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Nouvelles

Revue du PTA du ministère de l’Environnement au 31 mars 2015:Identifier les difficultés en vue d’améliorer des performances

Le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Environnement, Théophile Worou, a procédé, vendredi 17 avril dernier, au lancement officiel de la revue du Plan de travail annuel (PTA) de ce département ministériel au 31 mars 2015. C’était à l’Infosec de Cotonou, en présence des directeurs centraux et techniques et de ceux des projets et programmes dépendant dudit ministère.

L’exercice auquel étaient conviés les participants à la revue du Plan de travail annuel (PTA) était nécessaire pour identifier les difficultés, explorer les approches de solutions en vue d’envisager les recommandations pour l’amélioration des performances, a confié Clément Edah, directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère de l’Environnement, chargé de la gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières (MECGCCRPRNF). Pour lui, le ministère s’est inscrit à l’instar des autres départements dans la dynamique des réformes budgétaires et de la gestion axée sur les résultats.La revue en cours se déroule alors sous de pareils auspices, a justifié Clément Edah.

Il a été appuyé par Gervais Yekpogni, secrétaire général adjoint du ministère qui a rappelé aux cadres rassemblés, qu’ils traversaient une année budgétaire particulière qui exige des dispositions où un état d’esprit de même nature. Selon lui, même si le Système de gestion intégrée des finances publiques (SIGFIP) est fermé à un moment donné, «il faut anticiper, il faut apprêter les dossiers à temps, il faut que les gestionnaires de crédits s’apprêtent et anticipent pour rentrer dans le système dès que la moindre opportunité va s’offrir à eux». Car, ce qui compte pour lui, ce sont les résultats. Ainsi, l’occasion offerte par la revue permet de faire le point. Ce qui doit préoccuper les participants afin qu’ils fassent le nécessaire pour avoir de meilleurs résultats.
C’est avec la même ferveur que Théophile Worou a demandé aux cadres, responsables de projets et programmes de mettre le doigt sur ce qui ne tourne pas bien. Il a rappelé comment la tenue de cette revue s’inscrit dans la mise en œuvre des exigences de la gestion axée sur les résultats (GAR) et vise le monitoring. Cela permettra de relever les forces, faiblesses et difficultés rencontrées afin de prendre des mesures correctives pour avancer. Théophile Worou a déploré les faibles taux de consommation et d’exécution des crédits inscrits. Il a donc fustigé la non disponibilité des dossiers d’appel d’offres qui handicape les consommations des crédits. Il importe, a-t-il plaidé, que des mesures correctives soient prises pour qu’à la prochaine revue au 30 juin 2015, des performances à la mesure des attentes soient réalisées.

Actualités 22 avr. 2015


50 ans du Barreau béninois: Œuvrer au bon accompagnement juridique des affaires au Bénin

Dans le cadre des activités marquant les festivités du cinquantenaire du Barreau béninois, la journée d'hier mardi 21 avril a été purement intellectuelle. Diverses thématiques ont été débattues au cours de panels animés par des spécialistes. Les avocats y ont pris effectivement part, en étant assidus et en nourrissant les discussions de leurs réflexions. Toutes concourent au bon accompagnement juridique des affaires au Bénin.

Des thèmes, il y en avait pour débattre de divers aspects. Ainsi, après une conférence introductive portant sur les nouveautés du droit des sociétés commerciales OHADA, pas moins de six panels ont été animés. La création d’entreprise dans le droit des sociétés OHADA, vue sous l’angle des constances et évolutions, ou au regard des mesures locales relatives au Programme Doing Business ; la gouvernance des entreprises (gouvernance juridique et fiscale) à travers les approches, enjeux et jeux des acteurs ; le redressement fiscal et la protection des données personnelles ; ont fait l’objet de développements savants. Comme autre thème en débat, le contentieux des procédures collectives. Vu sous l’angle de l’actualité des procédures collectives, de l’ouverture des procédures collectives à appréhender comme une question d’opportunité et de balance des intérêts ; sous l’angle aussi de l’administration juridictionnelle et judiciaire des contentieux desdites procédures, ou sous celui des perspectives de réformes de leur droit. Par ailleurs, un autre panel a permis de jeter un regard sur les contrats publics (marchés publics, délégation de services et autres contrats administratifs, les occupations privatives du domaine public, puis un dernier s’est proposé de jeter un regard sur les partenariats publics-privés.
Il se dégage de ces thèmes et des discussions qu’ils ont générées, le souci du Barreau béninois d’aider ses membres à mieux appréhender les réalités juridiques et pratiques des entreprises, ainsi qu’à avoir une approche autrement plus pratique et efficace du monde des affaires, à travers les spécificités, que ce soient en présence aussi bien des acteurs publics que privés.

Favoriser une bonne gouvernance des entreprises

Une ambition nourrie aussi par la prise de parole du directeur général du Guichet unique de formalisation des entreprises, Is-Deen Bouraïma, qui en a fait l’historique, souligné les apports évidents à l’amélioration du climat des affaires à travers la facilitation des formalités de création d’entreprises au Bénin.
Justifiant le choix des sujets en débat, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, Me Cyrille Djikui, invoque les réformes intervenues l’année dernière, relativement à l’Acte uniforme sur les Sociétés commerciales et les Groupements d’intérêt économique, dont nombre de praticiens ne sont pas au courant si ce n’est qu’ils n’en maîtrisent pas les innovations. Il s’agit donc, explique-t-il, de leur permettre de se mettre à jour, d’être mieux outillés, afin de conseiller au mieux leurs clients. In fine, cette démarche vise à favoriser une bonne gouvernance en matière de droit des sociétés, car les promoteurs auront, ce faisant, des conseils avisés qui les aideront à prendre les décisions indiquées pour la bonne marche de leurs entreprises. Mieux, pour le Bâtonnier, l’objectif est aussi de favoriser des rapports apaisés entre l’Etat et les acteurs privés dans le cadre du partenariat public-privé. C’est la raison pour laquelle, justifie-t-il, des panels sont réservés à cette thématique. Il relève que c’est un nouveau droit au Bénin, encore théorique, le législateur n’ayant pas encore fait les diligences pour encadrer cette matière. Cela a dû contribuer, estime Cyrille Djikui, aux divers conflits intervenus entre l’Etat et certains opérateurs économiques, les gouvernants n’étant pas vraiment au fait des exigences de cette matière, et les particuliers étant soucieux du sort de leurs investissements.
Quant à Me Elie Vlavonou-Kponou, il appréhende cette journée d’enseignements comme une occasion pour renforcer les capacités des avocats, afin qu’ils soient plus au fait des réformes intervenues. Et pour que les opérateurs économiques soient mieux renseignés sur leurs droits et sachent, dès la phase des actions préventives, les actes à poser pour éviter les conflits qui pourraient intervenir dans le cadre de la gestion de leurs entreprises. Mettant l’accent sur la pertinence de la discussion relative au partenariat public-privé, il rappelle qu’il y a eu des conflits opposant les acteurs, lesquels sont de nature à décourager l’investissement. C’est donc aussi pour aider l’Etat à ne pas voir le secteur privé comme un adversaire, mais à voir plutôt en lui un partenaire concourant au développement du pays, soutient-il, appelant les gouvernants à tout faire pour rendre l’environnement des affaires beaucoup plus attractif aux opérateurs économiques ; lesquels doivent être rassurés quant à la sécurité de leurs investissements.

Actualités 22 avr. 2015


Campagne des élections législatives 2015: Le candidat Gaston Zossou investit Sèmè-Podji pour l’UN

La liste de l’Union fait la Nation (UN), principale force politique de l’Opposition est aussi en campagne dans la 19è circonscription électorale. Elle est conduite par l’ancien ministre Gaston Zossou qui était allé, dans l’après-midi du lundi dernier, à l’assaut des électeurs de Sèmè-Podji, la quatrième commune de ladite circonscription électorale après Porto-Novo, Adjarra et Aguégués.

Kétonou, Aholouyèmè et Owodé dans la commune de Sèmè-Podji sont les trois localités sillonnées dans l’après-midi du lundi 20 avril dernier par le candidat tête de liste de «L’Union fait la Nation». Gaston Zossou, à la tête d’une délégation non moins impressionnante, est allé aux contacts des électeurs de la plus grande commune de la 19è circonscription électorale. Partout où il est passé, le message a été clair et sans fioritures. L’ancien ministre a invité les électeurs à voter massivement pour la liste UN représentée par le logo « Jarre trouée » et créée il y a quatre années par plusieurs formations politiques dont le PSD de Bruno Amoussou, Force Clé de Lazare Sèhouéto, MADEP de Séfou Fagbohoun, RB de Léhady Soglo et PRD de Me Adrien Houngbédji. Selon lui, cette liste est la meilleure qui peut défendre les aspirations des populations à l’Assemblée nationale. Mieux, à en croire l’ancien ministre, voter pour la liste UN c’est dire non à la révision de la Constitution dont l’objectif serait, à l’en croire, de permettre au chef de l’Etat d’avoir un troisième mandat.

Ceci est contraire à la Constitution béninoise qui prescrit deux mandats au plus pour le président de la République. Gaston Zossou a invité ses interlocuteurs à donner les moyens à l’UN pour empêcher la concrétisation de ce plan en votant massivement pour le logo «Jarre trouée», dimanche 26 avril prochain. Le candidat de la liste UN n’a pas manqué de revenir sur le problème du chômage des jeunes, la bataille du gouvernement contre la vente de l’essence de contrebande alors que c’est cette filière qui nourrit beaucoup de jeunes au Bénin en général et dans l’Ouémé-Plateau en particulier. Les cas des concours frauduleux et l’affaire ICC Services qui a appauvri les populations ont été également rappelés aux électeurs par le candidat pour leur rafraîchir la mémoire sur la nécessité de voter pour l’UN. « Même si le député ne construit pas les routes, ne donne pas l’eau et l’électricité, il y contribue à travers les projets de loi qu’il vote au Parlement », précise Gaston Zossou dont le ton a été dur et sec à l’endroit du chef de l’Etat.
Il a aussi sensibilisé les électeurs des localités sillonnées dans Sèmè-Podji, lundi dernier, à aller retirer leurs cartes d’électeur. Mais Gaston Zossou les a invités avec insistance à rentrer en eux-mêmes et à se souvenir de l’avenir de leurs enfants dès qu’ils seront dans l’isoloir le dimanche prochain.

Actualités 22 avr. 2015


Présentation au drapeau et remise de fourragère à Bembèrèkè: 1365 élèves gendarmes s’engagent à servir fidèlement la Nation

1365 élèves gendarmes dont 61 filles ont été présentés au drapeau national et ont reçu la fourragère, vendredi 17 avril dernier au Centre de formation militaire de Bembérèkè (CFMB), en présence du ministre de la Défense nationale, Théophile Robert Yarou. Ils s’engagent ainsi à servir fidèlement et de manière désintéressée le Bénin et au besoin, jusqu’au don de leur vie.

Après environ trois mois de formation, 1365 jeunes dont 61 femmes formant la 37e promotion d’élèves gendarmes, ont été présentés vendredi dernier au drapeau national, la bannière sous laquelle ils devront désormais servir jusqu’au sacrifice suprême s’il le faut. Le cérémonial consacré également à la remise de fourragère, s’est déroulé sous l’égide du ministre de la Défense nationale, Théophile Robert Yarou, en présence du général Laurent Amoussou, chef d'état-major général adjoint des Armées béninoises. Le drapeau exige en permanence de ces futurs gendarmes «un sens aigu de discipline, de courage et d’honneur» et la fourragère constitue «un symbole de courage, de dévouement, de patriotisme dont leurs aînés ont fait preuve aux moments critiques de l’histoire du pays», prononce le ministre de la Défense nationale, Théophile Robert Yarou.
Par cet instant de recueillement et de confirmation de la vocation militaire, les jeunes élèves gendarmes viennent ainsi de prêter un serment, celui de servir avec abnégation et fidélité le peuple béninois sans esprit de recul ni de trahison. Mais, leur passage au Centre de formation militaire de Bembèrèkè n’est que la première étape de la formation qui sera complétée à l’Ecole de la Gendarmerie nationale, pour une durée totale de 18 mois. «Ce passage aura permis de leur donner les bases indispensables à leur fonction future», assure le chef de bataillon Claude Raoul Djèhoungo, commandant du centre. En effet, ces jeunes venus de la vie civile et dont le niveau d’études se situe entre le BEPC et la maîtrise, ont été éprouvés physiquement, intellectuellement et moralement, afin d’acquérir une meilleure condition physique et les fondamentaux de la vie militaire, précise-t-il. L’un d’eux, Idjitadé Aminou Bachirou, est décédé malheureusement après quelques jours de formation, déplore-t-on.
Au-delà des pré-requis de la formation commune de base reçus, les futurs gendarmes ont bénéficié d’un module de deux semaines de maintien de l’ordre dispensé par une équipe de spécialistes de la gendarmerie. Le point d’orgue de cette première partie de leur formation a été la marche d’endurance de 116 km entamée mardi dernier et qui les a conduits dans les localités de Saoré, Kossia, Sinendé, Fô-Bouré et Kokabo.
Avant de renvoyer les élèves gendarmes à l’école, le commandant du CFMB a insisté sur la noblesse du métier qu’ils ont choisi, lequel suscite respect et admiration chez leurs compatriotes. Il a insisté néanmoins sur la nécessité pour eux de redorer, par leur travail et leur probité, la réputation «quelque peu ébranlée» de leur corporation. «Soyez toujours durs à la tâche», leur conseille-t-il, tout en exhortant les aînés à parachever leur éducation en les conduisant dans le chemin de la réussite et de l’accomplissement tant personnel que professionnel.

Société 21 avr. 2015


Conseil des ministres: De nouveaux conseillers nommés à la Cour suprême

Le Conseil des ministres s’est réuni en séances extraordinaires le mardi 07, mercredi 08 et mardi 14 avril 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus:
. Cécile Awo Tinouadé, mère adoptive de monsieur Eugène Dossoumou, Administrateur civil, président de l’Autorité de régulation des marchés publics;
. Albert Mensah, premier directeur africain de l’Ecole normale d’instituteurs Félicien Nadjo de Porto-Novo, ancien fonctionnaire des Nations Unies à Addis-Abeba ;
. Samuel Olagnandjou Odjo, frère de monsieur Félix I. Adégnika, Conseiller technique aux Affaires sociales du président de la République ;
. Veuve Agnès Ayaba da Matha Sant’Anna née Talon, mère de monsieur Jean-Stanislas da Matha Sant’Anna, magistrat, Conseiller à la Chambre judiciaire de la Cour suprême ;
. Charles Akondé, ancien directeur de l’Elevage à la retraite ;
. Kouessi Aïhou, ancien directeur du Centre de Recherches agricoles de l’INRAB ;
. Jean-Richard Amoussou-Adéblé, Administrateur civil à la retraite, ancien directeur général du Centre de perfectionnement du personnel des Entreprises (CPPE) ;
. Paul Zossou, père de monsieur André A. Zossou, directeur de la promotion des Langues nationales du ministère de la culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme ;
. Veuve Rita Laetitia Thognon née Robablia, mère de madame Aleth Solange E. Thognon épouse Behanzin, Avocat général près la Cour suprême.
Au cours des séances, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
- un projet de décret portant nomination des Commissaires aux comptes près certains Offices et Sociétés d’Etat ;
- un projet de décret autorisant le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation à contracter des emprunts libellés en FCFA auprès des banques et autres institutions financières dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de l’article 37 de la loi n°20147-25 du 23 décembre 2014 portant loi de Finances pour la gestion 2015 ;
- un projet de décret portant adoption du plan de zonage des bassins cotonniers en République du Bénin ;
- un projet de décret portant nomination du président et des membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale du Domaine et du Foncier;
- un projet de décret relatif à la modification du décret n°2006-201 du 08 mai 2006 portant création d’un numéro d’Identifiant fiscal unique IFU) et d’un répertoire national des personnes, institutions et associations;
- un projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°2010-46 du 30 décembre 2010 portant loi de Finances pour la gestion 2011, instituant l’Identifiant fiscal unique.
Le président de la République a rendu compte au Conseil des ministres des tournées dans nombre de communes du territoire national.
Il ressort de ce compte rendu que le besoin en eau et en énergie électrique dans les foyers demeure préoccupant et qu’il urge de prendre des dispositions pour apporter des solutions conséquentes afin de soulager les paisibles populations de nos villes et de nos compagnes.
Par ailleurs il a été relevé des poches d’extrême pauvreté dans des localités où des citoyens ont des difficultés à subvenir à leur besoin alimentaire.
A l’effet de trouver des solutions idoines à ces problèmes, le Conseil des ministres a décidé de ce qui suit :
1. Pour la satisfaction des besoins cruciaux en eau des populations, le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables a rendu compte de la mise en œuvre du programme d’urgence 2015 d’alimentation en eau potable en zone rurale par le gouvernement. Il s’agit de faire procéder au forage de trois cents puits d’un coût de près de trois milliards de francs CFA en vue d’assurer l’alimentation en eau des populations qui en sont dépourvues. Ce programme de forage qui sera réalisé sur toute l’étendue du territoire national sera financé par des contributions exceptionnelles des entreprises publiques et des opérateurs GSM. Les modalités de répartition équilibrée des forages de puits d’eau dans les localités seront établies par le ministre en charge de l’Eau et soumis à l’appréciation du Conseil des ministres.
2. En ce qui concerne l’énergie électrique dans les ménages, il est à rappeler qu’il est actuellement mis en œuvre un programme d’énergie électrique à bon marché avec l’appui de divers partenaires à travers trois volets :
a. le premier volet est le programme d’énergie solaire financé dans une phase pilote dans trois pays dont le Bénin par la Commission de l’Union économique et monétaire Ouest africaine d’un montant par pays de deux milliards cinq cent millions (2 500 000 000) FCFA dont la mise en œuvre est assurée par la SABER ;
b. le deuxième volet est le programme d’énergie solaire financé par la Commission de l’Union économique et monétaire Ouest africaine d’un montant d’environ vingt milliards de francs CFA et réparti dans les huit (8) pays de l’espace UEMOA dont le Bénin et dont la mise en œuvre est assurée par le Projet de Développement des Energies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PRODERE) au titre de l’Initiative régionale pour l’Energie durable (IRED). A cet effet le président de la République a fait au Conseil des ministres le point de la séance de travail du Comité de haut niveau sur la mise en œuvre de l’IRED, qui s’est tenue à Cotonou le 07 avril 2015 sur les chantiers de l’IRED, sous sa présidence en sa qualité de président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA. De ce point, il ressort que :
i. le bilan de l’état de mise en œuvre de l’IRED a été fait ;
ii. le Fonds de développement Energie (FDE) est opérationnel et les contributions s’élèvent à deux cent cinquante-sept (257) milliards deux cent soixante-treize (273) millions dont 7, 215 milliards de contribution du Royaume de Belgique ;
iii. le Fonds de développement Energie a financé onze (11) projets pour un montant d’environ deux cents (200) milliards de FCFA en vue de résorber le déficit de l’énergie électrique ;
iv. les apports attendus de ces projets sont une offre additionnelle du parc de production de cent seize (116) MW ;
v. la construction de 825 km de lignes électriques ;
vi. le financement de trois (3) projets du Programme régional d’Economie d’énergie (PREE) pour 5,7 milliards FCFA ;
vii. le PRODERE vise la fourniture et l’installation de 4 955 kits solaires, de 7 703 lampadaires, de 1 303 lampes à basse consommation, de six (6) micro centrales et 37 système d’adduction d’eau dans les Etats membres de l’UEMOA ;
4. le troisième volet est le projet national de valorisation de l’énergie solaire (PROVES-BENIN) d’un montant de cinquante (50) milliards de francs CFA. Dans le cadre de ce projet, la SABER qui a déjà mobilisé deux (2) milliards de FCFA, apporte son assistance technique et financière au gouvernement par la réalisation des études de faisabilité et des dossiers d’appel d’offres pour la réalisation des travaux de fournitures et d’installations de 15 000 lampadaires solaires et des microcentrales photovoltaïques dans cent cinq (105) localités (chefs-lieux d’arrondissement) en République du Bénin. Des recherches de financement sont en cours avec l’appui de la Banque Ouest africaine de Développement (BOAD) ;
1. Pour la réduction des poches d’extrême pauvreté et en complément des programmes de Micro-crédit aux plus pauvres, de la gratuité de la césarienne et des frais de scolarité notamment dans l’enseignement primaire, le Conseil des ministres a décidé d’initier un nouveau programme. La mise en œuvre devrait permettre aux personnes identifiées comme les plus démunies de nos populations de disposer progressivement de repas réguliers dans leur alimentation. Le mécanisme devrait en occurrence permettre d’assurer à ces personnes leur alimentation à travers un financement des producteurs ou des fournisseurs de céréales qui les mettront à la disposition des bénéficiaires. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet qui contribue à la réduction de l’extrême pauvreté, le Conseil a instruit un comité interministériel mis en place d’approfondir la réflexion. Ce comité est composé des ministres en charge du Développement, des Finances, de la Micro finance, de l’Agriculture, de la Décentralisation et des OMD-ODD.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers dont :
. une communication conjointe des ministres en charge de l’Economie et des Finances, du Développement des Energies renouvelables et des OMD ODD relative à l’acquisition et à l’installation de 1 500 lampadaires solaires auprès du Groupe algérien AMIMER Energie ;
. une communication conjointe des ministres en charge de l’Economie et des Finances, des Travaux publics et des Transports relative à la contribution de l’Etat béninois au financement des travaux de reprise et d’achèvement de la réhabilitation de la route Parakou-Bérébouay ;
. une communication du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du développement des Energies renouvelables relative à la réalisation en urgence des travaux d’électrification de certaines localités rurales du Bénin par raccordement au réseau électrique conventionnel de la SBEE,
. une communication du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement sur la réalisation des travaux préparatoires du projet de pavage des rues et d’assainissement dans les communes de Bembéreké et Sakété ;
. deux communications du ministre de la Santé relatives d’une part au recrutement spécial de cinq cent (500) agents qualifiés « stagiaires ANPE » au profit du ministère de la Santé au titre de l’année 2015 et d’autre part à l’acquisition d’équipements d’imagerie médicale en faveur du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM);
. deux communications du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisations relatives à la visite du directeur général de la Banque arabe pour le Développement économique en Afrique dans le cadre de la signature de l’accord de prêt relatif au financement de la deuxième phase du projet d’extension de l’Institut de Mathématiques et de Sciences physiques de Dangbo d’une part, au nantissement d’un dépôt à terme (DAT) du Trésor public dans le cadre de la réalisation des travaux d’urgence d’aménagement et bitumage des routes Ouègbo-Toffo (12,25 km) et Tangbo-Zè (17 km d’autre part.
Le ministre à la présidence de la République chargé de la coordination de la mise en œuvre des Politiques des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres :
- de la mission du Groupe Bouygues au Bénin dans le cadre de la réalisation de divers projets d’infrastructures dont le projet de construction de l’axe routier contournement Nord de Cotonou, du quatrième (4è) pont de Cotonou, de l’aéroport de Glodjigbé, de la construction de la route Porto-Novo-Sakété-Pobè-Kétou-Illara et le projet de réalisation d’un hôpital de référence ;
- de la mission du Groupe Innovent pour la construction et la mise en production de cinq (05) centrales solaires par tranches de 1 Mégawatt avec les premiers Mégawatts installés en trois (03) grâce à un préfinancement par le gouvernement de cinq milliards (5.000.000.000) de francs CFA
En approuvant ce compte rendu, le Conseil des ministres a autorisé les ministres concernés dans la réalisation de ces projets de signer des Mémorandum d’ententes relatifs à ces importants projets.
Le ministre chargé des Relations avec les Institutions a rendu compte au Conseil des ministres de l’évolution du processus électoral devant conduire aux élections législatives et communales d’avril et mai 2015.
En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres s’est inquiété de ce qu’à la date du 07 avril 2015, soit à environ trois jours du démarrage de la campagne électorale pour les élections législatives, les cartes d’électeurs ne sont pas disponibles au niveau des électeurs. Or conformément au code électoral, le COS-LEPI dispose de deux semaines pour la distribution des cartes d’électeurs et dans le cas où cette opération ne serait pas terminée, la CENA dispose d’une semaine pour achever le processus de distribution.
C’est dans ce contexte que le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation et le ministre chargé des Relations avec les Institutions ont rendu compte au Conseil des ministres d’une lettre en date du 27 mars 2015 par laquelle le président du COS-LEPI sollicite un besoin complémentaire de ressources financières évaluées à trois milliards deux cent quarante un millions deux cent quatre-vingt-six mille trois cent quarante-quatre (3 241 286 644) francs CFA pour faire face aux travaux d’achèvement des activités du COS-LEPI d’une part et à l’apurement des dettes d’autre part.
En examinant cette demande, le Conseil a relevé ce qui suit :
1. le budget arrêté et mis à la disposition et le COS-LEPI s’élève à treize milliards quatre cent quarante-huit millions quatre-vingt-trois mille neuf cent quatre-vingt-dix (13 448 083 990) FCFA ;
2. les postes énumérés dans la demande de besoins complémentaires sont au nombre de dix (10) et avaient été pour la plupart pris en compte dans les différentes rubriques du budget ;
. seule l’opération relative à la distribution des cartes d’électeurs n’avait pas été prise en compte.
1. le poste « autres prestataires » n’est pas justifié ;
1. un montant de six cent onze millions a été mis à la disposition du COS-LEPI pour assurer le financement de l’opération de distribution des cartes d’électeurs.
Au regard de ce qui précède, le Conseil note que le COS-LEPI entraîne par ses requêtes répétées le gouvernement dans un processus de décaissement sans fin.
Dans ces conditions, le Conseil des ministres a décidé de sortir de cet engrenage qui met à mal les finances publiques.
En tout état de cause et en raison de l’imminence des élections, la situation actuelle est préoccupante.
C’est pourquoi le Conseil des ministres a décidé de la saisine de la Cour constitutionnelle "organe de régulation du fonctionnement des institutions et des pouvoirs publics" pour qu’elle statue sur cette situation. Qu’il plaise aux sages de la Cour constitutionnelle d’indiquer à l’Exécutif la conduite à tenir.
Le Conseil des ministres invite le peuple béninois à la sérénité et tous les acteurs impliqués dans les élections à la responsabilité.
Le Conseil des ministres a autorisé:
- les prix de cession du stock de coton fibre de la campagne 2013-2014 et des graines de coton de la campagne 2014-2015;
- la création et l’ouverture progressive de 19 nouveaux lycées techniques et centres de formation professionnelle et d’apprentissage dans tous les départements de notre pays ;
- l’organisation, le 17 avril 2015 dans la commune de Bembéreké des cérémonies du lancement officiel de la campagne agricole 2015-2016 ;
- l’organisation du 1er symposium sur la relance de la filière cacao au Bénin, les 07 et 08 mai 2015 au palais des Congrès de Cotonou;
- l’organisation sous le Haut patronage du président de la République, de la 1ère édition de la Journée nationale d’Empoissonnement, le 1er Octobre 2015 et la campagne nationale de repeuplement des plans et cours d’eau du Bénin du 1er octobre au 30 novembre 2015 ;
- la cérémonie de pose de première pierre du projet de construction du barrage hydro électrique d’Adjaralla le 24 avril 2015.

Enfin les nominations et remise à disposition suivantes ont été prononcées :
A. Nominations

- A la Cour suprême et au ministère de la Justice, de la Législation et des droits de l’Homme,
Aux termes de deux décrets portant respectivement nomination de magistrats et de Juriste de haut niveau en qualité de Conseillers à la Cour suprême et nomination de magistrats dans les Tribunaux, les Cours d’appel et à la Chancellerie :
i. Nomination de Conseillers à la Cour Suprême
Sur proposition du président de la Cour suprême et après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature en sa session des 20 novembre et 23 décembre 2014, 12 et 13 février 2015, les magistrats et juriste de haut niveau dont les noms suivent sont nommés Conseillers à la Cour Suprême :
Magistrats :
1. Huguette Théodora Balley épouse Falana ;
2. Innocent Sourou Avognon;
3. Damienne Zinhoué Lima épouse Dossa ;
4. Michèle Odette Andrée Carrena épouse Adossou;
5. Claire Ayaba Houngan épouse Ayémonna;
6. Assiba Joséphine Régina Benoîte Anagonou épouse Loko;
7. Thérèse Kossou.
Juriste de haut niveau
8. James Adédokoun A. Daoudou
ii. Nomination de magistrats dans les Tribunaux, Cours d’appel et à la Chancellerie;
Sur proposition du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des droits de l’Homme, après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature en sa session des 20 novembre et 23 décembre 2014, 12 et 13 février 2015, les magistrats dont les noms suivent sont nommés dans les Tribunaux, les Cours d’appel et à la Chancellerie comme ci-après :
i. Dans les Tribunaux :
A. Au Tribunal de Première instance de 1ère classe de Porto-Novo
. Procureur de la République: Christophe A. Atinmakan
. 1er Substitut du Procureur de la République: Abdou-Moumouni Gomina Séidou
B. Au Tribunal de Première instance de première classe de Cotonou
. Juge du 4è Cabinet d’Instruction: Aubierge Olivia Lucette Hungbo
. 1er Substitut du Procureur de la République: Henri Fadonougbo
C. Au Tribunal de Première instance de 2è classe d’Abomey-Calavi
. Procureur de la République: Olatoundji Badarou Lawani
D- Au Tribunal de Première instance de 2è classe d’Abomey
. Procureur de la République: Comlan Christian Adjakas
E. Au Tribunal de Première instance de 2è classe de Natitingou
. Juge du 2è Cabinet d’instruction: Albert Pascal Mahougnon Agboton
F. Au Tribunal de première Instance de 2è Classe d’Aplahoué:
. Juge d’instruction: Rodrigue Vidjannagni Ago
G. Au Tribunal de Première instance de 2è classe de Kandi:
. Président du Tribunal: Agboton Alexis Metahou
. Procureur de la République: Richard Tchognon Limoan
H. Au Tribunal de Première instance de 2è classe de Lokossa
. Procureur de la République: Ahozégni Wulfran Georges Gbaguidi
. Juge du 2è Cabinet d’instruction: Yaovi Rodolphe Aubain Audrey Azo
. Juge du 3è Cabinet d’instruction: Abdoubaki Adam
i. Au Tribunal de Première instance de 2è classe de Pobè
. Procureur de la République: Thomas Mahugnon Dassi
ii. Dans les Cours d’Appel
A. A la Cour d’Appel d’Abomey
. Procureur général : Stanislas Dossou Koko
B. A la Cour d’Appel de Parakou
. Président de la Cour d’appel: Pascal Dakin
. Conseiller à la Cour d’appel: Edouard Ignace Gangny
iii. A la Chancellerie
1. Directeur de l’Administration pénitentiaire et de l’Assistance sociale: Hubert Arsène Houé-kpodoté Dadjo;
2. Collaborateur à la direction des Affaires civiles et pénales: Marc Robert Codjo Dadaglo;
3. Collaborateur à la direction de la Législation, de la Codification et des Sceaux : Apollinaire Dassi.

B. Remise à disposition
- au ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation :
- Monsieur Flavien Dagba.

Fait à Cotonou, le 14 avril 2015

Le secrétaire général du gouvernement,

Alassani Tigri

Actualités 21 avr. 2015


Elections législatives de 2015: Des adhérents directs de l’UN officiellement installés à Abomey-Calavi

L’un des évènements importants qui a marqué la vie du regroupement politique dénommé l’Union fait la Nation (UN) le week-end dernier, a été l’installation officielle des adhérents directs à l'union dans la commune d’Abomey-Calavi.

L’évènement a eu lieu dans la Zopah.

Ils étaient nombreux à envahir le domicile de l’ambassadeur Auguste Alavo dans la Zopah à Abomey-Calavi pour répondre à l’appel de la formation politique qu’ils portent dans leur cœur. Ceux-là, ce sont les jeunes et moins jeunes venus spontanément adhérer à l’Union fait la Nation (UN). Ils sont connus sous la dénomination d’adhérents directs à l’UN.
Selon leur président, Jean Roger Ahoyo, l’Union fait la Nation est composée de douze formations politiques, les adhérents directs constituent le 13è parti de l’alliance. Depuis mai 2013 l’alliance procède à l’installation officielle des différentes sections de ces adhérents directs dans tous les départements du pays.
La cérémonie du samedi dernier consacre l’installation de la section de l’Atlantique, précise Jean Roger Ahoyo. Il a souligné que c’est l’occasion pour l’UN de se préparer pour se jeter dans la bataille. «La campagne a commencé et nous préparons nos troupes pour qu’elles aillent au front. C’est une méthode d’organisation pour aller sur le terrain de la bataille électorale», ajoute-t-il.
Parlant des adhérents, l’interlocuteur explique qu’ils ne sont pas que des jeunes. Ils sont de tous âges et viennent de toutes les couches sociales. Ils seront organisés et à leur tour maintenant poursuivront le travail avec d’autres, afin qu’il y ait une section forte dans l’Atlantique, «Une fois la section installée, il reste à militer dans l’UN pour la consolider», indique-t-il
Il faut rappeler qu’une fois la section de l’Atlantique installée, le même exercice se poursuivra dans les départements du Zou, du Plateau, des Collines, du Borgou-Alibori... « C’est un moyen d’organisation que nous poursuivons et que nous devons absolument parachever. Parce que si l’UN n’est pas présente dans tous les départements, elle perd son sens», conclut Jean Roger Ahoyo.

Politique 21 avr. 2015


Elections législatives du 26 avril 2015: Discrétion comme mode de campagne dans la 6e circonscription électoale

Loin des vieilles méthodes qui consistent à faire du tapage de toute nature dans les villes, campagnes, et autres hameaux des contrées, la campagne électorale pour les législatives du 26 avril prochain a pris une allure particulière dans la 6è circonscription électorale composée d’Abomey-Calavi, Sô-Ava et Zè. La discrétion est la méthode de campagne.

Les populations des communes d’Abomey-Calavi, Sô-Ava et Zè ne connaissent pas les vacarmes habituelles qui caractérisent habituellement les périodes de campagne. Plus d’une semaine après le lancement officiel de la campagne, les électeurs de ces localités attendent toujours que les politiques reviennent leur faire revivre ces vieux temps de fête où les journées de campagne sont faites de grandes animations, des caravanes où des files de véhicules de tous gabarits ainsi qu’une escouade de taxi-motos qui défilent dans les rues soutenus par des hauts-parleurs qui distillent la musique à tout rompre. Le tout entrecoupé quelques fois de messages de la formation politique en campagne.
Cette année-ci, la campagne a pris une nouvelle allure. En lieu et place des grands meetings politiques animés d’ordinaire par les candidats, c’est beaucoup plus les jeunes qui ont pris les devants.

«Travailler dans l’ombre».

Selon, Alphonse Yêhoué, directeur de campagne de l’Alliance RB-RP de Tokpa Zoungo dans l’arrondissement d’Abomey-Calavi, ce choix se justifie par le fait que «le bruit ne fait pas du bien». Il vaut mieux, selon lui, aller vers les populations rentrer dans leur intimité et leur parler.
Le 4è titulaire FCBE dans la 6è circonscription électorale, Jean Adandé Tokpessi, rencontré à Sô-Ava, n’adhère pas entièrement à l’idée. Pour lui, il est nécessaire «d’alterner les meetings et le porte-à- porte pour mieux ratisser large». C’est ce qu’il fait d’ailleurs en allant chez «ses parents pour les convaincre de tout ce que son groupe politique a déjà réalisé».
C’est également le choix de Didier Anagonou de la liste PRD dans la 6è circonscription assis au milieu de ses militants au siège local de leur parti dans l’arrondissement de Tangbo, dans la commune de Zè. Il tenait une petite séance de travail avec un groupe de militants. «Convaincus par les idéaux de notre parti et acquis à la cause, ces jeunes viennent spontanément nous soutenir et portent nos messages aux autres», explique t-il, l’air rassuré que sa formation politique ; le PRD n’a rien à craindre. «Nous sortirons vainqueur», sourit-il.
Du côté de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND), la méthode est nuancée, explique certains jeunes rencontrés à leur siège à Glo-Djigbé. Des responsables de cette alliance au plan national sillonnent les circonscriptions électorales pour apporter leur soutien aux candidats de la liste. «Sans bruit et sans grand tapage on rencontre les populations et on leur parle». Inutile donc pour l’AND de se lancer dans des caravanes», précise le coordonateur de cette alliance politique à Tangbo Djèvié, Dah Aza Kinidogbé Tosso.
Alors que tout le monde attend les grands meetings dans sa localité, les populations de la commune de Zè ont eu l’honneur de vivre un meeting samedi dernier. L’Alliance pour une nouvelle gouvernance (ANG) a rompu les amarres en organisant un meeting dans l’enceinte de l’arrondissement de la localité. Il s’agit d’un meeting de sensibilisation qu’a animé la tête de liste de cette alliance dans la 6e circonscription électorale en la personne du professeur Auguste- karl Agossou-Voyèmè.

Actualités 21 avr. 2015


Distribution des cartes d’électeurs pour les élections prochaines: Que de plaintes relevées ça et là dans l’Ouémé-Plateau !

L’opération de distribution des cartes d’électeur en vue des élections législatives du 26 avril prochain est désormais effective sur le terrain. Dans l’Ouémé-Plateau, elle a commencé samedi 18 avril dernier sur toute l’étendue du territoire des deux départements. Mais l’opération enregistre beaucoup de plaintes des populations, notamment par rapport à la qualité de la carte d’électeur elle-même et des électeurs qui n’ont pas retrouvé leur carte.

Le Centre national de traitement (CNT) qui a hérité de la mission de distribution des cartes d’électeur depuis le dessaisissement du Conseil d’orientation et de supervision de la LEPI (COS-LEPI) par la Cour constitutionnelle, est en train de relever le défi. Un tour dans quelques centres de distribution de certaines communes dont Porto-Novo, Akpro-Missérété, Adjarra, Dangbo, Adjohoun, Ifangni, Adja-Ouèrè et Sakété, nous a permis de faire ce constat. L’opération a bien démarré. Les électeurs sortent, même si ce n’est pas encore la grande affluence par endroits.
En dehors de l’absence de mobilisation des populations sur le terrain, il y a plusieurs autres fausses notes relevées çà et là. Lesquelles fausses notes suscitent la colère de certains pétitionnaires. Il y a d’abord le cas de ceux qui ont participé à toutes les phases du processus de correction de la liste électorale mais qui n’ont retrouvé leurs cartes d’électeurs. Il y a des gens qui ont retrouvé leur nom sur la liste d’émargement mais dont la carte d’électeur n’a pas été retrouvée. Il y en a d’autres qui ont retrouvé leur carte d’électeur mais n’ont pas vu leurs noms sur la liste d’émargement. Une autre plainte des populations constatées sur le terrain concerne le cas de certains électeurs qui ont fait des demandes de transfert pour quitter leur centre de vote et aller dans un autre. Mais grande a été la stupéfaction des requérants de constater que leurs recours n’ont pas été pris en compte par le COS-LEPI. L’ancien maire d’Adjohoun, Léon Bocovè, candidat aux élections législatives sur la liste AND dans la 20è circonscription électorale, rencontré à Azowlissè samedi dernier dans la Vallée, n’a pas manqué d’exprimer sa désolation. Il dit avoir même conduit certains requérants au COS-LEPI pour faire cette demande de transfert. Ce sont quelques-uns seulement qui ont été traités, dénonce-t-il, avant de menacer de donner de la voix si le nombre des oubliés est important.
Ensuite, il y a la qualité de la carte d’électeur qui suscite indignation, colère et menace des électeurs. Ils ont trouvé que cette carte d’électeur dite biométrique manque d’esthétique alors qu’elle est valable pour dix ans. Une carte qui ressemble à un éventail et dont la photo de l’électeur est difficilement lisible. Les populations ont trouvé que ceux qui l’ont conçue et validée ont péché. D’autres se demandent si c’est vraiment pour la qualité de cette carte qu’on a injecté tant de milliards FCFA dans cette correction de la LEPI 2011. Cette dénonciation a été faite au niveau de tous les centres de distribution sillonnés. Malheureusement, le CNT ne pourra plus rien faire pour améliorer la qualité de cette carte.

Actualités 21 avr. 2015


Pour non paiement d’arriérés à la CNSS:Les agents de la mairie de Natitingou en grève illimitée

Le personnel de la mairie de Natitingou observe depuis deux semaines un arrêt de travail illimité, suite à la non satisfaction de certaines de ses revendications dont le paiement sans délai des arriérés de cotisations dûs à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Portes des services closes, des usagers déambulant dans la cour de la mairie sans trouver satisfaction à leurs attentes. C’est le constat fait hier jeudi 16 avril dans l’enceinte de la mairie de Natitingou. En dépit de la présence des chefs service au poste, les effets de la grève qui paralyse l’administration communale depuis le 6 avril dernier sont probants. L’affluence que l’on note aux portes des chefs service débordés en dit long sur cet arrêt, de travail illimité. Suite en effet, aux conclusions de l’Assemblée générale extraordinaire du 27 mars dernier, le personnel de la mairie de Natitingou a décidé d’un arrêt collectif de travail d’avertissement de 24 heures le jeudi 2 avril 2015 pour exiger, entre autres, le paiement sans délai des arriérés de cotisations dus à la CNSS au profit de tous les agents, le règlement définitif de la situation des admis à la retraite, le paiement sans délai de l’ensemble des moins perçus dans le respect de l’indépendance des exercices comptables, la reprise immédiate de la délivrance des fiches de paie dès virement des salaires et ceci à compter de janvier 2015 et l’implication du Syndicat autonome des travailleurs de la mairie de Natitingou (SYNATRAM) dans la désignation des agents bénéficiaires de formation. N’ayant pas eu de suite à sa motion à part une séance tenue par le secrétaire général de la mairie à l’intention du personnel pour l’informer des démarches entreprises par l’autorité communale pour satisfaire à ses doléances, le SYNATRAM a dû reconduire son mouvement de grève cette fois-ci sans ménager les usagers qui en font les frais. Pour le secrétaire général du bureau directeur du syndicat, Abraham Kaki Fibi, en l’absence de négociations entre les deux parties, les travailleurs n’ont que la grève comme moyen de pression d’autant plus qu’il s’agit de vieilles revendications qui ont été même portées vers le préfet des départements de l’Atacora et de la Donga. «Ce sont des arriérés de 2012 à ce jour. Nous avons eu des retraités qui sont morts sans avoir perçu leurs dûs du fait de ces cotisations non reversées à la CNSS. Ceux qui sont actuellement à la retraite ne bénéficient non plus des prestations de la Caisse. En décembre prochain, nous aurons encore six départs à la retraite. Que deviendront ces agents ? Ce n’est pas normal qu’après avoir servi l’administration publique pendant 30 ans, ils n’arrivent pas à jouir de leur retraite», souligne-t-il, bien amer.
Dénonçant au passage l’immobilisme qu’affiche l’autorité communale pour le respect des engagements pris en juillet 2014 en vue du règlement des revendications, l’inexistence d’un cadre de dialogue régulier et permanent avec les agents ainsi que la non prise en compte des propositions du SYNATRAM dans le budget 2015 en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de la mairie.
Aux dernières nouvelles, on apprend qu’une partie des revendications aurait été satisfaite avec le versement d’une partie des arriérés à la CNSS.

Société 17 avr. 2015


Drame à Akassato:Neuf morts dans un incendie d’essence de contrebande

L’essence de contrebande a fait de nouvelles victimes. Dans la nuit du mercredi au jeudi 16 avril dernier, aux environs d’une heure du matin, un incendie d’une rare violence a consumé une habitation et tous ses occupants dans la localité d’Akassato, commune d’Abomey-Calavi.

En effet, neuf membres d’une famille ont brûlé vifs dans cet incendie dû à l’essence de contrebande appelée communément «kpayô».
Selon les recoupements, il sonnait 00h30 quand un véhicule bâché a perdu le contrôle et a fini sa course dans une habitation dans laquelle, les membres de la famille victime qui dormaient, ont stocké des bidons d’essence de contrebande. Le choc a alors occasionné un incendie d’une rare violence qui a consumé tout sur son passage. Pendant plusieurs heures, les éléments des sapeurs pompiers, venus promptement n’ont pas pu maîtriser la furie des flammes qui ont en plus des personnes tuées, causé plusieurs dégâts matériels.

Jonas DETODJI (Stag)

Société 17 avr. 2015


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