La Nation Bénin...
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Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Togo, Pierre Laporte, est à Cotonou pour une visite de quelques jours pour constater l’évolution des projets qu’appuie l’institution au Bénin. Accompagné de la représentante-résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, il a effectué, hier jeudi, une visite à Igbola dans la commune de Sakété, pour voir ce qui se fait concrètement dans le cadre du Programme multisectoriel d’alimentation, de santé et de nutrition (Pmasn).
La Banque mondiale est l’une des institutions qui financent le Programme multisectoriel d’alimentation, de santé et de nutrition (Pmasn). Ledit programme destiné à la réduction de la malnutrition est en cours dans quarante communes sur les soixante-dix-sept que compte le Bénin.
Au cours de sa visite au Bénin, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, le Togo, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire a choisi de visiter le village d’Igbola dans la commune de Sakété, les acteurs locaux du Pmasn pour voir ce qui a été fait.
Le maire de Sakété, Pierre Ayéladé Adéchy, salue cette initiative qui vient, selon lui, bouter hors de la région la malnutrition qui a causé tant de ravages dans les familles. Il a pris l’engagement que la mairie de Sakété veillera à mettre plus de moyens pour combattre la malnutrition dans sa commune.
Le préfet du département du Plateau, Valère Sêtonnougbo affirme que la malnutrition, il y a quelques années, est criante.
« Mais avec la mise en place des commissions communales contre ce fléau, la situation a commencé à s’améliorer », dit-il.
Le préfet Valère Sêtonnougbo a rassuré son hôte qu’il suit avec attention la situation dans les quatre communes concernées par le programme dans son département et surtout qu’il veille à ce que chaque commune prenne en compte le volet nutrition à travers une ligne budgétaire. Il prend l’engagement de veiller à ce que les communes s’impliquent davantage dans la nutrition.
Le préfet du Plateau a par ailleurs salué l’initiative des cantines scolaires par le gouvernement pour favoriser la nutrition dans nos écoles.
Le chef du village d’Igbola, Ossé Lazare affirme qu’avant l’arrivée du programme dans son village, la mort fréquente des enfants était liée à la sorcellerie, mais avec ce projet, toute la population d’Igbola a compris que les causes des décès sont dues à la malnutrition. Avec le programme, un groupe d’assistance en nutrition est installé dans chaque hameau pour conseiller et assister les villageois.
Françoise Odounharo, l’une des bénéficiaires témoigne, avec son enfant de quelques mois tenu dans les bras que c’est grâce à ce programme que son enfant a pu avoir le lait maternel pour rester en vie.
Le secrétaire permanent de la cellule de l’alimentation et de la nutrition, Roch Mongbo se réjouit de cette visite qui permettra à l’équipe de la Banque mondiale qui accompagne cette opération de venir toucher du doigt les réalisations de ce programme qui permet aux enfants de connaître une pleine croissance.
Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Togo, Pierre Laporte s’est dit très impressionné et très satisfait de ce qu’il a vu sur le terrain.
Il rappelle qu’au niveau national, c’est un projet qui crée trois cents mille emplois dans cent quatre-vingt mille ménages. Un résultat impressionnant pour le futur, selon lui.
Pierre Laporte annonce que pour le futur, la Banque mondiale envisage de renforcer cet appui avec un autre projet, cette fois-ci dans le domaine de l’éducation.

Le Bénin est à nouveau sacré champion d’Afrique de roller de course, en Egypte. Cette consécration intervient après celle de Lomé en 2017. C’est dans ce cadre que la société Eau technologie et environnement (Ete) a célébré ces résultats, ce jeudi 15 novembre à Cotonou. Elle a gratifié les athlètes d’un chèque de cinq millions de Francs Cfa.
Le Bénin a terminé sur la plus haute marche du podium au 2e championnat d’Afrique de roller de course en Egypte. Revenus au bercail avec 29 médailles dont 11 en or, 9 en argent et 9 en bronze, les athlètes ont pu tirer leur épingle du jeu en confirmant pour la deuxième fois consécutive, leur titre de champion d’Afrique. Cette consécration est le fruit de tous les efforts que la société Eau technologie et environnement (Ete), leur partenaire de vieille date, a consentis en leur faveur. Elle a donc décidé de les honorer en organisant une cérémonie de distinction à leur intention.
« Au-delà de notre société Eau technologie et environnement, le Bénin tout entier vous honore pour votre victoire entièrement méritée. Nous ne pouvons qu’être fiers et vous réitérer notre engagement à être à vos côtés pour des victoires encore plus grandes et plus belles », s’engage le directeur général de l’Ete, Christian Mondjannagni.
Avant le départ des athlètes pour l’Egypte, ‘’l’Ete’’ s’était engagée à les célébrer à leur retour au pays s’ils réussissaient à conserver leur titre de champion d’Afrique. Cette promesse a été un des éléments motivateurs qui ont galvanisé la troupe. Ces athlètes ayant confirmé leur talent méritent donc la tenue de cette promesse. « Les fruits ont immensément tenu la promesse des fleurs. Face aux bons résultats des rollers, nous avons voulu partager notre joie avec eux », se réjouit-il.
Cette reconnaissance est une invite à la persévérance pour des résultats toujours meilleurs. « Nous adressons nos sincères remerciements à l’Ete qui est le premier à croire en nous et apporte son soutien à la réalisation des activités de la Fédération béninoise de roller sport. Tous ces résultats ont été enregistrés grâce à votre soutien sans faille à la Fédération béninoise de roller sport (Fbrs) », se réjouit son président, Marius Tchibozo.
Il trouve à travers cette récompense, « la célébration du sport et du partenariat entre la société Ete et la Fbrs qui a permis au Bénin d’être sacré champion d’Afrique en roller de course en Egypte ».
Les athlètes promettent toujours de gagner la confiance de la société Ete. « Nous vous promettons que les ressources mises à notre disposition seront utilisées en connaissance de cause pour toujours mériter votre confiance », promet le président de la fédération.
L’Ete, toujours proche de la fédération
L’entreprise n’est pas à son premier geste. Elle a déjà accompagné plusieurs fois les athlètes béninois. Au nombre de ces activités, le président de la Fbrs, Marius Tchibozo, cite l’organisation du troisième championnat national de roller sport en août dernier, l’organisation des 17 éditions de challenge Cotonou skating. A cela s’ajoutent l’organisation du premier championnat de l’Union des fédérations ouest-africaines de roller sport en septembre 2016, la participation du Bénin à la première édition du championnat de roller d’Afrique de course à Lomé. La toute dernière activité est son appui à la participation du Bénin à la deuxième édition du championnat d’Afrique de roller sport du 26 octobre au 5 novembre en Egypte. Le directeur général de la société plaide en faveur de l’accompagnement du roller de vitesse au Bénin.
Sports 16 nov. 2018

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a présenté, ce jeudi 15 novembre, le projet de budget de son ministère au titre de 2019 devant la commission budgétaire du Parlement. Cet exercice annuel de présentation a été une occasion pour le ministre de séduire les députés par sa bonne maîtrise de son portefeuille ministériel et la pertinence des actions projetées pour 2019 pour le compte de son ministère.
Les prévisions budgétaires mises à la disposition du ministère de l’Economie numérique et de la Communication au titre de l’année 2019 s’élèvent à 25,7 milliards F Cfa environ. Elles sont en hausse de 17% par rapport à l’année 2018. Elles se répartissent en termes de dépenses ordinaires à 5 milliards et de dépenses en capital autour de 20 milliards F Cfa. Les grandes lignes de ce projet de budget ont été dévoilées par le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la commission budgétaire du Parlement. Ce montant de 25,7 milliards F Cfa permettra à son département ministériel de mener les activités phares afin de gagner le pari de l’atteinte des objectifs du secteur de l’économie numérique et de la communication. C’est ce qu’a précisé à la presse le ministre à sa sortie des travaux budgétaires à l’hémicycle.
De façon plus concrète, Aurélie Adam Soulé Zoumarou envisage pour 2019, de renforcer, poursuivre et intensifier les efforts déjà commencés en 2018 sur la mise en œuvre des projets phares du ministère. « 2019 va voir la réalisation de la Télévision numérique terrestre. Et nous allons renforcer le réseau en fibre optique », annonce le ministre. Selon elle, 2018 a connu la réhabilitation de la dorsale nationale en fibre optique couvrant déjà 67 communes du Bénin et la construction d’un certain nombre de boucles métropolitaines. Il s’agira donc, en 2019, pour son ministère, de renforcer et de densifier ce réseau par la création de boucles complémentaires et l’augmentation des capacités. Ce qui permettra de prendre également en charge les 10 communes restantes et qui ne sont pas aujourd’hui interconnectées au réseau de la partie Ouest du pays, assure Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Plusieurs autres priorités tiennent à cœur au ministre de l’Economie numérique et de la Communication pour 2019. Il s’agit surtout la modernisation de l’administration par les usages numériques. « L’administration intelligente va se mettre en œuvre, nous allons installer notre plateforme nationale de paiement électronique, nous allons également bâtir tous les socles pour la modernisation, l’introduction du numérique dans l’administration et mettre par-dessus tous les services numériques tels que ceux que nous expérimentons aujourd’hui pour la gestion des carrières des fonctionnaires en ligne et la consultation des fiches de paye en ligne », promet le ministre. 2019 va permettre d’avancer sur ces chantiers et de continuer à mettre en lumière l’écosystème du numérique, assure Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Elle a été félicitée par les députés pour la grande qualité de sa présentation et la richesse de sa réponse à leurs préoccupations qui ont trait surtout à l’évolution et au développement du secteur de l’économie numérique au Bénin et à l’accès équitable aux médias de service public en cette veille des élections législatives de 2019.

Le ministère du Plan et du Développement utilisera, en 2019, un budget établi à 14,217 623 milliards F Cfa dont 53,45% destinés aux dépenses en capital humain. Ce montant est en baisse légère par rapport aux prévisions budgétaires de 2018 estimées à 15,5 milliards F Cfa environ.
Les grandes lignes de ce budget ont été dévoilées ce jeudi 15 novembre, par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdou laye Bio Tchané. Il était face aux députés membres de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’étude du projet de budget général de l’Etat gestion 2019. Selon le ministre d’Etat, ce budget de 14,217 623 milliards F Cfa traduit les actions retenues dans le plan stratégique 2018-2022 et le Document de programmation pluriannuelle des dépenses 2019-2021 de son département ministériel. Lequel plan s’insère dans la droite ligne de la mission assignée à son ministère à savoir, entre autres, l’élaboration et la mise en œuvre des documents de planification notamment le Plan national de développement (Pnd) ; le Programme d’actions du gouvernement (Pag) et le Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d).
Le ministère du Plan et du Développement est également présent sur le terrain de la recherche et de la mobilisation des ressources pour le financement des programmes et projets de développement.
Ainsi, avec ce budget prévisionnel, Abdoulaye Bio Tchané prévoit la réalisation d’actions phares dont la poursuite de la modernisation du ministère ; la création des nouvelles directions départementales et leur renforcement ainsi que la mise en place du cadre réglementaire de la gestion des investissements publics. Le ministre d’Etat n’a pas manqué de rappeler que le portefeuille du Projet d’investissement public (Pip) actif de son ministère au titre de la gestion 2019 compte six projets dont un nouveau à savoir le Projet des moyens de subsistance durable (Psmd) ; le Projet commune du millénaire (Pcm-Bonou) ; le Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep) ; le Projet d’appui à l’opérationnalisation des stratégies de développement (Pasd) ; le Projet d’appui aux politiques sociales (Paps) et le Projet d’appui à la gestion des investissements publics et la gouvernance (Pagipg).
La réalisation de ces différents projets permettra au ministère d’atteindre ses objectifs notamment impulser le développement économique et social ; assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques, programmes, projets et décisions du gouvernement en matière de développement national, régional et local, détaille le ministère d’Etat. « Pour 2019, nous aurons essentiellement six projets dont le projet le plus connu aujourd’hui du ministère, c’est le projet Bénin Taxi », insiste Abdoulaye Bio Tchané. Il se réjouit de la qualité des échanges avec les députés qui sont beaucoup plus préoccupés par le sort de certains projets poursuivis par le gouvernement surtout dans les secteurs de l’éducation et du transport.
Th. C. N.
Actualités 16 nov. 2018
Photo de famille des participants à la 5ième édition de la rencontre de haut niveau sur la transhumance apaisée[/caption]Les enjeux liés à la transhumance et à la mobilité du bétail deviennent de plus en plus une préoccupation au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). A l’ouverture des travaux de la 5e édition de la rencontre régionale de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée entre les pays sahéliens et les pays côtiers, hier mercredi 14 novembre, à Cotonou, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, a déclaré que ces enjeux méritent qu’on y accorde une attention collective en vue de trouver des solutions concertées et durables.
Le secrétaire permanent du Réseau des Organisations d’éleveurs et pasteurs d’Afrique appelé Réseau billitalmaroobé (Rbm), Boureima Dodo, lance un appel à la mobilisation de l’ensemble des acteurs de la transhumance transfrontalière pour réduire les risques de stigmatisation de la mobilité pastorale et de la transhumance transfrontalière. Cet appel a été lancé à l’ouverture des travaux de la 5e édition de la rencontre régionale de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée entre les pays sahéliens et les pays côtiers. Mais pour progresser dans cette voie, selon lui, il faut prendre appui sur le socle que constituent certains acquis. Des acquis obtenus grâce au soutien des partenaires techniques et financiers dont le porte-parole, Pierre Laporte de la Banque mondiale a rappelé les différents projets financés dans ce sens.
Pour le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, la rencontre de Cotonou se veut être un instrument de mise en œuvre de la décision Adec.5/10/98 de la Cedeao. Elle se tient à un moment où la recrudescence des conflits agriculteurs-éleveurs suscite une mobilisation accrue aux niveaux régional et international. Elle intervient par ailleurs, ajoute-t-il, dans un contexte où le foisonnement de nombreuses initiatives régionales sur l’élevage et le pastoralisme commande le renforcement de la coopération et de la coordination au bénéfice de la cohérence et de l’efficacité des interventions dans le domaine.
En effet, la dernière campagne de transhumance, estime Gaston Cossi Dossouhoui, a été exceptionnelle à tout point de vue. La concertation technique organisée par le Réseau de prévention des crises alimentaires en septembre 2017 à Conakry en République de Guinée, sur le bilan à mi-parcours de la campagne agro-pastorale, rappelle-t-il, a révélé clairement un déficit fourrager depuis la Mauritanie jusqu’au Sénégal. Cette crise pastorale particulièrement sévère a eu des répercussions au Nord-Est du Tchad et une bonne partie du Sahel. Elle a également occasionné de mouvements précoces des animaux vers les zones habituelles d’accueil notamment les pays côtiers où la communauté régionale n’a pas su mettre en place des dispositifs de veille et des plans de réponse subséquents.
Les objectifs à atteindre
Le Bénin, selon le ministre en charge de l’Elevage, a vécu cette pression des troupeaux du Nigeria, du Niger, du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et du Togo, arrivés précocement, massivement et souvent installés dans les zones interdites à la transhumance transfrontalière en raison de la présence encore des cultures vivrières en herbe. Il en a résulté, regrette-t-il, un bilan particulièrement peu reluisant qui devra nourrir l’analyse et les réflexions des experts au cours de la rencontre de Cotonou.
Se référant à ces situations, le commissaire de la Cedeao, chargé de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau, Sékou Sangaré, a rappelé les défis qui attendent d’être relevés. Pour lui, l’insécurité des éleveurs craignant les vols répétés de bétail, la persistance du terrorisme dans la région, le trafic de drogue et la circulation des armes légères, sont autant de préoccupations majeures auxquelles il faut ensemble réfléchir et apporter des solutions durables. C’est pourquoi, la Cedeao, selon lui, se réjouit de cette mobilisation des principaux acteurs de la région pour réfléchir ensemble et contribuer plus activement que par le passé à la résolution des problèmes. Il faut, selon lui, dans la région ouest-africaine, la mise en place d’une transhumance apaisée et sécurisée et la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour toutes les populations.
Pour atteindre ces objectifs, plusieurs réunions, souligne le commissaire ont été organisées cette année. Et au nombre de celles-ci, celle de février 2018 au Tchad, en avril 2018 à Abuja avec les ministres en charge de l’Elevage et de la Sécurité des 15 Etats de la Cedeao plus le Cameroun, le Tchad et la Mauritanie et enfin la réunion de Cotonou qui se tient, depuis hier, pour prendre fin demain.
Célébration du bicentenaire du roi Guézo[/caption]Autorités politico-administratives et populations de Porto-Novo ont encore plus de connaissance sur l’œuvre et la vie du roi Guézo. C’est à la faveur de la commémoration du bicentenaire de l’accession au trône de l’illustre roi de Danxomè. Les manifestations ont pris leurs quartiers hier au musée Honmè pour le compte de l’étape de Porto-Novo.
Le roi Guézo qui a régné sur le trône du royaume de Danxomè de 1818 à 1858 était à l’honneur ce mercredi 14 novembre à Porto-Novo après Abomey et Cotonou. Le parcours et l’œuvre de l’illustre roi ont été vantés aux populations de la capitale politique. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre du bicentenaire du sacre du digne fils de Danxomè (Bénin). On retient que Guézo a libéré le Danxomè du joug du royaume d’Oyo.
En effet, le pays devrait payer chaque année un lourd tribut composé de 41 jeunes filles, 41 garçons, 41 mille cauris et 41 mille fûts d’huile de palme. Danxomè a payé ce lourd tribut pendant 110 ans jusqu’à l’accession au trône, en 1818, du roi Guézo qui a mis fin à cette humiliante domination pour son royaume.
L’histoire rappelle, par ailleurs, que c’est le roi Guézo qui a créé le corps des amazones, c’est-à-dire les femmes guerrières qu’il a habillées et équipées et mises au front au même titre que les hommes. Il a développé l’agriculture pour soulager la souffrance de sa population. La production de la tomate, du gombo lisse, du manioc, du taro, du souchet, sans oublier des cultures vivrières dont le maïs. Guézo a été donc révélé aux populations de Porto-Novo qui en savent davantage sur son histoire qui marque les esprits par ses réformes courageuses, sa bravoure, son abnégation et sa rigueur. C’est à juste titre que la cérémonie était riche en tableaux, en chants et danses royaux et ancestraux. Elle a été rehaussée par la présence du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui a lancé les manifestations. Sa présence a été très fortement appréciée par le président du comité d’organisation, Dah Guézo Yamongbè Miminvo. Il l’a remercié pour sa disponibilité et son investissement depuis le début des préparatifs de la commémoration du bicentenaire. Dah Guézo Yamongbè Miminvo a insisté sur les liens de fraternité entre les peuples d’Abomey et de Porto-Novo.
Houégbadjavi et Aïnonvi : une vie
Il a souhaité le renforcement de ces relations entre les Houégbadjavi et les Aïnonvi au profit du développement du Bénin. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy tire un coup de chapeau aux œuvres du roi Guézo qui incarne l’unité nationale à travers l’allégorie de la jarre trouée qui devrait garder l’eau pour la survie de son peuple et le développement de son royaume.
Le président de l’Assemblée nationale, en sa double qualité de descendant d’Aïnonvi et de Houégbadjavi, se réjouit de la célébration des 200 ans du sacre du roi Guézo qui est, selon lui, également fils de Porto-Novo. Il passe en revue les œuvres et les qualités exceptionnelles de l’illustre dirigeant qui aura légué un patrimoine riche par sa diversité et sa portée. « Je dirai qu’il (le roi Guézo, ndlr) n’était pas un homme de guerre, mais il était un homme d’Etat tout simplement », témoigne Me Adrien Houngbédji. Il en veut pour preuve le farouche combat mené avec succès par le roi Guézo qui a refusé de payer dorénavant de lourd tribut à un pays ennemi.
Après Porto-Novo hier, les regards sont tournés vers Abomey où le comité d’organisation annonce l’apothéose du bicentenaire pour le samedi 17 novembre prochain.
Des dignitaires des religions endogènes implorant les dieux[/caption]La maison de feu Sossa Guèdèhounguè à Doutou, dans le Mono, a servi de cadre ce mercredi 14 novembre à un culte des religions endogènes pour la réussite du régime du Nouveau départ et implorer la paix lors des prochaines échéances électorales. C’était sous la direction du leader de la communauté des adeptes desdites religions, Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè et du deuxième secrétaire parlementaire, Dakpè Sossou.
Le Bénin est un édifice national en construction auquel chaque citoyen doit apporter sa pierre. Celle qu’apportent les adeptes des religions endogènes, ce sont les prières adressées à leurs différentes divinités. Ce mercredi 14 novembre, c’en est encore le cas où, soutenus par le député de la 18e circonscription électorale Dakpè Sossou, les dignitaires religieux et chefs traditionnels des six communes du Mono ont mobilisé leur communauté pour un culte populaire dit à l’intention du gouvernement et pour implorer la paix lors des prochaines échéances électorales. Le porte-parole de Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè précise qu’il s’agit « d’une cérémonie de prières et de bénédictions en faveur de Son Excellence Patrice Athanase Guillaume Talon et de tout son gouvernement ». Il souligne que par la même occasion, la communauté apporte son soutien au Programme d’actions du gouvernement (Pag).
L’intérêt de ce culte se situe à deux niveaux. Le premier est de voir le régime du Nouveau départ réussir ses programmes et projets de développement. «Si le gouvernement du président Patrice Talon échoue, c’est tout le Bénin qui a échoué », justifient les adeptes des religions endogènes. C’est pourquoi, disent-ils, en tant que religieux et chefs traditionnels du Mono, ils implorent Dieu et les mânes des ancêtres à éclairer le chef de l’Etat et tous ses ministres chaque jour afin que leurs actes garantissent un mieux-être au peuple et, par ricochet, le développement durable.
Le second volet, retiennent-ils, vise à faire prévaloir une ambiance de paix autour des élections qui s’annoncent. Pour ce faire, Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè et son bureau ont instruit les prêtres et prêtresses vodoun, les adeptes et autres dignitaires à ne pas baisser la garde. « Implorer au sein des différents couvents, toutes les divinités pour qu’elles puissent calmer les velléités de violences des uns et des autres», telle a été leur recommandation. Le clou du culte d’hier a été les libations suivies de l'immolation d’un animal quadrupède devant le mausolée de feu Sossa Guèdèhoungué, à Doutou, dans la commune de Houéyogbé.
La ministre Mathys Adidjatou lors de l'ouverture de la session des experts de l'Ofpa[/caption]La ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a procédé, hier à Cotonou, à l’ouverture de la réunion des experts des Etats membres de l’Observatoire des Fonctions publiques africaines (Ofpa) en prélude à la 11e session de la Conférence des ministres en charge de la Fonction publique de l’institution.
« Les fonctions publiques africaines en marche vers la modernisation». C’est le thème qui mobilise, depuis ce mercredi 14 novembre, et ce, jusqu’au 16 novembre prochain, les experts des Etats membres de l’Observatoire des Fonctions publiques africaines (Ofpa). Cette 11e session de la conférence des ministres se tient à un moment où les fonctions publiques des différents pays sont à la croisée des chemins, et où la modernisation des administrations publiques devient un passage obligé pour impulser le développement de l’Afrique.
Pour Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, cette réunion se tient dans un contexte particulier, marqué par quatre années d’apathie de l’organisation. « Une situation qui risquait, si rien n’est fait, d’avoir définitivement raison de l’initiative de Cotonou, qui a porté l’Ofpa sur les fonts baptismaux en novembre 2011 », indique-t-elle.
Outre les documents de travail de l’année 2018 et ceux relatifs aux prévisions de l’année 2019, il sera élaboré, à titre de régulation, des rapports d’activités et financiers du Secrétariat exécutif de 2014 à 2017, des projets de programmes de travail et de budget au titre des années 2018 et 2019, des propositions de relecture de certains passages des référentiels officiels de l’Ofpa. Adidjatou Mathys rappelle aux experts que la pertinence des analyses et la qualité des conclusions et suggestions issues de leurs travaux constitueront des atouts appréciables pour la qualité des décisions qui seront prises par la Conférence des ministres prévue du 17 au 18 novembre prochain.
L'Assemblée Nationale[/caption]Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, s’est entretenu, ce mercredi 14 novembre, à son cabinet, avec plusieurs délégations dont des techniciens et cadres de l’Organisation ouest-africaine de la Santé (Ooas). Ils ont discuté avec lui des préparatifs des prochaines assises à Cotonou des députés des 15 pays membres de l’espace Cedeao élargis à la Mauritanie et au Tchad, sur le financement de la santé et les questions de population.
Le député burkinabè Tamboura Océni, à la tête d’une délégation de techniciens et cadres de l’Organisation ouest-africaine de la Santé (Ooas) s’est rendu, ce mercredi 14 novembre, au palais des gouverneurs à Porto-Novo. La délégation a échangé avec le président Adrien Houngbédji sur les préparatifs de la tenue au Bénin, en décembre prochain, d’une rencontre des parlementaires des pays de la Cedeao, de la Mauritanie et du Tchad, sur la problématique du financement de la santé et des questions de population. Selon les explications du député Tamboura Océni, la rencontre de Cotonou vise premièrement à évaluer les décisions prises lors de la rencontre de haut niveau tenue à Ouagadougou au Burkina Faso en 2017 et qui a acté la déclaration d’engagement des Parlements de ces pays à veiller à l’augmentation du budget de financement de la santé par leurs Etats respectifs, à hauteur de 2% par an, d’ici 2030. Les assises de Cotonou ambitionnent, par ailleurs, de doter les parlementaires d’un comité interparlementaire, composé de 34 députés, qui seront la cheville ouvrière de la mise en œuvre de cette déclaration. En d’autres termes, il s’agit pour les parlementaires des 17 pays concernés de faire en sorte que la mise en œuvre de la déclaration d’Abuja de 2001 soit également une réalité. En effet, cette déclaration proposait aux Etats de consacrer 15% de leur budget aux problématiques de santé. Ce financement, aux yeux du député burkinabè, est indispensable face aux défis qui se posent à la santé de la population sur le continent africain. « Nos capacités nationales de réponse en cas d’épidémie, de problème de santé sont souvent faibles, ce qui nous amène souvent à courir derrière les bailleurs de fonds, alors qu’en principe, c’est une question de souveraineté. Nous devrions pouvoir mettre des ressources à la disposition de nos départements de santé », observe Tamboura Océni.
La déclaration de Ouagadougou de 2017 invitait donc les gouvernements à aborder les questions de populations avec plus d’attention et à mettre un lien entre les populations et le développement, à travers l’approche communément appelée le dividende démographique. Les assises de Cotonou, en décembre prochain, visent l’évaluation de ce qui a été fait depuis la déclaration d’Ouagadougou. Elle est déclinée en actions concrètes atteignables pour l’amélioration des conditions de financement de la santé des populations, précise le chef de la délégation des techniciens et cadres de l’Ooas. « Nous avons été très honorés d’être reçus par le président de l’Assemblée nationale du Bénin et nous avons eu une oreille très attentive à notre égard», témoigne Océni Tamboura.
Actualités 15 nov. 2018

Il y a quarante-cinq ans, les Etats de l’Union économique et monétaire ont créé la Banque ouest-africaine de développement (Boad). A l’occasion de la célébration de cet anniversaire, jour pour jour, ce mercredi 14 novembre à Lomé, les dirigeants de l’espace communautaire, tout en saluant les avancées ont insisté sur ce qui doit être l’une des dévolutions majeures de la banque les années à venir.
« Depuis sa création, la Boad s’emploie à assumer ses missions statutaires au premier rang desquelles figure la promotion du développement équilibré de ses Etats membres, et d’autre part une contribution active à la réalisation de l’intégration économique en Afrique de l’Ouest », a clamé Christian Adovèlandé, ce mercredi à l’hôtel 2 février de Lomé où a été célébré le 45e anniversaire de la Boad dont il est le président en exercice, comme pour rafraichir la mémoire à son auditoire. Premiers à son écoute, les dirigeants des institutions communautaires et autres institutions de financement, à savoir le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le président de la Commission de l’Uémoa, le président de l’Autorité des marchés financiers de l’Uémoa. Et surtout Alassane Dramane Ouattara, président de Côte d’Ivoire et président de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uémoa, ainsi que Romuald Wadagni, président du Conseil des ministres statutaire de l’Uémoa.
Célébré sous le thème évocateur de « l’énergie solaire dans l’économie des pays de l’Uémoa: état des lieux, enjeux et politiques », l’anniversaire de la banque sous-régionale de développement, au détour d’un forum y dédié, a également réuni le gotha des experts d’Afrique et d’ailleurs sur la question.
Selon le président de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Abdallah Boureima, il s’agit d’un forum organisé sur une thématique au « cœur des préoccupations des instances dirigeantes de l’Uémoa, à savoir la question énergétique ». Car, soutient-il, « l’Uémoa enregistre une croissance avoisinant un taux de 6,5 % », mais « cette performance économique aurait pu être plus avantageuse encore si les efforts de développement des Etats membres pour accroitre la compétitivité des entreprises et améliorer les conditions de vie des populations n’avaient été obérés par un environnement énergétique particulièrement défavorable». Et si, «la part du thermique qui constitue les 2/3 de parts de production, ce qui fait de l’électricité au sein de l’Uémoa l’une des plus chers au monde», n’était prépondérante. Il souligne également « La faiblesse des ressources publiques pour le financement d’infrastructures électriques », et « la situation financière souvent précaire des opérateurs publics d’électricité». D’où la nécessité des énergies renouvelables, une ambition que porte la Boad.
A ce propos, rappelle Christian Adovèlandé, il y a cinq ans, la célébration du 40e anniversaire de la banque avait été une occasion de réfléchir sur le thème : «Nouveaux enjeux pour l’activité des banques sous-régionales de développement». Et, détaille-t-il, «le plan stratégique qui en a découlé et qui est en cours d’exécution, porte le sceau d’un fort engagement en finance climat avec un accent particulier sur les énergies renouvelables». D’où le thème du forum marquant les 45 ans de l’institution bancaire, ouvert ce mercredi 14 novembre, qui reste lié à celui débattu il y a cinq ans. Il évoque le développement, en effet, des potentialités économiques et sociales importantes que les pays de la sous-région commencent à peine à exploiter, car, indique le président de la Boad, la plupart des activités, qu’il s’agisse de production, d’éducation, de santé, ou des loisirs, font recours à l’énergie, appuie Christian Adovèlandé, selon qui « un bon accès à l’énergie est une condition de développement économique, social et culturel.. ».
Sans électricité…
Procédant à l’ouverture dudit forum, le président Alassane Dramane Ouattara, déplore qu’ « aujourd’hui, moins de la moitié de nos compatriotes a accès à l’électricité et beaucoup n’y a qu’un accès limité », « je trouve que cela est une honte », dit-il sans ambages et suivant le langage de vérité qui lui est connu ! D’autant plus que, argumente-t-il, « sans l’électricité, il n’y a pas d’eau potable, sans l’électricité et l’eau, l’éducation et la santé ne peuvent être que retardées ».
Faisant le diagnostic y afférent, il relève que cette situation « résulte du retard accusé en matière d’investissement », qui « constitue un frein à notre développement économique et social » au sein de la communauté. Aussi, préconise-t-il « Pour accélérer la croissance économique», que les pays de l’Uémoa investissent « massivement dans le secteur de l’énergie ». Cela est une priorité, insiste-t-il, car « la diversification et l’industrialisation de nos économies à travers la transformation de nos matières premières passent impérativement par l’accroissement de nos capacités de production électrique », martèle le président Ouattara.
Wadagni édifie
En sa qualité de président du Conseil des ministres statutaire de l’Uémoa, Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances béninois, a axé son intervention, à la cérémonie d’ouverture du forum d’anniversaire hier, sur deux principaux messages: un message général pour l’amélioration des performances de la banque, et une suggestion par rapport au thème du forum.
Tout en saluant les efforts consentis pour faire de la Boad « une institution de référence en matière de financement de développement », il a estimé que « le principal défi pour les prochaines années est de trouver des moyens innovants pour renforcer les fonds propres de la banque et abaisser les coûts de ses interventions ». Selon Romuald Wadagni, « il serait souhaitable de mettre en œuvre des projets concrets pour renforcer les capacités de la banque à mobiliser de ressources à très long terme à des taux bas ». A cet effet, il cite en exemple le Bénin qui l’a fait, «pour lever des fonds…à 30 ans et à des taux bas avoisinant les 2%.». S’agissant spécifiquement du forum, Romuald Wadagni suggère que la Boad mette l’accent désormais sur «le contenu local dans le choix des projets d’électrification d’énergie solaire à financer ». Il s’agira notamment, argumente-t-il, « de développer des compétences locales pour la maintenance des équipements et la recherche-développement». Exhortant à une appropriation africaine de la manne économique que représentent les énergies renouvelables, selon l’argentier béninois « le soleil, la principale matière première, existe en quantité suffisante dans nos pays ». Cependant, prévient-il, « si nous nous contentons d’importer des équipements, nous allons avoir du mal à assurer la durabilité des projets. Nous aurons beaucoup de mal à faire prendre en charge nos besoins spécifiques ».
Cette exhortation du ministre béninois des Finances a eu la particularité de titiller la fibre patriotique des participants au forum, qui l’ont applaudi à tout rompre, interrompant son speech maintes fois. Et s’il faille mesurer à l’applaudimètre la pertinence des allocutions prononcées hier à l’hôtel 2 février, celle de Romuald Wadagni tient la dragée haute, ajoutée à celle du président Ouattara qui séduit toujours par son franc-parler.
Dynamique
Faisant chorus au discours du ministre Wadagni, le président de la Boad indique que «Le développement de l’énergie renouvelable serait d’un grand apport à la durabilité de la croissance économique, de même qu’au renforcement de l’inclusion sociale et financière». Ce dont convient de président du Conseil des ministres statutaire, Romuald Wadagni: « Nous nous investirons à accompagner la dynamique dans les Etats membres de l’Union. A cet égard, nous restons attentifs aux conclusions du Forum», s’engage-t-il au nom de ses pairs.
A noter, pour le compte de la première journée, que les travaux du forum ont été consacrés à deux panels. Le premier a porté sur « Faire décoller et développer l’économie du solaire en zone Uémoa », et le deuxième sur «Finance climat et mobilisation de ressources ». Le premier panel, dirigé par l’ancien Premier ministre du Sénégal, Mamadou Loum, a été animé par d’éminentes personnalités dont Seyni Nafo, conseiller spécial du président du Mali et Luc Gnacadja, ancien ministre béninois de l’Environnement. Le deuxième panel a été conduit par Kabiné Komara, ancien Premier ministre de la Guinée et animé également par d’éminentes personnalités et experts?
Par Paul AMOUSSOU, de Lomé
Actualités 15 nov. 2018