de risque pour l’homme, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants.
Les amalgames dentaires à base de mercure sont la première source d’exposition au mercure dans les pays développés.
Aujourd’hui, le plan pour la surveillance environnementale est en cours d’élaboration,car c’est actuellement que le laboratoire est en train d’être installé. Les appareils sont en train d’être installés et l’Agence internationale de l’énergie atomique a souhaité qu’elle puisse être fonctionnelle en 2016.
Par rapport au plan d’échantillonnage, le devis est en cours d’élaboration et sera axé sur les milieux marin, côtier et de sédiments, afin d’apprécier les quantités de mercure qu’ils renferment. Les prélèvements, rassure-t-il, se feront sur la base de méthodes scientifiques en fonction des campagnes(quatre environ par an à raison d’un par trimestre). Cela permettra, estime-t-il, de conduire des travaux en laboratoire. A partir des résultats, une base de données sera disponible pour permettre à l’autorité de prendre les décisions qui s’imposent.
Le Bénin ayant signé la convention sur le mercure qu’on appelle convention de Minamata, il respectera les exigences internationales. Un état des lieux sur l’état du mercure sera élaboré sous peu, dévoile le spécialiste, en vue des besoins et de son utilité?

La dernière production de la série de trois réalisée par l’artiste Stan Tohon Ibitosh en faveur des candidats à l’élection présidentielle du 6 mars prochain est disponible. Après Aké Natondé, Patrice Talon, c’est le tour du général Robert Gbian de bénéficier de l’attention de cet artiste qui, à travers un single à lui consacré, le présente comme «un homme de paix» capable de beaucoup apporter à son pays.
Le premier élément que vante l’artiste Stan Tohon Ibitosh dans son single dédié au général Robert Gbian, c’est sa qualité d’homme de paix. L’artiste voit en cet intendant militaire à la retraite, ancien directeur du cabinet militaire du président Boni Yayi, un homme à même de conduire à sa suite, les rênes du pouvoir d’Etat. « C’est un homme qui aime les Hommes. Il est très soucieux du bien-être de son prochain et est très porté vers le social», énumère ensuite l’artiste pour mettre en lumière les qualités de ce présidentiable à qui il a décidé de consacrer un single. Ce projet, détaille-t-il, est une contribution non pas à la cause du seul général Gbian, mais à la paix au Bénin en général. Stan Tohon Ibitosh soutient que pour avoir vu Robert Gbian à l’œuvre, il est convaincu qu’une fois à la tête du pays, il fera le bonheur de ses compatriotes et tout particulièrement celui des artistes. «Il adore les artistes et a un projet de société dans lequel les artistes seront à l’aise… C’est un homme imposant pour que le Bénin soit un et indivisible parce qu’il ne fait pas de distinction entre le Nord et le Sud», vante l’artiste qui, dans une chanson unique composée à la gloire du candidat, et présentée à la presse, mardi 16 février dernier au Centre de promotion de l’Artisanat de Cotonou invite les électeurs à lui apporter un soutien massif.
Au cours de cette même rencontre de présentation du single, Stan Tohon Ibitosh a invité les électeurs à sortir massivement pour le retrait de leurs cartes d’électeur, condition première pour accomplir le vote, quel que soit le choix du candidat. Il a également annoncé la sortie prochaine d’une compilation intitulée « Hit parades présidentielles 2016 ». Une réalisation qui fera la synthèse entre les trois productions faites au profit des candidats Aké Natondé, Patrice Talon et Robert Gbian. A celles-là s’ajouteront le morceau composé au profit de Ladislas Prosper Agbessi qui lui s’est retiré de la compétition et celui qu’il comptait mettre à la disposition du staff du juge Angelo Houssou qui finalement n’a plus été de la compétition. Le dernier titre de ce compil dédié à l’élection présidentielle est une exhortation de l’artiste en direction du peuple électeur afin qu’il fasse l’option de la paix, quelles que soient les circonstances. C’est, explique-t-il, la suite de son précédent single «Mimbi wayi voter» entendez allons-y voter tous¦

Des observateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) étaient, lundi 15 février, au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Objectif : s’imprégner du niveau des préparatifs de l’élection présidentielle du 6 mars prochain.
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) oeuvre pour une transition apaisée au Bénin, au soir du 6 avril prochain. C’est dans ce cadre qu’elle a dépêché une délégation composée d’une vingtaine d’observateurs en vue de s’assurer des dispositions prises par le pays pour un scrutin libre et transparent. Laquelle était dans les locaux de la Cour constitutionnelle, lundi 15 février.
Avec leurs hôtes, le président Théodore Holo et les membres de l’institution ont surtout mis l’accent sur les aspects légaux et constitutionnels visant à favoriser un bon cadrage de l’élection présidentielle du 6 mars prochain. Du point fait par le porte-parole de la délégation, Boladé Eyinla, les échanges ont également porté sur l’accompagnement que pourrait apporter la Cédeao pour le bon déroulement du processus électoral.
«Nous sommes venus nous assurer de ce que toutes les dispositions prises par la Cour constitutionnelle sont en accord avec le protocole de la Cédeao sur la démocratie et la bonne gouvernance et voir dans quelles mesures nous pouvons l’accompagner pour la transparence de l’élection présidentielle», a-t-il expliqué.
Il souligne que le président de la Cour constitutionnelle, les a informés sur les jugements déjà prononcés par l’institution dans le cadre de cette élection. Se réjouissant du dispositif mis en place par le Bénin pour assurer un bon déroulement du scrutin, il a expliqué que toutes les dispositions prises répondent aux règles juridiques et constitutionnelles béninoises. Mieux, indique-t-il, la Cour constitutionnelle veille aussi à ce que toutes les structures concernées par le présent scrutin jouent convenablement leur partition. Il ressort des explications qui lui ont été fournies par le président Théodore Holo, que la distribution des cartes d’électeur est déjà effective.
La délégation s’est dite aussi satisfaite du point à elle fait par les membres de la Cour constitutionnelle et promet en faire un compte rendu fidèle au président de la Commission de la Cédeao. Il précise que s’il y a d’autres besoins de suivi, cela sera recommandé au chef de l’Etat, Boni Yayi, qui devra interagir avec les structures béninoises impliquées dans le processus électoral, afin que le scrutin puisse se dérouler dans la quiétude et la paix. «Notre souhait est qu’au lendemain de ladite élection, le Bénin continue d’être un pays de paix et de sécurité dans l’espace Cédeao», a-t-il espéré.
Assurance !
La délégation de la Cédeao est présente au Bénin depuis une semaine environ. Selon les explications du porte-parole, Boladé Eyindé, avant la Cour constitutionnelle, l’équipe a déjà pris langue avec les autres acteurs et structures impliqués. Il s’agit en l’occurrence de la Commission électorale nationale autonome (Céna) et des médias.
De son côté, a-t-il poursuivi, la Céna nous a-t-elle aussi fait un inventaire du niveau de préparation dudit scrutin. Aussi, les observateurs de la Cédeao disent-ils avoir été briefés sur le rôle que jouent les médias pour éviter de relayer les discours haineux des politiciens pouvant mettre à mal la cohésion sociale.
Globalement, les hôtes du président de la Cour constitutionnelle se disent rassurés des mesures élaborées par les différentes structures compétentes. Mieux, ont-il noté, les ressources allouées à l’organisation du scrutin sont utilisées à bon escient. «Ce qui est encourageant dans le rang du gouvernement béninois, c’est que les fonds destinés à l’élection ne sont pas utilisés comme des instruments politiques pour biaiser le processus», a-t-il salué.
Du bilan fait à la délégation par les différentes institutions, le porte-parole a conclu que selon la théorie démocratique, le Bénin est fermement sur la voie de la consolidation de la démocratie en Afrique. «Nous avons espoir que le processus électoral en cours en donnera davantage les preuves», a-t-il formulé¦

Des photos des personnes mentalement malades vulgairement appelées fous sont exposées à la Place Bayol de Porto-Novo. L’initiative émane de l’Ong Vie et Solidarité en collaboration avec l’Office du Tourisme, une structure sous tutelle de la mairie de Porto-Novo. L’exposition itinérante qui s’étend jusqu’au 22 mars prochain a été lancée lundi 15 février par le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, Dr François Ahlonsou.
Des œuvres photographiques de malades mentaux exposées sur la place publique comme si on était à une foire. L’initiative est originale. Il faut vraiment être Louis Oké-Agbo, président de l’Ong Vie et Solidarité pour l’entreprendre. Ces œuvres sont en exposition à la Place Bayol de Porto-Novo. Pour Louis Oké-Agbo, son initiative vise à rappeler à la conscience collective que les malades mentaux sont des êtres humains, des frères et sœurs à nous. Et par conséquent ils ont besoin de notre affection et surtout de notre accompagnement dans le cadre du processus de leur rétablissement sanitaire. L’exposition vise en d’autres termes à déstigmatiser la maladie mentale et à inviter le public à se résoudre à changer d’attitude vis-à-vis de cette catégorie de personnes. Le titre de l’exposition en dit d’ailleurs long. Elle est intitulée «Wagninnan» qui signifie en fon «l’Amour». Car, pour Louis Oké-Agbo, tous les hommes sont de potentiels candidats à la folie. L’homme dit connaître très bien ce milieu étant lui-même animateur d’ateliers d’art avec les malades mentaux du centre psychiatrique de Jacquot à Cotonou. La vingtaine de photos de fous exposées ont été prises, à en croire l’initiateur, entre 2010 et 2015 sur l’ensemble du territoire national notamment Porto-Novo, Ouidah, Cotonou, Abomey, Natitingou et Parakou. Certains des malades mentaux seraient décédés. L’exposition qui a démarré par Porto-Novo se veut itinérante. Elle s’étend jusqu’au 22 mars prochain aux autres villes comme Cotonou, Ouidah, Abomey et Bohicon, a expliqué Louis Oké-Agbo.
Procédant au lancement officiel de l’exposition, le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, docteur François Ahlonsou a salué l’initiative de l’Ong Vie et Solidarité. Médecin de formation, il a mis l’accent sur les causes et les manifestations de la folie. Et les personnes atteintes de cette maladie méritent notre assistance. Elles ne doivent pas être marginalisées. L’amour constitue aussi un important médicament qui peut soulager l’homme dont le mental est perturbé. Docteur François Ahlonsou a invité toute l’assistance à accorder une attention particulière aux personnes qui traversent des moments difficiles dans leur entourage afin d’éviter pour ces dernières, la destruction de leur état mental et psychique¦
Culture 16 févr. 2016