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Nouvelles

Des Organisations de jeunes exigent le rajeunissement de la classe politique

Les responsables de quatre grandes organisations de jeunes ont échangé avec les médias, samedi 21 février dernier à Cotonou. Cette rencontre fait suite à une série d’actions au cours desquelles ces organisations et bien d’autres ont martelé la nécessité et l’urgence pour les acteurs politiques du Bénin de comprendre que l’heure de la « rupture » et de la relève a sonné.

Adolescents des années 90, nombre de Béninois sont devenus aujourd’hui, 25 ans après la Conférence des Forces vives de la nation, des jeunes capables et motivés, moulés dans les laboratoires politiques et à même de prendre la relève pour redéfinir l’avenir du pays et retracer un modèle de développement politique qui tienne compte aussi bien de leurs besoins, de leurs aspirations et des réalités du moment. Mais la passation intergénérationnelle de témoin tarde à se faire sinon que, ceux qui ont pour mission de remettre le flambeau à la jeunesse, s’accrochent encore au pouvoir. Une situation qui intrigue nombre de jeunes béninois et qui fait depuis peu, l’objet d’un appel à l’endroit des acteurs politiques.

«Le temps est venu pour les nouvelles générations de capitaliser vos succès et vos échecs pour bâtir un Bénin nouveau », indique, entre autres, l’appel dont copie a été remise, il y a quelques jours, aux partis politiques sur l’esplanade de l’Assemblée nationale. Même si les desiderata exprimés à travers cet appel ne se concrétisent pas encore force est de constater que des lignes ont bougé et face à cela, les initiateurs de ce combat ont pris la résolution de faire partager davantage leurs visions.
Face aux hommes des médias, samedi dernier, ils ont une fois encore, par la voix d’Edmond Ayindé, président du Réseau pour l’éveil patriotique (REP) rappelé que «la soif de la rupture existe et est gérée dans le silence et dans les cœurs». Mais cette rupture, ils la veulent «intelligente » pour le rajeunissement du personnel politique national.

«Nous tenons à clarifier le sens de ce plaidoyer qui est juste une invite à croire en la jeunesse et à lui confier des responsabilités», nuance Edmond Ayindé. Il rappelle au nom de ses pairs qu’il se trouve de nombreux jeunes qui ont fait l’option des mouvements politiques simplement parce que le cadre des formations politiques ne se prête pas toujours à leur éclosion. Malgré cet état de chose, ces organisations sont loin de donner dans le découragement. Bien au contraire, elles comptent porter assez haut et loin le message du rajeunissement de la politique nationale et déjà, pour le compte des élections à venir, notamment les législatives, les ambitions sont clairement définies.

En plus des 75% au moins de jeunes femmes et hommes proposés aux partis politiques comme taux de positionnement sur les listes électorales, ceux-ci disent également « Non ! A une Assemblée nationale dont la moyenne d’âge est supérieure à 54 ans» et proposent un Parlement dont la moyenne d’âge est comprise entre 42 et 52 ans.
Noble ambition sans doute, que se sont fixés ces responsables d’organisations de jeunes, mais qui est loin d’être un combat personnel selon Cephise Béo Aguiar de l’Observatoire des jeunes pour un Bénin nouveau (OJBN).

Pour preuve, illustre-t-il, aucun des conférenciers du samedi dernier n’est candidat sur une quelconque liste. Il s’agit donc tout simplement de faire comprendre aux acteurs politiques actuels qu’ils sont très peu regardants sur la relève, précise de son côté Rathier Agassounon de Forces citoyennes pour la défense de la patrie (FOCIDEP).
Et comme il fallait s’y attendre, beaucoup de questions sur les réelles motivations de ce combat ont été posées à ces jeunes avant-gardistes dont le discours, quoique conciliant, ne manque pas de mise en garde. Ceux-ci ayant clairement exprimé leur ambition de mener une campagne dans les contrées du pays contre les listes de candidatures qui ne feraient pas la part belle aux jeunes.

Politique 23 févr. 2015


«LatinAfrica» :Come-back et nouveau départ pour Laurent Hounsavi

Un album mature ! Dix titres les uns aussi dansants que les autres, plusieurs langues… Du bon tout simplement. C’est ce qu’on pourrait dire lorsqu’on prend le temps d’écouter «LatinAfrica», le dernier album du salsero Laurent Hounsavi. L’artiste y a mis du sien et des moyens, même si on y dénote une forte propension pour l’amour.

Ceux qui espéraient le retour de Laurent Hounsavi sont servis. Le jeune salsero qui s’est dévoilé il y a quelques années comme une valeur sûre de cette musique avait été perdu de vue ces dernières années sans qu’on sache vraiment où se nichait l’homme des métro et ce qu’il mijotait. Mais à l’heure de la cuisson, le plat servi est bien succulent.

A travers les dix titres de son nouvel album, Laurent Hounsavi s’est écarté de l’à peu près. «C’est un travail professionnel» ont témoigné plus d’un. L’artiste lui aussi n’en dit pas le contraire. Mais pour lui, c’est dans l’ordre normal des choses et dans le plan de carrière qu’il s’est tracé.

Et c’est sans doute la raison pour laquelle les investissements matériels, financiers et surtout musicaux engloutis dans la présente production sont colossaux. Laurent Hounsavi a choisi par exemple de faire appel à l’arrangeur Luis Manresa pour apporter sa touche à cet album qui actuellement se trouve en pleine promotion. On y découvre «Turn your lights», «chérie» ou encore une innovation comme la version salsa de «no woman no cry», «Por que sufrir», «Kpabiliba», «Mami wata»….

Mais c’est sans doute la version du morceau «No woman no cry» qui constitue, l’une des plus grandes attractions de «LatinAfrica». Pour un album salsa on peut reprocher une dominance du cuivre. Une inquiétude que solutionne Laurent Hounsavi en expliquant qu’il s’est conformé aux tendances actuelles de la salsa qui est une musique en perpétuelle évolution.

De Paris à New York en passant par Hong-Kong, il a partagé la scène avec plusieurs grands noms de la musique.
On peut dire aussi que les nombreux voyages effectués par lui dans plusieurs villes d’Europe, d’Amérique, ont influencé un peu cette dernière production. L’artiste a donc beaucoup grandi, admet-on.

Mais cela n’a rien ôté à l’artiste du quai et du métro. Alors que certains se sont abonnés à des critiques à son endroit, surtout en ce qui concerne ses prestations sur les quais Laurent Hounsavi dit avoir choisi la voie de la fidélité à ses fans. Lesquels l’ont longtemps réclamé alors qu’il effectuait il y peu de temps, un tour du monde pour des concerts et festivals.

Culture 23 févr. 2015


Soirée politique à la Fondation Friedrich Ebert:Des attentes exprimées en direction de la 7e législature

Les panélistes de la sixième soirée politique organisée par la Fondation Friedrich Ebert (FES) à son siège, vendredi 20 février dernier, se sont évertués à retracer le profil du député modèle, gage d’un Parlement au service du peuple béninois. Même si les arguments s’entrechoquaient, le souci de préservation des acquis démocratiques est resté constant dans les propos des débateurs et de la brochette d’invités composés de constitutionnalistes, politologues, universitaires et bien d’autres.

«Quel Parlement pour préserver les acquis démocratiques au Bénin », c’est le thème de la soirée politique organisée, vendredi dernier, par la Fondation Friedrich Ebert à son siège. La sixième du genre, cette séance a mis au prise Amissétou Affo Djobo de l’Opposition, le député Nouhoum Bida de la Mouvance, le journaliste et analyste politique, Wilfried Léandre Houngbédji et Elfried Dossavi-Messy de la Société civile.
Avant d’ouvrir le débat, le Représentant résident au Bénin de la FES, Constantin Grund a fait constater que la 6e législature qui s’achève a été marquée par deux temps forts : une période où tout observateur avait du mal à établir une démarcation nette entre l’Exécutif et le Législatif et une autre caractérisée par une recomposition des forces politiques au sein du Parlement.

«Ce qui a renforcé le Parlement dans son rôle de contrôle de l’action gouvernementale», a souligné Constantin Grund, pour qui, en cette veille d’élection, il est important d’aspirer à une 7e législature au service du peuple.
Au sujet des prestations du Parlement actuel comparativement à la première législature, trois panélistes pensent que la qualité s’est liquéfiée quoique la première législature ait bénéficié de l’aura de nouveauté dans un Bénin nouvellement démocratique. La disparition des symboles de la démocratie en est une autre cause, selon les débateurs. L’honorable Nouhoum Bida apporte une nuance pour soutenir qu’on peut avoir de mauvais députés mais un bon Parlement. Il argumente sa position sur la base du nombre d’accords de ratifications et de lois votés par la 6e législature à laquelle il appartient. Mieux, il soulignera que le député a un cabinet qui l’aide à accomplir sa mission.

Et pour cela, il ne saurait faillir aussi grossièrement. Toute chose récusée par les autres panélistes qui croient savoir que la pertinence des lois et l’opportunité des accords de ratification doivent être de mise dans le rôle du législateur. L’ancienne député, Amissétou Affo Djobo révèlera que la forme actuelle du cabinet d’un député béninois ne saurait lui permettre de mieux travailler. Prenant exemple sur d’autres parlements qu’elle a visités, elle préconise que le député béninois ait un assistant reconnu par la loi. Invité dans le débat, Me Robert Dossou, constitutionnaliste se dit convaincu qu’il y a encore de l’espoir pour faire asseoir les règles républicaines.

«On ne construit pas une République en 25, 50 ans», a-t-il argumenté en se basant sur le modèle français. Pour lui, il convient de laisser libre cours au multipartisme et l’avenir va régler la problématique de la multitude de partis.
Prenant le contre-pied du constitutionnaliste, Wilfried Léandre Houngbédji dénonce l’architecture institutionnelle calquée sur le modèle occidental. Aussi, invitera-t-il les députés de la 7e législature à relever un défi majeur en évitant le ‘’piège’’ de la révision de la Constitution du 11 décembre 1990.
En réponse Bida Nouhoun a déploré que tout le monde soit braqué lorsque le régime actuel envisage des réformes pour l’émergence du Bénin et que toutes les dispositions juridiques sont prises afin que la révision de la Constitution soit consensuelle.
En somme, panélistes et invités ont recommandé l’éducation du peuple, la sensibilisation de l’électorat sur la pratique électorale actuelle et ont invité, non seulement les Organisations de la Société civile et partis politiques à former la jeunesse au militantisme mais en même temps, freiner l’influence de l’argent sur les populations en garantissant le minimum social à la base.
En termes de réformes politiques, d’autres sont allés plus loin pour proposer que les députés soient élus sur la base d’un programme de société. A défaut d’exclure des analphabètes du Parlement, Amissétou Affo Djobo recommande l’instauration de la traduction des débats à l'hémicycle.

Actualités 23 févr. 2015


Positionnement des femmes pour les législatives :L’INPF échange avec les partis politiques

En cette veille d’échéances électorales, l’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) a initié, hier jeudi 19 février à Cotonou, une rencontre d’échanges sur la question de positionnement des femmes sur les listes électorales. Plusieurs partis et groupes politiques, partenaires techniques et financiers et des Organisations de la Société civile ont pris part à ces assises au terme desquelles, des engagements fermes ont été pris par les chefs de partis politiques pour mieux positionner des femmes capables sur les listes aux législatives.

L’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) en collaboration avec Osiwa, a échangé, hier jeudi 19 février à Cotonou, avec des représentants de partis et alliances politiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des partenaires institutionnels, sur les possibilités de positionnement des femmes sur les listes électorales. Ceci, pour rappeler aux chefs de partis politiques, leurs engagements à mieux positionner les femmes sur ces listes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa mission de promouvoir la participation et la contribution de la femme béninoise à la vie publique et politique. Après un décryptage du contexte politique béninois qui rejette toute idée de féminisme aveugle, les participants ont dit leur intention de miser sur des femmes capables qui ont du potentiel à mettre à la disposition de leurs listes.

Participants et communicateurs en concluent alors, qu’il s’agit d’une question de justice et d'un enjeu de développement. Se faisant, ils ont identifié les facteurs de blocage de la participation de la gent féminine aux instances de prise de décisions.
Selon Vicentia Boco, présidente de l’INPF, l’enquête diligentée par sa structure a prouvé que le manque d’éducation, le manque d’engagement politique et la violence du milieu politique sont entres autres, facteurs de blocage de la femme sur les terrains politique et public.

Mais forte de son engagement à renverser la tendance, elle invite à entretenir un dialogue permanent avec les partis politiques en vue du changement de comportements. « C’est une affaire d’éducation de la société à tous les niveaux », a-t-elle souligné avec force et conviction. A en croire Vicentia Boco, depuis deux ans, des potentielles candidates identifiées par les formations politiques sont formées et aguerries au leadership.

Face à cela, elle affirme qu’il revient maintenant aux partis politiques de respecter les engagements qu’ils ont pris. Ainsi, l’INPF après avoir recueilli les propositions d’engagement, va maintenir la veille permanente pour évaluer le respect des engagements pris par les partis politiques et analyser l’éligibilité des femmes positionnées. Hier, des intervenants ont aussi souhaité que les formations politiques apportent leur soutien financier aux femmes candidates.

Soutenue par Gilles Badet, Rachel-Claire Okani et William Comlan, Vicentia Boco a exprimé le vœux qu’au moins 10% de femmes capables, puissent être élues aux prochaines élections législatives et encore mieux aux municipales communales, et locales. «Peut-on choisir de ne marcher que sur une seule jambe alors qu’on en a deux», s'est interrogée Vicentia Boco, avant de soutenir que la femme est prédisposée à potentialiser les ressources afin d’élever le niveau de l’économie.

Actualités 20 févr. 2015


Lancement du rapport 2014 sur la nutrition mondiale:Que faire pour améliorer les indicateurs ?

Intégrer la nutrition dans les stratégies de lutte contre la pauvreté et dans la promotion du développement durable. C’est l’une des raisons fondamentales de l’organisation de la Table ronde sur le rapport 2014 relatif à la nutrition mondiale. Outre les experts régionaux en nutrition, la rencontre a réuni hier, jeudi 19 février, à Cotonou, les membres du Conseil national de la nutrition et de l’alimentation (CAN), des représentants d’ONGs, des chercheurs, des universitaires....

Le constat est frappant. Les statistiques et données en matière de nutrition dans le monde ne sont pas reluisantes. Sur la question, la position du Bénin est loin d’être enviable. Le pays fait partie des mauvais élèves dans le classement mondial sur le plan nutritionnel.
45% des décès des enfants de moins de 5 ans sont liés à la sous-nutrition. Dans dix sept pays, on compte 468 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrant de retard de croissance, émaciation et surcharge pondérale.
Le Bénin n’est pas absent de ces listes. Dans 21 pays, on compte 2025 millions de personnes qui ne bénéficient pas de supplémentation en fer et en acide folique.
Au-delà de ces chiffres, la représentante de l’UNICEF au Bénin, Anne Vincent, fera également l’amer constat que le Bénin n’atteindra aucun objectif sur les six retenus mondialement et fixés par l’organisation mondiale de la Santé. Lesquels objectifs s’articulent entre autres autour de la « réduction de 40% du nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant de retard de croissance», «la réduction de 50% de l’anémie chez les femmes en âge de procréer», «la réduction de 30% de l’insuffisance pondérale à la naissance», et «l’augmentation du taux d’allaitement exclusif pour atteindre au moins 50%».
Mais les conséquences de la malnutrition ne se limitent pas à ces domaines.
Selon le ministre en charge du Développement, Marcel de Souza, la malnutrition entraîne une perte de 11% du PIB résultant des pertes humaines, de mauvais rendements à l’école, d’une diminution des revenus au travail et d’absentéisme pour cause de maladies. Mieux, les mères sous-alimentées sont plus susceptibles de donner naissance à des bébés sous-alimentés, perpétuant ainsi une transmission intergénérationnelle de la pauvreté.

Replacer la nutrition au cœur du développement
Même si, relève le chef de file des partenaires techniques et financiers, Anne Vincent, la prévalence de la malnutrition chronique est passée de 37% en 2008 à 32% en 2011, soit une diminution de 5% selon l’EMICOV, « le Bénin fait partie des pays les moins bien placés dans la réalisation de progrès en matière de nutrition ».

Pour elle, cette diminution est insuffisante et il urge de développer de nouvelles stratégies pour inverser la tendance. Les mesures qu’elle propose intègrent la prise en compte des atouts naturels dont dispose le Bénin, mais qui sont faiblement exploités. Elle cite en exemple les potentialités agricoles, qui pourraient servir dans la lutte contre la sous-nutrition.
«La nutrition ne doit pas être considérée comme une simple question d’accès à une quantité de nourriture suffisante, mais plutôt comme un accès aux nutriments adéquats, au moment opportun dans un environnement sain ainsi qu’un renforcement des soins de santé et de protection sociale, en particulier les 1000 premiers jours de vie», a-t-elle indiqué.
En effet, l’échéance des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), arrive à terme sous peu. Mais les pays peuvent encore se rattraper.
C’est dans ce sens que le rapport 2014 sur la nutrition mondiale «apporte un soutien intrinsèque tout au long du cycle de vie et à travers les générations, favorise la résilience individuelle face aux chocs et aux incertitudes engendrés par le changement climatique et les fluctuations extrêmes des prix ».

Il souligne « les progrès réalisés à l’échelle mondiale par les 193 Etats membres des Nations Unies en vue d’améliorer leur état nutritionnel ». Le document met également en lumière les possibilités d’intervention et contribue à renforcer la redevabilité en matière de nutrition à l’échelle nationale et mondiale. En un mot, il se propose de replacer la nutrition au cœur des questions de développement.

Santé 20 févr. 2015


Forum international Afrique Développement :A la recherche des solutions d’investissements privés

Les 19 et 20 février 2015, les opérateurs économiques d’Afrique prennent part au Forum International Afrique Développement à Casablanca, au Maroc. Co-organisée par le Groupe Attijariwafa bank et le Centre marocain de promotion des exportations (Maroc Export), la rencontre qui porte sur le thème «Le temps d’investir», vise à permettre aux participants d’échanger sur les opportunités d’investissement privé en Afrique.

Pour la troisième fois, le groupe Attijariwafa bank réédite l’exploit de la tenue du Forum International Afrique Développement. En partenariat avec le Centre marocain de promotion des Exportations (Maroc Export), il réunit à Casablanca les acteurs économiques d’Afrique et d’ailleurs pour identifier la formule pouvant permettre de promouvoir l’investissement privé sur le continent afin d’opérer son émergence économique.
A la cérémonie d’ouverture du Forum International Afrique Développement, Mohamed El Kettani, président directeur général du groupe Attijariwafa bank, souligne que «l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique».

Cette conviction vient, selon lui, du constat fait par son groupe dans plusieurs pays d’Afrique où il est représenté. Pour Mohamed El Kettani, l’Afrique ne doit plus perdre de temps. Se référant à quelques exemples de performances sur le continent et à certains efforts de développement relevés çà et là, il estime qu’ils constituent des motifs sinon des signes qui obligent à vite opérer des choix de priorités. A ce sujet, il prend à son compte l’orientation du Roi du Maroc, Mohammed VI, selon qui, «l’Afrique a moins besoin d’assistance que de partenariat dynamique».

Il s’agit de ce qu’il appelera le partenariat Sud-Sud rénové qui, à l’en croire, sera porteur d’espoir et de progrès pour les entreprises et les peuples d’Afrique. Ce partenariat, précise Mohamed El Kettani, a pour objectif de contribuer à construire une solution africaine susceptible de répondre aux besoins des acteurs économiques en matière d’investissements. «C’est par les investissements que nous pourrons créer le changement tant attendu», insiste-t-il avant d’ajouter qu’il faut investir dans le développement des réseaux de proximité pour une meilleure bancarisation des populations, dans la réalisation des projets, dans le capital humain pour une jeunesse émancipée et entreprenante. Son groupe fort de plus de 16000 collaborateurs s’investit déjà dans cette entreprise dans 1300 agences pour satisfaire la demande de la clientèle. Selon lui, la thématique «Le temps d’investir» indique que l’heure a sonné pour que «les investisseurs africains se concertent et se mobilisent davantage pour investir en Afrique».

Des partenariats dynamiques

Pour sa part, Zahra Maafiri, directrice générale de Maroc Export, souligne la grandeur du continent africain. Le forum, relève-t-elle, fédère et rassemble divers acteurs tels que gouvernants, communautés d’affaires, investisseurs, institutions financières et hommes des médias. Parlant des atouts de l’Afrique, elle dira qu’elle jouit d’une stabilité politique et d’un environnement des affaires en constante amélioration et marqué par des réformes engagées par les gouvernements en vue de faciliter les échanges commerciaux, la création d’entreprises.

Dès lors, elle réaffirme la volonté du patronat et de la Chambre de commerce marocains à sceller des partenariats dynamiques avec l’Afrique en mouvement.
Au nom du gouvernement marocain, Moutay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, qui a ouvert le forum, a indiqué qu’il est temps pour l’Afrique non pas seulement d’investir, mais aussi de s’investir dans des projets d’intégration économique. Selon lui, le Maroc est le deuxième investisseur d’Afrique après l’Afrique du Sud.

A ce titre, il rappelle que plusieurs entreprises marocaines se sont déployées sur le contient et il faut y ajouter le chaînon manquant qu’est le partenariat Sud-Sud. Il a reconnu que, par le passé, des groupes ont eu des initiatives dans ce sens. Mais au constat, il retient que les Africains sont encore bien loin de leurs capacités de réalisation. Pour ce faire, il propose quatre pistes pour enrichir les réflexions. Il s’agit de rechercher les gisements de complémentarité, d’accélérer l’intégration économique, de continuer à faire émerger le secteur privé et d’améliorer l’environnement des affaires. «Cherchons les modèles qui ont fonctionné et qui permettent une croissance rapide. Il y a un réel besoin de complémentarité et d’intégration économique et de partage d’expériences », suggère-t-il pour soutenir que ce forum offre l’opportunité de réfléchir sérieusement sur le devenir du continent. Mais il n’a pas manqué de mettre le doigt sur une plaie qui gangrène l’Afrique, à savoir que chaque pays conserve ses prérogatives. «Nous avons besoin de complémentarité pour profiter de nos particularités», insiste-t-il avant d’assurer que le gouvernement marocain est disposé à jouer sa partition.

Le Bénin présent au forum

Pour ne pas se faire conter l’événement, le Bénin a eu l’opportunité, grâce à la succursale du groupe Attijariwafa bank basée à Cotonou, de prendre part aux assises de Casablanca. Au nombre des 1700 investisseurs et acteurs économiques de 23 pays dont 17 Africains discutant affaires, on compte près d’une vingtaine de Béninois. Conduits par Abas Haïdara, directeur Afrique du groupe Attijariwafa bank, les opérateurs économiques du Bénin ne sont pas venus en spectateurs. Ils ont pris part à ce rendez-vous avec la volonté de vendre les atouts du pays en matière de potentialités, de réformes et de création d’entreprises. Entre autres, on note la présence de Régis Facia, vice-président du patronat du Bénin, Jean-Baptiste Satchivi, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, sans oublier Robert Akindé, directeur général de l’Agence béninoise pour la promotion des échanges commerciaux (ABePEC). Mieux, le Bénin dispose à cet effet d’un stand pour faire la promotion et donner de la visibilité aux atouts dont tout investisseur pourrait bénéficier en s’installant dans ce pays de 10 millions d’habitants.
Il faut noter qu’au cours du forum, il est prévu la signature des contrats de partenariat, des rendez-vous d’affaires et autres accords. Des panels sont aussi programmés sur des thématiques telles que la diversification des sources d’énergie et sécurité énergétique, la valorisation des ressources agricoles et sécurité alimentaire, les infrastructures : enjeux, mode de partenariat et de financement.

Par Alain ALLABI Envoyé spécial à Casablanca

International 20 févr. 2015


Lancement officiel de SeeAfrika, le premier bouquet panafricain:Une offre panafricaine par les Africains pour l’épanouissement des Africains

L’ambassadeur du Niger près le Bénin, Saadi Abdou, a officiellement lancé, hier jeudi 19 février, au nom du président de la République du Niger, parrain de l’événement, le bouquet panafricain dénommé SeeAfrika. C’était en présence du promoteur, Issa Salifou, du ministre de la Communication Jean Gbéto Dansou et de plusieurs personnalités du monde des médias.

Canal Holding en partenariat avec Eutelsat et Strong, annoncent le démarrage officiel de SeeAfrika, le premier bouquet panafricain pour créer et entretenir les liens entre les Africains du continent et ceux de la diaspora.
Un démarrage que confirme Jean Jacques Silberstein, directeur général adjoint de Canal 3 Monde qui indique que cela correspond à l’aboutissement de deux ans de travail en France, au Bénin, aux Etats-Unis et au Niger. Pour lui, la philosophie qui sous-tend une telle initiative est de porter un bouquet satellitaire à destination de l’Afrique à partir de l’Afrique.

«Ce sont des difficultés insurmontables que nous sommes en train de surmonter : un vrai challenge par une offre diversifiée, familiale et complète», a indiqué le directeur général adjoint de Canal 3 Monde. Pour lui, le bouquet a été conçu pour offrir un contenu attractif, complet et riche à l’ensemble de la famille africaine où la qualité et le beau priment.
Selon Jean Jacques Silberstein, mis à part le football international, parent pauvre des affiches de SeeAfrika et qui n’est pas une fin en soi, les programmes démarreront vraiment d’ici à la mi-mars simultanément au Bénin, au Niger et au Burkina Faso.
En attendant, la responsable commerciale, Amandine Agonsanou, a fait part du matériel et des différentes offres que SeeAfrika met à la disposition du public. Pour elle, il faut disposer d’une parabole Strong ou Eutelsat de 60 ou 80 cm et souscrire à un abonnement disponible pour deux offres : le bouquet standard avec 10 chaines plus 50 chaines gratuites pour 2500 FCFA par mois et le bouquet intégral qui offre 16 chaines internationales et 50 chaines gratuites pour 9500 FCFA par mois. Pour s'abonner, selon elle, il suffit de se rendre dans un showroom SeeAfrika, d’acheter une carte et se conformer aux conditions et possibilités qui s’offrent au client.
Des conditions et possibilités qui riment bien avec la satisfaction des préoccupations chères au Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC) dont le président du Conseil d’administration, Abdourahamane Ousmane, est fier d’assister au démarrage des activités lancées hier jeudi 19 février. Ainsi, entre autres, l’insuffisance des contenus audiovisuels authentiques produits par les Africains pour les Africains, le faible niveau d’échange de contenus africains, la très faible disponibilité de programmes africains, le développement et la consolidation des entreprises médiatiques africaines seront bientôt satisfaites. Sur la base des intérêts mutuellement partagés entre le RIARC et SeeAfrika, la signature d’accord cadre ouvrira la voie à un partenariat fructueux entre le bouquet et les télévisions des pays membres du réseau.

Engagement pour le développement et la réduction de la pauvreté

Le partenariat autour de SeeAfrika réjouit Saadi Abdou, ambassadeur du Niger près le Bénin représentant Mahamadou Issifou, le président de la République nigérienne, parrain de l’événement. Pour elle, l’intérêt du président de la République nigérienne se justifie par son engagement pour le développement et la réduction de la pauvreté. SeeAfrika tient compte des réalités africaines et permet de connecter l’Afrique avec sa diaspora.
C’est une offre panafricaine qui vise non seulement l’épanouissement de chacun, mais souhaite qu’entre l’Afrique et sa diaspora fleurisse un contact permanent. SeeAfrika emprunte les autoroutes de l’information pour offrir un bouquet panafricain accessible dans le monde entier.

Pour la première fois, une offre planétaire de chaines de télévisions pensée par des Africains et pour des Africains pour une formule améliorée du paysage audiovisuel sera disponible.
SeeAfrika est accessible sous la marque Viewafrika par OTT en France et plus largement en Europe et partout dans le monde. Le bouquet sera visible sur toutes les tablettes numériques Smartphone ainsi que sur les téléviseurs pourvus d’Internet.
Présent au lancement, le ministre de la Communication, Jean Gbéto Dansou, a de très bonnes impressions et pense que SeeAfrika offre la possibilité de suivre les informations sous toutes les formes et qu’il s’agit là d’un bond en avant pour le pays.
Chantal Ahyi, présidente directrice générale de SeeAfrika a offert des paraboles aux officiels qui ont réhaussé la manifestation de leur présence.

Actualités 20 févr. 2015


Le professeur Achille Massougbodji, Chevalier de la Légion d’honneur:Les mérites d’un amoureux de la recherche scientifique reconnus

L’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster Ménager a procédé, hier jeudi 19 février, à l’élévation du professeur Achille Massougbodji, au grade de Chevalier de la Légion d’honneur française. C’était au cours d’une cérémonie à laquelle ont assisté le président de l’Institut de Recherche pour le Développement, Michel Laurent et plusieurs parents et amis.

Pour ses qualités humaines, morales et scientifiques, le professeur Achille Massougbodji a reçu hier jeudi 19 février, des mains de l’ambassadeur Aline Kuster Ménager la médaille distinctive de la Légion d’honneur française. Pour la diplomate française, le récipiendaire est un grand chercheur. Non seulement il a étudié en France mais y a surtout exercé en tant que tel et collaboré avec plusieurs équipes qui se sont investies considérablement dans les recherches sur plusieurs grandes endémies tropicales, notamment les bilharzioses, filarioses, envenimations et tout particulièrement le paludisme.
Des prouesses à l’actif du récipiendaire qui ont été confirmées par le président de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Michel Laurent. Ce dernier est allé plus loin en saluant le parcours professionnel et exceptionnel du professeur Achille Massougbodji qui a fait preuve, selon lui, de ses remarquables compétences et de sa large ouverture d’esprit.

Il a également fait part de la production scientifique tant quantitative que qualitative de l’heureux du jour.
Pour Michel Laurent, Achille Massougbodji est un chercheur émérite autant qu’un enseignant accompli. «Actuellement, c’est sur un vaccin contre le paludisme de la femme enceinte que travaillent le professeur Achille Massougbodji et son équipe, en collaboration étroite avec celles de l’IRD», a encore spécifié le président de l’IRD.
«Le moment est plutôt difficile. Je suis particulièrement reconnaissant que vous ayez voulu donner à cette cérémonie une solennité particulière», a déclaré d’entrée Achille Massougbodji, marquant sa reconnaissance aux autorités françaises qui ont décidé de le porter et de lui décerner la médaille de la Légion d’honneur française. Sa gratitude au président de l’IRD a été aussi manifeste. Saluant ainsi son amitié pour l’IRD, qui promeut une coopération Nord-Sud agissante, équilibrée et enrichissante, il a rendu hommage à ses parents, pour leur présence protectrice, éducatrice, pour la rigueur et l’équité qu’ils lui ont inculquées. Achille Massougbodji n’a pas oublié sa famille.

«J’ai retenu des différentes formations que l’important, c’est l’homme ; on devient médecin quand on respecte tout l’homme ; j’ai rencontré des hommes qui m’ont aidé et porté», se souvient-il. Cependant, il déclare ne pas s’être fait d’illusions dès lors qu’il a traversé une période 82-85 difficile qu’il a gérée avec le soutien de son entourage. Son ambition demeure, confirme-t-il, de faire de la recherche, le moteur du développement. Car, sa conviction est qu’une seule hirondelle ne fait pas le printemps ; le temps étant compté aujourd’hui, il se réjouit de pouvoir contribuer à monter, entretenir et faire fonctionner le laboratoire de recherche avec surtout de jeunes chercheurs qu’il faut promouvoir.

Société 20 févr. 2015


25 ans d’activités :L’Ong Bethesda célèbre l’évènement

L’ONG Bethesda a démarré ses activités au Bénin le 19 février 1990. Hier, jeudi 19 février, elle célébrait donc son 25e anniversaire et ce fut l’occasion pour faire le point des activités menées en un quart de siècle et d’élaborer de nouvelles stratégies sur la période allant de 2015 à 2020. C’était autour du thème : «Contribution de l’Ong Bethesda à la réduction de la pauvreté».

Un quart de siècle dans la vie d’une structure témoigne de la vitalité et du sérieux qui caractérisent ses acteurs. C’est le cas de l’Ong Bethesda qui, de par le sacrifice et l’humilité couplée d’une volonté de réussir de ses initiateurs, est devenue au bout de 25 ans un groupe de référence. En témoigne la présence hier de ses anciens responsables dont le ministre en charge de l’Environnement, Raphaël Edou, accompagné de sa collègue en charge de la Famille, Naomie Azaria Hounhoui.
Le président de l’assemblée générale de l’Ong Bethesda, Jonathan Amegnigan a saisi l’occasion pour expliquer les conditions dans lesquelles elle a été créée. A sa création, dit-il, l’œuvre de Bethesda est partie d'une vision clairement définie autour de l’amour de Dieu et du prochain. Ce fut une grande ambition dans le temps et qui a abouti aux multiples résultats que tout le monde contemple aujourd’hui. «Parti d’un rien du tout, à peine 500 000 FCFA, Bethesda est devenue aujourd’hui, 25 ans plus tard, un groupe aux multiples dimensions, un groupe d’utilité publique. «D’où l’obligation de faire le bilan et tracer de nouvelles perspectives dans un creuset plus profond», a-t-il insisté.
Créée en 1990 par les églises protestantes et évangéliques du Bénin en collaboration avec les missions Mennonistes française et américaine, Bethesda vise la promotion du bien-être mental, physique, social et spirituel de l’homme à travers des actions de soins de santé et de développement communautaire. Elle poursuit plusieurs objectifs qui consistent à aider les populations en zone rurale et urbaine à passer du statut de bénéficiaires des soins à celui de promoteurs de la santé dans leurs propres communautés. L'Ong a aussi pour but d’encourager les initiatives et les activités génératrices de revenus, et de promouvoir toute activité de lutte contre la pauvreté. Pendant 25 ans, Bethesda a mené plusieurs activités dans les domaines de la santé, de l’environnement et du développement.

Des résultats encourageants

Dans le domaine de la santé, elle intervient en médecine générale et en spécialités médicales aussi et dispose d’un site de prise en charge gratuite des personnes vivant avec le Vih/Sida.
Dans les domaines de l’environnement et du développement, Bethesda a œuvré pour la gestion des déchets et évaluation environnementale, la gestion intégrée des ressources en eau, la décentralisation et le développement local, le développement organisationnel et la gestion des projets. Elle a aussi œuvré pour le recyclage des matières plastiques, l’information, l'éducation et la communication ainsi que le développement des énergies renouvelables.
Les différentes activités menées ont permis d’obtenir d’importants résultats au bout de 25 ans.
Les résultats réalisés sur les 25 ans d’existence de l’Ong Bethesda sont en parfaite cohérence avec les objectifs stratégiques orientés vers la réduction de la pauvreté. En matière de démocratisation des soins généraux de santé par l’hôpital Bethesda, au total 157 031 personnes ont reçu des soins avec une moyenne de 65 426 personnes chaque année.

Ensuite, on note une nette satisfaction des besoins d’accouchement des familles béninoises. Ainsi, de 1990 à 2013, l’hôpital Bethesda a facilité la réalisation de 9347 accouchements sur les 24 premières années d’activité avec une moyenne de 1223 accouchements par an. Le bilan des activités de vaccination, de consultations post natales et de planning familial affiche les statistiques de 129 906, 108 959 et 16 743. Avec ses annexes de Hêvié en 2005, de Tankpè en 2013 et de Parakou, l’hôpital Bethesda a mis en place une politique de création d’emplois et de redistribution de revenus. Aussi, a-t-elle redistribué sur 25 ans, à travers sa masse salariale, la somme de 4 945 870 213 FCFA avec une moyenne annuelle de 197 834 808,5 FCFA. A cela s’ajoute, la prise en charge psycho-sociale et nutritionnelle des patients démunis.
Selon le président de l’assemblée générale de Bethesda, Jonathan Amegnigan, ces résultats qui forcent l’admiration ne doivent pas faire croire que les acteurs ont atteint l’ultime niveau et déraper de la vision initiale. Pour illustrer ses propos, il rappelle l’histoire de David et de Goliath dans la Bible. Comme David, Bethesda sans moyens, a su triompher avec sa vision et la croyance des hommes qui l’ont initié. 25 après, Bethesda est devenu une œuvre gigantesque.
Quant au coordonnateur de l’Ong, Barthélémy Dossou Bodjrènou, il a rappelé que la réussite de l’organisation est due au fait qu’il consent des efforts pour participer à la réduction de la pauvreté, car elle est aussi une structure confessionnelle guidée par Jésus et sa bénédiction. Cette réussite étant aussi au prix du sacrifice, il a alors sollicité le concours des gestionnaires d’aujourd’hui afin que l’Ong Bethesda puisse prospérer

Société 20 févr. 2015


Conservation de la faune dans la réserve de Pendjari:Des réflexions pour limiter les conflits hommes-éléphants

Suite à une série de travaux de recherches participatives portant sur la réserve de biosphère de la Pendjari dont ceux dirigés par Dr Sylvestre Djagoun de l’Université d’Abomey-Calavi sur l’occurrence et la distribution des éléphants puis les conflits entre les hommes et ces pachydermes dans cet espace, une restitution a été faite, mercredi 18 février dernier à la préfecture de Natitingou. Divers décideurs locaux ont pris part à cette rencontre de réflexion sur la conservation de l’éléphant dans la réserve de biosphère de la Pendjari.

Financés par African Wildlife Fundation (AWF) avec l’appui de MAVA Grant, les travaux de recherche dirigés par Dr Sylvestre Djagoun de l’Université d’Abomey-Calavi sur l’occurrence et la distribution des éléphants dans la Pendjari, puis les conflits hommes-éléphants autour de la réserve, ont permis aux participants à la réunion de restitution d’en savoir davantage sur la problématique de la conservation de la faune et des éléphants en particulier dans la réserve de biosphère de la Pendjari. Des résultats présentés, il ressort que la Pendjari dispose actuellement de la plus grande population d’éléphants en Afrique de l’Ouest. Une espèce rare qu’il convient de protéger pour la diversité de la faune. Cette population est toutefois soumise aux pressions de braconnage et de réduction de l’habitat par l’avancée du front agricole.

La colonisation par l’homme, des habitats des éléphants se justifie par la forte demande de terres cultivables. Toute chose empiétant sur les zones de peuplement et de séjour des pachydermes.
Les conflits hommes-éléphants ont une occurrence plus grande en saison des pluies sans être nulle en saison sèche, apprend-on. Les zones de Batia et Porga sont les plus touchées par les dégâts des éléphants sur les cultures avec l’inexistence au niveau des structures de gestion, d’un mécanisme fonctionnel de compensation. Des recommandations ont été faites quant à l’avènement d’un programme efficient de sensibilisation des riverains de la Pendjari ainsi que leur responsabilisation dans la conservation des éléphants.
La réunion a permis de déterminer les priorités voire les urgences dans la conservation des éléphants dans la Pendjari pour permettre aux partenaires en l’occurrence African Wildlife Fundation, d’accompagner les efforts en place.

L’autre acquis de cette collaboration entre le Parc national de la Pendjari dirigé par Méryas Kouton et cette fondation est un lot de matériels offert, pour appuyer les équipes de surveillance de la réserve de biosphère. Il s’agit de tentes, bottes, appareils photographiques numériques, lampes torches et autres. Une formation a été aussi donnée aux éco-gardes de la Pendjari pour renforcer leur capacité en lutte anti-braconnage.
Le représentant de African Wildlife Fundation a réitéré l’engagement de son organisation à appuyer toute initiative visant la sauvegarde des éléphants dont les défenses prisées, justifient leur braconnage.
Mashoudou Ashanti, secrétaire général de la préfecture des départements de l’Atacora et de la Donga, a exhorté tout le système de conservation à plus d’effort afin que la Pendjari soit internationalement reconnue pour son potentiel faunique exceptionnel en Afrique de l’Ouest soit sauvegardée.

Société 20 févr. 2015


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