La Nation Bénin...
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Des députés ont été conviés à un séminaire qui s’est déroulé du vendredi 14 au samedi 15 août dernier à Grand-Popo. Les assises qui ont également connu la présence des professionnels de la Justice et de la Santé, leur ont permis d’être informés des contours du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) pour non seulement contribuer à l’améliorer, mais défendre au Parlement, le projet de loi afférent.
Cité comme une initiative phare de l’Exécutif, le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) lancé en décembre 2011, attend d’être consolidé par un texte de loi. Dans le processus pour y parvenir, le gouvernement a entrepris, entre autres, de renseigner la 7è législature tant sur le contenu du RAMU que sur « la lettre et l’esprit » du projet de loi à son sujet. C’est pourquoi, une délégation du Parlement a été conviée à Grand-Popo les 14 et 15 août derniers. A leurs côtés, il y avait des délégués des Confédérations et Centrales syndicales, des représentants des organismes de prévoyance sociale ainsi que des compétences relevant des différents ministères impliqués dans la mise en œuvre du RAMU.
Par rapport aux assises, le vice-président de la Commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale, Badirou Aguèmon, a indiqué combien la Représentation nationale partage le souci de rendre accessibles les soins de la médecine moderne au plus grand nombre de Béninois. Les concitoyens qui en sont exclus du fait de son coût seraient estimés à plus de 80% de la population, à en croire Hugues Tchibozo. Une tendance contre laquelle le député appelle à œuvrer en remettant le RAMU sur ses trois principes fondamentaux à savoir, la solidarité, la qualité et la légalité d’accès aux soins. Puisque, justifie-t-il, le RAMU peut constituer non seulement un facteur de stabilité nécessaire au développement mais mieux encore, une mesure sociale indispensable à la cohésion du Bénin. Dans ce sens, le gouvernement déroule résolument sa feuille de route en vue de faire disparaître les goulots d’étranglement au déploiement du RAMU. Comme c’est le cas de la présente activité qui représente pour le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé l’une des « plus importantes articulations dans le cheminement du développement de l’assurance maladie au Bénin. Pour lui, le choix de Grand-Popo et les profils participant au séminaire représentent des gages de la qualité des échanges attendus.
Les travaux du séminaire se sont déroulés sous l’égide d’un présidium constitué autour du député Valentin Djènontin.

Le président du Conseil d’administration du Groupe United Bank for Africa (UBA) Tony O. Elumelu était en visite officielle jeudi 13 août dernier à Cotonou au Bénin. Accueilli à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, par le Premier ministre Lionel Zinsou, cette visite d’une journée lui a permis de rencontrer non seulement les autorités au plus haut niveau du pays mais également l’équipe de la Banque UBA au Bénin avec qui il a partagé la nouvelle vision de l’institution.
Un séjour d’une journée avec un programme très chargé au Bénin. Le président du Conseil d’administration du Groupe United Bank for Africa (UBA), Tony O. Elumelu n’est pas venu perdre son temps à Cotonou le jeudi 13 août dernier.
«Je suis venu aujourd’hui au Bénin pour saluer mon ami Lionel Zinsou qui vient d’être nommé Premier ministre», indique-t-il. Après avoir été accueilli à l’aéroprt international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou par le Premier ministre, le président du Conseil d’administration de UBA déclare, qu’il va profiter également de son séjour pour féliciter et remercier le président de la République pour avoir nommé quelqu’un de compétent comme Lionel Zinsou au poste de Premier ministre dans son gouvernement.
Pour le Premier ministre Lionel Zinsou, la République du Bénin est heureuse de recevoir Tony Elumelu pour de nombreuses raisons. L’une des raisons, c’est la proximité très forte entre le Bénin et le Nigeria. C’est aussi l’accueil d’une personnalité exceptionnelle, un grand financier de l’Afrique et aussi un très généreux homme qui a décidé d’accorder 1000 bourses à de jeunes entrepreneurs africains au nombre desquels des jeunes Béninois. «Cette année nous étions à l’Université d’Ota au Nigeria pour suivre la formation de ces jeunes entrepreneurs», souligne le Premier ministre. Il estime que la Fondation Tony Elumelu qui s’est lancée dans la promotion de l’entrepreneuriat sur tout le continent africain avec environ 100 millions de dollars pour financer des jeunes porteurs de projets, est une création exceptionnelle qui honore l’Afrique et il va falloir remercier Tony Elumelu pour cette initiative.
Après une visite privée au domicile du Premier ministre, Tony O. Elumelu a rencontré le chef de l’Etat avec qui il a échangé sur les possibilités d’investissements au Bénin dans des domaines comme celui de l’énergie, au-delà du secteur bancaire avec l’implantation de l’UBA qui a déjà plusieurs agences sur le territoire béninois.
Le président du Conseil d’administration de UBA a profité de son séjour pour rencontrer également l’équipe de la banque en place au Bénin.
Avec le personnel de UBA, Tony O. Elumelu a partagé la nouvelle vision de la banque dont l’objectif est d’impacter positivement l’économie des pays africains. Il a invité chaque agent de UBA à avoir en cœur un service de qualité afin de mieux satisfaire les clients. Car, la nouvelle vision de la banque, c’est comment financer les Petites et moyennes entreprises (PME) en Afrique pour impacter positivement le développement du continent.
Pour Tony O. Elumelu, le Bénin est un pays plus proche du Nigeria. Et en cela, les deux pays, selon lui, ont des affinités culturelles et doivent faire ensemble des business.
Le président du Conseil d’administration de l’UBA a saisi, par ailleurs, l’occasion pour rencontrer les jeunes entrepreneurs qui ont bénéficié du Projet de la Fondation Tony Elumelu et qui ont suivi récemment un renforcement de capacités au Nigeria dans le cadre de ce projet. Il s'est également rendu au domicile de la famille du ministre d'Etat Fulbert Géro Amoussouga pour lui présenter ses condoléances, suite au décès de Ida Akoua Atty épouse Amoussouga qui était chef de l’agence UBA d’Abomey-Calavi.
Qui est Tony O. Elumelu
Tony O. Elumelu préside l’entreprise Heirs Holding, créée en 2010 et présente sur l’ensemble du continent africain dans les domaines de la finance, de l’immobilier, de l’agrobusiness, du pétrole et de la santé. Il préside également la société Transcorp, une entreprise publique cotée en Bourse, présente notamment dans l’industrie agro-alimentaire, et est le vice-président du Conseil national de la Compétitivité du Nigeria. Il est par ailleurs, l’auteur et le promoteur de la notion «Africapitalisme».
En 1997, Tony O. Elumelu fait l’acquisition de la banque Standard Trust puis, en 2005, de l’United Bank for Africa (UBA). En cinq ans, le Groupe UBA devient une institution panafricaine comptant plus de sept millions de clients dans 19 pays africains.
Désigné comme l’une des 20 personnalités africaines les plus puissantes de l’année 2012 par le Magazine Forbes Afrique, Tony O. Elumelu figure également sur la liste, établie par le Magazine New African, des 100 Africains les plus influents dans le monde des affaires.

La Commission spéciale chargée d’auditionner l’ancien ministre en charge de l’Eau, actuel député, Barthélémy Kassa dans le dossier de détournement des fonds du Projet pluriannuel Eau et Assainissement, phase II (PPEAII), a déposé hier son rapport sur la table du président de l’Assemblée nationale. Mais au regard de la pauvreté du rapport, elle n’a pas donné son avis sur le dossier. La Commission s’en remet à la Conférence des présidents qui se réunit ce vendredi 14 août au Parlement.
La Commission spéciale parlementaire qui a écouté Barthélémy Kassa dans l’affaire PPEA II n’a pas donné d’avis dans le rapport qui a sanctionné ses travaux. Lequel rapport a été déposé hier sur le bureau du président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji. Mais selon des sources concordantes, la montagne aurait accouché d’une souris. Le rapport n’accable pas du tout le mis en cause Barthélémy Kassa.
En effet, selon plusieurs commissaires spéciaux approchés, la commission n’a pas eu d’éléments de preuves qui engagent la responsabilité pénale de l’ancien ministre. «Barthélémy Kassa n’était ni l’ordonnateur ni le comptable du projet. La seule pièce comptable obtenue par la commission ne porte pas la signature de l’intéressé mais plutôt celle d’un autre ministre», révèle un membre de la commission. Mieux, poursuit-il, Barthélémy Kassa n’était pas membre de la Commission de passation des marchés. Dès lors, la commission a vu qu’on ne saurait l’accuser d’avoir fractionné les marchés du projet. En somme, il s’agit d’un rapport pauvre qui ne doit pas en principe inquiéter le député de Matéri. Lequel rapport rejoint d’ailleurs les conclusions du cabinet américain Kroll commandité par l’Etat béninois pour investiguer sur la gestion du PPEA II
financé par les Pays-Bas. Ce cabinet avait conclu n’avoir pas vu d’éléments de preuve de transaction financière du projet vers l’ex-ministre en charge de l’Eau. «Même si Barthélémy Kassa a bouffé, il l’a donc fait avec intelligence», font observer plusieurs membres de la Commission spéciale parlementaire. C’est donc au regard de la pauvreté du dossier que les commissaires ont décidé de ne pas donner dans le rapport leur avis pour dire s’il faut traduire ou ne pas traduire Barthélémy Kassa devant la Haute cour de Justice. Ils ont donné cette latitude à la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale composée des membres du bureau, des présidents de Commissions techniques permanentes et l’Assemblée nationale, et des présidents des groupes parlementaires, de le faire. Les membres de la commission refusent d’avoir sur leur conscience, la poursuite de leur collègue alors qu’ils n’ont pas les preuves irréfutables qu’il a fait ce qui lui est reproché.
Le sort de Barthélémy Kassa est désormais dans les mains de la Conférence des présidents. Celle-ci se réunit ce vendredi 14 août au Parlement sous la houlette du président Adrien Houngbédji, pour donner son avis sur le dossier, dire s’il y a lieu de poursuivre ou non Barthélémy Kassa.
Il faut signaler que l’avis de la Conférence des présidents ne lie pas la plénière prévue pour le lundi 17 août prochain pour se pencher sur le dossier. Cette dernière peut décider d’entériner ou de rejeter l’avis de la Conférence des présidents.
Pour l’instant, Barthélémy Kassa doit continuer de retenir son souffle en attendant le verdict de la Conférence des présidents dont il est également membre en tant que président de groupe parlementaire puis après celui de la plénière décisive du lundi prochain.
Im’Rane Lèkoyo et Abou Séïdou Amouda, experts à la CNIL
Les députés ont clôturé hier jeudi 13 août, les travaux de la 3e session extraordinaire de l’année 2015. Mais avant de procéder à cette fermeture, ils ont bouclé la désignation des deux experts informaticiens devant faire partie de la prochaine mandature de la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Im’rane Lèkoyo et Abou Séïdou Amouda ont été les deux personnalités désignées respectivement par la Minorité et la Majorité parlementaires, conformément à la clé de répartition des sièges. Depuis hier donc, l’Assemblée nationale a fini de jouer sa partition dans la formation des membres de cette commission chargée de protéger les données à caractère personnel des citoyens.
L’ouverture d’une nouvelle session extraordinaire est annoncée pour le lundi 17 août prochain pour connaître outre l’affaire relative à la poursuite de Barthélémy Kassa, des autres dossiers de la 3e session extraordinaire en instance. Il s’agit surtout des dossiers de relecture de la loi portant Statut général de la Fonction publique et du projet de loi portant Statut du Barreau au Bénin.
Th. C. N.

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur (MAEIAFBE), Saliou Akadiri et son homologue de la Santé, Pascal Dossou Togbé, ont procédé hier, jeudi 13 août, au lancement officiel du Hadj 2015. Au cours de la cérémonie, ils ont insisté sur les mesures idoines à prendre par le Comité d’organisation du Hadj en vue de sa réussite. C’était au MAEIAFBE.
Point de départ de la phase pratique de l’édition 2015 du pèlerinage musulman en Arabie Saoudite. La cérémonie consacrant le lancement de l’opération a été faite hier, par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur (MAEIAFBE), en collaboration avec son homologue de la Santé, Pascal Dossou-Togbé.
Pour le secrétaire permanent du Hadj, Zimé Abdoulaye et le secrétaire général de l’Union islamique, Faïzou Adégbola, le pèlerinage en ‘’terre saoudite’’ est un devoir de haute portée pour la communauté musulmane. Il constitue le 5è pilier de l’Islam et revêt un caractère sacré pour les musulmans. C’est pour cette raison que le Conseil national de coordination du Hadj (CONACO), à travers la voix de son président, Ouro-Djéri Amidou, a décerné un satisfecit au gouvernement pour son implication dans ladite opération.
Laquelle opération ne saurait totalement être une réussite que lorsque toutes les mesures idoines seront respectées par les pèlerins, mais aussi et surtout par le Comité d’organisation qui a un rôle majeur à jouer au Bénin et en Terre sainte en Arabie Saoudite.
Sur ce point, le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé, a insisté sur les précautions à prendre par les pèlerins pour s’assurer d’une bonne santé pendant leur séjour à la Mecque. «Nous sommes à une phase où chacun mesure la portée de la santé. Certains auraient voulu être à votre place, mais pour des raisons liées à leur santé, ils en sont écartés», dit-il, expliquant que chaque pèlerin est responsable de sa santé. En termes de règles à observer, il a souligné les mesures préventives et curatives. Le ministre de la Santé a surtout mis l’accent sur les mesures d’hygiènes alimentaire, corporelle, vestimentaire et sanitaire à prendre en compte par chaque pèlerin.
Des directives, les convoyeurs en ont également reçu du ministre en charge des Affaires étrangères, Saliou Akadiri. Ils les a surtout mis devant leurs responsabilités. Pour lui, le Comité d’organisation du Hadj doit placer l’intérêt supérieur de la religion au-dessus de ses intérêts personnels. Il lui revient, selon le ministre, de jouer efficacement sa partition en vue de faire accroître le nombre de pèlerins les années à venir. «Vous êtes investis d’une mission républicaine, ne cherchez pas à vous servir d’abord. Vous devez faire en sorte que les participants aient envie de rééditer l’expérience», a-t-il indiqué.
A l’en croire, les modalités d’établissement des passeports, de délivrance des visas et des frais de transport sont déjà clairement définies. Il serait donc hors de question que les convoyeurs abusent des pèlerins, a-t-il averti. Il en a profité pour remercier le gouvernement pour son soutien à la réussite de l’opération.
La première vague de pèlerins est attendue en Arabie Saoudite pour le début du mois de septembre prochain.

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur (MAEIAFBE), Saliou Akadiri et son homologue de la Santé, Pascal Dossou Togbé, ont procédé hier, jeudi 13 août, au lancement officiel du Hadj 2015. Au cours de la cérémonie, ils ont insisté sur les mesures idoines à prendre par le Comité d’organisation du Hadj en vue de sa réussite. C’était au MAEIAFBE.
Point de départ de la phase pratique de l’édition 2015 du pèlerinage musulman en Arabie Saoudite. La cérémonie consacrant le lancement de l’opération a été faite hier, par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur (MAEIAFBE), en collaboration avec son homologue de la Santé, Pascal Dossou-Togbé.
Pour le secrétaire permanent du Hadj, Zimé Abdoulaye et le secrétaire général de l’Union islamique, Faïzou Adégbola, le pèlerinage en ‘’terre saoudite’’ est un devoir de haute portée pour la communauté musulmane. Il constitue le 5è pilier de l’Islam et revêt un caractère sacré pour les musulmans. C’est pour cette raison que le Conseil national de coordination du Hadj (CONACO), à travers la voix de son président, Ouro-Djéri Amidou, a décerné un satisfecit au gouvernement pour son implication dans ladite opération.
Laquelle opération ne saurait totalement être une réussite que lorsque toutes les mesures idoines seront respectées par les pèlerins, mais aussi et surtout par le Comité d’organisation qui a un rôle majeur à jouer au Bénin et en Terre sainte en Arabie Saoudite.
Sur ce point, le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé, a insisté sur les précautions à prendre par les pèlerins pour s’assurer d’une bonne santé pendant leur séjour à la Mecque. «Nous sommes à une phase où chacun mesure la portée de la santé. Certains auraient voulu être à votre place, mais pour des raisons liées à leur santé, ils en sont écartés», dit-il, expliquant que chaque pèlerin est responsable de sa santé. En termes de règles à observer, il a souligné les mesures préventives et curatives. Le ministre de la Santé a surtout mis l’accent sur les mesures d’hygiènes alimentaire, corporelle, vestimentaire et sanitaire à prendre en compte par chaque pèlerin.
Des directives, les convoyeurs en ont également reçu du ministre en charge des Affaires étrangères, Saliou Akadiri. Ils les a surtout mis devant leurs responsabilités. Pour lui, le Comité d’organisation du Hadj doit placer l’intérêt supérieur de la religion au-dessus de ses intérêts personnels. Il lui revient, selon le ministre, de jouer efficacement sa partition en vue de faire accroître le nombre de pèlerins les années à venir. «Vous êtes investis d’une mission républicaine, ne cherchez pas à vous servir d’abord. Vous devez faire en sorte que les participants aient envie de rééditer l’expérience», a-t-il indiqué.
A l’en croire, les modalités d’établissement des passeports, de délivrance des visas et des frais de transport sont déjà clairement définies. Il serait donc hors de question que les convoyeurs abusent des pèlerins, a-t-il averti. Il en a profité pour remercier le gouvernement pour son soutien à la réussite de l’opération.
La première vague de pèlerins est attendue en Arabie Saoudite pour le début du mois de septembre prochain.

Depuis le 8 août dernier, l’artiste franco-béninois Emo de Medeiros présente au public, au centre Vallois de Cocotomey, l’exposition « Vodunaut », qui prend fin ce jour et dont le commissaire est Didier Houénoudé.
« La marche vers ce futur est semblable à la conquête spatiale des premiers cosmonautes. L’avant-garde de cette migration de l’humanité vers ce monde neuf est, on s’en doute, assurée par les pionniers que sont les artistes. Emo de Medeiros est de ceux-là». Derrière ces mots, Didier Houénoudé commente l’exposition «Vodunaut» qui s’est ouverte au public depuis le 8 août dernier et dont il est par ailleurs le commissaire. «Cet homme des temps nouveaux se lance résolument et sans peur aucune, à la conquête du futur, d’un futur qui est déjà à portée de main», poursuit-il, pour permettre de mieux appréhender l’état d’esprit de l’artiste géniteur de l’exposition « Vodunaut», mais aussi le contexte qui a conduit à ladite exposition qui se veut par ailleurs, une rencontre de l’art africain et de la technologie.
Un mélange à première vue hétérogène, mais qui, façonné par Emo de Medeiros, s’est mué en une autre facette de l’art africain, sinon béninois, que le public approche avec étonnement, stupéfaction et pourquoi pas satisfaction. Cet artiste dont le travail sort de l’ordinaire, explore les champs de l’art physique et du numérique. Il mélange musique, dessin, graphisme, photographie, peinture… pour en faire des œuvres et/ou des installations. «J’ai tendance à mélanger, croiser, tisser et métisser les choses et à entremêler le physique et le naturel», s’amuse-t-il à dire. Et lorsqu’on va à la découverte de «Vodunaut», on se rend bien à l’évidence qu’Emo joue effectivement sur plusieurs champs et son mélange qui devrait paraître rébarbatif se laisse plutôt apprécier. Cette manie de jouer sur les tableaux locaux, sinon de l’art authentique africain et du numérique, donc de la modernité, l’artiste le doit sans doute à la dualité de sa personnalité. Franco-béninois vivant à Paris, travaillant à Cotonou au contact du public dont les conducteurs de taxi-moto «Zémidjan» et les enfants, entre autres, Emo de Medeiros symbolise déjà lui-même la modernité et l’africanité.
Pas étonnant alors que son travail se résume à cela. Avec comme mérite, non pas d’opposer les deux facteurs, mais plutôt de les allier. Et c’est sans doute pourquoi « Vodunaut » est offerte au public d’ici avant celui de Paris qui devra patienter jusqu’au mois prochain pour l’apprécier. «Je sais d’où je viens… On a l’habitude d’enfermer l’artiste africain dans une case, celle d’un art limité à la peinture et à la sculpture», fait observer l’artiste qui dit avoir puisé cette exposition d’une double source. Primo, «Vodoun», mot béninois puis «Cosmonaute» pour engendrer «Vodunaut». La finalité ici étant de montrer qu’on peut célébrer des noces entre l'art africain et la technologie. Et cela se voit bien à travers l’œuvre fétiche de l’exposition qui, lorsqu’on l’approche avec son android, permet de recevoir un message.

L’association «Mémoires d’Afrique» sera sous les feux de la rampe ce soir dans 25 localités du Bénin. A travers son initiative «La nuit des contes» qui en sera à sa dixième édition, cette association s’emploie à pérenniser le conte à l’Africaine des histoires et légendes, sources de riches enseignements et de sagesse.
La particularité des contes africains, c’est qu’ils se déroulent souvent entre les hommes, la nature et les animaux, pour finir sur des enseignements et des leçons de sagesse. Pendant plusieurs générations, ce type d’enseignement qui réunit à la tombée de la nuit, les moins âgés autour des anciens a permis de dispenser le savoir et d’éveiller la conscience des peuples. Mais force est de constater que le conte se meurt et les grands feux de bois qui éclairaient la nuit des contes ne s’allument plus. Raison pour laquelle l’association «Mémoires d’Afrique» s’emploie à la ressusciter à travers «La nuit des contes». Ce soir, la dixième édition sera célébrée dans 25 localités du Bénin à savoir Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Tori, Kpomassè, Agatogbo, Lokossa, Possotomé, Abomey, Bohicon, Dassa-Zoumé, Savalou, Tchaourou, Parakou, N’Dali, Djougou, Natitingou, Nikki, Kandi, Banikoara, Malanville, Kétou, Dangbo, Sakété et Porto-Novo.
Mais c’est à Porto-Novo, au Centre d’études musicales, artisanales et d’animations culturelles (CEMAAC) qu’il y aura la plus grande attraction de ce qui est annoncé par les organisateurs pour être une fête du conte. Mercredi dernier, les organisateurs, notamment le père Israël Mensah, en présence de plusieurs hôtes comme le professeur Honorat Aguessy, Arthur Gonçalves et bien d’autres ont annoncé les couleurs à Cotonou, dans les locaux de la librairie Notre-Dame. Un rendez-vous auquel plusieurs conteurs et artistes comme Ernest Kaho, Dominique Zinkpè… ont aussi répondu, sans doute eu égard à son importance. Cette même occasion a été choisie pour évoquer la sixième édition de la Journée du patrimoine immatériel devenue depuis peu la sœur jumelle de La nuit des contes. «La nécessité de bâtir le Bénin à travers la promotion des valeurs endogènes» a été largement évoquée à l’occasion par le professeur Honorat Aguessy.
Pour rappel, les activités de cette association au Bénin ont démarré en 1999, avec le soutien de feu Mgr Isidore de Souza et celui de nombreux autres acteurs et personnalités au nombre desquels, on peut citer prioritairement Jules Zannou pour son engagement hors-pair. Au-delà de cette nuit, le combat pour la restitution des contes et légendes d’Afrique s’est aussi traduite par l'édition de certaines publications. En 2005, le premier livre de l’association a été publié sous le titre «Contes et légendes du Bénin». Suivra «La femme Panthère et autres contes du Bénin».

Une délégation de la préfecture du Mono-Couffo a installé hier jeudi 13 août Anani Hlondji dans ses fonctions de maire de la commune de Grand-Popo. La cérémonie organisée à l’entrée de la mairie à cet effet, a enregistré la présence de ses homologues de Comé et d’Aplahoué.
Anani Hlondji, précédemment chef d’arrondissement d’Agoué, occupe désormais le fauteuil du maire de Grand-Popo. Après son élection voulue par ses camarades de l’alliance Patriotique de l’éveil pour l’union (PEU), il a procédé hier à l’échange des paraphes avec le maire sortant.
En effet, c’est par cet acte couronné d’applaudissements nourris que le nouveau maire est entré en possession des affaires de la commune. Il en aura la charge pendant les cinq prochaines années. Un quinquennat qu’il entend consacrer à la poursuite et à l’initiative des chantiers inscrits dans le cadre de la deuxième génération du Plan de développement de Grand-Popo. Aussi, Anani Hlondji a-t-il promis de lancer dans les prochains jours, les travaux de construction de l’hôtel de ville.
Toujours au titre des priorités, le nouveau maire fait cas de l’éducation, de la santé puis de la protection des côtes de la commune ainsi que de la construction d’un centre d’affaires à Hillacondji. Autant de projets autour desquelles il appelle l’adhésion de tout le conseil communal et le personnel de la mairie.
Le représentant du personnel Justin Fanoukpè s’est dit déjà prêt à accompagner le maire qui leur serait familier pour avoir été de tous les conseils communaux qui se sont succédé à la tête de Grand-Popo. A sa suite le président des fédérations des associations de la commune Airy Tonato a invité le maire à développer l’approche inclusive quant à sa gouvernance pour mieux relever le développement de Grand-Popo. « Faites en sorte pour que la commune ne soit plus la dernière du Mono », a-t-il plaidé.
Pour le maire sortant, ce n’est pas faute d’initiatives si la commune demeure à un tel niveau de développement. Il a rappelé certaines de ses réalisations dans chacun des sept domaines des compétences reconnues aux mairies. A savoir, entre autres, l’électrification des localités, la construction d’une dizaine de maisons de village pour, a-t-il expliqué, améliorer la gouvernance locale.
Afin d’améliorer tous les acquis et tirer profit tant des expériences passées que des positionnements des fils de la commune, le représentant du préfet, Komlan Zinsou a invité toute la commune à la réconciliation. Dans ce même sens, à travers une communication qu’il a donnée à l’entame de la cérémonie d’investiture, Narcisse Tomètin a suggéré aux élus de se muer en pédagogue de participation. A l’endroit d’Anani Hlondji et de ses homologues, il a rappelé que « le grand maire est celui qui décloisonne les ethnies, les villages et promeut le vouloir vivre ensemble ». La cérémonie a pris fin par la présentation du bureau communal et des chefs d’arrondissements au rang desquels figure l’ancien directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (ONIP), Akuété Assévi qui a pris les rênes d’Avlo.

Réélu par ses pairs, le maire Joseph Anani Amavi a été installé mercredi 12 août dernier à la tête de la commune d’Athiémé. A l’occasion, l’intéressé a décliné en quatre points les axes d’interventions de son quinquennat.
Joseph Anani Amavi après un premier mandat, vient d’être reconduit à son poste de maire d’Athiémé. Et ce n’est pas pour se complaire dans l’autosatisfaction car, mieux que par le passé l’élu de l’Union fait la Nation rêve de faire ressusciter le passé glorieux de sa commune natale.
En effet, pour ce nouveau quinquennat, le maire Joseph Anani Amavi laisse entendre que l’exécutif qu’il préside va s’attaquer à travers une démarche participative au développement de la commune sur quatre fronts. Lesquels fronts, décline-t-il, visent à transfigurer la commune en ville citoyenne et germoir de réussites, puis à l’ouvrir à tous ceux qui désirent y habiter et enfin, à l’équiper pour en faire un portail de modernité et de loisirs. S’agissant des moyens pour y parvenir, il rappelle notamment la construction du pont sur le fleuve mono comme un atout majeur en matière de désenclavement. Aussi compte-t-il surtout sur l’adhésion de toutes les forces vives de la commune qu’il appelle à taire leurs dissensions.
Au titre du bilan des actions de la deuxième mandature de l’ère de la décentralisation, Joseph Anani Amavi retient que le Plan de développement de la commune a été exécuté pour un taux de 67,40%. Au nombre des 135 chantiers de développement ouverts dans ce cadre, indique-t-il, 95 chantiers ont été réalisés et bouclés.

Le verdict issu de l’examen du 16e dossier soumis à l’appréciation de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou était, peut-on dire, à la mesure du forfait commis par les délinquants qui devaient répondre devant elle, hier jeudi 13 août. Vingt ans d’un côté et la perpétuité de l’autre pour association de malfaiteurs, vol à main armée et assassinat. La composition qui a connu ce dossier était présidée par Saturnin Avognon, avec comme assesseurs Célestine Bakpé et Florentin Gbodou. Dans le rôle de ministère public, Honoré Alowakinnou et au greffe, Sètondji Désiré Sèmèvo. Hounsa Joseph Azankpo, Kuessi Antoine Hossou, Sètoungan Mèdévo, Lambert Aguessy et Osséni Abiossè sont les jurés.
La dénégation d’un bout à l’autre du parcours. C’est sur ce registre qu’ont navigué les co-accusés Félix Mikinhouéssè puis plus tard Gilbert Honvou qui étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, vol à main armée et assassinat.
Pour les faits, il convient de retenir selon le résumé livré par le président, le magistrat Saturnin Avognon, que dans la nuit du 3 au 4 février 2008 aux environs de 2 heures, 5 personnes armées d’armes blanches, de gros marteaux et de pistolets ont fait irruption au domicile de Raymond Adekambi sis au lot A 9 à la Marina PK 10, route de Porto-Novo où habitent son épouse Edwige Domingo, sa sœur malade, la nommée Marie Rose Adékambi, épouse Kèkou et leur fils. Après avoir molesté, étranglé et assommé de coups le gardien qui criait au secours, les assaillants ont pu, à l’aide de plusieurs coups de marteau massif, défoncé le portail. Après leur entrée dans la maison, ils ont défoncé la porte menant à l’étage et celle de la douche où s'était cachée dame Edwige Domingo. Deux des assaillants, les nommés Félix Mikinhouéssè et Gilbert Honvou qu’elle a reconnus, ont demandé d’après son époux. Cette dernière a déclaré qu’il était en voyage. Ils ont aussitôt demandé là où elle a caché l’or et l’argent. Après l’avoir brutalisée et assaillie de coups de bâton et de la crosse de leur pistolet, ils ont pu vider toutes les chambres où ils pouvaient se procurer de précieux objets. Ainsi, ils ont vidé toutes les armoires et ont tiré quelques coups de feu en l’air avant de se replier avec leur butin composé de téléphones portables, de bijoux, d’un ordinateur portatif, des numéraires entre autres.
Aucun trouble mental
Par ailleurs, dans la nuit du 12 au 13 février 2008, le même groupe armé d’armes blanches et de pistolets a cambriolé le domicile de Ignace Sossaminou, lequel a bien reconnu les nommés Gilbert Honvou et Atèmènou Adrien Sognigbé au cours de cette opération. Après avoir menacé de l’abattre, ces derniers ont emporté au cours de cette opération, de nombreux objets au nombre desquels des appareils électroniques, du numéraire, des pièces de tissu, un fusil de chasse, des chéquiers, un permis de conduire. A cette occasion, Atèmènou Adrien Sognigbé a insisté pour qu’on lui délivre des chèques afin qu’il procède à des retraits.
Le bulletin n° 1 de leurs casiers judiciaires ne porte mention d’aucune condamnation.
Le rapport psychologique et psychiatrique concernant Félix Mikinhouéssè et Gilbert Honvou fait ressortir qu’au moment des faits, aucun trouble mental pouvant abolir le contrôle de leurs actes n’a été repéré.
L’unique témoin cité ne s’étant pas présenté, la parole fut donnée à la partie civile, en somme les victimes.
Raymond Adékambi, ingénieur génie civil a comparu en tant que victime. Selon son récit pathétique, il habite une maison R plus un avec une toiture terrasse. Vers 2h, expose-t-il, sa femme et lui ont entendu de violents coups à leurs portes. Il dit avoir réveillé sa femme avec qui ils ont décidé de la conduite à tenir. A la réponse de son épouse leur disant que son mari était en mission et n’ayant pas d’arme, l’intéressé a jugé utile de ne pas braver le danger pendant qu’il descendait de la terrasse.
C’est comme si c’était hier
Lorsque le président demanda à Ignace Sossaminou, l’autre victime des accusés à la barre dans cette procédure, s’il reconnait les personnes au banc des accusés derrière lui, celui-ci répond : « C’est comme si c’était hier ». Il a déclaré avoir formellement reconnu Gilbert Honvou. Il a expliqué les menaces et autres tracasseries qu’il a subies de la part d’une bande de six personnes environ, qui l’ont tenu en respect longtemps sous la menace d’AKM et de pistolet. Fouillant la maison de fond en comble, à la recherche de l’argent, le chef de la bande répétait souvent (« donne l’argent, je sais que tu en as »).
Prenant ensuite ses réquisitions, le représentant du ministère public, Honoré Alowakinnou a rappelé les faits un peu comme s'ils s’étaient déroulés ces jours-là «Les nommés Félix Mikinhouéssè et Gilbert Honvou sont devant votre cour pour répondre d’association de malfaiteurs, vol à main armée et assassinat; il est vrai qu’ils ont nié les faits à l’enquête préliminaire, devant le juge d’instruction et devant votre barre», rappelle-t-il en substance.
Face aux jurés, il les a prévenus qu’ils devront rendre justice, car ils ont suivi les débats avec une attention soutenue et qu’ils ont leur intime conviction. «Les faits de la cause ont troublé l’ordre public et les nuits sont parfois devenues trop longues pour les citoyens», analyse-t-il. Voilà des agissements qui, selon lui, relèvent de l’association de malfaiteurs, vol à main armée et assassinat. Pour lui, cela tombe sous le coup des articles 265 et 304 du code pénal.
Ainsi, pour Honoré Alowakinnou, l’association de malfaiteurs se présente comme toute association formée dans le but de commettre des crimes envers les personnes et les biens. Il y a là deux éléments constitutifs principaux ; la simple association est suffisante ; peu importe le nombre d’affiliés ; deux personnes suffisent, explique-t-il. Et de poursuivre que peu importe la durée de l’entente. « Ils avaient formellement reconnu s’être connus dans la scierie où ils ont l’habitude de se rencontrer », justifie le ministère public. Pour lui, les accusés se connaissent bien et vivent en parfaite intelligence.
Quid du vol à main armée ? C’est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui de manière violente. Ici, rappelle-t-il, les coupables étaient porteurs d’armes apparentes ou cachées ; les armes sont là, les récits émouvants de Ignace Sossaminou et Raymond Adékambi renseignent suffisamment sur ce volet.
L’assassinat, développe-t-il ensuite, c’est le meurtre commis avec préméditation et guet-apens ; meurtre ou homicide volontaire commis dans certaines circonstances. Il a défini la préméditation et le guet-apens pour mieux éclairer les jurés.
Gardien étranglé avec sa ceinture
Revenant aux faits de la cause, Honoré Alowakinnou a rappelé comment le gardien a été étranglé avec sa ceinture; le guet-apens suppose la préparation; mais ce n’est pas le cas ici. Il s’agit plutôt de meurtre, le dessein formé de donner la mort à autrui.
Sur cette base, il a requis de déclarer les accusés coupables d’association de malfaiteurs et vol à main armée et disqualifier l'assassinat en meurtre, de les condamner à la peine de travaux forcés à perpétuité et ce serait justice.
Prenant la tête des plaidoiries, Me Mounirath Taïwo a planté le décor en ces termes : « Galilée a été condamné pour avoir dit que la terre tourne. Et pourtant elle tourne», a affirmé Me Mounirath Taiwo pour annoncer les couleurs des plaidoiries. Pour les deux accusés, se pose la question de l’imputabilité. «Ils ont nié les faits mis à leur charge; le procès-verbal échafaudé par les OPJ; il y a des faits et puisqu’il faut trouver des coupables, on n’a pas minutieusement fait ce qu’on devait faire », expose-t-elle. Il ne faut pas, insiste-t-elle, que la décision rendue gonfle celle des erreurs judiciaires. Comment peut-on être en association de malfaiteurs lorsqu’on ne se connait pas. Si l’élément matériel n’existe pas, c’est que l’infraction n’existe pas. Saluant les brillantes réquisitions du ministère public; elle interroge s’il y a eu des empreintes prélevées ou autopsie du corps. « Vous êtes là pour juger pas pour des probabilités ou possibilités mais lorsqu’il y a des preuves au dossier. On sait dans quelles conditions les aveux ont été extorqués. Les débats à votre barre vous ont édifié », justifie-t-elle.
A sa suite, son aîné Me Bertin Amoussou a pris le flambeau pour retenir comment ça fait longtemps qu’il a commencé à chanter l’Aube nouvelle. Mais dans ce dossier, relève-t-il, je ne vois pas l’Aube nouvelle de la justice. « Un dossier où il n’y a ni indice ni preuve, ni autopsie et où il y a mort d’homme et on vous demande de condamner ; j’ai vu le soleil à cette audience et on nous a enseigné que si nous voulons être un bon avocat de connaître la loi ; mais si je veux en être un grand, de connaître les juges par leur expérience ; car quand on juge mal et qu’on condamne à tort, on reçoit les foudres; il faut une certaine ancienneté», insiste-t-il.
Mais, poursuit-il, je ne reconnais pas le juge à travers le ministère public qui demande d’envoyer à l’abattoir; «le doute profite à l’accusé ; attention à nous tous, les suppositions, les coïncidences, les laborieuses déductions n’ont jamais fait une justice; ce sont les passages au crible fin qui peuvent asseoir notre justice; je vous demande de ne pas condamner dans le vide. Après l’enquête préliminaire pourquoi cela revient à la moulinette des juges d’instruction? quelle mémoire prodigieuse ont-ils de ne pas se contredire ni de se dédire?
Ces messieurs ont besoin de leur liberté, ils sont de chez nous», expose-t-il, demandant leur élargissement au bénéfice du doute.
«êtes-vous des sorciers»
Les policiers sont pressés pour trouver des coupables ou produire des résultats. Lorsque la police vous inquiète, vous tremblez, relève Me Moustapha Waïdi qui s’interroge qu’on n’ait pas pu amener le témoin capital cité dans la procédure et sur la non disponibilité des scellés. « Si vous n’avez pas les éléments qui envoient à la condamnation, épargnez ces messieurs. Si vous avez des doutes retenez-vous. L’enquête de moralité est vulgaire, bâclée et à écarter ; tenez-vous en aux déclarations devant le juge d’instruction et à votre barre ; c’est pourquoi je vous prie d’éviter d’abattre des innocents ; ne faites pas des erreurs. Dans ce dossier, il y a un doute sérieux. Relaxez-les au bénéfice du doute, ne les tuez pas en les condamnant à perpétuité», propose-t-il.
Dans son arrêt rendu quelques minutes après, la cour les a reconnus coupables des faits de vol à main armée, d’association de malfaiteurs et de meurtre et les a condamnés à la peine de 20 ans de travaux forcés , sur la base des articles 295 et 304 du code pénal.
Sur les intérêts civils, Ignace Sossaminou a déclaré avoir chiffré les objets emportés à 3 400 000 FCFA. Mais faute de reçus appuyant ses prétentions, le président a expliqué ne pas évoluer au pifomètre. Un avis que partage Honoré Alowakinnou et auquel se sont associés les avocats de la défense et face auquel les parties civiles, maîtresses de la procédure civile n’ont élevé aucune protestation. Dans son arrêt, la cour a renvoyé l’examen des préjudices subis dans la cause, à une prochaine session.
L’accusé Adrien Atèmènou Sognigbé ayant bénéficié d’une mesure de liberté de provisoire ne s’est pas présenté hier à l’audience, lors de la vérification de l’identité . L’arrêt de renvoi n’a pu lui être signifié puisqu’il n’a pas été retrouvé. Pour une bonne administration de la justice, son cas avait été disjoint par un arrêt avant dire droit de celui des autres avant l’ouverture des débats.
Statuant finalement sur le cas Adrien Atèmènou Sognigbé disjoint auparavant, le ministère public a déclaré qu’il réitère ses réquisitions d’association de malfaiteurs, de vol à main armée et d’assassinat, de le condamner par défaut à la perpétuité. Quelques instants après, la Cour revient et par un arrêt l’a condamné par défaut à la prison à perpétuité.