La Nation Bénin...
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Demain vendredi 17 juillet, est la Journée dédiée à la Justice internationale par la communauté internationale. Consistant à bannir l’impunité et à surtout sanctionner les abominations et autres crimes contre les droits humains, la justice internationale ne fait pas toujours l’unanimité, au sein des dirigeants africains notamment. Un de ses représentants majeurs au Bénin, Clément Capo-Chichi, ancien directeur exécutif d’Amnesty International Bénin, aujourd’hui coordinateur régional pour l’Afrique de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI) et expert du Groupe de travail sur la peine de mort, les exécutions sommaires et extrajudiciaires de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) nous en explique les fondements et la pertinence.
La Nation : Quels sont les enjeux de la célébration de la journée du 17 juillet ?
Clément Capo-Chichi : Le 17 juillet 1998, 120 Etats ont adopté à Rome le statut instituant la Cour pénale internationale (CPI). Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des Etats affirmant que les plus graves crimes qui touchent l’ensemble de la communauté internationale ne sauraient rester impunis et que leur répression doit être effectivement assurée par des mesures prises dans le cadre national et par le renforcement de la coopération internationale, ont décidé d’accepter la compétence d’une Cour pénale internationale permanente, chargée de poursuivre les crimes les plus graves commis sur leur territoire ou par leurs ressortissants, à compter de l’entrée en vigueur du Statut de Rome le 1er juillet 2002. Treize années se sont écoulées depuis et ce 17 juillet 2015, nous voulons rappeler aux gouvernements qu'«Il est temps pour eux de rendre la justice internationale effective».
Mais le Statut de Rome est aujourd’hui décrié par ces mêmes Etats. Comment expliquez-vous cela ?
Heureusement tous les Etats ne contestent pas aujourd’hui le Statut de Rome. Ils auraient tort de le faire tout simplement parce que le texte ne fait que rappeler qu’il est du devoir de chaque Etat de soumettre à sa juridiction nationale criminelle les responsables des crimes internationaux. Certes quelques-uns le décrient et menacent de se retirer du Statut. Mais tel que le précise l’article 127 dudit Statut, « son retrait ne dégage pas l’Etat des obligations mises à sa charge … alors qu’il y était partie… et n’affecte pas non plus la coopération établie avec la Cour à l’occasion des enquêtes et procédures pénales à l’égard desquelles l’Etat avait le devoir de coopérer et qui ont été commencées avant la date à laquelle le retrait a pris effet ; le retrait n’affecte en rien la poursuite de l’examen des affaires que la Cour avait déjà commencé à examiner avant la date à laquelle il a pris effet.»
Insinuez-vous par là que les menaces de retrait de l’Union Africaine, du Kenya malgré l’abandon des charges contre le président Uhuru Kenyatta, celui de l’Afrique du Sud suite à la non arrestation sur son sol du président soudanais Omar El Béchir, seront sans effet ? Et que dites-vous aussi de la position récente adoptée par le président ivoirien Alassane Ouattara par rapport à la CPI ?
Je rappelle juste aux Etats parties leur obligation découlant du Statut de Rome.
Trente-quatre (34) Etats africains sont parties au Statut de Rome, et 19 sont réticents à y adhérer. Le Soudan n’est pas partie au Statut de Rome mais à la suite d’un renvoi en 2005 par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la situation au Darfour, la CPI a délivré deux mandats d'arrêt contre le président Omar el-Béchir en 2009 et 2010 pour plusieurs chefs de crimes contre l'humanité, génocide et crimes de guerre, qu’il aurait commis au Darfour à partir de 2003.
L’Afrique du Sud est un Etat partie au Statut de Rome et l’a intégré dans son droit national à travers la loi N° 22 de 2002 portant mise en œuvre du Statut de Rome de la CPI. Cette loi prévoit l’arrestation des personnes accusées d’avoir commis le crime de génocide, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre et leur remise à la CPI. En tant qu’Etat partie et en vertu de son droit national, le gouvernement sud-africain avait l’obligation légale d’arrêter le président soudanais dès son arrivée dans ce pays, ce qu’il n’a pas fait.
Dans le cas du Kenya les juges ont constaté que le gouvernement kényan n'avait pas pris de mesures significatives pour exiger la production des documents demandés par le Procureur de la CPI. Selon eux, le manquement du gouvernement kényan a affecté la capacité de la Cour à s'acquitter de ses fonctions et pouvoirs, et en particulier, de la fonction attribuée à la Chambre en vue de la recherche de la vérité. Le vendredi 5 décembre le Procureur de la CPI a annoncé qu’elle a déposé une notification aux fins du retrait des charges contre Uhuru Muigai Kenyatta et qu’elle le fait sans préjudice de la possibilité de présenter une nouvelle affaire si de nouveaux éléments de preuve étaient portés à sa connaissance.
Pour sa part, l'Etat ivoirien a fait une demande soulevant une exception d’irrecevabilité dans l’affaire concernant Simone Gbagbo devant la Cour. La chambre préliminaire I de la Cour a rejeté l’exception d’irrecevabilité aux motifs que les autorités nationales de la Côte d’Ivoire ne prenaient pas de mesures tangibles, concrètes et progressives pour déterminer si Simone Gbagbo était pénalement responsable du même comportement que celui allégué dans le cadre de l’affaire portée devant la Cour. La Chambre a conclu que les mesures d’enquête concernant Gbagbo étaient rares, manquaient en progression, et étaient disparates dans leur nature et leurs propos...Par conséquent, en tant qu’Etat partie au Statut de Rome, la Côte d’Ivoire a l’obligation de coopérer pleinement avec la cour.
J’en conclus avec une certaine opinion déjà émise que le risque que courent les peuples africains aujourd’hui ne réside pas dans le fait que les gouvernements interviennent abusivement pour empêcher les atrocités et nous protéger mais au contraire dans le fait qu’ils n’agissent même pas.
Dans ces différentes situations évoquées,vous rappelez sans cesse l'obligation de coopération qui incombe aux Etats. Mais alors, pourquoi cette opposition de la part de nos dirigeants?
La Cour ne dispose pas de territoire encore moins de Police. L’article 86 énonce pour les Etats parties, une obligation générale de coopérer pleinement avec la Cour dans le cadre des ses enquêtes et des poursuites pour les crimes relevant du Statut. Mieux le Statut de Rome rappelle que chaque Etat a le devoir d’exercer sa compétence pénale vis-à-vis des responsables de crimes internationaux.
La finalité première de la Cour est donc d’aider à mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale, et de contribuer ainsi à leur prévention.
En revenant sur ces notions de coopération effective et de complémentarité je veux rappeler la responsabilité de protéger qui incombe aux Etats et surtout la nécessité enfin pour eux d'exercer la complémentarité au niveau des juridictions nationales.
Nos Etats africains, au regard de leur système judiciaire, ont-ils cette capacité aujourd'hui de juger? Nous parlons de crimes de guerre, crimes contre l'humanité, génocide, crimes d'agression…
Votre question est pertinente mais nous parlons d'Etats souverains. Et la mise en œuvre de cette souveraineté est reconnue voire souhaitée dans le Statut de Rome. Vous savez la CPI ne se substitue pas aux systèmes nationaux de justice pénale. Elle en est le complément. Elle ne peut enquêter et lorsque cela se justifie, poursuivre et juger des personnes, que si l’Etat concerné n’a pas ouvert d’enquêtes, se trouve réellement dans l’incapacité de le faire ou n’a pas l’intention d’agir en ce sens. Il s’agit du principe de complémentarité qui vise à donner la priorité aux systèmes nationaux.
ll est du devoir des dirigeants d’un Etat souverain de donner les moyens a sa justice de poursuivre et de juger les crimes. Et le cas de la Guinée Conakry est un exemple à encourager car il y a eu une avancée majeure dans le dossier du 28 septembre 2009 avec l’inculpation de Moussa Dadis Camara, ce qui constitue un pas décisif vers la tenue d’un procès crédible et déjà nous nous félicitons que la justice guinéenne ait pu accomplir son travail en toute indépendance.
Peut-on alors dire que nos Etats ont souvent manqué à leur responsabilité de protéger?
Absolument ! Les dirigeants du monde entier ont reconnu en septembre 2005 qu’ils n’avaient pas su répondre de manière adaptée aux crimes les plus haineux qui soient et se sont engagés à protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité. La responsabilité de protéger est un engagement pour prévenir et interrompre les atrocités de masse.
Un reproche fait à la CPI par l'Union Africaine est sa promptitude à se saisir des situations africaines. Dites-nous comment saisit-on cette Cour ?
Je dois rappeler que c’est l’Union Africaine (UA) qui, la première, a souligné dans son document fondateur, l’Acte constitutif de l’UA, l’importance de disposer d’un organe collectif qui interviendrait en cas de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
L'intérêt de la CPI pour l'Afrique tient d'une part du fait que les victimes sont avant tout africaines et c’est mon opinion, mais surtout du mode de saisine de la Cour tel que prévu par le Statut de Rome.
En effet, aux termes des articles 13 et 14 du Statut de Rome, tout État partie peut demander au Procureur d’ouvrir une enquête. Un État qui n’est pas partie au Statut peut aussi accepter la compétence de la Cour pour des crimes commis sur son territoire ou par l’un de ses ressortissants et demander au Procureur de mener une enquête. Le Conseil de sécurité des Nations Unies peut également renvoyer une situation devant la Cour.
Mais ce qui est surtout intéressant à souligner est que l’article 14 énonce clairement la possibilité de renvoi d’une situation par un Etat partie en précisant : «Tout Etat partie peut déférer au procureur une situation dans laquelle un ou plusieurs des crimes relevant de la compétence de la Cour paraissent avoir été commis, et prier le Procureur d’enquêter sur cette situation en vue de déterminer si une ou plusieurs personnes identifiées devraient être accusées de ces crimes».
L’adoption récente des statuts établissant une chambre criminelle au sein de la Cour africaine ne défie-t-il pas le système pénal international du point de vue de l’immunité accordée aux chefs d’Etat en exercice et aux hauts responsables ?
Nul doute que l’action des systèmes de justice pénale en Afrique s’avère primordiale. Mais je rappelle une fois encore que la CPI ne se substitue pas aux systèmes nationaux ou régionaux de justice pénale ; elle en est le complément.
Dès lors, demandons-nous aujourd’hui quels sont les défis de la création d’une Cour africaine de justice et des droits de l’Homme. Il s’agit aussi de nous interroger sur l’efficacité et l’indépendance des systèmes africains de justice pénale afin qu’ils puissent s’acquitter effectivement et toujours de leur devoir de réprimer les crimes odieux dont nous parlons.
Ceci d’autant que, quand on considère le Protocole de Malabo, qui amende le protocole de Ouagadougou portant création de la Cour africaine de justice et des droits de l’Homme, adopté en juillet 2014, il énonce en son article 46A bis portant sur les Immunités : «Aucune procédure pénale n’est engagée ni poursuivie contre un chef d’État ou de gouvernement de l’UA en fonction, ou toute personne agissant ou habilitée à agir en cette qualité ou tout autre haut responsable public en raison de ses fonctions».
En conséquence, je crois qu’en décidant de s’octroyer des privilèges et immunités et en agissant ainsi, les dirigeants africains se mettent du mauvais côté de l’histoire.
Pensez-vous qu’avec la nomination d’un Africain à la présidence de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome, les relations entre l’Afrique et la CPI vont s’améliorer ?
La désignation officielle le 1er octobre 2014 de S.E. M. Sidiki Kaba, ministre sénégalais de la justice, à la présidence de l’Assemblée des États parties, est un acte important et nous espérons que son mandat triennal sera véritablement un succès. Il a d’ailleurs rappelé dans sa profession de foi que son premier défi est celui de développer un nouveau partenariat entre la Cour et toutes les régions du monde y compris l’Afrique. Il a surtout reprécisé que l’Afrique n’est pas contre la Cour et a suggéré que la Cour doit étendre ses investigations et poursuivre tous les crimes partout dans le monde et non seulement en Afrique.
Nous travaillons déjà à ses côtés en tant que coalition à l’amélioration des relations entre l’Afrique et la Cour pénale internationale.
Une Conférence internationale sous sa présidence se tient d’ailleurs à Dakar le 20 et le 21 juillet dans le cadre de la commémoration du 17 juillet, Journée de la justice internationale, sous sa présidence sur le thème très évocateur «Souveraineté des Etats et Justice pénale internationale». Qu’en attendre ?
Cette conférence qui réunit les ministres de la Justice de la CEDEAO, les officiels de la CPI ainsi que des experts de haut niveau et les Organisations de la Société civile, nous offrira l’occasion de discuter de la question de la lutte contre l’impunité ainsi que des relations entre l’Afrique et la CPI.
Pour ramener le débat au niveau national, que retenir de la coopération du Bénin avec la CPI ?
La ratification par le Bénin le 22 Janvier 2002 du Statut de Rome a fait de ce pays le 49è Etat partie. C’est la preuve de l’engagement de nos gouvernants à nous protéger des atrocités de masse. Le Bénin a supporté la CPI depuis sa création et il reste engagé à maintenir son support en soulignant à chaque occasion l’importance de la justice et la lutte contre l’impunité à travers le monde.
Nous saluons d’ailleurs l’existence d’un cadre de coopération à travers l’adoption du Code de procédure pénale en 2013 qui y consacre tout un Titre (Titre 14, art 771-789), même si depuis 2006, nous sommes toujours dans l’attente de l’adoption d'une loi de mise en conformité et de sa mise en œuvre effective.
Le chef de l’Etat, le président Yayi Boni a montré sa détermination et sa bonne foi en envoyant une demande d’avis motivé et l’avant projet de loi à la Cour suprême depuis le 11 septembre 2006. Neuf ans après et à neuf mois de la fin de son mandat, le président du Bénin a encore l’opportunité de jouer un rôle crucial dans l’amélioration de l’efficacité du Statut de Rome en amenant le Parlement à adopter enfin une loi qui donnera à notre Etat la primauté des jugements des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale. Et nous comptons sur l’actuelle mandature de l’Assemblée nationale pour jouer sa pleine partition. Le Bénin pourra ainsi servir encore une fois d’exemple et ainsi favoriser l’intégrité des poursuites en offrant une opportunité de justice pour les victimes sur son territoire.
A ce propos, vous avez d’ailleurs suivi la prompte réaction des autorités béninoises relativement au cas récent d’un agent des Forces armées béninoises ayant fait subir des traitements inhumains à de jeunes femmes, au motif qu’elles auraient volé son amie. Cela est encourageant et appelle à espérer.

Le directeur général du Port autonome de Cotonou Samuel Batcho a procédé, hier mardi 14 juillet, au lancement des activités du Comité opérationnel de suivi et de l’amélioration continue de la productivité du Port (COSAP). Ce think tank constitué d’acteurs portuaires de premier plan doit produire des indicateurs pour mesurer les performances du port de Cotonou.
L’autorité portuaire de Cotonou a sans doute compris l’adage selon lequel qui a l’information détient le pouvoir. Le besoin de compétitivité qu’elle ressent dans un environnement régional de plus en plus concurrentiel l’a donc incitée à mettre en place le Comité opérationnel du suivi et de l’amélioration continue de la productivité du port (COSAP). «Ce comité a pour rôle d’identifier, d’analyser et d’anticiper les difficultés rencontrées par les manutentionnaires et les autres acteurs portuaires, difficultés qui entravent l’attractivité du port de Cotonou », souligne Samuel Batcho, directeur général du Port autonome de Cotonou (PAC), au lancement des activités de ce groupe de travail. Sa mission, c’est de contribuer à la collecte et l’analyse de l’évolution des indicateurs de rendements portuaires afin de permettre à l’autorité portuaire de connaître les performances réelles du port de Cotonou, nécessaires pour des prises de décision.
Le comité ne remplace pas les services officiels chargés de productivité des statistiques portuaires. Mais sa mise en place répond à une dynamique de gestion participative dans laquelle s’est inscrite la direction générale du Port autonome de Cotonou.
«Le Port attend de vous chaque semaine et chaque mois, un état sur l’ensemble des navires qui accostent sur sa plate-forme, les difficultés qui affectent le trafic portuaire et les approches de solutions que vous préconisez », insiste Samuel Batcho. Connaissant les velléités de récupération qui polluent souvent les initiatives portuaires, il a tenu à mettre en garde contre toute tentative de corporatisme au sein du comité. «Vous devez éviter de vous comporter comme dans une corporation car les attitudes corporatistes ne garantissent pas la productivité.
Nous attendons de vous des analyses objectives qui permettront à l’autorité portuaire de prendre des décisions », soutient-il. Pour lui, le comité doit se constituer en une véritable force de propositions. Déjà, il leur confie la tâche de faire un diagnostic rigoureux des difficultés de manutentionnaires, de proposer des solutions pour la garde et la célérité dans les opérations d’enlèvement des marchandises, une esquisse de nouvelles normes de productivité ainsi que des cibles à atteindre au cours de l’année en cours. In fine, conclut le directeur général du PAC, il s’agit de rendre disponible des statistiques fiables devant aider à l’amélioration de la compétitivité du port de Cotonou.
Créé par note circulaire N° 163/PAC/DG/DGA/SG/BEP/SP du 2 avril 2015, le COSAP est composé de divers acteurs opérant sur la plate-forme portuaire. Il est présidé par le directeur de l’exploitation portuaire. Le directeur de la Capitainerie, commandant du Port de Cotonou en assure la vice-présidence.

Après plusieurs années d’abandon, les travaux de réhabilitation de la Place Goho, porte d’entrée de la cité historique d’Abomey ont démarré même s'ils semblent piétiner. Cette place tente donc de présenter désormais un nouveau visage.
Les acteurs du régime révolutionnaire dirigé par le président Mathieu Kérékou connaissent l’importance de la Place Goho d’Abomey. C’est bien elle qui a accueilli le dimanche 30 novembre 1975 la présentation par la junte militaire d’alors, du «Discours-programme de construction nationale» qui devait engager le pays sur la voie d’une politique nouvelle d’indépendance nationale. C’est dire que par le passé, c’est bien sur cette Place Goho que plusieurs décisions historiques engageant la vie de la nation y ont été proclamées.
Elle renaît difficilement de ses cendres
Depuis plus d’une décennie, la Place Goho a perdu de sa notoriété parce qu’abandonnée. S’en suivront des accusations sans fin de détournement des fonds prévus pour sa réhabilitation. Le Conseil communal d’Abomey et le ministère en charge de l’Urbanisme se jetaient mutuellement le tort jusqu’en janvier dernier, année de prise en main d’une bonne partie du chantier par le Fonds national de l’Environnement et de Climat (FNEC). Six mois après la reprise desdits travaux, la place historique de Goho présente aujourd’hui un nouvel aspect, un "new look" diront certains. Les populations d’Abomey peuvent bien s’enorgueillir et, ce serait pour le bien des visites touristiques dans la localité. Connue pour le rôle important qu’elle joue en tant que patrimoine touristique et historique, la place Goho située à l’entrée de la ville d’Abomey va ressurgir dans la mémoire collective. Les travaux de sa réhabilitation sont presqu’achevés. Et, fière de sa nouvelle toilette, elle veut à nouveau séduire.
D’un montant total de
304 351 091 de FCFA, cette place est appelée à devenir un espace éco-touristique, culturel et éducatif des plus modernes du pays. Prévu pour s’étendre sur une superficie de 3ha 91,80ca, le projet de réhabilitation concerne la construction d'une clôture autour de la place publique, l’aménagement des espaces verts et le réseau d’électrification du site, la réalisation d'un jet d’eau en cascade sur le site. Le mur de la clôture sera aussi estampillé à l’effigie des anciens rois du Bénin avec des bas-reliefs, la statue du roi Béhanzin rénovée et entourée des statues des différents présidents qu’a connus le Bénin. Les travaux visent également la construction d'un restaurant de grand standing dans un style de l’architecture traditionnelle, de trois boutiques en forme de bungalows, la construction des toilettes publiques modernes, la reprise des terrassements des plates- formes passantes, l'aménagement de la voie d’accès au site à partir du rond-point Goho, celui d'un parking à l’intérieur de la place et la reprise de l’aménagement du rond-point avec le symbole de la jarre trouée du roi Guézo.
Un rêve ambitieux
Pour venir au secours de la mairie d’Abomey, le FNEC a pris en charge 32,86% du budget global, soit environ cent millions de francs CFA. C’était donc conscient de l’enjeu que représentait ce chantier, que le directeur du FNEC, Bernardin Aligbonon avait, sous l’impulsion du président de la République, remis un chèque d’une somme
40 000 000 de FCFA pour relancer les travaux sur les 304 351 091 FCFA. Bernardin Daga, directeur des Services techniques (DST) à la mairie d’Abomey ne boude pas son plaisir de voir la transformation qui s’opère sur ce site. Il assure que les prochains jours seront décisifs pour ce chantier car, promet-il, «les pompes immergées qui alimenteront le jet d’eau de la Place Goho y seront installées». Cette installation des pompes immergées annonce pour les prochains jours la fin de la première partie des travaux et leur réception provisoire. Mais sur le chantier, lundi 13 juillet dernier, il n’y avait que quatre ouvriers peintres pour de petits travaux. Déjà, certains, sceptiques, attendent donc de voir si un jour ce chantier sera réellement achevé et livré.
La fin imminente de cette partie des travaux promet, par ailleurs, celle de l’insécurité dans la cité historique. Pendant longtemps, à la faveur de l’obscurité qui règne sur le site, ce sont les divorcés sociaux qui y ont pris leur quartier général.
«Ces voyous font la loi sur le site qui est devenu avec le temps un lieu craint par beaucoup à partir d'une certaine heure. Des actes d’insécurité perpétrés au nez et à la barbe de la statue du roi Béhanzin», se désole Jean-Vincent Tonoukouin, infirmier à la retraite et résident à Abomey. C’est donc un soulagement, non seulement, pour les acteurs politiques impliqués mais aussi et surtout, la population d’Abomey qui avait commencé déjà par regretter que la Place Goho soit devenue un repère de délinquants, parce qu’abandonnée. Beaucoup le perçoivent comme un sacrilège en ce sens que la Place Goho est non seulement auguste de par les grands évènements historiques qu’elle a eu à accueillir, mais abrite aussi la statue du roi Béhanzin, vénéré à Abomey.

Après plusieurs années d’abandon, les travaux de réhabilitation de la Place Goho, porte d’entrée de la cité historique d’Abomey ont démarré même s'ils semblent piétiner. Cette place tente donc de présenter désormais un nouveau visage.
Les acteurs du régime révolutionnaire dirigé par le président Mathieu Kérékou connaissent l’importance de la Place Goho d’Abomey. C’est bien elle qui a accueilli le dimanche 30 novembre 1975 la présentation par la junte militaire d’alors, du «Discours-programme de construction nationale» qui devait engager le pays sur la voie d’une politique nouvelle d’indépendance nationale. C’est dire que par le passé, c’est bien sur cette Place Goho que plusieurs décisions historiques engageant la vie de la nation y ont été proclamées.
Elle renaît difficilement de ses cendres
Depuis plus d’une décennie, la Place Goho a perdu de sa notoriété parce qu’abandonnée. S’en suivront des accusations sans fin de détournement des fonds prévus pour sa réhabilitation. Le Conseil communal d’Abomey et le ministère en charge de l’Urbanisme se jetaient mutuellement le tort jusqu’en janvier dernier, année de prise en main d’une bonne partie du chantier par le Fonds national de l’Environnement et de Climat (FNEC). Six mois après la reprise desdits travaux, la place historique de Goho présente aujourd’hui un nouvel aspect, un "new look" diront certains. Les populations d’Abomey peuvent bien s’enorgueillir et, ce serait pour le bien des visites touristiques dans la localité. Connue pour le rôle important qu’elle joue en tant que patrimoine touristique et historique, la place Goho située à l’entrée de la ville d’Abomey va ressurgir dans la mémoire collective. Les travaux de sa réhabilitation sont presqu’achevés. Et, fière de sa nouvelle toilette, elle veut à nouveau séduire.
D’un montant total de
304 351 091 de FCFA, cette place est appelée à devenir un espace éco-touristique, culturel et éducatif des plus modernes du pays. Prévu pour s’étendre sur une superficie de 3ha 91,80ca, le projet de réhabilitation concerne la construction d'une clôture autour de la place publique, l’aménagement des espaces verts et le réseau d’électrification du site, la réalisation d'un jet d’eau en cascade sur le site. Le mur de la clôture sera aussi estampillé à l’effigie des anciens rois du Bénin avec des bas-reliefs, la statue du roi Béhanzin rénovée et entourée des statues des différents présidents qu’a connus le Bénin. Les travaux visent également la construction d'un restaurant de grand standing dans un style de l’architecture traditionnelle, de trois boutiques en forme de bungalows, la construction des toilettes publiques modernes, la reprise des terrassements des plates- formes passantes, l'aménagement de la voie d’accès au site à partir du rond-point Goho, celui d'un parking à l’intérieur de la place et la reprise de l’aménagement du rond-point avec le symbole de la jarre trouée du roi Guézo.
Un rêve ambitieux
Pour venir au secours de la mairie d’Abomey, le FNEC a pris en charge 32,86% du budget global, soit environ cent millions de francs CFA. C’était donc conscient de l’enjeu que représentait ce chantier, que le directeur du FNEC, Bernardin Aligbonon avait, sous l’impulsion du président de la République, remis un chèque d’une somme
40 000 000 de FCFA pour relancer les travaux sur les 304 351 091 FCFA. Bernardin Daga, directeur des Services techniques (DST) à la mairie d’Abomey ne boude pas son plaisir de voir la transformation qui s’opère sur ce site. Il assure que les prochains jours seront décisifs pour ce chantier car, promet-il, «les pompes immergées qui alimenteront le jet d’eau de la Place Goho y seront installées». Cette installation des pompes immergées annonce pour les prochains jours la fin de la première partie des travaux et leur réception provisoire. Mais sur le chantier, lundi 13 juillet dernier, il n’y avait que quatre ouvriers peintres pour de petits travaux. Déjà, certains, sceptiques, attendent donc de voir si un jour ce chantier sera réellement achevé et livré.
La fin imminente de cette partie des travaux promet, par ailleurs, celle de l’insécurité dans la cité historique. Pendant longtemps, à la faveur de l’obscurité qui règne sur le site, ce sont les divorcés sociaux qui y ont pris leur quartier général.
«Ces voyous font la loi sur le site qui est devenu avec le temps un lieu craint par beaucoup à partir d'une certaine heure. Des actes d’insécurité perpétrés au nez et à la barbe de la statue du roi Béhanzin», se désole Jean-Vincent Tonoukouin, infirmier à la retraite et résident à Abomey. C’est donc un soulagement, non seulement, pour les acteurs politiques impliqués mais aussi et surtout, la population d’Abomey qui avait commencé déjà par regretter que la Place Goho soit devenue un repère de délinquants, parce qu’abandonnée. Beaucoup le perçoivent comme un sacrilège en ce sens que la Place Goho est non seulement auguste de par les grands évènements historiques qu’elle a eu à accueillir, mais abrite aussi la statue du roi Béhanzin, vénéré à Abomey.

Le sieur Chabi Bio Banoukpé, cultivateur, 31 ans, a comparu pour meurtre lundi 13 juillet dernier devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. Déclaré coupable, il écope de 10 ans de réclusion criminelle. Telle est la sentence issue de l’examen de la 11è affaire inscrite au rôle de la session ordinaire de cette Cour au titre de l'année 2015.
«Le samedi 25 juillet 2009 vers 21 heures, le nommé Chabi Bio Banoukpé se rendait dans son champ situé à 2 km environ du village de Koubou, commune de Tchaourou, quand il rencontra Zakari Mohamed. Ce dernier avait chargé du bois de chauffe sur le siège arrière de sa motocyclette. Lorsque Zakari Mohamed interpella Chabi Bio Banoukpé sur sa destination à une pareille heure, la réponse donnée par ce dernier ne l’a pas convaincu et il dégaina son coupe-coupe. Mais Chabi Bio Banoukpé réussit à lui arracher la machette et à lui asséner plusieurs coups dont la victime mourut sur le champ». Ainsi ont été présentés lundi dernier les faits qui ont motivé le renvoi du sieur Chabi Bio Banoukpé devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou.
L’instance de jugement pour l’examen de ce dossier référencé n°006/PG-12 est composée à l’occasion du président Epiphane Yéyé, des assesseurs Séïbou Boni Kpégounou et Albert Pascal Agboton, et des jurés Sylvestre Sacca Lafia, Dossa Cyrille Dakin, Mêmounatou Bio Tchané et Alimatou Labouda. Le fauteuil du ministère public est occupé par Ignace Adigbli. Le greffier Me Ambroise Alassane a tenu la mémoire de la Cour pour l’audience. Me Safiatou Bassabi Issifou est le conseil de l’accusé.
Le rapport psychiatrique et médico-psychologique indique que l’accusé ne souffre d’aucune anomalie mentale pouvant abolir ses actes au moment de l’action. Le bulletin n°1 du casier judiciaire du prévenu ne porte mention d’aucune condamnation antérieure : il est à sa première incarcération.
Un meurtre de l’absurde !
Comme aux autres étapes de la procédure judiciaire, Chabi Bio Banoukpé, inculpé de meurtre, a reconnu les faits. C’est d’ailleurs sur sa seule version que le dossier a été monté, la victime étant décédée sur le champ et il n’y a pas un témoin de la scène, fera observer le représentant du ministère public. « C’est un meurtre de l’absurde, un crime commis sans raison...La vérité est certainement partie dans la tombe», estime Ignace Adigbli.
Dans sa version des faits, l’accusé Chabi Bio Banoukpé plaide coupable et implore la clémence de la Cour. «C’est le Satan. Je ne voulais pas le tuer. Il voulait me donner un coup de coupe-coupe mais j’ai réussi à le terrasser à trois reprises et à lui prendre la machette. Je lui ai donné un coup au pied, un autre au bras et deux autres à la tête», raconte-t-il. Le rapport de constat du décès indique que la victime est décédée des coups et blessures volontaires et mentionne entre autres, «plusieurs morceaux de cerveaux baignant dans du sang coagulé, plusieurs plaies traumatiques sur la tête fragmentée, plusieurs plaies traumatiques sur les membres inférieur et supérieur..., visage défiguré».
L’accusé dit n’avoir aucun antécédent avec le nommé Zakari Mohamed et qu’il ne le connaissait ni d’Adam ni d’Eve. «J’ai pris du sodabi (boisson locale alcoolisée) pour 50 F CFA», reconnaît néanmoins le mis en cause tout en précisant qu’il ne se saoule pas d’habitude et n’était pas ivre le jour du crime.
L’enquête de moralité est favorable à l’accusé. Chabi Bio Banoukpé n’a jamais eu de problème avec qui que ce soit dans le village et personne ne s’est jamais plaint d’un comportement déviant de sa part, témoignent les personnes interrogées dont le chef du village de Koubou, Pascal Bio Dokotoro qui a déposé hier à titre de sachant.
La partie civile a répondu présente à l’audience à travers les trois veuves et deux des dix enfants de la victime. Sakibou Mohamed, fils du défunt, a parlé en leur nom, et ne se constitue pas partie civile. Acte lui en a été donné par la Cour.
Intention criminelle ou légitime défense ?
L’avocat général Ignace Adigbli soutient d’emblée que l’infraction de meurtre, crime prévu et puni par les articles 295 et 304 du Code pénal, est établie dans ce dossier. Selon le ministère public, outre l’acte positif posé et reconnu par le prévenu lui-même à travers les nombreux coups donnés à la victime, «L’intention criminelle est nette et sans ambages», avance-t-il, en s’appuyant sur le certificat de constatation du décès. Au regard de ses observations, il requiert 15 ans de prison ferme contre le sieur Chabi Bio Banoukpé.
Me Safiatou Bassabi Issifou, commis d’office par l’Etat béninois pour défendre l’accusé, s’attaque à la démonstration du ministère public, notamment en ce qui concerne l’élément moral. «L’avocat général n’a pas pu démontrer l’intention meurtrière de l’accusé. Il se réfugie derrière un rapport du constat de décès qui ne reflète pas la réalité que je vois sur les photos du crime», souligne l’avocate. «Pour ma part, il n’y a pas intention criminelle», fait-elle savoir. «S’il ne s’est pas défendu, c’est certainement lui qui serait mort», poursuit-elle. Aussi, le conseil déplore-t-il que le ministère public ne s’est pas attardé sur les circonstances dans lesquelles le crime est survenu, lui qui doit requérir à charge et à décharge. Me Safiatou Bassabi Issifou plaide au principal la légitime défense. Elle fonde son argumentaire sur l’article 328 du Code pénal qui stipule «Il n’y a ni crime ni délit, lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d’autrui». La défense s’appuie également sur l’article 329 alinéa 1er dudit code qui souligne que l’homicide est compris dans les cas de nécessité actuelle de défense, si les blessures ont été faites, ou si les coups ont été portés en repoussant pendant la nuit....
Au subsidiaire, la défense implore la clémence de la Cour pour «une application douce de la loi » au profit de son client. Le casier judiciaire vierge, l’excuse de la provocation par la victime, l’enquête de moralité favorable sont autant d’éléments qui militent en sa faveur, estime-t-elle. De plus, l’accusé a fait preuve d’honnêteté en allant lui-même signaler au chef du village qu’il s’est bagarré avec un inconnu, ajoute-t-elle. Dans le jeu d’attaque-réplique entre le ministère public et le conseil au sujet de l’effectivité ou non de l’intention criminelle, les esprits se sont quelque peu échauffés, sur fond de manque de courtoisie noté déjà au cours des débats. Mais le calme est revenu peu avant la suspension pour la délibération.
Encore quatre ans de détention pour l’accusé
Au verdict, la Cour rend un arrêt de condamnation, déclare Chabi Bio Banoukpé coupable d’avoir commis volontairement un homicide sur la personne du nommé Zakari Mohamed, le condamne à 10 ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat. Mis sous mandat de dépôt le 27 juillet 2009, soit près de six ans en prison, Chabi Bio Banoukpé y retourne pour quatre ans et deux semaines afin de purger sa peine.
La Cour ordonne la confiscation et la destruction du coupe-coupe mis sous scellé et reconnu par l’accusé comme ayant servi à la commission du crime, fixe la durée de la contrainte par corps à deux mois ; le mis en cause bénéficie d’un délai de trois mois pour s’en acquitter. Par la même occasion, la Cour avise le condamné qu’il dispose de trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
Hier mardi, la Cour a connu d’une affaire de coups mortels mettant aux prises le ministère public avec le sieur Safiou Adamou en détention depuis le 28 août 2014.

Le sieur Chabi Bio Banoukpé, cultivateur, 31 ans, a comparu pour meurtre lundi 13 juillet dernier devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. Déclaré coupable, il écope de 10 ans de réclusion criminelle. Telle est la sentence issue de l’examen de la 11è affaire inscrite au rôle de la session ordinaire de cette Cour au titre de l'année 2015.
«Le samedi 25 juillet 2009 vers 21 heures, le nommé Chabi Bio Banoukpé se rendait dans son champ situé à 2 km environ du village de Koubou, commune de Tchaourou, quand il rencontra Zakari Mohamed. Ce dernier avait chargé du bois de chauffe sur le siège arrière de sa motocyclette. Lorsque Zakari Mohamed interpella Chabi Bio Banoukpé sur sa destination à une pareille heure, la réponse donnée par ce dernier ne l’a pas convaincu et il dégaina son coupe-coupe. Mais Chabi Bio Banoukpé réussit à lui arracher la machette et à lui asséner plusieurs coups dont la victime mourut sur le champ». Ainsi ont été présentés lundi dernier les faits qui ont motivé le renvoi du sieur Chabi Bio Banoukpé devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou.
L’instance de jugement pour l’examen de ce dossier référencé n°006/PG-12 est composée à l’occasion du président Epiphane Yéyé, des assesseurs Séïbou Boni Kpégounou et Albert Pascal Agboton, et des jurés Sylvestre Sacca Lafia, Dossa Cyrille Dakin, Mêmounatou Bio Tchané et Alimatou Labouda. Le fauteuil du ministère public est occupé par Ignace Adigbli. Le greffier Me Ambroise Alassane a tenu la mémoire de la Cour pour l’audience. Me Safiatou Bassabi Issifou est le conseil de l’accusé.
Le rapport psychiatrique et médico-psychologique indique que l’accusé ne souffre d’aucune anomalie mentale pouvant abolir ses actes au moment de l’action. Le bulletin n°1 du casier judiciaire du prévenu ne porte mention d’aucune condamnation antérieure : il est à sa première incarcération.
Un meurtre de l’absurde !
Comme aux autres étapes de la procédure judiciaire, Chabi Bio Banoukpé, inculpé de meurtre, a reconnu les faits. C’est d’ailleurs sur sa seule version que le dossier a été monté, la victime étant décédée sur le champ et il n’y a pas un témoin de la scène, fera observer le représentant du ministère public. « C’est un meurtre de l’absurde, un crime commis sans raison...La vérité est certainement partie dans la tombe», estime Ignace Adigbli.
Dans sa version des faits, l’accusé Chabi Bio Banoukpé plaide coupable et implore la clémence de la Cour. «C’est le Satan. Je ne voulais pas le tuer. Il voulait me donner un coup de coupe-coupe mais j’ai réussi à le terrasser à trois reprises et à lui prendre la machette. Je lui ai donné un coup au pied, un autre au bras et deux autres à la tête», raconte-t-il. Le rapport de constat du décès indique que la victime est décédée des coups et blessures volontaires et mentionne entre autres, «plusieurs morceaux de cerveaux baignant dans du sang coagulé, plusieurs plaies traumatiques sur la tête fragmentée, plusieurs plaies traumatiques sur les membres inférieur et supérieur..., visage défiguré».
L’accusé dit n’avoir aucun antécédent avec le nommé Zakari Mohamed et qu’il ne le connaissait ni d’Adam ni d’Eve. «J’ai pris du sodabi (boisson locale alcoolisée) pour 50 F CFA», reconnaît néanmoins le mis en cause tout en précisant qu’il ne se saoule pas d’habitude et n’était pas ivre le jour du crime.
L’enquête de moralité est favorable à l’accusé. Chabi Bio Banoukpé n’a jamais eu de problème avec qui que ce soit dans le village et personne ne s’est jamais plaint d’un comportement déviant de sa part, témoignent les personnes interrogées dont le chef du village de Koubou, Pascal Bio Dokotoro qui a déposé hier à titre de sachant.
La partie civile a répondu présente à l’audience à travers les trois veuves et deux des dix enfants de la victime. Sakibou Mohamed, fils du défunt, a parlé en leur nom, et ne se constitue pas partie civile. Acte lui en a été donné par la Cour.
Intention criminelle ou légitime défense ?
L’avocat général Ignace Adigbli soutient d’emblée que l’infraction de meurtre, crime prévu et puni par les articles 295 et 304 du Code pénal, est établie dans ce dossier. Selon le ministère public, outre l’acte positif posé et reconnu par le prévenu lui-même à travers les nombreux coups donnés à la victime, «L’intention criminelle est nette et sans ambages», avance-t-il, en s’appuyant sur le certificat de constatation du décès. Au regard de ses observations, il requiert 15 ans de prison ferme contre le sieur Chabi Bio Banoukpé.
Me Safiatou Bassabi Issifou, commis d’office par l’Etat béninois pour défendre l’accusé, s’attaque à la démonstration du ministère public, notamment en ce qui concerne l’élément moral. «L’avocat général n’a pas pu démontrer l’intention meurtrière de l’accusé. Il se réfugie derrière un rapport du constat de décès qui ne reflète pas la réalité que je vois sur les photos du crime», souligne l’avocate. «Pour ma part, il n’y a pas intention criminelle», fait-elle savoir. «S’il ne s’est pas défendu, c’est certainement lui qui serait mort», poursuit-elle. Aussi, le conseil déplore-t-il que le ministère public ne s’est pas attardé sur les circonstances dans lesquelles le crime est survenu, lui qui doit requérir à charge et à décharge. Me Safiatou Bassabi Issifou plaide au principal la légitime défense. Elle fonde son argumentaire sur l’article 328 du Code pénal qui stipule «Il n’y a ni crime ni délit, lorsque l’homicide, les blessures et les coups étaient commandés par la nécessité actuelle de la légitime défense de soi-même ou d’autrui». La défense s’appuie également sur l’article 329 alinéa 1er dudit code qui souligne que l’homicide est compris dans les cas de nécessité actuelle de défense, si les blessures ont été faites, ou si les coups ont été portés en repoussant pendant la nuit....
Au subsidiaire, la défense implore la clémence de la Cour pour «une application douce de la loi » au profit de son client. Le casier judiciaire vierge, l’excuse de la provocation par la victime, l’enquête de moralité favorable sont autant d’éléments qui militent en sa faveur, estime-t-elle. De plus, l’accusé a fait preuve d’honnêteté en allant lui-même signaler au chef du village qu’il s’est bagarré avec un inconnu, ajoute-t-elle. Dans le jeu d’attaque-réplique entre le ministère public et le conseil au sujet de l’effectivité ou non de l’intention criminelle, les esprits se sont quelque peu échauffés, sur fond de manque de courtoisie noté déjà au cours des débats. Mais le calme est revenu peu avant la suspension pour la délibération.
Encore quatre ans de détention pour l’accusé
Au verdict, la Cour rend un arrêt de condamnation, déclare Chabi Bio Banoukpé coupable d’avoir commis volontairement un homicide sur la personne du nommé Zakari Mohamed, le condamne à 10 ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat. Mis sous mandat de dépôt le 27 juillet 2009, soit près de six ans en prison, Chabi Bio Banoukpé y retourne pour quatre ans et deux semaines afin de purger sa peine.
La Cour ordonne la confiscation et la destruction du coupe-coupe mis sous scellé et reconnu par l’accusé comme ayant servi à la commission du crime, fixe la durée de la contrainte par corps à deux mois ; le mis en cause bénéficie d’un délai de trois mois pour s’en acquitter. Par la même occasion, la Cour avise le condamné qu’il dispose de trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
Hier mardi, la Cour a connu d’une affaire de coups mortels mettant aux prises le ministère public avec le sieur Safiou Adamou en détention depuis le 28 août 2014.

Le Bénin sera désormais doté d’un Plan d’actions de la politique nationale de protection et d’intégration des personnes handicapées. L’atelier consacré à sa validation a démarré ses travaux, hier mardi 14 juillet à Cotonou, pour prendre fin ce jour. C’est sous l’égide du directeur de cabinet du ministre en charge de la Famille, des Affaires sociales, de la Solidarité, des Handicapés et des personnes du troisième âge, Oumarou Banni Guéné qu’a été placé l’ouverture des travaux.
Mettre en place une politique spécifique pour les actions en faveur des personnes handicapées a toujours été le souci du gouvernement qui a adhéré à plusieurs engagement au niveau régional et international.
Depuis hier mardi 14 juillet, diverses associations des personnes handicapées, des représentants des ministères sectoriels prennent part à un atelier. C'est pour d’une part, apprécier le contenu du projet de plan d’actions de la politique nationale de protection et d’intégration des personnes handicapées et d’autre part, faire des amendements et observations afin de la parfaire.
La mise en œuvre de la politique nationale de protection et d’intégration des personnes handicapées permettra de promouvoir les droits humains, l’équité et le genre sans discrimination en tenant compte des besoins spécifiques des personnes handicapées dans tous les secteurs de la vie sociale nationale. En d’autres termes, il s’agira d’améliorer l’environnement légal et social protégeant les personnes handicapées; de faciliter l’accès des enfants adolescents handicapés aux services sociaux de base; de promouvoir l’inclusion sociale et professionnelle des personnes handicapées; de promouvoir les mesures inclusives visant à assurer l’égalité de chance aux personnes handicapées dans les domaines de la culture et des sports ; d’assurer la documentation continue sur la situation des personnes handicapées.
«Je ne doute pas un seul instant de votre sens de responsabilité et de votre détermination à faire des propositions concrètes pour qu’enfin les personnes handicapées puissent voir leurs attentes comblées dans sa mise en œuvre, en vue d’une meilleure jouissance de leurs droits», relève le directeur de cabinet du ministre en charge de la Famille, Oumarou Banni Guéné qui procédait à l’ouverture des travaux. Il précise que la nécessité d’atteindre ces objectifs exige de l’Etat béninois, l’élaboration et l’adoption d’un plan d’actions subséquent qui permet de rendre opérationnel le document de politique nationale de protection et d’intégration des personnes handicapées. Pour lui, ce qui est fait au profit des personnes handicapées, n’est pas une faveur. C’est leur droit, car ce sont des citoyens à part entière capables d’apporter beaucoup à l’édification de la nation, a- t-il conclu.
Pour sa part, le représentant de l’Unicef à la cérémonie, Serge Akpaka a souhaité que les travaux débouchent sur un Plan d’actions efficace pour apprécier les problèmes des personnes handicapées du pays. Lesquelles personnes constituent une couche vulnérable. «Un plan d’actions qui englobe une véritable mise en œuvre avec des engagements tant du gouvernement que des partenaires», a-t-il indiqué.

Les grossesses précoces chez les adolescentes restent encore une question d’actualité dans les villes et contrées du Bénin. A Glazoué, une commune du département des Collines, le phénomène se vit avec acuité. Dans le cadre de l’édition 2015 de la Journée mondiale de la population (JMP), un reportage a été réalisé sur le sujet par le Réseau des journalistes et communicateurs en population et développement avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), et du Fonds français Muskoka dans cette commune du Bénin. Les recherches d’informations ont révélé le cas de Salomé, une fille de 17 ans enceinte de sept mois et dont l’avenir semble hypothéqué.
Jeudi 10 juillet 2015. 11h35, Salomé franchit les portes du Centre de promotion sociale (Cps) de Glazoué. Les yeux larmoyants, la jeune fille se dirige vers le chef du centre (C/Cps), Aïssatou Sakou. Enceinte à 17 ans, Salomé est originaire du village de Sowoué dans l’arrondissement de Kpakpaza, localité située à environ 5 km de Glazoué centre. A cette période de la vie où le corps de la jeune fille est en pleine croissance, celle-ci doit déjà affronter les responsabilités liées à la maternité. Encore enfant elle-même, elle porte une grossesse de sept mois. Orpheline de père et fille d’une couturière, Salomé est prise en charge par une ONG de la place qui assure sa formation professionnelle. C’est d’ailleurs l’ONG qui a porté l’information de sa grossesse au niveau du C/Cps de ladite localité après l’avoir découvert. Salomé est apprenti tisserande. Presqu’à terme, l’adolescente se remet totalement au service de cette institution délocalisée du ministère en charge de la Famille.
Un destin récupéré par le Cps de Glazoué
A peine, a-t-elle connu son premier rapport sexuel qu'elle est tombée enceinte. «Je me suis retrouvée enceinte à la suite du premier rapport sexuel que j’ai eu avec mon copain, un élève de la classe de 4è. Ses parents ont interrompu ma formation professionnelle pendant un long moment. Ils m’ont obligée à habiter chez eux pendant que leur enfant continuait ses études. Mais grâce à la vigilance des responsables d'une ONG de la place et l’intervention des assistants sociaux de Glazoué, j’ai pu rejoindre mon atelier de formation. A l’étape actuelle de la situation, les parents de mon copain se sont engagés auprès du C/cps pour assumer les besoins de la grossesse. Ils ont été contraints à me déposer des vivres et de l’argent à la fin de chaque mois auprès du C/cps. C’est pour vous dire combien, les filles mères ont besoin des services du Cps». Ainsi donc se résume la mésaventure de Salomé qui dans deux mois sera mère.
Son témoignage peint la situation des grossesses précoces à Glazoué. Comme elle, beaucoup d’autres adolescentes subissent ce même chemin de croix pour faire assumer la responsabilité aux auteurs de leurs grossesses souvent non désirées.
Selon les propos de Aissatou Sakou, ce genre de situation est très fréquent en milieu scolaire à Glazoué.
En 2014, la localité a enregistré deux cent dix-neuf (219) cas de grossesses précoces dont soixante six élèves filles, révèle Françoise Montchéwa, sage-femme au centre hospitalier de Glazoué. L’hôpital dans lequel elle exerce a connu à lui seul, quatre-vingt-seize accouchements. Dans ce lot, trente-six étaient des élèves, a-t-elle déploré.
Si Salomé n’a pas souffert d’une quelconque résistance de ses «beaux-parents», tel n'est pas souvent le cas pour d’autres adolescentes qui se retrouvent dans la même situation. Selon les explications de la C/Cps Aissatou Sakou, le centre se trouve souvent confronté au refus de certains parents et auteurs des grossesses précoces. Ces personnes refusent de répondre aux convocations du Cps. Pour les y contraindre, le centre fait parfois recours aux compétences des forces de l’ordre. Ce qui peut conduire jusqu’à l’emprisonnement des auteurs.
Cps : une mission empreinte d’embûches
Depuis sa prise de fonction au Centre de promotion sociale de Glazoué en octobre 2014, Aïssatou Sakou confie qu’elle est confrontée à quelques difficultés dans l’accomplissement de sa mission. Lesquelles sont liées au manque cruel de ressources humaines pouvant répondre aux sollicitations des personnes vulnérables qui ont recours au centre. A cela s’ajoutent les difficultés liées aux moyens matériels et financiers. Elle confie également ne pas disposer d’une cagnotte financière suffisante pouvant lui permettre de répondre aux besoins liés au suivi des grossesses précoces dans les cas probants où les auteurs disparaissent. Les services offerts dans ce centre se limitent seulement à l’écoute et à l’orientation de ces filles dont la situation financière laisse à désirer.
Aïssatou Sakou lance un cri de cœur à l’endroit du ministère en charge de la Famille et des partenaires sensibles à la prise en charge sociale totale des grossesses précoces dans un milieu encore rural comme Glazoué.

Les grossesses précoces chez les adolescentes restent encore une question d’actualité dans les villes et contrées du Bénin. A Glazoué, une commune du département des Collines, le phénomène se vit avec acuité. Dans le cadre de l’édition 2015 de la Journée mondiale de la population (JMP), un reportage a été réalisé sur le sujet par le Réseau des journalistes et communicateurs en population et développement avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa), et du Fonds français Muskoka dans cette commune du Bénin. Les recherches d’informations ont révélé le cas de Salomé, une fille de 17 ans enceinte de sept mois et dont l’avenir semble hypothéqué.
Jeudi 10 juillet 2015. 11h35, Salomé franchit les portes du Centre de promotion sociale (Cps) de Glazoué. Les yeux larmoyants, la jeune fille se dirige vers le chef du centre (C/Cps), Aïssatou Sakou. Enceinte à 17 ans, Salomé est originaire du village de Sowoué dans l’arrondissement de Kpakpaza, localité située à environ 5 km de Glazoué centre. A cette période de la vie où le corps de la jeune fille est en pleine croissance, celle-ci doit déjà affronter les responsabilités liées à la maternité. Encore enfant elle-même, elle porte une grossesse de sept mois. Orpheline de père et fille d’une couturière, Salomé est prise en charge par une ONG de la place qui assure sa formation professionnelle. C’est d’ailleurs l’ONG qui a porté l’information de sa grossesse au niveau du C/Cps de ladite localité après l’avoir découvert. Salomé est apprenti tisserande. Presqu’à terme, l’adolescente se remet totalement au service de cette institution délocalisée du ministère en charge de la Famille.
Un destin récupéré par le Cps de Glazoué
A peine, a-t-elle connu son premier rapport sexuel qu'elle est tombée enceinte. «Je me suis retrouvée enceinte à la suite du premier rapport sexuel que j’ai eu avec mon copain, un élève de la classe de 4è. Ses parents ont interrompu ma formation professionnelle pendant un long moment. Ils m’ont obligée à habiter chez eux pendant que leur enfant continuait ses études. Mais grâce à la vigilance des responsables d'une ONG de la place et l’intervention des assistants sociaux de Glazoué, j’ai pu rejoindre mon atelier de formation. A l’étape actuelle de la situation, les parents de mon copain se sont engagés auprès du C/cps pour assumer les besoins de la grossesse. Ils ont été contraints à me déposer des vivres et de l’argent à la fin de chaque mois auprès du C/cps. C’est pour vous dire combien, les filles mères ont besoin des services du Cps». Ainsi donc se résume la mésaventure de Salomé qui dans deux mois sera mère.
Son témoignage peint la situation des grossesses précoces à Glazoué. Comme elle, beaucoup d’autres adolescentes subissent ce même chemin de croix pour faire assumer la responsabilité aux auteurs de leurs grossesses souvent non désirées.
Selon les propos de Aissatou Sakou, ce genre de situation est très fréquent en milieu scolaire à Glazoué.
En 2014, la localité a enregistré deux cent dix-neuf (219) cas de grossesses précoces dont soixante six élèves filles, révèle Françoise Montchéwa, sage-femme au centre hospitalier de Glazoué. L’hôpital dans lequel elle exerce a connu à lui seul, quatre-vingt-seize accouchements. Dans ce lot, trente-six étaient des élèves, a-t-elle déploré.
Si Salomé n’a pas souffert d’une quelconque résistance de ses «beaux-parents», tel n'est pas souvent le cas pour d’autres adolescentes qui se retrouvent dans la même situation. Selon les explications de la C/Cps Aissatou Sakou, le centre se trouve souvent confronté au refus de certains parents et auteurs des grossesses précoces. Ces personnes refusent de répondre aux convocations du Cps. Pour les y contraindre, le centre fait parfois recours aux compétences des forces de l’ordre. Ce qui peut conduire jusqu’à l’emprisonnement des auteurs.
Cps : une mission empreinte d’embûches
Depuis sa prise de fonction au Centre de promotion sociale de Glazoué en octobre 2014, Aïssatou Sakou confie qu’elle est confrontée à quelques difficultés dans l’accomplissement de sa mission. Lesquelles sont liées au manque cruel de ressources humaines pouvant répondre aux sollicitations des personnes vulnérables qui ont recours au centre. A cela s’ajoutent les difficultés liées aux moyens matériels et financiers. Elle confie également ne pas disposer d’une cagnotte financière suffisante pouvant lui permettre de répondre aux besoins liés au suivi des grossesses précoces dans les cas probants où les auteurs disparaissent. Les services offerts dans ce centre se limitent seulement à l’écoute et à l’orientation de ces filles dont la situation financière laisse à désirer.
Aïssatou Sakou lance un cri de cœur à l’endroit du ministère en charge de la Famille et des partenaires sensibles à la prise en charge sociale totale des grossesses précoces dans un milieu encore rural comme Glazoué.

Les candidats admissibles au Brevet d’études du premier cycle ont commencé hier, lundi 13 juillet, à plancher sur tout le territoire national dans les épreuves orale et sportive. 2263 candidats sont retenus pour composer au CEG Gbégamey dans trois épreuves sportives.
Les résultats d’admissibilité du Brevet d’études du premier cycle proclamés jeudi dernier, les candidats admissibles ont planché hier lundi 13 juillet dans les épreuves d’éducation sportive. Ils ont été soumis à trois activités sportives. Le CEG Gbégamey, l’un des centres retenus à cet effet à Cotonou reçoit 2263 candidats durant les deux jours réservés pour lesdites épreuves. Parmi eux, 243 candidats qui ont composé à l’écrit au Lycée technique Coulibaly et 329 au CSP ont fait le lancer de poids. Les filles au cours de cette épreuve sportive avaient à projeter des poids de 3kg et les garçons, 4kg. Tous ont ensuite été soumis à la vitesse et à la gymnastique. L’après-midi 374 candidats admissibles du centre d’examen du CEG Gbégamey rejoints par les 462 du Collège Notre-Dame des Apôtres ont été aussi soumis aux mêmes exercices. Ce jour mardi 14 juillet, les 416 candidats admissibles du centre d’examen du CEG Ste Rita seront à leur tour au CEG Gbégamey, avant que les 178 du CEG le Lac et 261 du CEG Dantokpa ne prennent le relai dans l’après-midi. C’est ce que Maurille Mondé, censeur et chef d’atelier pour les épreuves d’éducation physique et sportive, a indiqué en ce qui concerne l’effectif des candidats admissibles attendus au CEG Gbégamey. Les épreuves sportives se sont bien déroulées au CEG Gbégamey hier, lundi 13 juillet. Toutefois, un candidat est venu en retard, au moment où l’examinateur chargé de lui faire passer les épreuves sportives s’apprêtait déjà à ranger les listes qui lui avaient été affectées. Sa mère qui l’accompagnait, a dû solliciter l’indulgence de l’enseignant avant qu’il ne finisse par plancher sous un soleil ardent.
Education 14 juil. 2015