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Nouvelles

Forum national sur les 1000 premiers jours de vie : Conjurer la malnutrition pour un développement harmonieux

Les travaux du « Forum national sur les 1000 premiers jours de vie : défis de la malnutrition chronique au Bénin» ont démarré hier jeudi 11 juin à Cotonou. Il s’agit d’un creuset d’échanges sur les actions en cours, en vue de déboucher sur des interventions consensuelles susceptibles d’accélérer le processus d’amélioration de l’état nutritionnel des femmes et des enfants du Bénin.

C’est le ministre en charge du Développement, Marcel de Souza, qui a procédé à l’ouverture des travaux. La cérémonie a été rehaussée par la présence du ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria, celle de la Santé, Dorothée Akoko Gazard, de la représentante résidente de l’Unicef, Dr Anne Vincent, ainsi que d'un consultant en nutrition de la Banque mondiale, Ambroise Agbota.

Tournant décisif dans la lutte contre la malnutrition. Une coalition forte constituée des Partenaires techniques et financiers (PTF), les Organisations de la Société civile, du gouvernement et des communes du Bénin va à l’assaut de la malnutrition au Bénin. Depuis hier et ce jusqu’à demain samedi 13 juin, se tient à Cotonou les travaux du «Forum national sur les 1000 premiers jours de vie: Défis de la malnutrition chronique au Bénin». Vu l’importance du sujet, cinq pays africains y prennent part également pour partager l’expérience béninoise. Il s’agit du Mali, du Cameroun, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.

Problème majeur de santé publique par son ampleur, la malnutrition représente 11% de la charge mondiale de morbidité. Elle est la cause sous-jacente pour plus de 45% des décès d’enfants de moins de 5 ans, selon le rapport mondial sur la nutrition 2014. Entre 1990 et 2012, alors qu’il a été observé une réduction de plus de la moitié de la charge de retard de croissance en Asie et dans les Caraibes, cette charge a augmenté de plus de 24% en Afrique, selon un document publié par l’OMS en 2013.

Cas spécifique du Bénin

Pour ce qui est du cas spécifique du Bénin, le ministre en charge de la Santé Dorothée K. Gazard a révélé qu’il fait partie des pays les moins avancés dans la réalisation des progrès en matière de nutrition. «Si la prévalence de la malnutrition aiguë a régressé, passant de 8,4%, selon l’enquête démographique de santé en 2006 à 4,5%, par contre, selon l’enquête à indicateurs multiples (MICS) de 2014, celle de la malnutrition chronique est restée très élevée».
Beaucoup d’autres chiffres ont été avancés par la ministre qui a ajouté par exemple qu’en 2011, il a été observé que 6,2% de femmes en âge de procréer ont souffert de maigreur et une femme sur deux était anémiée. «Des indicateurs inquiétants qui appellent de la part des décideurs des actions urgentes, en vue d’inverser la tendance, dès lors que des solutions basées sur l’évidence existent», souligne le ministre de la Santé.
Quant au secrétaire permanent du Conseil national de l’alimentation et de la nutrition SP/CAN, Roch Mongbo, il a planté le décor, révélant que s’il y a focalisation sur la situation au Bénin, c’est qu’en réalité le tableau est sombre. «Sur 10 enfants béninois de moins de 5 ans, aujourd’hui, 4 souffrent de la malnutrition chronique ou retard de croissance. Lequel affecte en particulier le développement du cerveau, avec des séquelles irréversibles sur le fonctionnement général de l’organisme de la victime», a-t-il dit.

Réorienter

En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre en charge du Développement, Marcel de Souza est revenu sur les réformes intervenues en 2009 au Bénin. « Au regard du caractère sectoriel et multi partenarial de la lutte contre la malnutrition, le secteur de la santé, conformément à ses attributions, a jugé utile de réorienter sa politique sectorielle vers des stratégies d’actions pertinentes qui prennent en compte les orientations et les engagements du Bénin au plan mondial et régional», a dit le ministre en charge du Développement.
Au terme de la phase protocolaire, la représentante résidente de l’Unicef, Dr Anne Vincent, et Ambroise Agbota de la mission résidente de la Banque mondiale ont présenté de brefs exposés sur la problématique de la malnutrition. Les communications ont porté précisément sur «Pourquoi la malnutrition chronique mérite notre attention?» et «Relation entre malnutrition et pauvreté».
Plusieurs autres communications sont prévues pour meubler les travaux au cours des trois jours que durera le Forum: Situation de la malnutrition dans la sous-région; quel environnement pour réussir le combat? Agriculture et sécurité alimentaire; Les engagements régionaux et internationaux…

Santé 12 juin 2015


Municipales, communales et locales: Le positionnement sur le bulletin unique effectué

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a organisé hier jeudi 11 juin, le tirage au sort des positionnements sur les bulletins uniques dans le cadre du scrutin du 28 juin prochain. Sur les 34 partis politiques et alliances de partis politiques, seuls 6 n’étaient pas présents à la cérémonie.

La plupart des partis politiques et alliances de partis politiques en compétition pour les municipales, communales et locales du 28 juin prochain étaient représentés hier jeudi matin, à la cérémonie de tirage au sort de l’ordre de positionnement sur les bulletins de vote. D’entrée de jeu, le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Emmanuel Tiando a expliqué que si l’on devrait suivre à la lettre les dispositions du Code électoral, on devrait effectuer jusqu’à 5290 tirages au sort. «Avec cela, nous allons rester ici à faire des tirages au sort jusqu’au jour du scrutin !», a ironisé le président de la CENA.

En effet, l’article 436 de la loi 2013-06 portant Code électoral en République du Bénin stipule que «les candidatures des conseillers communaux ou municipaux sont présentées par les partis politiques ou alliances de partis politiques. Ceux-ci sont tenus de présenter des listes de candidatures dans tous les arrondissements de la commune». L’article 443 du même code précise que «dans chaque village ou quartier de ville, les listes de candidatures des membres du Conseil de village ou de quartier de ville, sont présentées par les partis politiques ou alliances de partis politiques ».
Compte tenu des contraintes liées au temps et aux moyens, Emmanuel Tiando a suggéré aux 34 partis et alliances de partis en lice pour le scrutin du 28 juin, d’effectuer un tirage unique pour l’ensemble des listes de candidatures. Ce qui revient à produire un bulletin unique pour chacune des 77 communes du Bénin. Dans chaque commune, les partis qui ne sont pas en compétition seront retirés du bulletin unique de ladite commune. Presque tous les partis et alliances de partis ont présenté des listes pour les deux scrutins dans les communes où elles sont candidates. Cela favorise la proposition du président de la CENA. Les partis politiques et alliances de partis politiques ont donc accepté le principe. Ainsi, le tirage au sort effectué sert uniquement à connaitre l’ordre de positionnements des listes dont il faudra tenir compte dans l’élaboration des bulletins par commune.
Deux tirages ont eu lieu. Un premier pour choisir l’ordre de tirage au sort suivi d’un second pour choisir le positionnement de chaque liste de candidature. Six journalistes présents à la cérémonie ont effectué le tirage au sort en lieu et place des représentants de partis politiques et alliances de partis politiques absents.

Les observations des partis et alliances

Les représentants des 34 listes de candidatures ont profité de l’occasion pour présenter leurs doléances et exprimer leurs inquiétudes quand au processus électoral en cours.
Le représentant de la liste Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), Nouhoum Bida s’est dit inquiet quant aux conséquences que pourrait avoir un tirage au sort national plutôt que par commune. Il a expliqué que chaque liste aura, après confection des bulletins, pratiquement un ordre différent dans chaque commune, ce qui pourrait tromper les électeurs ou conduire à un cafouillage s’il n’y a pas une sensibilisation conséquente. Il a souhaité que les informations soient régulièrement envoyées aux représentants des listes de candidatures aussi bien par téléphone que par SMS et Internet.
Calixte Nahum du parti Rassemblement pour la démocratie et la République (RDR), et Sylvain Adjaho du RESOATAO, ont rappelé aux membres de la CENA qu’ils ne sont pas souvent joints à temps et que parfois ils ne le sont pas du tout.
A toutes ces doléances et observations, le président de la CENA, Emmanuel Tiando, a promis des solutions rapides. Il a rappelé que si une liste n’est pas en compétition dans une commune, elle sera retirée du bulletin dans cette commune.
En ce qui concerne les problèmes de communication avec les partis, il a indiqué qu’il est déjà arrivé aux agents de son institution d’appeler les portables de certains représentants de listes qui se trouvent injoignables ou qui décrochent à l’extérieur. Voilà pourquoi il a demandé aux délégués des 34 listes en compétition de transmettre les contacts de leurs secrétariats respectifs à la CENA afin qu’on s’assure que le message est allé aux partis qu’ils représentent.
Emmanuel Tiando a laissé entendre aux représentants de partis et alliances de partis que la CENA va les appeler dans les tout prochains jours pour leur présenter les spécimens de bulletins uniques.

Actualités 12 juin 2015


Rebondissement dans l’affaire ICC services: Janvier Yahouédéou démonte les arguments de Sévérine Lawson

L’affaire ICC services et consorts qui revient au devant de la scène ces derniers jours est loin d’être close. Le député Janvier Yahouédéou est revenu hier jeudi 11 juin à la charge dans ses dénonciations relatives au détournement des huit milliards des responsables d’ICC services bloqués dans des banques. A la faveur d’un point de presse qu’il a animé au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, le député de l’Opposition a tenté de démonter les arguments de l’Agent judiciaire du Trésor (AJT) qui a qualifié mercredi derniers ses attaques de sans fondement.

Le député Janvier Yahouédéou précise que sa principale préoccupation n’est pas de se verser dans une certaine polémique. Son souci est celui des spoliés de ICC services qui sont en général des pauvres et sont restés depuis 2010 impayés. Il déplorera que la sortie médiatique de l'Agent judiciaire du Trésor mercredi dernier ne soit pas allée dans ce sens.

Pour le député de l’Opposition en effet, l’AJT devrait éviter de faire du dilatoire et informer l’opinion publique de comment il a pu rembourser les spoliés de ICC services à partir des 8 milliards FCFA dénoncés. Lesquels fonds représenteraient en majorité les avoirs des responsables ICC services gelés dans les banques primaires et qui devraient servir à payer les pauvres spoliés. Comme c’est le cas avec plusieurs autres structures illégales de placements de fonds épinglés. Il trouve curieux qu’à ce jour qu’aucun spolié d’ICC services n’ait été remboursé, en témoigne d’ailleurs le document présenté par l'AJT et qui fait le listing des montants payés par les petites structures dès l'éclatement de l'affaire. Janvier Yahouédéou veut savoir alors à quoi ont servi les avoirs saisis sur les comptes des responsables d’ICC Services. Aussi, dénonce-t-il, «le tripatouillage de ce document puisque le nombre de déposants remboursé est parfois supérieur au nombre de déposants enregistrés».
Le député de l’Opposition martèle que le montant de 8 milliards FCFA n’est pas une invention de sa part. Il révèle l’avoir tiré du rapport confidentiel du Fonds monétaire international (FMI) en sa page 7, premier paragraphe. Une photocopie de cette page a été même distribuée aux hommes des médias par le conférencier à titre de preuve.
Selon lui, la bonne gestion exige que le dégel des fonds des banques primaires atterrissent sur un compte séquestre sous contrôle judiciaire. Et par la suite, tout décaissement de ce compte spécial devrait se faire par chèque certifié pour attester de la sincérité de l'utilisation de ces fonds.
En attendant de voir le gouvernement venir éclairer dans les tout prochains jours la Représentation nationale sur cette nébuleuse puisque le dossier a fait l’objet d’une question écrite qu’il a déposée sur la table du président de l’Assemblée nationale, Janvier Yahouédéhou demande à l’AJT de dire à l’opinion publique les banques dans lesquelles les 8 milliards FCFA querellés ont été logés. Mieux, de dire les dates de retrait de ces fonds, les comptes dans lesquels ceux-ci sont relogés une fois retirés et la publication des relevés bancaires des différents comptes ayant abrité les 8 milliards et ceux des comptes de relogement.
Le conférencier demande par ailleurs à l’AJT la publication de la liste des spoliés payés, les critères et la décision de justice qui a favorisé ces payements. Aussi, demande-t-il de fournir la liste des bénéficiaires avec précision de leurs adresses (carré, téléphone) et les références de leurs pièces d'identité.
C’est dire que le battage médiatique autour de cette affaire ICC services ne fait que commencer. Les jours à venir nous réservent d’autres développements.

Actualités 12 juin 2015


Développement de Koussoucoingou: Ces tatas Somba, sources de richesses

Village à vue panoramique niché au cœur de la chaîne de l’Atacora, Koussoucoingou tire des subsides de l’hospitalité offerte aux visiteurs. Le développement de cette bourgade de la commune de Boukombé, à 31 km de Natitingou, repose donc sur l’hébergement du touriste dans les tatas Otammari.

Réception ce dimanche 24 mai, jour de Pentecôte, de nouveaux fidèles dans l’église catholique par le baptême et la communion des uns et des autres. Un moment fort solennel pour la petite communauté de Koussoucoingou ou Koussou, porte d’entrée des touristes dans la commune de Boukombé, à 54 km de Natitingou. « Notre communauté s’agrandit avec de nouvelles naissances. Un acte éternel qui mérite toute sa solennité car votre vie va s’affermir dans la foi », se convainc Jean-Noël N’tcha, curé de la paroisse Ste Marie-Reine. Evoquant le symbolisme de la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres, il saluera le multiculturalisme qui caractérise cette bourgade de 3589 habitants (INSAE, RGPH3).

Koussou, riche de sa tradition, de sa culture, de sa diversité linguistique, reste une terre d’accueil de milliers de touristes à la découverte de son patrimoine multiséculaire. Un privilège dont tirent profit ses habitants.
Depuis quelques années le village de Koussou à travers l’association communautaire d’écotourisme ‘’La perle de l’Atacora’’ avec le soutien de l’ONG Eco Bénin œuvre à l’amélioration des conditions de vie de la population en valorisant le tata Otammari. D’où le concept de l’hébergement chez l’habitant promu et dont une partie des recettes sert à la mise en œuvre de projets communautaires et à la protection des tatas Otammari désignés hier sous le nom péjoratif de Tatas Somba. L’hébergement chez l’habitant est une forme d’hospitalité offerte au touriste lors de son séjour dans le village par des propriétaires de tata Otammari. Quelques commodités telles qu’un matelas d’épaisseur 5 cm, une moustiquaire et des toilettes sèches sont mises à sa disposition pour lui faciliter ce séjour au cours duquel il découvre le riche patrimoine architectural Otammari.

Sauvegarde du tata Otammari

Au-delà des subsides issus du concept et redistribués à la communauté et à l’association pour son fonctionnement et à la réalisation de projets sociocommunautaires, cette forme d’hébergement vise également à booster la sauvegarde du patrimoine tata Somba aujourd’hui en voie de disparition, selon Parfait Porimaté, président de l’association ‘’La perle de l’Atacora’’. « L’entretien du tata est bien difficile surtout que nos parents à leur époque se faisaient aider par la communauté mais les jeunes aujourd’hui ont perdu tout sens de l’entraide. Il leur fallait une source de revenus pour l’entretien de ces tatas très prisés sur le plan touristique car n’existant nulle part ailleurs au Bénin que dans le nord », confie-t-il. Inscrits comme patrimoine mondial de l’UNESCO au Togo, ces tatas au Bénin résistent à l’air du temps. « Les tatas sont abandonnés au profit de cases rectangulaires en tôle qui se révèlent de véritables chaudières pour les populations d’autant plus que les normes de construction ne sont guère respectées. En dépit de ces aléas le modernisme a pris le pas sur les habitations traditionnelles », soutient-il.
Hier objet de réussite sociale pour son propriétaire, le tata Somba fait face à divers aléas qui ne favorisent guère sa pérennisation par les jeunes générations. « En saison pluvieuse, les murs de nos tatas s’effondrent et il faut pouvoir les reconstruire en saison sèche. Ce qui demande beaucoup de moyens », relève Patron Natta N’tcha, propriétaire de tata Otammari. L’hébergement du touriste dans les tatas constitue donc une opportunité pour l’habitant de faire face à la restauration de son habitat et de le préserver des intempéries.
« Au départ quand les touristes venaient visiter nos tatas ils nous tendaient un billet de 500 F CFA. Mais à l’avènement de l’association communautaire d’écotourisme nos tatas ont été intégrés aux circuits touristiques de découverte du pays Otammari et les recettes issues des services d’hébergement, de restauration, de guidage lors des visites sont redistribuées aux communautés », défend-il. Outre la savane atypique faite de rôniers, de baobabs et la chaîne de l’Atacora qui lui confèrent un beau panorama, le village de Koussoucoingou tient son originalité de ces petites cases fortifiées qui constituent l’habitat ingénieux des Bétammaribés, peuple de bâtisseurs hors-pair. Une richesse qu’elle vend si bien au monde.
De décembre 2011 à septembre 2013, la petite communauté a accueilli 1959 visiteurs dont 1256 ont été hébergés pour un chiffre d’affaires total de 27.467.365 F CFA tous services confondus. Des recettes qui lui ont permis avec l’appui d’autres partenaires de réaliser des infrastructures parmi lesquelles la cuisine du centre de santé du village d’un montant de 5.576.000 F CFA, le forage d’un puits à 7.490.000 F CFA, le captage d’une source d’eau à Koubirigou à 6.000.000 F CFA, l’installation d’un moulin à fonio à 4.000.000 F CFA, l’électrification de l’internat de l’école primaire publique et de la salle d’alphabétisation. A tout ceci il faut ajouter les dons de matériel médical et de médicaments au centre de santé de l’arrondissement, de fournitures scolaires et un projet d’adduction d’eau villageoise de plus de 156.000.000 F CFA en cours de réalisation.

Un hôtel Otammari

Si les touristes apprécient leur hébergement dans les tatas en dépit de la sobriété qui les caractérise, ils n’arrivent toutefois pas à combler leur désir d’y vivre en groupe lors de leur odyssée. La capacité d’accueil des tatas Somba reste un handicap à l’esprit convivial recherché parfois par les visiteurs. Un tata ne peut accueillir que six personnes au maximum. Face à l’impossibilité de les satisfaire et la perte de recettes, l’association ‘’La perle de l’Atacora’’ a initié le projet de construction d’un hôtel à la forme d’un tata Otammari. Ce qui s’est concrétisé avec l’implantation et l’exploitation de ‘’Otammari Lodge’’ à l’entrée de Koussou, d’un coût global de 97.188.755 F CFA, avec le financement de l’USDAF, un partenaire américain. «C’est le reflux du trop plein de touristes désirant rester en groupe qui justifie l’érection de ce complexe hôtelier. Il s’inscrit dans notre vision de dynamiser et de professionnaliser les activités de l’association afin d’augmenter ses revenus», note Parfait Porimaté.
Son exploitation n’a toutefois pas estompé la curiosité des visiteurs et leur envie de dormir à la belle étoile en haut des tatas traditionnels. «Ils préfèrent encore plus les tatas Somba que de dormir dans le Lodge sous ventilateur. C’est insolite, à leur avis», témoigne Mathias M’Po, guide touristique qui reconnaît bien vivre de sa profession dans le village. « Avec mon travail je n’ai rien à envier à un fonctionnaire de l’Etat. Et en saison pluvieuse j’alterne mes activités avec les travaux champêtres ». Aussi bien les artisans, les danseurs, les restaurateurs, chacun tire une quelconque prébende de l’hébergement chez l’habitant.
Ce que confirme Alphonse Nata Trahinta, chef de l’arrondissement de Koussoucoingou.
Une embellie à laquelle un coup a été porté avec la survenue dans la sous-région ouest-africaine des maladies à virus hémorragique telles que Ebola et Lassa qui ont réduit sensiblement cette année le nombre de visiteurs dans le village.

Actualités 11 juin 2015


Réponse de l’AJT aux déclarations du député Janvier Yahouédéhou : «Tout est faux et demeurera faux», dixit Sévérine Lawson

Deux objectifs essentiels sont à la base de la conférence de presse animée hier, mercredi 10 juin à Cotonou, par l’Agent judiciaire du trésor (AJT) Sévérine Lawson. D’une part, elle entendait apporter une réplique aux déclarations faites la veille au Parlement par le député Janvier Yahouédéhou au sujet de l’affaire dite ICC Services et consorts. Et d’autre part, disculper le chef de l’Etat et clamer haut et fort qu’il n’a jamais touché un kopeck des fonds collectés dans ce cadre.

« Nous vous avons réunis suite à la déclaration faite mardi 9 juin 2015 par le député Janvier Yahouédéhou au sujet de l’affaire ICC services et consorts… De la déclaration du député Janvier Yahouédéhou, il ressort en substance que à l’arrivée au pouvoir du président Boni Yayi en 2006, plusieurs structures illégales de collecte de l’épargne et de placement de fonds se sont installées et ont pu opérer en collectant environ 156 milliards F CFA auprès des populations. Qu’à la naissance de la crise, plusieurs structures ont été créées pour concourir à la gestion du dossier. Il s’agit de la Commission autonome d’enquête judiciaire, du Comité de crise et du Comité de suivi… et que dans leur gestion de l’affaire, les différentes structures ont gelé au niveau des banques primaires, environ 8 milliards de FCFA… que l’ensemble des fonds issus devraient servir aux déposants et qu’au lieu de cela, à part le remboursement de quelques petits déposants, les 8 milliards ont été purement et simplement détournés par le président de la République et n’existeraient plus que sur papier…». Ce sont ces propos que l’Agent judiciaire du trésor (AJT), Sévérine Lawson par ailleurs présidente du Comité de suivi qualifie de «graves accusations et d’allégations» qui l’ont obligée selon ses dires à prendre langue avec les hommes des médias hier.

Ceci, aux fins de battre en brèche les déclarations du député Janvier Yahouédéhou et surtout de dégager la responsabilité du président de la République. Sur l’émergence des structures, «les autorités du ministère des Finances ont été saisies mais n’ont pas réagi en temps réel du fait de plusieurs dysfonctionnements administratifs…», dira-t-elle, entre autres, pour justifier que «le gouvernement a été saisi en août 2009, et non en 2006 comme allégué». S’agissant de la gestion de la crise, elle y a noté plutôt une volonté affichée du chef de l’Etat qui a d’ailleurs mis en place les structures chargées d’y faire la lumière. Lesquelles ont agi avec «dévouement et abnégation» et ont recensé les structures concernées. 48 d’entre elles seront alors encadrées et quelques 82 418 déposants ont été désintéressés selon ses explications, avec des recettes provenant des fonds dégelés, des avoirs des promoteurs et autres.
«Plus de huit milliards ont été remboursés aux déposants», souligne-t-elle alors, martelant par ailleurs qu’«aucun bien immeuble n’a été vendu depuis le début de cette crise, contrairement aux allégations colportées depuis quelques temps ». Quant «aux graves accusations du député», elle déclare qu’il s’agit d’accusations mensongères qui ne reposent sur aucun fait. «Le président n’est aucunement mêlé à la gestion opérationnelle du dossier. Il n’est informé que lorsqu’à sa demande, des points lui sont faits», clarifie Sévérine Lawson pour qui, «le tout ne suffit pas de dire qu’on détient des preuves, mais il faut les produire». En tout cas, a-t-elle clamé lors de sa rencontre avec les hommes des médias hier, «tout est faux et demeurera faux car, rien de ce qui a été dit n’est et ne sera jamais vrai».

Actualités 11 juin 2015


Election du bureau des Commissions permanentes ce jour: L’Opposition en passe de damer le pion à la Mouvance

Les députés de la 7e législature se retrouvent en plénière ce jeudi 11 juin pour procéder à la constitution et à l’élection des membres du bureau des Commissions permanentes. Même avec sa majorité de 39 députés contre 37 pour l’Opposition, la Mouvance présidentielle a une marge de manœuvre très réduite pour rafler la mise au niveau de ces Commissions permanentes.

Après l’étape de la formation des groupes parlementaires, les députés doivent enchaîner ce jeudi 11 juin avec la constitution des cinq Commissions permanentes suivie de l’élection de leurs bureaux respectifs. Laquelle constitution n’était pas possible sans la configuration politique du Parlement. Car, la constitution des Commissions permanentes est avant tout l'affaire des groupes parlementaires.

En effet, ce sont les groupes parlementaires qui présentent au bureau de l’Assemblée nationale la liste de leurs candidats aux différentes Commissions. Le Règlement intérieur du Parlement fait obligation aux groupes parlementaires de présenter leurs candidats, en veillant à ce qu’elle soit proportionnelle à la représentativité du groupe au sein de l’Hémicycle.
L’inscription dans les Commissions permanentes est obligatoire pour tous les députés à l’exception des sept membres du bureau du Parlement. Aucun député ne peut faire partie de plus d’une Commission permanente. Chaque Commission, après sa constitution, est invitée par le président de l’Assemblée nationale à élire en son sein son bureau composé d’un président, d’un vice-président, d’un premier rapporteur, d’un deuxième rapporteur et d’un secrétaire.
A la date d’aujourd’hui, la 7e législature ne compte qu’un seul groupe parlementaire, celui des 40 députés FCBE et alliés créé lors de la plénière du mardi dernier. Il est dénommé «République et Unité nationale» et présidé par le député André Okounlola. En vertu du principe de la représentativité proportionnelle, le groupe parlementaire «République et Unité nationale» aura à envoyer 32 représentants au sein de quatre Commissions permanentes à raison de 8 par Commission. Il envoie ses 7 autres membres restants au sein de la cinquième Commission. Ce qui fait 39 députés si on enlève le député FCBE, Sofiath Schanou, membre du bureau de l’Assemblée nationale et qui donc, n’est pas autorisée à s’inscrire dans une Commission permanente.
Les députés des forces de l’Opposition au nombre de 43, donc majoritaire au Parlement, ont décidé de ne pas se constituer en groupe parlementaire. Ils sont donc déclarés non-inscrits ; certainement une stratégie de leur part pour damer le pion à leurs autres collègues de la Mouvance. Si on retranche de leur effectif, les 6 membres du bureau du Parlement, il ne leur reste que 37 députés. Or, selon le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les députés non-inscrits, c'est-à-dire qui n’appartiennent à aucun groupe parlementaire, présentent au bureau du Parlement, leurs candidatures à la Commission de leur choix. Ainsi, il suffira pour les 37 députés de l’Opposition, si elle est homogène bien sûr, de prendre quatre Commissions permanentes de leur choix avec un effectif de 36 à raison de neuf par Commission. Ce qui leur permet de supplanter d’une voix les députés de la Mouvance au niveau de chacune de ces commissions. Le 37e membre de l’Opposition sera ensuite envoyé au sein de la Commission où les FCBE sont à sept. Cette dernière Commission sera contrôlée par la Mouvance puisqu’elle sera majoritaire lors de l’élection du bureau.
Ainsi, l’Opposition pourrait s’en sortir avec le contrôle de quatre Commissions permanentes contre une seule à la Mouvance. Certes, en cas de contestations, le Règlement intérieur du Parlement permet au bureau d’arbitrer. Il doit consulter dans ce cas le président du groupe parlementaire « République et Unité nationale ». C’est cette consultation que gagne la Mouvance, dans sa stratégie, en créant ce groupe parlementaire. Sinon, s’ils étaient aussi non-inscrits comme leurs collègues de l’Opposition, le bureau n’a pas besoin de les consulter. Il tranche à sa manière. Mais le bureau de l’Assemblée nationale dominé par des membres de l’Opposition risque de faire la sourde oreille aux désidérata de la Mouvance qui cherchera à avoir plus qu’une Commission permanente. Surtout qu’elle est majoritaire dans la répartition des députés au sein des Commissions permanentes. La Mouvance n’hésitera pas à dénoncer le bureau ou crier à l’injustice si les choses ne se passent pas de manière orthodoxe.
Il va sans dire que la plénière de ce jeudi 11 juin ne sera pas moins agitée que celle consacrée à l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Droits et Devoirs 11 juin 2015


Phase écrite du BEPC 2015 dans l’Alibori-Borgou: Bon déroulement de l’examen en dépit des cas de tricherie

Les épreuves écrites de l’examen du Brevet d’études du premier cycle session de juin 2015 (BEPC 2015) qui ont pris fin hier mercredi 10 juin, se sont globalement bien déroulées dans le Borgou-Alibori. Toutefois, quelques fausses notes ont jalonné les compositions.

Au terme de trois jours de composition, le déroulement de l’examen du BEPC 2015 dans les 29 centres du Borgou-Alibori reste satisfaisant, à en croire Ibouraïma Zoumarou, superviseur général de l’examen dans les deux départements. Cependant, l’examen a connu quelques incidents par endroits. Mardi dernier, au deuxième jour de l’examen, deux candidats ont été pris en flagrant délit de tricherie au centre de composition du CEG Malanville et ont été expulsés de la salle. Ils avaient leurs cahiers de cours de Sciences physiques, chimiques et technologiques (SPCT) ouverts dans leur casier en pleine composition, confie Maurice Fadégnon, superviseur de l’examen dans ce centre de l’Alibori. C’est au cours d’un contrôle que le chef centre a découvert le pot aux roses et a décidé, conformément aux textes en vigueur, de renvoyer aussi bien les deux candidats indélicats que les deux surveillants de la salle: un directeur de collège privé et un enseignant de la commune qui auraient fait preuve de «légèreté». En plus de ces deux, une surveillante a été également exclue pour avoir tenté d'aider un candidat, ajoute le superviseur Maurice Fadégnon.

A Parakou, au centre du lycée Mathieu Bouké, le chef centre Assouma Moussa se réjouit d’un déroulement satisfaisant des épreuves, en dépit d’un cas d’abandon au deuxième jour de l’examen et d’un cas d’expulsion pour défaut de carte d’identité. En effet, le problème récurrent auquel les surveillants ont été confrontés dans les centres du Borgou et de l’Alibori, est relatif au défaut de cartes d’identité supplées parfois par des attestations provisoires, et il a fallu dans bien de cas que les chefs centre fassent appel aux responsables des établissements de provenance des candidats concernés.
Toujours à Parakou, on déplore un cas d’accident d’une candidate en composition au centre Hibiscus qui s’est fait renverser hier peu avant l’épreuve de mathématiques. La vie de la victime évacuée d’urgence au Centre hospitalier départemental (CHD-Borgou) est hors de danger et elle pourra composer dans cette seule matière à la session de remplacement, assure un responsable du centre.
Dans l’ensemble, on note un nombre non négligeable d’absents. Au total, plus de 900 cas d’absence sur les 24.091 inscrits sont enregistrés dans le Borgou-Alibori. A titre illustratif, 73 cas d’absence sont signalés sur les 1183 candidats inscrits au centre du lycée Mathieu Bouké et 46 absents sont signalés au centre du CEG Banikanni sur 877 candidats inscrits.
Pour la plupart des candidats, les épreuves ont été abordables en dehors des Sciences de vie et de la terre (SVT), des mathématiques pour lesquelles certains candidats se plaignent. Les regards des candidats et des parents sont désormais tournés vers la direction des Examens et Concours. Les travaux de secrétariat démarrent dès lundi prochain et seront suivis la semaine d’après des travaux de correction des copies. La proclamation des résultats d’admissibilité n’interviendra que dans quatre semaines environ.

Education 11 juin 2015


Rencontre entre les étudiants et le ministre d’Etat : Promesse de docilité et imminence du calme à l’UAC

En prélude à une rencontre qu’il projette pour ce jour avec les responsables de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) pour s’enquérir de la situation de crise qui y prévaut et rechercher par la même occasion une solution, le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a reçu hier, mercredi 10 juin, des responsables des trois organisations estudiantines de ladite université. François Abiola a voulu à travers cette concertation, comprendre les mobiles des derniers mouvements qui ont mis à mal la quiétude à l’UAC.

La position des responsables de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (FNEB), de l’Union nationale des étudiants du Bénin (UNEB) et de la section UAC de l’Union nationale des scolaires et universitaires du Bénin (UNSEB) est sans ambages. Le retour de la tranquillité et la reprise des cours sur le campus d’Abomey-Calavi sont subordonnés au retrait des forces de sécurité et de défense déployées sur les lieux et ensuite à la suppression pure et simple de la session unique, actuellement voulue par les autorités universitaires à la FLASH. A cela, ils ont également ajouté la libération de leurs camarades arrêtés, même si cette dernière préoccupation est glissée beaucoup plus à titre de doléance. Face au ministre d’Etat François Abiola, c’est avec fermeté qu’ils lui ont fait savoir à tour de rôle, pourquoi et comment l’UAC, après une longue période d’accalmie est redevenue un lieu d’affrontement. En réalité, celui-ci, absent du territoire national au moment du déclenchement du mouvement a voulu comprendre pourquoi les responsables d’étudiants ont rompu les engagements pris précédemment devant lui, en basculant dans la violence.

Les origines du malaise

Selon Fidèle Bocossa, le président de l’UNEB, tout serait parti du Comité de direction (CODIR) de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) du 23 mars 2015. Lequel aurait décidé de la suppression de la session de rattrapage au motif que le nombre des étudiants de cette seule faculté fait la moitié de l’effectif de l’université et que ces derniers mettent plus de temps pour composer, qu’ils n’en mettent pour suivre les cours. Cette décision n’aurait pas été du goût du Bureau d’union d’entité (BUE/FLASH) qui a aussitôt entrepris des démarches, introduisant surtout des demandes d’audience auprès des autorités. Dans la foulée, le BUE, poursuit Fidèle Bocossa, a été reçu par le Recteur de l’UAC qui, à ses dires, n’a pas pu décanter la situation. Celui-ci a dit au ministre d’Etat que le compte-rendu fait par le BUE aux responsables fédéraux d’étudiants évoque plutôt des « menaces » et le Recteur aurait même «menacé de faire fermer les portes de la FLASH». Face à cette situation, les responsables de la FNEB, de l’UNEB et de l’UNSEB ont eux aussi, explique-t-il, engagé des démarches. Lesquelles n’ont malheureusement pas abouti non plus. A vrai dire, ceux-ci, avec des mots à peine voilés imputent la responsabilité du mouvement qui a embrasé le campus de l’UAC, depuis samedi dernier, à un mauvais coaching des autorités rectorales. D’ailleurs, ont-ils clamé, le mouvement prévu et dont la motion leur a été déposée était «pacifique» et l’escalade de la violence aurait été engendrée par le convoyage des éléments des CRS qui auraient réagi par la violence, face à la supplication des responsables d’étudiants qui leur demandaient de ne pas s’en prendre à leurs camarades.
A la suite de Fidèle Bocossa, Bill Souleymane Kingninouho de la FNEB et Kévin Kodjo Davo ont exposé d’autres préoccupations de la masse estudiantine comme par exemple, celles portant sur les faux frais.

Que faire maintenant ?

C’est la réponse à cette question qui préoccupe le ministre François Abiola. En attendant de s’entretenir avec les responsables de l’UAC ce jour, il a obtenu de ses invités d’hier, la cessation imminente de la paralysie du campus à condition que les forces de l’ordre se retirent des lieux et que la session de rattrapage soit maintenue. Pour le ministre d’Etat, les problèmes des étudiants sont de trois ordres et ne sont même pas « insolubles ». Il a déploré l’absence de dialogue qui a conduit à cette situation fâcheuse et a demandé aux responsables fédéraux « les assurances » pour un maintien de l’ordre. Seule condition à laquelle il promet agir.

Actualités 11 juin 2015


Conseil des ministres: Des mesures hardies pour la fourniture de l'eau potable aux populations

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mardi 2 juin 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
• Sena Dépé épouse Akouè, belle-mère de monsieur Gustave D. Sonon, ministre chargé des relations avec les Institutions ;
• Yves William Trougnin, photographe du chef de l’Etat, en service à la Cellule de communication de la présidence ;
• Marcel Gbèdjinon, agent de l’ORTB à la retraite, père de monsieur Franck Gbédjinon, technicien d’image à l’ORTB et caméraman du président de la République ;
• Léon Awessou, chevalier de l’Ordre du mérite agricole, précédemment producteur dans la commune d’Abomey ;
• Moussa Shabi Mane, inspecteur de l’Enseignement maternel et primaire à la retraite et 1er adjoint au maire de Bembèrèkè, beau-père de monsieur Mouhamadou Arikama Chabi, administrateur des Services financiers, directeur des Ressources financières et du Matériel du ministère de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires ;
• Marie Capo-chichi née Adi-kpéto, mère de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Aubert Capo-Chichi, précédemment directeur de l’Ecole nationale des instituteurs du Borgou, père de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Travaux publics et des Transports, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Assogba Gabriel Dossou, précédemment directeur de la Formation et des Projets de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes ;
• Albert Ahidazan Azansien alias papa Djrado, ancien commissaire du peuple à l’Assemblée nationale révolutionaire, chevalier de l’Ordre de mérite agricole, président de l’ONG ASADES, initiateur et fondateur du culte Hwendonafa, père de madame A. Florentine Yêyinou Ahidazan en service à la présidence de la République ;
• Essoulé Dorcas Atanlé Koudé, belle-mère du révérend docteur Nicodème I. Alagbada, président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin,
• Joseph Dovoédo, professeur certifié d’Histoire et Géographie, premier directeur africain du Cours secondaire protestant de Cotonou ;
• Reine Y. Zannou, précédemment chef du Service de la communication, des archives et de la documentation à la préfecture de Porto-Novo ;
• Kochégbé Nouatin, précédemment chef du village d’Ahozon, situé dans l’arrondissement de Pahou dans la commune de Ouidah.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
• un projet de décret portant autorisation de participation de l’Etat au capital social de la société dénommée Benirail Infrastructure ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine de fabrication d’engrais au Bénin par la Société export trading group (ETG) ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine d’égrenage de coton graine à Kérou, département de l’Atacora ;
• un projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ;
• un projet de décret portant modification de l’article 3 du décret n° 2011-679 du 14 octobre 2011 et prorogation de la durée de la période d’exploitation du projet d’exercice des activités de manutention de conteneurs au Port de Cotonou, de la société Bénin Terminal S.A. agréée au régime «D» du Code des investissements ;
• un nouveau projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga (CNHU-HKM) ;
• un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’administration de la Caisse mutuelle de prévoyance sociale.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables, le ministre des ODD en charge des grands travaux et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont rendu compte au Conseil des ministres de la mise en œuvre de l’installation et de la mise en service des lampadaires solaires photovoltaïques, des kits solaires photovoltaïques, des lampes basse consommation, des systèmes d’adduction d’eau potable et mini centrales solaires au travers des programmes PRODERE de l’UEMOA, du programme des jeunes Américains et du programme national PROVES.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre des ODD, responsable du comité de réception de ces équipements, d’adjoindre le Génie militaire à ce comité en vue de procéder à la vérification, sur toute l’étendue du territoire national, de l’implantation et du bon fonctionnement de cet important matériel destiné à assurer l’électrification de nos villes et campagnes dans un délai de deux (02) semaines et d’en rendre compte au Conseil des ministres.
Dans la même perspective, ce mécanisme de vérification, examinera et rendra compte au Conseil des ministres, toujours dans un délai de deux (02) semaines, du programme UEMOA de forage d’une centaine de puits et du programme national de forage de puits d’une valeur d’un milliard de francs CFA.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables a également rendu compte au Conseil des ministres du Projet de renforcement du système d’adduction d’eau potable (AEP) de la ville de Cotonou et ses agglomérations.
Ce projet qui a connu deux phases va se poursuivre en une troisième qui vise à :
• satisfaire les besoins en eau potable des populations à l’horizon 2025 ;
• atteindre sur le plan national un taux de desserte en eau de 90% à l’horizon 2025 et
• garantir la pérennité et la continuité du service d’eau potable.
D’un coût estimé à 23 milliards de francs et dont la moitié sera financée par la Banque européenne d’investissement (BEI), avec des perspectives heureuses de financement complémentaire par la Banque africaine de développement (BAD) et la KFW, le projet devrait permettre non seulement d’exploiter les capacités existantes mais de procéder à l’extension de près de 800 km de canalisation.
Le ministre en charge en rendant compte de ce projet d’eau a fait le point des dessertes en eau en milieu urbain de 2005 à 2015. Il ressort de ce compte rendu, que :
? en 2005, le taux de desserte en eau était de 40,8% pour un effectif d’abonnés de 1 277 265 ;
? en 2014, le taux de desserte en eau est de 72% pour un effectif d’abonnés de 2 603 249 habitants ;
? le ratio 38litres/jours/habitant en 2005 contre 48 litres/jour/habitant en 2015.
En termes financiers, plus de 83 milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur dont 16% par le budget national et 10% sur fonds propres de la SONEB.
Par rapport à la fourniture de l’énergie électrique dans les ménages, le ministre en charge de l’Energie a été instruit pour rendre compte dans un délai de soixante-douze heures de la situation de l’existant en matière de compteurs, des besoins exprimés afin de permettre au Conseil des ministres de faire satisfaire le gap des demandes dans ce secteur.
Le conseiller spécial chargé de la Gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, a rendu compte au Conseil du choix du cabinet international d’investigation «KROLL» sur les quatre postulants par les représentants des Pays-Bas et ceux du Bénin aux fins de connaître le dossier du PPEA-II pour situer les responsabilités dans ce dossier. Le cabinet démarrera ses activités le 04 juin 2015.
Le ministre en charge des Télécommunications a fait le point de ses entretiens avec les GSM sur leurs contributions aux côtés des entreprises publiques au financement du programme national d’alimentation en eau potable en milieu rural. S’agissant de ce programme, le Conseil des ministres précise qu’il sera piloté par un comité composé des représentants des GSM, des entreprises publiques et du ministère de l’Energie avec le PNUD comme maître d’ouvrage. A cet effet, il sera demandé au PNUD d’ouvrir un compte bancaire aux fins de recevoir les contributions des GSM et des entreprises publiques.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres de l’utilisation des premiers kits de tracteurs. Le ministre de l’Agriculture a été instruit aux fins de mettre en place un comité de réflexion sur la politique de répartition et d’utilisation optimale de ces kits.
Le ministre à la présidence de la République chargé des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres des diligences en cours notamment au niveau du ministère de l’Economie et des Finances au titre du Doing Business.
Du compte rendu du ministre, il ressort que les diligences attendues ont été pour la plupart exécutées en vue de l’amélioration du climat des affaires. Une mission de vérification des diligences sera diligentée aux fins de s’assurer de leur exécution.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers notamment :
? une communication du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à l’adoption du projet de document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2016-2018;
? une communication du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières relative à la mise en place de mesures spécifiques pour la poursuite des activités d’alimentation en eau potable en milieux urbain et périurbain et l’atteinte des OMD dans le secteur de l’eau au Bénin ;
? une communication du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication relative à la mise en place d’un Centre national de données pour la promotion du numérique au Bénin ;
? une communication du ministre de l’Enseignement supérieur sur les réunions statutaires du ministère au titre de l’année 2015 ;
?quatre communications du ministre des Travaux publics et des Transports relatives successivement à :
- la prise en charge sur les ressources du budget national du gap financier relatif aux travaux confortatifs du projet d’aménagement et de bitumage de la route N’Dali-Nikki-Chikandou-Frontière du Nigeria ;
- l’approbation des frais nécessaires à la mise à disposition des sites pour les bases vie des entreprises chinoises dans le cadre des travaux de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon, (Lots 2 et 3+) ;
- la suspension provisoire de la concession du poste de péage/pesage d’AHOZON sur la route PAHOU-OUIDAH ;
- la rémunération forfaitaire du contrat n°74/MTPT/DNCMP/SP du 05/03/20136 et son avenant N°1 signés avec la Compagnie nationale Xinxing Group de la République populaire de Chine pour l’exécution des travaux du lot 3 (PK45+760 à Allada au PK117+865 à Bohicon) du projet de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon.
Le Conseil a approuvé plusieurs autres comptes rendus notamment :
? un compte rendu conjoint du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique , du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social et du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation des travaux de la session extraordinaire de la commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement /centrale et confédération syndicales ;
? un compte rendu du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social des négociations avec les organisations syndicales membres de l’intersyndicale des ressources humaines en santé; (IRHS) ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes des travaux de la Commission interministérielle chargée de réexaminer le dossier de reconstitution de carrière des 1 468 fonctionnaires de la Police nationale.
En adoptant ce compte rendu, le ministre d’Etat a été instruit de discuter des modalités de mise en œuvre avec le responsables de la Police nationale ;
? un compte rendu du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective de la participation du Bénin aux négociations sur le deuxième Compact du Bénin (Washington DC, du 11 au 13 mai 2015) ;
? un compte rendu d’étape du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication de la mise en œuvre du Programme de transition numérique au Bénin. Le ministre en charge de la Communication et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont été instruits pour prendre toutes les dispositions afin que le Bénin soit au rendez-vous du passage au numérique le 17 juin 2015 ;
? un compte rendu du ministre des Affaires étrangères sur les affrontements entre éleveurs transhumants et agriculteurs. Le Conseil des ministres déplore et regrette les morts survenus au cours de ces affrontements. En outre, le Conseil a décidé de l’organisation d’un séminaire gouvernemental avec le concours des personnes ressources et des compétences nécessaires en vue de cerner tous les aspects de la problématique de la transhumance et prendre les mesures adéquates afin de juguler ce phénomène, source de drames périodiques ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes relatif à l’audience que le président de la République a accordée aux représentants des associations de consommateurs. En approuvant ce compte rendu, le Conseil a apprécié la qualité des échanges avec les représentants des associations de consommateurs et instruit le ministre de l’Intérieur de maintenir le dialogue avec elles et d’assurer l’insertion de leurs représentants dans les structures traitant des problèmes les concernant notamment l’Autorité nationale de régulation de l’Energie dont le décret sera repris.

Le Conseil a autorisé :
? la participation du chef de l’Etat à la 25ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine à Johannesburg et Pretoria, en Afrique du Sud, du 07 au 15 juin 2015 ;
? la candidature du Bénin au poste de président de la confédération africaine de Wushu ;
? la participation du Bénin à la réunion des ministres francophones de l’enseignement supérieur sur le développement du numérique dans l’espace universitaire francophone à Paris du 04 au 06 juin 2015.
Enfin, à la présidence de la République, sur proposition du président de la République, les conseillers spéciaux dont les noms suivent ont été reconduits dans leurs fonctions :
1- Conseiller spécial aux Affaires diplomatiques du président de la République, madame Mariam Aladji Boni Diallo ;
2- Conseiller spécial chargé de la gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, monsieur Michel Dognon.

Fait à Cotonou, le 02 juin 2015

Le secrétaire général
du gouvernement,

Alassani Tigri

Actualités 10 juin 2015


Leadership, management et gouvernance: Des cadres du ministère de la Santé en formation à Ouidah

A l’intention des cadres du ministère de la Santé, se tient depuis hier mardi 9 juin à l’Institut régional de santé publique (IRSP) à Ouidah, une formation sur le leadership, management et gouvernance (LMG). C’est une initiative de l’USAID en collaboration avec le ministère de la Santé.

Ils sont au total plus d'une vingtaine de cadres du ministère en charge de la Santé à prendre part à une formation sur le leadership, management et gouvernance (LMG). Ladite formation dont la cérémonie officielle de lancement a été placée sous l’égide du secrétaire général adjoint du ministère de la Santé, Justin Sossou, prend fin le 11 juin prochain. En accueillant les apprenants, le point focal du projet LMG près l’IRSP, le Dr Gualbert Tolomè a donné d’amples explications sur ledit projet. Il s’agit, dit-il, d’un projet initié par l’USAID en collaboration avec le ministère de la Santé pour améliorer les performances au niveau du système de santé. Lequel système ne manque pas de savoir-faire, ajoute t-il.

A l’attention des participants, il précise que «Pendant longtemps on a toujours cru que le développement du système de santé serait dû au financement. Mais les indicateurs ne changent pas. Il en découle que c’est au niveau des hommes qui mettent en œuvre les stratégies qu’il y a problème», dit-il, pour en conclure que c’est d’ailleurs ce qui est à la base de l’initiative de ce projet.
«Malgré le fait que le système ne manque pas de savoir-faire, c’est la gestion émotionnelle pour en arriver à un résultat qui fait défaut», ajoute le Dr Noël Moussiliou Paraiso, chercheur principal au niveau du projet. Il ajoute que pour le projet, l’IRSP formera un pôle de formateurs qui sont des cadres du ministère de la Santé dont la mission sera désormais de former en cascade au niveau opérationnel, afin qu’on puisse aboutir à un résultat intéressant.
Pour sa part, le directeur de l’IRSP, le professeur Michel Makoutodé a salué l’initiative et a rassuré de ce que son institut ne ménagera aucun effort pour satisfaire aux attentes des initiateurs dudit projet. «Le projet est conçu pour accompagner le ministère de la Santé dans sa volonté d’améliorer le système sanitaire», confie-t-il.
En procédant au lancement officiel de ladite formation, le représentant du ministre de la Santé, Justin Sossou a insisté sur la nécessité de parvenir à une meilleure performance via le formatage des hommes. «La santé est capitale pour les hommes. Comment nous entendre pour mieux faire face à la demande ; être toujours apte à satisfaire la demande doit être le crédo. Ce n’est point question d’argent, de ressources, mais de formatage des hommes à agir pour un bon résultat qui compte. Et à ce titre chaque maillon de la chaine doit jouer convenablement son rôle, d’où la nécessité de se mettre en cause», a dit le représentant du ministre. Il souhaite alors un nouveau dynamisme qui permettra de remettre en cause beaucoup de choses qui se faisaient. «Le formateur a la lourde responsabilité d’être le porte flambeau capable de convaincre sur la manière de réviser la gestion», conclut Justin Sossou
Durant cette formation, les participants auront à bénéficier des notions de leadership, de management et de gouvernance. «A cela s’ajoute des notions sur la manière de former les adultes», précise Noël M.Paraiso.

Santé 10 juin 2015


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