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Nouvelles

Sénégal:Karim Wade écope de 6 ans de prison et 138 milliards FCFA d’amende

Karim Wade a été condamné, hier lundi 23 mars 2015, par la Cour de répression de l’enrichissement illicite, à une peine de prison de 6 ans, en plus d’une amende de 138 milliards de FCFA.

Le verdict est tombé hier lundi 23 mars 2015 au palais de Justice de Dakar, situé au quartier Rebeuss, à une centaine de mètres de la prison où est détenu Karim Wade. Le fils de l’ancien président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a été condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à une peine de six ans de prison assortie d’une amende de 138 milliards de FCFA.

«On vient de condamner un adversaire politique», s’exclame Mamadou Diop Decroix, membre du Parti démocratique sénégalais. Justement, c’est samedi 21 mars dernier que Karim Wade a été porté comme candidat à la prochaine présidentielle par le Parti démocratique sénégalais. Karim qui écope d'une peine de prison de six ans, donc de plus de cinq ans, perd ainsi tous ses droits civiques et politiques.
Le fils de l’ancien président du Sénégal a été interpelé le 15 avril 2013, avant d’être déféré au parquet deux jours plus tard, le 17 avril 2015. Selon les juristes sénégalais, Karim Wade peut attaquer cette décision à travers un pourvoi à déposer auprès de la Cour suprême.
Le verdict tombé, c’est la désolation totale aux abords du tribunal de Dakar. Les militants et autres sympathisants du PDS se sont écroulés. L’ancien ministres des Sports du Sénégal, El Hadji Daouda Faye, est lui sorti de la salle d’audience, en cris. D’autres partisans du PDS menacent que «Karim Wade ne passera pas la nuit en prison».

Afrik.com

International 24 mars 2015


Promotion des femmes aux postes de direction dans les SFD:Une problématique au cœur des préoccupations de l’ACFB

Les femmes de l’Association des Caisses de financement à la base (ACFB) ont aussi sacrifié, hier lundi 23 mars à Cotonou, à la tradition de la célébration de la Journée internationale de la femme, édition 2015. Elles ont, à l’occasion, suivi une communication sur le thème « Promotion des femmes aux postes de direction dans les SFD que faire ! ».

Grâce à leur apport, les femmes occupent une place importante dans le développement d’un pays. L’ACFB en est si consciente, qu’à la faveur de la célébration en différé de la Journée internationale de la femme, édition 2015, elle a bien voulu créer une tribune pour approfondir la réflexion sur les conditions devant permettre leur promotion aux postes de direction dans les Systèmes financiers décentralisés (SFD). Cette activité n’aurait pas été possible, n’eut été l’appui financier du PASMIF.
Avant la communication sur le thème « Promotion des femmes aux postes de direction dans les SFD ! que faire !», Eric Kotchoni du PASMIF, Emmanuel Gahou, directeur de l’ACFB et la directrice par intérim de la Promotion de la Micro-finance (DPMF), Loubabath Imorou Gibigaye se sont adressés à l’assistance. Ils ont, à travers leurs exhortations et engagements, reconnu que la promotion et l’autonomisation des femmes offrent des avantages pour tous. Ainsi, prenant l’exemple de l’ACFB, la directrice Loubabath Imorou Gibigaye a indiqué que sur un personnel total de 114 personnes, elle ne dispose que de 43 femmes. Sur 45 agents de crédit que cette structure compte, il n’y a que 8 femmes. Il n’existe qu’une seule femme parmi ses 7 chefs service et 4 femmes sur 14 chefs d’agence. Une situation à laquelle le directeur de l’ACFB, Emmanuel Gahou, avec le soutien du bureau exécutif de son institution, a promis apporter des améliorations.

Une question de choix

S’agissant de la communication présentée par Fébronie Codjia, c’est un cas pratique qu’elle a d’abord soumis à la réflexion de l’assistance. Gnonnou Glé-gbénou et Sounou Houessi ont été recrutés tous les deux, le même jour dans une même SFD, avec les mêmes diplômes et les mêmes expériences. Mais deux ans plus tard, Sounou Houessi est promis chef d’agence, ce dont Gnonnou Glégbénou bénéficiera 7 ans après avec affectation de son poste actuel. Loin de se réjouir de cette promotion dès qu’elle l’a apprise dans les coulisses, Gnonnou Glégbénou la porta à la connaissance de son mari afin de savoir la conduite à tenir.

Vu les contraintes, ce dernier tenta de la dissuader de ne pas l’accepter, sous prétexte qu’étant aussi sur le point de devenir directeur général, qu’il va lui ouvrir une grande boutique et acheter un véhicule pour s’occuper des enfants. «Qu’est-ce qui pourrait justifier l’écart entre le temps de promotion des deux agents ? Le conjoint a-t-il raison de faire sa proposition à ce moment précis ? Quels conseils pourrait-on donner à Gnonnou Glégbénou ? », a demandé Fébronie Codjia. S’en est suivi des échanges qui ont permis aux participants de se prononcer par rapport à ce cas concret qui pose le problème de la femme qui est faite pour rester au foyer et l’homme, aller chercher le pain. Il s’agit, entre autres, de l’inégalité entre l’homme et la femme, de la question de l’épanouissement professionnel et familial de la femme. Autant de réalités qui, à en croire les différents intervenants, sont en déphasage aujourd’hui.

Tous sont d’avis, qu’il appartient aux femmes elles-mêmes de savoir la gérer en veillant à l’équilibre de leur ménage.
Une telle causerie avec les femmes organisée par la DPMF, a assuré sa directrice, Loubabath Imorou Gibigaye, vise à leur permettre de tirer les leçons des expériences des autres. «Lorsque nous parlons de promotion ou d’autonomisation des femmes, il faut qu’elles prennent conscience que des efforts restent à fournir. C’est ce qui a fait que l’ACFB constituée en grande partie de femmes, même si au sein de son administration, ces dernières sont peu nombreuses à occuper des postes de responsabilités, a été choisie pour abriter l’évènement », a-t-elle expliqué.

Economie 24 mars 2015


Financement de la Banque mondiale au Bénin:10 milliards F CFA pour rendre le secteur privé compétitif

Le groupe de la Banque mondiale a approuvé, la semaine dernière, un financement de plus de 10 milliards F CFA au profit du Bénin. Ce fond est destiné à renforcer la compétitivité du secteur privé béninois.

20 millions de dollars, soit plus de 10 milliards de francs CFA ! C’est le montant du crédit que le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé, le 17 mars dernier, au profit du Bénin. Ces ressources visent à dynamiser les efforts du pays en faveur de la promotion de la bonne gouvernance et du renforcement de la compétitivité du secteur privé. Plus précisément, la Banque entend aider le Bénin à lever les obstacles à l’investissement et à limiter les mesures ayant un effet de distorsion, dans l’optique de la transformation structurelle et de la dynamisation de la croissance du pays.
Le financement représente le dixième crédit d’appui à la réduction de la pauvreté (PRSC-10). Il est la deuxième d’une série de trois opérations d’appui aux politiques de développement qui visent à accélérer et à élargir les opportunités de croissance équitable en remédiant aux principaux problèmes liés à la gouvernance, à la gestion des finances publiques et aux réformes du climat des affaires. « Le PRSC-10 va renforcer le cadre légal des affaires, qui sera propice à l’investissement dans les secteurs les plus prometteurs du pays », indique Ousmane Diagana, directeur des opérations de la Banque pour le Bénin. Il s’agira surtout, poursuit-il, de s’investir dans les mesures essentielles pour faciliter la transformation structurelle de l’économie béninoise et stimuler en permanence la croissance du Bénin. Ces mesures concernent l’élimination des barrières administratives à l’investissement et au développement de l’économie formelle, l’abaissement des coûts de transaction, l’atténuation des goulots d’étranglement liés aux infrastructures et l’instauration des mêmes règles pour tous les acteurs, grâce à la limitation des politiques ayant un effet de distorsion.
Selon la Banque mondiale, ce nouveau programme d’appui budgétaire, pleinement en phase avec la troisième Stratégie pour la croissance et la réduction de la pauvreté du Bénin, devra contribuer à améliorer la gestion des finances de l’État, en vue de promouvoir la bonne gouvernance et la responsabilisation du secteur public. « Il se concentrera essentiellement sur les procédures d’exécution du budget et sur celles régissant les marchés publics, tout en accompagnant les efforts axés sur la bonne gouvernance et sur la lutte contre la corruption », informe l’institution financière internationale. Les ressources allouées vont aussi renforcer la compétitivité du secteur privé en améliorant l’environnement des affaires, les activités portuaires, ainsi que l’efficacité de l’administration douanière, et en favorisant la croissance et la diversification de l’agriculture.
L’efficacité du service public et la saine gestion des finances publiques constituent des conditions sine qua non pour la réussite des objectifs du PRSC-10, alerte la Banque mondiale. Ousmane Diagana soutient : «Pour encourager la croissance, l’Etat ne doit pas seulement instaurer un cadre permettant au secteur privé de prospérer ; il doit également proposer des services publics efficaces, qui maximiseront l’impact des recettes financières disponibles». Et de conclure en ces termes : «une gouvernance solide et une gestion des finances publiques responsables, ancrées dans un engagement de transparence et de responsabilisation, sont cruciales pour une prospérité partagée par le plus grand nombre, et pour une croissance permettant un recul réel de la pauvreté au Bénin».

Economie 24 mars 2015


Financement des partis politiques:Modeste Kérékou opte pour la contribution des électeurs

Candidat aux élections législatives du 26 avril prochain dans la 4ème circonscription électorale, Modeste Tihounté Kérékou s’est prononcé, hier dimanche 22 mars à Natitingou, sur la question de financement des partis politiques au Bénin. Plutôt amer face à l’attrait de l’argent dans la décision des électeurs, il s’en remet à une contribution de leur part pour favoriser un réel suffrage démocratique.

Pour un réquisitoire fait à l’Etat, c’en est un. A l’occasion de sa conférence de presse, Modeste Tihounté Kérékou, candidat aux élections législatives du 26 avril prochain dans la 4ème circonscription électorale comprenant les communes de Natitingou, Toucountouna, Kouandé, Péhunco et Kérou, n’est pas allé de main morte pour admonester l'absence de financement des partis politiques par l’Etat. S’il s’entend que l’Etat devrait financer les partis les plus représentatifs du pays sur la base de leurs résultats aux diverses joutes électorales, l’inexistence d’une loi y relative et le manque de volonté de l’Exécutif ont favorisé un laisser-aller. Le suffrage qui se veut universel, est devenu aux yeux de l’ancien député et ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, censitaire, puisque la course à un mandat électif n’est réservée qu’à ceux qui ont les moyens de faire face aux diverses charges indues. Ainsi s’invitent au débat politique des douaniers retraités, des transitaires nantis et autres hommes d’affaires.

«Il y a dans ce pays des gens qui ont de bonnes idées et sont prêts à les défendre pour le bien des populations mais par manque de moyens ils ne peuvent se prévaloir candidats à aucune élection», note-t-il. Pour exemple, il cite la caution de 100 000 F CFA à verser au Trésor public par chaque candidat titulaire aux législatives et ce que ça pourrait coûter pour un parti ou une alliance de partis en course avec les 83 candidats titulaires. Et ceci sans compter les frais de campagne prévus par la loi (une limite de 15 millions à ne pas dépasser par chaque candidat). Dans un pays où la campagne électorale est synonyme chez les populations, de kermesse où l’on s’attend à boire, à manger et à avoir de l’argent, Modeste Kérékou pense que les politiques ont biaisé le jeu électoral, transformant le suffrage universel en un vote censitaire. «Même dans certains partis politiques, il est fait obligation aux potentiels candidats de payer une certaine somme pour leur positionnement sur les listes de ladite formation politique », dénonce-t-il.

Fort de toutes ces considérations et dans le souci d’engager davantage ses électeurs dans sa campagne, le candidat entouré pour la circonstance de membres de l’Alliance Soleil à laquelle il appartient de même que son parti, l’UPR, a décidé d’innover en sollicitant le concours de ses militants et sympathisants ou autres amis de sa circonscription électorale. C’est ainsi qu’il a ouvert un compte bancaire pour permettre à tous ceux qui partagent ses idées de contribuer à sa campagne, d’une quelconque manière. «Ce compte a vocation à recevoir les dons et apports de tous militants, sympathisants et amis qui souhaiteraient contribuer au financement de ma campagne en guise d’adhésion et de soutien à ma candidature. Au-delà des généreuses contributions que je récolterai et dont je ne peux ici présager du montant, le but de cette initiative est d’innover en introduisant de nouvelles pratiques démocratiques dans notre système électoral caractérisé par des financements occultes ou à tout le moins opaques », défend-il.

Actualités 24 mars 2015


Clôture de la 1ère session extraordinaire 2015 demain au Parlement :Les dossiers des avocats et magistrats de la Cour suprême en souffrance

Les députés ferment demain mardi 24 mars à l’hémicycle, la première session extraordinaire de l’année 2015 ouverte mardi 10 mars dernier. Au cours des quinze jours de travaux, ils devraient se pencher sur quinze dossiers dont ceux portant sur le statut des magistrats de la Cour suprême et le projet de loi sur le barreau béninois. A l’allure où vont les choses, ces deux derniers dossiers d’importance, n’ont aucune chance d’être examinés avant la fin de cette session extraordinaire.

Les parlementaires poursuivent ce lundi 23 mars les travaux de leur première session extraordinaire de l’année 2015. Ils vont continuer avec la désignation de leurs représentants dans les 26 212 postes de vote devant gérer les élections législatives du 26 avril prochain. Un point qu’ils ont entamé depuis lundi dernier mais qu’ils peinent à boucler. Les députés auront donc encore à poursuivre ce dossier au cours de la plénière de ce lundi 23 mars.

Et ce n’est pas évident qu’il l’achève. Et pour cause, désigner 26 212 agents électoraux n’est pas une chose aisée. En témoignent d’ailleurs les difficultés que rencontrent les députés avec déjà trois séances plénières infructueuses à l’Assemblée nationale. Ces reports successifs ne manqueront pas de déteindre sur les autres points à l’ordre du jour en instance d’examen. Les deux dossiers victimes de cette donne sont ceux relatifs au statut des magistrats de la Cour suprême et au barreau béninois. Les députés ont inscrit ces deux dossiers au rang des priorités après les autorisations de ratification et la modification du Code électoral. Ces deux dossiers retiennent une grande attention des membres de ces deux corporations. L'importance du dossier sur le barreau est relevée.

Car il s’agit pour le Bénin de se mettre en phase avec les normes de l’UEMOA en matière d’exercice de cette profession. Ces normes sont entrées en vigueur depuis janvier 2015 dans les huit pays de l’Union. Le législateur béninois devra internaliser ces normes sous-régionales au plan national pour améliorer les conditions d’exercice de la profession d’avocat au Bénin. Le dossier devrait être examiné en janvier dernier en plénière. Mais certains députés du camp présidentiel n’en voulaient pas. Pour eux, ce dossier doit être programmé le même jour que celui sur le statut des magistrats de la Cour suprême cher au chef de l’Etat. Il est donc hors de question d’examiner ce dossier pour permettre à la présidente de la Commission en charge des Lois, Me Hélenne Kèkè Aholou de marquer des points auprès de ses collègues avocats, ont soutenu ces députés.

C’est ainsi que le dossier a été torpillé en janvier dernier. Il est à nouveau programmé à la faveur de la présente session extraordinaire. Mais avec le dossier des magistrats de la Cour suprême comme ont souhaité certains députés favorables aux actions du chef de l’Etat. Seulement à l’allure où évoluent les travaux, il est fort à parier que ces deux dossiers soient appelés avant la fin de cette session prévue pour demain mardi 23 mars. Car, le fameux dossier de désignation des agents électoraux occupera encore les députés aujourd’hui et peut-être demain. Dès lors, la session extraordinaire risque de s’achever sans ces deux dossiers pour lesquels les magistrats de la Cour suprême et les avocats béninois retiennent leur souffle depuis quelques jours. Les regards seront ainsi tournés vers les députés de la septième législature qui seront installés après les élections législatives de 26 avril prochain pour connaître de ces deux dossiers.

Actualités 23 mars 2015


Sylvestre Amoussou à propos de son 3e long métrage en préparation:«"L’orage africain""sera une œuvre artistiquement la plus aboutie possible»

Fierté du cinéma béninois, l’acteur et réalisateur Sylvestre Amoussou revient bientôt à l’écran avec son nouveau film dénommé «L’orage africain», son troisième long métrage après «Africa Paradis» et «Un pas en avant (Les dessous de la corruption)» qui ont connu du succès dans nombre de pays. Il nous parle ici de ce projet dont il ambitionne de faire «une œuvre artistiquement la plus aboutie».

La Nation : De quoi retourne «L’orage africain», votre 3e long métrage en préparation ?

Sylvestre Amoussou : C’est l’histoire du président de la République d’un pays africain imaginaire qui souffre de voir les richesses naturelles de son pays uniquement exploitées par des entreprises occidentales et qui décide de nationaliser tous les moyens de production installés sur son territoire par des étrangers : puits de pétrole, mines d’or, de diamants, etc. Évidemment, les Occidentaux apprécient peu et disent : «C’est nous qui avons foré ces puits, nous qui avons creusé ces mines» ! Les Africains répondent : «Exact, mais c’est notre sous-sol» ! Un combat féroce s’engage alors, où tous les coups sont permis. Surtout ceux qui sont interdits. Qui va gagner ? Cette histoire, bien sûr, c’est une fiction. Pour l’instant. Mais allez savoir…

Toujours des films sur les relations Occident-Afrique ! Pourquoi cela ?

Je me bats et je me battrai pour une certaine égalité, une certaine justice et une certaine africanité dans toutes mes œuvres. Mes films évoquent le panafricanisme, l’unité africaine et surtout une autre vision de l’Africain et de l’Afrique dans sa splendeur. Ça fait plus de 35 ans que je vis en France. Donc le fait de vivre en Europe et de voir la manière dont les Africains sont traités, ça m’intrigue. Nous avons un continent qui regorge de richesses, mais ces richesses sont pillées. C’est révoltant et ça, je le trouve inadmissible… Comme je le dis souvent, pour que le continent africain progresse, il faut que les mentalités changent, que les habitants prennent leur destin en mains en n’acceptant plus d’être des assistés ; et, surtout, il faut qu’ils aillent, peu à peu, vers la démocratie La réalité africaine n’en est pas encore là, bien sûr, mais c’est le chemin qu’il faut sans cesse indiquer pour que, chacun de nous, ait envie de s’y engager.

Quel est l’objectif visé ?

Le sujet abordé est un sujet actuel et qui touche les populations. L’œuvre cinématographique offrant, aujourd’hui, une énorme possibilité de divertissement autant que de réflexion, l’objectif premier de ce film est d’être, par son intrigue, destiné à un large public, mais, par le fond, d’amener chaque spectateur à réfléchir sur la part qu’il peut prendre lui-même dans l’évolution sociale, politique et humaine, de l’Afrique. Mon but est bien sûr de réaliser une œuvre artistiquement la plus aboutie possible mais, également, et ceci compte autant pour moi que cela d’être le partenaire actif du renouveau du cinéma africain. Je veux tenter grâce au 7e art d’apporter une pierre à l’édification de l’Afrique en montrant en images ce que je ressens profondément.

Quelle sera la particularité de ce film par rapport aux précédents ?

Dans «L’orage africain», il y aura bien sûr le message mais ce sera également un film de détente et d'action. Pour intéresser certains groupes cibles comme le grand public, le sujet seul ne suffit pas. En effet, pour intéresser aussi bien le public africain qu’occidental des sujets comme celui-ci doivent être traités de manière moderne, rythmée et attrayante.
Les comédiens qui serviront le film sont tous des professionnels qui ont plusieurs films à leur actif dont certains ont tenu des rôles principaux et étaient déjà dans «Africa Paradis» et «Un pas en avant». En effet, dans ce troisième long métrage nous pourrons retrouver des comédiens comme Sandra Adjaho, Sandrine Bulteau, Eriq Ebouaney, Philippe Caroit. La surprise sera la vedette de la chanson béninoise Zeynab Abib et d’autres comédiens béninois et togolais qui compléteront le casting. Mon but est donc également de créer des vedettes à l'écran pour que le public se déplace dans les salles et créer un engouement pour un cinéma "made in Afrique". La production de ce film doit contribuer au développement du cinéma en Afrique et de l’industrie cinématographique au Bénin, ce qui passe aussi par la formation des acteurs et des techniciens. Un travail déjà entamé sur «Un pas en avant (Les dessous de la corruption)».

Avez-vous déjà mobilisé le financement pour ce film ?

Non justement, je cherche toujours l'argent, d'où la grande complexité de ce genre de tournage. Il y a eu beaucoup de promesses non tenues par certaines personnalités politiques. Mais j'espère toujours un sursaut. En effet, il faut que nos hommes politiques comprennent l'importance et la place de la culture en général et du cinéma en particulier pour le rayonnement d'un pays. Choisir son image, l'image que nous voulons donner à notre peuple est essentiel. Ils peuvent toujours me contacter au 67 54 50 03 ou encore à sylvestreamoussou@gmail.com. Vous qui vous dîtes panafricain, c’est là l'occasion de le démontrer en soutenant ce genre de cinéma.

Quand est-ce que le film sera sur à l’écran ?

Terminons d'abord le tournage. Chaque chose en son temps.

Culture 23 mars 2015


Désignation des représentants du Parlement dans les bureaux de vote:Les députés peinent à accoucher la liste des 26 212 agents électoraux

Les députés à l’Assemblée nationale n’arrivent toujours pas à désigner leurs 26 212 représentants au sein des bureaux de vote. Pour la troisième fois consécutive, après la séance plénière d’hier jeudi 19 mars, l'exercice s’est soldée encore par un échec.

Après la bataille lors de leur séance plénière du mardi dernier autour de la configuration politique de l’Assemblée nationale, les députés font actuellement face à la réalité. Et cette réalité, c’est parvenir à désigner leurs représentants au sein des bureaux de vote. Ils n’arrivent toujours pas à trouver le bon bout pour désigner enfin les 26 212 agents électoraux qui seront chargés de gérer les élections législatives du 26 avril prochain et les communales et municipales du 31 mai prochain.

Cette désignation est pratiquement un problème pour les députés. Beaucoup parmi eux regrettent déjà d’avoir mis cette corde au cou à travers l’article 76 du Code électoral. Surtout que selon eux, la désignation de ces agents électoraux est sans enjeu. Car, les deux représentants désignés par poste de vote par l’Assemblée nationale ne jouent pas les premiers rôles.
La gestion des bureaux de vote est assurée par le président et deux assesseurs désignés par la Commission électorale nationale autonome (CENA). Ce sont à ces trois agents électoraux que s’ajouteront les deux représentants du Parlement.

Malheureusement les députés ne trouvent pas encore le bon bout pour accoucher ces 26 212 agents électoraux. La plénière prévue pour hier afin de finaliser cette désignation n’a pas pu s’ouvrir. Les listes des députés ne sont pas disponibles. Ni la Majorité parlementaire forte de 53 députés, ni la Minorité parlementaire n’était prête. Et pourtant les députés ont fait nombreux le déplacement du palais des Gouverneurs. Ils se retrouvaient par petits groupes, certainement pour discuter de cette désignation qui est pratiquement un serpent de mer pour eux aujourd’hui. Mais ils ont intérêt à aller vite. Car, il y a la fermeture de la session extraordinaire attendue pour le mardi 24 mars prochain. Ils doivent faire tout pour adopter la liste unique nominative de leurs représentants dans les bureaux de vote.
Aux dernières nouvelles, il se murmure que les députés se retrouvent lundi 23 mars prochain pour tenter de finir avec ce dossier.

La 6e législature fait ses adieux le 2 avril prochain

Les députés de la 6è législature ouvrent la première session ordinaire de l’année 2015 le jeudi 2 avril prochain. Ceci conformément à l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui exige que la première session ordinaire soit convoquée au cours de la première quinzaine du mois d’avril. La date du 2 avril 2015 a été retenue par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale qui s’est réunie hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
La particularité de l’ouverture de cette session ordinaire est qu’elle est la dernière de la 6e législature installée le 15 mai 2011. Les députés viendront pour lancer les travaux de cette session ordinaire et repartiront sur le terrain. Ce n’est pas évident qu’ils étudient un dossier. Les différents points qui seront inscrits à l’ordre jour seront examinés par les députés de la 7e législature qui seront élus au terme des élections législatives du 26 avril prochain.

Actualités 20 mars 2015


Lutte contre la corruption:La performance du gouvernement désapprouvée par les citoyens

L’Institut de recherche empirique en économie politique (IREEP) a tenu, hier jeudi 19 mars, au Chant d’oiseau à Cotonou, sa troisième séance de publication des données Afrobaromètre. La restitution des résultats issus de l’enquête menée par ses soins présente l’état des lieux de la corruption ces dernières années au Bénin. La situation, si l’on s’en tient aux appréciations faites par les enquêtés, laisse à désirer.

La majorité des Béninois désapprouve la persistance de la corruption au sein de l’administration publique. C’est ce qui ressort essentiellement de la troisième dissémination des résultats des enquêtes Afrobaromètre au Bénin. De 38% en 2008, la proportion des citoyens décriant «la performance du gouvernement dans la lutte contre la corruption» est passée à 79% en 2014.

En effet, selon la plus récente enquête Afrobaromètre, 8 Béninois sur 10 environ estiment que la performance du gouvernement est «plutôt mal» ou «très mal» en matière de lutte contre la corruption. Ladite enquête, conduite par l’Institut de recherche empirique en économie politique (IREEP) et dont les résultats ont été partagés avec le public hier indiquent clairement que parmi des citoyens qui ont sollicité certains services gouvernementaux lors des 12 mois précédents l’enquête, 18% disent avoir payé «un pot de vin» pour obtenir satisfaction.

De même, près de 60% de Béninois déclarent que les fonctionnaires sont «tous» ou «la plupart» impliqués dans les affaires de corruption. «Ces données sont importantes d’autant plus qu’elles interviennent au moment où les politiques s’articulent autour de la lutte contre ce mal dont souffre l’administration béninoise », constate l’IREEP.
Au cours de la dissémination des résultats de cette enquête hier, Romaric Samson et Richard Houéssou ont porté le doigt sur la situation actuelle de la corruption au Bénin, telle que vue par les populations elles-mêmes. Et même si les appréciations varient d’un département à un autre, force est de constater que certaines catégories de fonctionnaires sont clairement mis à l’index comme étant des acteurs de premier plan de ce mal.

La même enquête précise par ailleurs que les Béninois ont du mal à obtenir des services publics tels que l’établissement de pièce d’identité, le permis de conduire… Aussi signale-t-elle des «difficultés significatives» pour avoir les services d’adduction d’eau, d’assainissement et d’électricité. Les participants à la séance organisée hier ont suivi avec attention, les restitutions faites par l’équipe de l’IREEP avant de se prononcer à leur tour, d’une part sur le contenu des enquêtes, et d’autres part sur la situation de la corruption en général. Les efforts faits pour endiguer le mal ont été aussi appréciés, même si unanimement, tous s’accordent à reconnaître que les énergies déployées sont en deçà des attentes.
Afrobaromètre est un réseau de recherche qui se veut non partisan et qui mène des enquêtes d’opinion publique sur les thématiques comme la démocratie, la gouvernance et les conditions économiques dans plus de 30 pays africains. En la matière, ce réseau s’appuie sur des échantillons représentatifs à l’échelle nationale de 1200 à 2400 répondants. Des entretiens avec ceux-ci se déroulent dans leurs différentes langues.

Actualités 20 mars 2015


9è journée de la Ligue 1 de football:Duels au sommet et dans le bas du classement

La Ligue 1 de football, saison 2014-2015, sera à sa 9è journée ce week-end. En match avancé, Avrankou Omnisports privé de son entraîneur Bruno Adula Goudjo alias Mourinho suspendu de banc de touche, sera aux prises avec Béké FC de Bembèrèkè. Les deux grandes affiches de ladite journée, opposeront JSA et Tonnerre, puis Ayéma et ASOS, respectivement à Agonlin et à Adjarra.

Promue en division d’élite cette saison, la Jeunesse sportive d’Agonlin (JSA) est en passe de devenir la grande révélation de la Ligue 1 de football du Bénin. En match en retard de la 8è journée du championnat rejoué mardi 17 mars dernier après avoir été interrompu par une pluie diluvienne 48 h plus tôt, les poulains de Wabi Gomez se sont emparés de la 2è place du classement, en disposant 1-0 des Buffles de Parakou. Ils pourraient profiter de la réception du leader, Tonnerre de Bohicon, pour le rattraper.
En effet, séparées seulement par 3 points, ces deux formations seront opposées au cours d’un match qualifié de duel entre les deux équipes en tête du classement. Après les Buffles, les joueurs de la JSA tenteront de réaliser un nouveau challenge face aux poulains de Yessoufou Moukaïla.

Ce qui augure d’un derby du Zou qui sera âprement disputé. Au même moment, Ayéma et ASOS se retrouveront à Adjarra, pour le duel entre les deux équipes mal classées. Ces deux formations qui peinent à retrouver leurs marques après 8 journées de championnat, occupent respectivement l’avant-dernière et la dernière place du classement. Une victoire de l’une ou l’autre de ces formations, lui permettrait de s’éloigner de la zone dangereuse synonyme de relégation, en espérant un faux pas des Pétroliers du Mogaz 90 qui accueillent les Electriciens de la SBEE.
Les autres matches ne manquent également pas d’intérêt. C’est le cas de la confrontation entre les Dragons de l’Ouémé et l’AS Police. Respectivement 4è et 3è , toutes les deux équipes lorgnent avec appétit la 1ère place du classement. Une victoire leur offrira l’occasion de ne pas s’éloigner du podium.

Sports 20 mars 2015


Poursuivi pour enlèvement de mineure, viol et charlatanisme :Florentin Hounsounou condamné à cinq ans de travaux forcés (10e dossier)

C’est une nouvelle affaire de mœurs qui a été au cœur des débats de la Cour d’assises de Cotonou, hier jeudi 19 mars. C’est pour les crimes d’enlèvement de mineure, de viol sur mineure de moins de quinze ans et de pratique de charlatanisme que le sieur Florentin Hounsounou a comparu devant la cour de céans présidée par Thierry Ogoubi, entouré de Marie Adjouavi Soudé-Godonou et de Jacques M. Hounsou (assesseurs). Les jurés Léandre Kuévi Allohou, Honoré Agboton, Bernadette Chantal Houessinon et Armand Bernard Wotto complétaient la composition. Et Me Théogène Zountchékon, était le greffier de l’audience.

Ils auraient dû être deux sur le banc des accusés mais une pièce au dossier, délivrée par le chef service état civil de la mairie d’Allada, informe la cour que Sah Grégoire Djotonli, précédemment charlatan né en 1889, est décédé le 7 novembre 2014 à Allada. L’avocat commis d’office pour sa défense, Me Sakariyaou Nourou-Guiwa, tout comme l’avocat général Badirou O. Lawani, inviteront la cour à tirer les conséquences de droit qui en découlent. La cour constatera donc, dans un arrêt, que l’action publique est éteinte à son égard. Place désormais au débat avec Florentin Hounsounou… mais à huis clos comme l’a prescrit la cour, conformément à la loi.

La victime n’a pas cru devoir faire le déplacement. Mais que disent les faits qui ont conduit Florentin Hounsounou à la barre, lui qui est sous mandat de dépôt depuis le 4 juin 2009 ? F.A., élève en classe de 6e au CEG Allada, orpheline de père et de mère, vit avec sa tante paternelle Bernadette Adjahoungba. Le 22 mai 2009, se rendant en classe, elle a été approchée par dame Pélagie Avaligbé, épouse de Florentin Hounsounou qui lui aurait remis une poudre à avaler. Après avoir avalé ladite poudre, à la sortie des cours, F.A. aurait rejoint le domicile de Florentin Hounsounou où elle passera huit jours pendant lesquels elle a été soumise à des rapports sexuels répétés de la part de son hôte. Ensuite elle a été conduite successivement aux domiciles de Sah Grégoire Djotonli et Ghislain Tchédji, tous deux charlatans. Ces derniers lui ont fait des scarifications et l’ont soumise à des cérémonies rituelles dans des couvents afin de l’amener à oublier ses parents et à aimer Florentin Hounsounou qui voudrait bien l’épouser.

Le bulletin N°1 de celui-ci est sans mention de condamnation antérieure et l’enquête de moralité lui est favorable. Le rapport d’expertise médico-psychiatrique et psychologique conclut à un état de santé mental normal au moment des faits.
Pour ces faits, l’avocat général Badirou O. Lawani, requiert les travaux forcés à perpétuité. Me Mousbaye Padonou, l’avocat de la défense, n’est pas du tout de cet avis. Réfutant le crime d’enlèvement de mineure, il plaide, en ce qui concerne le viol sur mineure et les pratiques de charlatanisme, le crime passionnel. Non de sang mais d’amour. Car c’est au nom de l’amour que son client, qui n’a pas perpétré d’enlèvement de mineure, aurait agi.

Ne voulait-il d’ailleurs pas épouser la fille ? Une fille qui, par ailleurs, n’était pas heureuse auprès de sa tante… La plaidoirie de Me Padonou a dû convaincre la cour qui a condamné l’accusé à cinq ans de travaux forcés.
En détention provisoire depuis le 4 juin 2009 et bénéficiant d’une mise en liberté provisoire dont il n’a pu jouir faute de moyens pour payer la caution de 1 000 000 FCFA fixée, il est désormais un homme libre.

Société 20 mars 2015


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