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Nouvelles

Numérique et digitalisation: Les membres du Ces édifiés sur les acquis
Alors que leur session s’achemine vers sa fin, les membres du Conseil économique et social (Ces) ont sollicité le ministère du Numérique et de la Digitalisation pour leur présenter les actions du gouvernement dans ces domaines. Ce qui a été effectivement fait, ce mardi 21 mars, au siège de l’institution. Au constat, des réformes pertinentes ont été menées, des projets structurants déployés et des résultats concrets obtenus.A la faveur d’une séance initiée, ce mardi 21 mars, au siège de leur institution sur le thème « Le secteur du numérique : les enjeux, défis et perspectives », les membres du Conseil économique et social (Ces) comprennent mieux les projets du gouvernement dans le secteur du numérique et de la digitalisation. Ils en savent davantage sur ce qui est prévu, ce qui est déjà fait et ce qui sera fait dans les prochains mois. Ces échanges qui se sont déroulés en marge de la première session ordinaire de l’année vont permettre aux conseillers de mieux jouer leur rôle constitutionnel, notamment celui de « donner des avis et de formuler des orientations à l’endroit du gouvernement et de l’Assemblée nationale sur des questions d’ordre économique et social ». « A cette fin et en vue d’être bien aguerris pour accomplir cette mission républicaine, il nous revient de nous informer et de nous imprégner suffisamment des actions entreprises par les pouvoirs publics dans le cadre de la consolidation de notre tissu économique et de la promotion d’un développement inclusif », faisait savoir Tabé Gbian, président du Conseil économique et social à l’ouverture des échanges. Ce besoin de cerner davantage ce secteur du Programme d’action du gouvernement (Pag) s’est surtout fait sentir après la présentation de ce précieux document, principale référence des réalisations du gouvernement, par Johannes Dagnon, conseiller spécial du président de la République, en octobre dernier. Il était question donc pour Tabé Gbian et ses pairs de savoir le niveau de réalisation de cette ambition du gouvernement qui s’appuie sur le développement massif des infrastructures et la généralisation de l’accès au haut débit, les proportions dans lesquelles les programmes développés dans le secteur impactent réellement l’économie béninoise et le quotidien des citoyens, les différentes implications surtout sociétales de l’utilisation des technologies du digital, l’encadrement juridique, règlementaire et législatif pour une bonne utilisation des outils numériques, etc.

Résultats édifiants

C’est Ahmed Sacca Yarou, directeur de cabinet du ministre du Numérique et de la Digitalisation, qui a étanché la soif de connaissance des conseillers. Dans son développement, il a présenté les faits marquants du premier quinquennat, les impacts majeurs du secteur du Numérique, les priorités dans le secteur du Numérique au cours du second mandat, les opportunités du Numérique pour le Ces, les contributions de l’institution au développement du Numérique ainsi que les enjeux, défis et perspectives. «Dans le secteur du Numérique, le Pag 2016-2021 a permis de conduire six réformes majeures et de mettre en œuvre six projets phares. Quant au Pag 2021-2026 qui vise à capitaliser et renforcer les acquis du premier programme, quatre réformes sont en cours de conduite avec six projets structurants dans le secteur du numérique », a indiqué le présentateur. S’agissant des réformes dans le secteur du Numérique lors du premier mandat, Ahmed Sacca Yarou parle d’abord de la mise en mouvement des investissements dans le secteur. Cela se traduit par l’élaboration de nouveaux cahiers des charges pour les Opérateurs mobiles et Fournisseurs d’Accès Internet, la revue des indicateurs de qualité de service des réseaux, l’adoption de nouvelles modalités d'attribution et d'exploitation des codes Ussd et la mise en place de la portabilité des numéros mobiles et de nouvelles conditions d’identification des abonnés. Il y a également l’émergence d’acteurs efficaces avec la transformation du paysage des Opérateurs mobiles qui sont passés de cinq acteurs à deux et la restructuration des opérateurs publics du secteur des télécommunications qui a consacré la création de la Société béninoise d’infrastructures numériques (Sbin), de la Société béninoise des infrastructures de radiodiffusion (Sbir) et de Bénin diffusion. La réforme de la règlementation a été aussi faite. Ainsi, il y a eu l’élaboration et la promulgation de la loi 2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin, telle que modifiée par la loi 2020-35 du 06 janvier 2021 et la prise de décrets et arrêtés d’application structurants du Code puis la tenue de séances de sensibilisation pour vulgariser le Code. Au nombre des projets structurants, il énumère avec les résultats obtenus, le déploiement de l’internet Haut et Très Haut débit sur toute l’étendue du territoire, la transition vers la Télévision numérique terrestre (Tnt) avec entre autres la construction de l’infrastructure technique de collecte et de diffusion sur 29 sites et couverture de plus de 95 % de la population du Bénin par la Tnt, la mise en œuvre de l’administration intelligente (Smart Gouv), la généralisation de l’usage du eCommerce, la généralisation et l’usage du Numérique par l’éducation et la formation puis la promotion et le développement de contenus numériques. De manière concrète, ces réformes et projets structurants ont permis d’impacter le quotidien des citoyens et l’activité économique. Cela se laisse clairement constater par la mise en place des fondamentaux de l’économie numérique, l’amélioration de l’accès à l’internet et l’administration électronique et développement des eServices et le renforcement de la confiance numérique du pays et une plus grande attractivité pour les investissements. « Les citoyens développent une nouvelle expérience de consommation du service public dans un environnement plus sécurisé », explique le directeur de cabinet avec des exemples concrets à l'appui. En ce qui concerne le second quinquennat, les principaux projets structurants sont la phase 2 du déploiement de l’Internet haut et très haut débit sur l'ensemble du territoire national, la phase 2 de la mise en œuvre de l’Administration Intelligente ou Smart Gouv, le développement des usages et de la confiance numériques, la transformation numérique des collectivités locales, la modernisation des médias de service public et l’accès des citoyens aux médias et à l'information de qualité. Du côté des réformes, il y a la règlementation du déploiement des réseaux locaux numériques pour toute construction à usages professionnel ou collectif, la création d'un observatoire du numérique, la modernisation des cadres règlementaire et institutionnel de l'audiovisuel et de la communication y compris le code de l’information et la réforme sur les compétences numériques exigibles lors des recrutements de personnel de l’Etat et dans le système éducatif.
Société 24 mars 2023


1re session ordinaire du Ces: Les travaux clos sur une note de satisfaction
Plusieurs sujets ont été examinés et vidés au cours de la 1re session ordinaire du Conseil économique et social (Ces) dont les travaux ont pris fin ce jeudi 23 mars. La cérémonie de clôture a été marquée par la présence d’Adrien Labaune, secrétaire général de l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires francophones (Ucesif).Démarrée le mercredi 22 février dernier, la 1re session ordinaire du Conseil économique et social (Ces) a pris fin ce jeudi 23 mars à Cotonou. Au cours des travaux, les conseillers se sont penchés sur un certain nombre de préoccupations dont notamment : la poursuite de l’étude des sujets d’autosaisine portant sur la contribution du transport routier à l’économie béninoise, la promotion de l’intercommunalité au Bénin et les enjeux de la sécurité routière. L’examen et l’adoption aussi bien du rapport d’activités au titre de l’année 2022 de Tabé Gbian, président du Ces, que du procès-verbal de la 1re session extraordinaire de l’institution pour le compte de l’année sans oublier l’atelier sur les enjeux, les défis et les perspectives du secteur du numérique au Bénin, étaient aussi au menu de cette session. Au terme de la session, Tabé Gbian, président de l’institution, s’est réjoui de la performance des conseillers puisque à l’en croire, l’essentiel des travaux prévus a été réalisé. En ce qui concerne l’étude des sujets d’autosaisine, le président du Ces souligne que la phase intellectuelle en prélude aux visites de terrain et à l’audition des personnes ressources a été bouclée. En ce qui concerne l’examen et l’adoption de son rapport d’activités, Tabé Gbian s’est félicité du fait que cet exercice s’est déroulé conformément à la lettre et à l’esprit de l’article 17 du règlement intérieur du Ces. Au cours de cette même session, les conseillers ont eu aussi l’occasion d’échanger avec le directeur de cabinet du ministre du Numérique et de la Digitalisation sur le thème : « Le secteur du numérique au Bénin: Enjeux, défis et perspectives ». Le président du Ces affirme qu’à l’issue de leurs échanges, ils ont été édifiés sur certaines préoccupations notamment le cadre juridique du secteur du numérique au Bénin, le bilan des réformes engagées, les infrastructures mises en place, la place du Bénin dans le secteur, les goulots d’étranglement et les perspectives envisageables. La session a aussi permis aux conseillers de procéder à l’élection du nouveau vice-président de l’institution en la personne de Laïssi Radji, en remplacement de feu Nestor Wadagni, pour le reste de la mandature. « Comme vous pouvez le constater, au terme de quatre semaines de travaux, nous avons allié dévouement et qualité du travail. Il me plaît de vous témoigner toute ma gratitude pour cette dynamique d’ensemble qui augure d’une bonne ambiance de travail », a-t-il lâché, tout en renouvelant ses remerciements aux conseillers pour leur disponibilité habituelle. Assemblée générale de l’Ucesif La clôture de cette première session ordinaire du Ces a été marquée par la présence d’Adrien Labaune, secrétaire général de l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires fran-cophones (Ucesif). Sa visite intervient dans le cadre de la tenue, les 1er et 2 juin prochains, à Cotonou, de l’Assemblée générale de l’Union. « Je suis à Cotonou pour préparer l’Assemblée générale de l’Ucesif et m’entendre avec le Ces qui est membre fondateur de l’Union sur l’organisation de cet évènement et sur son importance à Cotonou», a-t-il fait savoir. Il informe que l’enjeu de cette assemblée générale est de valoriser les travaux de l’ensemble des Conseils économiques et sociaux membres et de permettre à l’ensemble des décideurs politiques de pouvoir les inclure dans leurs réflexions quant à la manière dont ils élaborent les politiques publiques sur la base des besoins des populations. Actualités 24 mars 2023


Partenariat mondial pour l’éducation: Le Bénin déterminé à décrocher de nouveaux financements
Le Groupe local éducation (Gle) a tenu, ce jeudi à Porto-Novo, une session extraordinaire de validation du document intitulé « le Pacte de partenariat » pour la mobilisation de nouveaux financements annoncés par le Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) pour la transformation du système éducatif béninois. Les travaux ont été présidés par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, chef de file des ministres chargés de l’éducation.Un pas de franchi par le Bénin dans le cadre du processus en vue de la mobilisation des nouveaux financements annoncés par le Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) pour le développement et la transformation du système éducatif béninois. Le document technique intitulé : « le Pacte de partenariat » élaboré à cet effet par des experts commis à la tâche a été approuvé, ce jeudi, par le Groupe local éducation (Gle) lors d’une session extraordinaire de ses membres et qui s’est tenue au ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) à Porto-Novo. Les travaux ont mobilisé toutes les parties prenantes devant aider le gouvernement à assurer des lendemains meilleurs au système éducatif béninois. Il y avait des Partenaires techniques financiers (Ptf), des Ongs, des acteurs de la société civile engagés dans le secteur de l’éducation sans oublier les représentants des partenaires sociaux et des parents d’élèves. 71 millions de dollars Ouvrant les assises, Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire, chef de file des ministres chargés de l’éducation et président du Gle, a insisté sur l’importance de la session. Selon lui, l’actualisation du Plan sectoriel pour l’éducation 2018-2030 en cours, induite par l’option de l’extension de l’éducation de base en classe terminale, nécessite des financements complémentaires à rechercher auprès des Ptf. Le Pme, dans ce cadre, a déjà annoncé au Bénin, quatre nouveaux financements entrant dans le prochain cycle (2021-2025). Le premier concerne le financement pour la transformation du système pour un montant de 25,7 millions de dollars et le deuxième est dénommé : fonds à effet multiplicateur pour un montant de 30 millions de dollars. Les deux derniers financements sont intitulés : accélérateur de l’éducation des filles pour un montant de 12,85 millions de dollars et : financement pour le renforcement des capacités du système pour un montant de 2,4 millions de dollars. Ces quatre nouveaux financements en instance de mobilisation auprès du Pme sont destinés à transformer et à améliorer davantage le système éducatif béninois, a précisé Salimane Karimou. Seulement, pour décrocher ces financements, le Bénin se doit de mener certaines actions notamment procédurales. Il faut élaborer une requête qui prend en compte des activités éligibles aux guichets de financement du Pme. Le Bénin a, à cet effet, élaboré une requête comportant cinq thématiques, tenant compte de la situation de son système éducatif. Il s’agit de l’Appui à la préparation du pacte de partenariat ; Appui à la préparation de la révision du Plan sectoriel de l’éducation ; Appui à la coordination sectorielle et à la préparation de revue annuelle sectorielle conjointe de l’éducation ; Appui au développement du plan d’accélération de l’éducation des filles au Bénin et Appui à la production des données statistiques du secteur de l’éducation.

Document national consensuel

Le Bénin a élaboré un document de priorisation des grandes options de la politique éducative suivant les domaines d’analyse tels que l’accès, équité, inclusion, genre, qualité et coordination sectorielle. La session extraordinaire d’hier, a permis au Gle de valider le premier draft du Pacte de partenariat rédigé par une équipe technique nationale mise en place par le ministre. Ce premier jet a été déjà envoyé à bonne date au secrétariat du Pme pour approbation. Lequel a fait ses observations déjà intégrées au document par les experts. La séance de ce jeudi a permis d’approuver de façon consensuelle le Pacte de partenariat par le Gle. Le document a subi quelques commentaires et recommandations pour mieux l’étoffer. Une fois approuvé, le Pacte sera transmis au Conseil d’administration du Pme pour examen et approbation, au plus tard le 31 mars prochain. Ouattara Ali, représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam), vice-président du Gle, chef de file des Ptf du secteur de l’éducation et Djanabou Mahondé, représentant résident du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), se sont réjouis de la bonne évolution du processus. Ce qui permettra in fine au Bénin de parvenir à décrocher les nouveaux financements annoncés par le Pme pour accroitre les performances du système éducatif béninois.
Actualités 24 mars 2023


Pôle agroalimentaire d’Abomey-Calavi et caserne d’Allada: Patrice Talon constate l’avancement des chantiers
Le chef de l’Etat est allé visiter, ce jeudi 23 mars, le chantier de construction du pôle agro-alimentaire et de l’abattoir d’Abomey-Calavi d’une part et la nouvelle caserne d’Allada d’autre part. Si au niveau de l’infrastructure marchande, les travaux sont presque à terme, le camp militaire lui, accueille déjà ses occupants.Les commerçants de produits en gros et ceux des abattoirs du marché international de Dantokpa pourront s’installer dans les prochaines semaines dans leurs nouveaux locaux érigés dans la commune d’Abomey-Calavi. C’est ce qu’on peut dire au regard de l’état d’évolution du chantier constaté par Patrice Talon, président de la République, ce jeudi 23 mars, au cours de la visite qu’il a effectuée sur les lieux. Cette plateforme agroalimentaire en construction au quartier Zopah s’étend sur une superficie de 168 ha 18a 6. Le chef de l’Etat, accompagné de José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a parcouru presque l’entièreté de la superficie pour toucher du doigt la qualité des travaux. En réalité, il ne reste que la finition et les travaux confortatifs pour que le chantier soit livré. D’ailleurs, informe-t-on, la majeure partie du personnel affecté à cet ouvrage est déjà démobilisée. Les travaux de la plateforme agroalimentaire constituée d'un marché physique de gros, d'un abattoir et des bâtiments techniques et administratifs dans le Grand Nokoué à Abomey-Calavi ont été lancés en janvier 2021. Ce pôle agroalimentaire est composé de deux entrepôts frigorifiques à température positive de 99 000 m² chacun, intégrant des locaux spécialisés notamment la boucherie et les poissonneries, des locaux techniques et des sanitaires. Selon les prévisions, l’infrastructure comporte aussi six zones de produits vivriers constituées de deux bâtiments vrac « Case » et quatre bâtiments « Carreaux » intégrant les locaux techniques et sanitaires. [caption id="attachment_94428" align="alignnone" width="450"] Le chef de l'Etat appréciant le niveau d'avancement...[/caption] Le pôle agroalimentaire et l’abattoir constituent, selon le gouvernement, des solutions partielles à la restructuration de l'offre marchande et commerciale concernant le marché Dantokpa». Ce pôle va récupérer le marché de gros de Dantokpa, dans une logique plus moderne, avec une logistique innovante dans la sous-région ouest-africaine.

Au camp !

Patrice Talon s’est également rendu à la caserne d’Allada. Cette infrastructure ultramoderne qui accueille la garde nationale, la nouvelle composante des Forces armées béninoises (Fab), constitue une des réalisations majeures du régime de la Rupture. Depuis la fin des travaux et son occupation par les bénéficiaires, c’est la toute première fois que le chef suprême des armées s'y rend. Guidé par des officiers, le président de la République a visité les différents compartiments, de la réfection à la salle de tirs en passant par les dortoirs, les bâtiments administratifs, la salle de compresseur d’air, etc.
Actualités 24 mars 2023


Transformation de soja dans la commune de Kouandé: Une unité moderne aux femmes de Chabi Couma
Trois coopératives de femmes transformatrices de soja en fromage bénéficient depuis mercredi 22 mars dernier d'un complexe moderne de transformation à Chabi Couma dans la commune de Kouandé. Une réalisation du Projet promotion de l’Agriculture (ProAgri4) de la Coopération allemande au Bénin en collaboration avec la mairie de Kouandé et le Centre de formation Liweitari.Les transformatrices de soja en fromage des coopératives Isso Issinan, Lahinssiré 1 et 2 de l’arrondissement de Chabi Couma, membres de l’Agribusiness Cluster Soja de l’Atacora bénéficient de la première unité moderne de transformation du soja au Bénin. Cette réalisation, elles la doivent à l’équipe du ProAgri4 qui, de concert avec la mairie de la localité et le Centre de formation Liweitari, a voulu rendre ainsi leur activité moins pénible et plus lucrative. Installée sur un périmètre d’un demi-hectare offerte par la commune, l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma est un bloc subdivisé en trois compartiments. Chacun des compartiments dispose d’un magasin de matières premières, d’une salle de trempage avec robinet et bassines, d’une salle de moulin avec machine, d’une salle de travail, et d’un magasin de produit fini. Toutes les salles de travail comportent des tables et étagères en structure métallique avec des roulettes (qui facilitent le déplacement de la matière première et du matériel) et quatre foyers améliorés. Alimenté à l’énergie solaire, le site dispose d’un château d’eau à pompe immergée, de toilettes modernes et d’un local technique. Tout ceci en fait une unité autonome et unique en son genre au Bénin en ce sens qu’elle permet désormais aux femmes transformatrices de soja de respecter la règle d’or à savoir «?la marche en avant?», dans leur processus de fabrication du fromage. La cérémonie de mise en service officielle de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma a connu la présence de plusieurs autorités du ministère de l’Agriculture, du département de l’Atacora et de la commune de Kouandé, de l’équipe du ProAgri4 ainsi que des différents projets du Secteur Vert de la Giz au Bénin. Dans son discours d’inauguration, Françoise Comlan Assogba, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture a déclaré que la construction de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma témoigne de l’effectivité de l’émergence de la filière soja au Bénin. Elle ajoute que le ProAgri4 partenaire de longue date du secteur agricole béninois, fait bien de choisir le mois de mars pour manifester son soutien à la cause féminine, car dit-elle, il s’agit d’un « cas palpable de women empowerment?». «?Je suis convaincue que ce bâtiment augure d’un bel avenir pour la chaîne de valeur fromage de soja pour la commune de Kouandé et fera cas d’école pour d’autres localités du Bénin?», a-t-elle ajouté.

Le défi de la durabilité

Au-delà de l’euphorie générale, Joachim Becker, chef du Projet ProAgri4, pense à l’avenir en soulignant que les coopératives bénéficiaires ont un plus grand défi à relever. «?Nous devons être conscients qu’aussi fantastique et réussi que ce projet nous semble, il doit encore faire son baptême de mise en œuvre et les preuves de son fonctionnement qui permettra aux femmes de continuer leur production et de l’améliorer davantage en ce qui concerne la qualité du fromage et la quantité produite.?», précise-t-il. Pour les bénéficiaires, le joyau mis à leur disposition est déjà un grand soulagement. «?Quand on transformait le soja chez nous, on se fatiguait et la fumée nous gênait. Mais avec cette unité, nous sommes soulagées. Nous sommes contentes?», confie Micheline Akobassa, porte-parole des bénéficiaires. Elle promet qu’un usage rigoureux sera fait de l’unité. Sanni Didier Kouandé Sounon, maire de Kouandé, quant à lui, félicite les différents intervenants sur le projet et plus particulièrement le ProAgri4. À l’en croire, la mairie prend l’engagement d’équiper davantage le site en aire de séchage et en dispositif de sécurité afin d’en garantir une jouissance rentable et durable.
Région 24 mars 2023


Adaptation des curricula de formation au marché du travail: Eléonore Ladékan Yayi, Yao Ydo et Urbain Amégbédji édifient
A la faveur de la conférence en ligne, jeudi 23 mars, sur le thème :« Repenser les curricula de formation pour les emplois d’aujourd’hui et de demain », Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a dressé le parcours du Bénin sur ce chantier, et levé un coin de voile sur les perspectives. Il a été appuyé par le directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi qui a partagé avec l’auditoire les réalités et dynamiques du terrain. La stratégie du gouvernement béninois visant à transformer les curricula de formation est en parfaite adéquation avec les recommandations du Bureau international d’éducation (Bie) qui est un centre de l’Unesco spécialisé dans le développement des contenus, méthodes et structures d’éducation. Du moins, c’est qui ressort des développements faits par Yao Ydo, directeur du Bie. Les trois intervenants de la conférence en ligne initiée par le journal La Nation, ont édifié sur les initiatives et approches mises en oeuvre pour changer de paradigmes, réformer les politiques et systèmes de formation standards. Le travail d’adaptation des curricula de formation que fait le gouvernement béninois est en parfaite cohérence avec les pistes retenues par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) pour bâtir un système éducatif plus pertinent en Afrique. L’intervention de Yao Ydo, directeur du Bureau international d’éducation (Bie) de l’institution, à l’occasion du webinaire organisé par le quotidien La Nation, ce jeudi, l’illustre à suffisance. Le Bie accompagne les Etats comme le Bénin, qui souhaitent bâtir un système éducatif plus résilient face aux catastrophes, aux pandémies/épidémies, etc. Pour y arriver, l’institution propose 16 leviers d’amélioration de la qualité de l’offre de formation. Yao Ydo cite quelques-uns qui, de son point de vue, pourraient aussi intéresser le Bénin au regard des défis actuels de son système éducatif. « Le premier levier, dit-il, est l’allègement des programmes scolaires ». Le directeur du Bie rappelle, en effet, que les programmes et les curricula sont trop chargés, lourds, avec des cours obsolètes qui sont dans les programmes de formation depuis plusieurs dizaines d’années. Il est ravi que le Bénin soit déjà engagé dans cette dynamique de suppression des cours qui alourdissent inutilement les programmes et curricula de formation. « Le deuxième axe que propose le Bie, c’est la promotion des pédagogies innovantes basées sur la créativité, ceci en lieu et place de la mémorisation qui sous-tend les pédagogies actuelles », informe Yao Ydo. Les meilleurs élèves à une époque donnée, détaille-t-il, sont ceux qui mémorisent les cours et les déversent intégralement lors des évaluations. Mais aujourd’hui, les apprenants, plus actifs, ingénieux et curieux ne veulent plus de la mémorisation. L’Unesco tient compte de cette tendance et suggère davantage la promotion de la créativité et de l’esprit critique des enfants. Autrement dit, il faut changer les vieilles pédagogies et promouvoir des pédagogies innovantes. [caption id="attachment_94401" align="alignnone" width="403"] Yao Ydo[/caption] [caption id="attachment_94400" align="alignnone" width="450"] Urbain Amégbédji[/caption] Le troisième axe est la réduction du quantum horaire. Les apprenants ont du mal aujourd’hui à se concentrer pendant une heure de cours en classe. Pourtant, il y a des cours d’une heure et plus dans les écoles et universités. L’Unesco a engagé des réflexions pour qu’il y ait des matières de 30 ou 40 min. Le Bénin est aussi dans cette dynamique et fait un gros effort dans ce sens. A ce sujet, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, donne l’exemple des universités publiques qui ont réduit les quantums horaires de plusieurs cours.

Le numérique devenu incontournable

La promotion des Technologies de l’information et de la communication (Tic), de l’enseignement hybride et du numérique à l’école est le quatrième axe que propose l’Unesco. « C’est heureux de savoir que le Bénin a mené beaucoup d’actions en 2020 lorsque les écoles étaient fermées en raison de la Covid-19, pour la continuité de l’éducation par l’utilisation des Tic. Vous êtes un des pays qui ont réussi le mieux à faire quelque chose…», a reconnu le directeur du Bie. Mais en Afrique, moins de 5 % des enfants ont bénéficié de la continuité de l’éducation au cours de la pandémie, regrette-t-il. En misant donc sur les Tic, son institution souhaite maximiser le potentiel de l’intelligence artificielle et des smartphones au profit de la pédagogie et de l’éducation. « Nous voulons lutter contre l’interdiction des smartphones en classe… », fait-il savoir. A l’en croire, si l’on veut que les enfants et les jeunes s’intéressent à une thématique, il faut la mettre dans les tablettes et les smartphones afin d’accompagner les enseignants. De plus, à travers cet axe, l’Unesco veut accélérer la promotion des compétences digitales dès le primaire, car en Afrique, des millions d’apprenants font de la classe de Ci en Terminale sans toucher à un ordinateur. « Selon des études de la Banque mondiale, d’ici 20 à 30 ans, 70 % des emplois actuels vont disparaitre au profit d’emplois basés sur les compétences numériques. Donc, nous devons préparer les enfants, les occuper et leur permettre de créer leur propre emploi… », a souligné Yao Ydo. Sur ce point, le Bénin œuvre inlassablement avec ses partenaires en initiant beaucoup d’actions comme les classes numériques et la formation des jeunes aux métiers du numérique. Un autre axe sur lequel le Bie travaille et qui pourrait aussi intéresser le Bénin, c’est la promotion des curricula endogènes. « Nous voulons travailler à ce que l’école cesse d’être le lieu où les cultures africaines se meurent… L’objectif, c’est comment faire pour que les cultures africaines et l’éducation multilingue soient valorisées à l’école… », précise le directeur du Bureau international d’éducation de l’Unesco. Une fois encore, le webinaire du quotidien La Nation a été un moment riche en échanges et partage d’expériences. Tous les points de vue s’accordent sur l’adaptation des curricula aux emplois d’aujourd’hui et de demain, et la formation des apprenants à l’auto-emploi, même si les approches pour y arriver peuvent varier. Par Arnaud DOUMANHOUN & Ariel GBAGUIDI
Société 24 mars 2023


Adaptation des curricula de formation au marché du travail: Les grands chantiers et perspectives au Bénin
L’adéquation entre la formation et l’emploi est devenue l’un des défis urgents, auquel font face les Etats africains, pour assurer l’avenir d’une population majoritairement jeune. C’est à dessein que le journal La Nation s’est penché sur la problématique, au cours de sa conférence thématique de ce 23 mars. Prenant part aux discussions, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a dressé un bref bilan de ce qui se fait au Bénin, pour répondre à ce rendez-vous africain de changement de cap en matière d’enseignement. A l’en croire, depuis 2010, le pays s’est engagé dans cette dynamique qui consiste à repenser les curricula de formation pour offrir de meilleures chances aux apprenants. Ce processus s’est davantage renforcé depuis 2018, a-t-elle indiqué. « En 2018, le gouvernement a pris la décision d’adopter une grande stratégie de l’enseignement, de la formation technique et professionnelle. A partir de ce moment, il y a eu une révision de tout ce que nous avons comme offre de formation, de sorte à réduire la dose théorique au profit de la dose pratique », fait-elle savoir. Les volets technique et professionnel ont été séparés du volet enseignement général habituellement déroulé. Des professionnels associés Au niveau des universités également, ajoute la ministre Ladékan, ce continuum est mis en place à travers de nouvelles initiatives notamment celles des instituts universitaires pour l’enseignement professionnel. « C’est une initiative qui prend son envol cette année avec une première promotion. Depuis 2010, avec le système Lmd, au niveau de toutes les universités, il y a eu une révision des offres de formation, en lien avec les besoins du marché », explique-t-elle. Urbain Amégbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe), atteste que cette réorientation du système éducatif béninois part d’un certain nombre de constats. Il relève que le marché de l’emploi est dans une dynamique d’évolution telle qu’il donne l’impression que la formation va moins vite. « Le marché et les métiers se transforment, les besoins des entreprises évoluent tandis que les curricula et le système de formation changent à un rythme beaucoup plus lent. Les jeunes livrés sur ce marché par les universités et les centres de formation ne répondent pas toujours aux aptitudes et compétences demandées », a-t-il expliqué. Pour corriger un tant soit peu le tir, avec l’avènement du système Lmd, les offres de formation ont été revisitées. [caption id="attachment_94399" align="alignnone" width="450"] Eléonore Yayi Ladékan[/caption] [caption id="attachment_94401" align="alignnone" width="403"] Yao Ydo[/caption] « On ne peut pas dire que toute la révision est à 100 % mais la plupart des offres de formation ont été revues de sorte à les adapter aux besoins du marché qui deviennent de plus en plus accessibles », précise la ministre Ladékan. A l’en croire, cette dynamique est en bonne marche au niveau des quatre universités fonctionnelles avec une implication des professionnels dans l’élaboration des offres de formation. « Cela permet aux apprenants de pouvoir régler un tant soit peu leur problème de mise en stage et les problèmes de leur insertion professionnelle. Au niveau du Bénin donc, que ce soit l’enseignement secondaire, technique, professionnel, général, ou que ce soit au niveau des universités, il y a une bonne révision des curricula parce que nous ne pouvons plus continuer de former les apprenants et qu’il leur soit difficile de pouvoir s’insérer dans la société », a insisté Eléonore Yayi Ladékan.

Des organes mis en place

La ministre souligne également que dans cette vision de transformer l’éducation de sorte à la mettre au service du développement, certains organes ont été mis en place. Il s’agit, entres autres, de l’Agence de développement de l’enseignement technique qui est une agence qui révolutionne les pratiques et contribue à cette ambition de mettre plus de dose pratique dans les éventails de formation. Il y a aussi, au niveau de l’enseignement supérieur, le Conseil national de l’éducation qui régule et revisite les offres de formation. « Il a été suspendu la plupart des offres de formation nouvelles parce qu’il faut faire le point de l’existant, les revisiter, et les allier aux nouveaux besoins, afin de s’assurer de ce qui manque… », souligne la ministre. Dans cette perspective, le gouvernement a mis en place, la Délégation générale au contrôle et à l’éthique qui devra s’assurer que cette marche entamée en ce qui concerne la révision des curricula se poursuive avec une bonne dose d’engagement des différents acteurs. « Nous avons confiance et espoir que d’ici quelques années, nous allons inverser la tendance. Il y a déjà des entités qui forment en matière de formation professionnelle dans les universités, il y a des entités qui donnent des formations continues pour renforcer les acquis de connaissances pour de courte durée. Et l’expérience des instituts universitaires d’enseignement professionnel, qui constituent le continuum de la stratégie enseignement et formation techniques et professionnelles au niveau du supérieur, est une expérience révolutionnaire qui permettra aux apprenants de s’offrir un maximum de connaissances pour pouvoir s’insérer dans la vie», a conclu la ministre. Par Arnaud DOUMANHOUN & Ariel GBAGUIDI
Société 24 mars 2023


Réforme de la bivalence dans l’Enseignement secondaire: Les acteurs harmonisent leurs points de vue
Dans l’optique de mettre en œuvre la bivalence dans l’Enseignement secondaire général, les acteurs de la réforme harmonisent leurs points de vue à la faveur d’un atelier de deux jours ouvert, ce jeudi 23 mars, à Cotonou. Ces assises déboucheront sur des résolutions devant permettre d’améliorer la qualité du système éducatif béninois.Pour garantir aux apprenants un système éducatif inclusif et de qualité, les acteurs de la réforme de la bivalence entendent harmoniser leurs points de vue sur la question. Ainsi, l’atelier d’harmonisation des points de vue sur la réforme de la bivalence dans l’Enseignement secondaire général, ouvert ce jeudi, à Cotonou, permettra aux participants d’appréhender et d’analyser de façon holistique et harmoniser les points de vue sur le mécanisme de la bivalence dans tous ses aspects. Ils devront également retenir, au cours des travaux, ce qui est utile pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement et des résultats scolaires. A l’ouverture des travaux, Kouaro Yves Chabi, représentant son collègue en charge des Enseignements maternel et primaire et chef de file des ministres en charge de l’Education, sollicite une fois encore la disponibilité de l’ensemble des acteurs impliqués en vue de l’achèvement du processus de mise en œuvre de la réforme sur la bivalence dans l’Enseignement secondaire général. « Je dois pouvoir compter sur l’expérience et le savoir-faire de chacun des experts conviés aux travaux du présent atelier afin qu’au bout des deux jours de conclave, nous disposions de conclusions et recommandations fortes à mettre en application pour la poursuite sans faille de la réforme sur la bivalence », a déclaré Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Il invite les participants à plus d’abnégation et d’assiduité tout au long des travaux de l’atelier. La bivalence, au premier cycle de l’enseignement secondaire général, est l’une des réponses aux préoccupations actuelles du système éducatif béninois, notamment en ce qui concerne le développement des filières et compétences scientifiques et techniques ■ Société 24 mars 2023


Business et développement: «L’Empire du milliard» tend la main au secteur privé africain
Face-à-face diplomates africains et acteurs du secteur privé chinois pour débattre de business. Mercredi 22 mars à Pékin, les deux parties se sont donné rendez-vous pour des échanges, des projections et prospections avec en toile de fond, le développement de l’Afrique à travers des investissements chinois et les opportunités offertes au secteur privé africain par l’Empire du milliard.La Chine veut-elle mériter davantage en Afrique son surnom de « l’Empire du milliard » ? Possible. Pékin multiplie les opérations de charme en direction du continent et s’intéresse aux investisseurs privés à qui, elle veut offrir son marché, tout en se réservant une place de choix sur le leur. Mercredi 22 mars dernier, le sujet était encore objet de discussions à travers un séminaire d’échanges. D’un côté, experts, économistes, universitaires, chercheurs et surtout investisseurs, mus par l’accroissement des investissements chinois et de l’autre, ambassadeurs africains et autres responsables du corps diplomatique, invités à capter les offres chinoises au profit de leurs pays respectifs. « En tant que partenaire le plus fidèle et le plus fiable de l’Afrique, la Chine s’est engagée à synchroniser l’initiative la Ceinture et la route avec l’Agenda 2063 et les stratégies de développement des pays africains afin de les aider à traduire leurs avantages en matière de ressources en avantages de développement grâce à la coopération en matière d’industrialisation pour obtenir des avantages mutuels et des intérêts communs », introduit Peng Wu, directeur des Affaires africaines au ministère chinois des Affaires étrangères. La promotion du développement de la chaîne industrielle africaine et l’augmentation de la valeur ajoutée des produits africains se trouvent au cœur de la coopération sino-africaine, rappelle-t-il. L’ambition de la rencontre, insiste-t-il, c’est de travailler à l’approfondissement de la coopération et de l’amitié sino-africaines, rappelant que son pays adhère pleinement à l’agenda 2063 de l’Union africaine qui se propose de promouvoir la transformation économique du continent par l’industrialisation. Si la Chine est autant engagée sur un tel chantier, c’est pour plusieurs raisons, qu'il énumère.

Des raisons d’y croire

La première, politique, concerne les dix plans de coopération, les huit actions et les neuf projets proposés par le président chinois lors de la troisième édition du Forum sur la coopération sino-africaine qui fait de l’industrialisation sur le continent noir, un domaine prioritaire de coopération. « La vision 2035 pour la coopération sino-africaine stipule clairement que la Chine et l’Afrique coopéreront pour améliorer le système de fabrication, promouvoir les produits et les marques africains et les intégrer dans le marché industriel international », a aussi rappelé Peng Wu dans son intervention. La deuxième raison, poursuit-il, c’est l’action. Selon ses explications, son pays a investi plus de cent vingt milliards de dollars dans la coopération pour aider les pays africains à améliorer leurs infrastructures et à consolider les bases de l’industrialisation. [caption id="attachment_94385" align="alignnone" width="450"] S’associer dans l'effort de développement pour une coopération porteuse[/caption] La troisième raison, c’est qu’en dehors des mécanismes de coopération, du renforcement des capacités de production de quinze pays africains, la construction de plus de vingt parcs industriels avec plus de 3500 entreprises et plus de 56 milliards de dollars américains investis, le secteur privé chinois se dit prêt à mettre davantage la main à la poche pour aider l’Afrique à concrétiser ses ambitions. Mais pour y arriver, le pays de Xi Jinping attend de ses vis-à-vis plus de motivations et d’engagement. Au cours des interventions qui se sont enchainées tout au long de cette session, plusieurs entrepreneurs et industriels chinois ont indexé l’instabilité politique, le non-respect des clauses contractuelles et les changements de régime comme handicaps pour des investissements à longue durée sur le continent. Or, ont-ils déploré, les contrats conclus généralement pour une durée de trois ans ne permettent pas aux Chinois de miser gros. Ils en ont donc appelé à une révision des mécanismes en cours pour une contractualisation sur la durée. « Compte tenu du double problème de dette et de développement auquel est confrontée l’Afrique, nous devons étendre de nouveaux modèles de coopération tels que le partenariat public-privé, la franchise et l’intégration de l’investissement… promouvoir des projets d’investissement et de financement continus, fournir une chaîne de capital stable et des liquidités suffisantes », a enfin plaidé Peng Wu. Attirer les investissements Porte-voix de ses pairs et donc du continent à cette tribune, l’ambassadeur du Sénégal près la République populaire de Chine, Ibrahima Sory Sylla, a, à l’occasion, renouvelé l’engagement des Etats africains à œuvrer pour l’atteinte des objectifs communs. « En tant que gouvernements africains, il est de notre responsabilité de créer un environnement favorable aux affaires et aux investissements afin que le marché africain dans son ensemble et les investissements africains soient compétitifs dans le monde », introduit-il. « Je reconnais aussi que nous avons beaucoup de marge de manœuvre et que nous devons nous améliorer pour attirer les investissements étrangers et créer des emplois pour les jeunes », s’engage-t-il. Le sujet à l’ordre du jour de cette rencontre préoccupe les pays africains surtout en ce qui concerne le développement de la chaîne industrielle et la valorisation de la valeur ajoutée des produits africains, note-t-il. A l’heure actuelle, indique le diplomate sénégalais, le volume des échanges entre la Chine et l’Afrique a atteint une très grande échelle. Ce pays est devenu aussi une source de capitaux très importante pour le continent, admet-il. A l’en croire, l’exemple chinois est très parlant et donne une orientation à tous les pays en développement de l'afrique. « Nous devons réfléchir à la manière de redévelopper notre industrie manufacturière et de l’intégrer dans le processus de développement industriel mondial. La tendance actuelle est un peu inquiétante, car nous sommes confrontés à des facteurs de plus en plus déstabilisants », s’inquiète Ibrahima Sory Sylla. Une croissance économique rapide en Afrique ne peut être atteinte sans une intégration économique complète, prévient le diplomate qui va en profiter pour mettre sur le tapis, la question de l’emploi des jeunes. « La moitié de la population africaine est jeune, et c’est une force très importante. C’est un problème très préoccupant pour les pays en termes de création d’emplois. Chaque gouvernement en Afrique est confronté à ce défi », révèle-t-il. Toute analyse faite, il convient en ce qui le concerne que la Chine, au regard de son parcours « est le partenaire le plus fiable et le plus sincère de l’Afrique » et qu’ensemble avec ce pays, le continent peut espérer atteindre ses objectifs■
Société 24 mars 2023


11e Conférence des directeurs des Systèmes d’information: Les acteurs du numérique mobilisés autour des chantiers et défis futurs
Marc-André Loko, directeur général de l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (Asin) a procédé, jeudi 23 mars, au lancement de la 11e conférence des directeurs des Systèmes d’information (Dsi) au palais des Congrès à Cotonou. Au cours de ces assises, les participants ont été entretenus sur les projets et programmes du gouvernement en 2023 ainsi que sur les défis à relever en vue d’une utilisation sécurisée des services digitaux.Réunis autour du thème « Des services digitaux sécurisés pour les citoyens », les directeurs des systèmes d’information (Dsi) des ministères et structures de l’Etat ont pris part, jeudi 23 mars, à la 11e conférence des Dsi à Cotonou. A la cérémonie de lancement des travaux, Marc-André Loko, directeur général de l'Agence nationale des Systèmes d'information et du numérique s'est réjoui de la mobilisation des directeurs des systèmes d'information à cette première rencontre de l'année 2023. Selon lui, ce rendez-vous périodique s'inscrit dans la vision du gouvernement de positionner le Bénin comme une référence en matière de services numériques sur le continent et de faire des technologies de l'information et de la communication un levier majeur du développement socio-économique du pays. A l’en croire, c’est pour ne pas laisser l'administration en marge de cette impulsion qu’elle est engagée depuis 2016 dans un vaste programme de réforme qui vise à optimiser son organisation, améliorer ses procédures et rationaliser ses ressources afin de doper son efficacité dans l'accomplissement de ses missions. Convaincu que les Dsi restent la cheville ouvrière de cette mutation, Marc-André Loko les a invités à jouer leur partition dans le cadre de la mise en œuvre des projets et programmes inscrits dans le Programme d'action du gouvernement 2021-2026. Il s'agit notamment de la mise en œuvre de l'administration intelligente, le développement des usages numériques dans tous les secteurs, le renforcement de la confiance numérique et la transformation numérique des collectivités locales. « C’est dans cette logique que les grands projets numériques à envergure nationale ont déjà vu le jour notamment les infrastructures socles dont l'écosystème est de plus en plus familier », a-t-il déclaré.

Un secteur en pleine mutation

Le directeur général de l’Asin salue les réalisations comme la data center nationale exploitée depuis 2022 par la Sbin avec des offres Cloud désormais disponibles ainsi que la plateforme nationale d'interopérabilité Xroad.bj qui ne cesse de s’enrichir en accueillant chaque mois de nouveaux membres, de nouveaux systèmes d'information et de nouveaux référentiels de bases de données. « Nous avons l'ambition, sous la supervision du Comité national d'interopérabilité, de faire en sorte que cette plateforme devienne également attractive pour les entreprises privées dès cette année », a-t-il poursuivi, en rappelant les mérites du portail national des services publics dont le succès n'est plus à démontrer. « Nous avons le défi de renforcer son framework avec d'autres partenaires estoniens et d'accompagner les bénéficiaires dans leurs besoins et demandes d'évolution des e-services pour favoriser plus leur adoption», a-t-il indiqué. Marc-André Loko, directeur général de l’Asin, annonce que plusieurs projets ambitieux seront livrés cette année 2023. Entre autres, il s’agit de la plateforme nationale des paiements électroniques, du projet de renforcement des structures centrales de gouvernance dont la convention certifiée a été signée en décembre 2022 et le recrutement technique de l'assistance technique engagé. « Cette phase se focalisera sur les structures décentralisées notamment dans les 77 communes et les 12 préfectures », a-t-il confié.

2023 : l’année des grands chantiers

Avec la Société béninoise des Infrastructures numériques (Sbin) et sous la supervision du ministère du Numérique et de la Digitalisation, cette année sera marquée, selon le directeur de l’Asin, par le lancement de la phase 2 du Projet de Développement des Infrastructures des Télécommunications et des Tic (Pdi2t) qui avait permis de déployer plus de 2 000 Km d'infrastructures en fibre optique sut toute l'étendue du territoire national. « Les travaux préparatoires sont achevés et dès le mois prochain démarre l'exécution de cette phase 2 appelée projet de développement des réseaux haut débit », a-t-il poursuivi. A l’en croire, les 18 prochains mois s’annoncent acharnés avec la mise en place de points de présence dans près d'une vingtaine de nouvelles communes et le déploiement de 7 000 km d'infrastructures de fibre optique. Engagés à œuvrer pour la réussite des projets avec l'appui et le support des directeurs des systèmes d'information sectoriels, les trois pôles de l'Asin à savoir les pôles infrastructures numériques, systèmes d'information et digitalisation ainsi que celui de la sécurité numérique seront actifs tout au long de cette année. « L'Asin s'est engagée à mettre les métiers au cœur des activités que nous menons, à renforcer et à élargir la gouvernance des projets afin d'impliquer davantage chaque partenaire, chaque ministère et chaque structure administrative pour favoriser ainsi une meilleure conduite du changement », a-t-il promis. C'est le lieu pour lui de rappeler l’importance de l’Intelligence artificielle et des mégadonnées à l’assistance. Pour lui, l'administration publique gère un certain nombre de données qui sont collectées auprès de différentes sources. Se félicitant de l’adoption par le gouvernement de la Stratégie nationale de l’Intelligence artificielle et des Mégadonnées en janvier dernier, il a rappelé l’importance du projet open data qui confirme la nécessité de faire de la data un enjeu important. A noter qu’avant la première communication de cette 11e rencontre des Dsi, Franscica Dossou Adikpéto, responsable de la Cellule de communication et marketing de l’économie numérique, a informé l’assistance de la tenue en mai prochain de la 2e édition du Salon de l’Entrepreneuriat numérique et de l’Intelligence artificielle (Senia) qui se déroulera sur le thème : « Contenus locaux, nouveaux métiers et données ouvertes » ■
Société 24 mars 2023


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