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Nouvelles

Retard dans la mise à disposition des subventions scolaires:Des directeurs du Borgou-Alibori menacent de fermer les écoles

Les écoles maternelles et primaires publiques du Borgou-Alibori fonctionnent à crédit depuis plusieurs mois. Exaspérés par cette situation, les responsables ont menacé hier mardi 10 mars de fermer les portes des établissements dont ils ont la charge, s’ils ne disposent pas dans un bref délai des subventions de l’Etat.

Des directeurs et directrices des écoles maternelles et primaires publiques des départements du Borgou et de l’Alibori menacent de fermer les écoles dont ils ont la charge, si rien n’est fait par le gouvernement pour mettre rapidement à leur disposition les subventions scolaires. «Nous déclinons toute responsabilité dans la fermeture très prochaine des écoles à nous confiées», ont-ils laissé entendre dans la déclaration faite hier mardi 10 mars à l’EPP OCBN à Parakou, déclaration à travers laquelle ils interpellent le ministre des Enseignements maternel et primaire et le président de la République. «Veuillez donner des instructions aux structures compétentes afin que toutes les écoles du Bénin soient dotées dans un bref délai de la totalité des subventions pour le bien de l’école béninoise», exhortent-ils à travers leur porte-parole, Albert Sagbo.

«Depuis six mois que l’année scolaire a repris, nous sommes sans moyen pour faire fonctionner les écoles dont nous avons la charge et nous ne savons à quel saint nous vouer... Nous n’en pouvons plus», crie-t-il.
Le Collectif des directeurs et directrices des écoles maternelles et primaires publiques des départements du Borgou et de l’Alibori qui est monté au créneau hier, fait savoir que ce retard devenu récurrent, ralentit ou bloque les activités pédagogiques et administratives dans les écoles. « Les fournisseurs de nos écoles sont essoufflés et sont de plus en plus dans l’impossibilité de continuer leurs différentes prestations », a laissé entendre Albert Sagbo.

A titre illustratif, signale-t-il, certaines écoles ont vu leurs compteurs d’eau et d’électricité arrachés respectivement par la SONEB et la SBEE pour non paiement des factures. Aussi, les salaires des gardiens de ces écoles sont-ils restés impayés depuis plusieurs mois.
Depuis l’avènement de la « gratuité de l’école » décrétée par le gouvernement, les subventions scolaires constituent pratiquement les seules ressources financières mises à disposition des établissements par l’intermédiaire des circonscriptions scolaires qui les reçoivent directement des recettes-perceptions.
Loin d’une intimidation, la menace des chefs d’établissement de fermer les écoles affole certains parents d’élèves ; mais du côté des autorités, il n’y aurait pas péril en la demeure.

Education 11 mars 2015


Mettre en œuvre les procédures opérationnelles standards à l’OCPM

L’Office central de protection des mineurs (OCPM) a célébré, dimanche 8 mars dernier, la Journée internationale de la femme, par la mise en œuvre des procédures opérationnelles standards dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre. En présence du représentant résidant de l’UNFPA Dr Koudaogo Ouédraogo, d'une représentante de l’UNICEF et du directeur de cabinet de la ministre de la Famille Oumarou Banni Guéné, la directrice de l’OCPM Ghislaine Bocovo a présenté une simulation sur la prise en charge des femmes et filles victimes de violences.

A l’Office central de protection des mineurs (OCPM), la Journée internationale de la femme (JIF) ne rime pas avec fête. Elle a été plutôt l’occasion pour les partenaires de l’Office, à savoir le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) et l’Unicef, de voir l’effectivité de la mise en œuvre des procédures opérationnelles standards élaborées et validées suite à l’adoption de la loi N°2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes et aux filles en République du Bénin.
En tant que bras opérationnel de la police nationale et seule structure spécialisée dans la protection des enfants, des familles et dans la sauvegarde de la vie humaine contre tout abus, l’OCPM est chargé de la formation des acteurs clefs qui interviennent dans la chaine d’intervention de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles pour une utilisation optimale de cet outil ainsi que l’expérimentation des centres intégrés de prise en charge des victimes.
Par cette cérémonie, les responsables de l’OCPM ont voulu rappeler aux acteurs du domaine notamment les unités de police et de gendarmerie comment mettre en application ces procédures et montrer aux victimes les réflexes à cultiver en cas de survenance de faits répréhensibles.
L’activité a commencé par une simulation dont le but est de montrer aux partenaires les étapes et processus de prise en charge d’un cas de violence basée sur le genre. Cette simulation les a conduits de la salle de plainte à l’infirmerie en passant par le bureau de la directrice de l’OCPM qui reçoit la victime avant et après les soins.
Après cet exercice, le représentant résident de l’UNFPA Koudaogo Ouédraogo a déploré le manque de moyens matériels dont souffre l’Office pour faire face au phénomène de violences faites aux femmes et aux filles.

Une situation à laquelle il convient, selon lui, de remédier au plus vite si tant est qu’on veut faire disparaître les violences basées sur le genre.
La directrice de l’OCPM a abondé dans le même sens tout en regrettant que les propositions d’amélioration concernant l’extension et le renforcement des services de l’Office soient restées lettres mortes jusqu’à ce jour. Ce qui fait, selon elle que les services offerts par l’OCPM se limitent aux populations de Cotonou et environs pour un Office d’envergure nationale.
La représentante de l’UNICEF à la cérémonie, Marie Consolée Mukangendo a félicité la directrice de l’OCPM pour le travail qui est fait pour la protection des mineurs malgré les maigres moyens dont elle dispose.

Elle a promis de continuer de travailler ensemble avec l’OCPM et l’UNFPA pour que les enfants du Bénin se sentent plus protégés.
Quant au directeur de cabinet du ministre de la famille Oumarou Banni Guéné, il a souligné que les préoccupations des femmes sont transversales et multisectorielles. Pour cela, il a souhaité qu’il faille munir les procédures de tout l’arsenal qu’il faut pour qu’elles soient efficaces et rapides.

Actualités 10 mars 2015


Mise en œuvre du TEC/ CEDEAO:Les mesures pour accompagner les opérateurs économiques

Mise en vigueur depuis le 1er janvier dernier, le Tarif extérieur commun de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (TEC/CEDEAO) continue d’être la risée du milieu des affaires économiques. Quelles sont les mesures prises pour accompagner les opérateurs économiques dans ce sens ? Au cours d’une séance de sensibilisation il y a quelques jours, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin a levé un coin de voile sur ces mesures afin de rassurer les créateurs de richesses et d’emplois au Bénin.

La structure du Tarif extérieur commun de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (TEC/CEDEAO) mis en vigueur depuis janvier dernier est basée sur la version 2012 du Système harmonisé de désignation et de Codification des marchandises. Cette structuration a été adoptée à Abidjan en décembre 2012 et comporte 5899 lignes tarifaires décomposées en cinq catégories. La première est composée de 85 lignes tarifaires à la catégorie 0 au taux de 0% de droits de Douane ; la deuxième, de 2146 lignes tarifaires à la catégorie 1 au taux de 5% ; la troisième de 1373 lignes tarifaires à la catégorie 2 au taux de 10%. Tandis que la quatrième est de 2165 lignes tarifaires à la catégorie 3 au taux de 20% et la cinquième de 130 lignes tarifaires à la catégorie 4 au taux de 35%. Et c’est en tenant compte de ces différentes catégories que les mesures d’accompagnement du TEC/CEDEAO ont été prises.
Selon une communication présentée par Honoré M. Padonou, inspecteur des douanes et point focal pour la mise en œuvre du TEC CEDEAO à la Direction générale des Douanes et Droits indirects, outre la Taxe d’ajustement à l’importation (TAI) et la Taxe complémentaire de protection (TCP), plusieurs dispositions ont été prises afin d'appuyer la mise en œuvre du TEC, pour mieux accompagner les opérateurs économiques de la région. Il s’agit du règlement sur les intrants plus fortement taxés que les produits finis ; du règlement sur l’évaluation en douane; du règlement sur les mesures de sauvegarde; du règlement sur les mesures anti-dumping et du règlement sur les mesures compensatoires.

La TAI et la TCP

La TAI, selon Honoré M. Padonou, s’applique lorsque le droit de la Nation la plus favorisée (NPF) déterminée dans l’Etat membre est supérieur au droit prévu dans le cadre du TEC de la CEDEAO. Elle s’applique aux marchandises des pays tiers pendant cinq ans. Ou, lorsque le produit concerné est repris sur la liste des produits en annexe du règlement C/REG du 1er septembre 2013 sur les Mesures complémentaires de protection (MCP) pour la mise en œuvre du TEC de la CEDEAO.
La différence entre le droit de la NPF appliqué par un Etat membre et le TEC est le niveau maximum de taxe d’ajustement à l’exportation que ledit Etat peut imposer.
La Taxe complémentaire de protection (TCP) pour sa part s’applique aux produits en provenance des pays tiers dans deux cas. En premier lieu, lorsque l’accroissement du volume des importations d’un produit admis sur le territoire douanier d’un Etat membre dans une année est égal ou supérieur à 25% de la moyenne des importations au cours des trois années précédentes dont les données sont disponibles. En second lieu, lorsque le prix moyen d’importation coût, assurance et fret (CAF) des expéditions admises sur le territoire d’un Etat membre dans un mois, exprimé dans sa monnaie locale est inférieur à 80% du prix d’importation moyen CAF au cours des trois dernières années dont les données sont disponibles.
Après les calculs, au cas où les valeurs absolues des importations sont négligeables par rapport à la production et la consommation nationales, la Taxe complémentaire de protection ne sera pas appliquée. Et le droit maximal de la Taxe complémentaire de protection et le droit NPF plus la Taxe d’ajustement à l’importation ne doivent pas dépasser 70%. La TCP peut être maintenue pendant une période de deux ans au maximum dans le premier cas ou d’un an dans le second.

Le TEC/CEDEAO comme moyen de développement

Vu comme moyen de développement, le TEC/CEDEAO doit remplir des conditions pour l’atteinte de cet objectif. Dans une communication présentée à cet effet, lors de la journée de sensibilisation de la CCIB, le directeur général du Développement industriel au ministère de l’Industrie, du Commerce, des Petites et moyennes Entreprises, Elie Santos, a énuméré quelques unes de ces conditions. Il s’agit de faciliter l’accès aux produits sociaux de base, de contribuer à la mise en œuvre de la politique relative à l’éducation, d’accroître la production locale, de promouvoir le développement industriel, de protéger l’environnement et de garantir les recettes douanières.
En ce qui concerne la facilitation à l’accès aux produits sociaux de base, les médicaments et autres équipements médicaux sont maintenus au taux de 0% pour permettre leur accès facile aux populations. Et malgré l’existence de quelques industries pharmaceutiques dans la région, ces produits ne sont pas protégés vu leur caractère sensible et indispensable pour le bien-être des populations et l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement.
Pour ce qui est de la contribution à la mise en œuvre de la politique relative à l’éducation, les livres, les journaux sont des produits maintenus dans la catégorie de 0% pour en faciliter l’accès. Tandis que pour l’accroissement de la production locale, les viandes, les abats d’animaux, les œufs, les eaux minérales, les pommes de terre, les sauces de tomate, les savons, certains tissus de coton, les huiles,… sont des produits dont la région à un fort potentiel de production.
Le Bénin également a un potentiel intéressant pour ces produits qui sont protégés à 35% contre les importations.
La promotion du développement industriel s’intéresse aux biens de première nécessité, les matières premières de base, les biens d’équipement, les intrants spécifiques qui sont à un taux de droit de douane de 5% pour favoriser l’implantation des industries et l’activité de transformation.
La protection de l’environnement se rapporte aux changements de droits de douane sur certains produits par rapport au TEC/UEMOA. Il faut citer ici par exemple le butane qui est passé d’un droit de douane de 5% dans le TEC/UEMOA à 0% dans le TEC/CEDEAO pour encourager son utilisation en lieu et place du bois de feu.
En ce qui concerne la garantie des recettes douanières, le besoin de préserver les ressources des Etats qui tirent une bonne part de leur budget de ces recettes, amène à ne pas libérer totalement les produits pourvoyeurs de recettes.
Et pour promouvoir la consommation des produits locaux, il a été prévu dans le cadre de la mise en œuvre du TEC/CEDEAO, selon Elie Santos, l’amélioration du climat des affaires; l’assurance du développement des infrastructures de base, à savoir l’eau, l’énergie électrique, les télécommunications, les routes, l’assurance de la disponibilité en quantité et en qualité des matières premières d’origine agricole; puis l’adoption et la mise en oeuvre effective d’une politique industrielle nationale en adéquation avec les autres politiques sectorielles nationales et la politique industrielle communautaire.

Les conditions à remplir

Pour la mise en œuvre de la TCP, il y a des conditions à remplir. Il s’agit de consulter d’abord la Commission de la CEDEAO en vue d’explorer des solutions alternatives. Cette consultation est organisée trente jours après la demande de l’Etat requérant. Si après la consultation, l’Etat membre souhaite appliquer un droit supérieur au TEC, la Commission de la CEDEAO requiert l’avis du Comité de gestion du TEC en vue de l’autorisation à appliquer la TCP.
Au cas où des produits peuvent être utilisés comme intrants et produits finis, quelques-uns d'entre eux sont soumis à des tarifs plus élevés et sont inclus dans une bande tarifaire plus élevée. Toutefois, lorsqu’il est prouvé que le produit est utilisé comme intrant, il bénéficie d’un droit réduit. Il est prévu le recours au régime d’admission temporaire pour perfectionnement actif pour les intrants plus fortement taxés que les produits finis pour la fabrication desquels ils sont utilisés. Pour leur mise à la consommation sur le marché intérieur, ces intrants sont soumis à la fiscalité prévue pour les produits finis compensateurs. Ils sont également exonérés des intérêts à titre de pénalité sous le régime d’admission temporaire ou de perfectionnement actif.

B.S.

Economie 10 mars 2015


Journée internationale de la femme:Le personnel féminin du MCTIC lance une série d' activités

Dans le cadre des manifestations de la Journée internationale de la femme édition 2015, l’Amicale des femmes du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication (AFMCTIC), réunissant le personnel féminin du cabinet et des services sous tutelle, a occupé le devant de la scène à commencer par la cérémonie des couleurs. C’était hier lundi 9 mars à l’annexe dudit ministère, en présence du maître des lieux, Jean Gbéto Dansou.

Cela n’arrive pas tous les jours. Hier lundi 9 mars, la cérémonie des couleurs au ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC) a été officiée par les femmes habillées en tee-shirt estampillé AFMCTIC. C’est leur manière de marquer la Journée internationale de la femme au titre de 2015 célébrée officiellement le 8 mars, et pour ce faire, elles se sont partagé les rôles. Sous la présidence du ministre Jean Gbéto Dansou, Hermione Houmba donne les ordres à Laure Todédjrapou pour hisser le drapeau et Mireille Tchocona entonne l’hymne national. Après ce rituel, Piérine Dossou-Yovo, présidente de l'AFMCTIC, a indiqué que la cérémonie des couleurs est la première des activités prévues pour cette célébration qui court jusqu’au vendredi 13 mars.

Pour le compte de la journée d’hier, il y avait une causerie suivie de débats sur la participation des femmes du MCTIC dans les instances de prise de décisions. Ce jour, il y aura une séance de dépistage du cancer du sein et demain mercredi, se déroulera une opération de don de sang dans l'enceinte du ministère. Jeudi prochain, a-t-elle poursuivi, les femmes devront se présenter au centre médical pour faire le rappel de l’hépatite B et la semaine sera bouclée vendredi avec une grande journée de réflexion à laquelle elle convie toutes les femmes des services sous tutelle du MCTIC.
Appréciant la teneur du programme présenté, Jean Gbéto Dansou, a félicité les femmes de son ministère et des services sous tutelle.
Profitant de l’occasion, il les a sensibilisées sur la nécessité de comprendre que leur destin se trouve dans leurs mains. Selon lui, pour être promues, les femmes doivent le mériter comme les hommes. Pour un bon déroulement des activités, il a invité tout le personnel féminin à y prendre une part et a pour finir, souhaité que les hommes soient associés à l’opération du don de sang.

Société 10 mars 2015


Commémoration de la Journée internationale de la femme:PEBCo-BETHESDA récompense ses meilleurs clients

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, l’association PEBCo-BETHESDA a récompensé, hier lundi 9 mars, plusieurs clientes et clients. Dans une salle polyvalente du Centre de promotion de l’artisanat archicomble, des groupements féminins, des leaders de groupements de femmes et des clients venus des quatre coins du Bénin ont été distingués. A l’aune de 23 années d’expérience dans la micro-finance participative, PEBCo-BETHESDA affirme se positionner comme un système financier décentralisé qui œuvre pour l’autonomisation de la femme à travers ses activités.

Ils étaient venus de tous des départements du Bénin. Dix groupements féminins, vingt clients leaders de groupements féminins et six clients individuels identifiés comme exemplaires ont été distingués hier, par l’association PEBCo BETHESDA. Ceci dans le cadre de la commémoration de l’édition 2015 de la Journée internationale de la femme. Distingués pour leur ancienneté, le nombre de crédits à leur actif, le nombre de remboursements à bonne date effectués et pour le montant de leur crédit, ces clients ont reçu un tableau d’honneur, une lettre de félicitation et un kit de cadeau composé d’un pagne Vlisco.
Selon le directeur général de PEBCo-BETHESDA, Pascal Tamègnon, sa structure contribue à la sécurisation des fonds de la population et lui permet de faire face à des dépenses futures et imprévues. Pour lui, la facilité d’accès aux opérations de crédits assurés par PEBCo-BETHESDA a augmenté sans appel, le pouvoir d’achat de la femme en milieu rural pour ce qui concerne sa participation financière aux charges du ménage. Aussi ajoutera t-il que la vision de PEBCo-BETHESDA cadre parfaitement avec la vision d’autonomisation de la femme libellée dans le thème retenu cette année par l’ONU, à savoir : «Autonomisation des femmes-autonomisation de l’humanité».

Le recours privilégié

A en croire Pascal Tamègnon, PEBCo-BETHESDA ne se contente pas d’accorder du crédit à la femme mais lui garantit des appuis conseils en vue de renforcer sa capacité en matière d’entreprenariat et de gestion financière. Toutes choses qui, selon lui, fait de ce système financier décentralisé, le recours privilégié des populations à faibles revenus. «Globalement, nos activités ont un impact positif sur la vie de nos populations notamment la gent féminine estimée à plus de 70% de notre clientèle», a-t-il martelé. Face à cela, il prend l’engagement d’ici les 08 mars prochains, d’accroître notamment la proportion des femmes bénéficiaires de crédits, de faciliter davantage l’accès des femmes aux services financiers, renforcer le programme de l’alphabétisation fonctionnelle et enfin assurer la performance sociale.
Le vice-président du conseil d’administration, Albéric Ahoyo n’en dira pas moins lorsqu’il évoquera le sens de la célébration de la femme par PEBCo-BETHESDA. «Sans la femme, il n’y a pas de développement et cela, PEBCo l’a compris depuis 23 ans», «Plus de 40% de notre personnel sont des femmes et en plus nos activités sont orientées vers l’autonomisation de la femme». Il a ensuite insisté sur la bravoure féminine et le sens de responsabilité élevé de la femme.
Invitant d’autres groupements féminins à faire confiance à PEBCo-BETHESDA, Albéric Ahoyo a tout de même appelé les clients et clientes à respecter les échéances des remboursements, clé de voûte du système de crédits. Au cours de la cérémonie, le premier client de PEBCO-BETHESDA, Kévin Attinkpo a été récompensé pour sa fidélité qui remonte à 1996. Il a reçu à cet effet, une lettre de félicitation, un tableau d’honneur et un pagne Vlisco. Celui-ci n’a pas caché sa satisfaction même s’il a invité les responsables de PEBCo-BETHESDA à assouplir certaines conditions de prêts pour les clients les plus fidèles.
Démarré en 1996 avec une agence, l’association PEBCo-BETHESDA compte aujourd’hui 90.000 clients repartis dans 29 agences disséminées sur toute l’étendue du territoire national avec une large proportion en milieu rural (75%). D’obédience religieuse, PEBCo-BETHESDA est un système financier décentralisé mis en place par un ensemble d’églises nationales, membres de l’Organisation chrétienne pour le développement communautaire et du Conseil des églises protestantes et évangéliques du Bénin. Il est créé pour développer une solidarité communautaire à travers la collecte de l’épargne locale et sa redistribution sous forme de crédits, accès aux prêts. Il prône l’esprit chrétien, l’obligation de respect du client.

Société 10 mars 2015


Célébration de la Journée internationale de la femme:Des engagements pour l’autonomisation de la femme

Le chef de l’Etat a présidé, hier dimanche 8 mars, la célébration de la Journée internationale de la femme à Cotonou. De nouveaux engagements ont été pris en faveur de l’autonomisation de la femme.

La question de l’autonomisation revient encore au cœur de la réflexion de la JIF. L’édition 2015 de cette journée consacrée à la gent féminine mobilise la communauté internationale autour de la dialectique de la défense de la cause de la femme et de l’humanité. «Autonomisation de la femme, autonomisation de l’humanité ?». Tel est le questionnement que les Nations Unies ont voulu adresser à la conscience collective pour un changement de paradigme dans l’appréciation de la place et du rôle de la femme dans la société. « C’est une journée qui permet de fêter les victoires et les acquis. Elle permet surtout aux femmes de faire entendre leur voix afin d’améliorer leur situation.

Elle sera toujours d’actualité tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas une réalité », affirme Koudaogo Ouédraogo, représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP). Cette édition, dira-t-il, vient commémorer les 20 ans du Plan d’actions de Beijing qui avait marqué le point de départ d’engagements forts de l’ensemble des pays du monde en faveur du progrès économique et social de la femme. 2015, poursuit Koudaogo Ouédraogo, est aussi une année charnière d’autant qu’elle consacre la fin des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et le début des Objectifs du développement durable (ODD).

Son souhait est que les ODD prennent en compte cette problématique. « Il semble essentiel pour le Bénin de se positionner et de faire en sorte que les cibles en rapport avec la femme, notamment l’élimination de toutes formes de violences, la fin des mariages d’enfants, les droits égaux à ceux des hommes sur l’acquisition et l’héritage des biens, l’élimination de la discrimination dans les sphères politique économique et sociale, la nécessité de doter chaque femme et chaque fille des documents légaux», plaide-t-il, invitant le gouvernement à une budgétisation sensible au genre afin de réduire la disparité homme-femme.

Libérer la capacité des femmes !

«Lorsque nous libérons la capacité économique des femmes, nous libérons l’économie de notre pays, de notre continent et du monde ». Naomie Azaria Houn-houi, ministre en charge de la Famille, emprunte cette citation d’Hillary Clinton pour exposer les actes du Forum national de la femme organisé, en prélude à la JIF 2015. Elle indique que les participants à cette réflexion ont posé un diagnostic participatif conçu autour du postulat selon lequel, l’autonomisation de la femme signifie sa participation effective aux affaires politique, économique et sociale. En dépit des efforts déployés par le gouvernement, les indices de parité sont encore largement en défaveur des femmes, déplore-t-elle.

Le forum recommande tant à l’endroit de l’Exécutif, du Législatif, des partenaires techniques que des organisations de promotion de la femme des actions fortes pour faire passer l’autonomisation de la femme d’une vue d’esprit à une réalité concrète dans la société béninoise. Les recommandations concernent surtout l’organisation d’un séminaire gouvernemental sur le genre et la croissance économique, l’intensification de la lutte contre les violences faites aux femmes, le respect du taux d’au moins 30% des femmes dans les postes nominatifs, l’adoption de la loi sur la parité, l’optimisation du programme de microcrédit en faveur des femmes, ainsi qu’un positionnement conséquent des femmes sur les listes des élections communales et locales.
« Nous voulons d’un autre monde qui prenne en compte les aspirations de la femme. Il s’agit pour nous de travailler aux pouvoirs politique, économique et social car nous ne pouvons aller à aucun développement en dehors de la femme », déclare le président de la République. Boni Yayi a pris acte des résolutions du forum et s’est engagé à mettre en œuvre l’ensemble des recommandations. «Nous ferons en sorte que ces journées ne soient pas des journées perdues. Je lance un appel pressant à la nation tout entière pour qu’elle fasse preuve de détermination, d’engagement et de disponibilité pour la mise en œuvre des recommandations», poursuit-il, rassurant les partenaires techniques et financiers de sa disponibilité à exercer le leadership pour la prise en compte du genre dans le processus des Objectifs du développement durable.

Actualités 09 mars 2015


Forum national sur la femme béninoise:Tracer les sillons d’un nouveau départ pour la promotion de la femme

Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, a commémoré hier dimanche 8 mars, la Journée internationale de la femme (JIF). A la veille de cette célébration, vendredi 6 mars dernier, le palais des Congrès a abrité un « Forum national sur la femme ». Lequel a dressé un répertoire exhaustif des maux qui annihilent son développement et a réfléchi sur ses conditions. Le chef de l’Etat, Boni Yayi, a présidé l’ouverture solennelle des travaux.

Partout dans le monde, la situation de la femme et des rapports entre elles et les hommes, dans le contexte du développement, laissent constater que la femme continue de subir de graves préjudices par rapport aux conditions sociales et aux possibilités qui lui sont offertes pour une participation effective à la gestion de la cité. Les statistiques et données au plan national indiquent que les femmes et les filles béninoises n’échappent pas à cette situation. L’analphabétisme, le poids des pesanteurs socioculturelles et autres violences classiques sont, entre autres des handicaps qui continuent d’influencer l’a-dhésion de la population et des femmes elles-mêmes à la mise en œuvre des stratégies pour la promotion de la femme et de l’égalité des sexes.
Le «Forum national sur la femme», ouvert vendredi dernier s’est proposé de réfléchir sur cet état de choses.

Il a été question pour les acteurs de la promotion de la femme à divers niveaux de réfléchir sur les freins à l’atteinte des résultats projetés en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes.
«La promotion de la femme et de l’égalité des sexes sont des conditions sine qua non pour la capitalisation des efforts du gouvernement et des partenaires au développement », indique le ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria.
La rencontre intervient après le symposium «genre, droits humains et culture du genre» tenu en novembre 2005. Elle a pour but de mesurer les avancées réalisées dans le domaine de la promotion de la femme, d’analyser les obstacles à son épanouissement et d’envisager des stratégies novatrices nécessaires à sa promotion.
Selon les indicateurs projetés, le chemin de la promotion de la femme au Bénin aura été jalonné de succès. Ces indicateurs sont notés à travers plusieurs domaines. Les secteurs de la Santé, de la Micro-finance et judiciaire auront été ceux ayant contribué aux avancées qualitatives en faveur de l’épanouissement de la femme.

Libérer le potentiel des 52% de femmes

Toutefois, des améliorations attendent d’être apportées en ce qui concerne la condition de la femme. Sous l’angle de la participation politique de la femme, les Partenaires techniques et financiers en faveur du genre et de la promotion sociale, par la voix du représentant résident de l’UNFPA, Koudaogo Ouédraogo estiment que davantage de volonté politique permettrait de réaliser la nomination de plus de femmes aux postes décisionnels. En ce qui concerne l’autonomisation de la femme, ils ont souligné que l’égalité d’accès aux ressources et aux moyens de production favorisera sa participation effective.
« Nous sommes convaincus que si le potentiel de 52% de Béninois que représentent les femmes est libéré, le Bénin fera un grand pas vers l’émergence !», insiste Koudaogo Ouédraogo.
Ces réflexions s’inscrivent dans la dynamique de recherche de nouvelles stratégies pour la réduction effective des inégalités. Elles ont porté sur deux thèmes centraux : « Le rôle de la femme dans les instances décisionnelles et dans les différentes strates de la vie au Bénin » et «la femme et la croissance économique au Bénin ».

Les PTF ont également insisté sur la prise en compte du travail inachevé des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans l’agenda de développement post 2015. Leur souhait est que « ces consultations puissent contribuer aux réflexions sur l’accélération de la mise en œuvre de la plate-forme d’actions de Beijing et l’intégration des conclusions de l’examen de la Conférence internationale sur la Population et le Développement (CIPD) au-delà de 2014, dans l’agenda de développement post 2015 et dans les priorités nationales ».

Société 09 mars 2015


Journée scientifique sur le code de l’information :Les avancées et les limites du document décryptées

Vendredi 6 mars dernier, les hommes des médias ont pris d’assaut la salle d’audience A du tribunal de première instance de Cotonou. Objectif, prendre part à la journée scientifique sur le code de l’information et de la communication voté par l’Assemblée nationale et qui attend d’être promulgué et sur les infractions en période électorale. Au cours de cette rencontre, les avancées et les limites du code de l’information ont été révélées.

Les hommes des médias du Bénin ne doivent pas dormir sur leurs lauriers quant au code de l’information et de la communication voté en janvier dernier par les députés à l’Assemblée nationale. Ce document voté à l’Assemblée nationale bien que comportant des avancées, ne manque pas de limites.
Il ressort de la communication présentée par Valentin Kpako, auditeur de justice, que la loi N°2015-07 portant code de l’information et de la communication en République du Bénin, votée le 22 janvier dernier, protège la liberté de la presse. Après avoir évoqué sa structuration, le communicateur a précisé que sa nomenclature répond aux attentes. Cette loi comporte 344 articles articulés autour de six titres répartis en 23 chapitres avec 51 sections organisées en neuf paragraphes.
Selon le communicateur, le titre I porte sur les dispositions générales, le titre II sur la liberté d’information et de la communication, le titre III sur les dispositions communes aux moyens d’information et de communication.
Quant aux titre IV et V, ils traitent respectivement des dispositions particulières à chaque moyen d’information et de communication écrite et audiovisuelle, des dispositions pénales alors que le titre VI est consacré aux dispositions diverses, transitoires et finales.

Le contenu

Sur le contenu, Valentin Kpako a relevé que cette loi comporte des innovations. Ces dernières sont relatives à la suppression des peines privatives de liberté. Cela constitue une véritable avancée, a-t-il laissé entendre avant de mentionner que la presse en ligne a été aussi prise en compte. Désormais, les activités d’information et de communication par le réseau internet sont réglementées au Bénin. Ainsi, les promoteurs de blogs, les réseaux sociaux sont visés par le code.
A la liste des nouveautés, il faudra ajouter la clarification du statut juridique du journaliste, l’aide de l’Etat à la presse, le respect de la vie privée et la protection de la présomption d’innocence. Le droit de réponse et la procédure de répression des infractions en matière de presse n’ont pas été occultés. Il a par ailleurs fait mention des réformes contenues dans le code au sujet de la HAAC dont les attributions sont étendues aux GSM.
Toutefois, des limites ont été notées au niveau du code. Entre autres, celles-ci concernent l’assimilation des grogneurs aux journalistes, le délai de prescription des délits de presse de quatre mois dans l’ancienne loi est passé dans la nouvelle à trois ans dans son article 320. «Les journalistes ne sont plus suffisamment protégés aujourd’hui», a noté le communicateur pour dire que c’est comme si on pouvait les poursuivre à tout moment.
Par ailleurs, il a dénoncé également les dispositions de l’article 108 du code sur l’absence de limitation pour les interventions du chef de l’Etat sur les médias publics. «Ces dispositions méritent d’être encadrées pour qu’il n’y ait pas de dérive de monopolisation des médias de service public», indique-t-il.
Avant cette communication, les journalistes ont eu droit à une présentation sur le code électoral. Présentée par Richard Akodossi, la communication a permis aux hommes et femmes des médias de cerner les infractions en période électorale.

Société 09 mars 2015


Passe d’armes entre le ministère des sports et la FBF:De nouveaux pas dans l’enlisement de la crise du football béninois

La crise que traverse le football national vient de prendre une autre tournure. Alors que les tiraillements étaient limitées, jusque-là à la famille du football, c’est maintenant entre le ministère de tutelle et le Comité exécutif de la Fédération que le torchon brûle.

Le football national est malade. C’est maintenant une évidence avec les interventions répétées du ministre en charge des Sports, Idrissou Safiou Affo dont le souci en réalité, est de voir la situation s’améliorer. En tout cas, un communiqué de presse de la Fédération béninoise de football en date du 5 mars dernier précise que le président Augustin Ahouanvoébla et son institution déplorent les propos tenus par le ministre lors de la cérémonie de clôture du tournoi d’évaluation des classes-écoles de volley-ball à Parakou, le 27 février. «Le ministre s’est vertement attaqué à la FBF et à son président dans un langage discourtois», indique le communiqué.

Il va loin en précisant que, comme si cela ne suffisait pas, le ministre s’est fait inviter sur une chaîne de télévision de la place pour, dit-il, «continuer sa cabale». Le communiqué précise que ce comportement «compromet le partenariat existant entre le ministère et la FBF».
Bref, le ton du communiqué, ainsi que certains mots utilisés dénotent bien du climat de crispation qui règne aujourd’hui entre ceux qui ont à charge la gestion du football national et leur autorité de tutelle.
Précisons que le ministre en charge des Sports précisait, il y a quelques semaines sur une chaîne de télévision, qu’il fait et continue de faire de son mieux pour réunir la famille du football national. «J’ai eu à rencontrer chaque membre de cette famille, j’ai longuement discuté avec eux. Mais le constat est qu’il y en a parmi eux qui sont des gentlemen. Par contre certains parmi eux ne sont là que pour d’autres raisons », a expliqué le ministre qui a profité de l'occasion pour lever un coin de voile sur sa décision de résilier le contrat du technicien français qui dirigeait les Ecureuils, Manuel Amoros pour insuffisance de résultats.
En effet, le coach des Ecureuils n’a fait aucun résultat. Il n’a pas réussi à qualifier les Ecureuils éliminés au tour préliminaire des éliminatoires de la CAN 2015.Or, un article du contrat de travail le liant à l’Etat béninois, son employeur, prévoit «un limogeage en cas de non qualification de l’équipe nationale du Bénin». Le ministre poursuit que c’est dans le souci de «préserver les caisses de l’Etat», qu’il a agi ainsi. «Quelqu’un qui ne fait plus rien; toutes les équipes sont éliminées, et continue de percevoir des dizaines de millions par mois».
Outre cela, le ministre en charge des Sports s’est indigné, comme tout béninois d’ailleurs, de la sanction infligée aux Ecureuils juniors et cadets par la Confédération africaine de football (CAF), suite à la tricherie sur les âges de certains joueurs ayant pris part aux éliminatoires du championnat d’Afrique des nations juniors (CAN U-17) en 2015. Une sanction qui est tombée comme un couperet et qui a fait couler assez d’encre et de salives.

En tout cas, personne au sein de l’opinion n’a accepté le fait. Que des jeunes qui ne demandent qu’à jouer au football en soient privés, juste parce certains responsables en charge de cette discipline sportive, en ont décidé ainsi par leur comportement, constitue une faute.
C’est le défaut d’harmonisation des points de vue sur ces sujets qui fait aujourd’hui la pomme de discorde entre les deux structures.
Mais déjà, le ton employé et certains mots utilisés augurent d’un lendemain peu prometteur pour le football national. Car, il faut craindre que cela dégénère. Le Comité exécutif de la FBF promet réagir les jours à venir, au cours d’une conférence de presse. Le mal dont souffre le football national a déjà évolué.
Bémol et balle à terre donc pour que la réunification de la famille soit effective.

Sports 09 mars 2015


Coopération bénino japonaise:Les anciens boursiers du Japon entretiennent la flamme de l’amitié

L’Amicale des anciens boursiers béninois au Japon (2A2BJ), appuyée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) au Bénin, a organisé, du 6 au 7 mars dernier, une tournée sur certains sites financés par la JICA. Le port de pêche de Cotonou, l’Hôpital de la mère et de l’enfant (HOMEL) de la même ville, le groupe B de l’école primaire publique de Kpédékpo et deux sites de pisciculture du PROVAC ont été visités par la délégation.

Visiter les sites de projets financés par le Japon au Bénin dans le cadre de la mise en œuvre par l’empire du Soleil levant de l’aide publique au développement afin de se rendre compte à travers cette visite, de la contribution du Japon en faveur du développement au Bénin. S’inspirer de ces réalisations pour les actions futures que pourrait mener l’association. Tel était le but de la tournée initiée par l’Amicale des anciens boursiers béninois au Japon (2A2BJ) et soutenue par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Du port de pêche de Cotonou, en passant par l’Hôpital de la mère et de l’enfant Lagune de Cotonou, le groupe B de l’école primaire publique de Kpédékpo et les sites de pisciculture du PROVAC, l’enthousiasme des membres n’a pas baissé d’un cran à l’occasion.
Ainsi, au port de pêche, c’est sous la conduite de Gisèle Alapini Kakpo que la délégation a pu observer les différents aménagements qui y ont été opérés sous l’impulsion de la JICA et de l’ambassade.

Là, des barques motorisées, des filets et autres matériels fournis permettent non seulement de sécuriser l’activité mais également de l’inscrire dans la durabilité.
A côté, les femmes qui accompagnent les hommes au port ont bénéficié d’un encadrement et d’un soutien qui leur assurent désormais des commodités prévues pour leur faciliter le travail. Dans ses explications, Gisèle Alapini Kakpo, trésorière de l’Amicale a rappelé que quatre sections ont été prévues, à savoir la transformation des produits (poissons et autres), les toilettes payantes, la restauration et buvette et la garderie (pour les bébés des femmes qui viennent au port de pêche pour diverses activités).
De la garderie à l’hôpital, il n’y a qu’un pas vite franchi par la JICA.
En effet, l’Hôpital de la mère et de l’enfant Lagune (HOMEL) a bénéficié des infrastructures flambant neuves pour les services de néonatologie, de pédiatrie, de chirurgie et de pédiatrie et de bien d’autres: «La salle d’accouchement est un joyau que nous vendons, avec des tables modernes ; nous disposons d’un plateau technique adéquat pour la résolution des problèmes des bébés et leurs mères», s’est réjoui la directrice, Prudencia Hounkponou, avant de poursuivre que cela aura permis de s’engager dans la démarche qualité pour laquelle elle a indiqué que son staff et elle se battent au quotidien, en vue de la certification de tous les services ou compartiments de l’hôpital.

«La vision est de certifier tout l’hôpital », a relevé la directrice de l’HOMEL.
La JICA exerçant globalement dans un champ d’accompagnement large a également mis en route le Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale en République du Bénin (PROVAC). Ainsi, deux sites de pisciculture dudit projet animés par dames Céline Fonton épouse Gankpé à Akpadanou dans l'arrondissement de Gbada dans la commune d’Adjohoun et Suzanne Bédiyè, dans le village Za Kékéré dans la commune de Za-Kpota ont été parcourus.
Si le premier site piscicole a été visité vendredi 6 mars dernier, le 2e a accueilli la délégation samedi.
Ce même vendredi, les écoliers de l’école primaire publique de Kpédékpo groupe B ont reçu de la 2A2BJ, du matériel pour assurer le lavage des mains à l’eau et au savon. A l’occasion, le château d’eau offert trônant dans ladite école, don de l’Agence japonaise de coopération internationale, a également suscité la curiosité de l’amicale.
Au total, de belles initiatives prises par la JICA ignorées du public qui permettent d’améliorer le quotidien des Béninois et Béninoises et leur bien-être et qui méritent d’être encouragées, soutenues et perpétuées dans la durée, apprécient les membres de l’amicale.

Actualités 09 mars 2015


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