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Nouvelles

Lancement de Ciné tour 2019 à Kétou: Quinze communes en fête grâce à la Sobébra


Tous en fête autour du cinéma et des produits de la Société béninoise de brasserie (Sobébra) ! Depuis le 25 janvier dernier et jusqu’au 17 février prochain, le Bénin entier sera en mouvement grâce au Ciné tour 2019. Projection de films, ambiance de fête et de réjouissance, dégustation de produits divers, jeux et surtout des milliers de cadeaux à emporter… seront au rendez-vous.

Vendredi 25 janvier, place du Centenaire de Kétou. Le murmure habituel du feuillage des grands arbres a cédé place à une ferveur inhabituelle qui se laisse deviner de loin à travers à un décor festif aux couleurs de la Société béninoise de brasserie (Sobébra). C’est bien elle qui a transformé les lieux en un cadre de grandes célébrations autour du cinéma et de ses produits.
La ville de Kétou, première étape et point de lancement de la Sobébra Ciné tour 2019 a honoré l’évènement dont elle est l’hôte à travers une présence massive de ses habitants. Adultes, jeunes, enfants, élèves, artisans et fonctionnaires, tous ont pris rendez-vous avec la Sobébra. Folle ambiance de musique, de danses et de show époustouflant et personne n’a voulu se faire conter l’événement.
« Je suis très ravi de voir une telle animation à Kétou parce que depuis ma naissance, je n’ai jamais vu une telle manifestation dans ma localité. Cela restera longtemps dans les esprits. C’est vrai qu’à la fin de l’évènement, les organisateurs vont tout ramasser et partir, mais les populations n’oublieront pas de sitôt cette manifestation. Je remercie vivement la Sobébra et je souhaite qu’elle nous revienne souvent ici avec des animations de ce genre. Je suis vraiment dans la joie », s’extasie Samuel Ifèoluwa. Il aurait pu manquer de place à la fête. S’il n’avait pas pressé les pas et quitté son lieu de travail un peu plus tôt que d’habitude. Jeune employé, la trentaine environ, il aurait eu du mal à se faire une place pour suivre le show du Ciné tour 2019 à Kétou. Fort heureusement, il y est parvenu, heureux comme un gamin de vivre une ambiance qu’il juge inédite. Pour lui, c’est une fête après les fêtes de fin d’année, et comme bien de jeunes de son âge, le temps est à la danse et aux cris de joie.
Les élèves eux aussi, sortis des cours, ont rallié les lieux à pas pressés. Ils avaient entendu annoncer le Ciné tour et se doutaient bien de l’ambiance, connaissant l’armada que déploie la Sobébra en de pareilles occasions. Emmanuel Dénakpo, élève en classe de Terminale, est dans l’euphorie au milieu de ses camarades. Pour lui, « Si tout le monde pouvait permettre à la commune d’abriter de telles manifestations, nous serions très contents ». On comprend alors son vœu : « Tout ce que je peux demander, c’est que Dieu fasse que la Sobébra puisse cette année nous offrir plus de bonnes choses et nous permettre de consommer encore plus de produits. J’ai apprécié surtout l’organisation autour de cette fête ». On aurait cru que les jeunes filles du coin n’ont pas été de la partie. Pourtant, elles étaient bien là, très nombreuses aussi dans la même ferveur notée. Blue jeans et tee-shirt Sobébra, habillée pour une ambiance de fête qui va durer jusqu’au petit matin, Célestine N’Tcha est aussi en joie. « L’ambiance est telle que même si tu étais dans un souci avant de venir ici, tu vas l’oublier tout de suite », assure la jeune fille sollicitée de part et d’autre par deux jeunes garçons pour une partie de danse.

Quinze localités à l’honneur 

Grâce au Ciné tour 2019, quinze localités du pays seront à l’honneur. Il s’agit des communes de Kétou, Pobè, Dangbo, Djidja, Paouignan, Savè, Tchaourou, Tchatchou, N’dali, Gogounou, Ségbana, Tanguiéta, Natitingou, Djougou, Bassila. Dans chacune d’elles, la Sobébra mettra le paquet pour une belle fête, confirme Evariste Tchoukpa, coordonnateur animations, sponsorings et évènements à la Sobébra. Le top a été déjà donné à Kétou, ce 25 janvier. Dans la journée, la fête était beaucoup plus au niveau des enfants avec des produits comme Youki, Malta tonic, Posso citron, mais aussi de nombreux jeux. Des jeux de devinettes, des parties de foot, des démonstrations sur scène pour égayer les populations. Dans la soirée, place aux adultes et aux bières.
« La caravane s’ouvre à partir de douze heures. Chaque jour, nous prévoyons de grandes animations avec les produits de la Sobébra, et les valeurs culturelles et sociales qu’elle incarne sont mises en avant. Beaucoup d’artistes seront sur la caravane pour faire vivre des moments inoubliables aux populations », assure Evariste Tchoukpa. Il est aussi prévu, à chaque étape, un stand Sobébra pour avoir toutes les informations sur les produits et les activités sociales de la société.

Projection de films

Le Ciné tour de la Sobébra, c’est d’abord et avant tout des films. L’euphorie exprimée par les populations de Kétou se justifie donc. Quand pour la première fois dans sa vie, on voit débarquer un écran de trente mètres carrés et que les minutes d’après, on peut s’asseoir pour suivre des films, cela ne peut que fasciner et susciter joie et émotion.
« Depuis un moment, nos salles de cinéma sont de moins en moins utilisées. C’est une occasion pour la brasserie de permettre aux populations les plus reculées de vivre des moments cinématographiques sur un écran géant », soutient Evariste Tchoukpa. L’une des particularités de la présente édition, c’est qu’elle fait la part belle aux productions locales, notamment au film « Biyondo, l’enfant sorcier » qui sera projeté dans toutes les localités, annonce le coordonnateur animations, sponsorings et évènements à la Sobébra. Des films étrangers seront également de la partie, mais « la Sobébra met un point d’honneur à ce qu’un film de chez nous soit projeté chaque soir. Elle tient à cette sensibilisation », précise-t-il.

Actualités 28 janv. 2019


Mise sous administration provisoire de la Ccib: Jean-Baptiste Satchivi s’en va, Alain Hinkatin s’installe
[caption id="attachment_31997" align="alignnone" width="1024"] ALAIN HINKATI Administrateur provisoire de la CCIB / © CAPO G[/caption]

Le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki, a installé Alain Hinkatin, l’administrateur provisoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib). C’était vendredi 25 janvier dernier, au siège de l’institution consulaire, à Cotonou après la passation de service entre ce dernier et le président sortant, Jean-Baptiste Satchivi.

L’administrateur provisoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Alain Hinkatin, est conscient de la mission qui lui a été confiée par le gouvernement à la tête de l’institution consulaire. Nommé en Conseil des ministres du mercredi 23 janvier dernier, il a pris service, le vendredi suivant, lors d’une cérémonie au cours de laquelle il a rassuré le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki qui a présidé la cérémonie. Tout ceci en présence du président sortant de l’institution, Jean-Baptiste Satchivi.
« Ma nomination est une marque de confiance », déclare l’administrateur provisoire qui estime qu’il ne sera pas seul dans l’accomplissement de la mission qui lui a été confiée. « Je compte sur les membres de la Ccib et du Comité de supervision pour réussir cette mission », souligne-t-il.
Dans le délai qui lui a été imparti, Alain Hinkatin rappelle que sa mission tient en deux volets. Le premier, indique-t-il, est de conduire les réformes statutaires devant aboutir à une nouvelle orientation de l’institution consulaire pour la mettre aux normes internationales. A cette étape, il s’agit de revoir les textes qui régissent la Ccib et de les adapter au contexte actuel.
Le second volet de la mission, selon lui, est de conduire et d’organiser l’élection des membres consulaires pour la prochaine mandature. Il s’agit ici d’une mission ponctuelle qui, ajoute-t-il, permettra un réaménagement de la chambre.
Avant de passer la main à l’administrateur provisoire, le président sortant de la Ccib, Jean-Baptiste Satchivi, se dit fier du bilan de la mandature qu’il a conduite de 2014 à 2019. « 2014-2019 est une mandature de réformes de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin », a-t-il fait savoir, affirmant que la Ccib a retrouvé ses lettres de noblesse.
En prenant les rênes de l’institution consulaire, Jean-Baptiste Satchivi avoue qu’il ne savait pas qu’il y avait tant de réformes à faire. « Aujourd’hui, la mission est accomplie », se réjouit-il, avant de rappeler que des difficultés n’ont pas manqué.
Les problèmes qui se posent aujourd’hui à l’institution, dit-il, sont relatifs au financement et aux rapports avec le public. Et, le défi à relever, selon lui, est de tout mettre en œuvre pour que la Ccib demeure le conseil du gouvernement en matière de commerce et d’industrie.
Jean-Baptiste Satchivi n’a pas manqué aussi de faire des doléances à l’endroit du gouvernement, en particulier celle relative à l’organisation d’un dialogue public-privé.
Après avoir remercié le président sortant de la Ccib et les membres consulaires pour le travail abattu au cours de leur mandat, le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki, a fait savoir que le chemin qui reste à parcourir est long. Car, c’est un chemin de réformes. « Le gouvernement sait que vous avez fait des efforts, mais ces efforts ne sont pas concluants», fait remarquer le ministre d’Etat qui indique que l’administrateur provisoire connaît sa mission. C’est pourquoi il l’a rassuré de l’accompagnement du Comité de supervision et du gouvernement pour la réussite de ladite mission.

Actualités 28 janv. 2019


Présentation de vœux à l’Onip: Améliorer la qualité des prestations

Les travailleurs de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) ont échangé les vœux de nouvel an avec leurs responsables, vendredi 25 janvier dernier, au sein de l’office. A l’occasion, le directeur général a fait le point des activités de l’année écoulée,et annoncé les perspectives pour la nouvelle année .

Au titre de la nouvelle année, l’équipe de direction et les travailleurs de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) ont sacrifié à la tradition de la présentation de vœux le vendredi 25 janvier dernier.
Le directeur général de l’Onip par intérim, Bertin Sowakoudé, a fait un bilan général des activités menées au cours de l’année écoulée et présenté les perspectives pour l’année 2019. De façon globale, il a précisé que toutes les composantes de l’administration ont joué leur partition quant à la réussite de la mission à eux assignée. Néanmoins, des défis restent à relever. Bertin Sowakoudé a remercié la Rédaction et l’Imprimerie qui, de jour comme de nuit, ne ménagent aucun effort pour hisser l’office. Quant aux difficultés relevées, il promet que des solutions seront trouvées pour l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel.
Au cours de cette cérémonie de présentation de vœux, il a été aussi procédé à la remise de prix aux gagnants du jeu-concours du 7000 e numéro du quotidien La Nation. Pour le porte-parole des lauréats, Urbain Romain Babadankpodji, c’est un concours organisé dans la transparence et l’Onip a bien pensé en organisant ce jeux concours pour encourager les jeunes à la lecture.
L’autre étape non moins importante est la remise de présents à trois agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Il s’agit de Francois Kpétchékou, ayant servi dans l’office pendant 39 ans 3 mois et 11 jours, en tant qu’agent à la reliure. Aussi, Damien Houssou Sodjinou a-t-il été typographe compositeur du 2 janvier 1980 au 30 août 2014, et chef Service commercial Imprimerie du 1er septembre 2014 au 30 mars 2016 à l’Onip. Il a fait valoir ses droits à la retraite après 38 ans 2 mois et 28 jours de service. L’Onip a gratifié aussi Amédée Akotègnon Dossou, ingénieur électronicien et télécom. Il a occupé respectivement les postes de directeur adjoint de la documentation, de directeur de l’administration, d’assistant du secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la communication avant de faire valoir ses droits à la retraite après 33 ans 6 mois et 24 jours de service. Selon le porte-parole des retraités, Amédée Akotègnon Dossou, c’est une grande joie d’avoir été honoré par l’Office après tant d’années de dur labeur. Il demande aux autres travailleurs de faire preuve de patience et d’abnégation au travail pour qu’un jour ils puissent être comptés parmi eux.

Société 28 janv. 2019


Clôture de la 2e session ordinaire 2018 de la Haac: D’importantes décisions pour le développement des médias

Démarrés depuis le 27 septembre 2018, les travaux de la deuxième session ordinaire de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) ont pris fin hier, au siège de l’institution à Cotonou. Les travaux ont débouché sur d’importants rapports relatifs à la vie de l’institution et au développement des médias.

Pendant les quatre mois de travaux de la 2e session ordinaire, d’importants rapports ont été élaborés. Pour Lambert Dogo, conseiller à la Haac, il s’agit, entre autres, du rapport de l’élaboration et de l’adoption du budget exercice 2019 de l’institution, du rapport de la mise en place effective du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem) et l’adoption du rapport relatif à l’appel à candidature pour l’exploitation de médias en ligne. Cette session a aussi été marquée par des activités de renforcement de la Haac dans les aspects essentiels de ses missions. Il convient aussi de noter que la Haac a également procédé à l’installation officielle des membres du Fadem, à l’élaboration des plans stratégiques 2018-2021 de l’institution et à l’assainissement du climat au sein de l’administration.
Par ailleurs, deux décisions ont été rendues publiques au cours de la cérémonie de clôture de cette session. La première est la décision n°19-006/Haac du 24 janvier 2019 portant publication des journaux et écrits périodiques ayant une existence légale en République du Bénin. La seconde est la décision n°19-007/Haac du 24 janvier 2019 portant réglementation des activités des médias pendant la période de précampagne pour les élections législatives du 28 avril 2019.
Dans son intervention, le président de la Haac, Adam Boni Tessi, a attiré l’attention sur les défis à relever par l’institution surtout en cette veille des élections législatives. Dans ce cadre, Adam Boni Tessi annonce la mise en place d’une commission temporaire spécialement chargée de planifier les activités inhérentes à cette échéance, de les exécuter et d’en assurer le suivi et le contrôle conséquents. Il invite ses collègues conseillers à plus de responsabilité en vue de l’atteinte des objectifs de cette cinquième mandature qui égrène ses derniers jours.

Actualités 25 janv. 2019


24e journée de l’affaire Icc-Services: Les victimes défilent à la barre et réclament leurs sous

Le procès criminel de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement d’argent dite Icc-Services a amorcé une étape cruciale, ce jeudi, avec l’audition des victimes qui défilent à la barre et exigent des accusés le payement de leur argent.

Le procès de l’affaire dite Icc- Services évolue lentement mais sûrement à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Porto-Novo.
En effet, après l’audition des accusés, des témoins et des sachants depuis le démarrage de l’audience criminelle, le 17 décembre 2018, la cour de céans a entamé, ce jeudi 24 janvier, la déposition des victimes. Celles-ci étaient une quinzaine à se lever quand le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, a voulu savoir s’il y avait dans la salle d’audience des victimes de la structure de collecte d’épargne et de placement d’argent Icc- Services. Elles se sont aussitôt alignées avec à leur tête Hermann Mèton, par ailleurs président de leur collectif. Lequel collectif est défendu dans ce procès par trois avocats, en l’occurrence Mes Gustave Anani Kassa ; Alain Orounla et Agathe Affougnon-Ago.
Deux victimes ont été écoutées en l’occurrence Paulette Olowolagba, commerçante au marché Dantokpa et Hermann Mèton, opérateur économique. Ils ont respectivement déposé 2,100 millions F Cfa et 750 mille F Cfa. Hermann Mèton par qui la cour a ouvert le bal, a déclaré à la barre avoir déposé ses sous à l’agence Icc-Services de Dédokpo, dans le troisième arrondissement de Cotonou. Il a fait le dépôt par deux fois. Il a remis une somme de 150 mille en septembre 2009 qui a généré un intérêt de 60 mille F Cfa qu’il a retiré au bout de trois mois, soit en décembre 2009. Ce retrait l’a incité à souscrire, le 7 janvier 2010, un contrat de 600 mille F Cfa en dehors des 150 mille déposés. Il allait retirer, trois mois après, l’intérêt que devrait générer ce dépôt quand il a constaté que l’agence était bondée de monde. Il a vu des clients qui tempêtaient parce que les payements posaient problèmes. Il n’a pas pu être payé jusqu’à ce jour. Hermann Mèton dit avoir perdu dans cette crise la somme de 690 mille F Cfa s’il devrait retrancher les 60 mille F Cfa d’intérêt qu’il a perçus. Il a apporté à la cour toutes les preuves de ces dépôts, notamment le carnet d’épargne des 150 mille et le contrat pour les 600 mille F Cfa. Les documents ont été reconnus et attestés par l’accusé Pamphile Ludovic Dohou, directeur général d’Icc-Services, cosignataire d’ailleurs des carnets et contrats. A la question de la cour de savoir ce qui l’a motivé à aller déposer ses fonds à Icc-Services, Hermann Mèton n’est pas allé par quatre chemins pour y répondre. Il a expliqué que c’est la fréquence des œuvres sociales des promoteurs de cette structure à l’endroit des couches démunies et la proximité de ces derniers avec les autorités au sommet de l’Etat qui l’ont surtout convaincu qu’Icc-Services devrait être une structure sérieuse.

Où est passée l’Ong Jas ?

Mieux, la plupart des dirigeants d'alors du pays étaient des docteurs en Economie et en Banque. Ceux-ci ne pouvaient pas laisser les promoteurs faire, de 2007 à 2010, si l’activité n’était pas licite. Hermann Mèton dit avoir eu la plus grande certitude le jour où il a vu l’ancien président de la République, Boni Yayi, recevoir en audience au palais de la présidence, les promoteurs d’Icc-Services. Avec son niveau d'études de la classe de Première, il ne pouvait pas douter un seul instant de la légalité de l’activité de collecte d’épargne et de placement de fonds que menait Icc-Services sur l’ensemble du territoire national. Pour lui, le silence du régime d’alors valait approbation. «Vous avez subi quel préjudice ?», demande le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, à Hermann Mèton. Celui-ci situe le préjudice financier à deux niveaux. Il y a d’abord les montants nominaux déposés à savoir 150 mille et 600 mille F Cfa. Il y a, ensuite, le montant que devraient générer ces fonds conformément aux clauses de l’accord qui lie Icc-Services à lui. Hermann Mèton semble ne pas trop vouloir tirer sur la ficelle en matière de réparation de préjudice subi. Il dit se plier à la décision que prendra la cour par rapport aux intérêts civils. Justement à ce sujet, un passage du contrat a surtout retenu l’attention de la cour de céans. Il a été écrit en effet que l’Ong Jas qui se définirait tel « Jeunesse action solidarité », avec qui Icc-Services serait en partenariat, garantit un taux de 1,2% à ses clients en cas de défaillance. La cour a voulu comprendre l’existence de l'Ong Jas et sa responsabilité dans la cause en examen. Edouard Cyriaque Dossa appelle à la barre le directeur général d’Icc-Services, Pamphile Ludovic Dohou, pour des questions d’éclaircissements au sujet des activités de cette Ong dont le nom n’est jamais sorti depuis l’enquête préliminaire jusqu’à la barre hier en passant par le magistrat instructeur. Très sérieux sur son objectif, le président isole le président directeur général d’Icc-Services, Guy Akpoglan, et le directeur départemental d’Icc-Services de l’Ouémé-Plateau, Emile Tégbénou dans deux salles distinctes pour éviter une certaine connexion entre eux sur la question. Pamphile Ludovic Dohou a été écouté le premier, ensuite, Guy Akplogan et en dernière position Emile Tégbénou. Mais, il a été remarqué que les deux derniers étaient beaucoup plus dans l’économie de la présence de l’Ong Jas dans l’organisation d’Icc-Services contrairement à Pamphile Ludovic Dohou. Celui-ci situait l’Ong en France. Les auditions de Guy Akplogan et d’Emile Tégbénou ont permis de savoir que l’Ong était plutôt à Cotonou. Selon le Pdg d’Icc-Services, l’Ong Jas est une structure de son jeune frère Jean-Marc Akplogan qui ne vit plus aujourd’hui. Icc-Services avait un contrat avec l’Ong et en vertu duquel elle devrait réparer les préjudices en cas de sinistre. Une sorte de police d’assurance qui ne dit pas son nom. A ce titre, l’Ong Jas percevait un taux de 5% sur les intérêts générés par chaque contrat. Lequel taux devrait lui permettre de supporter normalement en cas de survenance de sinistre qui mettrait Icc-Services en cessation de payement. L’Ong Jas, malheureusement, n’a rien pu, pour soulager la peine des clients depuis l’éclatement de la crise jusqu’à la mort de Jean-Marc Akplogan qui était également l’un des membres influents d’Icc-Services.

Société 25 janv. 2019


Simplification des procédures de création d’entreprise: Exit la déclaration d’existence au niveau des centres des impôts !

La déclaration d’existence au niveau des centres des impôts n’est plus aujourd’hui la condition sine qua non pour la création d’entreprise au Bénin. Une note circulaire signée du ministre des Finances et de l’Economie vient de supprimer cette formalité.

C’est un acte capital que vient de poser le ministre de l’Economie et des Finances dans le processus de simplification des procédures de création d’entreprise au Bénin. Par note circulaire N°154/MEF/DC/SGM/DGI/CSC en date du 24 janvier 2019, Romuald Wadagni a procédé à la suppression de la déclaration d’existence au niveau des centres des impôts, mettant ainsi fin à l’un des casse-têtes des jeunes créateurs d’entreprises. Ainsi, à compter du 1er février 2019, plus aucune formalité n’est requise des entreprises nouvelles au niveau des services des impôts avant l’exercice de leurs activités. La déclaration d’existence sera faite à l’occasion des formalités de création des entreprises au guichet unique de formalisation des entreprises (Gufe) de l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (Apiex).
Avant cette décision, les entreprises nouvellement créées disposaient, dès leur création, d’un délai de trente (30) jours pour se rendre dans un centre des impôts des petites entreprises (Cipe) et y accomplir la formalité de la déclaration d’existence. Cette obligation prescrite dans le Code général des impôts permettait à l’entreprise de prendre contact, pour la première fois, avec la Direction générale des Impôts (Dgi) et de faire connaître ses activités. Il s’agissait d’une étape essentielle dans le processus de création dont la non satisfaction exposait les jeunes créateurs d’entreprises à des sanctions. A l’heure de la modernisation de l’administration fiscale et de l’amélioration des services rendus aux usagers, il s’agit d’une formalité de trop dont la suppression vient à point nommé.
La disparition de cette procédure auprès des services des impôts offre des avantages d’ordre économique. D’abord, elle apporte un gain de temps et de coût considérable pour les chefs d’entreprises. Elle devra aussi et surtout induire une augmentation substantielle du nombre d’entreprises créées, la facilité dans la formalisation de ces nouvelles entreprises, la réduction des tracasseries administratives. De quoi dynamiser l’économie et favoriser la création d’emplois !
Cette réforme permet par ailleurs à l’Etat béninois de soigner son classement Doing Business, en l’occurrence sur l’indicateur Création d’entreprise. Le rapport 2019 a accordé au pays une avancée de 0,2 en matière de création d’entreprise. A ce propos, le nombre de procédures était estimé à 5 sur une moyenne de 7,4 en Afrique subsaharienne pour les hommes et 6 sur une moyenne subsaharienne de 7,6 pour les femmes. Le rapport établit à 8 heures le temps de création d’une entreprise contre une moyenne de 23,3 heures en Afrique subsaharienne pour les hommes et, à 9 h le temps de création d’une entreprise, pour les femmes, contre une moyenne de 23,4 heures en Afrique subsaharienne. Ces indicateurs montrent déjà les efforts considérables faits par le Bénin en la matière. Mieux, la suppression d’une telle étape dans le processus apporte encore un gain de temps supplémentaire à l’actif du pays?

Actualités 25 janv. 2019


Assemblée nationale: La loi sur le régime des armes et munitions approuvée

Les députés ont adopté, ce jeudi 24 janvier, la loi n°2019-07 fixant le régime des armes, de leurs munitions et autres matériels connexes en République du Bénin.

Le Bénin comble un grand fossé avec l’adoption de la loi n°2019-07 fixant le régime des armes, de leurs munitions et autres matériels connexes en République du Bénin dont l’examen a démarré, mardi 22 janvier dernier.  Le texte a été adopté ce jeudi, à l’unanimité, par les députés. Il est composé de 119 articles structurés en six titres traitant notamment de la fabrication, du montage, de l’importation, de la détention, du port et du transport des armes et munitions ; de la vente et l’entreposage les armes et munitions sans oublier des pénalités.
L’adoption de cette loi permet ainsi au Bénin de conformer sa législation aux principes et valeurs réaffirmés dans plusieurs conventions et protocoles dont le Traité sur le commerce des armes (Tca) auxquels il est partie prenante.
Dans le fond, la loi interdit sur toute l’étendue du territoire national la détention, l’usage, le prêt, l’emprunt, la cession, l’échange à titre gratuit ou onéreux, le commerce des armes, des munitions et les matériels connexes par les civils. Cette interdiction est assortie de quelques cas de dérogations autorisant toute personne désireuse, mais ayant satisfait à certaines formalités prévues par ladite loi, d’importer, acquérir, détenir une arme perfectionnée pour son usage personnel ou à la céder.Toute violation de cette disposition est fortement réprimée.
La loi retient, par exemple, qu’en cas de proclamation de l’état d’urgence, de l’état de siège ou de toutes autres circonstances graves menaçant l’ordre public, le ministre en charge de la Défense nationale peut procéder à des retraits individuels ou collectifs d’armes, munitions et de tous matériels connexes. En pareilles circonstances, les armes, munitions et matériels connexes en dépôt chez les commerçants et les fabricants peuvent être mis sous scellés. Mieux, les citoyens légalement détenteurs d’armes, de munitions et autres matériels connexes peuvent, s’ils le souhaitent, s’en débarrasser, les déposer au commissariat de la Police républicaine territorialement compétent. Le ministre en charge de la Sécurité peut, pour des motifs d’ordre public, à tout moment, retirer aux commerçants, monteurs, fabricants et réparateurs, l’autorisation du commerce, de la fabrication, de la réparation ou du montage des armes, des munitions et autres matériels connexes.
La loi met également l’accent sur les sanctions pénales. Elle punit de cinq ans à dix ans et d’une amende de cinq millions F Cfa à cinquante millions F Cfa, la fabrication, l’importation, la contrefaçon, la détention, le stockage, le port et le transport illégaux ou le trafic des armes. Aussi, est passible d’une peine de travaux forcés de dix ans à vingt ans et d’une amende égale au moins à dix fois la valeur de cession des armes, munitions et autres matériels connexes, toute personne qui importe, fabrique, monte, détient ou utilise illégalement des armes, munitions et autres matériels connexes, de guerre. De même, toute personne qui a transporté une arme, des munitions et autres matériels connexes sans le visa des autorités administratives, est passible d’un emprisonnement de deux mois à six mois et d’une amende de deux cent mille à cinq cent mille francs Cfa.
Outre ces condamnations, les tribunaux ou cours ordonnent la confiscation des armes, munitions et autres matériels connexes au profit de l’Etat, prévoit la loi n°2019-07 fixant le régime des armes, de leurs munitions et autres matériels connexes en République du Bénin et dont le projet a été transmis au Parlement depuis 2007.

La session budgétaire 2018 close

L’Assemblée nationale a clos, ce jeudi 24 janvier, la deuxième session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire. Celle-ci a été clôturée par le président de l’institution, Me Adrien Houngbédji, après trois mois de travaux, conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990. Mais, aussitôt clôturée, les députés ont tenté d’ouvrir une session extraordinaire. Ce qui n’a pas été possible, faute de quorum. Les travaux ont été renvoyés au lundi 28 janvier prochain. Là, quel que soit le nombre de députés, le Règlement intérieur du Parlement autorise les parlementaires à délibérer.
Il faut signaler que cette première session extraordinaire de l’année 2019 va permettre aux députés de se pencher sur certains dossiers en instance et d’extrême urgence. Il s’agit surtout du projet de loi portant statut du barreau béninois dont l’examen a même été poursuivi ce jeudi après avoir été suspendu depuis juillet 2016 pour clarifications de certaines dispositions. Le texte pourra être examiné et soumis au vote à la faveur de la prochaine session extraordinaire qui s’ouvre le lundi 28 janvier prochain au Parlement.

Actualités 25 janv. 2019


Sous l’initiative de la Cour constitutionnelle: Les lois électorales en débat

Le nouveau Code électoral suscite beaucoup de préoccupations et certaines de ses dispositions génèrent des interprétations diverses. Pour une compréhension harmonisée avant le scrutin d’avril prochain, la Cour constitutionnelle a organisé, à Cotonou, un séminaire d’appropriation de l’ensemble des lois électorales qui a démarré hier et prend fin ce jour.

La loi 2018-23 portant Charte des partis politiques et la loi 2018-31 portant Code électoral viennent enrichir la législation électorale béninoise. Ces textes de lois apportent des innovations qui méritent d’être mieux élucidées pour faciliter leur appréhension par les acteurs politiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit le séminaire organisé par la Cour constitutionnelle sur l’imprégnation des lois électorales. « Il faut entendre par lois électorales, l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires présidant, quant aux élections nationales ou locales, à la participation, à l’organisation, à la répression des infractions, à la proclamation des résultats et au contentieux », fait savoir le professeur Joseph Djogbénou dans sa présentation générale de la législation sur les élections au Bénin.
Parmi tous les textes qui constituent la législation électorale, c’est en l’occurrence la loi 2018-31 portant Code électoral en République du Bénin qui a fait l’objet des débats. Cette loi dispose en son article 44 alinéa 2 : « Les alliances électorales ne sont pas autorisées à présenter des listes de candidats ». Par ailleurs, elle modifie les pièces à fournir et la procédure de dépôt de candidatures. Aux termes de la nouvelle loi, la Céna aussi a connu des adaptations dans ses attributions (elle centralise et désormais compile aussi les résultats) et dans son fonctionnement (la procédure de révocation des commissaires pour faute grave et la dénomination des démembrements centraux de la Céna ont été modifiés). Le déroulement du scrutin (nombre de membres de bureaux de vote…) et son dénouement (Article 242 relatif à l’attribution des sièges) ont également connu des réajustements. Autant de nouvelles dispositions dont l’interprétation préoccupe les acteurs politiques et justifie les débats.
Quant à la Charte des partis politiques, elle semble sans équivoque. « La loi 2018-23 portant Charte des partis politiques fixe les principes généraux qui fondent l’animation des partis politiques ; dispose de la création, de l’organisation et du fonctionnement des partis politiques ; établit les outils d’animation politique tels que les médias et les écoles des partis ; prescrit des sanctions en cas de violation de ces règles. On retiendra pour l’essentiel qu’elle instaure un contentieux administratif de la création, vise à renforcer les partis d’envergure nationale et pose les règles de leur financement public ou privé », résume le professeur Joseph
Djogbénou dans sa communication qui a précédé les débats.
Il est à noter que ce séminaire de réflexions connait la participation des sages et des assistants juridiques de la Cour constitutionnelle, des conseillers de la Cour suprême, des membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena), des représentants de l’Agence nationale de traitement (Ant), des experts et spécialistes de questions électorales…

Société 25 janv. 2019


Enseignement de l’anglais dans le primaire: L’enthousiasme des écoliers apprécié
[caption id="attachment_31985" align="alignnone" width="1024"]Cour d'anglais au CI à l'EPP Fifadji[/caption]

Depuis la rentrée scolaire d’octobre 2017, le gouvernement a introduit l’enseignement de l’anglais dans le programme des écoles primaires. Dans la 2e année d’exécution de cette décision, le résultat est encourageant.

Ecole primaire publique de Fifadji, dans le neuvième arrondissement de Cotonou. Il est 9 heures. Un monsieur fait son entrée dans la classe du Ci. Un brouhaha de « Good morning, teacher. Good morning, teacher » venant des écoliers l’accueille. C’est Liamidi Amadou, l’enseignant d’anglais. Il leur lance à son tour 
« How are you ? » et aux apprenants de lui répondre : « Fine ». Et d’ajouter : « And you ? ».
Ce cours d’anglais qui débute à l’instant est réservé uniquement à la prononciation. Dans la salle de classe, différents objets tels que le chiffon, l’ardoise, la règle, la craie sont bien en vue sur le bureau de l’instituteur. L’exercice est simple. Chaque apprenant désigné passe devant la table, touche et montre un objet, en prenant soin de répéter à haute voix le nom de l’objet prononcé par l’enseignant.
Pendant une quarantaine de minutes, l’ambiance est bon enfant. Les écoliers se montrent enthousiastes face à l’enseignant qui leur donne ainsi le goût d’apprendre la langue de Shakespeare.
Décidé en Conseil des ministres, en sa séance du mercredi 02 août 2017, l’apprentissage de l’anglais au cours primaire réjouit plus d’un. Aline Togbéto, directrice du groupe B de l’Epp Fifadji, est satisfaite. « Les objectifs sont presque atteints avec cette deuxième année d’expérimentation de l’anglais dans les écoles, vu l’enthousiasme avec lequel les écoliers s’adaptent et apprécient le cours. Les écoliers sont en joie quand ils voient l’enseignant d’anglais », se réjouit-elle. « L’anglais intéresse les enfants ; les écoliers sont toujours joyeux quand l’heure du cours d’anglais sonne», renchérit Johanness Dadjo, directeur du groupe C. Il pense que si le programme continue jusqu’à la fin du cycle primaire, les élèves n’auront plus de difficultés d’expression au collège.
Ainsi, le train de l’initiation à la langue anglaise est en marche afin de former des apprenants capables de bien s’exprimer dans la langue.
Si l’initiative est bien appréciée, elle est toutefois confrontée à un problème de manque d’enseignants. En effet, chaque année, le recrutement se fait par vagues de 36 enseignants répartis dans 256 écoles béninoises à titre expérimental. Au total, cette année, on compte 72 expérimentateurs. À chaque instituteur, incombe la responsabilité de parcourir six écoles par jour pour donner aux apprenants le goût de la langue.
Pour Liamidi Amadou, enseignant expérimentateur et maître d’anglais, l’apprentissage n’est pas sans difficultés malgré l’engouement des apprenants. A ce sujet, il évoque des problèmes de prononciation de certains mots par les écoliers et de disponibilité de manuels d’apprentissage et le problème de suivi des apprenants par leurs parents à la maison. Face à ces difficultés, il dit apporter au quotidien des solutions pour que l’objectif recherché soit atteint.
Pour l’heure, les quarante minutes imparties s’égrènent et Liamidi retourne près de ces apprenants pour remplir sa mission, après dix minutes d’échanges avec notre équipe de reportage.

Education 25 janv. 2019


Appui aux personnes handicapées: Handicap International soulage les structures de base

Handicap International/ Humanité et inclusion appuie les structures de base intervenant au nom des personnes handicapées en les dotant, ce jeudi 24 janvier, de matériels technique et roulant. Le geste vise à renforcer les interventions au niveau communautaire au profit de cette catégorie de personnes.

De l’appui pour les partenaires de Handicap International/Humanité et inclusion, intervenant dans le domaine de la protection des droits des personnes handicapées. C’est à travers un important lot constitué de huit motos neuves de marque Yamaha, de huit imprimantes et de deux ordinateurs portables. D’un montant global d’environ six millions de F Cfa, les équipements visent à renforcer huit structures de base engagées aux côtés de l’Ong sur les projets d’éducation inclusive et d’insertion professionnelle, en équipements techniques et en moyens roulants.
Au nombre des bénéficiaires, les structures sous-tutelle du ministère en charge des Affaires sociales et de la Microfinance à savoir les Centres de promotion sociale, les structures de réadaptation à base communautaire, le Centre de formation professionnelle des handicapés d’Akassato….
« Ce don témoigne de la volonté de Handicap International de renforcer les capacités opérationnelles des structures étatiques ayant la charge de la promotion des droits des personnes handicapées dans l’Atlantique et le Littoral », apprécie la directrice départementale des Affaires sociales du ministère en charge de la Microfinance, Geneviève Arawo. L’initiative s’inscrit dans le cadre des projets ‘’éducation inclusive et ‘’insertion professionnelle des personnes handicapées’’ dont les cibles sont les enfants et les jeunes en situation de handicap. Le geste permettra de combler un grand vide dans le rang des bénéficiaires en matière de matériel. « En choisissant de doter ces structures de matériel bureautique et d’équipements, Handicap International répond aux besoins des structures caractérisées par une insuffisance de ressources pour atteindre toutes les cibles dans les communautés », souligne-t-elle.

L’impact des équipements

Pour le coordonnateur du programme pays, Just Klotoé, la réception des équipements renforcera l’impact des actions de l’Ong sur le terrain. Elle implique plus d’engagement de la part des récipiendaires. « Les équipements viennent renforcer nos capacités à être davantage dynamiques et disponibles pour aider à l’atteinte des objectifs », insiste-t-il.
Handicap International n’est pas à son premier geste au profit des personnes handicapées. Le présent témoigne de sa volonté d’apporter sa contribution au renforcement des capacités opérationnelles des partenaires engagés dans l’accompagnement et l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables, notamment celles en situation de handicap.
Il scelle davantage les relations entre la structure donatrice et les bénéficiaires. « C’est aussi le signe du renforcement des liens de partenariat et de collaboration fructueuse existants entre Handicap International/Humanité et inclusion et les structures récipiendaires qui, depuis plusieurs années, œuvrent à nos côtés pour aller plus loin dans les actions que nous menons au profit de nos cibles », témoigne la directrice programme Togo-Bénin, Cathy Dimbarré.
Les bénéficiaires expriment leur gratitude au donateur. « Handicap International a tenu le bon bout en appuyant les structures de base qui s’occupent du bien-être des personnes handicapées. Nous ferons une utilisation judicieuse du matériel que vous avez mis à notre disposition. Vous serez satisfait de votre geste parce que nous n’allons pas rester les bras ballants pour relever les défis qui s’imposent à nous dans le cadre des deux projets », promet le porte-parole des récipiendaires, Nassirou Domingo.
D’ores et déjà, Handicap International promet d’être « toujours aux côtés de ses cibles pour la mise en œuvre d’actions collectives visant à protéger et à promouvoir leurs droits et à travailler à l’amélioration de leurs conditions de vie ».
Handicap International est une organisation de solidarité internationale indépendante et impartiale intervenant dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflit et de catastrophe. Présente au Bénin depuis une vingtaine d’années, elle met en œuvre plusieurs projets dans les domaines du développement local inclusif, du soutien à la réadaptation, de l’éducation inclusive, de la sécurité routière et de l’insertion professionnelle.

Société 25 janv. 2019


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