La Nation Bénin...
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Les membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) étaient hier, mercredi 18 février, face aux acteurs des partis et mouvements politiques, notamment ceux impliqués dans le processus électoral actuellement en cours. Les discussions entre les deux parties leur ont permis de s’entendre sur l’essentiel à faire par chacune d’elles, afin que le processus électoral se passe sans anicroches. La séance a eu lieu au Chant d’oiseau à Cotonou.
L’exercice auquel les partis et alliances de partis politiques ont été invités hier relève de la routine en période électorale et vise, d’une part à écouter les doléances et suggestions des acteurs politiques, et d’autre part, à les tenir informés de l’avancement des opérations inscrites dans le calendrier électoral. « Nous avons estimé que le moment est venu pour nous de vous rencontrer parce que vous êtes à la fois les acteurs et les bénéficiaires de l’aboutissement du processus électoral », leur a donc dit à l’entame de la rencontre le président de la CENA, Emmanuel Tiando, tout en les rassurant de l’engagement de ses pairs et lui à travailler à l’organisation dans la transparence et la crédibilité des élections à venir. Selon ses explications, la commission dont il a la charge, cheville ouvrière de l’organisation des élections au Bénin, ne pouvait réussir sa mission sans tendre la main aux acteurs politiques qui constituent un chaînon important, surtout que le Code électoral leur confère un rôle essentiel à cet effet.
« A la CENA, nous avons besoin de votre soutien et de votre confiance parce qu’ils vont nous permettre de conduire à bon port le processus », martèlera par la suite Emmanuel Tiando.
Pour ce qui est des objectifs même de la rencontre d’hier, il les a situés sur trois points. Le premier, c’est de faire le point de l’état d’avancement du processus d’organisation et de tout ce que la CENA a entrepris en vue d’une bonne organisation des élections. Secundo, le président de la CENA a proposé à ses invités un rappel des dispositions du Code électoral et en dernier ressort, il était question d’échanger avec eux, en vue de recueillir leurs suggestions pour l’organisation réussie des élections, gage de paix sociale et de cohésion. Si l’on s’en tient aux détails fournis par le commissaire Basile Fassinou, le processus d’organisation des élections législatives du 26 avril prochain suit son cours.
Et en dehors des tâches administratives internes, le processus de recrutement des acteurs devant aider la CENA dans sa mission est déjà engagé sur plusieurs points. S’agissant des coordonnateurs d’arrondissement par exemple, le dépouillement des dossiers est bouclé, selon lui, et il ne reste que la plénière valide ce dépouillement et rende publique la liste. Le recrutement des assistants des coordonnateurs d’arrondissement et des membres des postes de vote est aussi très avancé, annonce-t-il. Le dépouillement des dossiers des assistants a commencé et sera suivi de celui des membres de poste de vote, soutient également Basile Fassinou.
La CENA a adopté déjà le calendrier électoral et à compter du 20 février prochain, la réception des dossiers de candidatures commencera. Quelques dispositions relatives aux déclarations des candidatures et aux pièces constitutives des dossiers ont été aussi rappelées par lui aux acteurs politiques invités. A sa suite, le commissaire Moïse Bossou s’est appliqué à partager avec l’assistance quelques innovations introduites dans le Code électoral. Mais c’est beaucoup plus le mode de calcul des sièges qui a été le point culminant de l’intervention de ce dernier. Et comme il fallait s’y attendre, les questions des représentants des partis et alliances de partis ont tourné prioritairement autour de ce mode de calcul, ceux-ci voulant comprendre, entre autres comment la CENA compte gérer les cas d’égalité de suffrages, de ballotage et autres. Les assurances des commissaires à ce propos sont explicites. Cela n’est pas évident, à priori, ont-ils dissipé, rappelant au passage que la CENA ne donne que des résultats provisoires.

La secte nigériane Boko Haram menace de frapper le Bénin à travers les régions frontalières du pays. A sa réunion mensuelle tenue hier mercredi 18 février, la Conférence administrative départementale (CAD) s’est prononcée sur ce péril terroriste dans l’Atacora-Donga.
Boko Haram serait sur le point de commettre des actes terroristes sur le territoire béninois en représailles à la décision du gouvernement de combattre cette secte dont les incursions au Cameroun, au Tchad et puis récemment au Niger suscitent l’émoi de la communauté internationale. Cette information que Baguidi Yérima, directeur départemental de la Police nationale, tient de ses supérieurs, a été partagée à la réunion mensuelle de la CAD pour inviter les populations des départements de l’Atacora et de la Donga à la vigilance. A ses dires, les services de sécurité nationale prennent au sérieux cette information et n’entendent pas laisser une quelconque faille à leur niveau pour favoriser une éventuelle mise en exécution de la menace de ce groupe qui a mis à feu et à sang les régions du nord du Nigeria et nourrit des ambitions d’expansion de ses exactions. Déjà cette secte aurait ciblé les postes frontaliers pour commettre ses crimes. Les villes de Malanville, de Parakou et de Djougou seraient sous la menace de ces terroristes. Relevant la porosité des frontières béninoises, le directeur départemental de la Police nationale a souligné la nécessité pour eux de renforcer le dispositif sécuritaire et de contrôler toute entrée suspecte d’étrangers dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Tout récemment des nomades voyageant à chameau et qui se réclameraient vendeurs de médicaments ont été refoulés de la ville de Porga sur instruction des services sécuritaires. Leurs comportements prêtant à espionnage, ils ont été passés à la loupe. « Ces gens dormaient à la belle étoile, n’allaient ni à l’église ni à la mosquée et passaient le clair de leur temps à épier. Si l’on admet que des armes sont acheminées par voie terrestre et qu’il nous est parvenu que ceci se fait à dos de chameaux, nous ne sommes pas à l’abri d’une menace de Boko Haram », précise-t-il. Gervais N’dah Sékou, préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, a appelé à une vigie populaire. « Personne ne peut dire qu’elle maîtrise le mode opératoire de Boko Haram et il ne faut pas attendre le coup avant de réagir. Il nous faut faire l’effort de parer à tout risque», prévient-il.
Société 19 févr. 2015

Au début du mois de février, la communauté internationale a célébré la Journée internationale des zones humides dont l’importance se passe de commentaire. Dans l’entretien qui suit, Comlan René Yaovi, ingénieur en environnement parle de la répartition des zones humides au Bénin, évoque leur utilité du point de vue touristique, de la biodiversité et aborde les menaces qui pèsent sur elles.
C’est à la Convention de Ramsar (ville iranienne où elle a été signée), que nous devons la définition des zones humides qui constituent "des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d'eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse n'excède pas six mètres ". Il n’existe pas de façon formelle, selon Comlan René Yaovi, une répartition temporelle ou spatiale desdites zones. Cependant, on peut admettre, reconnaît-il, que les zones humides du Bénin sont réparties en des fleuves, notamment le Mono (120 km) , le Couffo (170 km), Ouémé (510 km) et ses affluents Térou, le Zou et l’Okpara ; et au Nord, le fleuve Pendjari (80 km) et le fleuve Niger (150 km) avec ses affluents au Bénin que sont l’Alibori, le Mékrou et la Sota.
A côté, relève-t-il, on compte des plaines d’inondation qui comprennent les zones deltaïques (delta de l’Ouémé et du Mono) et des étendues marécageuses ;
Il y a également, des lacs d’eau douce dont le plus important est le lac Toho et le lac Togbadja et d’autres petits lacs très poissonneux comme les lacs Azili , Hlan , Dati, Sélé, Doukon, Togbadji.
Selon Comlan René Yaovi, il y a également deux complexes lagunaires que sont le complexe du Delta de l’Ouémé – la Lagune de Porto-Novo – le Lac Nokoué et celui du Couffo – le Lac Ahémé – le Chenal Aho-lagune côtière.
Parmi les zones humides, certaines ont été classées ou reconnues zones humides d’importance internationale par la convention de Ramsar . Il s’agit, précise-t-il, du Complexe Est du Sud Bénin, classé site Ramsar 1017 le 24 janvier 2000. C’est un site constitué par la Basse Vallée de l’Ouémé, le lac Nokoué, la lagune de Porto-Novo, 30 juillet 2001 avec comme coordonnées géographiques : 2°25’ E et 6°40’ N (Centre du site) et une superficie de 501 620 ha.
Il y a également le Complexe Ouest du Sud Bénin, classé site Ramsar 1018 le 24 janvier 2000 ; c’est un site constitué par la Basse Vallée du Couffo, Lagune côtière, le Chenal Aho et le Lac Ahémé dont les coordonnées géographiques sont 1°52’ E et 6°40’ N (Centre du site) et une superficie de 432 131 ha.
Pour Comlan René Yaovi, on compte également la zone humide de la rivière Pendjari reconnue site Ramsar depuis le 2 février 2007 qui couvre une superficie de 144,774 ha avec pour coordonnées géographiques 11°37'N 001°40'E.
Des terres très fertiles
Par ailleurs dans l’Atacora, on peut relever, selon l’ingénieur en environnement des zones humis des du Complexe W, reconnues site Ramsar depuis le 2 février 2007, dont la superficie est 895 480 ha et avec coordonnées géographiques : 11 ° 50'N et 002 ° 30'E (Centre du site).
Du point de vue de la valorisation qu’on peut faire des zones humides, il faut retenir, selon Comlan René Yaovi, qu’elles couvrent des terres très fertiles et propices pour l’agriculture grâce à l’humidité ou la présence de l’eau pendant la saison sèche et l’apport des limons qui constituent un atout pour la l’exploitation agricole. Le cas le plus connu est la vallée de l’Ouémé (deuxième vallée au plan mondial après le Nil). Elle reste sous-exploitée, apprécie-t-il, vu son potentiel. Il y a aussi la vallée du Niger qui est souvent oubliée et toutes les autres plaines inondables. Ainsi, parlant d'agriculture, cela englobe, indique Comlan René Yaovi, la production végétale (maraichage, riziculture, céréales, plantain….), de l’élevage, des activités de pêche et surtout la pisciculture où on note un grand potentiel totalement négligé.
Du point de vue de l’éco-tourisme, l’utilité des zones humides est également remarquable, fait-il observer. Ainsi, les mares de la Pendjari, les chutes d’eau de Tanougou, la bouche du Roy, Bopa, Possotomé, la route des pêches et Ganvié surnommé «Venise de l'Afrique » constituent autant de sites touristique avec les multiples potentialités de leurs zones humides qui, si elles sont bien mises en valeur pourraient certainement contribuer à la réduction de la pauvreté. Elles demeurent également indispensables à la conservation et à la valorisation des zones humides et surtout au développement des communautés locales.
Outres ces deux grands secteurs, les zones humides offrent également des produits tels que les bois d’œuvre et les produits des arbres (forêt galerie) et une nouvelle activité, l’exploitation du sable lagunaire.
Ainsi, saisissant l’opportunité créée par l’interdiction du prélèvement du sable marin, l’extraction du sable lagunaire s’est rapidement développée, expose Comlan René Yaovi. Pour lui, cette activité croît proportionnellement à la vitesse d’urbanisation à Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo et environ. «C’est une activité qu’il faut contrôler sinon elle aura des conséquences écologiques dans l’avenir. Jusque-là, les études n’ont montré que le coté positif tel que la réduction de l’inondation. Mais c’est sûr qu’on va perdre en biodiversité les espèces des plaines inondables au profit de lacs artificiels qui doivent être aménagés dans le futur (un aménagement écologique ou économique selon le besoin)», prévient-il.
La pollution par les produits phytosanitaires
Il faut également prendre en considération les menaces qui pèsent sur les zones humides. Ainsi, retient Comlan René Yaovi, à cause de la pression démographique, ces zones sont souvent comblées et occupées anarchiquement. Surtout dans les villes, elles servent de dépotoir des ordures, fait-il remarquer. L’exemple le plus déplorable, porte sur le lac Nokoué (longeant la berge du coté de Dantokpa.) Conséquence écologique, les plans d’eau sont pollués et la biodiversité dont elle regorge chute drastiquement. De ce point de vue, il déplore également la grande perte économique bien connue que constitue le rejet des crevettes du Bénin par le marché européen.
De même, dans les milieux ruraux, il y a, relève-t-il, la pollution par les produits phytosanitaires. C’est le cas du bassin cotonnier au Nord.
Il y a également le comblement des plans d’eau par des pratiques de pêches prohibées telles les Acadjas et par l’érosion pluviale due aux mauvaises occupations du territoire et aux mauvaises pratiques agricoles. C’est l’exemple du Lac Ahémé.
A titre de solution, l’ingénieur en environnement informe qu’actuellement, le lac Ahémé jouit d’un programme interministériel pour son réaménagement. Il s’agit du programme intercommunal de réhabilitation du lac Ahémé (PIRA). «L’Etat et les autorités communales doivent penser aux autres zones humides pour définir un bon plan d’aménagement intégré afin d’en tirer des profits économiques et préserver ou conserver leurs ressources naturelles et les nombreuses services écologiques (recharge des nappes, atténuation des changements climatiques, rétention des sédiments et polluants, etc.) pour les générations à venir : donc une gestion durable planifiée», préconise-t-il.
Environnement 19 févr. 2015

Malgré ses progrès remarquables dans le but d’offrir des services de santé de qualité pour répondre aux besoins de la population d’ici 2025, la situation de la santé de la mère et de l’enfant reste encore critique, selon les statistiques. C’est pour aider le Bénin à l’améliorer que le projet d’amélioration de la santé de la reproduction, du nouveau né et de l’enfant (ANCRE) a vu le jour avec l’appui de l’USAID. La cérémonie qui consacre son lancement officiel a eu lieu, hier mardi 17 février à Cotonou, en présence de quatre ministres du gouvernement : Raphaël Edou assurant l’intérim de son collègue de la Santé, Naomie Azaria de la Famille, Marcel de Souza en charge du Développement ainsi que l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Michael Raynor.
«Bénin, santé de la reproduction : progrès remarquables, mais peut mieux faire». C’est l’appréciation que feraient certainement les spécialistes en santé de reproduction, s’ils avaient à noter le Bénin dans le domaine.
En effet, selon les statistiques issues des enquêtes démographiques et de santé conduites en 2011, 1 500 femmes continuent de mourir chaque année des suites des complications de la grossesse ou de l’accouchement. Or, chaque fois qu’une mère meurt, son bébé a 10 fois plus de risque de mourir avant l’âge d’un mois et 3 fois plus de risque de mourir avant d’atteindre 5 ans. Il est inacceptable qu’un aussi grand nombre de citoyens d’un pays meurent encore de causes et facteurs qui sont connus et qui peuvent être traités ou évités.
C’est ce qui a motivé le ministère en charge de la Santé et l’USAID à mettre en place le Projet ANCRE pour combattre les causes et les facteurs qui entraînent les maladies et les décès des mères et des enfants dans le but d’améliorer la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.
Selon l’ambassadeur des Etats-Unis, il s’agit d’un projet qui «soutient les efforts du gouvernement de la République du Bénin en matière de planification familiale, soins prénataux, accouchements, soins postnataux dans le secteur sanitaire public et privé». Il précise que l’enfant en Afrique appartient à tout le village. Et comme, nous sommes aujourd’hui dans un village planétaire, le diplomate américain exhorte les membres du village à ne plus laisser mourir les enfants et leurs mères.Car, le développement du pays a besoin de chacun de ses fils.
Pour la directrice de la Santé de la mère et de l’enfant, Olga
Agbohoui Houinato, le lancement du projet consacre l’officialisation de sa mise en œuvre et vise à informer les partenaires du secteur de la santé et l’ensemble de la population béninoise de la contribution additionnelle du peuple américain à l’accélération de l’amélioration de l’état de santé des familles béninoises, en complémentarité avec les interventions déjà existantes.
Selon le ministre Raphaël Edou qui assurait l’intérim de son collègue en charge de la Santé, le projet travaille à renforcer le système sanitaire, la qualité et la disponibilité des services dans les structures sanitaires et au niveau des relais communautaires à travers la mise à échelle du paquet d’interventions à haut impact défini par le ministère de la Santé. Il précise que ce paquet d’interventions communément appelé PIHI est un ensemble de services qui, lorsqu’ils sont mis en œuvre à grande échelle, font preuve de réduction des maladies et des décès chez les mères, les nouveau-nés et les enfants.
D’un coût global de cinq milliards de F CFA, le projet s’étend sur quatre années et couvre les zones sanitaires de Cotonou 2 et 3, Djougou, Copargo, Ouaké, Bassila, Kandi, Gogounou, Ségbana, Tchaourou, Savalou, Bantè, Covè, Ouinhi, Zagnannado, Allada, Zè, Toffo, Calavi,, Sô-Ava, Comé, Grand-Popo, Houéyogbé et Bopa.
Les ministres Marcel de Souza et Naomie Azaria invités à la cérémonie ont salué cette initiative des Etats-Unis qui aident à faire reculer la mortalité infantile. Ils ont souhaité que le projet soit bien conduit afin d’aider le pays à atteindre les OMD 4 et 5 à l’heure du bilan.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de renforcement de la performance du système de santé à travers le Financement basé sur les résultats, les bailleurs de Fonds comme la Banque mondiale, le Fonds mondial et la Coopération belge ont initié des mesures de contrôle et de vérification des résultats. Le contrôleur des services financiers, chef personnel de l’hôpital de zone de Lokossa-Athiémé (HZL), Rémi Sounouvi évoque ici l’importance des mesures de contrôle.
La Nation : En quoi les mesures de contrôle sont-elles une nécessité ?
Rémi Sounouvi : A l’avènement du Financement basé sur des résultats (FBR), les agents de l’hôpital de zone de Lokossa-Athiémé comme ceux des hôpitaux de zone pilotes retenus par le projet, bénéficient des primes de motivation. L’octroi de ces primes n’est pas automatique. Il répond à des grilles définies par le bailleur. La Banque mondiale a ses grilles de qualité qu’il faut respecter. Ce qui a fait que les agents de santé en respectant ces grilles ou ces normes envers les patients produisent des résultats qui sont payés. Pour la répartition des primes, la Banque mondiale a voulu que 50% aille au personnel et les 50% restants au fonctionnement du centre de santé ou l’hôpital de zone. Les agents de santé bénéficient de ce pourcentage en fonction de la qualité et la quantité de travail abattu.
Les 50% dont vous parlez servent à motiver les agents de santé pour un meilleur rendement. Pensez-vous qu’on a besoin d’une telle mesure avant qu’ils ne donnent le meilleur d'eux-mêmes ?
On doit contrôler les agents de santé parce que celui qui investit et qui souhaite un changement de comportement a besoin de contrôler ces agents. Ne pas le faire, c’est faire preuve de légèreté. Car, ce n’est pas l’argent seulement qui importe au niveau de ce programme. Mais plutôt le respect des normes exigées au profit des patients. Au nombre de ces normes, on peut noter : l’accueil, car, la manière dont l’agent de santé reçoit le malade lui donne déjà 50% de satisfaction avant son traitement. Ensuite la prise de renseignements chez le patient est aussi importante pour son suivi. Car, les renseignements sont très nécessaires de sorte que le bailleur n’ait pas besoin de se gêner pour avoir des informations. La fiche doit comporter toutes les données exigées par la Banque mondiale. Ce qui veut dire que la manière de noter ces données est aussi prise en compte.
Je peux vous dire brièvement que nous avons deux méthodes de contrôle. Nous avons les relais communautaires qui nous permettent d’avoir le retour de la qualité des soins administrés aux patients. Ils ont pour rôle de contrôler ce qui ne va pas. Les résultats de leur contrôle sont fournis à l’assistant technique qui est appelé à venir contrôler ce qui se fait au sein de l’hôpital de zone. Je voudrais dire que l’assistant technique est là pour le contrôle au niveau de l’hôpital alors que les relais communautaires font leur contrôle au sein des populations.
Il y a d’autres formes de contrôle comme le contrôle des tests de diagnostic positif par le contrôleur de zone. Il consiste à vérifier que les cas déclarés ont bien été des tests positifs. Ainsi le contrôleur de zone vérifie le nombre de tests positifs ainsi que la conformité entre les numéros de référence des tests qui doivent être inscrits dans les registres et les stocks des tests utilisés.
Il y a dix ans, les centres de santé étaient insalubres mais aujourd’hui, on sent une certaine propreté. S’agit-il aussi d’une exigence de FBR ?
L’hygiène est une exigence du FBR. Car, un centre de santé n’est pas un dépotoir où l’on peut tout déverser. Il faut savoir que dans un centre de santé, il y a assez de microbes. Donc un centre de santé est un nid d’infections. Par exemple, les toilettes doivent être propres de même que la cour et l’entretien des salles est une obligation. A cet effet, il est recommandé que ces salles soient carrelées et éclairées. Ce sont là autant d’exigences du FBR. En plus de cela, le ministère a exigé la bonne gestion du temps et un accent particulier est mis aussi sur la ponctualité.
Mais, il y a aussi des revers. Certains indicateurs sont plus cotés que d’autres. Il faut aussi retenir qu’il y a tellement d’indicateurs qu’on ne saurait mettre tous les indicateurs dans la balance. Il se peut que certains agents pour des raisons personnelles et pécuniaires choisissent les indicateurs qui sont mieux cotés au détriment des autres.
Le contrôle est-il le pareil dans les centres de santé et les hôpitaux de zone ?
La mesure et la vérification des résultats, de même que le paiement des primes, sont effectués sur une base trimestrielle.
Le modèle développé est orienté vers l’amélioration du fonctionnement des services et la motivation du personnel de santé. L’évaluation est réalisée par les pairs, à savoir une équipe commise par la Direction départementale de Santé et composée de certains prestataires identifiés sur la base des mérites ainsi que des assistants techniques. Elle est trimestrielle pour les indicateurs qualitatifs, et mensuelle pour les indicateurs quantitatifs. L’évaluation se fait sur la base de 10 indicateurs quantitatifs pour les centres de santé, qui sont aussi soumis à une évaluation qualitative se basant sur la qualité objective des procédures de soins d’une part, et d’autre part sur la qualité subjective mesurée par la perception du client.
Elle est basée sur une check-list administrée aux centres de santé selon des rubriques contenant un total de 92 indicateurs de qualité pour les centres de santé. Les hôpitaux de zone quant à eux sont évalués selon une grille contenant 110 indicateurs de qualité et l’équipe d’encadrement de zone, 49 indicateurs de qualité. Le modèle comporte également une composante communautaire basée sur la satisfaction de la population dans une perspective de contre-vérification. Ces différentes mesures de contrôle renforcent les performances du système de santé.
Santé 18 févr. 2015

La Direction nationale de contrôle des marchés publics dispose désormais d’un Système intégré de gestion des marchés publics (SIGMAG). En présence du directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des finances, Servais Adjovi et du directeur national du Contrôle des marchés publics, Boniface Vissoh, ce logiciel a été lancé hier mardi 17 février en même temps que le portail web des marchés publics.
Prévue pour gérer toute la procédure de passations des marchés publics depuis la planification jusqu’à l’exécution, l’instauration d’un Système intégré de gestion des marchés publics (SIGMAG) remonte en 2006. Mais ce n’est qu’en 2009 qu’une étude de faisabilité a été faite suite au vote de la loi portant Code des marchés publics en République du Bénin. La procédure lancée en 2012 a abouti à la sélection du cabinet 2SSI en 2013 et à la mise en place effective du SIGMAG en 2014. C’est donc au bout de huit années de péripéties que la direction nationale de contrôle des marchés publics se voit enfin dotée du SIGMAG, faisant du Bénin le dernier pays de l’UEMOA à se procurer cet outil de gestion qui va faciliter désormais la production de statistiques exhaustives et fiables à toutes les étapes du processus de passation des marchés publics.
Avec le portail web des marchés publics, le logiciel SIGMAG permettra, aux trois acteurs principaux de la commande publique que sont la Direction nationale de contrôle des marchés publics (DNCMP), l’Autorité de régulation des marchés publics et les autorités contractantes, de concentrer, d’archiver et de diffuser l’information économique.
Dans son mot de bienvenue, le coordonnateur de l’Unité de gestion des réformes, Darius Euloge Zodjihoué, n’a pas manqué de remercier les partenaires techniques et financiers en l’occurrence la Banque africaine de développement (BAD) pour avoir accepté de financer la réalisation du SIGMAG et du portail web des marchés publics qui permettra au public d’avoir accès en temps utiles, à toutes les informations sur les marchés publics, que cela soit le plan de passation des marchés, les avis d’appel d’offres, le résultat des évaluations, les contentieux, etc.
Il sera suivi du directeur national de contrôle des marchés publics Boniface Vissoh pour qui, le SIGMAG va contribuer à améliorer la gouvernance financière par la transparence et la célérité des procédures de gestion des marchés publics. «Cependant, la mise en œuvre du SIGMAG n’est pas une panacée. Il faudra un renforcement permanent des capacités du personnel et assurer les conditions pour leur motivation», a-t-il laissé entendre.
Pour le représentant de la BAD, Daniel Ndoye, la mise en œuvre du SIGMAG intervient dans un contexte économique de modernisation du système d’information et marque ainsi un tournant dans la vie des marchés publics. Il a réaffirmé l’engagement de l’institution bancaire à continuer d’œuvrer pour une bonne gouvernance économique et financière de même que pour la mobilisation des ressources.
Représentant le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, le directeur de cabinet Servais Adjovi, a plaidé pour un accomplissement convenable de la tâche et la responsabilité croissante des autorités contractantes. « Avec ce nouvel outil, je veux espérer que la bonne gestion du processus de passation des marchés publics tant recherchée ne tardera pas à être une réalité », a-t-il souhaité.
L’expert du cabinet 2SSI, Mamadou Faye, a fait une démonstration du logiciel SIGMAG qui sera utilisé par l’ensemble des acteurs intervenant dans le système de passation des marchés publics. Il a précisé que ce logiciel est la dernière version dans l’espace UEMOA parce que ayant pris en compte toutes les insuffisances des systèmes de gestion des autres pays.

Le député Eric Houndété a adressé une question orale avec débat hier mardi 17 février, au président de l’Assemblée nationale. Il demande des comptes au gouvernement par rapport au litige domanial opposant à Ouidah, les héritiers Batindé Agbanlin à ceux de René Aho-Glèlè. Une situation qui créerait une psychose dans cette commune.
Le député Eric Houndété s’invite dans l’affaire de litige domanial opposant les héritiers Batindé Agbanlin à ceux de René Aho-Glèlè. En application de l’article 113 de la Constitution du 11 décembre 1990 et de l’article 106 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il a déposé une question orale avec débat pour amener le gouvernement à se prononcer sur cette affaire qui créerait une psychose dans la commune de Ouidah.
Selon lui, à la suite du litige domanial, le tribunal de 1ère instance de Ouidah et la Cour d'appel de Cotonou auraient reconnu le droit de propriété aux héritiers Aho-Glèlè en 2001. Cependant, le manifeste de cette décision aurait attribué un domaine de 3 343 hectares "et autres" auxdits héritiers alors que le domaine en litige ne serait que de 16 hectares, dénonce le député de l’Opposition.
Depuis plus de trois ans, poursuit Eric Houndété, les actions menées par les héritiers Aho-Glèlè pour rentrer en possession des droits reconnus par la justice occasionneraient de nombreux préjudices au nombre «desquels des détentions massives et intempestives, des destructions massives d'habitations, des affrontements sanglants, des falsifications de documents, toutes actions qui menacent dangereusement la paix et la quiétude des populations de Ouidah».
Eric Houndété a demandé au gouvernement de s’expliquer sur la question.
Celui-ci devra répondre à une série de questions posées par le député de l’Opposition. Le gouvernement devra notamment confirmer ou infirmer les faits ci-dessus évoqués, dire par quels moyens, en quelle année et auprès de qui René Aho-Glèlè a acquis le domaine querellé. S'il l'a acquis en tant que premier occupant, en quelle année l'a-t-il occupé et quelles sont les activités qui y ont été menées? Comment expliquer que la succession de Aho-Glèlè soit devenue propriétaire d'un domaine de 3 343 hectares "et autres" suite à un litige relatif à un domaine de 16 hectares?
Selon Eric Houndété, les 3 343 hectares attribués aux héritiers Aho-Glèlè comptaient déjà des parcelles avec titres fonciers délivrés par l'Etat. Il voudrait savoir comment cela peut s’expliquer.
Mieux, comment expliquer qu'après le verdict de la justice, l'Etat continue de délivrer des titres fonciers sur d'autres parcelles contenues dans le domaine en litige? Il demande, par ailleurs, ce que fait le gouvernement pour garantir aux populations de Ouidah leur droit à l’habitat au regard de l'ampleur du drame social causé par cette décision qui prive de leur abri plusieurs dizaines de milliers de familles. Eric Houndété invite enfin l’Exécutif à s’expliquer par rapport aux mesures qu’il a prises pour pallier cette situation au regard de l'essence des décisions de justice qui est de garantir la paix et la sécurité des populations.

Le Bénin est déclaré éligible aux ressources d'un deuxième Compact du Programme du Millennium Challenge Account. La signature de ce Compact est prévue au mois d’août prochain. En attendant, tout se met en place pour un bon déroulement des projets qui y sont inscrits. C’est dans ce cadre qu’il faut situer l’organisation hier, mardi 17 février au siège du MCA à Cotonou, de l’atelier de lancement de l’élaboration d’un cadre de réinstallation des populations pour les projets du deuxième Compact.
« Le Millennium Challenge Corporation accorde une place de choix à la préservation de l’environnement, à la santé, à la sécurité des populations et à la sauvegarde des intérêts des plus vulnérables pour tous les investissements effectués dans le cadre du Compact. C’est pourquoi, les normes de performance en matière de durabilité environnementale et sociale de la Société financière internationale devront être appliquées depuis l’élaboration jusque dans la mise en œuvre complète du Compact ». Cette explication du coordonnateur national du MCA-Bénin, Samuel Batcho à l’ouverture des travaux de l’atelier organisé hier en vue de l’élaboration d’un cadre de réinstallation des populations pour les projets du deuxième Compact, vise à partager avec les participants, l’importance que les bailleurs du MCA accordent à la préservation de l’environnement et à la sécurité foncière.
Selon lui, l’étude du cadre de réinstallation des populations pour les projets du deuxième Compact du Bénin permettra de «recueillir les données, de les analyser et de préparer en amont les éventuels Plans d'action de réinstallation (PAR) ou au besoin, des plans de restauration des moyens de subsistance et autres chapitres standards comme le cadre réglementaire, le cadre institutionnel, le mécanisme de règlement des griefs..». Cette même étude permettra, selon Samuel Batcho, de recueillir les données, de les analyser et de préparer au moins deux séries d'hypothèses (scénarios de réinstallation) ainsi que des estimations du nombre de personnes à déplacer pour les projets Energie et Routes.
Mettre les populations à l’abri
Cette étude permettra, dit-il, de mieux cerner les activités prévues dans le cadre du prochain Compact et de déterminer les coûts sociaux à prendre en compte dans la définition des projets du deuxième programme MCA-Bénin. L’atelier d’hier avait donc toute sa raison d’être et pour ce faire, cadres et techniciens des ministères en charge de l’Energie, des Transports, des Travaux publics, de la Famille, de l’Environnement et des Ressources naturelles, de la Société béninoise d’énergie électrique… y ont été conviés.
A leurs côtés, plusieurs experts investis de la mission de les aider à déblayer le terrain afin que l’avènement des projets du deuxième Compact du MCA soit sans conséquences sur les populations. Plusieurs explications ont été donc données à ce propos pour élucider différents aspects relatifs à la réinstallation. Celle-ci peut être involontaire lorsqu’elle se «réfère à toute réinstallation où l'expropriation s’applique tandis que les personnes affectées n’ont pas le droit de refuser», ou volontaire et se réfère dans ce cadre «à toute réinstallation qui n’est pas attribuable à une expropriation. Les principes de fonctionnement de la réinstallation volontaire sont le consentement éclairé et l’option de choisir », ont soutenu les experts présents à cet atelier. Quelle que soit l’option, le MCC est très soucieuse des meilleures pratiques sur le terrain et tient à la préservation des acquis des populations, qu’elles soient en milieu urbain ou agricole.

Par les temps qui courent, il est difficile de se procurer du carburant dans les stations-service de la SONACOP. Les responsables à différents niveaux approchés et les gérants contactés sont muets sur les réelles motivations de ce que vit la plus ancienne et grande société de vente de carburant au Bénin.
Des stations presque désertes avec des agents désœuvrés se tournant les pouces. C’est le constat effectué, hier mardi 17 février dans la matinée. De la place de l’Etoile rouge au carrefour Trois banques en passant par des quartiers Gbégamey et Cadjèhoun, l’ambiance était presqu’identique. Des approvisionnements au compte-gouttes qui n’arrivent pas à satisfaire les attentes des clients dont la plupart est toujours soucieux d’écouler les tickets en sa possession. Mais ce qui est visible en apparence est plus profond en réalité.
C’est cela qui justifie certainement, comme un des responsables de la direction générale de la société, rencontré hier, l’a confié, l’organisation d’un séminaire gouvernemental sur les préoccupations aussi bien des citoyens que des clients.
En attendant les solutions ou résolutions qui seront proposées par le conclave des ministres avec le président de la République, clients et autres usagers des stations-service de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP) ont encore quelques jours pour supporter les difficultés avant de se faire servir.

Afin d’analyser et de valider les résultats de l’étude d’identification des opportunités et besoins en produits climatiques du secteur privé au Bénin, le projet de « Renforcement de l’information sur le climat et systèmes d’alerte précoce en Afrique pour un développement résilient au climat et adaptation aux changements climatiques » (SAP-Bénin) a, en collaboration avec le ministère de l’Environnement en charge des Changements climatiques, initié un atelier du 12 au 13 février derniers à Lokossa. Des acteurs du domaine de l’environnement et du secteur privé mobilisés, ont, au terme de la rencontre, élaboré un plan d’opérationnalisation et un chronogramme de mise en œuvre des recommandations qu’ils ont formulées.
Valider le rapport d’étude et identifier les mesures d’opérationnalisation en ce qui concerne les produits et besoins climatiques du secteur privé au Bénin. Tel est l’objectif de l’atelier d’échanges qui a réuni les acteurs du domaine de l’environnement et ceux du secteur privé à Lokossa.
En effet, l’occasion leur a permis de partager le contenu du rapport, d’analyser et de valider les résultats obtenus, puis d’élaborer un plan d’opérationnalisation suivi d’un chronogramme. Selon le coordonnateur du projet de « Renforcement de l’information sur le climat et systèmes d’alerte précoce en Afrique pour un développement résilient au climat et adaptation aux changements climatiques » (SAP-Bénin), Arnaud Zannou, le mérite de l’étude est d’avoir offert l’opportunité de déblayer le terrain et d’identifier les acteurs du secteur privé dont les activités ont rapport avec la gestion du climat. Les investigations ont également révélé leurs besoins en termes de données ou d’informations sur le climat.
Ainsi, au cours de leurs travaux, les acteurs ont procédé à l’analyse des besoins du secteur privé en termes d’informations liées au climat. Pour Arnaud Zannou, le producteur doit pouvoir maîtriser aujourd’hui le temps qu’il fera, la manière dont les phénomènes météorologiques se produisent afin de concevoir des systèmes de production adaptés aux nouvelles réalités climatiques. «Nous engageons donc un dialogue avec le secteur privé, des hôtels, de l’agriculture, de l’agroalimentaire… dans le but de satisfaire les besoins en informations liées au climat au niveau de ces producteurs», a-t-il expliqué.
Les solutions contre le changement climatique
Après la validation de ladite étude, les résultats seront dans un premier temps, présentés à Kampala en Ouganda, afin de les confronter à ceux d’autres pays. C’est aussi pour voir si le Bénin est en phase et en cohérence avec les autres Etats au niveau du continent africain. Dans un second temps, le projet va veiller à ce que les structures compétentes sur le plan national soient renforcées pour avoir à portée de main les outils, les mécanismes, les protocoles dans le cadre de la production tenant compte des bases de données climatiques dont le secteur privé a également besoin pour mener ses activités. « Nous aboutirons à des partenariats secteur public et privé, élaborerons des contrats de service qui seront signés entre sociétés privées et institutions nationales et où, ces données climatiques seront fournies à périodicité régulière chaque jour, chaque semaine, chaque mois, en fonction de ce qui est la préoccupation du secteur privé », a rassuré Arnaud Zannou.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Environnement en charge des Changements climatiques, Imorou Ouro-Djéri, l’atelier permettra de faire le point des produits climatiques afin d’amener le secteur privé à se les approprier. Il a appelé à la recherche des moyens pour que les catastrophes naturelles soient plutôt considérées comme des opportunités à saisir par le secteur privé. A cet effet, l’information climatique doit être mise en temps opportun, à la disposition des potentiels acteurs pour leur faciliter le travail. C’est le défi que le Projet SAP-Bénin doit relever pour permettre aux populations de s’adapter aux phénomènes climatiques. Tout en louant l’initiative du projet, le secrétaire général du ministère de l’Environnement en charge des Changements climatiques, a témoigné la reconnaissance du gouvernement béninois aux partenaires techniques et financiers dont le Fonds mondial pour l’environnement et le PNUD, pour leurs appuis.