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Nouvelles

Revue sur la mise en œuvre des chantiers communautaires: L’UEMOA évalue ses réformes, programmes et projets au Bénin

La représentation béninoise de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) organise depuis hier, et ce pour 48 heures, un atelier de suivi de la mise en œuvre de ses réformes, programmes et projets au Bénin. La rencontre se tient à la veille de la deuxième revue annuelle que la Commission s’apprête à organiser au Bénin, du 23 au 29 juillet prochain.

En prélude à la 19e session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) prévue à Cotonou au mois d’août prochain, il se tient depuis hier, une revue annuelle dont l’objectif est de faire le point sur l’état d’exécution des programmes, projets et réformes de cette instance communautaire au Bénin. Elle permettra donc, a dit le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Badjibassa Babaka «de dessiner le visage réel de l’implication du Bénin dans la mise en œuvre des chantiers du processus d’intégration de l’UEMOA». Pour ce faire, les représentants des ministères en charge de la mise en œuvre des réformes de l’Union, les points focaux nationaux chargés du suivi des projets ainsi que les maîtres d’ouvrage délégués concernés par la réalisation des projets y ont été conviés.

Pendant 48 heures, il sera question pour eux, en marge de la deuxième revue annuelle que la Commission s’apprête à organiser au Bénin, du 23 au 29 juillet prochain d’apprécier l’état d’exécution et les difficultés rencontrées dans la réalisation physique et financière des projets avec pour finalité, le renforcement du processus d’intégration régionale.

Vingt milliards d'investissements

«Actuellement au Bénin, une vingtaine de projets sont en cours d’exécution pour un montant global d’environ vingt milliards de francs CFA», a souligné le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Badjibassa Babaka pour montrer l’ampleur des engagements de l’Union. Les secteurs concernés par ces investissements sont entre autres l’agriculture, l’élevage, la pêche, la sécurité alimentaire… Se référant à l’exercice d’il y a un an, il a soutenu à propos des réformes que sur environ 112 textes communautaires, 56% ont fait l’objet de transposition alors que l’application effective porte sur 50%. En matière de gouvernance économique et de convergence, sur 18 directives, 9 sont transposées et 7 appliquées tandis que 4 règlements sur 4 sont appliqués. En matière de marché commun, sur 19 directives, 11 sont transposées, dix appliqués alors que sur 19 règlements, 9 sont appliquées. Pour ce qui est des politiques sectorielles, sur 21 directives, 12 sont transposées, 9 appliquées alors que 11 règlements sur 25 sont appliqués.
En conclusion à cet exposé, Badjibassa Babaka note que «à juin 2014, sur 58 directives, 32 sont transposées, 26 appliquées alors que sur 48 règlements et autres, 24 sont appliquées ». Un an après un tel tableau, l’espoir que nourrit le représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, est qu’il y ait eu des améliorations. Et c’est pour s’en convaincre, que la revue de 48 heures qui se tient actuellement est organisée, afin de présenter à l’occasion de la revue prévue du 23 au 29 juillet prochain, «un taux meilleur ». Ce même espoir est porté par Béatrice Kangah, conseiller au bureau de l’UEMOA à Cotonou qui elle, dans la présentation des objectifs de cette revue, est largement revenue sur cet aspect.

Actualités 15 juin 2015


Lutte contre l’insécurité dans les départements: Quatre braqueurs de motocyclistes appréhendés à Lokossa

Réputés dans le vol des motos neuves qu’ils font reformer pour la vente, quatre jeunes ont fini par échouer dans les mailles de la brigade territoriale de Lokossa. Ils ont été présentés hier lundi 15 juin à la presse par les responsables de cette unité, qui ont appelé les populations à la vigilance quant au mode opératoire de ces individus.

Quatre jeunes béninois, tous des repris de justice, ont été présentés hier lundi 15 juin aux côtés de cinq motos neuves dans la cour de la Brigade territoriale de Lokossa. Ces motos constituent le butin de leur présumé vol à main armée opéré en simulant des conducteurs de taxi-moto communément appelés «Zémidjan».
A en croire l’adjudant Barthélémy Alapini, chef de la brigade ayant mené l’opération de l’arrestation, ces jeunes gens ne sont pas à leur coup d’essai. Ce sont des récidivistes, laisse-t-il entendre, avant de préciser que l’un d’entre eux a été libéré de la prison civile de Lokossa il y a à peine deux mois.
Pour l’adjudant, les rôles des éléments de la bande varient selon que le braquage a été commis à Cotonou et le butin destiné à la vente à Lokossa ou vice-versa. C’est un travail en bande organisée au sein de laquelle quand les uns commettent le vol, les autres se chargent de faire reformer le butin qui est par la suite convoyé pour être vendu, explique-t-il. Une situation qui lui fait dire que ces présumés voleurs se retrouvent tantôt dans le rôle de receleur et tantôt dans celui de braqueur.
S’agissant du mode opératoire de la bande, Barthélémy Alapini révèle que les présumés braqueurs armés de machettes et autres armes circulent « en faux conducteur de taxi-moto» et une fois à la hauteur de leur proie, ils l’intimident et le dépossèdent de son engin. La cible de choix de ceux-ci, poursuit l’adjudant, est constituée des motocyclistes dont les engins sont encore neufs auquel cas les armes sont utilisées contre leur tentative de résistance. Ce fut le cas d’un certain Valentin H. attaqué à coups de machette à Cotonou au quartier Akpakpa Yénawa avant de se voir arracher sa propre moto.
Suivant les explications du chef de la Brigade territoriale de Lokossa, c’est dans le cadre des enquêtes de ce énième braquage de la bande que des informations lui sont parvenues. Lesquelles indiquent le convoyage sur Lokossa de motos volées à Cotonou.

Disposition

Comme disposition, l’adjudant indique avoir aussitôt constitué deux binômes de gendarmes pour traquer les convoyeurs. Ces derniers seront appréhendés avec leur butin, poursuit le chef de la Brigade territoriale qui révèle que sur instruction du procureur de la République de Lokossa, la victime Valentin H. a été invitée à identifier sa moto parmi la prise, mais sans succès. En revanche, à en croire l’adjudant, Valentin H. a pu identifier son braqueur qui, à son tour, n’a pas nié les faits.
Loin de baisser les bras, se félicite Barthélémy Alapini, son unité a plutôt mis la pression sur les braqueurs dont la collaboration a permis de rattraper à Cotonou le receleur de la moto de Valentin H. Une moto grise déjà reformée et peinte en noir sans compter la substitution de chiffres au niveau du numéro de châssis.
Hier à l’occasion de la présentation des malfrats, Valentin H. a dit sa fierté d’avoir été pendant un bout de temps témoin du déploiement des forces de l’ordre à son chevet.
Quant au capitaine Alassane Assouma, commandant de la Compagnie de gendarmerie de Lokossa, il a invité les populations à être attentives au numéro d’immatriculation de ceux qui prétendent être des conducteurs de taxi-moto. Il souhaite par ailleurs, l’intensification voire l’informatisation systématique de l’immatriculation de tous les engins de sorte à faciliter l’obtention de renseignements fiables en cas de besoin.

Une seule voiture pour 12 brigades dans le Mono

Le département du Mono compte une douzaine de brigades opérationnelles et ne dispose que d’une seule voiture pour les opérations. Ladite voiture, à en croire le capitaine Alassane Assouma, commandant de la Compagnie de gendarmerie de Lokossa, est une dotation de la Brigade territoriale de Comé. Et c’est, poursuit-il, auprès de cette brigade qu’il faut solliciter ce moyen comme ce fut le cas à un moment donné dans le cadre de l’enquête ayant abouti au démantèlement de la bande des présumés braqueurs d’hier lundi 15 juin.
En effet, le capitaine dit avoir réquisitionné ladite voiture en faveur de l’équipe en charge de l’enquête en vue de réduire les risques auxquels les éléments étaient exposés.
Rappelons que ladite enquête a été menée entre Cotonou et Lokossa. Mais si la voiture a été rendue disponible, l’adjudant Barthélémy Alapini regrette que ce soit encore lui qui ait déboursé les frais de carburant. Au cas contraire, le succès de cette enquête aurait été compromis

Société 15 juin 2015


Lutte contre l’insécurité dans les départements: Quatre braqueurs de motocyclistes appréhendés à Lokossa

Réputés dans le vol des motos neuves qu’ils font reformer pour la vente, quatre jeunes ont fini par échouer dans les mailles de la brigade territoriale de Lokossa. Ils ont été présentés hier lundi 15 juin à la presse par les responsables de cette unité, qui ont appelé les populations à la vigilance quant au mode opératoire de ces individus.

Quatre jeunes béninois, tous des repris de justice, ont été présentés hier lundi 15 juin aux côtés de cinq motos neuves dans la cour de la Brigade territoriale de Lokossa. Ces motos constituent le butin de leur présumé vol à main armée opéré en simulant des conducteurs de taxi-moto communément appelés «Zémidjan».
A en croire l’adjudant Barthélémy Alapini, chef de la brigade ayant mené l’opération de l’arrestation, ces jeunes gens ne sont pas à leur coup d’essai. Ce sont des récidivistes, laisse-t-il entendre, avant de préciser que l’un d’entre eux a été libéré de la prison civile de Lokossa il y a à peine deux mois.
Pour l’adjudant, les rôles des éléments de la bande varient selon que le braquage a été commis à Cotonou et le butin destiné à la vente à Lokossa ou vice-versa. C’est un travail en bande organisée au sein de laquelle quand les uns commettent le vol, les autres se chargent de faire reformer le butin qui est par la suite convoyé pour être vendu, explique-t-il. Une situation qui lui fait dire que ces présumés voleurs se retrouvent tantôt dans le rôle de receleur et tantôt dans celui de braqueur.
S’agissant du mode opératoire de la bande, Barthélémy Alapini révèle que les présumés braqueurs armés de machettes et autres armes circulent « en faux conducteur de taxi-moto» et une fois à la hauteur de leur proie, ils l’intimident et le dépossèdent de son engin. La cible de choix de ceux-ci, poursuit l’adjudant, est constituée des motocyclistes dont les engins sont encore neufs auquel cas les armes sont utilisées contre leur tentative de résistance. Ce fut le cas d’un certain Valentin H. attaqué à coups de machette à Cotonou au quartier Akpakpa Yénawa avant de se voir arracher sa propre moto.
Suivant les explications du chef de la Brigade territoriale de Lokossa, c’est dans le cadre des enquêtes de ce énième braquage de la bande que des informations lui sont parvenues. Lesquelles indiquent le convoyage sur Lokossa de motos volées à Cotonou.

Disposition

Comme disposition, l’adjudant indique avoir aussitôt constitué deux binômes de gendarmes pour traquer les convoyeurs. Ces derniers seront appréhendés avec leur butin, poursuit le chef de la Brigade territoriale qui révèle que sur instruction du procureur de la République de Lokossa, la victime Valentin H. a été invitée à identifier sa moto parmi la prise, mais sans succès. En revanche, à en croire l’adjudant, Valentin H. a pu identifier son braqueur qui, à son tour, n’a pas nié les faits.
Loin de baisser les bras, se félicite Barthélémy Alapini, son unité a plutôt mis la pression sur les braqueurs dont la collaboration a permis de rattraper à Cotonou le receleur de la moto de Valentin H. Une moto grise déjà reformée et peinte en noir sans compter la substitution de chiffres au niveau du numéro de châssis.
Hier à l’occasion de la présentation des malfrats, Valentin H. a dit sa fierté d’avoir été pendant un bout de temps témoin du déploiement des forces de l’ordre à son chevet.
Quant au capitaine Alassane Assouma, commandant de la Compagnie de gendarmerie de Lokossa, il a invité les populations à être attentives au numéro d’immatriculation de ceux qui prétendent être des conducteurs de taxi-moto. Il souhaite par ailleurs, l’intensification voire l’informatisation systématique de l’immatriculation de tous les engins de sorte à faciliter l’obtention de renseignements fiables en cas de besoin.

Une seule voiture pour 12 brigades dans le Mono

Le département du Mono compte une douzaine de brigades opérationnelles et ne dispose que d’une seule voiture pour les opérations. Ladite voiture, à en croire le capitaine Alassane Assouma, commandant de la Compagnie de gendarmerie de Lokossa, est une dotation de la Brigade territoriale de Comé. Et c’est, poursuit-il, auprès de cette brigade qu’il faut solliciter ce moyen comme ce fut le cas à un moment donné dans le cadre de l’enquête ayant abouti au démantèlement de la bande des présumés braqueurs d’hier lundi 15 juin.
En effet, le capitaine dit avoir réquisitionné ladite voiture en faveur de l’équipe en charge de l’enquête en vue de réduire les risques auxquels les éléments étaient exposés.
Rappelons que ladite enquête a été menée entre Cotonou et Lokossa. Mais si la voiture a été rendue disponible, l’adjudant Barthélémy Alapini regrette que ce soit encore lui qui ait déboursé les frais de carburant. Au cas contraire, le succès de cette enquête aurait été compromis

Société 15 juin 2015


Scrutin du 28 juin prochain: La CENA visite son centre de colisage

Une délégation de la Commission électorale nationale autonome (CENA) conduite par la vice-présidente Geneviève Boko-Nadjo, a effectué une visite guidée du Centre de colisage du matériel électoral dans le cadre des élections municipales, communales et locales du 28 juin prochain. C’était hier lundi 15 juin, au palais des Sports du stade de l’Amitié de Cotonou.

Les élections législatives du 26 avril dernier ont connu quelques ratés mais celles-ci n’ont pas entaché la crédibilité du scrutin. Ces ratés sont liées au retard dans le déploiement du matériel dans l’ensemble des 13 106 postes de vote. C’est pour parer aux problèmes liés à la coordination du déploiement du matériel électoral que la Commission électorale nationale autonome (CENA) a créé un centre de colisage au palais des Sports du stade de l’Amitié. Elle y a installé l’ensemble du matériel qui sera convoyé vers les arrondissements et les postes de vote.

Pour faire le point du colisage à quelques jours du scrutin du 28 juin prochain, Geneviève Boko Nadjo et ses collègues, Basile Fassinou et Moise Bossou, ont investi le centre de colisage hier. « La CENA s’est déplacée ce matin pour venir toucher du doigt les travaux de colisage. C’est un processus complexe qui se fait en plusieurs étapes. Un premier colisage consiste à mettre le petit matériel non sensible en colis, un second à mettre les scellées dans des cartons et un troisième à mettre ensemble les matériels sensibles. Tout cela doit être fait avec une précision de métronome », a expliqué Geneviève Boko Nadjo aux journalistes. Elle a indiqué qu’en raison de l’exiguïté de son siège, la CENA a négocié avec le directeur de l’Office de gestion du stade de l’Amitié pour y installer son quartier général afin d’éviter les aller et retour des membres et agents de la CENA vers le PLM Alédjo et le Centre national de traitement (CNT).
A l’intérieur du palais des Sports se dressent des tas de sachets bleus et noirs. Il y a 13 106 sachets bleus destinés aux 13 106 postes de vote. 546 autres sachets noirs iront vers les 546 chefs d’arrondissement. Des cantines y sont également entassées. Au total, le matériel sera convoyé du centre de colisage vers l’ensemble des 623 circonscriptions électorales. Selon la vice-présidente, Geneviève Boko Nadjo, quelques 100 manœuvres ont été recrutés pour les opérations sur place. Pour l'instant, plus de 50% du matériel non sensible est déjà mis en colis.

Actualités 15 juin 2015


Investiture du nouveau président de l’Assemblée nationale : Les grands chantiers de Me Adrien Houngbédji

La journée d’hier lundi 15 juin est un grand jour pour l’Assemblée nationale qui a connu l’investiture de son nouveau président, Me Adrien Houngbédji pour le compte de la 7è législature. Il a saisi l’occasion pour énoncer ses chantiers à court et moyen termes pour les quatre années à venir. La cérémonie a été rehaussée par la présence de plusieurs délégations de Parlements de la sous-région, des présidents des institutions de la République du Bénin et des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin.

Me Adrien Houngbédji est officiellement investi dans ses fonctions de président de l’Assemblée nationale. C’était au cours d’une cérémonie riche en couleurs. A l’occasion, la deuxième personnalité de l’Etat a salué le climat apaisé qui règne au Bénin depuis son élection à la tête de l’institution parlementaire. Les tensions sur fond d’invectives et de contradictions politiques qui ont droit de cité depuis quelques semaines dans le pays se sont tues. «Nous avons retrouvé depuis lors le chemin de la paix. C’est d'un Bénin apaisé que nous héritons, un Bénin confiant mais vigilant», observe Me Adrien Houngbédji. Cette paix retrouvée depuis son élection au perchoir témoigne de la vitalité de la démocratie béninoise et confirme que le Bénin est un modèle en matière de politique.

Attaquer les priorités !

L’euphorie des élections passées, place maintenant au travail, appelle de tout son vœu Me Adrien Houngbédji. Il invite tous ses collègues députés à s’engager à ses côtés pour permettre à la 7è législature d’écrire les belles pages de son histoire. Il s’agira de relever à terme les défis de l’heure du Bénin à savoir : juguler la crise économique et sociale, fournir davantage d’efforts dans les domaines de l’éducation, de la formation, de l’emploi des jeunes, de la promotion des femmes, de la santé et des infrastructures.
A court terme, le président de l’Assemblée nationale pense que le principal défi du Bénin est d’abord politique : le virage de 2016. La 7è législature doit se pencher en priorité sur ce défi « pour contribuer à l’instauration d’une transition douce qui permettra au Bénin de passer sans coup férir, mais sans heurts, d’un régime à un autre le 6 avril prochain, dans la plus pure des traditions démocratiques », insiste le président de l’Assemblée nationale.
Pour ce faire, le Bénin doit condamner les méthodes qui dénaturent la démocratie comme la transhumance parlementaire et la création anarchique de partis politiques. Me Adrien Houngbédji plaide pour l’impérieuse nécessité d’une réforme approfondie du système partisan béninois. Il s’agira, selon lui, non seulement d’aboutir à un nombre très réduit de partis politiques au lieu des deux cents actuellement dénombrés mais aussi de les construire autour d’un projet de société, d’instaurer en leur sein des règles efficaces d’alternance, d’assurer le financement public conséquent de leurs activités assorti d’un contrôle non moins public. Le président de l’Assemblée nationale reste convaincu que c’est à ce seul prix que les partis politiques seront de vrais socles et pourront jouer efficacement leur rôle dans l’animation de la vie politique et dans la conquête du pouvoir d’Etat. « Sans une réforme d’envergure, le risque est grand de voir notre classe politique disparaître progressivement et à jamais », alerte Me Adrien Houngbédji. Cette réforme législative ne sera possible sans un Parlement apaisé. C’est pourquoi, il rassure d’emblée tous ses collègues députés tous bords politiques confondus. Il leur promet d’être le président de tous.
Cette 7è législature doit profiter aux populations et à la démocratie béninoise, a souhaité Valentin Aditi Houdé, dans son mot de bienvenue en sa qualité de président de Comité d’organisation de la cérémonie d’investiture.

L’expertise politique béninoise

L'expérience politique béninoise sera saluée par toutes les délégations parlementaires présentes qui ont tenu à honorer cette fête de la démocratie béninoise. Dans leurs messages de félicitations, les présidents des Parlements de la Côte d’Ivoire : Guillaume Soro, du Togo : Dama Dramani, du Mali : Issiaka Sidibé, du Gabon: Guy N’Dama Nzounma et les autres chefs de délégations des Parlements de la République démocratique du Congo, du Sénégal, de la Guinée, du Burkina Faso, du Ghana et du Niger ont tour à tour vanté la vivacité de la démocratie béninoise. Ils ont tous félicité Me Adrien Houngbédji pour son leadership et ses qualités exceptionnelles d’homme d’Etat de par son riche parcours politique. Ils ont plaidé pour une coopération inter-parlementaire sous-régionale pour un partage d’expériences et une synergie d’actions entre les différents Parlements. Ce qui permettra à la sous-région de faire face dans une conjugaison d’efforts à ses défis dont l’exploitation du bassin du fleuve Niger pour assurer la sécurité alimentaire aux populations et la lutte contre les actes des terroristes comme Boko Haram au Nigeria.
L’investiture de Me Adrien Houn-gbédji ouvre ainsi la voie à un nouveau vent d’espoir tant sur le Bénin que dans la sous-région ouest africaine.

Actualités 15 juin 2015


Musique au service du développement : Jolidon Lafia lance l’hymne pour une nouvelle conscience au Bénin

Annoncé comme un grand moment de partage, le lancement officiel, samedi 13 juin dernier à Cotonou du single « Solution ? Nouvelle conscience» de l’artiste Jolidon Lafia s’est voulu bien plus. C’était tout simplement une occasion pour des Béninois de différentes couches sociales, de s’exprimer pour l’avènement d’une autre conscience, sans doute plus citoyenne.

Ce que beaucoup ont apprécié à l’occasion du lancement de single «Solution ? Nouvelle conscience» de Jolidon Lafia, samedi dernier, c’est, au-delà de l’initiative elle-même, le contenu du texte proposé par l’artiste. «Il faut respecter notre devise. Béninoise, Béninois, recentre-toi, tu fleuriras et le Bénin aura des bourgeons. C’est l’unique solution», dit le refrain. Tandis que le texte lui-même énonce que «dans le pays tout le monde se plaint, ça ne va pas, tout le monde fait semblant… Pour gouverner autrement, il faut élire autrement nos gouvernants. Il faut transformer le Bénin par la vertu et le travail…». Ces mots de l’artiste résonnent forts, ont confessé certains et pour eux, il faut désormais les intégrer et travailler pour. C’est en fait ce que l’artiste appelle comme certains, « la nouvelle conscience».
Et au sujet de cette conscience, il appréhende le rôle de l’artiste qu’il est bien au-delà du chant. Il s’agit « de travailler pour un Bénin meilleur », révèle Jolidon Lafia et à ce propos, nul ne saura de trop. Une telle philosophie comme on peut l’imaginer, n’a pas laissé le public présent sans interrogation. Beaucoup de questions ont été posées, notamment en rapport avec le contexte politique actuel. Et là-dessus, il faut retenir deux réponses essentielles de l’artiste. La première, c’est qu’il ne s’agit nullement de jeter la pierre aux gouvernants actuels qui, dit-il, ont pu en dix ans faire ce qu’ils pouvaient. La seconde réponse et c’est sans doute la plus intéressante, c’est que Jolidon Lafia n’a pas nié qu’il est entrain de porter le même message que l’ancien Premier ministre Pascal Irénée Koupaki. Seulement nuance l’artiste, il ne s’agit pas de militantisme, mais d’une concordance de vision entre ce probable candidat à la magistrature suprême en 2016 et lui. Il faut donc y lire, insiste-t-il, l’engagement citoyen d’un artiste qui n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai.

Culture 15 juin 2015


Lutte contre les crimes transnationaux organisés (CTO): Le projet WACSI renforce les capacités des acteurs ouest-africains

Cinq jours pour partager les expériences et surtout pour renforcer les capacités des acteurs de la lutte contre la corruption et les crimes transnationaux organisés. C’est le pari pris par le Front des Organisations nationales de lutte contre la corruption (FONAC) et l’USAID, à travers le Projet de Coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest (WACSI-Bénin). Pour y arriver, ils rassemblent à Cotonou, des juristes, des leaders de la Société civile, des médias… venant du Burkina Faso, du Ghana, du Niger, du Nigeria, du Togo et bien sûr du Bénin.

Les pays africains en général et le Bénin en particulier se trouvent confrontés, depuis quelques décennies, à la Criminalité transnationale organisée. C’est le constat des organisateurs du séminaire sur le phénomène depuis hier à Cotonou.
En effet, la CTO se manifeste par des activités illicites telles que les trafics de drogue, d’êtres humains, d’armes, de faux médicaments, de produits contrefaits, le blanchiment d’argent, la criminalité environnementale, la cybercriminalité, etc. Autant de phénomènes qui menacent même, à terme, la paix et la sécurité des Etats. D’où la nécessité d’y faire face avec efficience.
La vocation de ce séminaire est précisément de mobiliser les acteurs de lutte contre la corruption et les CTO autour des problèmes auxquels sont confrontés les pays de la sous-région ouest-africaine, en vue du renforcement de leur coopération pour réduire considérablement les activités des criminels. Le partage d’expériences devrait y aider considérablement car, fait constater Kevin Armstrong, directeur de l’USAID Bénin, la formation permettra de renforcer la coopération entre les différents acteurs de la lutte et de contribuer à jeter les bases d’une communication fluide entre eux. Mieux, il souhaite que grâce au WACSI, les organisateurs de la société civile intensifieront la prise de conscience par tous, et communiqueront avec le public sur les questions liées aux CTO, y compris la corruption, en vue de responsabiliser les membres du gouvernement et les autorités des institutions étatiques, pour les amener à assurer la transparence et l’intégrité dans leurs secteurs respectifs.

Hypothèque sur le développement

Le président du FONAC, Jean-Baptiste Elias, quelques temps avant Kevin Armstrong, a laissé entendre que ce séminaire devrait induire la mobilisation de l’opinion nationale sur les menaces causées par les CTO sur la bonne gouvernance et le développement économique de la sous-région ouest-africaine. Et aide à poser les jalons d’une bonne coopération sous-régionale entre les acteurs étatiques et non étatiques de la lutte.
Il ne saurait en être autrement, assure Fortuné Luc Olivier Guézo, secrétaire général du ministère de la Justice, qui suggère que la gravité des CTO et leurs impacts sur le développement socio-économique des nations recommandent que des actions urgentes et conséquentes soient menées en vue de prévenir et de livrer une lutte farouche contre ces fléaux. Dans ce cadre, il juge urgent de les combattre à travers l’éducation, la sensibilisation et la formation des acteurs, puis de veiller à l’application des lois en vigueur, tout en mettant un accent sur la coopération internationale. D’ailleurs, indique-t-il, le contexte d’insécurité grandissante dans les villes et aux frontières y convie, surtout que ces dernières années, renseigne-t-il, les activités criminelles se sont considérablement développées, prenant une ampleur inquiétante qui se traduit par la diversification et l’expansion rapide des activités illicites auxquelles se livrent les groupes criminels, l’augmentation du nombre de pays touchés, le tout bien soutenu par la corruption.
Ces réalités n’échappent pas aux organisateurs du présent séminaire, qui y convient des spécialistes de ces questions, aux fins d’entretenir les participants sur, entre autres thèmes, la prise en compte du genre dans la prévention et la lutte contre les CTO, et la corruption en Afrique de l’Ouest ; les défis et stratégies des systèmes juridiques et judiciaires dans l’espace ouest-africain face aux CTO, l’état des lieux et les spécificités de la lutte contre la corruption et les CTO; les impacts économiques des flux financiers illicites sur le développement des pays de la sous-région ouest-africaine ; les rôles et responsabilités des organisations de la société civile dans la prévention et la lutte contre la corruption et les CTO en Afrique de l’Ouest…

Actualités 15 juin 2015


Visite du Centre de formation féminine de Bohicon: L’artiste Zeynab, ambassadrice de l’Unicef s’imprègne des difficultés des jeunes filles

En prélude à la célébration de la Journée de l’enfant africain aujourd’hui 16 juin, l’artiste béninoise de renom Zeynab Abib, ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef a visité, mercredi 27 mai dernier, le Centre de formation féminin et social appelé aussi Sainte Famille de Bohicon. Engagée depuis quelques années aux côtés de l’Unicef pour la défense et la promotion des droits des enfants, Zeynab a rencontré ces pensionnaires pour s’enquérir de leur vie.

La chanteuse Zeynab assistée d’une équipe de l’Unicef-Bénin a effectué une visite de travail au Centre de formation féminin et social de Bohicon, mercredi 27 mai dernier. C’était pour échanger avec les jeunes filles victimes de diverses formes de maltraitance et de mariage forcé, puis ont été récupérées par les bons soins des responsables du centre. Bénéficiant de l'appui de l'Unicef-Bénin, le centre s'emploie à donner une éducation de qualité à celles qui ne sont pas encore exclues du système scolaire et une formation à un métier aux autres. L'objectif est de les voir toutes dotées d’une qualification devant leur permettre de réussir dans la vie.
En effet, dirigé par les "Filles de Cœur de Marie" de l’Eglise catholique, ce centre confessionnel de Bohicon qui a accueille actuellement 72 jeunes filles prend en charge leur formation en leur donnant l’opportunité d’acquérir des connaissances de base et d’apprendre à lire, à écrire et à compter ou apprendre un métier. Ouvert depuis 1964 par Mgr Lucien Agboka de vénéré mémoire, il offre à ces enfants les plus vulnérables, un nouveau départ et une possibilité de réaliser leurs rêves.
Au cours de la visite, des explications ont été apportées à l’ambassadrice Zeynab Abib sur les différents types de formations données par ce centre. Elle a aussi pris connaissance des conditions dans lesquelles les filles évoluent pour bénéficier desdites formations dont le choix varie de la couture à la cuisine-restauration en passant par le tissage, la coiffure et autres.
L’artiste a pris le temps d’écouter les différents formateurs ainsi que le responsable du centre qu’est le prêtre Désiré Atikoukou, avant d’échanger avec les pensionnaires sur leurs conditions de formation et le regard qu’elles portent sur leur avenir.
A la fin de la rencontre, Zeynab s’est dit satisfaite par ce qu’elle a vu. Elle reste par contre très bouleversée par ce qu’elle a entendu. «Je suis heureuse de voir les filles à l’œuvre dans les différents ateliers et je loue tout ce qui est fait dans ce centre de formation à Bohicon avec le soutien de l’Unicef ». Toutefois, elle s’est montrée très «scandalisée de constater que des enfants soient encore victimes de tant de souffrances souvent infligées par leurs familles qui devraient les protéger. C’est indigne de nous autres adultes», s’est offusquée Zeynab.
Avant son départ, Zeynab Abib a offert quelques moments de gaité, de danses et de chants à ses nouvelles filleules. Elle les a exhortées à continuer à faire preuve de discipline et d’abnégation au cours de leur formation afin de réussir effectivement dans la vie et de pouvoir donner aussi la chance à d’autres qui demain seront confrontées aux mêmes souffrances.

Société 15 juin 2015


Visite du Centre de formation féminine de Bohicon: L’artiste Zeynab, ambassadrice de l’Unicef s’imprègne des difficultés des jeunes filles

En prélude à la célébration de la Journée de l’enfant africain aujourd’hui 16 juin, l’artiste béninoise de renom Zeynab Abib, ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef a visité, mercredi 27 mai dernier, le Centre de formation féminin et social appelé aussi Sainte Famille de Bohicon. Engagée depuis quelques années aux côtés de l’Unicef pour la défense et la promotion des droits des enfants, Zeynab a rencontré ces pensionnaires pour s’enquérir de leur vie.

La chanteuse Zeynab assistée d’une équipe de l’Unicef-Bénin a effectué une visite de travail au Centre de formation féminin et social de Bohicon, mercredi 27 mai dernier. C’était pour échanger avec les jeunes filles victimes de diverses formes de maltraitance et de mariage forcé, puis ont été récupérées par les bons soins des responsables du centre. Bénéficiant de l'appui de l'Unicef-Bénin, le centre s'emploie à donner une éducation de qualité à celles qui ne sont pas encore exclues du système scolaire et une formation à un métier aux autres. L'objectif est de les voir toutes dotées d’une qualification devant leur permettre de réussir dans la vie.
En effet, dirigé par les "Filles de Cœur de Marie" de l’Eglise catholique, ce centre confessionnel de Bohicon qui a accueille actuellement 72 jeunes filles prend en charge leur formation en leur donnant l’opportunité d’acquérir des connaissances de base et d’apprendre à lire, à écrire et à compter ou apprendre un métier. Ouvert depuis 1964 par Mgr Lucien Agboka de vénéré mémoire, il offre à ces enfants les plus vulnérables, un nouveau départ et une possibilité de réaliser leurs rêves.
Au cours de la visite, des explications ont été apportées à l’ambassadrice Zeynab Abib sur les différents types de formations données par ce centre. Elle a aussi pris connaissance des conditions dans lesquelles les filles évoluent pour bénéficier desdites formations dont le choix varie de la couture à la cuisine-restauration en passant par le tissage, la coiffure et autres.
L’artiste a pris le temps d’écouter les différents formateurs ainsi que le responsable du centre qu’est le prêtre Désiré Atikoukou, avant d’échanger avec les pensionnaires sur leurs conditions de formation et le regard qu’elles portent sur leur avenir.
A la fin de la rencontre, Zeynab s’est dit satisfaite par ce qu’elle a vu. Elle reste par contre très bouleversée par ce qu’elle a entendu. «Je suis heureuse de voir les filles à l’œuvre dans les différents ateliers et je loue tout ce qui est fait dans ce centre de formation à Bohicon avec le soutien de l’Unicef ». Toutefois, elle s’est montrée très «scandalisée de constater que des enfants soient encore victimes de tant de souffrances souvent infligées par leurs familles qui devraient les protéger. C’est indigne de nous autres adultes», s’est offusquée Zeynab.
Avant son départ, Zeynab Abib a offert quelques moments de gaité, de danses et de chants à ses nouvelles filleules. Elle les a exhortées à continuer à faire preuve de discipline et d’abnégation au cours de leur formation afin de réussir effectivement dans la vie et de pouvoir donner aussi la chance à d’autres qui demain seront confrontées aux mêmes souffrances.

Société 15 juin 2015


Samedi dernier à Arttistik Africa à Agla: Casting pour le renouvellement des acteurs du théâtre national

Le samedi 13 juin dernier au siège d’Arttistik Africa à Agla, l’heure était au recrutement des acteurs du théâtre national pour la prochaine saison culturelle. Comédiens, metteurs en scène, … ils étaient nombreux à répondre à l’appel des responsables de l’Ensemble artistique national pour se donner une chance.

Dame pluie qui, comme à ses habitudes, a voulu faire des caprices dans la matinée du samedi dernier n’a pas empêché les candidats au test de recrutement pour le théâtre national de prendre langue avec la ponctualité. Ils étaient présents sur les lieux, bien à l’heure, mais surtout très concentrés. Pour les habitués d’Arttistik Africa à Agla, lieu choisi pour ledit test, ce grand centre culturel où ambiance et animation de tout genre avaient droit de cité s’est recroquevillé dans un silence soudain. Chaque compartiment du lieu est pris d’assaut par différents acteurs, qui, lisant un texte, qui ruminant des mots, qui faisant des gestes tout seul, qui récitant des textes en guise de révision. D’autres encore, comme s’ils méditaient, étaient assis, jambes croisées, dans le silence. Le spectacle était digne d’une mise en scène, de telle sorte que répondre aux salutations se faisaient comme en Orient, avec des signes de tête. Ces candidats, il faut le dire, sont venus d’un peu partout de l’ensemble du territoire national comme Parakou, Natitingou, Ekpè et bien d’autres localités encore, sans oublier que dans leurs rangs, on note des professionnels du théâtre, de jeunes acteurs sortis des écoles, des semi-professionnels, des amateurs, des débutants, mais aussi de vieux routiers en la matière.

Mais c’est bien plus loin, tout en haut du centre que se joue le vrai spectacle. C’est en effet là que les candidats à divers postes au niveau au théâtre national devraient affronter leur destin et réussir à imposer leur talent aux membres du jury mis en place à cet effet. Assis dans la peau de recruteurs, Ousmane Alédji (président), Marcel Zounon (rapporteur), Nicolas Houénou de Dravo, Kokou Yémandjè et Raphaël Hounto, les membres du jury mis en place à cet effet faisaient défiler chacun des candidats. Lesquels devraient les convaincre, en terme de talent, d’en avoir et même assez pour être membre du théâtre national. Ce casting qui n'était pas comme les autres imposaient non seulement aux impétrants de faire connaître leur identité, les dernières actions en matière de théâtre, mais aussi et surtout d’improviser. Ce dernier exercice plutôt difficile pour certains candidats était par contre plaisant pour le public qui se délectait de toute sorte de choses comme des incantations, des chants, de la danse au besoin…
A l’instar de leurs pairs du ballet national dont les résultats sont tombés dernièrement, les candidats du samedi dernier n’auront qu’à patienter le temps pour les membres du jury de statuer et de rendre disponible la liste des heureux reçus.

Culture 15 juin 2015


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