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Les candidats au Baccalauréat session de juin 2015 seront bientôt fixés sur leur sort. Tout est pratiquement fin prêt pour la délibération et l’annonce des résultats d’ici à jeudi ou vendredi prochain.
C’est bientôt la fin du suspens pour les candidats au Baccalauréat session de juin 2015. La correction des épreuves écrites de cet examen a définitivement pris fin hier, lundi 13 juillet. Au CEG Gbégamey à Cotonou, l’ambiance était très détendue dans la matinée d’hier. Des professeurs en petits groupes se concertaient. Cela s’observait surtout dans le rang des professeurs de philosophie, réunis dans l’une des salles du collège pour apprécier leur prestation en vue d’une amélioration les années à venir, informe le chef centre, Siméon Pépin.
Tout est fin prêt pour libérer bientôt les candidats du stress de l’attente des résultats. Et l’on pouvait le constater aisément dans ledit collège. Après environ une semaine de correction des feuilles de composition, les correcteurs ont désormais rangé stylos rouges et autres matériels y afférents.
Selon Siméon Pépin, « la correction a commencé le lundi 6 juillet dernier et a pris fin hier lundi 13 juillet ». A l’en croire, aucune discipline n’a souffert d’un quelconque retard.
Dans ce grand centre de correction de Cotonou, l’heure est aux derniers réglages. Le convoyage des feuilles de composition se faisait au fur et à mesure, et le chef centre veillait au grain. Celui-ci semble très préoccupé par le déroulement normal de l’opération. Il fait attention à tous les détails pouvant déteindre sur l’ambiance de travail.
«Aucun correcteur de moralité douteuse, aucun faussaire, aucune anomalie n’a été enregistré au cours de la phase de correction des feuilles de composition», se réjouit-il. Il indique que les professeurs commis à la tâche sont bien outillés. « Ce sont des professeurs certifiés, des conseillers pédagogiques pour la plupart. Nous avons également bénéficié de la prestation des professeurs d’université », a-t-il expliqué. Il souligne aussi que les correcteurs retenus pour l’appréciation des feuilles de composition de l’examen du BAC, session normale de juin 2015 n’ont pas été sélectionnés au hasard. « Ce sont des gens qui maîtrisent les programmes en vigueur et savent à quoi s’en tenir en cas d’anomalie », précise-t-il. Dans leurs rangs, il y avait en même temps des agents contrôleurs qui pouvaient apprécier l’authenticité de la correction. « C’est la qualité des ressources humaines mises à disposition pour la correction qui a rendu le travail aisé. Et nous pouvons nous réjouir de ce que la correction ait pris fin sur de bonnes notes », soutient-il.
Passée la phase de correction, place bientôt aux délibérations et à l’annonce des résultats. Le chef centre du CEG Gbégamey, Siméon Pépin, projette théoriquement cette étape ultime pour jeudi ou vendredi prochain.

A la demande du gouvernement, les députés ont lancé les travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2015. Une ouverture favorisée par la présence de 45 députés. Le gouvernement était représenté par une délégation de six ministres. Deux dossiers d’autorisation de ratification d’accords de prêt, le tout d’un montant de près de 10 milliards FCFA, ont été favorablement examinés.
Deux projets de loi portant tous sur des autorisations d’accords de prêt ont été examinés et adoptés par l’Assemblée nationale à la faveur de la deuxième session extraordinaire de l’année 2015 ouverte hier à la demande du chef de l’Etat. Le premier porte sur la Convention de crédit signée le 16 février 2015 entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre du financement du Projet d’appui au développement agricole des Collines (PADAC). Ce projet a été adopté à l’unanimité des députés présents ou représentés. Le coût global du projet est de 8 863 290 984 FCFA dont 7 215 527 000 FCFA sous forme de prêt et 655 957 000 FCFA sous forme de don. Le reste du coût du projet sera apporté par les communes bénéficiaires et les Organisations de la Société civile (OSC) notamment les exploitants agricoles. Selon le rapport adopté par les députés, la réalisation du projet présente plusieurs avantages au Bénin.
Avantages
Il permettra, entre autres, à l’agriculture béninoise d’assurer la souveraineté alimentaire, la promotion des investissements pour le développement des filières agricoles, le développement de l’agriculture et la gestion durable des ressources agricoles du département des Collines et la sécurisation foncière des exploitants ruraux. Aussi, permettra-t-il de promouvoir le développement des filières porteuses et des emplois maraîchers et la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la création d’emplois innovants.
Plusieurs députés, toutes tendances politiques confondues, ont salué la pertinence du projet. Surtout le volet financier du prêt qui est à un taux concessionnel avec un élément très important. Mais cela ne les a pas empêchés de soulever quelques points d’ombre par rapport au projet. Rachidi Gbadamassi, Benoît Dégla, André Okounlola ont dénoncé la pléthore de projets agricoles de cette nature au niveau du ministère de l’Agriculture avec toujours comme mobile la réduction de la pauvreté. Un objectif qui n’a jamais été atteint. Au contraire, la pauvreté s’aggrave sur le terrain. Le souhait des députés est qu’il n’y ait pas de conflits d’attribution entre les gestionnaires de ce projet et ceux déjà existants dans les communes.
Benoît Dègla a invité le gouvernement à penser aussi à la Vallée de l’Ouémé pour renforcer davantage la sécurité alimentaire au Bénin. Sacca Lafia veut s’assurer que ce projet entre dans le cadre de la politique agricole du Bénin. Car, pour lui, le développement d’accord mais il faut une certaine cohérence dans les actions.
Le député Eric Houndété a voulu savoir comment sera libérée la contribution financière des communes et des Organisations de la Société civile quand on sait que celles-ci sont sans moyens. Le député de l’Opposition craint que ce projet soit comme les nombreux autres sans rendement au niveau du ministère en charge de l’Agriculture.
Rosine Vieyra Soglo enfonce le clou en mettant l’accent sur la multitude de ratifications autorisées sous le chef de l’Etat Boni Yayi pour lutter contre la pauvreté mais qui n’a de cesse de galoper au Bénin. Elle trouve anachronique de faire participer financièrement les communes bénéficiaires et les OSC quand on sait que celles-ci n’ont pas de ressources.
Au nom du gouvernement, le ministre en charge de la Culture, Paul Hounkpè a apporté des éléments de réponse aux députés. Il a tenté de dissiper leurs inquiétudes, avant de les inviter à voter massivement ce projet de loi.
Deuxième projet
Le second projet de loi d’accord de prêt ratifié est celui signé à Cotonou le 30 mars 2015 entre la République du Bénin et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) dans le cadre du financement partiel de la deuxième phase du projet d’extension de l’Institut de Mathématiques et de Sciences physiques (IMSP) de Dangbo. Le coût global du projet est de 2,975 milliards FCFA dont 2,5 milliards FCFA au titre de prêt de la BADEA et 475 millions FCFA à la charge du budget national. Ce projet rendra plus dynamique la formation en Mathématiques et Sciences physiques à l’IMSP reconnu comme un centre de référence à vocation sous-régionale.
Les incohérences du gouvernement
Le gouvernement a étalé ses discordances hier à l’Assemblée nationale lors de l’examen du premier dossier.
En effet, alors que le président Adrien Houngbédji a donné la parole à l’Exécutif pour qu’il réponde aux préoccupations soulevées par les députés sur le dossier PADAC lors du débat général, les membres du gouvernement ont commencé par se rejeter le tour de table. C’est dans cette fuite en avant que le ministre en charge de la Culture, Paul Hounkpè a tenté de se jeter à l’eau. Faisant son baptême de feu au Parlement, il a commencé par donner quelques éléments de réponse mais il y allait du coq à l’âne laissant friser une impréparation. Il était en pleine intervention quand surgit dans l’hémicycle son collègue en charge des Travaux publics, Gustave Sonon. Paul Hounkpè paraissant dès lors visiblement soulagé par l’arrivée de celui-ci qui serait le ministre intérimaire de l’Agriculture. Ce dernier l’a rapidement rectifié précisant qu’il ne représente pas le ministre en charge de l’Agriculture mais plutôt celui en charge des Finances dont il assure l’intérim. En d’autres termes, il y a six ministres mais aucun d’eux ne représentait le ministre Ruffin Nansounon censé donner des éclaircissements à la plénière. Des questions comme l’unité de fonctionnement et les filières agricoles à promouvoir par ce projet sont restées sans réponses. Néanmoins Gustave Sonon bien imbu des pratiques parlementaires a tenté d’apporter quelques éléments pour sauver son collègue Paul Hounkpè qui lui était presque dans le décor.
Dans son explication de vote après l’adoption du projet de loi, Mathurin Nago s’est dit scandalisé par ce cafouillage du gouvernement. Il a expliqué que le dossier devrait être normalement rejeté à cause de l’absence du ministre de l’Agriculture. Car, pour lui, c’est inconcevable que le gouvernement demande la session extraordinaire et se permette de ne pas envoyer le ministre compétent pour éclairer les députés. Mais les députés sont obligés de fermer les yeux sur ce cafouillage du gouvernement d’autant que la tendance depuis quelques années à l’hémicycle est de ne plus bloquer les dossiers d’autorisation de ratification d’accords de financement pour ne pas pénaliser les populations bénéficiaires du projet. « C’est un chèque à blanc que nous donnons au gouvernement. Car, nous sommes restés sur notre faim par rapport à certaines questions. Nous n’avons pas eu les vraies informations à cause de l’absence du ministre de l’Agriculture », déplore Mathurin Nago. Th. C. N.
Le groupe parlementaire « République et démocratie » créé
La Mouvance présidentielle a créé hier son deuxième groupe parlementaire. Il est dénommé «République et démocratie» et composé de dix députés présidé par le député Rachidi Gbadamassi. Conformément à la procédure parlementaire, celui-ci a fait hier sa déclaration de création à la tribune de l’hémicycle. Dans cette déclaration, Rachidi Gbadamassi a précisé que le groupe parlementaire «République et démocratie » est né pour œuvrer à la défense des intérêts des populations des villes et campagnes. Il a ensuite mis l’accent sur les défis qui attendent le Parlement par rapport à l’organisation de l’élection présidentielle fixée au 28 février 2016. La 7è législature doit par anticipation assumer ses responsabilités, celles de chercher à enrôler dans la liste électorale les Béninois de l’extérieur et la mise sur pied du nouveau COS-LEPI qui doit être reformé. Ces défis concernent aussi le Code électoral qui doit être revu pour éviter certains cafouillages et errements de la CENA. «Les défis de la 7è législature sont énormes», fait savoir Rachidi Gbadamassi qui invite ses collègues députés à se focaliser sur l’essentiel et à abandonner certains détails comme l’affaire ICC Services pendante devant la justice. Outre Rachidi Gbadamassi, le groupe parlementaire «République et démocratie» est composé des députés Nassirou Arifari Bako, Idrissou Bako, Sabaï Katè, Sanni Gounou, Valentin Djénontin, Kora Gounou Zimé, Yarou Sinatoko, Codjo Simplice et Aké Natondé. La création de ce nouveau groupe réduit désormais à 30 le nombre des membres du groupe parlementaire « République et Unité» duquel ont démissionné les dix députés cités supra. Th. C. N.
10 députés définitivement rassurés de sièger
Les requérants des recours en invalidation de sièges de certains députés sont désormais fixés. La Cour constitutionnelle, juge souverain de la validité des élections législatives, a statué sur ces différents recours. Lesquels concernent les sièges des députés Kiaré Sinatoko Yarou élue dans la 7è circonscription électorale, Edmond Agoua élu dans la 10è circonscription électorale, Louis Vlavonou dans la 21è circonscription électorale, Walis Zoumarou dans la 13è circonscription électorale, Simplice Codjo Dossou, Augustin Ahouanvoèbla, Paulin Gbénou, Michel Bahoun tous élus dans la 21è circonscription électorale, Lucien Houngnibo et Cyprien Togni élus dans la 6è circonscription électorale. Tous les recours les concernant ont été rejetés par la Haute juridiction. Les décisions y relatives ont été lues hier parmi les communications rendues publiques par le président de l’Assemblée nationale qui a reçu copie de ces sentences. Selon le juge constitutionnel, les fraudes électorales constatées et dénoncées par les requérants n’ont pas, pour la plupart des cas, une influence déterminante sur les résultats du scrutin. En conséquence, la Cour constitutionnelle a purement et simplement rejeté ces recours, consolidant ainsi les sièges des 10 députés désormais élus définitivement. Th. C. N.

Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, a effectué, hier lundi 13 juillet, une descente à l’Agence Bénin Presse (ABP). C’était pour une visite qui lui a permis de prendre contact avec le Comité de direction de l’Agence élargi au syndicat.
« C’est dur mais il y a de l’espoir au bout quand on sait qu’on peut prendre des initiatives», a répondu le ministre Etienne Kossi en charge de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication suite à ses échanges, hier lundi, avec le directeur général de l’Agence Bénin Presse, Mathias Léandre Atignon entouré des membres du Comité de direction de l’Agence élargi au secrétaire général du Syndicat du personnel de l’ABP (SYNPER-ABP), Etienne Dèdo.
En fait de physionomie, l’Agence compte 3 directions que sont la direction de l’Information, la direction de l’Exploitation technique et l’agence comptable. L’ABP dispose de 6 bureaux régionaux et de 7 bureaux locaux animés par 56 agents classés en agents permanents de l’Etat, agents contractuels de l’Etat et agents contractuels de l’agence.
Mathias Léandre Atignon en a profité pour présenter les problèmes de l’ABP qui ont nom, absence d’agent comptable et insuffisance de la subvention d’exploitation. En ce qui concerne les difficultés, le directeur général de l’ABP a expliqué que l’absence de prime de motivation aux agents, les chantiers abandonnés depuis 2008 et les problèmes financiers n’ont pas permis à l’Agence de faire face à ses obligations financières.
Ce qu’a confirmé Joseph D. Vodounon, directeur de l’Information pour qui accepter de travailler à l’Agence c’est accepter de souffrir. Pour lui, l’ABP a perdu du terrain parce qu’elle éprouve des difficultés à entretenir son réseau de collectes d’informations. Ce n’est pas facile de collecter des informations avec un budget de 57 millions de F CFA à travers 77 communes.
Etienne Dèdo, secrétaire général du Syndicat du personnel de l’ABP (SYNPER-ABP) et Pita Gandonou, délégué du personnel de la même Agence ont expliqué qu’il y a des problèmes au sein de leur structure et sollicitent une audience auprès du ministre de tutelle afin de les lui exposer en vue de leur aplanissement.
Laquelle audience le ministre a bien voulu leur accorder en demandant au secrétaire général et à la directrice adjointe de cabinet de l’arranger pour la semaine prochaine.
Pour Etienne Kossi, les problèmes soulevés peuvent être réglés. Il a demandé au directeur général d’identifier un agent, de faire les propositions afin que son cabinet s’occupe du reste. Il a également suggéré que l’Agence envisage d’identifier les services connexes qu’il peut offrir pour améliorer ses ressources. « Il faut transformer les situations défavorables en opportunités », a-t-il proposé. Il a également retenu d’envisager ce qui peut être fait pour que l’ABP prenne sa part dans la convergence numérique.

Encore quelques heures et les Béninois seront fixés sur les municipales, communales et locales. Plus de deux semaines après le scrutin du 28 juin dernier, la Commission électorale nationale autonome (CENA) vient d’achever le dépouillement des documents électoraux pour le compte des municipales et communales. La saisie des données est très avancée et on pourrait connaître les résultats des communales dès ce jour.
Après une longue attente des résultats des municipales, communales et locales, rythmée par des déclarations des partis et alliances de partis revendiquant la victoire chacun pour son camp, les regards sont désormais tournés vers la CENA pour la proclamation des résultats. Selon Basile Fassinou, porte-parole de la CENA, le dépouillement des documents électoraux des municipales, communales et locales est achevé. La saisie des données relatives aux conseils communaux, quant à elle, a dépassé les 75% depuis hier, lundi 13 juillet, et devrait déjà être achevée ce jour. Au niveau des élections locales, le dépouillement est effectué à 25% à peine. Il faudra donc entre 4 et 6 jours pour achever le dépouillement et saisir les données des 5290 conseils de villages et quartiers de ville.
Pour Basile Fassinou, la CENA procèdera à deux proclamations. D’abord celle des communales et municipales qui aura lieu probablement ce jour mardi 14 juillet, puisque le dépouillement est terminé. Ensuite, celle des locales qui aura lieu plus tard, de toute évidence, en fin de semaine ou la semaine prochaine.
Pour ce qui est de la crédibilité du scrutin, le porte-parole de la CENA a indiqué que la diversité des forces politiques en compétition est un atout majeur pour la transparence et le contrôle. Selon lui, il faudra, chacun à son niveau, travailler à ce que cette diversité des engagements demeure.
Si la CENA venait à publier les résultats ce jour, elle aurait tenu sa promesse. Emmanuel Tiando et ses collègues avaient, en effet, annoncé ces résultats pour au plus tard la fin de cette semaine au cours d’une conférence de presse organisée après le scrutin. A la même occasion, ils avaient fait le vœu d’examiner les documents électoraux de chacun des 13 274 postes de vote et de les confronter aux données compilées par les coordonnateurs des 546 arrondissements.

En dépit d’une tendance favorable des récoltes de céréales au plan mondial, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) évoque des zones d’insécurité alimentaire, notamment sur le continent africain.
La récolte céréalière mondiale révèle une tendance favorable. Mais plusieurs pays africains sont menacés par l’insécurité alimentaire, rectifie l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La nouvelle édition du rapport trimestriel ‘’Perspectives de récolte et situation alimentaire’’ publié la semaine dernière par l’agence onusienne, souligne que les tendances de prix et perspectives favorables de la production céréalière mondiale occultent des zones localisées d'insécurité alimentaire. Sur 34 pays concernés par cette situation critique, 28 se situent sur le continent africain, dont beaucoup hébergent des réfugiés en grands nombres ayant besoin d'une aide alimentaire extérieure. «Sur le continent africain, la production globale de 2015 s'annonce inférieure au résultat élevé de l'an dernier, l'ensemble des régions prévoyant des récoltes réduites, à l'exception de l'Afrique centrale et de l'Afrique du Nord», indique le rapport de la FAO. Plus préoccupant, la production globale de maïs qui représente l'essentiel de la production céréalière de la sous-région, est estimée à 20,6 millions de tonnes, soit une chute de 26% par rapport au résultat exceptionnel de 2014. «Les récoltes de maïs de la Zambie et du Malawi en 2015 devraient être respectivement inférieures de 21 et 26 pour cent à celles de 2014, et les déficits pluviométriques ont eu de graves répercussions sur la production de maïs des pays dépendant des importations – Lesotho, Namibie, Botswana et Swaziland, avec des baisses oscillant entre 13 et 43 pour cent», pointe le rapport.
21 millions de tonnes de productions en 2014
En Afrique de l'Ouest, les bonnes récoltes enregistrées l'an dernier au Sahel ne gomment pas les problèmes de sécurité alimentaire localisés. D'après les dernières estimations, la production céréalière totale de 2014 dans les neuf pays du Sahel serait de 21 millions de tonnes, soit environ 7 pour cent de plus que la moyenne sur cinq ans grâce aux bons résultats obtenus au Mali et dans d'autres pays côtiers. Le rapport pointe de vastes zones de la ceinture du Sahel ayant pâti d'une forte baisse de la production due aux mauvaises conditions météorologiques, notamment dans les pays situés à l'ouest de la sous-région. «Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, la production céréalière de 2014 aurait dégringolé de 83% au Cap-Vert. Elle aurait également reculé de 28 pour cent en Gambie, de 33 pour cent en Guinée-Bissau et de 17 pour cent au Sénégal. De vastes zones de Mauritanie, du Niger et du Tchad sont également concernées», souligne-t-il.
Mais ces zones de turbulences ne pèsent pas lourd sur la tendance générale du marché des produits alimentaires. L’Indice des prix alimentaires a fléchi seulement de 0,9 % en juin par rapport au mois de mai. A 165,1 points, il est désormais inférieur de 21% à celui d'il y a un an et à son plus bas niveau depuis septembre 2009. Cette baisse, selon la FAO s'explique essentiellement par un recul de 6,6% du prix du sucre et de 4,1% des prix des produits laitiers, qui ont largement annulé le redressement des cours de l'huile de palme et du blé. La demande croissante à l'échelle mondiale d'aliments pour le bétail, en particulier au Brésil, en Chine et aux Etats-Unis, soutient les prix des céréales secondaires, notamment du maïs.

Inculpé de vol à main armée et coups et blessures volontaires, le nommé Olivier Ouhama Woba, cultivateur de nationalité burkinabé, 22 ans, a été reconnu coupable samedi 11 juillet dernier. Dix ans de réclusion criminelle, c’est la sentence qui a sanctionné le procès de cette 10e affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de 2015.
Courant 2013, Bienvenu Sabi Tèyo, chauffeur et cultivateur à Banikoara, sollicite Olivier Ouhama Woba et Arouna (sans autres précisions) tous originaires du Burkina Faso, pour l’aider à travailler dans son champ à Ounet-Peulh. A la fin de la saison et des récoltes, il a rémunéré les manœuvres recrutés. Trois semaines plus tard et précisément le 10 décembre 2013, aux environs de 20 heures, Bienvenu Sabi Tèyo est allé chercher de l’eau à la pompe. De retour, il tombe dans une embuscade posée par le sieur Olivier Ouhama Woba. Lorsque Bienvenu Sabi Tèyo vient à passer, Olivier Ouhama Woba ouvre le feu à l’aide d’un pistolet de fabrication artisanale. Bienvenu Sabi Tèyo atteint à l’épaule, abandonne sa motocyclette. Olivier Ouhama Woba s’empare de celle-ci et prend la fuite. Il sera appréhendé plus tard et inculpé de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail de plus de 20 jours.
Tels sont les faits qui ont motivé le renvoi du nommé Olivier Ouhama Woba devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou pour être jugé conformément à la loi.
L’audience pour son jugement est présidée par Ignace Edouard Gangny assisté de Maximilien C. Claude Olympio et Ferdinand M. Dégbèlo ; la Cour était également composée des jurés : Jean Yoro Sotima, Azaratou Guerra Bagri, Clarisse Mandopa P. Dogo et Mêmounatou Bio Tchané. Le greffier de l’audience est Me François Nougbodohoué.
Les débats
Comme à toutes les étapes de la procédure, l’accusé a reconnu encore les faits samedi dernier à l’audience. Il dit être fâché parce que le sieur Bienvenu Sabi Tèyo lui devrait la somme de 30 000 F CFA (à raison de 10 000 F CFA x 3) qu’il lui a prêtée pour soigner son enfant et sa femme, mais ne voulait pas le rembourser. «Même les 115 000 F CFA représentant les trois mois de manœuvre dans son champ, il n’a pas voulu payer. C’est sa mère qui a payé». «Quand je l’appelle sur son téléphone portable, il coupe. Ça m’a fâché. Comme il ne voulait pas me donner mon argent, j’ai décidé de lui prendre la moto... En tirant, j’ai visé l’épaule ; je ne voulais pas le tuer», laisse entendre Olivier Ouhama Woba à la barre. En ce qui concerne l’origine du pistolet de fabrication artisanale, le détenteur illégal d’arme dit l’avoir acheté à
40 000 F CFA chez son compatriote ledit Arouna avec qui il a fait le sarclage et la récolte dans le champ de coton de Bienvenu Sabi Tèyo.
Un témoin en la personne de Sabi Olivier Sabi Tèyo, jeune frère de la victime, a déposé à la barre. Il raconte comment il a appris l’agression de son grand-frère et s’est porté à son chevet dans une clinique où il a été admis en état d’inconscience par des Peulhs voisins du lieu du crime. Il souligne que la moto a été reconnue par chance par quelqu’un qui les a alertés au village. Un communiqué radio sur la description de la moto frauduleusement soustraite suite à un braquage est passé en son temps à la radio, rappelle-t-il. Le voleur avait passé la moto à quelqu’un chez qui il a logé. La clé de la moto est perdue et ils ne savaient pas comment ouvrir le réservoir pour y mettre de l’essence quand le carburant est fini, poursuit-il. Interpellé, Olivier Ouhama Woba a tenté de fuir mais il a été vite maîtrisé et ligoté, avant d’être conduit plus tard à la gendarmerie, ajoute-t-il.
La victime, elle-même, a répondu présent à l’audience. Bienvenu Sabi Tèyo raconte son calvaire de cette nuit où de retour du forage, il constate que la piste est barrée à l’aide d’un tronc d’arbre, s’arrête pour contourner l’obstacle quand il se voit surprendre de dos. La suite, il reçoit une décharge à l’épaule gauche et réussit à s’enfuir, en abandonnant la moto sans pour autant reconnaître son agresseur qui n’était autre que son ancien ouvrier masqué avec un turban sur la tête. Dans son exposé des faits, Bienvenu Sabi Tèyo rejette les allégations de son ex-employé et soutient qu’il ne lui doit rien. Il se constitue partie civile mais ne donne pas un montant à titre de dommages et intérêts.
Une peine proportionnelle à l’acte ?
Le représentant du ministère public, Jules Chabi Mouka, s’est évertué à démontrer que les éléments de vol à main armée et de coups et blessures volontaires sont constitués, lesquelles infractions sont prévues et punies respectivement par les articles 381 et 309 du Code pénal. L’avocat général n’en veut pour preuves que le port effectif de pistolet par l’accusé, le coup tiré par ce dernier à l’aide de l’arme, la soustraction frauduleuse de la moto de sa victime, les plaies faites à l’épaule gauche de cette dernière par l’impact de balle, l’intention criminelle manifeste à travers la volonté du sieur Olivier Ouhama Woba de s’approprier le bien dont Bienvenu Sabi Tèyo est légitime propriétaire. «Il a agi délibérément et sciemment», signale le ministère public. Se basant sur le certificat médical versé au dossier qui révèle la présence de plaies et de corps étranger au niveau de l’épaule de la victime, Jules Chabi Mouka fait observer que l’accusé a porté atteinte à l’intégrité corporelle de la victime qui a d’ailleurs du mal à se servir désormais de son bras gauche. Les coups et blessures volontaires sont la conséquence directe du vol à main armée perpétré, constate-t-il. Pour ces faits, il requiert 15 ans de réclusion criminelle contre Olivier Ouhama Woba, accessible à la sanction pénale parce que lucide au moment de l’action aux termes de l’article 64 du Code pénal selon le rapport d’examen psychiatrique et médico-psychologique.
Avocat-conseil de l’accusé, Me Macaire Adossou avoue d’entrée de sa plaidoirie, que c’est pour la première fois qu’il prend en main un dossier de cette ampleur. Il plaide d’emblée coupable car, dit-il, «On m’a appris qu’on ne plaide pas contre l’évidence». Il demande la clémence de la Cour pour que la sanction soit «douce» afin de récupérer ce jeune homme qui, estime-t-il, a encore des valeurs dont la société a besoin. Il n’a pas manqué d’attaquer l’enquête de moralité qui serait biaisée selon lui, au regard de la qualité des personnes interrogées: la victime, sa mère et le responsable des ressortissants du Burkina Faso à Banikoara. Ces personnes ne connaissent en réalité pas grand-choses de la vie de son client, mais se sont contentées de faire des allégations en déduction de l’acte qu’il a posé, regrette-t-il.
Au sortir du délibéré, la Cour rend un arrêt de condamnation en déclarant le nommé Olivier Ouhama Woba coupable de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité d’au moins 20 jours, en vertu des articles 379, 381 alinéa 1er et 309 alinéa 1er du Code pénal. Elle le condamne à 10 ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat, ordonne la confiscation et la destruction du pistolet dont l’accusé a fait usage pour commettre le crime, fixe la durée de la contrainte par corps à deux mois. Le mis en cause bénéficie d’un délai de trois mois pour s’en acquitter. La Cour avise également le condamné qu’il dispose de trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
Pour les intérêts de la partie civile, la Cour après en avoir délibéré renvoie la cause à une prochaine session, réserve les dépens.

Inculpé de vol à main armée et coups et blessures volontaires, le nommé Olivier Ouhama Woba, cultivateur de nationalité burkinabé, 22 ans, a été reconnu coupable samedi 11 juillet dernier. Dix ans de réclusion criminelle, c’est la sentence qui a sanctionné le procès de cette 10e affaire inscrite au rôle de la première session ordinaire de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de 2015.
Courant 2013, Bienvenu Sabi Tèyo, chauffeur et cultivateur à Banikoara, sollicite Olivier Ouhama Woba et Arouna (sans autres précisions) tous originaires du Burkina Faso, pour l’aider à travailler dans son champ à Ounet-Peulh. A la fin de la saison et des récoltes, il a rémunéré les manœuvres recrutés. Trois semaines plus tard et précisément le 10 décembre 2013, aux environs de 20 heures, Bienvenu Sabi Tèyo est allé chercher de l’eau à la pompe. De retour, il tombe dans une embuscade posée par le sieur Olivier Ouhama Woba. Lorsque Bienvenu Sabi Tèyo vient à passer, Olivier Ouhama Woba ouvre le feu à l’aide d’un pistolet de fabrication artisanale. Bienvenu Sabi Tèyo atteint à l’épaule, abandonne sa motocyclette. Olivier Ouhama Woba s’empare de celle-ci et prend la fuite. Il sera appréhendé plus tard et inculpé de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail de plus de 20 jours.
Tels sont les faits qui ont motivé le renvoi du nommé Olivier Ouhama Woba devant la Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou pour être jugé conformément à la loi.
L’audience pour son jugement est présidée par Ignace Edouard Gangny assisté de Maximilien C. Claude Olympio et Ferdinand M. Dégbèlo ; la Cour était également composée des jurés : Jean Yoro Sotima, Azaratou Guerra Bagri, Clarisse Mandopa P. Dogo et Mêmounatou Bio Tchané. Le greffier de l’audience est Me François Nougbodohoué.
Les débats
Comme à toutes les étapes de la procédure, l’accusé a reconnu encore les faits samedi dernier à l’audience. Il dit être fâché parce que le sieur Bienvenu Sabi Tèyo lui devrait la somme de 30 000 F CFA (à raison de 10 000 F CFA x 3) qu’il lui a prêtée pour soigner son enfant et sa femme, mais ne voulait pas le rembourser. «Même les 115 000 F CFA représentant les trois mois de manœuvre dans son champ, il n’a pas voulu payer. C’est sa mère qui a payé». «Quand je l’appelle sur son téléphone portable, il coupe. Ça m’a fâché. Comme il ne voulait pas me donner mon argent, j’ai décidé de lui prendre la moto... En tirant, j’ai visé l’épaule ; je ne voulais pas le tuer», laisse entendre Olivier Ouhama Woba à la barre. En ce qui concerne l’origine du pistolet de fabrication artisanale, le détenteur illégal d’arme dit l’avoir acheté à
40 000 F CFA chez son compatriote ledit Arouna avec qui il a fait le sarclage et la récolte dans le champ de coton de Bienvenu Sabi Tèyo.
Un témoin en la personne de Sabi Olivier Sabi Tèyo, jeune frère de la victime, a déposé à la barre. Il raconte comment il a appris l’agression de son grand-frère et s’est porté à son chevet dans une clinique où il a été admis en état d’inconscience par des Peulhs voisins du lieu du crime. Il souligne que la moto a été reconnue par chance par quelqu’un qui les a alertés au village. Un communiqué radio sur la description de la moto frauduleusement soustraite suite à un braquage est passé en son temps à la radio, rappelle-t-il. Le voleur avait passé la moto à quelqu’un chez qui il a logé. La clé de la moto est perdue et ils ne savaient pas comment ouvrir le réservoir pour y mettre de l’essence quand le carburant est fini, poursuit-il. Interpellé, Olivier Ouhama Woba a tenté de fuir mais il a été vite maîtrisé et ligoté, avant d’être conduit plus tard à la gendarmerie, ajoute-t-il.
La victime, elle-même, a répondu présent à l’audience. Bienvenu Sabi Tèyo raconte son calvaire de cette nuit où de retour du forage, il constate que la piste est barrée à l’aide d’un tronc d’arbre, s’arrête pour contourner l’obstacle quand il se voit surprendre de dos. La suite, il reçoit une décharge à l’épaule gauche et réussit à s’enfuir, en abandonnant la moto sans pour autant reconnaître son agresseur qui n’était autre que son ancien ouvrier masqué avec un turban sur la tête. Dans son exposé des faits, Bienvenu Sabi Tèyo rejette les allégations de son ex-employé et soutient qu’il ne lui doit rien. Il se constitue partie civile mais ne donne pas un montant à titre de dommages et intérêts.
Une peine proportionnelle à l’acte ?
Le représentant du ministère public, Jules Chabi Mouka, s’est évertué à démontrer que les éléments de vol à main armée et de coups et blessures volontaires sont constitués, lesquelles infractions sont prévues et punies respectivement par les articles 381 et 309 du Code pénal. L’avocat général n’en veut pour preuves que le port effectif de pistolet par l’accusé, le coup tiré par ce dernier à l’aide de l’arme, la soustraction frauduleuse de la moto de sa victime, les plaies faites à l’épaule gauche de cette dernière par l’impact de balle, l’intention criminelle manifeste à travers la volonté du sieur Olivier Ouhama Woba de s’approprier le bien dont Bienvenu Sabi Tèyo est légitime propriétaire. «Il a agi délibérément et sciemment», signale le ministère public. Se basant sur le certificat médical versé au dossier qui révèle la présence de plaies et de corps étranger au niveau de l’épaule de la victime, Jules Chabi Mouka fait observer que l’accusé a porté atteinte à l’intégrité corporelle de la victime qui a d’ailleurs du mal à se servir désormais de son bras gauche. Les coups et blessures volontaires sont la conséquence directe du vol à main armée perpétré, constate-t-il. Pour ces faits, il requiert 15 ans de réclusion criminelle contre Olivier Ouhama Woba, accessible à la sanction pénale parce que lucide au moment de l’action aux termes de l’article 64 du Code pénal selon le rapport d’examen psychiatrique et médico-psychologique.
Avocat-conseil de l’accusé, Me Macaire Adossou avoue d’entrée de sa plaidoirie, que c’est pour la première fois qu’il prend en main un dossier de cette ampleur. Il plaide d’emblée coupable car, dit-il, «On m’a appris qu’on ne plaide pas contre l’évidence». Il demande la clémence de la Cour pour que la sanction soit «douce» afin de récupérer ce jeune homme qui, estime-t-il, a encore des valeurs dont la société a besoin. Il n’a pas manqué d’attaquer l’enquête de moralité qui serait biaisée selon lui, au regard de la qualité des personnes interrogées: la victime, sa mère et le responsable des ressortissants du Burkina Faso à Banikoara. Ces personnes ne connaissent en réalité pas grand-choses de la vie de son client, mais se sont contentées de faire des allégations en déduction de l’acte qu’il a posé, regrette-t-il.
Au sortir du délibéré, la Cour rend un arrêt de condamnation en déclarant le nommé Olivier Ouhama Woba coupable de vol à main armée et de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité d’au moins 20 jours, en vertu des articles 379, 381 alinéa 1er et 309 alinéa 1er du Code pénal. Elle le condamne à 10 ans de réclusion criminelle et aux frais envers l’Etat, ordonne la confiscation et la destruction du pistolet dont l’accusé a fait usage pour commettre le crime, fixe la durée de la contrainte par corps à deux mois. Le mis en cause bénéficie d’un délai de trois mois pour s’en acquitter. La Cour avise également le condamné qu’il dispose de trois jours francs pour se pourvoir en cassation.
Pour les intérêts de la partie civile, la Cour après en avoir délibéré renvoie la cause à une prochaine session, réserve les dépens.

Un mouvement politique dénommé Rassemblement des jeunes démocrates (RJD) a été porté sur les fonts baptismaux samedi 11 juillet dernier à Lokossa. Ses fondateurs promettent d’en faire un creuset des forces juvéniles capables de faire des propositions et des critiques par rapport à la gouvernance au Bénin.
Il va falloir désormais compter avec le Rassemblement des jeunes démocrates (RJD) sur l’échiquier politique du Bénin. A l’issue des assises qui l’ont accouché samedi 11 juillet dernier à Lokossa, ses militants et sympathisants se sont promis de ne pas se donner du répit. Ils entendent prendre fréquemment part, disent-ils, aux débats portant sur les affaires impliquant l’Etat sans occulter la veille autour de la gouvernance locale. Aussi justifient-ils la pertinence de créer cette nouvelle force politique à travers la nécessité pour eux de défendre certains objectifs dont trois paraissent prioritaires à leur entendement. Il s’agit d’abord, selon leur déclaration, d’œuvrer pour la ratification de la Charte africaine de la jeunesse suivie de sa mise en œuvre sans oublier le Plan d’actions pour la décennie de la jeunesse; ensuite d'œuvrer pour l’optimisation des opportunités positives de la mondialisation et des Technologies de l’information et de la communication, tout en poursuivant la promotion de l’entreprenariat et la création des emplois verts. Enfin, pour le RJD les combats viseront l’augmentation des ressources affectées à l’éducation et à la création des campus numériques tout autant qu’il sera fait cas des services de santé en faveur des jeunes. Autour desdites priorités, le président du RJD Assane Salami et son équipe ont appelé à la mobilisation de toute la jeunesse béninoise. Se voulant plus pragmatiques, ils ont installé au cours des assises, les coordonnateurs par arrondissement chargés de la mobilisation à Lokossa avant de promettre d’étendre cette dynamique aux autres communes du Bénin. Confiant en l’efficacité d’une telle action qui vise à ratisser large les prochains jours, Josaphat Lafia, vice-président du RJD gage que « plus personne ne parlera au nom de la jeunesse, mais elle-même se fera son propre porte-parole ».
A en croire le président Assane Salami, la nouvelle formation qui se veut le creuset des forces juvéniles vient en échos à la Déclaration de Bamako faite en 2005 et des réflexions de personnalités dont l’ancien chef de l’Etat malien, Alpha Omar Konaré, et le président gabonais Ali Bongo Odimba sur le lien entre la jeunesse et le développement. "La dure et la vraie réalité est que l'Afrique n'a pas suffisamment investi dans le développement du capital humain, pour tirer profit des avantages que représente sa population juvénile… et d'ajouter que… les jeunes africains peuvent changer le monde et doivent changer le monde", rappelle Assane Salami pour le compte du chef de l’Etat du Gabon.
Politique 13 juil. 2015

La situation qui prévaut au niveau de certains conseils communaux ayant enregistré des élus pour le compte de la 7e législature, n’est pas du goût du ministre en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Véronique Brun Hachémè. A travers un message radio porté, elle vient d’instruire avec obligation de compte rendu les préfets des départements à l’effet de rappeler à l’ordre certains maires quant à la jouissance des avantages précédemment liés à leur fonction.
Les conseillers communaux qui ont choisi de siéger à l’Assemblée nationale à la suite des législatives du 26 avril dernier, devront définitivement abandonner les
«attributs et moyens des mairies». C’est du moins la volonté affichée par le ministre Véronique Brun Hachémè, à travers son message radio porté adressé aux préfets des départements. En fait, ces derniers, lit-on dans le message, ont été invités à prendre les «dispositions urgentes et nécessaires» pour que ne perdurent point les pratiques dénoncées. A en croire le ministre, il est question de réagir face aux renseignements faisant état de ce que des «élus députés issus des élections législatives du 26 avril dernier bien qu’ayant démissionné de leur fonction continuent d’utiliser les attributs et moyens des mairies ». Cette situation, estime le ministre est contraire aux dispositions contenues dans la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes au Bénin notamment en ses articles 60, 61 et 62. Cette réaction musclée de Véronique Brun Hachémè qui astreint d’ailleurs les préfets à l’obligation de compte rendu par rapport aux diligences de conduire les maires démissionnaires à déménager de leur résidence de fonction et libérer tous autres moyens de travail précédemment mis à leur disposition.
Le Mono-Couffo fait partie des départements qui abritent des communes ayant enregistré la démission des maires. C’est le cas à Lokossa, et plus récemment à Bopa dont le maire Paul Hounkpè a été promu ministre dans le gouvernement. Du côté de la préfecture, des indiscrétions renseignent que les concernés sont déjà tenus informés des instructions venant du ministre en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Véronique Brun Hachémè.

Le Premier ministre, Lionel Zinsou, a effectué samedi 11 juillet dernier, le déplacement de la ville d’Ota à Covenant University dans l’Etat d’Ogun au Nigeria. Il s’y déroule un important programme de formation des jeunes entrepreneurs dénommé "Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme". Ce programme vise à faire valoir leur sens de créativité et d’innovation en faveur de la création d’emploi.
« Lorsque la Société civile se mobilise, elle peut faire de grandes choses à côté des Etats». Telle est l’impression et la conviction du Premier ministre Lionel Zinsou, après sa visite de quelques heures, samedi 11 juillet dernier à Covenant University, où se développe un impressionnant programme de formation en faveur des jeunes. Tony Elumelu Foundation entrepreneurship Programme a rassemblé des jeunes entrepreneurs, qui ont des projets ou qui ont déjà monté des entreprises. Ils viennent de 51 pays d’Afrique. Mille d’entre eux ont été dotés de bourses de formation de 12 semaines. « C’est la première promotion d’une bonne série de 10, soit 10.000 entrepreneurs au total, qui à eux tous, pourraient créer un million d’emplois, de façon à susciter une vraie dynamique d’innovations ; c’est une initiative nigériane qu’on devrait pouvoir répliquer ailleurs en Afrique », apprécie le premier ministre, Lionel Zinsou qui s’est exprimé pendant plus de 20mn dans la langue de Sheakspeare avec les récipiendaires.
Le Bénin a une dizaine de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour la qualité de leurs projets, qui assure-t-il, seront encouragés. «Ils seront reçus à la Primature et on verra comment faciliter leurs projets dans l’agriculture innovante, le numérique, l’énergie et la santé comme leur mille camarades», relève Lionel Zinsou. Il pense que leur sélection est une initiative de générosité exceptionnelle qui démontre que la solidarité de la société civile envers la couche juvénile, est porteuse d’espoir pour les jeunes qui sont prêts à créer des entreprises.« Nous devons donner un élan à cela et je suis venu leur apporter pendant quelques heures mon soutien et leur signifier que je suis à leurs côtés; il faut mobiliser la Société civile et la soutenir dans ces genres d’initiatives », a insisté Lionel Zinsou. Il a indiqué que ce projet porte la griffe du richissime Tony Elumelu, grand financier du Nigeria, propriétaire de UBA, une banque nigériane et panafricaine qui offre 10 mille bourses sur 10 ans pour créer 1 000 000 d’emplois. « On doit pouvoir mobiliser des effectifs du genre dans toute notre sous-région», convient le premier ministre.
Critère de choix
«C’est un contenu en emploi et en innovation très fort qui a milité en faveur de leur sélection», a apprécié le Premier ministre, précisant les critères qui étaient à la base du choix de ses bénéficiaires. Comparé à des milliers de projets répertoriés sur le volet, il y a l’agro-industrie de transformation, la santé, l’énergie et tout ce qui reflète l’innovation et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les télécoms, retient-il. Les médias, selon lui, pourraient également retenir l’attention.
Globalement, l’Afrique peut aider l’Afrique à résoudre ses problèmes, a conclu le Premier ministre.
Ce que confirment Gaspard Datondji et Vital Sounouvou, deux jeunes entrepreneurs béninois sélectionnés qui ont souligné que l’Afrique peut transformer l’Afrique.
Plusieurs personnalités dont entre autres, le bienfaiteur, le gouverneur de l’Etat d’Ogun et le vice-président du Nigeria ont effectué le déplacement samedi dernier.